📋 Plan du Cours
- Contrat de réservation
- Vente en VEFA
- Obligations du vendeur
- Délivrance et conformité
- Garantie décennale
- Assurance dommages-ouvrage
- Modalités de paiement
- Cession du contrat
📖 1. Contrat de réservation
🔑 Notions clés & Définitions
- Contrat de réservation : Avant-contrat autorisé en VEFA secteur protégé, par lequel un promoteur immobilier (le réservant) s’engage à réserver un logement à une personne (le réservataire) en contrepartie d’un dépôt de garantie, sous réserve de la réalisation du programme immobilier (source : Cynthia PELLET).
- Dépôt de garantie : Somme versée par le réservataire lors de la signature du contrat de réservation, dont le montant est limité selon le délai de signature du contrat de vente : 5 % du prix si signature dans 1 an, 2 % entre 1 et 2 ans, et aucune si délai supérieur à 2 ans (source : Cynthia PELLET).
- Mentions obligatoires du contrat de réservation : Selon le code de la construction, le contrat doit comporter des mentions essentielles telles que l’identité des parties, la description du logement, le prix, et la date de signature du contrat de vente définitif (source : Cynthia PELLET).
- Engagement du promoteur : Si le programme immobilier est commencé, le promoteur s’engage à réserver un logement à l’acquéreur, sous réserve de la réalisation effective du programme, ce qui constitue une obligation unilatérale (source : Cynthia PELLET).
📝 Points essentiels
- Le contrat de réservation est le seul avant-contrat autorisé en VEFA secteur protégé, notamment pour des immeubles à usage d’habitation ou mixte. Il doit respecter des règles impératives de forme fixées par les articles L. 261-15 et R. 261-25 à R. 261-27 du code de la construction et de l’habitation.
- Aucun paiement ne doit être effectué par l’acquéreur avant la signature du contrat de réservation. Lors de cette signature, un dépôt de garantie peut être demandé, mais son montant est strictement limité selon le délai de signature du contrat de vente : 5 % dans un an, 2 % entre 1 et 2 ans, et rien après deux ans (source : Cynthia PELLET).
- Le promoteur s’engage à réserver le logement si le programme immobilier est commencé, ce qui implique une obligation d’engagement unilatéral. La validité de cet engagement dépend de la réalisation effective du programme, sous réserve des mentions obligatoires et du respect des règles de forme (source : Cynthia PELLET).
- La mention des conditions de la vente, notamment le prix, la description du logement, et la date de livraison, doit être clairement indiquée dans le contrat de réservation, qui doit comporter toutes les mentions obligatoires pour garantir la transparence et la conformité réglementaire (source : Cynthia PELLET).
💡 À retenir
Le contrat de réservation, en VEFA secteur protégé, constitue un avant-contrat essentiel permettant de réserver un logement sous réserve de la réalisation du programme, avec un dépôt de garantie limité et des mentions obligatoires strictes pour assurer la protection de l’acquéreur.
📖 2. Vente en VEFA
🔑 Notions clés & Définitions
- Vente d’immeuble à construire (VIC) (article 1601-1 du code civil) : Contrat par lequel le vendeur s’engage à édifier un immeuble dans un délai déterminé. Elle peut être conclue à terme ou en l’état futur d’achèvement, distinguant ainsi la VEFA de la vente en l’état futur de rénovation (VEFR).
- VEFA (article 1601-3 du code civil) : Contrat par lequel le vendeur transfère immédiatement ses droits sur le sol et la propriété des constructions existantes, avec une propriété progressive des ouvrages à mesure de leur exécution. L’acquéreur paie au fur et à mesure de l’avancement des travaux, et le vendeur conserve le rôle de maître de l’ouvrage jusqu’à la réception.
- Vente à terme (article 1601-2 du code civil) : Contrat où le vendeur s’engage à livrer l’immeuble à son achèvement, avec transfert de propriété rétroactif au jour de l’achèvement, et paiement à la livraison. Le transfert de propriété s’opère par constatation de l’achèvement par acte authentique.
- Rôle du vendeur : En VEFA, le vendeur agit comme maître de l’ouvrage jusqu’à la réception des travaux, assurant la conduite et la conformité de l’édification.
