📋 Plan du Cours
- Système immunitaire
- Agents pathogènes
- Antigènes
- Micro-organismes infectieux
- Réponse immunitaire
- Mécanismes de défense
- Cellules sanguines
- Phagocytose
- Transmission microbienne
📖 1. Système immunitaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Système immunitaire : ensemble de mécanismes de défense du corps qui patrouillent et protègent contre les envahisseurs extérieurs, tout en contrôlant les rébellions internes (ex : cellules cancéreuses).
- Protection du nouveau-né : transmission d’anticorps maternels via le placenta et le lait, assurant une immunité passagère jusqu’à la mise en place du système immunitaire de l’enfant.
- Mise en place du système immunitaire : processus qui débute peu après la naissance, permettant au corps de reconnaître et de répondre spécifiquement aux agents pathogènes externes tout au long de la vie.
- Identification des organismes pathogènes : mission principale du système immunitaire, qui détecte tout élément étranger (antigène) et déclenche une réponse adaptée pour éliminer l’envahisseur.
- AUTEUR : La protection du nouveau-né par anticorps maternels est soulignée dans le contenu source, mais aucun auteur spécifique n’est mentionné.
📖 2. Agents pathogènes
🔑 Notions clés & Définitions
- Agent pathogène : Agresseur étranger à l'organisme capable de provoquer une maladie. Selon BIO FICHE DE RÉVISION (chapitre 2), il s'agit d'un organisme ou substance qui pénètre dans l'organisme et cause une infection ou une maladie en perturbant son fonctionnement normal.
- Bactéries : Micro-organismes unicellulaires, généralement de taille environ 1 μm, pouvant se multiplier rapidement et sécréter des toxines. Les antibiotiques sont efficaces contre elles, mais inefficaces contre les virus.
- Virus : Parasites intracellulaires obligatoires, de taille inférieure à 0,1 μm, composés d'ADN ou ARN entouré d'une capside. Ils utilisent la machinerie cellulaire de l'hôte pour se répliquer, provoquant la destruction des cellules infectées.
- Protozoaires : Organismes unicellulaires pouvant former des colonies, souvent présents dans l’eau ou la terre humide. Certains, comme le Plasmodium, sont responsables de maladies comme la malaria.
- Champignons : Microorganismes microscopiques, tels que les levures, qui vivent sur la peau ou dans les tissus, pouvant causer des mycoses ou des teignes.
- Toxines bactériennes : Substances produites par certaines bactéries, telles que la toxine du tétanos, qui participent à la virulence en provoquant des dégâts ou en perturbant le fonctionnement normal de l'organisme.
📝 Points essentiels
- La définition d'agent pathogène insiste sur leur nature étrangère et leur capacité à provoquer une maladie en perturbant l'équilibre physiologique.
- Les bactéries, par leur multiplication rapide et la sécrétion de toxines, peuvent causer des maladies graves comme la tuberculose ou la lèpre. La virulence est liée à leur pouvoir de multiplication et à la production de toxines.
- Les virus, en tant que parasites intracellulaires, ne possèdent pas leur propre machinerie de synthèse et dépendent entièrement de la cellule hôte pour leur réplication, ce qui explique leur capacité à détruire les cellules infectées. La structure virale comprend une molécule d'ADN ou d'ARN et une capside, parfois une enveloppe.
- Les protozoaires, souvent présents dans l’eau, peuvent être pathogènes ou bénéfiques, et certains comme le Trypanosome ou Plasmodium sont responsables de maladies graves.
- Les champignons microscopiques peuvent s’introduire dans l’organisme, causant des mycoses, notamment la candidose ou la teigne.
- Les allergènes, d’origine animale ou végétale, diffèrent des agents pathogènes car ils ne provoquent pas une infection, mais une réaction immunitaire allergique, notamment par la libération d’histamine.
💡 À retenir
Les agents pathogènes, en tant qu'agresseurs étrangers, incluent bactéries, virus, protozoaires et champignons, chacun ayant des mécanismes spécifiques pour infecter et provoquer des maladies, souvent via la sécrétion de toxines ou la destruction cellulaire.
📖 3. Antigènes
🔑 Notions clés & Définitions
-
Antigène : Tout élément étranger à l'organisme qui induit une réponse immunitaire. Selon PERROUX (date), c'est un agent qui provoque la reconnaissance et la réaction du système immunitaire face à une substance ou une cellule étrangère.
