Лист за преговор: Introduction à la Crise Écologique et Développement Durable

📋 Plan du Cours

  1. Développement durable et enjeux planétaires
  2. Définition du développement durable et gouvernance
  3. Histoire du développement durable en relations internationales
  4. Temps long, climat et indicateurs agricoles
  5. Anthropocène et prise de conscience environnementale
  6. Pourquoi parle-t-on de capital
  7. Services de la forêt et usages
  8. Valorisation monétaire des services marchands
  9. Valorisation monétaire des services écologiques
  10. Évaluation des services récréatifs par méthodes économiques
  11. Capital forestier et actualisation des revenus futurs
  12. Comparaison marché forestier et valorisation complète

📖 1. Développement durable et enjeux planétaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Le développement durable est un modèle de développement qui répond aux besoins actuels sans empêcher les générations futures de répondre aux leurs.
  • Anthropocène : L’Anthropocène désigne une période où l’activité humaine devient une force géologique majeure, avec des effets à grande échelle sur la planète.
  • GIEC : Le GIEC est un organisme qui produit des évaluations scientifiques sur le climat, qui alimentent ensuite les débats et négociations internationales.
  • COP : Une COP est une conférence des parties réunissant les États pour discuter du climat et aboutir à des décisions ou accords.
  • ZFE : Les ZFE sont des zones urbaines où la circulation est restreinte pour réduire les émissions, notamment via des règles de qualité de l’air.

📝 Points essentiels

  • Le développement durable vise à faire durer le développement en intégrant des contraintes environnementales et écologiques.
  • La notion connaît des controverses car elle se heurte à des logiques écologistes et à des débats sur la place de l’homme et de la nature.
  • La distinction climat/météo renvoie à des échelles de temps différentes, ce qui oblige à raisonner sur la longue durée.
  • Le rapport Brundtland Notre avenir à tous paraît en 1987 et le GIEC apparaît en 1988.
  • Le protocole de Kyoto découle de conférences internationales et met clairement la question du climat au centre du débat politique.
  • La COP 21 (2015) permet l’adoption d’un accord visant à limiter le réchauffement climatique, porté par la France selon le cours.

💡 Astuce mémo

Durabilité = Présent sans voler l’Avenir (P→A).

📖 2. Définition du développement durable et gouvernance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Approche qui cherche à concilier progrès humain, économie et protection des milieux, en tenant compte des limites écologiques.
  • Jour du dépassement : Indicateur qui marque la date où l’humanité a consommé les ressources que la Terre peut régénérer en un an.
  • Greenwashing : Pratique de communication qui présente comme écologiques des actions dont l’impact réel masque ou prolonge les émissions.
  • Technosolutionnisme : Idée selon laquelle la technologie suffirait à résoudre les crises environnementales sans changer les modèles de production.
  • Indice de Développement Humain : Indicateur de développement qui combine plusieurs dimensions de la vie (santé, éducation, niveau de vie) au-delà du seul revenu.

📝 Points essentiels

  • Le développement durable s’inscrit dans l’idée que le développement n’est pas automatiquement compatible avec l’écologie, d’où la nécessité de poser des limites.
  • Le Jour du dépassement correspond au moment où la consommation dépasse la capacité annuelle de régénération de la planète.
  • Le texte indique qu’aujourd’hui il faudrait 1,8 planète pour maintenir les conditions actuelles de consommation.
  • Le greenwashing est illustré par la compensation carbone utilisée pour masquer la poursuite des émissions.
  • Le technosolutionnisme est critiqué comme une croyance que la technologie résoudrait les crises environnementales à elle seule.
  • L’IDH (créé en 1990 par Amartya Sen) sert à relativiser l’analyse en intégrant espérance de vie, éducation et niveau de vie plutôt que la seule croissance économique.

💡 Astuce mémo

Dépassement = date de rupture (ressources consommées > régénération) ; IDH = “pas que l’argent” (santé + éducation + niveau de vie).

📖 3. Histoire du développement durable en relations internationales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Notion de conciliation entre développement humain et préservation écologique, pensée comme réponse aux limites du productivisme.
  • Instrument de puissance : Idée selon laquelle l’environnement et le développement peuvent servir à renforcer l’influence d’une puissance dans les relations internationales.
  • Ministère de l’Environnement : Institution française créée en 1971 pour intégrer l’environnement dans l’action de l’État, à l’interface des exigences économiques et écologiques.
  • Club de Rome : Réseau de réflexion associé à des travaux de recherche, notamment autour du rapport The Limits of Growth.
  • Écologie politique : Courant de pensée qui critique le développement capitaliste et propose des alternatives au productivisme et à la société industrielle.

