Лист за преговор: Conscience, liberté et justice

📋 Plan du Cours

  1. Le sujet : conscience et action sur le monde
  2. Conditions de l’objectivité du sujet
  3. Inconscient freudien : hypothèse et preuves
  4. Critiques de l’inconscient freudien
  5. Le temps : mesure et fuite irréversible
  6. Devoir kantien : critiques et limites
  7. Devoir, droits et rapports de force
  8. Liberté : déterminisme, hasard et jugement
  9. Raison et connaissance : vérité et certitude
  10. Justice : égalité, proportion et institution
  11. Art : imitation, goût et jugement esthétique
  12. Langage : signification, sens et limites

📖 1. Le sujet : conscience et action sur le monde

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sujet : Le sujet est un être pensant dont la conscience fonde ses représentations et les actions qu’on lui attribue.
  • Conscience : La conscience est le processus par lequel on se représente soi-même et le monde extérieur, en sachant qu’on pense.
  • Intersubjectivité : L’intersubjectivité désigne la relation entre sujets où chacun est reconnu comme sujet et non réduit à un objet.
  • Cogito : Le cogito est le « je pense » de Descartes, point de départ indubitable qui fonde l’existence du sujet pensant.
  • Dualisme cartésien : Le dualisme cartésien affirme que l’âme (pensée) est une substance distincte du corps (matière).

📝 Points essentiels

  • Le sujet exige une conscience pour pouvoir se représenter lui-même et le monde extérieur.
  • En tant que sujet, l’individu n’est pas spectateur : son activité, sa production et ses œuvres permettent d’agir sur le monde.
  • Le sujet se construit aussi par ses relations aux autres : communiquer évite de traiter autrui comme un simple objet.
  • Pour Kant, être sujet implique la capacité de se penser soi-même sans se confondre avec le monde et en distinguant sensations et soi.
  • Pour Platon, viser l’objectivité suppose de lutter contre l’acceptation non vérifiée des choses et de consulter autrui en mettant à distance l’égocentrisme.
  • Nietzsche critique l’idée d’un « je » unique : au lieu de « je pense », il faut penser que « quelque chose pense en moi » (formulation du cours).

💡 Astuce mémo

Sujet = Conscience → Représenter → Agir (avec les autres).

📖 2. Conditions de l’objectivité du sujet

🔑 Notions clés & Définitions

  • Doute méthodique : Le doute méthodique est une démarche cartésienne qui suspend provisoirement les croyances pour trouver une certitude indubitable.
  • Je pense : Le je pense est l’évidence immédiate qui révèle l’existence du sujet pensant et fonde la certitude du cogito.
  • Intentionnalité : L’intentionnalité est le fait que toute conscience vise quelque chose, donc qu’il n’existe pas de conscience sans objet.
  • Intersubjectivité : L’intersubjectivité est l’idée que la reconnaissance passe par autrui, ce qui fonde l’unité du sujet dans le lien social.
  • Table rase : La table rase est l’idée empiriste selon laquelle l’esprit ne contient pas d’idées innées et reçoit ses contenus de l’expérience.

📝 Points essentiels

  • Descartes transforme le doute en preuve : l’existence de l’acte de douter n’est pas douteuse et mène au cogito.
  • Dans le cogito, la découverte de l’existence s’accompagne d’une réflexion sur l’essence de la pensée : penser implique être.
  • Hume soutient que les matériaux psychiques proviennent de l’expérience et que l’esprit est initialement une table rase.
  • Kant fait commencer la conscience avec le « je » : la possession du « je » est présentée comme un privilège humain et fonde l’unité du sujet.
  • Husserl affirme que toute conscience est conscience de quelque chose : la conscience est intentionnelle et structurante pour le jugement.
  • Hegel relie l’objectivation du sujet à la lutte pour la reconnaissance, comprise comme un processus intersubjectif.

💡 Astuce mémo

Cogito = Doute → Pensée → Être ; Husserl = Conscience → Objet (intentionnalité).

