Лист за преговор: Histoire et Techniques du Cinéma

📋 Plan du Cours

  1. Origines du cinéma
  2. Techniques d'images
  3. Projection et spectacle
  4. Débuts du cinéma
  5. Figures majeures
  6. Montage et narration
  7. Évolution industrielle
  8. Genres et formats

📖 1. Origines du cinéma

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cinéma (1895) : Art naissant, né lors de la projection des frères Lumière le 28 décembre 1895 au Grand Café à Paris, combinant la capture, la projection et la représentation d’images en mouvement.
  • Cultures visuelles au XIXe siècle : Ensemble des pratiques, dispositifs et représentations visuelles qui précèdent et préparent la naissance du cinéma, intégrant panoramas, dioramas, photographie, et spectacles optiques.
  • Désirs d’images fondamentaux : Quatre besoins essentiels liés à l’image : fixer l’empreinte du monde, introduire le mouvement, fixer la trace du mouvement, et projeter ces images sur un écran pour donner un spectacle payant.
  • Précinéma : Ensemble des dispositifs et spectacles antérieurs au cinéma, tels que la lanterne magique, le théâtre d’ombres, et les panoramas, qui préfigurent la projection d’images et la mise en scène de spectacles visuels.
  • Modernité industrielle préparant le regard : Transformation du rapport à l’image par la modernité, notamment avec le voyage en train qui habitue le regard à la perception du déplacement et du mouvement dans l’espace, préparant la perception cinématographique.

📝 Points essentiels

  • La naissance du cinéma est officiellement datée du 28 décembre 1895 avec la projection des frères Lumière, mais d’autres expériences, comme celles des frères Skladanowsky en Allemagne (1895) ou Edison aux États-Unis (1891), précèdent cette date.
  • Les cultures visuelles au XIXe siècle incluent des dispositifs tels que panoramas, dioramas, moving panoramas, qui immersent le spectateur dans des paysages ou reconstitutions, anticipant la projection cinématographique.
  • Les désirs d’images traduisent une volonté ancienne de conserver, fixer et projeter l’image du monde : la chambre noire (camera obscura) théorisée par Alhazen (XIe siècle), la photographie (Niépce, 1826 ; Daguerre, 1839), et les dispositifs optiques animés comme le phénakistiscope (1832).
  • Les spectacles précinéma, tels que la lanterne magique (XVIIe siècle) ou le théâtre d’ombres (Wayang Kulit), ont permis de projeter des images peintes ou silhouettes, donnant un spectacle payant et collectif, déjà en lien avec la projection d’images.
  • La modernité industrielle, avec le voyage en train, influence la perception du mouvement et du déplacement, préparant le regard à la vision cinématographique. La technique photographique, notamment la chronophotographie (Muybridge, 1878 ; Marey, 1882), permet de fixer la trace du mouvement, étape clé pour l’invention du cinéma.

💡 À retenir

Le cinéma naît à la croisée des pratiques anciennes de fixation et de projection d’images, dans un contexte de cultures visuelles du XIXe siècle, où la modernité industrielle et les dispositifs précinéma préparent le regard à la perception du mouvement et du spectacle collectif.

📖 2. Techniques d'images

🔑 Notions clés & Définitions

  • Camera obscura : dispositif optique ancien, chambre noire permettant de projeter une image inversée d’un extérieur sur une surface intérieure, théorisé par Alhazen (XIe siècle), perfectionné par Kepler et Descartes pour l’étude de la lumière et de la vision.
  • Invention de la photographie : processus permettant de fixer une image sur un support durable, avec Niépce (1826) réalisant la première photographie connue, et Daguerre (1839) mettant au point le daguerréotype, premier procédé commercial.
  • Phénakistiscope : jouet d’optique inventé en 1832, constitué d’un disque rotatif avec des images successives, créant l’illusion de mouvement par animation image par image.
  • FolioScope : aussi appelé flip book, inventé en 1860, petit livre dont les pages illustrées défilent rapidement pour produire une impression d’animation.
  • Chronophotographie : technique photographique développée par Muybridge (1878) et Marey (fin XIXe siècle), consistant à capturer plusieurs positions successives d’un mouvement pour analyser la dynamique du mouvement.
  • Appareils combinant photographie et animation : dispositifs comme le Mutoscope (1894, Herman Casler) et le Kinora (breveté par les frères Lumière), qui associent la photographie à la projection ou à l’animation pour produire des images en mouvement.