- Différence VEFA / VEFR : La VEFA concerne la construction neuve avec transfert immédiat des droits sur le sol et propriété progressive des ouvrages, tandis que la VEFR concerne la rénovation d’immeubles existants.
📖 3. Obligations du vendeur
🔑 Notions clés & Définitions
- Obligation de délivrance (article 1603) : Engagement du vendeur à remettre la chose vendue dans un état conforme aux stipulations contractuelles, dans le délai convenu, comprenant l’édification, l’achèvement et la remise du bien à l’acquéreur. AUTEUR (source) : "Le vendeur doit délivrer la chose dans le délai imparti et conforme aux stipulations" (article 1603).
- Obligation de garantie des vices apparents (article 1642-1) : Responsabilité du vendeur pour les défauts visibles ou facilement détectables lors de la vente, qui rendent la chose impropre à l’usage ou diminuent sa valeur. En VIC, cette garantie est spécifique et le vendeur est tenu des vices apparents. AUTEUR (source) : "Le vendeur est tenu des vices apparents" (C. civ., art. 1642-1).
- Obligation d’achèvement et d’édification : Nécessité pour le vendeur de construire, achever et délivrer le bien immobilier dans le respect du délai contractuel et des règles légales, sous peine d’annulation ou de sanctions en cas de retard ou de non-conformité. AUTEUR (source) : "Le vendeur doit édifier, achever et délivrer dans le délai" (source).
- Obligation de conformité aux stipulations contractuelles : La délivrance doit respecter précisément la description, les caractéristiques techniques, et les autres mentions obligatoires prévues dans le contrat, notamment la notice descriptive annexée à la VEFA. La non-conformité peut entraîner la réparation ou l’annulation. AUTEUR (source) : "Les indications de la notice descriptive ont une valeur contractuelle" (Cass. 3ème civ., 3 décembre 1997).
- Garantie des vices apparents (article 1642-1) : Garantie spécifique en VIC, où le vendeur est responsable des défauts visibles ou facilement détectables, contrairement au régime général de la vente où le vendeur n’est pas tenu des vices apparents. AUTEUR (source) : "Le vendeur est tenu des vices apparents" (C. civ., art. 1642-1).
📝 Points essentiels
- La vente d’immeuble à construire repose sur deux obligations principales du vendeur : la délivrance et la garantie de la chose vendue (article 1603).
- La délivrance doit inclure l’édification, l’achèvement et la remise du bien dans le délai contractuel, sous peine d’annulation ou de sanctions en cas de retard (article 1603).
- La conformité du bien aux stipulations contractuelles est essentielle, notamment en se référant à la notice descriptive annexée à la VEFA, qui a une valeur contractuelle (Cass. 3ème civ., 3 décembre 1997).
- La garantie des vices apparents est une obligation spécifique en VIC, où le vendeur est responsable des défauts visibles ou facilement détectables, ce qui diffère du régime général de la vente (C. civ., art. 1642-1).
- En cas de non-respect du délai ou de non-conformité, l’acquéreur peut engager des actions en résolution ou en indemnisation, ou demander la réparation des défauts. La responsabilité du vendeur est de plein droit pour la garantie décennale, notamment en cas de dommages compromettant la solidité ou rendant le bien impropre à sa destination.
💡 À retenir
Le vendeur d’un immeuble à construire doit assurer la délivrance conforme dans le délai contractuel et répondre des vices apparents, sous peine de sanctions, en garantissant la conformité et la solidité du bien selon les obligations légales et contractuelles.
🔑 Notions clés & Définitions
- Obligation de délivrance dans le délai contractuel : Engagement du vendeur à remettre le bien à l’acquéreur dans le délai prévu au contrat. En cas de retard supérieur à dix mois, non justifié par des circonstances exceptionnelles (grèves, intempéries), l’acte de vente peut être annulé, permettant à l’acquéreur de choisir entre résolution ou indemnisation (source : Cynthia PELLET).
- Conséquences du retard : Si le retard dépasse dix mois sans justification, l’acheteur peut demander l’annulation de la vente ou une indemnisation. La responsabilité du vendeur est engagée si le délai n’est pas respecté, sauf circonstances exceptionnelles.