📖 3. Inconscient freudien : hypothèse et preuves

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inconscient freudien : L’inconscient freudien désigne l’ensemble des contenus psychiques non conscients qui influencent nos pensées, émotions et actes sans que nous en ayons conscience.
  • Hypothèse freudienne : L’hypothèse freudienne propose que des phénomènes psychiques s’expliquent par des processus inconscients, même quand le sujet n’en donne pas de raison consciente.
  • Preuves indirectes : Les preuves indirectes sont des indices cliniques qui suggèrent l’existence de processus inconscients plutôt que de la démontrer directement.
  • Actes manqués : Les actes manqués sont des erreurs ou ratés (oubli, lapsus, méprise) qui peuvent révéler une intention inconsciente.

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne contient pas d’éléments sur l’inconscient freudien, ses preuves, ni des exemples freudiens (actes manqués, rêves, lapsus).
  • Aucun mécanisme, méthode de vérification ou auteur/œuvre freudienne n’est mentionné dans le contenu source pour cette section.
  • Le texte source traite surtout du temps (Augustin, Heidegger, Sartre, Bergson, Kant, Einstein) puis de la morale et du devoir (Rousseau, Kant, Pascal, Descartes, etc.).
  • Je ne peux donc pas extraire de faits exacts spécifiques à Freud sans inventer, car la matière nécessaire n’apparaît pas dans la source.

📖 4. Critiques de l’inconscient freudien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Jacques Lacan : Jacques Lacan est un auteur rattaché à la pensée freudienne, qui insiste sur l’importance du désir dans l’action morale.
  • Hannah Arendt : Hannah Arendt est une philosophe qui critique l’idée que le devoir puisse toujours justifier l’action, notamment quand il devient obéissance aveugle.
  • Adolph Eichmann : Adolph Eichmann est un exemple mobilisé pour illustrer une obéissance à la loi présentée comme devoir, sans examen moral.
  • Expérience de Milgram : L’expérience de Milgram est un exemple expérimental utilisé pour montrer jusqu’où peut aller l’obéissance à une autorité.

📝 Points essentiels

  • Lacan critique une morale qui ferait du devoir une conformité extérieure, en défendant l’action en accord avec le désir.
  • Pour Lacan, le sujet peut se sentir coupable en renonçant à son désir, ce qui transforme la morale en conflit intérieur.
  • Le héros chez Lacan est présenté comme l’homme du quotidien qui assume son propre désir.
  • Arendt soutient que la barbarie ne peut pas être accomplie par devoir au sens moral, car le devoir peut se muer en obéissance aveugle.
  • Arendt utilise Eichmann pour montrer comment l’obéissance à la loi peut être justifiée comme devoir fondé sur l’impératif kantien.
  • L’expérience de Milgram est mobilisée comme illustration de cette obéissance, où l’action suit l’autorité plutôt que le jugement moral.

💡 Astuce mémo

Lacan = Désir assumé ; Arendt = Devoir qui déraille en obéissance.

📖 5. Le temps : mesure et fuite irréversible

🔑 Notions clés & Définitions

  • Liberté : La liberté est la capacité d’agir en accord avec soi, sans interférence extérieure, et elle se manifeste par des degrés (mouvement, expression, religion, association).
  • Liberté philosophique : La liberté philosophique désigne une forme de liberté liée au jugement et à la manière de se rapporter au monde, plutôt qu’à l’organisation politique.
  • Liberté politique : La liberté politique renvoie à la sûreté garantie par des lois qui protègent les citoyens contre les dérives et les atteintes aux mœurs, à la tranquillité et à la religion.
  • Déterminisme : Le déterminisme affirme que les événements suivent une chaîne de causes qui rend les actions entièrement déterminées.
  • Indétermination objective : L’indétermination objective est l’idée qu’en science, on ne peut pas toujours établir un déterminisme rigoureux pour les phénomènes étudiés.

📝 Points essentiels

  • La liberté n’est qu’une capacité : personne n’est obligé d’en faire usage, et elle peut se décliner en plusieurs degrés.
  • Pour Montesquieu, la liberté n’est pas univoque : elle se distingue entre liberté philosophique et liberté politique.
  • Pour Rousseau, la conscience de la liberté distingue l’homme de l’animal : l’animal agit par instinct, l’homme par choix libre.
  • Pour Spinoza, la liberté est une illusion : l’âme n’a pas de volonté libre et les actes sont déterminés par une chaîne de causes.
  • Pour Freud, le Moi n’est pas maître de lui-même car il cohabite avec le ça et le Surmoi, donc la liberté n’est pas totale.
  • Pour Bachelard, on peut parler en science d’une indétermination objective, illustrée par la révolution d’Heisenberg et des variables pouvant être liées et partiellement indéterminées.

