📋 Plan du Cours
- Organisation du système nerveux central
- Moelle épinière et régions anatomiques
- Système nerveux périphérique et nerfs rachidiens
- Cellules gliales du système nerveux central
- Types de neurones et organisation du soma
- Origine historique du message nerveux électrique
- Polarité membranaire et potentiel de repos
- Potentiel d’action et propagation axonale
- Synapse chimique et électrique
- Neurotransmetteurs et récepteurs post-synaptiques
- Transduction sensorielle et codage en potentiels d’action
- Jonction neuro-musculaire et contraction musculaire
📖 1. Organisation du système nerveux central
🔑 Notions clés & Définitions
- Encéphale : L’encéphale est la partie du système nerveux central logée dans la boîte crânienne et chargée de l’intégration des informations.
- Cerveau : Le cerveau est une des trois grandes parties de l’encéphale, impliquée dans le traitement et l’organisation des fonctions nerveuses.
- Cervelet : Le cervelet est une des trois parties de l’encéphale, spécialisé dans la coordination et l’ajustement des mouvements.
- Tronc cérébral : Le tronc cérébral est une des trois parties de l’encéphale, assurant des fonctions de régulation essentielles.
- Ventricules cérébraux : Les ventricules cérébraux sont quatre cavités remplies de liquide céphalo-rachidien, interconnectées entre elles.
📝 Points essentiels
- L’encéphale et la moelle épinière forment le système nerveux central, centre de régulation et d’intégration.
- L’encéphale est composé de trois parties : cerveau, cervelet et tronc cérébral.
- Les 4 cavités ventriculaires sont : ventricule latéral droit, ventricule latéral gauche, 3ème ventricule et 4ème ventricule.
- La moelle épinière (ou rachis) porte 4 régions : cervicale, thoracique, lombaire et sacrée.
- Le canal de l’épendyme traverse toute la longueur de la moelle épinière.
- Les réflexes spinaux permettent une réponse rapide, par exemple retrait d’un objet chaud.
💡 Astuce mémo
Cerveau–Cervelet–Tronc : « 3 C » dans la boîte crânienne, et « 4 V » pour les ventricules.
📖 2. Moelle épinière et régions anatomiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Astrocyte : Cellule gliale du SNC qui soutient les neurones et participe à la barrière hémato-encéphalique grâce à ses prolongements autour des capillaires.
- Oligodendrocyte : Cellule gliale du SNC qui fabrique la gaine de myéline autour des axones du SNC pour améliorer la conduction.
- Microglie : Cellule gliale du SNC qui assure une fonction immunitaire de défense contre des molécules étrangères.
- Épendymocyte : Cellule tapissant les ventricules et le canal de l’épendyme, impliquée dans la production du liquide céphalo-rachidien et ses échanges avec le SNC.
- Neurone pseudo-unipolaire : Type de neurone dont, au développement, un prolongement unique se divise en une branche centrale vers la moelle et une branche périphérique vers la peau.
📝 Points essentiels
- Le SNC contient des cellules gliales et des neurones, avec plusieurs catégories de glie.
- Les prolongements des astrocytes entourent les capillaires et contribuent à une barrière hémato-encéphalique à perméabilité sélective.
- Les astrocytes participent aux échanges sang↔neurones, au retrait des déchets et limitent le passage d’agents pathogènes.
- Les oligodendrocytes forment la gaine de myéline autour des axones du SNC (la cellule de Schwann fait l’équivalent dans le SNP).
- La microglie joue le rôle de système immunitaire du SNC contre les molécules étrangères.
- L’épendymocyte tapisse les ventricules et synthétise le liquide céphalo-rachidien dans les 4 ventricules et le canal de l’épendyme, ainsi qu’autour du SNC entre pie-mère et arachnoïde.
💡 Astuce mémo
Astrocyte = barrière + nettoyage; Oligodendrocyte = myéline; Microglie = immunité; Épendymocyte = LCR; Pseudo-unipolaire = moelle (central) + peau (périphérie).