- Non-conformité : non-façons et malfaçons : La non-conformité se manifeste par l’absence d’éléments prévus au contrat (non-façons) ou par des défauts affectant la qualité (malfaçons). La notice descriptive annexée à la VEFA a une valeur contractuelle, le vendeur doit la respecter (Cass. 3ème civ., 3 décembre 1997).
- Valeur contractuelle de la notice descriptive : La notice descriptive annexée à la VEFA constitue une pièce contractuelle, dont le non-respect par le vendeur constitue une non-conformité. La conformité doit aussi être appréciée par rapport au certificat de conformité administratif, qui ne dispense pas du respect des stipulations contractuelles (Cass. 3ème civ., 16 juillet 1986).
- Certificat de conformité administratif : Document délivré par l’administration attestant de la conformité des travaux au permis de construire. Sa délivrance ne dispense pas le vendeur de livrer un immeuble conforme aux stipulations contractuelles.
- Délai d’action pour défaut de conformité : L’action en garantie pour défauts de conformité ou vice caché se prescrit après 30 ans à compter de la livraison ou de la prise de possession (source : Cynthia PELLET).
📝 Points essentiels
- Le vendeur doit respecter l’obligation de délivrance dans le délai prévu au contrat, sous peine d’annulation ou de responsabilité. La non-conformité peut résulter d’absence d’éléments contractuels (non-façons) ou de défauts affectant la qualité (malfaçons). La notice descriptive annexée à la VEFA a une valeur contractuelle, et le certificat de conformité administratif ne dispense pas de respecter les stipulations contractuelles.
- La responsabilité du vendeur en cas de retard ou de non-conformité est engagée selon les règles fixées par le code civil et la jurisprudence, notamment en ce qui concerne la valeur contractuelle de la notice descriptive.
- La garantie de conformité et la garantie décennale couvrent respectivement les défauts apparents ou cachés, avec un délai de prescription de 30 ans pour agir en cas de défauts. La responsabilité du constructeur est de plein droit en matière de garantie décennale, notamment pour les dommages compromettant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination (loi Spinetta, 1978).
- La mise en œuvre des garanties doit respecter un formalisme précis, notamment la souscription d’assurances obligatoires (dommages-ouvrage, responsabilité décennale) et la vérification de leur validité par le notaire.
💡 À retenir
L’obligation de délivrance dans le délai contractuel est essentielle, et tout retard supérieur à dix mois peut entraîner l’annulation de la vente. La conformité de l’immeuble, appréciée selon les documents contractuels, notamment la notice descriptive, est protégée par des garanties dont le délai de prescription est de 30 ans, garantissant la responsabilité du vendeur et du constructeur.
📖 5. Garantie décennale
🔑 Notions clés & Définitions
- Responsabilité de plein droit : La responsabilité du constructeur est engagée automatiquement, sans nécessité de prouver une faute, pendant 10 ans à compter de la réception des travaux (loi Spinetta, 1978).
- Garantie décennale : Obligation légale du constructeur de réparer, pendant 10 ans, les dommages affectant la solidité de l’ouvrage, ses éléments indissociables ou le rendant impropre à sa destination, conformément à la loi Spinetta (1978).
- Responsabilité non excluable ni limitable : La responsabilité décennale ne peut être ni exclue ni limitée par contrat, en raison de son caractère d’ordre public (loi Spinetta, 1978).
- Garantie liée à l’assurance dommages-ouvrage : La garantie décennale est intrinsèquement liée à l’assurance dommages-ouvrage, qui permet une indemnisation rapide des dommages sans attendre la responsabilité du constructeur (loi Spinetta, 1978).
- Les garanties couvertes : La solidité de l’ouvrage, les éléments indissociables, et l’impropriété à destination sont les principales garanties couvertes par la responsabilité décennale (loi Spinetta, 1978).
📝 Points essentiels
- La loi Spinetta du 4 janvier 1978 établit la responsabilité de plein droit du constructeur pour une durée de 10 ans, couvrant notamment la solidité de l’ouvrage, ses éléments indissociables, et l’impropriété à destination (loi Spinetta, 1978).
- La responsabilité est non excluable et non limitable contractuellement, ce qui signifie que le constructeur ne peut y échapper ou en réduire l’étendue par des clauses contractuelles.
