📋 Plan du Cours
- Agents économiques et circuit économique
- Marché, prix et équilibre offre demande
- Politiques économiques : objectifs et fonctions
- Responsabilité pénale de l’entreprise
- Risques professionnels et obligation de sécurité
- Financement du cycle d’exploitation et BFR
- Moyens de financement : autofinancement et crédit
- Affacturage, crédit fournisseur et mobilisation créances
- Places de marché numériques et effets de réseau
- Protection des actifs immatériels et menaces
- Système d’information et aide à la décision
- Étapes de la décision stratégique et rationalité limitée
📖 1. Agents économiques et circuit économique
🔑 Notions clés & Définitions
- Environnement d’entreprise : L’environnement d’entreprise regroupe les éléments externes qui influencent directement ou indirectement ses décisions et son activité.
- Micro-environnement : Le micro-environnement correspond aux acteurs proches de l’entreprise sur son marché, avec lesquels elle échange et qu’elle peut aussi influencer.
- Macro-environnement : Le macro-environnement regroupe des facteurs que l’entreprise influence difficilement, comme le juridique, l’économique, le technologique et le socio-culturel.
- Agent économique : Un agent économique est une personne physique ou morale qui prend des décisions économiques de consommation, production et investissement.
- Circuit économique : Le circuit économique est une représentation simplifiée des relations entre agents, décrite à l’aide de flux réels et monétaires.
📝 Points essentiels
- Les agents économiques se classent en secteurs institutionnels : ménages, sociétés financières, sociétés non financières, administrations publiques, ISBLSM et reste du monde.
- La production marchande est destinée à la vente à un prix concurrentiel, tandis que la production non marchande est fournie hors marché, gratuitement ou à prix économiquement non significatifs (inférieurs à 50% des coûts
- Les partenaires directs de l’entreprise incluent fournisseurs, salariés, clients, banques et concurrents, chacun jouant un rôle dans son fonctionnement.
- Les groupes de pression exercent une pression pour défendre des intérêts et peuvent agir de façon discrète (lobbying) ou publique (boycott, pétition, manifestation).
- L’État influence l’entreprise via réglementations, contrôles et prélèvements obligatoires (impôts, taxes, charges sociales).
- Le circuit économique relie des flux réels (biens/services, travail) et des flux monétaires (salaires, revenus, dépenses), souvent réciproques mais parfois unilatéraux.
💡 Astuce mémo
Micro = Marché (clients, fournisseurs, concurrents) ; Macro = Cadre (droit, économie, techno, socio-culturel) ; Circuit = Réel ↔ Monétaire.
📖 2. Marché, prix et équilibre offre demande
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Un marché est un lieu d’échanges où se rencontrent des offres et des demandes, ce qui permet la formation d’un prix.
- Prix : Le prix est le signal qui résume l’accord entre acheteurs et vendeurs et qui s’ajuste quand l’offre ou la demande varie.
- Équilibre offre-demande : L’équilibre offre-demande est la situation où la quantité offerte correspond à la quantité demandée au prix considéré.
- Externalités négatives : Les externalités négatives sont des effets néfastes de l’activité d’un agent qui touchent des tiers sans compensation.
- Droits à polluer : Les droits à polluer sont des permis d’émission alloués aux entreprises, échangeables entre elles selon leur niveau réel de pollution.
📝 Points essentiels
- Le prix se forme par la confrontation entre l’offre et la demande, et il varie quand l’une des deux change.
- L’équilibre offre-demande correspond au prix pour lequel la quantité offerte et la quantité demandée coïncident.
- Pour décourager les activités à externalités négatives, l’État peut utiliser des taxes, écotaxes, interdictions ou contraintes.
- Le système de droits à polluer attribue des permis d’émission de CO2 aux entreprises polluantes, puis permet la revente des droits.
- Les entreprises qui polluent moins que prévu vendent leurs droits à celles qui polluent plus que prévu.
- Les sanctions liées aux externalités visent à orienter les comportements vers une réduction de la pollution.
💡 Astuce mémo
Offre-demande → prix; externalités négatives → taxes/contraintes; droits à polluer → permis à échanger selon CO2.
📖 3. Politiques économiques : objectifs et fonctions
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques économiques : Les politiques économiques sont des décisions cohérentes des pouvoirs publics visant, grâce à des instruments, à atteindre des objectifs pour orienter l’activité économique.