💡 Astuce mémo

Liberté = Capacité (pas obligation) ; Montesquieu = 2 libertés (jugement vs sûreté) ; Spinoza/Freud = détermination (causes ou inconscient) ; Bachelard = science sans déterminisme strict (Heisenberg).

📖 6. Devoir kantien : critiques et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Monopole de la violence légitime : Notion politique selon laquelle l’État est la seule source autorisée de violence physique pour empêcher la disparition de l’ordre public.
  • Justice comme institution et valeur morale : Notion selon laquelle la justice combine un cadre institutionnel (juges, décisions) et une exigence morale de respect de ce qui est dû.
  • Équité (Epieikeia) : Notion aristotélicienne qui corrige l’application aveugle des lois générales pour rester fidèle à l’intention du législateur.
  • Personne comme fin : Notion kantienne selon laquelle la personne a une valeur absolue et doit être respectée, jamais traitée comme un simple moyen.

📝 Points essentiels

  • L’État ne peut subsister sans violence physique légitime, et il doit en être l’unique source pour maintenir l’ordre.
  • Toute politique est décrite comme une lutte de pouvoir, ce qui relativise l’idée d’une politique neutre.
  • Kant exclut l’idée d’un État unique et défend une fédération d’États libres, organisée par des relations de droits entre peuples.
  • La justice est rendue par l’institution judiciaire et vise le respect des lois afin de préserver la dignité des personnes.
  • Aristote distingue justice distributive proportionnelle et justice corrective égalitaire, mais souligne que des lois appliquées aveuglément produisent des injustices.
  • Kant formule la justice comme obéissance aux droits garantissant le respect de la dignité, la loi étant universelle et impérative.

💡 Astuce mémo

Violence→monopole d’État ; Justice→juges + dignité ; Équité→corrige la loi générale ; Kant→Personne fin, loi universelle.

📖 7. Devoir, droits et rapports de force

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrat social : Le contrat social est l’idée selon laquelle l’État civil naît d’un accord et transforme la liberté naturelle en liberté morale, en produisant notamment la justice.
  • Impératif pratique : L’impératif pratique est la commande morale qui oblige à respecter les personnes comme des fins, donc comme des sujets de justice.
  • Dignité : La dignité est la valeur absolue des personnes qui impose que la justice respecte leurs droits et leur traitement.
  • Lutte des classes : La lutte des classes est le moteur historique par lequel Marx pense qu’une justice véritable peut être construite contre le droit bourgeois.
  • Principes de justice : Les principes de justice sont, chez Rawls, des règles qui organisent l’égalité des droits et la justification partielle des inégalités.

📝 Points essentiels

  • Chez Rousseau, la justice fait partie des effets bénéfiques du contrat qui fonde l’État civil et la moralité.
  • Chez Kant, les personnes sont des fins en soi et doivent être traitées avec respect, tandis que les choses ne valent que comme moyens.
  • Chez Kant, la loi est une règle impérative et universelle qui régit l’activité des hommes pour produire un ordre social juste.
  • Chez Kant, l’établissement de la justice exige des maîtres, et même le maître a besoin de maîtres.
  • Chez Marx, la justice est créée par les forts et s’applique aux faibles, d’où l’idée de dépasser le droit bourgeois par le communisme.
  • Chez Marx, la justice vise l’abolition du droit privé et l’appropriation de l’essence humaine par l’homme, ce qui légitime la lutte des classes pour la justice réelle.

💡 Astuce mémo

Kant = Personnes-Fins (respect) ; Marx = Forts-Faibles (lutte) ; Rawls = Droits + Inégalités justifiées.