📖 3. Système nerveux périphérique et nerfs rachidiens
🔑 Notions clés & Définitions
- Message chimique : Un type de signal neuronal majoritaire qui transmet l’information via des substances chimiques entre cellules.
- Message électrique : Un type de signal neuronal minoritaire qui transmet l’information par des variations électriques de la membrane.
- Propagation unidirectionnelle : Un mode de transmission où le message circule du côté dendritique vers la terminaison axonale, sans retour.
- Méninges : Des enveloppes protectrices du système nerveux central, composées de dure-mère, arachnoïde et pie-mère.
- Barrière hémato-encéphalique : Une barrière qui limite le passage de substances entre le sang et le tissu cérébral pour protéger le système nerveux.
📝 Points essentiels
- Les dendrites reçoivent les messages, puis l’information est conduite vers la terminaison axonale dans le même sens.
- La propagation du message neuronal est décrite comme unidirectionnelle, donc jamais dans le sens inverse.
- La protection du système nerveux repose sur des structures osseuses, les méninges et le liquide céphalo-rachidien.
- Une méningite correspond à une inflammation des méninges.
- Le système nerveux est aussi protégé par la barrière hémato-encéphalique et par les cellules gliales.
- Le liquide céphalo-rachidien participe à la protection du système nerveux en plus des enveloppes et des barrières.
💡 Astuce mémo
Dendrites → terminaison axonale : sens unique, comme une voie à sens interdit.
📖 4. Cellules gliales du système nerveux central
🔑 Notions clés & Définitions
- Milieu intracellulaire : Le milieu intracellulaire correspond au cytoplasme, situé à l’intérieur de la membrane plasmique du neurone.
- Milieu extracellulaire : Le milieu extracellulaire correspond au liquide autour du neurone, séparé du cytoplasme par la membrane plasmique.
- Canaux ioniques : Les canaux ioniques sont des protéines membranaires qui forment une voie de passage sélective pour certains ions.
- Canaux de fuite passifs : Les canaux de fuite passifs laissent passer des ions selon leur perméabilité, sans dépendre d’un voltage pour s’ouvrir.
- Canaux voltage dépendants : Les canaux voltage dépendants s’ouvrent ou se ferment en fonction du voltage de part et d’autre de la membrane.
📝 Points essentiels
- La membrane plasmique sépare deux milieux et crée une différence de répartition des ions entre intérieur et extérieur.
- Le milieu extracellulaire est riche en Na+ et Cl−, tandis que le milieu intracellulaire est riche en K+ et en anions organiques.
- Les ions ne traversent pas librement la membrane : leur passage dépend de canaux ioniques membranaires.
- Deux types de canaux ioniques existent : canaux de fuite passifs (K+ et Na+) et canaux voltage dépendants (impliqués dans le potentiel d’action).
- La sélectivité des canaux signifie que chaque type de canal laisse passer des ions précis (Na+, K+, ou Cl−).
- Le sens de passage d’un ion dépend du gradient électrochimique, somme du gradient de concentration et du gradient électrique (intérieur négatif, extérieur positif).
💡 Astuce mémo
Sélectivité + gradient électrochimique : concentration pousse, électricité attire (intérieur −, extérieur +).
📖 5. Types de neurones et organisation du soma
🔑 Notions clés & Définitions
- Potentiel d’équilibre d’un ion : Le potentiel d’équilibre d’un ion est la différence de potentiel membranaire qui compense exactement son gradient de concentration.
- Potentiel d’équilibre du potassium : Le potentiel d’équilibre du potassium est la valeur de tension qui équilibre le gradient de K+ à travers la membrane, donnée à environ −90mV.
- Potentiel d’équilibre du sodium : Le potentiel d’équilibre du sodium est la valeur de tension qui équilibre le gradient de Na+ à travers la membrane, donnée à environ +60mV.