- Fonctions des politiques économiques : Les fonctions des politiques économiques regroupent les actions de l’État pour allouer des ressources, stabiliser l’activité et redistribuer des revenus.
- Carré magique de Kaldor : Le carré magique de Kaldor est un ensemble de quatre indicateurs utilisés pour suivre l’activité économique d’un pays.
- Inflation : L’inflation est une hausse cumulative et généralisée des prix qui modifie le pouvoir d’achat et les charges financières des agents.
- Chômage : Le chômage correspond à une situation où une partie de la population active ne trouve pas d’emploi, ce qui influence les salaires et la demande.
📝 Points essentiels
- Les trois fonctions de Musgrave sont allocation, stabilisation et redistribution.
- L’allocation vise à orienter la production de certains biens via des investissements publics notamment.
- La stabilisation vise à soutenir la demande en période de crise pour limiter les effets sur l’activité.
- La redistribution vise à garantir un revenu par des allocations, indépendamment de la situation individuelle.
- Le carré magique de Kaldor suit croissance, inflation, chômage et solde extérieur.
- Une inflation réduit le pouvoir d’achat des consommateurs et la valeur des actifs des épargnants, tandis qu’elle allège la charge des débiteurs si les taux d’intérêt baissent.
💡 Astuce mémo
Allocation = Biens, Stabilisation = Demande, Redistribution = Revenus ; Kaldor = Croissance, Inflation, Chômage, Solde extérieur.
📖 4. Responsabilité pénale de l’entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
- Responsabilité pénale : La responsabilité pénale désigne l’engagement de l’auteur d’une infraction devant la justice pénale, avec des sanctions prévues par la loi.
- Entreprise multinationale : Une entreprise multinationale est une firme qui organise sa production et ses activités dans plusieurs pays, ce qui peut influencer les recettes fiscales des États.
- BPI : La Banque publique d’investissement est un outil de l’État qui finance et accompagne les entreprises pour soutenir leur développement et leur innovation.
- APE : L’Agence des participations de l’État est l’acteur public qui investit en fonds propres dans des entreprises jugées stratégiques pour l’État.
- Régulation supranationale : La régulation supranationale regroupe les décisions d’instances situées au-dessus de l’État qui produisent des effets directs sur l’économie d’un pays.
📝 Points essentiels
- Les multinationales peuvent mener des stratégies d’évasion fiscale qui réduisent les recettes fiscales dans le pays où la production a lieu.
- L’État peut soutenir l’activité via des subventions, mais il ne peut pas sauvegarder toutes les entreprises en difficulté car son intervention est limitée financièrement.
- Les actionnaires contrôlent l’outil de production et peuvent délocaliser sans blocage étatique systématique.
- La BPI soutient des entreprises pour favoriser leur internationalisation et leur innovation, avec 57 000 entreprises soutenues en 2019 en France.
- L’APE incarne l’État actionnaire qui investit en fonds propres dans des entreprises stratégiques pour stabiliser le capital ou accompagner une transformation.
- L’État n’est pas responsable des pertes et des fermetures d’usines des sociétés qu’il aide, même si des aides peuvent être très élevées (ex. 9 milliards d’euros pour Air France).
💡 Astuce mémo
État = aides limitées ; entreprises = décisions des actionnaires ; supranational = règles qui changent la stratégie.
📖 5. Risques professionnels et obligation de sécurité
🔑 Notions clés & Définitions
- Responsabilité pénale de l’entreprise : La responsabilité pénale de l’entreprise correspond à la possibilité de sanctionner une personne morale lorsqu’une infraction est commise pour son compte par ses organes dirigeants.
- Responsabilité civile contractuelle : La responsabilité civile contractuelle vise la réparation d’un dommage causé par l’inexécution fautive d’une obligation issue d’un contrat.
- Responsabilité civile extracontractuelle : La responsabilité civile extracontractuelle impose de réparer un dommage causé à autrui en l’absence de lien contractuel entre la victime et l’entreprise.
- Obligation de sécurité de résultat : L’obligation de sécurité de résultat oblige l’employeur à assurer la sécurité des salariés, de sorte que tout accident ou maladie professionnelle traduit une inexécution fautive.