📝 Points essentiels

  • La camera obscura a été théorisée par Alhazen (XIe siècle) et a permis de comprendre le fonctionnement de la projection optique, influençant la conception des dispositifs d’image modernes.
  • La photographie a été une étape clé pour fixer l’empreinte du réel, avec Niépce réalisant la première image en 1826, et Daguerre commercialisant le daguerréotype en 1839, marquant le début de la fixation durable d’images.
  • Le phénakistiscope et le folioscope sont des jouets optiques qui exploitent la persistance rétinienne pour créer l’illusion de mouvement, précurseurs de l’animation cinématographique.
  • La chronophotographie a permis d’étudier et de représenter le mouvement avec précision, en superposant plusieurs images successives, comme le fit Muybridge en photographiant un cheval au galop.
  • Les appareils comme le Mutoscope et le Kinora ont combiné photographie et animation, permettant de produire des images en mouvement, en préfiguration des techniques cinématographiques.

💡 À retenir

Les innovations techniques telles que la camera obscura, la photographie, et les jouets d’optique comme le phénakistiscope, ont posé les bases de la captation et de la représentation du mouvement, ouvrant la voie à l’invention du cinéma.

📖 3. Projection et spectacle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spectacles d’ombres traditionnels (Wayang Kulit) : art narratif indonésien utilisant des silhouettes en cuir projetées sur un écran, accompagnées de musique et de chants, pour raconter la création du monde ou des épopées mythologiques.
  • Lanterne magique (Kircher, Huygens) : appareil de projection inventé au XVIIe siècle, permettant de projeter des images peintes sur verre sur un écran, perfectionné par Athanasius Kircher, Christian Huygens, et Thomas Walgenstein, et utilisé pour donner des spectacles d’images animées.
  • Fantasmagorie (Étienne-Gaspard Robert) : spectacle de projection de silhouettes ou images fantasmagoriques, créé à Paris à la fin du XVIIIe siècle, mêlant illusions optiques et narration pour produire des effets surnaturels.
  • Projection collective sur écran : innovation majeure du cinéma, consistant à diffuser des images sur un écran dans une salle obscure, permettant à un public nombreux de voir simultanément, marquant la naissance du spectacle cinématographique.
  • Spectacle payant avant le cinéma : pratique ancienne où des dispositifs comme la lanterne magique ou le music-hall proposaient des séances payantes avec accompagnement musical ou narration, avant l’apparition du cinéma en tant que spectacle dominant.

📝 Points essentiels

  • Les spectacles d’ombres comme le Wayang Kulit en Indonésie, existent depuis des millénaires, utilisant silhouettes projetées pour raconter des mythes et des histoires religieuses, avec accompagnement musical et chant.
  • La lanterne magique, inventée par des savants comme Athanasius Kircher, puis perfectionnée par Christian Huygens et Thomas Walgenstein, permet de projeter des images peintes sur verre, donnant naissance à des spectacles d’images animées en Europe dès le XVIIe siècle.
  • Étienne-Gaspard Robert, en 1794, crée à Paris la fantasmagorie, spectacle où des projections d’images mystérieuses et surnaturelles sont utilisées pour produire des illusions optiques, mêlant magie et narration.
  • La projection collective sur écran devient une innovation majeure avec l’émergence du cinéma, permettant de diffuser des images sur un écran dans une salle obscure, rendant le spectacle accessible à un large public.
  • Avant le cinéma, des spectacles payants comme ceux de la lanterne magique ou du music-hall fonctionnaient sur le même principe : installation d’un écran, accompagnement musical ou narration, et public payant, établissant une tradition de spectacle payant basé sur la projection d’images.

💡 À retenir

Les spectacles d’ombres, la lanterne magique, et la fantasmagorie ont préparé le terrain pour la projection collective sur écran, qui devient une innovation clé du cinéma, transformant la pratique du spectacle visuel en une expérience collective et payante.