- Pompe Na+/K+ ATPase : La pompe Na+/K+ ATPase est une pompe membranaire qui utilise l’ATP pour faire sortir K+ et faire entrer Na+ contre leurs gradients.
- Potentiel d’action : Le potentiel d’action est l’unité de base du message nerveux, correspondant à une modification rapide de la polarité membranaire.
📝 Points essentiels
- Au repos, les canaux de fuite passifs K+ et Na+ sont ouverts tandis que les canaux voltages sont fermés.
- Le K+ sort selon son gradient de concentration, ce qui rend le milieu extracellulaire plus positif et l’intracellulaire plus négatif.
- Si la membrane était perméable uniquement au K+, le potentiel de repos coïnciderait avec le potentiel d’équilibre du K+, mais ce n’est pas le cas car Na+ contribue aussi.
- Le potentiel de repos se rapproche davantage du potentiel d’équilibre de l’ion le plus perméant, ici le K+, ce qui explique qu’il soit plus proche de −90textmV que de +60textmV.
- La pompe Na+/K+ ATPase contrebalance les mouvements ioniques en expulsant 3 K+ et en faisant entrer 2 Na+ grâce à l’hydrolyse de l’ATP.
- Le potentiel d’action a une amplitude d’environ 100mV et une durée d’environ 2 à 3s, et il obéit à la loi du tout ou rien via un seuil de déclenchement.
💡 Astuce mémo
Repos = fuite K+ tire vers −90 ; Na+ tire vers +60 ; pompe = ATPase corrige (3 K+ sort, 2 Na+ entrent).
📖 6. Origine historique du message nerveux électrique
🔑 Notions clés & Définitions
- Codage en fréquence : Le codage en fréquence est une façon de représenter l’intensité d’un message nerveux par le nombre de potentiels d’action générés sur une durée donnée.
- Potentiel d’action : Le potentiel d’action est une variation rapide du potentiel de membrane qui constitue l’unité de base de la transmission du message nerveux.
- Canaux Na+ voltage-dépendants : Les canaux Na+ voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent lors de la dépolarisation et permettent l’entrée de Na+.
- Canaux K+ voltage-dépendants : Les canaux K+ voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent après la dépolarisation et laissent sortir K+, ramenant puis dépassant le potentiel de repos.
- Synapse électrique : La synapse électrique est une transmission directe entre deux neurones via des jonctions gap, sans délai synaptique notable.
📝 Points essentiels
- Un message nerveux correspond à une succession de potentiels d’action, et plus il y a de potentiels d’action, plus l’information transmise est intense.
- Le potentiel d’action comporte 3 phases : dépolarisation, repolarisation puis hyperpolarisation.
- Lors de la dépolarisation, le potentiel de membrane devient moins négatif que le repos : l’intérieur devient plus positif et l’extérieur plus négatif au point stimulé.
- Lors de la repolarisation, la membrane revient vers des valeurs plus négatives grâce à la sortie de K+ ; l’hyperpolarisation rend ensuite la membrane plus négative que le repos.
- Les canaux Na+ voltage-dépendants déclenchent l’entrée de Na+ (dépolarisation) puis se ferment, tandis que les canaux K+ voltage-dépendants assurent la sortie de K+ (repolarisation et hyperpolarisation) puis se ferment.
- La pompe Na+ K+ ATPase restaure le repos en faisant entrer K+ et sortir Na+ après le potentiel d’action.
💡 Astuce mémo
PA = Na+ entre (dépolarisation) puis K+ sort (repolarisation→hyperpolarisation), et la pompe remet tout au repos.
📖 7. Polarité membranaire et potentiel de repos
🔑 Notions clés & Définitions
- Potentiel de repos : Le potentiel de repos est la différence de potentiel stable de la membrane neuronale avant toute stimulation.
- Potentiel post-synaptique : Le potentiel post-synaptique est la réponse électrique de la membrane post-synaptique après fixation d’un neurotransmetteur.
