Relations internationales : Ensemble des interactions entre États souverains, centrées sur la puissance des États et leur capacité à influencer leur environnement international. Selon le contexte, elles incluent la diplomatie, la guerre, la coopération ou la compétition entre nations.
Choc de la Première Guerre mondiale : Événement majeur de 1914-1918 qui bouleverse la conception traditionnelle des relations internationales, détruisant le mythe de la mission civilisatrice occidentale et révélant la fragilité de l’équilibre mondial.
Doctrine Monroe : Politique américaine formulée en 1823, visant à limiter l’intervention européenne en Amérique et à affirmer la prééminence des États-Unis dans la région. Elle incarne une vision de puissance nationale et d’indépendance face aux interventions étrangères.
Balance des pouvoirs : Mécanisme visant à maintenir l’équilibre entre États ou blocs pour prévenir la domination d’un seul, en utilisant la dissuasion, les alliances ou d’autres instruments. Selon Morgenthau, elle est conservatrice, défensive, automatique et instable.
Discipline des relations internationales : Champ d’étude créé en 1919, après la Première Guerre mondiale, pour analyser et comprendre la conduite des États et les mécanismes de l’ordre international, notamment face aux destructions causées par le conflit mondial.
Les relations internationales sont centrées sur les relations inter-étatiques et la puissance des États. La conception traditionnelle privilégie la souveraineté et la compétition entre États. La Première Guerre mondiale a profondément bouleversé cette vision en détruisant le mythe de la mission civilisatrice occidentale, révélant la fragilité de l’ordre mondial et conduisant à la création de la discipline des relations internationales en 1919. La doctrine Monroe illustre l’affirmation de la puissance nationale, notamment américaine, dans la région de l’Amérique. La balance des pouvoirs, selon Morgenthau, fonctionne comme un mécanisme conservateur, défensif, automatique et instable, utilisant divers instruments comme la dissuasion ou les alliances pour préserver l’équilibre. Enfin, la coexistence pacifique évolue vers des complexes de sécurité, intégrant des stratégies plus sophistiquées pour gérer la rivalité entre grandes puissances.
La naissance de la discipline des relations internationales en 1919 marque la reconnaissance académique de la centralité de la puissance étatique, façonnée par le choc de la Première Guerre mondiale, qui a remis en question les certitudes du XIXe siècle et encouragé la recherche de mécanismes pour préserver la paix et l’équilibre mondial.
Changement d’inquiétudes générationnel : Évolution des préoccupations et priorités selon les différentes générations, reflétant des contextes historiques et sociaux distincts.
Préoccupations climatiques : Inquiétudes relatives aux enjeux environnementaux et au changement climatique, qui ont longtemps été au centre des préoccupations internationales.
Préoccupations politiques : Inquiétudes liées aux conflits, tensions et enjeux de pouvoir entre États ou groupes politiques, devenues plus prégnantes dans le contexte actuel.
Évolution des priorités sociétales : Modifications des valeurs, attentes et enjeux majeurs pour la société, influençant la perception des risques et des préoccupations à l’échelle internationale.
Les préoccupations internationales ont connu une évolution notable : elles étaient auparavant principalement centrées sur le climat, reflet d’une inquiétude globale face à la dégradation environnementale. Cependant, ces préoccupations se sont désormais recentrées sur les conflits politiques, notamment en raison de l’augmentation des tensions et des crises géopolitiques.
Les inquiétudes varient également selon les générations, qui reflètent des contextes historiques et sociaux différents. Par exemple, une génération ayant vécu la Guerre froide ou des crises économiques majeures peut accorder une importance différente aux enjeux politiques ou climatiques par rapport à une génération plus récente, pour laquelle les préoccupations environnementales ou migratoires prennent une place centrale. Ces différences illustrent comment les priorités et inquiétudes évoluent en fonction des expériences et du contexte sociétal de chaque groupe.
Les priorités et inquiétudes internationales ont évolué, passant d’un focus initial sur le climat à une attention accrue pour les conflits politiques, avec des variations selon les générations qui reflètent leurs expériences historiques et sociales.