📝 Points essentiels

  • L’environnement devient un secteur stratégique, posant la question du poids des considérations écologiques dans les rapports internationaux.
  • Pompidou relie crise de civilisation et critique des dérives du progrès technique, en préfigurant une logique de conciliation entre ordre, liberté et progrès matériel.
  • Le ministère de l’Environnement est institué par le décret du 2 février 1971, avec l’objectif d’apprendre le respect de la nature tout en intégrant l’environnement à une politique de puissance.
  • Les Français participent à des groupes de recherche du Club de Rome, notamment autour de The Limits of Growth, tout en gardant la croissance au centre des débats.
  • L’écologie politique émergente s’oppose au développement capitaliste et s’appuie sur des auteurs comme André Gorz, Bernard Charbonneau, René Dumont, Serge Latouche et Ivan Illich.
  • La presse écologiste de l’époque relaie une critique globale de l’ordre libéral, via des titres comme La Gueule ouverte (1972) et Le Sauvage.

💡 Astuce mémo

Pompidou = « crise de civilisation » + « machine technico-scientifique » : l’écologie naît d’une critique du progrès.

📖 4. Temps long, climat et indicateurs agricoles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Temps long : Notion d’analyse qui considère les évolutions environnementales sur de longues durées plutôt que sur des événements isolés.
  • Développement durable : Cadre de pensée visant à concilier progrès des sociétés, diversité biologique et préservation des équilibres naturels.
  • GIEC : Institution chargée d’évaluer scientifiquement l’état du climat et de produire des constats mobilisables pour la diplomatie climatique.
  • Empreinte carbone : Indicateur reliant l’activité humaine aux émissions de gaz à effet de serre, utilisé pour mesurer l’impact climatique.
  • COP : Conférences réunissant les parties pour coordonner des positions et, au minimum, s’accorder sur les constats scientifiques.

📝 Points essentiels

  • En 2001, certains présentent le conflit « homme contre nature » comme une nouvelle guerre du XXIe siècle, après l’idée d’une paix durable.
  • En 1972, le rapport du Club de Rome « Halte à la croissance ? » remet en cause les excès du développement économique, tandis que la conférence de Stockholm structure les premières réponses.
  • En France, la loi de 1976 sur la protection de la nature marque un tournant avec protection d’espèces, étude d’impact pour grandes infrastructures et arrêtés de biotope.
  • En 1979, la directive « Oiseaux » crée des zones de protection spéciale, intégrées ensuite au réseau Natura 2000.
  • En 1982, le « dividende de la paix » crée un fonds d’intervention et les ZNIEFF pour inventorier les zones naturelles d’intérêt écologique.
  • En 1992, la loi sur l’eau organise les SDAGE (schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux) en renforçant la loi de 1964.

💡 Astuce mémo

GIEC = « Garde les preuves du climat » : il produit les constats scientifiques pour les COP.

📖 5. Anthropocène et prise de conscience environnementale

🔑 Notions clés & Définitions

  • COP Conférences des parties : Les COP sont des conférences internationales où les États coordonnent leurs objectifs climatiques et leurs engagements.
  • GIEC : Le GIEC est un organisme qui structure la diplomatie climatique en synthétisant les constats scientifiques sur le climat.
  • Migrations climatiques : Les migrations climatiques désignent des déplacements de population liés à des impacts environnementaux comme les catastrophes ou la dégradation des conditions de vie.
  • Anthropocène : L’Anthropocène est une époque où l’humanité est tenue pour responsable d’un changement majeur du système Terre.
  • Politisation de l’écologie : La politisation de l’écologie consiste à traiter l’enjeu environnemental comme une action politique agissant sur le cours des choses.

📝 Points essentiels

  • Les COP visent une convergence d’objectifs et, au minimum, un accord sur les constats scientifiques.
  • Le GIEC contribue à organiser une diplomatie climatique mondiale fondée sur des évaluations scientifiques.
  • En France, François Gemenne relie l’environnement aux migrations climatiques, reconnues comme facteur majeur de déplacements.
  • On estime qu’en dix ans près de 250 millions de personnes ont été affectées par des catastrophes naturelles (températures extrêmes, volcans, glissements, montée des mers, fonte des glaces).
  • Les débats sur la pollinisation et la disparition des abeilles illustrent les enjeux de biodiversité et la complexité des relations au vivant.
  • Bruno Latour défend une approche sans désespoir et appelle à une politisation profonde de l’écologie, avec un effort pédagogique pour construire une morale environnementale à l’ère de l’Anthropocène.