- Obligation de sécurité de moyens : L’obligation de sécurité de moyens oblige le débiteur à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, sans garantir un résultat précis.
📝 Points essentiels
- Une infraction pénale suppose un acte répréhensible défini par la loi, conformément au principe de légalité des délits et des peines.
- Depuis 1994, les personnes morales peuvent voir leur responsabilité pénale engagée si l’infraction est commise pour leur compte par leurs organes dirigeants.
- Depuis 2004, les personnes morales sont responsables de plein droit de l’ensemble des infractions sauf exclusion expresse par le législateur.
- En responsabilité civile, la réparation vise à compenser le dommage, et non à punir le responsable.
- En responsabilité civile contractuelle, la mise en demeure est une condition préalable avant d’agir en réparation.
- En responsabilité civile contractuelle, une clause limitative de responsabilité ne produit pas d’effet si elle prive l’obligation essentielle de sa substance ou en cas de faute lourde ou dolosive.
💡 Astuce mémo
Pénal = infraction pour compte des organes ; Civil = réparer (contrat : mise en demeure ; extracontrat : pas de contrat).
📖 6. Financement du cycle d’exploitation et BFR
🔑 Notions clés & Définitions
- Cycle d’exploitation : Le cycle d’exploitation regroupe les opérations qui vont de l’approvisionnement à la vente, en passant par la transformation, le stockage et la distribution.
- Besoin en fonds de roulement : Le besoin en fonds de roulement (BFR) mesure le besoin de trésorerie lié au décalage entre encaissements et décaissements pendant l’activité.
- Fonds de roulement net global : Le fonds de roulement net global (FRNG) représente les ressources stables disponibles pour financer les investissements et une partie des besoins d’exploitation.
- Trésorerie nette : La trésorerie nette (TN) correspond aux sommes immédiatement mobilisables à un instant donné, calculées à partir du FRNG et du BFR.
- Crédit fournisseur : Le crédit fournisseur est un financement indirect obtenu en négociant des délais de paiement plus longs avec les fournisseurs.
📝 Points essentiels
- Le BFR provient des délais entre la vente et l’encaissement, car l’entreprise accorde souvent un délai de règlement aux clients.
- Le BFR provient aussi des délais entre l’achat/la production et la vente, ce qui oblige à stocker des matières ou produits avant encaissement.
- Un BFR positif signifie un décalage défavorable entre recettes et dépenses, donc un besoin de financement externe ou de trésorerie.
- Un BFR négatif signifie que l’entreprise peut financer son exploitation sans recourir à des financements externes immédiats.
- Le BFR se calcule comme Stocks + Créances clients − Dettes fournisseurs, ou comme Actif circulant − Passif circulant.
- Le FRNG se calcule par FRNG = Ressources stables − Emplois stables et doit en principe être positif pour financer les emplois durables avec des ressources durables.
💡 Astuce mémo
BFR = Besoin de Trésorerie : Clients tardent + Stocks = argent bloqué ; FRNG = Ressources durables ; TN = FRNG − BFR.
📖 7. Moyens de financement : autofinancement et crédit
🔑 Notions clés & Définitions
- Autofinancement : L’autofinancement désigne le financement d’un projet grâce aux ressources internes de l’entreprise, sans recourir à un emprunt.
- Crédit bancaire : Le crédit bancaire correspond à un financement accordé par un prêteur à l’entreprise, remboursable selon des conditions prévues au contrat.
- Coûts fixes numériques : Les coûts fixes numériques sont des dépenses initiales importantes (infrastructures) qui ne varient que peu avec le volume produit.
- Coûts marginaux faibles : Les coûts marginaux faibles désignent le fait que le coût de produire une unité supplémentaire est relativement réduit dans le numérique.
📝 Points essentiels
- Le numérique s’accompagne souvent de coûts fixes élevés (investissements) et de coûts marginaux faibles, ce qui influence le choix du mode de financement.
- Une structure de coûts avec coûts marginaux faibles peut créer une barrière à l’entrée, car l’investissement initial reste nécessaire.
- Les modèles économiques numériques doivent être pensés pour rentabiliser des activités où les coûts fixes dominent et où chaque unité supplémentaire coûte peu.
- L’autofinancement est particulièrement pertinent quand l’entreprise génère suffisamment de ressources internes pour financer ses investissements sans augmenter son endettement.