-
Catégories d'antigènes :
- Antigènes particulaires : Composés de cellules entières ou microbes, tels que les hématies (groupes sanguins A, B, AB), bactéries, virus (ex : grippe), ou haptènes.
- Antigènes solubles : Protéines ou polysaccharides libérés ou injectés dans l'organisme, comme les toxines bactériennes, protéines libres, polysaccharides.
-
Lien entre antigènes et réponse immunitaire : La présence d’un antigène dans l’organisme active la réponse immunitaire, notamment par la reconnaissance par les lymphocytes et la production d’anticorps spécifiques.
📝 Points essentiels
- Les antigènes sont des éléments étrangers qui déclenchent une réponse immunitaire, en étant reconnus comme non-self par le système immunitaire.
- La classification en antigènes particulaires et solubles permet d’expliquer la diversité des agents pathogènes et des substances étrangères.
- Les antigènes particulaires incluent des cellules entières ou microbes, comme les hématies, bactéries, virus, ou haptènes, qui nécessitent souvent une présentation par des cellules présentatrices d’antigènes.
- Les antigènes solubles, tels que toxines ou protéines, circulent dans le corps et peuvent être directement ciblés par la réponse immunitaire.
- La reconnaissance spécifique des antigènes par les lymphocytes est à la base de la réponse immunitaire adaptative.
💡 À retenir
L'antigène est un élément étranger capable d'induire une réponse immunitaire, classé en antigènes particulaires ou solubles, et constitue le déclencheur essentiel du mécanisme de défense du corps.
📖 4. Micro-organismes infectieux
🔑 Notions clés & Définitions
- Bactéries : Organismes unicellulaires de forme variable (coques, bacilles, spirales) mesurant environ 1 μm, capables de se multiplier rapidement dans des milieux riches en nutriments, et sécrétant des toxines (voir "Caractéristiques des bactéries"). AUTEUR (date) : "Caractéristiques des bactéries".
- Virus : Parasites intracellulaires obligatoires, de taille inférieure à 0,1 μm, composés d’ADN ou d’ARN entourés d’une capside, qui utilisent la machinerie cellulaire pour se répliquer (voir "Caractéristiques des virus"). AUTEUR (date) : "Caractéristiques des virus".
- Protozoaires : Organismes unicellulaires pouvant former des colonies, dotés de pseudopodes, souvent parasites du sang ou du système digestif, comme le Plasmodium responsable du paludisme (voir "Caractéristiques des protozoaires"). AUTEUR (date) : "Caractéristiques des protozoaires".
- Champignons microscopiques : Levures ou moisissures, pouvant causer des mycoses, comme Candida albicans ou la teigne, vivant sur la peau ou dans les tissus (voir "Champignons microscopiques"). AUTEUR (date) : "Champignons microscopiques".
- Antigène : Élément étranger à l’organisme, capable d’induire une réponse immunitaire, classé en antigènes particulaires (cellules, microbes) ou solubles (toxines, protéines) (voir "Antigènes").
- Allergènes : Origine animale ou végétale, tels que pollen ou acariens, provoquant des réactions allergiques comme l’asthme ou les éruptions cutanées (voir "Allergènes").
📝 Points essentiels
- Les bactéries sont des organismes unicellulaires, avec des formes variées, qui se multiplient rapidement dans des milieux riches, et sécrètent des toxines responsables de maladies comme la tuberculose ou le tétanos. Leur traitement repose sur les antibiotiques, qui sont inefficaces contre les virus.
- Les virus sont de très petites particules (moins de 0,1 μm), ne possédant pas de structure cellulaire, et obligés d’infecter une cellule hôte pour se répliquer via un cycle précis : pénétration, transcription, traduction, assemblage, destruction cellulaire. Exemples : grippe, SIDA, hépatite B.
- Les protozoaires sont des organismes unicellulaires, souvent parasites, qui peuvent causer des maladies graves telles que le paludisme (Plasmodium) ou la maladie du sommeil (trypanosome). Ils se déplacent à l’aide de pseudopodes ou flagelles.
- Les champignons microscopiques comme Candida albicans ou la teigne vivent sur la peau ou dans les muqueuses, pouvant entraîner des mycoses ou des dermatites.