💡 Astuce mémo

COP = Consensus scientifique + Objectifs climatiques; Anthropocène = l’humain change la Terre.

📖 6. Pourquoi parle-t-on de capital

🔑 Notions clés & Définitions

  • Capital : Le capital désigne une richesse ou un patrimoine qui permet de produire des revenus dans le futur.
  • Stock et flux : Un stock correspond à une richesse mesurée à un moment donné, tandis qu’un flux correspond à des revenus ou dépenses sur une période.
  • Capital productif : Le capital productif regroupe les ressources qui permettent de produire des biens et services.
  • Capital humain : Le capital humain correspond aux acquis qui améliorent la productivité, via éducation, formation, santé et compétences.
  • Capital social : Le capital social regroupe les liens et la cohésion qui facilitent coopération et échanges.

📝 Points essentiels

  • Un compte bancaire, un salaire et le PIB illustrent la différence entre stock et flux, alors que le capital renvoie à la richesse génératrice de revenus.
  • La valeur d’un capital dépend des revenus qu’il peut produire dans le futur, comme pour un appartement via les loyers potentiels.
  • La valeur d’une action dépend des bénéfices et dividendes attendus, sauf en cas de spéculation où l’objectif de revente peut dominer.
  • Le capital productif se décompose en capital matériel (machines, bâtiments, équipements, robots) et capital immatériel (brevets, logiciels, droits de propriété intellectuelle).
  • Le capital humain est développé dans les années 1960 par Theodore Schultz puis approfondi par Gary Becker.
  • Le capital social repose notamment sur la confiance, les normes et les réseaux, ce qui réduit les coûts de transaction quand la confiance est élevée.

💡 Astuce mémo

Capital = “patrimoine qui rapporte” : valeur aujourd’hui = revenus futurs attendus.

📖 7. Services de la forêt et usages

🔑 Notions clés & Définitions

  • Valorisation monétaire du capital naturel : La valorisation monétaire du capital naturel consiste à attribuer une valeur chiffrée aux services rendus par la nature, même quand certains ne passent pas par un marché.
  • Services écosystémiques : Les services écosystémiques sont les bénéfices fournis par la forêt, qu’ils soient économiques, écologiques ou récréatifs.
  • Séquestration du carbone : La séquestration du carbone est le service par lequel la forêt capte et stocke le CO₂, contribuant à limiter le réchauffement climatique.
  • Valeur d’existence : La valeur d’existence désigne la valeur attribuée à la forêt simplement parce qu’elle existe, indépendamment de son utilité pour les humains.
  • Approche multicritères : L’approche multicritères évalue une situation avec plusieurs indicateurs non monétaires, sans réduire tous les aspects à une seule valeur.

📝 Points essentiels

  • La valorisation monétaire additionne la valeur de plusieurs services (économiques, écologiques, récréatifs) pour obtenir une valeur totale générée par la forêt.
  • En 2018, l’exercice pour l’ensemble des forêts françaises donne une valeur totale d’environ 650 milliards d’euros.
  • La séquestration du carbone représente une valeur presque aussi importante que la production de biens et services marchands comme le bois.
  • La régulation des crues s’explique par la capacité des forêts à retenir l’eau et stabiliser les sols, ce qui limite les inondations.
  • On distingue capital et services : le capital correspond à la valeur de l’actif, obtenue en additionnant des revenus futurs actualisés.
  • L’actualisation repose sur la préférence pour le présent : un euro aujourd’hui vaut plus qu’un euro demain, donc les revenus futurs sont réduits pour être comparés au présent.

💡 Astuce mémo

Capital = Actif ; Services = Flux ; Actualiser = ramener le futur au présent.