Faim dans le monde : Situation où une partie importante de la population mondiale ne dispose pas d’un accès suffisant à une nourriture nutritive, entraînant environ 9 millions de morts par an.
Pandémies : Épidémies de grande ampleur touchant plusieurs pays ou continents, telles que la grande peste, le Covid, ou l’ébola, dont la menace s’accroît avec la mondialisation.
Inégalités et pauvreté : Disparités économiques et sociales entre populations, qui ont été considérablement réduites par la mondialisation, illustrée par la courbe de l’éléphant.
Courbe de l’éléphant : Représentation graphique illustrant l’évolution du niveau de vie des populations, montrant une réduction des inégalités globales.
Violence mondiale : Conflits et guerres à l’échelle internationale ; la violence a diminué depuis la génération des grands-parents, avec une baisse notable des morts dues aux guerres interétatiques.
Dissuasion nucléaire : Stratégie de dissuasion basée sur la puissance de l’arme nucléaire, qui empêche la survenue de guerres mondiales en rendant leur déclenchement coûteux et risqué.
Malgré une évolution favorable, les craintes ancestrales persistent et ont évolué avec la mondialisation. La peur de la faim continue de faire environ 9 millions de morts par an, tandis que les maladies, épidémies et pandémies comme la peste, le Covid ou l’ébola restent des menaces accrues, malgré les progrès technologiques. La mondialisation a permis une réduction notable des inégalités, illustrée par la courbe de l’éléphant, qui montre une amélioration du niveau de vie global. La violence mondiale a également diminué : en 2025, 160 000 morts recensés liés aux conflits, soit 13 fois moins qu’au début des années 60, ce qui témoigne d’une longue période de paix relative. Paradoxalement, la puissance nucléaire a renforcé cette paix en créant une dissuasion efficace contre les guerres mondiales, empêchant leur déclenchement grâce à la menace de représailles massives. Jusqu’en 2022, la guerre n’a plus été considérée comme un moyen légitime de politique, marquant la plus longue période de paix dans l’histoire moderne.
Les menaces traditionnelles telles que la faim, la maladie, la violence et la guerre ont évolué mais restent présentes, leur nature étant transformée par la mondialisation. La dissuasion nucléaire joue un rôle clé dans le maintien de la paix, empêchant la reprise des conflits mondiaux.
Violence infra-étatique
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Guerre asymétrique
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Guerre hybride
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Internationalisation des conflits intérieurs
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Sentiment d’insécurité transnational
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Après la fin de la guerre froide, on observe une baisse des conflits interétatiques, mais une montée des violences internes aux États. Cette évolution a entraîné une transformation des menaces sécuritaires, avec une internationalisation des conflits intérieurs qui a supprimé les frontières traditionnelles. Cela a modifié la perception sécuritaire, rendant les menaces plus complexes et transnationales, notamment avec l’émergence de formes de guerre hybrides et asymétriques. La montée de ces formes de conflits a également favorisé la perception d’un sentiment d’insécurité transnational, où les risques ne sont plus confinés aux frontières nationales mais s’étendent au-delà, impliquant des acteurs et des enjeux globaux.
La mutation des menaces de la guerre interétatique vers des formes plus internes, hybrides et transnationales, modifie profondément la perception et la gestion de la sécurité, nécessitant une adaptation des stratégies face à des conflits plus complexes et moins conventionnels.
Jeremy Bentham (1748-1832) : philosophe et juriste anglais, considéré comme l’un des premiers à utiliser le terme relations internationales en 1781, mêlant droit, histoire et philosophie dans cette expression.
Droit international : ensemble de règles qui régissent les relations entre États, reconnaissant à tous le respect de leur souveraineté, la conclusion de traités, la responsabilité devant des instances, l’entretien de relations diplomatiques, la participation aux organisations internationales, ainsi que l’immunité de juridiction et d’exécution.
Histoire diplomatique : discipline qui étudie l’évolution des relations entre États, notamment à travers la pratique diplomatique, les traités, et les institutions internationales.
Théorie philosophique des RI : approche qui analyse la discipline à partir de concepts philosophiques, notamment la souveraineté, l’égalité des États, et la sécurité comme bien commun, en intégrant des réflexions sur la nature des relations internationales.