- Les antigènes sont des éléments étrangers, tels que les cellules sanguines ou les microbes, qui déclenchent la réponse immunitaire. La reconnaissance de ces antigènes permet la mise en place de mécanismes de défense spécifiques.
- Les allergènes proviennent de sources animales ou végétales, et provoquent des réactions allergiques par la libération d’histamine, entraînant des symptômes comme l’asthme ou des éruptions cutanées.
💡 À retenir
Les micro-organismes infectieux regroupent une diversité d’agents (bactéries, virus, protozoaires, champignons) dont la structure et le mode de reproduction déterminent leur traitement et leur capacité à provoquer des maladies. La réponse immunitaire, qu’elle soit innée ou spécifique, est essentielle pour lutter contre ces agents.
📖 5. Réponse immunitaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Réponse immunitaire : réaction de l'organisme face à un antigène, visant à éliminer ou neutraliser l'agent étranger. Elle peut être innée ou adaptative.
- Lymphocytes : globules blancs spécialisés dans la défense spécifique. Les lymphocytes B produisent des anticorps, tandis que les lymphocytes T orchestrent la réponse cellulaire. AUTEUR (date) : rôle central dans la défense ciblée.
- Immunité innée : première ligne de défense présente dès la naissance, non spécifique, comprenant barrières naturelles, réaction inflammatoire et phagocytose.
- Immunité adaptative : réponse spécifique qui se développe après exposition à un antigène, impliquant la production d'anticorps et la mémoire immunitaire.
- Rôle des anticorps transmis par la mère : protection passive du nouveau-né grâce aux anticorps présents dans le colostrum et transmis via le placenta, offrant une immunité temporaire contre certains agents pathogènes.
📝 Points essentiels
- La réponse immunitaire se déclenche lorsqu’un antigène, élément étranger (cellules, toxines, virus), est reconnu par le système immunitaire.
- La défense spécifique repose sur l’action des lymphocytes : les lymphocytes B synthétisent des anticorps spécifiques à l’antigène, tandis que les lymphocytes T participent à la destruction des cellules infectées ou à la régulation de la réponse.
- La différence fondamentale entre immunité innée et adaptative réside dans leur spécificité et leur mode de mise en place : l’immunité innée est immédiate et non spécifique, alors que l’immunité adaptative est plus lente mais ciblée et dotée d’une mémoire.
- La transmission d’anticorps par la mère, notamment via le lait ou le placenta, constitue une protection passive, conférant une immunité temporaire au nouveau-né, essentielle durant ses premiers mois.
💡 À retenir
La réponse immunitaire combine une défense innée immédiate et une réponse adaptative ciblée, où les lymphocytes jouent un rôle clé, et la transmission d’anticorps maternels offre une protection passive au nouveau-né.
📖 6. Mécanismes de défense
🔑 Notions clés & Définitions
- Barrières naturelles : Ensemble de protections physiques et chimiques présentes dès la naissance, telles que la peau, les muqueuses, les cils, les larmes, le lysozyme, et l’acide gastrique, qui empêchent l’entrée des micro-organismes (voir section 2.1.1).
- Réaction inflammatoire : Réponse innée du corps suite à une lésion ou à la pénétration de microbes, caractérisée par des symptômes tels que rougeur, chaleur, douleur et gonflement, permettant d’éliminer l’agent pathogène et de réparer les tissus (voir section 2.1.2).
- Rôle de la fièvre : Mécanisme de défense active qui augmente la température corporelle pour tuer les microbes sensibles à la chaleur et accélérer les réactions chimiques de défense, favorisant ainsi la lutte contre l’infection (voir section 2.1.2).
- Action des médiateurs chimiques (ex : histamine) : Substances libérées lors de la réaction inflammatoire, qui dilatent les vaisseaux sanguins, augmentent leur perméabilité, et attirent les phagocytes vers le site infecté, facilitant la réponse immunitaire (voir section 2.1.2).
- Différences entre antiseptiques et antibiotiques : Les antiseptiques détruisent les microbes sur les tissus vivants en externe, tandis que les antibiotiques ciblent et détruisent ou inhibent la multiplication des bactéries à l’intérieur des foyers infectieux (voir section 2.1.2).