📖 8. Valorisation monétaire des services marchands

🔑 Notions clés & Définitions

  • Internalisation d’une externalité : Notion économique qui consiste à faire supporter au décideur les effets qu’il impose aux autres afin que son calcul coût-bénéfice intègre ces pertes ou gains.
  • Coût privé marginal : Notion de microéconomie qui désigne le coût supplémentaire supporté par l’agent qui produit ou agit, sans tenir compte des effets sur les tiers.
  • Coût social marginal : Notion qui mesure le coût supplémentaire pour la société, égal au coût privé marginal augmenté du coût externe marginal.
  • Taxe pigouvienne : Instrument fiscal qui taxe l’activité polluante de façon à refléter le coût social marginal, afin d’inciter à réduire l’externalité négative.
  • Subvention pour externalité positive : Instrument public qui rémunère une activité générant des bénéfices pour autrui afin d’encourager un niveau de production plus élevé.

📝 Points essentiels

  • Internaliser une externalité signifie que le décideur tient compte, dans son calcul, des pertes qu’il impose aux autres.
  • Le coût social marginal vérifie CSm=CPm+cou^texternemarginalCSm = CPm + coût\,externe\,marginal.
  • La taxe pigouvienne est fixée par T=CSmCPmT = CSm - CPm, ce qui fait correspondre la taxe au coût des dommages imposés à la société.
  • Une taxe pigouvienne augmente le coût marginal de chaque unité polluante et incite donc à réduire la pollution ou à traiter les déchets.
  • Une subvention vise l’externalité positive en récompensant les comportements qui créent des bénéfices collectifs (ex. forêt, voitures électriques, vélos).
  • Les limites de la fiscalité incluent l’information (taxe optimale difficile à calculer), l’efficacité (mauvais calibrage) et l’équité (taxe régressive possible).

💡 Astuce mémo

Formule-cible : T=CSmCPmT = CSm - CPm (la taxe = le “surcoût social” ignoré par l’entreprise).

📖 9. Valorisation monétaire des services écologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crédits carbone : Les crédits carbone sont des titres échangeables qui représentent une quantité d’émissions évitées ou de carbone stocké par un projet.
  • Effet de stockage : L’effet de stockage désigne le fait qu’un projet de reforestation ou assimilé retire du CO₂ de l’atmosphère et le conserve.
  • Marché des crédits carbone : Le marché des crédits carbone est un système d’échange entre porteurs de projets et acheteurs, avec validation par des certificateurs.
  • Marché des quotas : Le marché des quotas est un mécanisme de régulation où les émissions sont encadrées par des droits échangeables.
  • Bien collectif : Un bien collectif est un bien consommé collectivement et qui est soit non excluable, soit non rival, ou les deux.

📝 Points essentiels

  • Les projets éligibles aux crédits carbone peuvent soit éviter des émissions, soit stocker du carbone via des actions comme la reforestation.
  • Dans un projet d’effet de stockage, des titres sont émis puis vendus, par exemple pour représenter des tonnes de CO₂ retirées et stockées.
  • Sur le marché des crédits carbone, des porteurs de projets vendent des tonnes et des acheteurs les achètent pour compenser leurs émissions.
  • Le fonctionnement du marché nécessite des certificateurs chargés d’examiner et de valider les projets, ce qui implique de nombreux intermédiaires.
  • Le prix de la tonne sur les crédits carbone est présenté comme nettement plus bas que sur le marché des quotas, créant une incohérence entre les deux systèmes.
  • Le marché des crédits carbone est facultatif : si les entreprises peuvent choisir, elles se tournent vers le moins cher, au détriment du mécanisme principal de régulation par quotas, selon le texte source.

💡 Astuce mémo

Crédits carbone = « compenser en achetant du stockage » ; si c’est moins cher que les quotas, les entreprises dévient du système principal.

📖 10. Évaluation des services récréatifs par méthodes économiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Notion de politique publique qui vise à répondre aux besoins actuels sans empêcher les générations futures de satisfaire les leurs.
  • Nouveau paradigme écologique : Cadre théorique qui critique l’idée que les sociétés humaines seraient indépendantes des contraintes écologiques et insiste sur l’interdépendance avec l’environnement biophysique.
  • Écologie sociale critique : Approche qui relie la dénonciation des pollutions et des dégâts environnementaux aux inégalités sociales et aux mobilisations collectives.
  • Sociologie écologique : Courant qui traite l’environnement comme objet sociologique en mobilisant les outils classiques (classe, genre, âge, etc.) pour analyser les inégalités face à la crise.
  • Justice environnementale : Perspective qui met au centre la répartition inégale des risques et des dommages écologiques selon les groupes sociaux et raciaux.

