Лист за преговор: Structure et organisation de l'ADN

Plan du Cours

  1. Histoire de la découverte des acides nucléiques
  2. Règles de Chargaff et structure de l’ADN
  3. Acides nucléiques ADN et ARN : rôles
  4. Nucléotide : phosphate, sucre et base
  5. Liaison phosphodiester : polarité et direction
  6. Structure primaire et squelette sucre phosphate
  7. Double hélice : appariement et liaisons hydrogène
  8. Géométrie de la double hélice et sillons
  9. Structures ARN : tige-boucle et appariements wobble
  10. Propriétés physicochimiques : solubilité et UV
  11. Organisation cellulaire : virus, procaryotes, eucaryotes
  12. Réplication bactérienne : réplisome et fourche

1. Histoire de la découverte des acides nucléiques

Notions clés & Définitions

  • Nucléine : Substance organique acide isolée à partir de leucocytes et de tissus infectés, associée au noyau et à l’origine du terme « nucléique ».
  • Bases azotées : Composants de l’acide nucléique qui incluent adénine, guanine, cytosine, thymine, et uracile pour l’ARN.
  • Nucléotide : Unité de base des acides nucléiques formée d’une base azotée, d’un sucre et d’un phosphate.
  • Transformation bactérienne : Phénomène expérimental montrant que l’ADN provenant de pneumocoques virulents peut modifier le devenir d’autres bactéries.
  • Règles de Chargaff : Relations quantitatives entre bases puriques et pyrimidiques, et entre guanine-cytosine puis adénine-thymine, révélant un principe de structure de l’ADN.

Points essentiels

  • Friedrich Miescher isole une substance organique acide riche en phosphore, distincte des protéines, localisée dans le noyau.
  • Albrecht Kossel identifie les bases azotées (A, G, C, T) et montre que l’acidité provient des phosphates, justifiant le terme « acide ».
  • Phoebus Levene établit la structure du nucléotide (base + sucre + phosphate) et distingue ADN et ARN, mais propose à tort une répétition simple de 4 nucléotides.
  • Avery, MacLeod et McCarty démontrent que l’ADN est le support de l’hérédité via la transformation bactérienne chez les pneumocoques.
  • Erwin Chargaff formule deux relations : rapport 1:1 purines/pyrimidiques et égalités G=C et A=T, indices structuraux majeurs pour l’ADN.
  • Rosalind Franklin utilise la diffraction des rayons X pour mettre en évidence une structure hélicoïdale de l’ADN et distingue ADN A et ADN B.

Astuce mémo

Miescher→noyau (nucléine), Kossel→bases + phosphates, Levene→nucléotide (mais tétranucléotide faux), Avery→ADN support, Chargaff→G=C & A=T, Franklin→hélice (A/B).

2. Règles de Chargaff et structure de l’ADN

Notions clés & Définitions

  • Règles de Chargaff : Ensemble de relations de composition qui relient les pourcentages des bases de l’ADN entre elles.
  • Liaison phosphodiester 3’-5’ : Liaison covalente reliant le carbone 3’ d’un sucre au carbone 5’ du sucre suivant dans la chaîne d’ADN ou d’ARN.
  • Squelette sucre-phosphate : Charpente alternant pentose et phosphate qui porte la direction et la stabilité de la molécule d’acides nucléiques.
  • Double hélice d’ADN : Conformation formée par deux brins d’ADN enroulés autour d’un axe, stabilisée par des liaisons hydrogène entre bases complémentaires.
  • Bases pyrimidiques : Famille de bases à un seul cycle aromatique comprenant cytosine, thymidine et uracile.

Points essentiels

  • Dans l’ADN, %A = %T et %C = %G, donc A=T et C=G dans toutes les espèces mentionnées.
  • Le rapport (A+T)/(C+G) varie selon les espèces, même si A=T et C=G restent vrais.
  • Le phosphate relie le carbone 5’ d’un sucre au carbone 3’ du sucre suivant, formant une liaison phosphodiester 3’-5’.
  • La chaîne d’ADN a une polarité 5’→3’ avec une extrémité 5’ portant un phosphate libre et une extrémité 3’ portant un -OH libre.
  • Le phosphate porte une charge négative forte : l’ADN est un polyanion, ce qui favorise la stabilité via répulsion entre brins et interactions avec Mg2+, Na+ et protéines basiques comme les histones.
  • La liaison phosphodiester est très stable et résistante aux variations de pH, de sorte que les mutations touchent surtout les bases plutôt que la charpente sucre-phosphate.