- Le crédit est un levier de financement externe utile quand l’entreprise doit investir rapidement, mais il implique un remboursement et donc une contrainte financière future.
💡 Astuce mémo
Coûts numériques = Fixes lourds au départ, Marges faibles ensuite : donc soit tu finances en interne (autofinancement), soit tu empruntes (crédit) pour passer le cap.
📖 8. Affacturage, crédit fournisseur et mobilisation créances
🔑 Notions clés & Définitions
- Affacturage : L’affacturage est une opération par laquelle une entreprise cède ses factures à un organisme qui lui avance le paiement, contre des frais.
- Crédit fournisseur : Le crédit fournisseur est un délai de paiement accordé par le fournisseur au client, qui améliore la trésorerie du client.
- Mobilisation de créances : La mobilisation de créances regroupe les techniques financières qui transforment des factures ou créances clients en liquidités plus rapidement.
- Trésorerie : La trésorerie correspond aux disponibilités financières dont dispose l’entreprise pour payer ses dépenses à court terme.
📝 Points essentiels
- L’affacturage accélère l’encaissement en transformant des créances clients (factures) en liquidités via un tiers.
- Le crédit fournisseur améliore la trésorerie du client en décalant le paiement des factures, sans céder les créances.
- La mobilisation de créances vise à réduire le décalage entre la facturation et l’encaissement effectif.
- Les opérations de financement par créances sont particulièrement utiles quand le besoin en fonds de roulement se tend.
- Le choix entre affacturage, crédit fournisseur et mobilisation dépend du niveau de trésorerie recherché et du coût de financement.
- Les créances clients constituent un actif circulant qui peut être monétisé pour sécuriser le paiement des charges courantes.
💡 Astuce mémo
Créances → Liquidités : Affacturage (on vend les factures), Crédit fournisseur (on gagne du temps), Mobilisation (on monétise autrement).
📖 9. Places de marché numériques et effets de réseau
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché du travail : Le marché du travail regroupe l’ensemble des offres et demandes de travail, avec des profils et des besoins variés selon les entreprises et la conjoncture.
- Offre de travail : L’offre de travail correspond aux profils proposés par les travailleurs, avec des niveaux de qualification, compétences et parcours différents.
- Demande de travail : La demande de travail désigne le volume de travail recherché par les entreprises, influencé par leurs prévisions d’activité et leurs besoins en compétences.
- Segmentation du marché du travail : La segmentation du marché du travail décrit l’existence de deux segments cloisonnés qui produisent une dualisation sociale des emplois.
📝 Points essentiels
- L’offre de travail varie selon les qualifications, compétences et expériences, et certains secteurs subissent un surcroît d’offre avec chômage tandis que d’autres connaissent une pénurie.
- La demande de travail dépend de la conjoncture et des anticipations des entrepreneurs sur le niveau d’activité futur, ce qui influence embauches et production.
- La hausse des emplois atypiques augmente la flexibilité recherchée par les entreprises, avec une part passant de 5 % à 10 % entre 1982 et 2022.
- La segmentation oppose un marché primaire (emplois stables, mieux rémunérés, avantages sociaux, évolution de carrière) à un marché secondaire (emplois précaires, moins rémunérés, peu de promotion, conditions difficiles).
- La mobilité entre marché primaire et secondaire est réduite, et les emplois du secondaire concernent surtout femmes, jeunes et immigrés.
- La flexibilité du marché du travail profite surtout aux entreprises : en période favorable, les salaires n’augmentent pas significativement, ce qui renforce le dualisme.
💡 Astuce mémo
Offre = profils ; Demande = anticipations ; Atypique = flexibilité ; Segmentation = primaire stable vs secondaire précaire.
📖 10. Protection des actifs immatériels et menaces
🔑 Notions clés & Définitions
- Liberté vestimentaire : La liberté vestimentaire protège le droit du salarié à s’exprimer par sa tenue sans discrimination ni sanction injustifiée.
- Liberté des convictions religieuses : La liberté des convictions religieuses interdit toute discrimination ou sanction liée à l’appartenance religieuse du salarié.
- Restrictions justifiées : Une restriction des droits et libertés fondamentales n’est admise que si elle est justifiée par la nature de la tâche à accomplir.
- Restrictions proportionnées : Une restriction des droits et libertés fondamentales doit être proportionnée au but recherché.