- PPSE : Le PPSE est un potentiel post-synaptique excitateur qui rend la membrane moins négative, favorisant la propagation du signal.
- PPSI : Le PPSI est un potentiel post-synaptique inhibiteur qui rend la membrane plus négative, freinant la propagation du signal.
- Récepteurs ionotropes : Les récepteurs ionotropes sont des récepteurs-canaux qui convertissent directement la fixation du neurotransmetteur en changement de polarité.
📝 Points essentiels
- La libération des neurotransmetteurs suit l’arrivée du PA, l’entrée de Ca2+ via des canaux voltage-dépendants, puis l’exocytose.
- La transmission chimique implique une fente synaptique d’environ 20 nm et un délai synaptique de quelques millisecondes.
- Le Ca2+ est retiré par recapture via des pompes calciques (réticulum et mitochondries), ce qui stoppe le signal calcique.
- La fixation du neurotransmetteur sur des récepteurs post-synaptiques convertit le message chimique en signal électrique (potentiel post-synaptique).
- Deux effets post-synaptiques existent : PPSE par dépolarisation et PPSI par hyperpolarisation.
- Les récepteurs ionotropes ouvrent directement un canal ionique, tandis que les récepteurs métabotropes passent par une protéine G (CRPG).
💡 Astuce mémo
PPSE = Excite = Dépolarise (moins négatif) ; PPSI = Inhibe = Hyperpolarise (plus négatif).
📖 8. Potentiel d’action et propagation axonale
🔑 Notions clés & Définitions
- Potentiel post-synaptique excitatif : Le potentiel post-synaptique excitatif est une modification locale de la polarité membranaire qui rend le potentiel moins négatif, favorisant l’excitabilité neuronale.
- Potentiel post-synaptique inhibiteur : Le potentiel post-synaptique inhibiteur est une modification locale de la polarité membranaire qui rend le potentiel plus négatif, réduisant la probabilité de déclencher un potentiel d’action.
- Récepteur ionotrope : Le récepteur ionotrope est un récepteur à canal ionique dont l’activation par le neurotransmetteur ouvre directement un canal et modifie la polarité.
- Récepteur métabotrope : Le récepteur métabotrope est un récepteur couplé à une protéine G qui transmet le signal via des étapes intracellulaires avant d’ouvrir ou fermer des canaux.
- Sommation spatiale et temporelle : La sommation spatiale et temporelle est l’addition des potentiels post-synaptiques excitateurs et inhibiteurs pour déterminer si le neurone atteint le seuil.
📝 Points essentiels
- Un PPSE correspond à une dépolarisation : le potentiel membranaire devient moins négatif.
- Un PPSI correspond à une hyperpolarisation : le potentiel membranaire devient encore plus négatif.
- Les récepteurs ionotropes convertissent directement la fixation du neurotransmetteur en ouverture de canaux ioniques.
- Les récepteurs métabotropes passent par une protéine G qui agit sur plusieurs cibles intracellulaires, dont des canaux ioniques.
- Le récepteur nicotinique de l’acétylcholine est ionotrope et perméable au Na+, ce qui produit un PPSE (excitation).
- Le récepteur ionotrope du GABA laisse entrer le chlore, ce qui produit un PPSI (inhibition).
💡 Astuce mémo
PPSE = Na+ qui entre (dépolarise) ; PPSI = Cl− qui entre ou K+ qui sort (hyperpolarise).
📖 9. Synapse chimique et électrique
🔑 Notions clés & Définitions
- Somme spatiale : La somme spatiale est l’addition des potentiels post-synaptiques provenant de synapses situées en des points différents du neurone.
- Somme temporelle : La somme temporelle est l’addition des potentiels post-synaptiques produits par des synapses activées successivement dans le temps.
- Potentiel post-synaptique : Le potentiel post-synaptique est la variation du potentiel de membrane du neurone receveur due à l’activité d’une synapse excitatrice ou inhibitrice.