Astuce mémo

Chargaff : A=T et C=G ; le reste (A+T)/(C+G) change selon l’espèce. Phosphodiester : 3’-5’ = 3’ vers 5’ dans la chaîne, polarité 5’→3’.

3. Acides nucléiques ADN et ARN : rôles

Notions clés & Définitions

  • Double hélice d’ADN : Conformation hélicoïdale formée par deux brins d’ADN qui s’enroulent autour d’un axe.
  • Liaison phosphodiester : Liaison covalente reliant les nucléotides entre eux dans le squelette sucre-phosphate de l’ADN.
  • Appariement des bases complémentaires : Association spécifique des bases azotées entre deux brins d’ADN, assurant la stabilité de la double hélice.
  • Antiparallélisme des brins d’ADN : Orientation opposée des brins d’ADN, où l’extrémité 3’ d’un brin fait face à l’extrémité 5’ de l’autre.
  • ARN messager : ARN codant servant d’intermédiaire porteur de l’information pour la synthèse protéique.

Points essentiels

  • Les extrémités d’un brin d’ADN sont 5’-phosphate et 3’-OH, avec des bases azotées accrochées au squelette sucre.
  • Dans toutes les espèces, A et T sont en pourcentages égaux, et C et G sont en pourcentages égaux, donc A=T et C=G.
  • Le rapport (A+T)/(C+G) varie selon les espèces, même si les égalités A=T et C=G restent vraies.
  • L’ADN est stabilisé par des liaisons hydrogène entre bases complémentaires, avec 2 liaisons pour A-T et 3 liaisons pour G-C.
  • Les brins d’ADN sont complémentaires et antiparallèles, car le 3’ d’un brin est face au 5’ de l’autre.
  • A-T est moins stable que G-C, car l’appariement A-T implique 2 liaisons hydrogène, tandis que G-C en implique 3 et augmente la rigidité de l’ADN.

Astuce mémo

A-T = 2 liaisons (moins stable), G-C = 3 liaisons (plus stable).

4. Nucléotide : phosphate, sucre et base

Notions clés & Définitions

  • Nucléotide : Un nucléotide est l’unité de base des acides nucléiques, formée d’un phosphate, d’un sucre et d’une base azotée.
  • Ribose : Le ribose est le sucre des ARN, qui remplace le désoxyribose dans la structure des nucléotides d’ARN.
  • Uracile : L’uracile est la base azotée propre aux ARN, qui remplace la thymine dans l’appariement des bases.
  • Appariement Watson-Crick : L’appariement Watson-Crick est un type d’appariement interne des bases, où A-U et G-C forment des paires complémentaires.
  • Appariement G-U : L’appariement G-U est un appariement non canonique entre guanine et uracile, impliquant 2 liaisons hydrogène.

Points essentiels

  • Un ARN est un polymère de nucléotides en simple brin, contrairement à l’ADN qui est classiquement double brin.
  • Le sucre de l’ARN est le ribose et non le désoxyribose, ce qui distingue directement les nucléotides d’ARN de ceux d’ADN.
  • L’uracile remplace la thymine dans les bases des ARN.
  • Les paires A-U forment 2 liaisons hydrogène et sont moins stables que les paires C-G.
  • Les paires G-C forment 3 liaisons hydrogène et augmentent la rigidité de la molécule.
  • Les liaisons G-U participent au repliement de certains ARN (ARNt, ARNr) et à la souplesse structurale des ARN régulateurs.

Astuce mémo

ARN = Ribose + Uracile ; A-U (2 H) moins stable que G-C (3 H) ; G-U = 2 H mais apporte de la souplesse.

5. Liaison phosphodiester : polarité et direction

Notions clés & Définitions

  • Liaison phosphodiester : Liaison covalente reliant les nucléotides via le groupement phosphate, au cœur de la chaîne des acides nucléiques.
  • Nucléases : Enzymes qui hydrolysent les liaisons des acides nucléiques, notamment la liaison phosphodiester.
  • Phosphodiestérases : Sous-groupe d’enzymes qui catalysent spécifiquement l’hydrolyse de la liaison phosphodiester.
  • Exonucléase : Nucléase qui coupe la chaîne à partir d’une extrémité, en retirant des nucléotides successifs.
  • Endonucléase : Nucléase qui coupe à l’intérieur de la chaîne, en créant des fragments internes.