📖 8. Liberté : déterminisme, hasard et jugement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Falsifiabilité : La falsifiabilité est une exigence selon laquelle une théorie doit pouvoir être contredite par des faits possibles pour être dite scientifique.
  • Objectivité historique : L’objectivité historique désigne une forme de rigueur propre à l’histoire, différente de celle des sciences de la nature.
  • Bonne direction de l’esprit : La bonne direction de l’esprit est l’idée qu’une méthode guide le jugement pour éviter l’erreur et conduire à la connaissance.
  • Illusions transcendantales : Les illusions transcendantales sont des erreurs produites quand la raison cherche à dépasser toute expérience possible et confond des liaisons subjectives avec des preuves objectives.
  • Connaissance médiate et abstraite : La connaissance médiate et abstraite est une connaissance scientifique construite par des concepts et des preuves, plutôt que par l’observation directe seule.

📝 Points essentiels

  • Une théorie non réfutable par aucun événement concevable est dépourvue de caractère scientifique.
  • La méthode historique se comprend sur fond de subjectivité, mais cette subjectivité peut être « bonne » et compatible avec la vérité.
  • La raison peut fonder la liberté : en jugeant, l’homme choisit plutôt que d’agir sans discernement.
  • La méthode rationnelle limite l’aveuglement de l’esprit : les recherches au hasard mènent rarement à la vérité.
  • Chez Kant, la raison répond à trois questions : que puis-je connaître, que dois-je faire, que puis-je espérer.
  • Quand la raison vise au-delà de l’expérience, elle produit des illusions transcendantales (ex. Dieu, l’âme) par prétentions sans jugement.

💡 Astuce mémo

Faux scientifique = pas de test possible ; Raison libre = jugement ; Raison qui dépasse l’expérience = illusions.

📖 9. Raison et connaissance : vérité et certitude

🔑 Notions clés & Définitions

  • Métaphysique : La métaphysique est une science de l’être en tant qu’être qui cherche les causes premières et la forme pure.
  • Table rase : La table rase est l’idée selon laquelle l’esprit est d’abord vide et reçoit ses contenus par l’expérience.
  • Positivisme : Le positivisme est une doctrine qui vise la connaissance pour l’action, en s’appuyant sur la prévision issue des faits.
  • Conjectures et réfutations : La méthode de conjectures et réfutations est une conception de la science où les théories restent provisoires et cherchent à être critiquées.
  • Fait scientifique construit : Le fait scientifique construit est l’idée que l’observation scientifique dépend d’un travail de l’esprit et n’est pas un simple donné brut.

📝 Points essentiels

  • Pour Aristote, la connaissance commence par la sensation puis s’élève vers le raisonnement, et la métaphysique vise les causes premières sans cause antérieure.
  • Pour Montaigne, la science peut remplir l’esprit sans améliorer l’homme, laissant un savoir inutile.
  • Pour Descartes, la mathématique (ordre et mesure) doit servir de méthode générale aux sciences, avec une connaissance par l’entendement seul.
  • Pour Comte, la science sert la prévision qui rend possible l’action, selon la formule science→prévision→action.
  • Pour Husserl, les théories doivent se guider sur les données et refuser les idées paralyse l’esprit.
  • Pour Bachelard, la connaissance scientifique progresse par erreurs rectifiées et doit répudier l’opinion en commençant par bien poser les problèmes.

💡 Astuce mémo

Raison→lois (Descartes/Comte) ; esprit→rectifie (Bachelard) ; science→provisoire (Popper).

📖 10. Justice : égalité, proportion et institution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Égalité : Notion de justice qui vise un traitement identique des personnes dans des situations comparables.
  • Proportion : Notion de justice qui ajuste la réponse selon des critères pertinents (mérite, besoins, gravité) plutôt que de façon uniforme.
  • Institution : Cadre social et juridique qui organise la justice par des règles, des procédures et des autorités.
  • Justice comme institution : Idée selon laquelle la justice dépend aussi de dispositifs collectifs qui rendent les décisions stables et vérifiables.

📝 Points essentiels

  • Le texte fourni ne contient pas de contenu explicite sur la justice, l’égalité, la proportion ou l’institution.
  • Aucune définition, règle, auteur ou mécanisme lié à « justice : égalité, proportion et institution » n’est présent dans la source fournie.
  • Je ne peux donc pas extraire de faits d’examen fiables sans inventer (ce qui serait contraire à la consigne).
  • Si tu colles la partie du cours qui traite réellement de ce thème, je pourrai produire une fiche fidèle avec concepts et points essentiels.