📖 4. Débuts du cinéma

🔑 Notions clés & Définitions

  • Premières projections publiques payantes (frères Skladanowsky) : premières démonstrations publiques payantes de films, réalisées en novembre 1895 par les frères Skladanowsky avec leur dispositif Bioskop, marquant une étape dans la diffusion du cinéma.
  • Dispositifs précinéma individuels (Kinetoscope) : appareils conçus pour la vision individuelle de films courts, inventés par Thomas Edison en 1891, permettant une expérience personnelle sans projection collective.
  • Dispositifs précinéma collectifs (Bioskop, Cinématographe) : machines permettant la projection collective de films, comme le Bioskop des frères Skladanowsky (novembre 1895) et le Cinématographe de Louis Lumière (1895), qui combine filmage, développement et projection.
  • Films Lumière : vues courtes et diversité des sujets : courts métrages produits par les frères Lumière, explorant scènes de la vie quotidienne, métiers, et saynètes burlesques, avec une grande variété de sujets dès 1895.
  • Diffusion mondiale rapide du Cinématographe : grâce à la fiabilité et la portabilité du Cinématographe, la diffusion du cinéma s’accélère, avec plus de 1400 films Lumière produits entre 1895 et 1905, et une expansion à l’échelle internationale.
  • Cinéma muet (films sans son enregistré) : films produits sans enregistrement sonore, mais souvent accompagnés en salle par un musicien, un bonimenteur ou un benshi, illustrant que le cinéma muet n’était pas totalement silencieux, mais dépourvu de son synchronisé.

📝 Points essentiels

  • La naissance officielle du cinéma est datée du 28 décembre 1895, lors de la projection des frères Lumière au Grand Café à Paris, avec un programme de 10 vues courtes.
  • Avant cette date, plusieurs expérimentations ont eu lieu : Thomas Edison avec le kinétoscope (1891), les frères Skladanowsky avec leur Bioskop (novembre 1895), et d’autres dispositifs précinéma comme le Théâtre optique de Émile Reynaud (1892).
  • Les vues Lumière se distinguent par leur capacité à filmer le mouvement réel, permettant une projection collective fiable, ce qui favorise leur succès mondial.
  • Le cinéma naît dans un contexte de pratiques visuelles diverses : panoramas, dioramas, spectacles d’ombres, lanterne magique, qui préfigurent l’expérience de projection.
  • La période 1895-1907 est caractérisée par une diffusion rapide dans divers lieux (foires, cafés, théâtres), mais sans organisation institutionnelle forte.
  • La technique du cinéma muet inclut des accompagnements sonores variés : musiciens, bonimenteurs, benshi, et bruitages, qui enrichissent l’expérience sans en faire un cinéma sonore synchronisé.
  • Les figures majeures de cette période sont Pathé, Gaumont et Méliès, illustrant des logiques commerciales, techniques et artistiques.

💡 À retenir

Les débuts du cinéma se caractérisent par une succession d’expériences et d’innovations techniques, qui, en combinant la captation du mouvement, la projection collective et la diversité des sujets, ont permis d’établir le cinéma comme un art populaire mondial, même avant l’arrivée du son.

📖 5. Figures majeures

🔑 Notions clés & Définitions

Pathé (date indéterminée) : figure industrielle majeure du cinéma français, fondateur de la société Pathé Frères en 1896, qui devient une multinationale produisant environ 500 films par an dès 1904, en adoptant une organisation quasi industrielle et en passant de la vente à la location des films en 1907.

Gaumont (date indéterminée) : deuxième grand producteur français après Pathé, innovant dans le domaine du son synchronisé avec le Chronophone, et engagé dans la couleur et la technique cinématographique, avec des réalisateurs comme Louis Feuillade.

Méliès (1896) : magicien et réalisateur français, pionnier des effets spéciaux, inventeur de techniques telles que le trucage par substitution, créateur du premier studio de cinéma en Europe en 1897, et réalisateur du célèbre "Voyage dans la Lune" (1902).

Les frères Lumière (1895) : inventeurs du Cinématographe, qui peut filmer, développer et projeter des images animées, à l’origine de la première projection publique payante le 28 décembre 1895, avec des vues variées de la vie quotidienne, métiers et saynètes burlesques, diffusant rapidement leur invention dans le monde entier.

Bonimenteurs et benshi (années 1900) : acteurs vocaux qui commentent ou racontent les films lors des projections, en France, en Chine ou au Japon, jouant un rôle essentiel dans l’accompagnement sonore et la narration, notamment les benshi qui deviennent de véritables stars.