Néoréalisme : courant théorique apparu en 1979, insistant sur la sécurité comme bien commun, il nuance le réalisme traditionnel centré sur la puissance en mettant en avant la nécessité de garantir la sécurité collective et la stabilité mondiale.
Le terme relations internationales apparaît en 1781 avec Jeremy Bentham, marquant l’émergence d’une discipline mêlant droit, histoire et philosophie. Bentham a ainsi introduit cette expression en soulignant l’importance des enjeux juridiques, historiques et philosophiques dans l’étude des relations entre États.
Le néoréalisme, introduit en 1979, représente une évolution majeure dans la pensée des RI. Il met l’accent sur la sécurité comme un bien commun, ce qui nuance le réalisme traditionnel qui privilégiait la puissance comme seul moteur des États. Ce courant insiste sur la nécessité d’assurer la sécurité collective, modifiant ainsi la lecture des rapports de force et de coopération internationales.
L’histoire de la discipline des relations internationales témoigne d’une évolution intellectuelle, depuis la première utilisation du terme par Jeremy Bentham en 1781, jusqu’à l’émergence du néoréalisme en 1979, qui a profondément renouvelé la compréhension de la sécurité et de la coopération entre États.
Choc de 1989 : Événement marquant la fin de la guerre froide avec la chute du mur de Berlin, qui a entraîné la disparition de l’URSS et la fin de la guerre interétatique classique. Ce choc a ouvert la voie à de nouvelles formes de conflits et à une transformation des relations internationales.
Mondialisation : Processus d’intégration croissante des économies, des sociétés et des cultures à l’échelle mondiale, favorisé par les progrès technologiques et la libéralisation des échanges. Elle a diversifié les acteurs et enjeux internationaux, remettant en cause la centralité exclusive de l’État.
Transnationalisme : Phénomène caractérisé par la multiplication des acteurs agissant au-delà des frontières nationales, souvent en dehors de la souveraineté étatique, comme les ONG, les entreprises multinationales ou les réseaux terroristes. Selon Rosenau, cette tendance reflète la rupture de l’allégeance citoyenne exclusive.
La disparition de l’URSS en 1989 a marqué la fin de la guerre interétatique classique, entraînant l’émergence de nouvelles formes de conflits et une transformation de la scène internationale. La mondialisation a joué un rôle majeur en diversifiant les acteurs et enjeux, ce qui a remis en question la centralité de l’État dans la gestion des affaires mondiales. La globalisation des identités, selon Rosenau, est liée à la multiplication des acteurs hors souveraineté (sovereignty free) et à la rupture de l’allégeance citoyenne exclusive. Par ailleurs, certains problèmes tels que la pollution, le terrorisme ou la drogue, liés aux progrès technologiques, ne peuvent plus être traités uniquement au niveau national. Enfin, une tendance à la décentralisation s’observe, renforçant la pluralité des acteurs et des enjeux dans les relations internationales.
La fin de la guerre froide et la mondialisation ont profondément modifié la nature des relations internationales, en multipliant les acteurs et en complexifiant la gestion des enjeux mondiaux, ce qui remet en cause la prééminence de l’État dans la scène internationale.
Fin de la guerre froide : Période marquée par la réduction des conflits interétatiques, notamment la fin des affrontements directs entre les grandes puissances, suite à la chute du bloc soviétique. AUTEUR (date) : concept.
Dislocation de l’URSS : Effondrement interne de l’Union soviétique en 1991, résultant de problèmes internes, sans lien direct avec des conflits internationaux étatiques. AUTEUR (date) : concept.
Ordre interne vs désordre international : Après 1989, l’ordre interne des États apparaît moins parfait qu’il n’y paraît, tandis que l’anarchie internationale est relativisée par la multiplication des coopérations et règles internationales. AUTEUR (date) : concept.
Coopération internationale post-1989 : Ensemble des processus visant à réguler les relations entre États par des institutions, accords et règles, réduisant l’anarchie et favorisant la stabilité. AUTEUR (date) : concept.
Guerre sous contrôle : Transition d’un contexte où la guerre interétatique diminuait, mais où la violence interne et hybride augmentait, nécessitant une gestion plus encadrée des conflits. AUTEUR (date) : concept.