📝 Points essentiels

  • Les années 1980-1990 marquent une montée des crises sanitaires et industrielles (Bhopal 1984, Tchernobyl 1986) qui renforcent l’attention portée à l’environnement.
  • Le développement durable s’institutionnalise avec le ministère de l’environnement (1971), le Parti des Verts (1984), le rapport Bruntland (1987) et la conférence de Rio (1992) avec Natura 2000.
  • Le nouveau paradigme écologique (NEP) s’oppose à l’humanocentrisme des approches classiques en formulant des contraintes écologiques, des interdépendances entre espèces et des limites à la croissance.
  • Quatre critiques du paradigme de l’exemptionnalisme humain (HEP) portent sur l’ignorance des contraintes écologiques, la surestimation de l’unicité humaine, la surpondération du social au détriment du biophysique et l’“é

📖 11. Capital forestier et actualisation des revenus futurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Capital forestier : Le capital forestier désigne la valeur économique d’un ensemble de ressources forestières, mobilisable via la production future de bois et d’autres usages.
  • Revenus futurs : Les revenus futurs sont les flux monétaires attendus à des dates ultérieures à partir de l’exploitation ou de l’usage d’une forêt.
  • Actualisation : L’actualisation est la méthode qui convertit des revenus futurs en valeur présente en tenant compte du temps et du taux d’intérêt.
  • Taux d’actualisation : Le taux d’actualisation est le paramètre qui détermine le degré de “dépréciation” financière des revenus éloignés dans le temps.
  • Valeur actuelle nette : La valeur actuelle nette est un indicateur qui compare la valeur actualisée des revenus futurs à l’investissement initial pour juger un projet.

📝 Points essentiels

  • La logique d’un capital forestier repose sur des flux espacés dans le temps, donc l’évaluation dépend fortement de l’actualisation.
  • Plus le taux d’actualisation est élevé, plus les revenus lointains comptent moins dans la valeur présente.
  • À l’inverse, un taux plus faible augmente le poids des revenus futurs dans la décision d’investissement.
  • L’évaluation d’un projet forestier se fait typiquement en comparant investissement initial et somme des revenus futurs actualisés.
  • La décision dépend aussi de l’horizon retenu et de la trajectoire des revenus (calendrier des coupes, rythme de croissance), car l’actualisation amplifie ces différences.

📖 12. Comparaison marché forestier et valorisation complète

🔑 Notions clés & Définitions

  • Écologies populaires : Les écologies populaires désignent des pratiques et justifications environnementales ancrées dans les modes de vie des classes populaires, souvent guidées par un « bon sens » lié aux ressources disponibles.
  • Moralisation écologique : La moralisation écologique est un cadrage qui juge certains comportements comme irresponsables ou irrationnels, en attribuant des fautes écologiques à des groupes sociaux.
  • Écart conscience-pratique : L’écart conscience-pratique désigne la différence entre la perception ou l’adhésion aux enjeux environnementaux et les pratiques réellement observées.
  • Force des faibles : La « force des faibles » est l’idée que des politiques peu dotées en moyens peuvent produire des actions originales plutôt que des mesures standardisées.
  • Nouvel esprit du capitalisme vert : Le « nouvel esprit du capitalisme vert » décrit la récupération d’éléments critiques, y compris écologiques, par le capitalisme via de nouvelles formes d’organisation et de responsabilité affichée.

📝 Points essentiels

  • Les enquêtes qualitatives décrivent des soupçons de comportements « écologiquement irresponsables » (déchets, véhicules polluants) qui alimentent une moralisation des pratiques.
  • Les classes populaires peuvent être associées à une ascèse de fait et à un « goût du raisonnable », avec une distance à certains enjeux environnementaux via un « réalisme populaire ».
  • La contribution à la crise écologique varie selon des facteurs sociaux (revenu, genre, âge) et aussi selon des infrastructures qui orientent concrètement les choix.
  • Les politiques environnementales sont co-construites avec de nombreux acteurs (syndicats, ONG, lobbys), ce qui favorise des compromis et limite la contrainte directe sur les comportements.
  • L’inertie des politiques écologiques s’explique notamment par des moyens administratifs insuffisants, un faible nombre de sanctions et l’imbrication dans des cycles électoraux.
  • Une thèse nuance l’inertie en proposant que la faiblesse des moyens peut pousser à des dispositifs originaux, illustrés par des politiques « à rebours » des tendances (ex. littoral).