- La garantie décennale est indissociable de l’assurance dommages-ouvrage, qui doit être souscrite obligatoirement par le maître d’ouvrage pour permettre une indemnisation rapide en cas de dommages relevant de cette garantie.
- La responsabilité couvre tous dommages compromettant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination, même en l’absence de faute du constructeur.
- La loi Spinetta a instauré un système à double détente : l’indemnisation immédiate par l’assurance dommages-ouvrage, puis recours contre les assureurs des constructeurs.
💡 À retenir
La garantie décennale, instaurée par la loi Spinetta (1978), impose au constructeur une responsabilité de plein droit de 10 ans, couvrant la solidité et la destination de l’ouvrage, et est indissociable de l’assurance dommages-ouvrage, garantissant une réparation rapide des dommages.
📖 6. Assurance dommages-ouvrage
🔑 Notions clés & Définitions
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Assurance dommages-ouvrage (obligatoire pour le maître d’ouvrage) : Contrat d’assurance permettant une indemnisation rapide des dommages affectant la solidité ou la conformité de l’ouvrage, sans attendre la recherche de responsabilité du constructeur, conformément à C. assur., art. 242-1. Elle couvre également le recours contre les assureurs des constructeurs via la garantie décennale.
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Sanctions pénales en cas de défaut d’assurance dommages-ouvrage : La loi prévoit une peine d’emprisonnement de dix jours à six mois et une amende pouvant atteindre 75 000 euros pour toute personne physique ou morale qui ne souscrit pas cette assurance lorsqu’elle agit en qualité de propriétaire, vendeur ou mandataire du propriétaire, sauf dans certains cas (construction pour usage personnel).
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Vérifications notariales lors de la vente concernant l’assurance dommages-ouvrage : Le notaire doit s’assurer, lors de la vente dans les dix ans suivant l’achèvement, de la présence d’une attestation d’assurance en cours de validité, ou d’une note de couverture ou d’une attestation d’assurance constructeur non-réalisateur (CNR), délivrée par un assureur agréé, conformément à C. assur., art. R. 321-1.
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Assurance responsabilité décennale (obligatoire pour chaque constructeur) : Responsabilité de plein droit du constructeur pour une durée de 10 ans, couvrant la solidité de l’ouvrage, ses éléments indissociables, et son impropriété à destination, conformément à Loi Spinetta (1978). Elle est liée à l’assurance dommages-ouvrage.
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Assurance dommages-ouvrage indemnise rapidement puis recours contre assureurs : Ce système permet une indemnisation immédiate du maître d’ouvrage en cas de sinistre, puis l’assureur exerce un recours contre les assureurs des constructeurs responsables, conformément à la logique de la loi Spinetta.
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Garantie complémentaire : assurance constructeur non-réalisateur (CNR) : Assurance couvrant la responsabilité décennale du constructeur en cas de non-réalisation des travaux, elle est complémentaire de l’assurance dommages-ouvrage et doit être attestée par une police agréée, avec paiement des primes vérifié par le notaire.
📝 Points essentiels
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La souscription de l’assurance dommages-ouvrage est obligatoire pour tout maître d’ouvrage, sous peine de sanctions pénales (art. L. 242-1 du Code des assurances). Elle doit couvrir la période de 10 ans suivant la réception des travaux et garantir une indemnisation rapide en cas de sinistre, sans attendre la recherche de responsabilité du constructeur.
-
La vérification notariale lors de la vente dans les dix ans après l’achèvement impose au notaire de contrôler l’existence d’une attestation d’assurance en cours de validité, ou d’une note de couverture, ou d’une attestation CNR, afin de sécuriser la transaction et garantir la couverture du risque.
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La responsabilité décennale du constructeur est une responsabilité de plein droit, incombant à chaque professionnel du bâtiment, et doit être couverte par une assurance spécifique. La garantie décennale est indissociable de l’assurance dommages-ouvrage, qui permet une indemnisation rapide.
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En cas de non-respect de l’obligation d’assurance, les sanctions pénales sont appliquées, sauf pour certains particuliers construisant pour leur usage personnel ou par leurs proches.
-
La garantie de remboursement ou d’achèvement, sous forme de caution ou de garantie financière, peut se substituer à l’assurance dommages-ouvrage dans certains cas, notamment pour couvrir l’achèvement de l’immeuble en cas de défaillance du promoteur.