- Limites des antibiotiques : Inefficaces contre les virus, ils ne peuvent traiter que les infections bactériennes, ce qui limite leur usage face à certaines maladies virales (voir section 2.1.2).
📝 Points essentiels
- Les barrières naturelles (peau, mucus, cils, larmes, lysozyme, acide gastrique) constituent la première ligne de défense non spécifique, empêchant la majorité des micro-organismes d’entrer dans l’organisme.
- La réaction inflammatoire est une réponse innée qui intervient lorsque ces barrières sont franchies, avec des symptômes visibles permettant d’identifier une zone en lutte. Elle repose sur la libération de médiateurs chimiques comme l’histamine, qui dilatent les vaisseaux sanguins, augmentent leur perméabilité, et attirent les phagocytes.
- La fièvre est une réponse active qui augmente la température corporelle pour éliminer certains microbes et accélérer les réactions immunitaires.
- Les antiseptiques et antibiotiques ont des mécanismes d’action distincts : les premiers agissent en externe sur les microbes, les seconds en interne contre les bactéries.
- Les antibiotiques sont inefficaces contre les virus, ce qui limite leur utilisation aux infections bactériennes, soulignant la nécessité de différencier ces traitements.
💡 À retenir
Les mécanismes de défense du corps incluent des barrières naturelles et une réaction inflammatoire, qui ensemble forment une première ligne efficace contre les micro-organismes, tandis que la fièvre et l’action des médiateurs chimiques renforcent cette défense. Les antibiotiques ciblent uniquement les bactéries, leur limite étant leur inefficacité contre les virus.
📖 7. Cellules sanguines
🔑 Notions clés & Définitions
- Globules rouges (érythrocytes / hématies) : Cellules sanguines sans noyau, en quantité d'environ 5 millions par mm³, dont la fonction principale est le transport de l'oxygène (O₂) et du dioxyde de carbone (CO₂). Leur structure leur permet de maximiser la surface d’échange gazeux.
- Globules blancs (leucocytes) : Cellules du système immunitaire, en quantité d'environ 5 000 par mm³, comprenant 5 variétés : neutrophiles, éosinophiles, basophiles, lymphocytes et monocytes. Ils défendent l’organisme contre les agents pathogènes.
- Plaquettes (thrombocytes) : Cellules sanguines en quantité d’environ 200 000 par mm³, responsables de la coagulation sanguine et du contrôle du saignement.
- Fonction principale des globules rouges : Transporter efficacement l’oxygène des poumons vers les tissus et le CO₂ des tissus vers les poumons, grâce à leur pigment, l’hémoglobine.
- Variétés de globules blancs :
- Neutrophiles : Premiers à arriver sur le site d’infection, phagocytent les agents pathogènes.
- Éosinophiles : Impliqués dans la lutte contre les parasites et dans les réactions allergiques.
- Basophiles : Libèrent de l’histamine, participant aux réactions allergiques.
- Lymphocytes : Défense spécifique, notamment par la production d’anticorps (lymphocytes B) ou la destruction ciblée (lymphocytes T).
- Monocytes : Se transforment en macrophages, jouent un rôle de nettoyage après l’infection.
- Rôle des plaquettes dans la coagulation : Elles s’agrègent au site de la blessure pour former un bouchon plaquettaire, initiant la cascade de coagulation pour arrêter le saignement.
📝 Points essentiels
- Les globules rouges, dépourvus de noyau, sont spécialisés dans le transport gazeux grâce à l’hémoglobine. Leur durée de vie est d’environ 120 jours.
- Les globules blancs, synthétisés dans la moelle osseuse, jouent un rôle clé dans la défense immunitaire, avec des fonctions spécifiques selon leur type : phagocytose pour les neutrophiles et macrophages, réponse immunitaire ciblée pour les lymphocytes.
- Les plaquettes, issues de la fragmentation de mégacaryocytes dans la moelle osseuse, contrôlent le saignement en formant un bouchon plaquettaire et en participant à la cascade de coagulation.
- La différenciation des globules blancs permet une réponse adaptée face à différents agents pathogènes ou allergènes, illustrant la complexité du système immunitaire inné et adaptatif.
- La synthèse de ces cellules se fait dans la moelle osseuse, assurant un renouvellement constant pour maintenir l’efficacité du système sanguin.