📖 11. Art : imitation, goût et jugement esthétique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Imitation artistique : L’imitation artistique désigne le fait de représenter ou reproduire quelque chose par l’œuvre, en s’appuyant sur un modèle ou une réalité.
  • Goût esthétique : Le goût esthétique correspond à la manière dont un sujet apprécie une œuvre, en jugeant ce qui lui paraît beau ou harmonieux.
  • Jugement esthétique : Le jugement esthétique est l’évaluation portée sur une œuvre selon des critères de beauté, sans se réduire à un raisonnement théorique.
  • Critère de beauté : Un critère de beauté est un repère permettant de dire qu’une œuvre est belle, en reliant forme, harmonie et appréciation.

📝 Points essentiels

  • La section source fournie ne contient aucun contenu sur l’art, l’imitation, le goût ou le jugement esthétique.
  • Les seules notions présentes dans le texte concernent la religion et le travail, pas l’esthétique.
  • Aucun auteur, définition, règle ou exemple explicitement lié à l’art n’est exploitable pour cette section.
  • Il est donc impossible d’extraire des faits d’examen fidèles au contenu fourni pour “Art : imitation, goût et jugement esthétique”.
  • Aucune comparaison (table) pertinente ne peut être construite sans informations spécifiques sur les contrastes esthétiques dans la source.

📖 12. Langage : signification, sens et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Langage : Le langage est un système de signes servant à exprimer et communiquer, permettant à chacun de transmettre des informations selon ses capacités.
  • Signe linguistique : Le signe linguistique est l’association entre signifiant et signifié, avec un lien conventionnel plutôt que naturel.
  • Sens par l’usage : Le sens d’un mot dépend de la manière dont on l’emploie dans la pratique, et non d’une essence cachée.
  • Langage et sujet : Le langage ne fait pas que communiquer : il contribue à former le sujet et à définir la subjectivité.
  • Langage thaumaturgique : Le langage thaumaturgique désigne un pouvoir d’action sur les âmes, capable d’influencer les autres.

📝 Points essentiels

  • Le langage repose sur des systèmes de signes vocaux, graphiques et naturels (gestes).
  • La diversité des langues augmente la variété des signes, car chaque langue est liée à une culture.
  • Pour Platon, le dialogue peut orienter vers la vérité et la pensée se présente comme un dialogue intérieur de l’âme.
  • Pour Aristote, seul l’homme a l’usage de la parole, car la cité est naturelle et le langage porte sur le juste et l’injuste.
  • Pour Descartes, parler suppose des idées à communiquer, et l’absence de signes chez les animaux indique l’absence de pensée.
  • Pour Rousseau, les premières langues expriment d’abord des passions, et le langage naît avec les liens sociaux, passions et besoins.

💡 Astuce mémo

Signe = convention (Saussure) ; Sens = usage (Wittgenstein) ; Sujet = langage (Benveniste).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
Vème siècle av. J.-C.Naissance de la philosophie en Grèce (Antiquité)
Vème siècle ap. J.-C.Fin de l’Antiquité (période indiquée)
1641Descartes, Les Méditations métaphysiques
1637Descartes, Discours de la méthode
1785Kant, Fondements de la Métaphysique des Mœurs
1971Rawls, Théories de la justice
1889Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience
1883Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
1963Popper, Conjectures et réfutations

📊 Tableaux de synthèse

Repères de la philosophie antique (courants)

CourantIdée directriceAuteur(s) cités
PrésocratiquesExplications rationnelles de la naturePythagore, Thalès, Héraclite, Démocrite, Empédocle
SophistesMaîtrise de l’art de la parole (et Socrate les critique)Sophistes (métèques/étrangers d’Athènes), Socrate
ÉpicuriensTri des plaisirs et désirs pour atteindre l’ataraxieÉpicure
StoïciensPhilosophie du destin et des choses qui dépendent de nousStoïcisme
SceptiquesDoute radical et suspension du jugementPyrrhon, Sextus Empiricus
DogmatiquesTout ce qui n’est pas le scepticismeDogmatisme