La fin de la guerre froide a permis une baisse des conflits entre États, mais a mis en lumière la persistance de violences internes. La dislocation de l’URSS, conséquence de problèmes internes, a marqué la fin momentanée de la guerre interétatique. Elle montre que l’ordre interne des États est moins parfait qu’il n’y paraît, surtout dans les pays non régulés par l’état de droit, où la violence endémique prévaut.
Par ailleurs, l’anarchie prétendue des relations internationales est à relativiser. La multiplication des coopérations, des organisations internationales, des alliances, et des règles de droit international, notamment dans le commerce et les relations transnationales, atténue la vision d’un ordre international chaotique. La scène internationale devient plus structurée, même si elle reste hiérarchisée et inégalement anarchique.
Concernant la violence, la fin de la guerre froide voit une réduction notable de la violence interétatique. Cependant, la violence intra-étatique, notamment les conflits internes, devient centrale. La remise du prix Nobel de la paix au casque bleu en 1988 illustre cette évolution, avec une intervention accrue dans les conflits intérieurs, souvent sous le prisme de la non-ingérence. La guerre asymétrique et hybride se développent, et l’insécurité s’internationalise, car il n’y a plus de frontières claires entre menaces internes et externes.
Après 1989, l’équilibre entre ordre interne et désordre international se redéfinit : si la fin de la guerre froide réduit les conflits entre États, elle révèle aussi la complexité et la persistance des violences internes. La multiplication des coopérations internationales relativise l’anarchie, mais ne l’élimine pas totalement, illustrant un nouvel ordre où la stabilité repose autant sur la gestion interne que sur la régulation internationale.
État failli
Responsabilité de protéger
AUTEUR (date) : principe selon lequel la communauté internationale doit intervenir lorsque un État ne peut ou ne veut pas protéger sa population contre des crimes graves, tels que le génocide, les crimes contre l’humanité ou les violations massives des droits de l’homme.
Objet politique non-identifié (UE)
Expression de Jacques Delors (date) : désignation d’une construction politique nouvelle, qui dépasse le cadre strictement étatique, incarnant une entité politique complexe et non clairement identifiable comme un État, notamment dans le contexte de l’Union européenne.
Société civile dans diplomatie
AUTEUR (date) : ensemble des acteurs non étatiques (ONG, associations, mouvements citoyens) qui participent à la vie diplomatique et influencent l’agenda des États et des organisations internationales, remettant en cause le monopole traditionnel de la représentation étatique.
Individualisation des comportements
AUTEUR (date) : processus par lequel les comportements des acteurs, qu’ils soient individuels ou collectifs, deviennent de plus en plus orientés par des choix personnels et des intérêts propres, plutôt que par des impératifs collectifs ou étatiques.
La mondialisation remet en cause le monopole étatique sur la représentation et la sécurité. La multiplication des acteurs non étatiques — FTN, ONG, organisations internationales — et la diversification des enjeux internationaux, notamment la sécurité globale, entraînent une redéfinition de la gouvernance mondiale.
L’émergence d’acteurs transnationaux et la complexification des enjeux provoquent un choc des logiques : la contestation du réalisme traditionnel et la montée du transnationalisme. La politique n’est plus exclusivement au cœur des États, avec la possibilité pour des acteurs tiers de gérer des conflits en récusant la souveraineté étatique.
L’interdépendance économique mondiale, ou éco-monde, illustre cette transformation. La centralité de l’État est remise en cause, notamment par la notion d’« État failli » et l’apparition d’un Objet politique non-identifié, comme l’UE, selon Jacques Delors. La représentation étatique n’est plus exclusive, avec une irruption de la société civile dans l’agenda diplomatique.
L’intérêt général est également remis en question par l’individualisation croissante des comportements, qui fragilise la cohésion et la gouvernance collective. La souveraineté, principe fondamental, devient un concept évolutif, combinant des droits pleins et des restrictions, notamment par le droit de veto, le FMI ou l’OMC.
L’évolution vers un système international multipolaire et multi-acteurs s’inscrit dans cette dynamique, où la mondialisation redéfinit la place et le rôle des États face à une scène internationale de plus en plus fragmentée et complexe.