- Troubles psychosociaux : Les troubles psychosociaux sont des atteintes liées au stress au travail qui affectent la psychologie et le comportement du salarié.
📝 Points essentiels
- L’employeur ne peut pas sanctionner ou discriminer un salarié pour son appartenance religieuse.
- L’affichage des convictions par la tenue ou des demandes d’absence peut être interdit au travail si la restriction rejoint les atteintes à la liberté vestimentaire.
- Les restrictions aux droits et libertés fondamentales ne sont admises que si elles sont à la fois justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but visé.
- Des exemples de restrictions admises sont le port d’un uniforme, l’interdiction de bijoux pour des raisons de sécurité et l’interdiction de signes religieux susceptibles de troubler les clients.
- La protection de la santé vise d’abord les causes d’accidents du travail et de maladies professionnelles touchant la santé physique.
- Les troubles psychosociaux sont reconnus comme liés au stress au travail et peuvent affecter psychologie et comportement du salarié.
💡 Astuce mémo
Tenue religieuse = pas de sanction, sauf si tâche + proportion (sécurité/clients).
🔑 Notions clés & Définitions
- GEPP : La GEPP est une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences qui anticipe l’évolution des besoins en ressources humaines.
- Gestion des talents : La gestion des talents vise à repérer et valoriser les compétences de chaque collaborateur pour gagner en souplesse et en réactivité.
- Écart positif : L’écart positif correspond à une situation où les besoins en ressources sont supérieurs aux ressources disponibles.
- Écart négatif : L’écart négatif correspond à une situation où les besoins en ressources sont inférieurs aux ressources disponibles.
- FFOM : Le FFOM est un outil d’aide à la décision qui met en relation forces et faiblesses internes avec menaces et opportunités externes.
📝 Points essentiels
- La gestion des talents répond aux limites de la GEPP en cherchant à détecter et valoriser les compétences individuelles pour améliorer la réactivité de l’entreprise.
- Un écart positif signifie que les besoins dépassent les ressources disponibles, ce qui oriente vers des actions d’accroissement ou d’accès à de nouvelles compétences.
- Un écart négatif signifie que les besoins sont inférieurs aux ressources disponibles, ce qui oriente vers des actions de réduction des effectifs ou du temps de travail.
- Les objectifs liés à l’écart positif sont d’accroître les effectifs et/ou d’obtenir de nouvelles compétences via des actions comme mobilité interne, recrutement externe et formation.
- Les actions liées à l’écart négatif incluent la réduction des effectifs (départs volontaires, travail à temps partiel, gestion des fins de carrière, licenciements) et la réduction du temps de travail, avec aussi la flexi
- Les plans d’action issus de la GEPP peuvent être internes (plans de formation, mobilité interne, promotions) ou externes (recrutements, partenariats, sous-traitance, mobilité externe).
💡 Astuce mémo
GEPP = Besoins − Ressources : si + on comble (mobilité/recrutement/formation), si − on réduit (effectifs/temps).
📖 12. Étapes de la décision stratégique et rationalité limitée
🔑 Notions clés & Définitions
- Décisions stratégiques : Les décisions stratégiques engagent l’entreprise sur le long terme et conditionnent souvent sa survie.
- Décisions tactiques : Les décisions tactiques engagent l’entreprise à moyen terme et sont généralement réversibles.
- Décisions opérationnelles : Les décisions opérationnelles sont fréquentes, réversibles et n’engagent l’entreprise qu’à court terme.
- Rationalité limitée : La rationalité limitée décrit le fait que le décideur ne peut pas être parfaitement optimal faute d’informations complètes et d’un environnement trop complexe.
- Modèle IMC de Simon : Le modèle IMC décrit la décision comme un enchaînement intelligence, modélisation puis choix.
📝 Points essentiels
- La décision stratégique vise un choix fondé sur les informations disponibles et peut être complexe à cause des contraintes.
- Les décisions stratégiques sont rares, coûteuses, difficilement réversibles et prises au plus haut niveau hiérarchique.
- Les décisions tactiques sont réversibles et prises soit au niveau supérieur soit à un niveau intermédiaire d’encadrement.
- Les décisions opérationnelles sont très fréquentes, courantes, facilement réversibles et peuvent être prises à tout niveau hiérarchique.