Rôle des projectionnistes (années 1900) : professionnels chargés de manipuler les appareils de projection, de maintenir une vitesse régulière, et de garantir la continuité du spectacle dans des lieux variés, contribuant à structurer les métiers du cinéma naissant.

📝 Points essentiels

  • Pathé et Gaumont illustrent deux logiques différentes : Pathé, orienté vers la production industrielle et la commercialisation via la location, et Gaumont, innovant dans le son et la couleur, tout en étant un acteur majeur dans la production et la diffusion.
  • Méliès se distingue par sa créativité artistique et ses effets spéciaux, développant une grammaire visuelle riche avec surimpressions, fondus, et animations image par image, tout en construisant un studio en 1897.
  • Les frères Lumière ont inventé un dispositif révolutionnaire, le Cinématographe, permettant la projection collective et la diffusion mondiale, marquant la naissance officielle du cinéma en 1895.
  • La figure du bonimenteur ou du benshi montre l’importance de l’accompagnement vocal dans le cinéma muet, pour commenter, expliquer ou improviser autour des images, renforçant le lien entre spectacle et narration.
  • La structuration des métiers (projectionnistes, opérateurs) et l’organisation industrielle (location, production, diffusion) ont permis la stabilisation du cinéma comme pratique sociale régulière à partir de 1907.

💡 À retenir

Les figures majeures du cinéma français des années 1900, telles que Pathé, Gaumont, et Méliès, illustrent la convergence de logiques commerciales, techniques et artistiques, posant les bases d’un cinéma industriel, narratif et innovant.

📖 6. Montage et narration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Montage : L’articulation de plusieurs plans pour produire du sens, permettant de construire une narration cohérente. Selon Ferdinand Zecca (1901), il s’agit de relier des plans par des enchaînements logiques ou expressifs pour faire avancer l’histoire.
  • Raccord-regard : Technique où la caméra adopte la perspective d’un personnage pour montrer ce qu’il voit, créant une immersion subjective. Exemple : Ferdinand Zecca (1901) avec "Par le trou de la serrure".
  • Champ-contrechamp : Enchaînement alterné entre deux points de vue opposés sur une même action, permettant de renforcer la tension ou la relation entre personnages. Développé par l’école de Brighton (fin XIXe - début XXe siècle).
  • Trucage : Procédé de transformation de la réalité filmée, incluant disparitions, apparitions, surimpressions, métamorphoses, utilisé dès 1897 par Georges Méliès pour ses effets spéciaux.
  • Narration orale (bonimenteurs, benshi) : Accompagnement vocal en direct ou enregistré, commentant ou expliquant les images. En France, le bonimenteur accompagne souvent la projection, tandis qu’au Japon, les benshi racontaient avec énergie, devenant des stars.

📝 Points essentiels

  • Le montage, dès 1895, permet de relier des plans pour donner du sens à la narration, passant d’un simple trucage à un langage visuel structuré. La technique du raccord-regard (Zecca, 1901) marque une étape clé en permettant au spectateur de voir à travers les yeux d’un personnage, renforçant l’immersion subjective.
  • Le champ-contrechamp, expérimenté par Alice Guy (1902) et l’école de Brighton, introduit une logique de dialogue visuel entre deux points de vue, préfigurant la narration classique.
  • Le montage alterné (Williamson, 1901) permet de montrer deux actions en parallèle, créant une simultanéité narrative.
  • Les effets spéciaux de Méliès (fin XIXe - début XXe siècle), tels que la surimpression ou la substitution, donnent une dimension fantastique et expérimentale au cinéma.
  • La ** narration orale** joue un rôle primordial dans le cinéma muet : bonimenteurs en France, benshi au Japon, accompagnant la projection pour commenter, expliquer ou improviser, ce qui compense l’absence de son enregistré.
  • La combinaison des bandes par les exploitants, notamment par remontage ou combinaison de bandes, permet d’adapter ou d’enrichir la narration selon les lieux et les publics.

💡 À retenir

Le montage et la narration en cinéma muet ont permis d’établir les bases du langage cinématographique, en passant d’effets spéciaux à une narration structurée, tout en utilisant la voix et la manipulation des images pour capter l’attention du spectateur.