La mondialisation bouleverse le monopole étatique en favorisant l’émergence d’acteurs non étatiques et en complexifiant la gouvernance mondiale, ce qui entraîne une transition vers un système international multipolaire et multi-acteurs.
Légitimité du recours à la force : Selon Raymond Aron, la caractéristique centrale des relations internationales réside dans la légitimité du recours à la force, liée à l’intérêt et à l’honneur des États. La guerre n’est pas condamnée en soi, car elle peut être immatérielle et considérée comme une réponse légitime à la défense des intérêts ou de l’honneur (Aron).
Intérêt et honneur en RI : L’intérêt est immatériel et constitue une motivation fondamentale pour l’action des États. L’honneur, associé à la réputation et à la dignité nationale, est également un moteur essentiel. Ces notions justifient le recours à la force, selon une approche tragique des relations internationales.
Approche tragique des RI : Selon Aron, la réalité des relations internationales est marquée par une tension irréductible entre la nécessité de défendre ses intérêts/honneurs et la possibilité de conflit, ce qui rend la paix fragile et toujours précaire.
Sécurité comme principe d’organisation : Après une période d’optimisme post-guerre froide, la sécurité est redevenue un principe central, considérée comme aussi importante que la puissance. La sécurité est pensée comme un bien commun, notamment dans le cadre du néoréalisme, où la quête de sécurité prime sur la simple puissance (1979).
Retour au réalisme : Après l’illusion d’un monde pacifié, notamment après la fin de la guerre froide, un renouveau du réalisme s’observe avec la montée en puissance des États, la multiplication des conflits récents, la guerre en Ukraine (2022), et le recul des organisations internationales. La grille de lecture réaliste, centrée sur la puissance et la sécurité, s’impose à nouveau.
Les relations internationales sont marquées par la légitimité du recours à la force, intrinsèquement liée à l’intérêt et à l’honneur des États. Cette légitimité permet de comprendre que la guerre ne peut être condamnée en soi, car elle constitue souvent une réponse justifiée pour défendre ces intérêts immatériels. Raymond Aron adopte une approche tragique, soulignant que la tension entre la nécessité de défendre ses intérêts et la possibilité de conflit est inhérente à la scène internationale.
Après une période d’optimisme post-guerre froide, où la fin de l’affrontement des grandes puissances semblait acquise, un retour au réalisme s’est manifesté avec la montée des puissances, la multiplication des crises et conflits récents. La sécurité, autrefois secondaire, devient une priorité stratégique, notamment dans le cadre du néoréalisme, qui voit la sécurité comme un bien commun. La situation actuelle, avec la guerre en Ukraine et le déclin relatif des organisations internationales, témoigne d’un renouveau du regard réaliste, insistant sur la compétition entre États et la nécessité de préserver leur sécurité.
Le regard sur les relations internationales a évolué d’une vision optimiste à un réalisme renouvelé, où la légitimité du recours à la force, liée à l’intérêt et à l’honneur, demeure centrale. La sécurité, redevenue un principe d’organisation clé, reflète ce retour à une perception plus pragmatique et stratégique des enjeux mondiaux.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1823 | Doctrine Monroe formulée |
| 1919 | Création de la discipline des relations internationales |
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Relations internationales (1914-1939) | Souveraineté, puissance, équilibre des pouvoirs | Balance des pouvoirs, doctrine Monroe, choc de 1914-1918 | Morgenthau (balance des pouvoirs) |
| Changements d'inquiétudes | Priorités générationnelles, environnement, politique | Préoccupations climatiques, politiques, évolution des priorités | — |
| Craintes ancestrales | Faim, pandémies, inégalités, violence, dissuasion nucléaire | Courbe de l’éléphant, paix relative, menace nucléaire | — |
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Relations internationales 1914-1939
Étude des interactions entre États, marquée par la guerre et la recherche d’équilibre.
Relations internationales 1914-1939 — période clé?
Guerre, paix, montée des tensions, crises.
Changement d’inquiétudes — évolution ?
Passage de préoccupations climatiques à conflits politiques.
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