- Seuil d’ouverture des canaux Na+ : Le seuil d’ouverture des canaux Na+ est la valeur du potentiel de membrane à partir de laquelle les canaux sodiques s’ouvrent et déclenchent un potentiel d’action.
- Transduction sensorielle : La transduction sensorielle est la transformation d’un stimulus externe en signal électrique au niveau de la terminaison du récepteur.
📝 Points essentiels
- Les potentiels post-synaptiques excitateur et inhibiteur s’additionnent pour décider si le neurone déclenche ou non un nouveau message.
- Un potentiel d’action est généré dans le soma si la sommation atteint le seuil d’ouverture des canaux Na+.
- Si la sommation n’atteint pas le seuil, aucun potentiel d’action n’est produit et le neurone reste silencieux.
- Les informations externes sont d’abord codées par des organes sensoriels en signaux électriques, seuls compatibles avec le système nerveux.
- Le message nerveux issu du codage sensoriel est acheminé au SNC où il est décodé pour permettre une perception de l’environnement.
- La transduction sensorielle correspond au changement de polarité électrique de la membrane de la terminaison nerveuse lors de la détection du stimulus.
💡 Astuce mémo
Somme = décision : spatial + temporel → seuil Na+ → potentiel d’action, sinon rien.
📖 10. Neurotransmetteurs et récepteurs post-synaptiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Potentiel de récepteur : Le potentiel de récepteur est le changement de polarité membranaire produit dans la terminaison nerveuse après détection du stimulus.
- Transduction sensorielle : La transduction sensorielle est la transformation du stimulus en signal électrique, à l’origine du potentiel de récepteur.
- Site générateur : Le site générateur est la zone de l’axone où la dépolarisation atteint le seuil et déclenche la genèse des potentiels d’action.
- Canaux ioniques voltage-dépendants : Les canaux ioniques voltage-dépendants sont des canaux membranaires qui s’ouvrent ou se ferment selon le niveau de potentiel électrique.
- Canaux TRP thermosensibles : Les canaux TRP thermosensibles sont des canaux ioniques activés par des températures ou des molécules naturelles, responsables de la thermodétection.
📝 Points essentiels
- La transduction sensorielle convertit le stimulus en un potentiel de récepteur, c’est-à-dire un changement de polarité de la membrane de la terminaison nerveuse.
- La dépolarisation issue du potentiel de récepteur se propage passivement jusqu’au site générateur, souvent au segment initial de l’axone.
- La genèse d’un potentiel d’action dépend de l’atteinte du seuil au site générateur via des canaux ioniques voltage-dépendants.
- Si la dépolarisation n’atteint pas le seuil, aucun train de potentiels d’action n’est émis.
- Le message nerveux est codé en train de potentiels d’action propagé sur de longues distances sans perte majeure du signal.
- La thermoception implique des canaux TRP : TRPA1 pour le froid intense, TRPM8 pour le froid modéré/menthe, TRPV4 pour la tiédeur/chaleur modérée, TRPV3 pour la chaleur élevée/camphre, TRPV1 pour la chaleur extrême/piment
💡 Astuce mémo
Seuil au segment initial : stimulus → transduction → potentiel de récepteur → dépolarisation passive → site générateur → PA (sinon rien).
📖 11. Transduction sensorielle et codage en potentiels d’action
🔑 Notions clés & Définitions
- Phosphodiesterase GMPc : Enzyme qui dégrade le GMPc et déclenche une cascade de signalisation dans la phototransduction.
- Canal Na+ GMPc-dépendant : Canal ionique dont l’ouverture dépend de la concentration de GMPc et qui fixe le niveau de dépolarisation/hyperpolarisation.
- Hyperpolarisation : Variation du potentiel de membrane vers des valeurs plus négatives, pouvant empêcher la génération d’un potentiel d’action.