💡 À retenir
L’assurance dommages-ouvrage est une obligation légale essentielle pour garantir une indemnisation rapide en cas de sinistre, tout en permettant un recours efficace contre les assureurs des constructeurs, sous peine de sanctions pénales et de nullité du contrat en cas de manquement.
📖 7. Modalités de paiement
🔑 Notions clés & Définitions
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Modalités de paiement dans le contrat définitif de VEFA : Dispositions précisant la répartition du prix entre l’acheteur et le vendeur, notamment le calendrier et les conditions de versement, conformément à l’article L. 261-12 du CCH. Le paiement doit être échelonné selon l’avancement des travaux, avec des plafonds pour chaque étape (fondations, mise hors d’eau, achèvement).
-
Paiement à mesure de l’avancement des travaux en VEFA : Modalité selon laquelle le prix est versé progressivement, en fonction de l’état d’avancement de la construction. La loi limite ces versements à 35%, 70%, et 95% du prix, correspondant respectivement à l’achèvement des fondations, de la toiture, et à la fin des travaux, pour sécuriser l’acquéreur (CCH, art. L. 261-12).
-
Montant et conditions du dépôt de garantie dans contrat de réservation : Somme versée par le réservataire lors de la signature du contrat de réservation, limitée à 5 % du prix dans un délai d’un an, 2 % entre un et deux ans, et aucune après deux ans. Ce dépôt, placé sur un compte bancaire dédié, garantit la réservation du logement sans que l’acquéreur ait à verser d’argent avant la signature du contrat définitif (CCH, art. R. 261-25).
-
Rôle du notaire dans vérification des paiements et assurances : Le notaire doit s’assurer de la conformité des versements, notamment en vérifiant l’existence et la validité des assurances obligatoires (dommages-ouvrage, responsabilité décennale) et la régularité des garanties financières (CCH, art. L. 261-10). Il contrôle également que les modalités de paiement respectent la réglementation en vigueur pour sécuriser la transaction.
📝 Points essentiels
- Le contrat définitif de VEFA doit préciser le calendrier de paiement, avec des plafonds pour chaque étape d’avancement, afin de protéger l’acheteur contre le paiement excessif avant achèvement (CCH, art. L. 261-12).
- Le paiement à mesure de l’avancement des travaux est encadré par des plafonds stricts : 35% à l’achèvement des fondations, 70% à la mise hors d’eau, et 95% à l’achèvement, le solde étant versé lors de la mise à disposition (CCH, art. L. 261-12).
- Le dépôt de garantie lors du contrat de réservation ne doit pas dépasser 5 % du prix, et doit être placé sur un compte bancaire dédié, insaisissable et indisponible, afin de garantir la réservation sans verser d’argent prématurément (CCH, art. R. 261-25).
- Le notaire a un rôle central dans la vérification de la conformité des paiements, notamment en contrôlant l’existence des assurances obligatoires (dommages-ouvrage, responsabilité décennale) et la régularité des garanties financières, pour assurer la sécurité juridique de la transaction.
💡 À retenir
Les modalités de paiement en VEFA sont strictement encadrées pour protéger l’acheteur, avec un paiement échelonné selon l’avancement des travaux, un dépôt de garantie limité en montant, et un rôle clé du notaire dans la vérification des garanties et assurances obligatoires.
📖 8. Cession du contrat
🔑 Notions clés & Définitions
Cession du contrat de réservation : Opération par laquelle le réservataire transfère ses droits et obligations issus du contrat de réservation à un tiers, sous réserve des conditions légales et contractuelles. Selon Cynthia PELLET (date), cette cession doit respecter les règles impératives de forme et de contenu fixées par le code de la construction et de l’habitation.
Transfert des droits et obligations en cas de cession : Lors de la cession, le cessionnaire (nouvel acquéreur) reprend de plein droit les droits et obligations du cédant (ancien réservataire), notamment la réservation du logement et le paiement du prix, sans nécessiter l’accord préalable du vendeur, conformément à l’article L. 261-4 du CCH.
Impact de la cession sur dépôt de garantie et engagements du vendeur : La cession entraîne le transfert du dépôt de garantie vers le cessionnaire, qui devient responsable de son paiement. Le vendeur doit continuer à respecter ses engagements initiaux, notamment la réservation et la réalisation du programme immobilier, en tenant compte de la nouvelle partie cessionnaire.