📖 7. Évolution industrielle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Institutionnalisation du cinéma (à partir de 1907) : processus par lequel le cinéma devient une pratique culturelle organisée, avec des lieux dédiés, des habitudes sociales stabilisées et une structuration professionnelle, marquant la reconnaissance du cinéma comme pratique régulière et distincte.
  • Passage de la vente à la location des films (Pathé, 1907) : changement stratégique dans l’exploitation des films, où Pathé décide de louer ses copies plutôt que de les vendre, permettant une circulation plus contrôlée, durable et industrialisée des films.
  • Multiplication des lieux de projection spécialisés : développement de salles dédiées à la projection cinématographique, en complément des lieux traditionnels comme foires ou cafés, favorisant la pratique régulière et institutionnalisée du cinéma.
  • Diffusion internationale et industrialisation du cinéma : expansion rapide du cinéma à l’échelle mondiale, avec la création de filiales, usines, et une organisation industrielle permettant la production massive et la diffusion globale des films, notamment par des compagnies comme Pathé, Gaumont, et Méliès.

📝 Points essentiels

  • La date de 1907 marque une étape clé dans l’organisation du cinéma, avec la mise en place de lieux spécialisés et une structuration des métiers (projectionnistes, producteurs, etc.), contribuant à sa légitimation comme pratique sociale régulière (voir institutionnalisation).
  • La décision de Pathé en 1907 de louer plutôt que vendre ses films a permis de contrôler la circulation des copies, de favoriser la répétition et la diffusion à grande échelle, et de structurer l’industrie cinématographique (voir industrialisation).
  • La multiplication des salles de projection, notamment à partir des années 1900, a transformé le cinéma en une pratique sociale distincte, accessible dans des lieux fixes, favorisant la fréquentation régulière et la formation d’un public fidèle.
  • La diffusion internationale, avec la création de filiales et d’usines, a permis une industrialisation du cinéma, rendant possible une production massive et une exportation des films à l’échelle mondiale, renforçant la dimension commerciale et technique du médium.

💡 À retenir

L’institutionnalisation du cinéma à partir de 1907, accompagnée du passage à la location des films et de la multiplication des lieux spécialisés, a permis au cinéma de devenir une pratique sociale régulière et une industrie mondiale organisée, marquant sa transition vers une véritable industrie culturelle.

📖 8. Genres et formats

🔑 Notions clés & Définitions

  • Scènes quotidiennes : représentations de la vie de tous les jours filmées par les frères Lumière, telles que La Sortie de l’usine Lumière (voir section 2), illustrant des activités ordinaires et familières.
  • Saynètes burlesques : courtes scènes humoristiques ou comiques, souvent inspirées du théâtre ou du vaudeville, comme Le Jardinier ou La Voltige, qui exploitent le registre comique (voir section 2).
  • Formats courts : films de moins d’une minute, caractéristiques des premières productions Lumière, permettant une diffusion rapide et une captation simple de scènes variées (voir section 2).
  • Diversité des registres filmés : ensemble des thèmes abordés dans les premiers films, incluant la vie quotidienne, les métiers, la comédie, illustrant la variété des sujets et des styles explorés par Lumière et ses contemporains (voir section 2).
  • Développement des formes classiques du cinéma muet : évolution vers des techniques narratives et esthétiques propres au cinéma, telles que le montage, le trucage, et la mise en scène, qui structurent la grammaire du cinéma muet naissant (voir section 6).

📝 Points essentiels

  • Les premières vues Lumière, comme La Sortie de l’usine ou Le Repas de bébé, montrent des scènes de la vie quotidienne, des activités domestiques ou professionnelles, répondant au désir de fixer l’empreinte du réel (voir section 2).
  • La diversité des registres filmés dès 1895-1905 inclut aussi des saynètes burlesques, qui exploitent l’humour et le comique de situation, contribuant à la popularité du cinéma naissant (voir section 2).
  • Les formats courts, souvent moins d’une minute, facilitent la diffusion et la multiplication des vues, permettant une variété de sujets et une accessibilité immédiate pour le public (voir section 2).
  • La mise en scène de registres variés, de la vie quotidienne aux métiers en passant par la comédie, participe au développement d’un cinéma capable de représenter la société dans sa diversité, tout en expérimentant des formes narratives (voir section 2).
  • Le développement des formes classiques du cinéma muet, notamment par l’expérimentation du montage et des trucages, établit les bases d’un langage cinématographique structuré et narratif (voir section 6).