- Neurone bipolaire : Interneurone de la voie visuelle qui reçoit le signal du photorécepteur et le transmet à la cellule ganglionnaire.
- Jonction neuro-musculaire : Synapse entre un motoneurone et une fibre musculaire, où l’acétylcholine déclenche l’activité électrique du muscle.
📝 Points essentiels
- La diminution du GMPc active une cascade qui ferme le canal Na+ GMPc-dépendant, ce qui favorise une hyperpolarisation autour de -70 mV.
- La genèse d’un message nerveux peut découler d’une hyperpolarisation via la conversion du potentiel de récepteur en dépolarisation du neurone bipolaire.
- Voie visuelle en 3 neurones : cellule photoréceptrice (bâtonnet) puis neurone bipolaire puis cellule ganglionnaire (nerf optique).
- Obscurité : le canal Na+ GMPc-dépendant est ouvert, puis la dépolarisation ouvre des canaux Ca2+ voltages-dépendants à la terminaison, entraînant un neurotransmetteur inhibiteur et une hyperpolarisation (PPSI) du bipolaI
- Obscurité : la libération du neurotransmetteur excitateur est bloquée, aucun PPSE n’est généré et aucun potentiel d’action ne se propage dans le nerf optique.
- Lumière : le canal Na+ GMPc-dépendant est fermé, les canaux Ca2+ voltages-dépendants se ferment, aucun neurotransmetteur inhibiteur n’est libéré et le neurone bipolaire se dépolarise (pas de PPSI).
💡 Astuce mémo
Obscurité = Na+ ouvert + Ca2+ libère inhibiteur → bipolaire hyperpolarisé ; Lumière = Na+ fermé + Ca2+ stop → bipolaire dépolarisé → excitateur libéré.
📖 12. Jonction neuro-musculaire et contraction musculaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Plaque motrice : La plaque motrice est la zone de contact entre le motoneurone et la fibre musculaire où débute la transmission du signal vers le muscle.
- Récepteurs nicotiniques : Les récepteurs nicotiniques sont des récepteurs membranaires activés par l’acétylcholine et responsables de l’entrée d’ions Na+ dans la cellule musculaire.
- Curare : Le curare est un antagoniste des récepteurs nicotiniques qui bloque la transmission neuromusculaire et provoque une paralysie.
- Réflexe myotatique : Le réflexe myotatique est une contraction involontaire d’un muscle déclenchée par son propre étirement.
- Arc réflexe : L’arc réflexe est la chaîne d’éléments qui transforme un étirement en une réponse motrice via des voies afférentes et efférentes.
📝 Points essentiels
- L’acétylcholine libérée par le motoneurone active les récepteurs nicotiniques de la fibre musculaire.
- L’activation nicotinique entraîne une entrée de Na+ qui provoque la dépolarisation et la genèse d’un potentiel d’action musculaire.
- Le potentiel d’action active les canaux Ca2+ du réticulum, augmentant le calcium cytosolique.
- L’augmentation de Ca2+ permet l’interaction actine-myosine et le raccourcissement des sarcomères, donc la contraction.
- Le curare bloque les récepteurs nicotiniques, entraînant une paralysie avec risque mortel par asphyxie.
- Le réflexe myotatique est inné, involontaire, rapide, et sert au maintien du tonus/posture et à la protection contre un étirement excessif.
💡 Astuce mémo
Curare = « Casse la plaque » : bloque les récepteurs nicotiniques → plus de contraction.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1786 | Expériences de Luigi Galvani sur des grenouilles lors d’un orage, montrant des contractions liées à un phénomène électrique |
| 1797 | Galvani met en évidence l’existence d’une électricité animale responsable des mouvements musculaires |
| 1800 | Volta invente la pile électrique et montre que le contact entre deux matériaux différents fournit de l’électricité |
📊 Tableaux de synthèse
Système nerveux autonome : antagonistes
| Partie | Activation | Neurotransmetteur |
|---|
| Sympathique/orthosympathique | Urgence/danger (lutte ou fuite) | Noradrénaline |
| Parasympathique | Repos (conserver l’énergie, fonctions vitales basiques) | Acétylcholine |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre PPSE et PPSI : PPSE rend la membrane moins négative (excite), PPSI la rend plus négative (inhibe).