📝 Points essentiels
- La cession du contrat de réservation est possible selon l’article L. 261-4 du CCH, sans nécessiter l’accord du promoteur, sauf stipulation contraire.
- La cession doit respecter les conditions de forme fixées par la loi (notamment par écrit, avec notification au promoteur).
- Lors de la cession, le prix de cession se décompose en deux parts : celle déjà versée par l’ancien réservataire et celle restant à payer, proportionnelle à l’avancement des travaux.
- La transmission des droits inclut le dépôt de garantie, qui devient la responsabilité du cessionnaire, garantissant la sécurité financière du promoteur.
- Le vendeur doit continuer à respecter ses obligations, notamment la livraison du logement, en tenant compte de la nouvelle partie, sans que celle-ci ait besoin d’un nouvel accord préalable.
- La cession peut avoir lieu avant ou après la signature du contrat définitif de vente, mais doit respecter les règles de transparence et d’information.
💡 À retenir
La cession du contrat de réservation permet au réservataire de transférer ses droits et obligations à un tiers, en respectant un formalisme strict, tout en assurant la continuité des engagements du vendeur et la sécurité du dépôt de garantie.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Particularités | Auteur / Référence |
|---|
| Contrat de réservation | Avant-contrat permettant de réserver un logement sous réserve de la réalisation du programme | Limite du dépôt de garantie : 5 % dans 1 an, 2 % entre 1 et 2 ans, 0 % après 2 ans | Cynthia PELLET |
| Vente en VEFA | Contrat par lequel le vendeur transfère la propriété progressive des ouvrages, paiement au fur et à mesure | Différence avec VEFR : construction neuve vs rénovation | Article 1601-1, 1601-3 du Code civil |
| Obligations du vendeur | Délivrance conforme, garantie des vices apparents, achèvement dans le délai | La notice descriptive a valeur contractuelle, responsabilité pour vices apparents | Cass. civ., 3 décembre 1997 ; Art. 1642-1 C. civ. |
| Délivrance et conformité | Remise du bien dans le délai, conformité aux stipulations, garantie décennale | La non-conformité ou retard peut entraîner résolution ou indemnisation | Art. 1603, responsabilité décennale |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre le dépôt de garantie limité en contrat de réservation avec un paiement anticipé en vente.
- Confondre VEFA (transfert immédiat de droits) et VEFR (rénovation, transfert à l’achèvement).
- Ignorer que la notice descriptive en VEFA a une valeur contractuelle, pas simplement informative.
- Confondre obligation de délivrance avec obligation de garantie des vices apparents.
- Sous-estimer l’impact du délai de réalisation sur la validité du contrat de réservation.
- Oublier que la responsabilité pour vices apparents est spécifique en VIC, différente de la garantie légale classique.
- Confondre la responsabilité du vendeur en matière de conformité avec celle du maître d’ouvrage en cas de non-respect du délai.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition précise du contrat de réservation en VEFA, notamment ses mentions obligatoires selon le code de la construction.
- Savoir distinguer la VEFA de la VEFR, en termes de transfert de propriété et de nature du projet.
- Maîtriser les obligations principales du vendeur : délivrance, achèvement, conformité, et garanties légales.
- Connaître l’impact de la notice descriptive dans la vente en VEFA et sa valeur contractuelle.
- Savoir que le dépôt de garantie en contrat de réservation est limité à 5 %, 2 %, ou rien selon le délai.
- Connaître la responsabilité du vendeur pour vices apparents en VIC, notamment l’article 1642-1 du Code civil.
- Comprendre la différence entre obligation de délivrance et obligation de garantie.
- Savoir que la responsabilité décennale couvre les dommages compromettant la solidité ou rendant le bien impropre à sa destination.
- Connaître les règles de forme et mentions obligatoires du contrat de réservation (art. L. 261-15, R. 261-25 à R. 261-27).
- Maîtriser la distinction entre vente à terme et VEFA, notamment en termes de transfert de propriété.
- Connaître la responsabilité du promoteur en cas de non-respect des engagements contractuels.
- Vérifier la maîtrise des délais de réalisation et leurs effets sur la validité du contrat.
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