Liberté : déterminisme, hasard, jugement (auteurs)

AuteurThèse sur la libertéFormule/repère du cours
SpinozaLiberté illusion : tout est déterminéChaîne de causes, volonté libre absente
FreudMoi non maître : liberté non totaleMoi cohabite avec le ça et le Surmoi
BachelardIndétermination objective en scienceRévolution d’Heisenberg, variables liées/partiellement indéterminées
EpictèteLiberté du jugementDistinguer ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas
SartreLiberté comme primauté de l’existenceCondamné à être libre : refuser de choisir = choisir

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre conscience (processus de représentation) et conscience morale : la conscience peut devenir morale quand on juge ses actions et celles des autres.
  2. Croire que le cogito prouve l’existence du monde : dans le cours, il fonde l’existence du sujet pensant par le fait de douter/penser.
  3. Opposer à tort Platon et Aristote sur la justice : Platon insiste sur la contrainte et l’équilibre, Aristote distingue justice distributive proportionnelle et corrective égalitaire.
  4. Mélanger déterminisme et indétermination objective : le déterminisme affirme une chaîne de causes rendant les actions déterminées, l’indétermination objective dit qu’en science on ne peut pas toujours établir un détermin
  5. Penser que la science donne des certitudes absolues : Popper et Bernard insistent sur le caractère provisoire et réfutable (ou corrigé par l’expérience).
  6. Croire que le devoir kantien autorise des exceptions : dans le cours, Kant refuse l’idée de mentir « sous conditions » comme moralité.
  7. Assimiler liberté politique à liberté philosophique : Montesquieu distingue sûreté (politique) et jugement/rapport au monde (philosophique).

✅ Checklist Examen

  1. Définir le sujet, la conscience, l’intersubjectivité et expliquer pourquoi le sujet doit agir sur le monde (pas seulement spectateur).
  2. Expliquer le cogito (je pense) et le doute méthodique chez Descartes, puis relier l’évidence à l’existence du sujet pensant.
  3. Présenter l’intentionnalité (Husserl) et montrer en quoi la conscience est toujours conscience de quelque chose, structurante pour le jugement.
  4. Comparer table rase (Hume/empirisme) et conscience fondée sur le « je » (Kant) en précisant ce que cela change pour l’unité du sujet.
  5. Définir l’inconscient freudien (hypothèse, contenus non conscients) et distinguer preuves indirectes et actes manqués, en restant sur ce que le cours fournit.
  6. Expliquer les critiques de l’inconscient/devoir : Lacan (désir), Arendt (devoir→obéissance aveugle), Eichmann et Milgram comme illustrations.
  7. Définir le temps (mesure et fuite irréversible) et exposer au moins deux conceptions : par exemple Augustin (trois temps) et Kant (temps comme forme a priori).
  8. Relier liberté et déterminisme : présenter Spinoza (illusion), Freud (Moi non maître), Bachelard (indétermination objective) et au moins une liberté du jugement (Epictète).
  9. Expliquer la raison et ses limites : falsifiabilité (science), illusions transcendantales (dépassement de l’expérience), et les trois questions de Kant (connaître/faire/espérer).
  10. Définir vérité et certitude : donner des critères (adéquation, cohérence) et présenter au moins deux voies d’accès (Descartes évidence/déduction, Pascal cœur/raison).
  11. Présenter la justice comme institution et valeur morale : définir égalité/proportion, puis exposer les positions de Platon, Aristote (équité) et Kant (personne fin).
  12. Conclure par la politique et le devoir : définir l’État (monopole de la violence légitime) et expliquer comment la justice et la liberté s’articulent chez Rousseau/Kant/Marx/Rawls selon le cours.

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1. Quel énoncé caractérise le mieux le sujet en tant qu’être conscient et agissant sur le monde ?

2. Pourquoi la communication avec autrui est-elle importante pour le sujet ?

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Sujet — définition ?

Être pensant capable de se représenter et d’agir.

Conscience — rôle ?

Permet la représentation de soi et du monde.

Intersubjectivité — concept clé ?

Relation où chacun est reconnu comme sujet.

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