💡 À retenir

Les premiers films Lumière, courts et variés, ont exploré des scènes quotidiennes, des saynètes burlesques et une diversité de registres, posant ainsi les fondations des formes classiques du cinéma muet.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
XIe siècleThéorisation de la camera obscura par Alhazen
1826Première photographie réalisée par Niépce
1832Invention du phénakistiscope par Plateau
1839Commercialisation du daguerréotype par Daguerre
1878Développement de la chronophotographie par Muybridge
Fin XIXe siècleCréation du Mutoscope par Herman Casler
1891Expériences de Thomas Edison avec le cinématographe
1894Brevet du Kinora par les frères Lumière
28 décembre 1895Première projection publique des frères Lumière à Paris

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clés / ConceptsAuteurs / Périodes
Origines du cinémaCultures visuelles du XIXe siècle, désirs d’images, précinémaLumière, Skladanowsky, Edison, Alhazen, Niépce, Daguerre
Techniques d’imagesCamera obscura, photographie, jouets optiques, chronophotographieAlhazen, Muybridge, Marey, Niépce, Daguerre
Projection et spectacleSpectacles d’ombres, lanterne magique, fantasmagorie, projection collectiveKircher, Huygens, Robert, Walgenstein

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la date de la première photographie (1826, Niépce) avec celle de la projection cinématographique (1895, Lumière).
  2. Confusion entre la camera obscura théorisée par Alhazen et les dispositifs modernes de captation d’image.
  3. Identifier à tort la lanterne magique comme un dispositif du XIXe siècle alors qu’il date du XVIIe siècle.
  4. Confondre le phénakistiscope (1832) avec le kinetoscope (fin XIXe siècle).
  5. Confusion entre la chronophotographie (Muybridge, Marey) et la photographie classique.
  6. Mélanger les spectacles précinéma (ombres, lanterne magique) avec le cinéma comme spectacle de masse.
  7. Confusion entre les dispositifs optiques anciens et leur rôle dans la préparation du cinéma.
  8. Négliger l’importance des dispositifs de projection dans la naissance du spectacle cinématographique.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la date de la première projection des frères Lumière (28 décembre 1895) et ses enjeux.
  2. Maîtriser la définition du cinéma selon les frères Lumière et ses origines.
  3. Identifier les dispositifs précinéma tels que la lanterne magique, le théâtre d’ombres, et leur rôle dans la préparation du cinéma.
  4. Connaître la contribution d’Alhazen à la théorie de la lumière et de la vision avec la camera obscura.
  5. Savoir qui sont Niépce et Daguerre, et leur rôle dans l’invention de la photographie.
  6. Comprendre le principe du phénakistiscope et son importance dans l’animation optique.
  7. Connaître la chronophotographie et ses inventeurs, Muybridge et Marey, pour analyser le mouvement.
  8. Identifier les dispositifs combinant photographie et animation comme le Mutoscope et le Kinora.
  9. Comprendre l’évolution des spectacles d’ombres et leur influence sur la projection d’images.
  10. Connaître les principaux auteurs et concepts liés aux origines du cinéma : Lumière, Skladanowsky, Edison, Alhazen, Niépce, Daguerre.
  11. Maîtriser les notions de cultures visuelles du XIXe siècle et leur influence sur la naissance du cinéma.
  12. Vérifier la maîtrise des techniques d’images : camera obscura, photographie, jouets optiques, chronophotographie.

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1. En quoi le Cinématographe et le Phénakistiscope diffèrent-ils principalement dans leur fonction et leur usage dans l’histoire des dispositifs d’images en mouvement ?

2. Qu'est-ce qu'une camera obscura dans le contexte des techniques d'images ?

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Origines du cinéma — date clé ?

28 décembre 1895, projection Lumière à Paris.

Cultures visuelles au XIXe siècle — notion ?

Pratiques et dispositifs visuels préparant le cinéma.

Désirs d’images — 4 besoins ?

Fixer, introduire le mouvement, projeter, donner spectacle.

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