- Le modèle IMC (Simon) distingue trois étapes successives : intelligence, modélisation, puis choix/sélection.
- En phase d’intelligence, le décideur repère un problème et recherche des informations pour analyser et comprendre la situation à traiter.
💡 Astuce mémo
IMC = Intelligence (problème) → Modélisation (solutions) → Choix (sélection).
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1994 | Extension de la responsabilité pénale aux personnes morales |
| 2004 | Responsabilité pénale des personnes morales de plein droit (sauf exclusion expresse) |
| mai 2018 | Entrée en vigueur du RGPD (règlement européen n°2016/679) |
📊 Tableaux de synthèse
Types de production (marchande vs non marchande)
| Type | Destination | Prix |
|---|
| Marchande | Vente sur un marché | Prix concurrentiel |
| Non marchande | Fourni à d’autres agents | Gratuit ou prix économiquement non significatifs (inférieurs à 50 % des coûts) |
Obligations de sécurité : résultat vs moyens
| Type d’obligation | Ce qui est garanti | Conséquence en cas de manquement |
|---|
| Obligation de sécurité de résultat | La sécurité (résultat) | Tout accident ou maladie professionnelle traduit une inexécution fautive |
| Obligation de sécurité de moyens | La mise en œuvre des moyens | Le débiteur doit prouver qu’il a mis en œuvre tous les moyens nécessaires |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre micro-environnement et macro-environnement : le premier regroupe les partenaires proches (clients, fournisseurs, concurrents), le second les facteurs généraux (juridique, économique, techno, socio-culturel).
- Croire que la production non marchande = uniquement la gratuité : le cours précise aussi des prix économiquement non significatifs (inférieurs à 50 % des coûts).
- Penser que le prix d’équilibre est fixe : il s’ajuste via le mécanisme offre-demande (tâtonnement) quand l’offre ou la demande varie.
- Mélanger responsabilité pénale et responsabilité civile : la première sanctionne une infraction, la seconde répare un dommage (et ne vise pas à punir).
- Confondre BFR et FRNG : BFR mesure le besoin de trésorerie lié au décalage encaissements/décaissements, FRNG mesure les ressources stables disponibles pour financer les emplois durables.
- Croire que l’affacturage et le crédit fournisseur sont identiques : l’affacturage cède les factures à un tiers pour encaisser plus vite, le crédit fournisseur décale le paiement sans céder les créances.
- Confondre désintermédiation et réintermédiation : la première supprime/réduit des intermédiaires, la seconde fait apparaître de nouveaux intermédiaires (courtiers, plateformes, etc.).
✅ Checklist Examen
- Identifier les agents économiques et classer les secteurs institutionnels (ménages, sociétés financières, sociétés non financières, administrations publiques, ISBLSM, reste du monde).
- Distinguer micro-, méso- et macro-environnement, et citer au moins deux exemples de facteurs du macro-environnement.
- Expliquer la différence production marchande / production non marchande et le critère des 50 % des coûts.
- Décrire les partenaires directs de l’entreprise (fournisseurs, salariés, clients, banques, concurrents) et le rôle des groupes de pression et de l’État.
- Rappeler le rôle du prix dans l’équilibre offre-demande et les effets d’un prix trop élevé ou trop bas sur offre et demande.
- Caractériser les dysfonctionnements de marché : barrières à l’entrée (naturelles vs artificielles) et asymétries d’information.
- Définir externalités positives/négatives et expliquer comment l’État peut les gérer (taxes/écotaxes/interdictions et droits à polluer).
- Expliquer la notion de contrat (article 1101) et sécuriser la période précontractuelle (pourparlers : bonne foi, information, confidentialité ; sanctions).
- Distinguer pacte de préférence, promesse unilatérale et promesse bilatérale, puis rappeler les conditions de validité du consentement (erreur, dol, violence).
- Présenter les effets du contrat (loi particulière, effet relatif) et les mécanismes en cas de problème d’exécution (exception d’inexécution, exécution forcée, résiliation/résolution).
- Distinguer responsabilité civile contractuelle et extracontractuelle, et rappeler les conditions communes (fait générateur, dommage, causalité) ainsi que les régimes spéciaux (produits défectueux).
- Expliquer l’obligation de sécurité de résultat vs de moyens et relier-la aux risques professionnels (accidents du travail, maladies pro, troubles psychosociaux).
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