- Croire que la propagation du message se fait dans les deux sens : la propagation dendrites → terminaison axonale est décrite comme unidirectionnelle.
- Mélanger canaux de fuite et canaux voltage-dépendants : au repos, les canaux de fuite K+ et Na+ sont ouverts, les voltage-dépendants sont fermés.
- Inverser les rôles Na+ et K+ pendant le potentiel d’action : Na+ entre pour la dépolarisation, K+ sort pour la repolarisation puis l’hyperpolarisation.
- Se tromper sur la synapse chimique : elle a une fente d’environ 20 nm et un délai synaptique de quelques millisecondes (contrairement à la synapse électrique).
- Confondre barrière hémato-encéphalique et méninges : la barrière limite le passage sang↔tissu cérébral, les méninges protègent avec dure-mère, arachnoïde, pie-mère.
- Oublier que le potentiel d’action obéit au tout ou rien : il n’est déclenché que si le seuil est atteint au site générateur (souvent segment initial).
✅ Checklist Examen
- Définir encéphale, cerveau, cervelet, tronc cérébral et citer les 4 cavités ventriculaires (latéral droit/gauche, 3ème, 4ème).
- Expliquer le rôle de la moelle épinière : 4 régions (cervicale, thoracique, lombaire, sacrée) et le canal de l’épendyme traversant toute la longueur.
- Lister les protections du SNC : structures osseuses, méninges (dure-mère, arachnoïde, pie-mère), liquide céphalo-rachidien et barrière hémato-encéphalique.
- Comparer message chimique vs message électrique et rappeler la notion de propagation unidirectionnelle dendrites → terminaison axonale.
- Décrire les milieux intracellulaire/extracellulaire et relier leur composition aux ions (Na+, Cl− dehors ; K+ et anions organiques dedans).
- Distinguer canaux de fuite passifs vs canaux voltage-dépendants et relier la sélectivité au passage d’ions précis (Na+, K+, Cl−).
- Donner les valeurs d’environnement du potentiel d’équilibre du K+ (
−90 mV) et du Na+ (+60 mV) et expliquer pourquoi le potentiel de repos est plus proche de K+.
- Expliquer le rôle de la pompe Na+/K+ ATPase (3 K+ sortent, 2 Na+ entrent via hydrolyse de l’ATP) dans le maintien du repos.
- Décrire les 3 phases du potentiel d’action (dépolarisation, repolarisation, hyperpolarisation) et associer Na+ voltage-dépendant à l’entrée puis K+ voltage-dépendant à la sortie.
- Expliquer la synapse chimique : 3 éléments (pré-, fente ~20 nm, post-), délai synaptique de quelques millisecondes et la séquence PA → entrée Ca2+ → exocytose.
- Relier PPSE/PPSI à leurs effets sur la polarité et préciser le rôle des récepteurs ionotropes (canal directement) vs métabotropes (protéine G/CRPG).
- Décrire la transduction sensorielle et le codage : potentiel de récepteur puis propagation passive jusqu’au site générateur, avec déclenchement seulement si le seuil Na+ est atteint.
- Expliquer la thermoception via TRP (TRPA1 froid intense, TRPM8 froid modéré/menthe, TRPV4 tiédeur/chaleur modérée, TRPV3 chaleur élevée/camphre, TRPV1 chaleur extrême/piment) et le principe Ca2+ thermosensible.
- Décrire la jonction neuro-musculaire : plaque motrice, récepteurs nicotiniques (entrée Na+), rôle du Ca2+ du réticulum et effet du curare (blocage nicotinique → paralysie).
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