💡 À retenir
Les globules rouges assurent le transport gazeux, tandis que les globules blancs et les plaquettes jouent des rôles complémentaires dans la défense immunitaire et la coagulation, formant un système sanguin vital pour la survie et la protection de l’organisme.
📖 8. Phagocytose
🔑 Notions clés & Définitions
- Phagocytose : Processus par lequel certains phagocytes, comme les neutrophiles et macrophages, ingèrent et détruisent des particules étrangères ou agents pathogènes en passant par quatre étapes successives : adhérence, absorption, digestion et élimination (voir aussi AUTEUR (date)).
- Phagocytes : Cellules immunitaires spécialisées dans la phagocytose. Les neutrophiles sont les premiers à intervenir sur le site d'infection, tandis que les macrophages, issus des monocytes, arrivent en fin d'infection pour éliminer les débris (voir aussi AUTEUR (date)).
- Étapes de la phagocytose :
- Adhérence : La membrane du phagocyte reconnait et se fixe à la bactérie ou particule étrangère.
- Absorption : Formation de pseudopodes qui enveloppent la particule, fusionnant pour former une vésicule appelée phagosome.
- Digestion : Fusion du phagosome avec des lysosomes contenant des enzymes digestives, dégradant la particule.
- Élimination : Rejet des débris résiduels hors de la cellule par exocytose.
- Conséquences après phagocytose :
- Régression de l'infection : La bactérie est digérée, l'infection régresse.
- État stationnaire : La bactérie résiste ou reste intacte, pouvant se multiplier plus tard.
- Poursuite de l'infection : La bactérie est résistante ou très résistante, la phagocytose échoue, l'infection se poursuit (voir aussi AUTEUR (date)).
- Formation et rôle du pus :
- Le pus est constitué de polymorphonucléaires neutrophiles morts lors de la lutte contre l'infection. Il peut se résorber ou former un abcès nécessitant évacuation.
📝 Points essentiels
- La phagocytose est une réponse immunitaire innée, essentielle pour éliminer rapidement les agents pathogènes (voir aussi AUTEUR (date)).
- Les neutrophiles, premiers sur le site, réalisent une phagocytose efficace, tandis que les macrophages, issus des monocytes, interviennent en fin d'infection pour nettoyer les débris (voir aussi AUTEUR (date)).
- La reconnaissance lors de l'adhérence repose sur des récepteurs spécifiques de la membrane du phagocyte qui détectent des motifs moléculaires présents à la surface des agents pathogènes.
- La digestion est assurée par des enzymes lysosomiales, dégradant complètement la bactérie ou particule étrangère.
- La formation du pus, composé de neutrophiles morts, constitue une réaction locale de défense, pouvant évoluer vers une suppuration ou un abcès.
- La résistance ou la résistance partielle de certains agents lors de la phagocytose peut conduire à un état stationnaire ou à la poursuite de l'infection, compromettant la défense de l'organisme.
💡 À retenir
La phagocytose, étape clé de la défense innée, permet aux phagocytes d'englober, digérer et éliminer efficacement les agents pathogènes, mais sa réussite dépend de la résistance de ces derniers et de la capacité des phagocytes à éliminer complètement les particules étrangères.
📖 9. Transmission microbienne
🔑 Notions clés & Définitions
- Modes de transmission microbienne : voies par lesquelles les micro-organismes se propagent d’un individu à un autre ou à un environnement susceptible de contact. Incluent le contact direct ou indirect, voie aérienne, sexuelle, par le sang, ou via des vecteurs.
- Rôle des réservoirs animaux : certains microbes utilisent des animaux comme hôtes ou vecteurs pour leur propagation. Par exemple, le rage est transmise par un réservoir animal (chiens, chauves-souris), et le paludisme par le parasite Plasmodium qui se développe dans les moustiques.
- Prévention : mesures visant à limiter la transmission microbienne, telles que l’hygiène (lavage des mains, nettoyage des surfaces), l’utilisation du préservatif lors des rapports sexuels, et l’application d’antiseptiques pour détruire ou inhiber la croissance des microbes sur les surfaces ou tissus vivants.
- Différences de résistance des microbes dans le milieu extérieur : certains microbes résistent plus longtemps dans l’environnement (ex : spores bactériennes, virus enveloppés sensibles aux détergents). La résistance dépend de leur structure et de leur capacité à survivre aux conditions extérieures (pH, température, déshydratation).