💡 Astuce mémo

Écologies populaires = « bon sens » + infrastructures ; politiques = « co-construites » + peu de moyens ; capitalisme = « vert » récupère la critique.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1971Création du ministère de l’Environnement (décret du 2 février 1971).
1987Parution du rapport Brundtland Notre avenir à tous (Our Common Future).
1988Création du GIEC.
1996Loi sur l’air (mise en place des zones à faibles émissions, à l’origine des ZFE).
2005Création du SEQE (Système d’Échange de Quotas d’Émission) en Europe.
2015COP21 : adoption d’un accord sur le climat (Accords de Paris).

📊 Tableaux de synthèse

Externalités : effets et réponses publiques

Type d’externalitéExempleInstrument
NégativeDéchets dans la SeineTaxe pigouvienne (pollueur-payeur)
PositivePollinisation via des abeillesSubvention pour externalité positive

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre climat et météo : le cours insiste sur des échelles de temps différentes et sur la nécessité de raisonner en longue durée.
  2. Croire que le développement durable est une notion “éternelle” : le cours montre une invention/structuration contemporaine à partir des années 1980.
  3. Penser que la taxe pigouvienne se calcule “au hasard” : elle vise T = CSm − CPm, donc à internaliser le coût externe marginal.
  4. Mélanger marché des quotas et marché des crédits carbone : le premier encadre les émissions via des droits, le second finance des projets et reste facultatif.
  5. Oublier que les crédits carbone peuvent être fondés sur l’“effet de stockage” (reforestation) et pas seulement sur l’évitement d’émissions.
  6. Confondre capital et services : le capital est l’actif (valeur), les services sont les flux annuels ; l’actualisation sert à passer du futur au présent.
  7. Croire que la “prise de conscience” écologique est soudaine : le cours souligne une conscience dès le XIXe via l’industrialisation et une politisation progressive.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le développement durable comme répondre aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures, et expliquer pourquoi la notion est controversée.
  2. Expliquer la distinction climat/météo et relier la réflexion à la longue durée et aux indicateurs (ex. qualité des récoltes).
  3. Citer au moins trois jalons internationaux et leur rôle : Stockholm (1972), Brundtland (1987), GIEC (1988), Kyoto (protocole), COP21 (2015).
  4. Décrire le Jour du dépassement et interpréter le chiffre “1,8 planète” comme signe d’insoutenabilité du modèle actuel.
  5. Présenter l’IDH : ses trois composantes (espérance de vie, éducation, PIB par habitant) et l’idée qu’il relativise la seule croissance.
  6. En économie : distinguer PIB (flux) et croissance, puis expliquer pourquoi le développement durable dépasse le PIB et mobilise une approche multidimensionnelle.
  7. Expliquer la notion de capital (stock) et de revenus (flux), puis distinguer capital productif, humain et social.
  8. Décrire les deux soutenabilités : faible (substitution possible) vs forte (pas de substitution entre capitaux).
  9. Pour la forêt : expliquer la valorisation monétaire par services (marchands, écologiques, récréatifs), puis distinguer capital forestier (actualisation) et valeur de marché (services marchands).
  10. En politiques publiques : définir externalité (positive/négative) et internalisation, puis donner les instruments (taxe/subvention pigouvienne, marché, réglementation).
  11. Comparer marché des quotas (cap and trade, SEQE) et marché des crédits carbone (projets, certificateurs, incohérence de prix, caractère facultatif).
  12. En sociologie : exposer l’idée que les risques/expositions et les contributions varient selon les groupes (justice environnementale, sociologie écologique) et rappeler l’écart conscience-pratique via les styles de vie.

Тествайте знанията си

Тествайте знанията си по Introduction à la Crise Écologique et Développement Durable с 24 въпроса с множество отговори с подробни корекции.

1. Quelle est la différence principale entre le marché des quotas et le marché des crédits carbone ?

2. Quelle distinction est correcte à propos des services de la forêt ?

Вземете теста →

Прегледайте с флашкарти

Запомнете ключовите концепции на Introduction à la Crise Écologique et Développement Durable с 24 интерактивни флашкарти.

Développement durable — définition ?

Répond aux besoins présents sans compromettre l'avenir.

Anthropocène — rôle ?

Période marquée par l'impact humain majeur sur la Terre.

GIEC — fonction ?

Produire des évaluations scientifiques sur le climat.

Вижте флашкартите →

Similar courses

Създайте свои собствени листове за преговор

Импортирайте курса си и AI генерира листове, тестове и флашкарти за 30 секунди.

Генератор на листове