📝 Points essentiels
- La transmission par contact direct ou indirect (objets contaminés) est fréquente pour les bactéries et certains virus. La transmission par voie aérienne (toux, éternuements) est essentielle pour des agents comme la grippe ou la tuberculose.
- La transmission sexuelle concerne principalement les agents pathogènes comme le VIH ou la syphilis, nécessitant un contact intime. La prévention repose sur le préservatif et l’hygiène.
- La transmission par le sang concerne des maladies comme l’hépatite B ou le VIH, surtout lors de partage de seringues ou de transfusions non sécurisées. La prévention implique le contrôle des vecteurs sanguins et l’usage de matériel stérile.
- Les réservoirs animaux jouent un rôle crucial dans certaines zoonoses : la rage (virus) se transmet par morsure ou contact avec un animal infecté, tandis que le paludisme (parasite Plasmodium) se transmet via le moustique.
- Certains microbes résistent dans l’environnement, comme les spores bactériennes, ou peuvent survivre plusieurs heures voire jours dans des surfaces contaminées, ce qui complique leur élimination. La désinfection régulière et l’hygiène sont donc essentielles pour limiter leur propagation.
💡 À retenir
Les modes de transmission microbienne varient selon l’agent et le contexte, mais la prévention repose principalement sur l’hygiène, l’utilisation de protections comme le préservatif, et la maîtrise des réservoirs animaux pour limiter la propagation des maladies.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Agents Pathogènes | Micro-organismes Infectieux | Auteurs / Références |
|---|
| Nature | Bactéries, virus, protozoaires, champignons | Bactéries, virus, protozoaires, champignons | BIO FICHE DE RÉVISION, PERROUX |
| Taille | Bactéries (~1 μm), virus (<0,1 μm), protozoaires (>1 μm), champignons microscopiques | Voir ci-dessus | - |
| Capacité de réplication | Bactéries (multiplication rapide), virus (utilisent cellule hôte), protozoaires (colonies), champignons | - | - |
| Mode d’action | Sécrétion de toxines, destruction cellulaire | Invasion cellulaire, toxines, perturbation physiologique | - |
| Maladies associées | Tuberculose, lèpre, choléra, malaria, mycoses | Malaria, candidose, teigne, grippe, sida | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre virus et bactéries : les virus sont intracellulaires obligatoires, alors que les bactéries peuvent se multiplier en dehors des cellules.
- Croire que tous les agents pathogènes sont visibles au microscope optique : certains virus sont trop petits pour être vus sans microscope électronique.
- Confondre antigènes particulaires et solubles : les particulaires sont des cellules ou microbes entiers, les solubles sont des toxines ou protéines.
- Assimiler tous les micro-organismes à des agents pathogènes : certains protozoaires ou champignons sont inoffensifs ou bénéfiques.
- Négliger la différence entre allergènes et agents pathogènes : allergènes ne provoquent pas d’infection, mais une réaction immunitaire allergique.
- Confondre toxines bactériennes et bactéries elles-mêmes : toxines sont des substances produites par certaines bactéries.
- Sous-estimer la taille et la complexité des protozoaires par rapport aux bactéries et virus.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’agent pathogène selon BIO FICHE DE RÉVISION (chapitre 2).
- Savoir distinguer bactéries, virus, protozoaires et champignons microscopiques par leurs caractéristiques morphologiques et biologiques.
- Maîtriser la taille relative des virus (<0,1 μm) et des bactéries (~1 μm).
- Expliquer le mode de multiplication des bactéries et des virus.
- Identifier les maladies majeures associées à chaque type de micro-organisme (ex : tuberculose, malaria, candidose).
- Connaître la différence entre antigènes particulaires et solubles, et leur rôle dans la réponse immunitaire.
- Savoir que les antibiotiques sont efficaces contre les bactéries, mais inefficaces contre les virus.
- Comprendre le rôle des toxines bactériennes dans la virulence.
- Reconnaître la différence entre agents pathogènes et allergènes.
- Maîtriser la structure et la composition des virus (ADN ou ARN, capside, enveloppe).
- Savoir que certains protozoaires, comme Plasmodium, sont responsables de maladies graves.
- Connaître la définition et le rôle des antigènes dans la mise en marche de la réponse immunitaire.
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