Points essentiels

  • La liaison phosphodiester est hydrolysée par des nucléases, qui catalysent la rupture de la liaison entre phosphate et sucre.
  • Les nucléases se classent selon le niveau de clivage : exonucléases à partir d’une extrémité et endonucléases à l’intérieur de la chaîne.
  • Les nucléases se classent aussi selon le substrat : ADN, ARN ou les deux.
  • Le type de coupure dépend de la position sur la liaison phosphodiester, avec une polarité 5’ ou 3’.
  • Les enzymes de restriction sont des endonucléases capables de reconnaître une séquence cible d’ADN et de couper au niveau du site actif.
  • Les enzymes de restriction coupent soit en extrémités franches (même paire de base), soit en extrémités cohésives (paires de bases différentes).

Astuce mémo

5’ = “départ” (exonucléase) ; 3’ = “intérieur” (endonucléase)

6. Structure primaire et squelette sucre phosphate

Notions clés & Définitions

  • Nucléoïde : Région d’ADN bactérien située dans le cytoplasme, sans enveloppe séparatrice comme un noyau.
  • Plasmides : Petites molécules d’ADN bactérien présentes en copies variables, en plus du chromosome principal.
  • Nucléosome : Unité de base de la compaction de la chromatine, formée par un octamère d’histones autour duquel s’enroule l’ADN.
  • Fibre de chromatine : Forme condensée des nucléosomes qui rend l’ADN globalement accessible et modulable pour les fonctions cellulaires.
  • Chromatine condensée : État très compact de la chromatine qui rend l’ADN inaccessible et produit des chromosomes visibles pendant la division.

Points essentiels

  • Chez les eucaryotes, la compaction de l’ADN est nécessaire car la longueur totale d’ADN peut atteindre ~2 m alors que le noyau mesure ~6 µm.
  • Quatre niveaux de compaction structurent l’ADN : nucléosome, fibre de chromatine, chromatine condensée, puis chromosome.
  • Le nucléosome contient 8 histones organisées en octamère : 2×H2A, 2×H2B, 2×H3, 2×H4.
  • À pH physiologique, les histones riches en acides aminés basiques portent des charges positives qui attirent l’ADN chargé négativement.
  • L’ADN fait environ 1,65 tour autour de l’octamère, et l’histone H1 se fixe à l’ADN entre deux nucléosomes.
  • La fibre de chromatine correspond le plus souvent à l’interface et laisse l’ADN accessible aux enzymes pour transcription et réplication, avec une dynamique modulable.

Astuce mémo

Nucléosome = 8 histones + 1,65 tour (H1 “entre deux” pour serrer).

7. Double hélice : appariement et liaisons hydrogène

Notions clés & Définitions

  • Appariement des bases : Appariement des nucléotides complémentaires qui stabilise la double hélice grâce à des interactions spécifiques entre bases.
  • Liaisons hydrogène : Interactions faibles mais directionnelles entre atomes des bases complémentaires qui maintiennent l’appariement dans la double hélice.
  • Double brin d’ADN : Structure où deux brins complémentaires s’associent pour former une double hélice et permettre la copie fidèle de l’information.
  • Procaryotes : Organismes unicellulaires sans noyau, dont l’ADN est localisé dans le nucléoïde et organisé en un chromosome unique.
  • Chromosome circulaire : Forme d’ADN procaryote organisée en une molécule double brin circulaire, super enroulée et associée à des protéines du nucléoïde.

Points essentiels

  • Les liaisons hydrogène assurent la stabilité de l’appariement des bases dans la double hélice, ce qui rend la copie de l’information possible.
  • Un ADN procaryote est un double brin circulaire, super enroulé, localisé dans le nucléoïde et non enfermé dans un noyau.
  • Chaque cellule fille doit recevoir une copie complète du génome, ce qui nécessite une séparation précise des chromosomes dupliqués et alignés.
  • Une molécule d’ADN unique « géante » serait difficile à séparer correctement et augmenterait fortement les erreurs de répartition.
  • La présence de plusieurs chromosomes (au niveau eucaryote) favorise l’évolution via réarrangements, duplications ou pertes, alors qu’une unique chaîne limiterait la plasticité évolutive.

Astuce mémo

Appariement = « complémentarité + liaisons H » : les bases s’emboîtent et la double hélice se stabilise pour être recopiée.

8. Géométrie de la double hélice et sillons

Notions clés & Définitions

  • oriC : Région de l’ADN bactérien où débute l’initiation de la réplication et d’où partent deux fourches en sens opposés.
  • Réplisome : Complexe multiprotéique qui coordonne hélicase, primase et ADN polymérase pour copier l’ADN.
  • Zone DUE : Région d’oriC riche en A=T, plus facile à dénaturer, qui sert de site d’ouverture initiale du double brin.
  • Boîtes DnaA : Zone d’oriC de reconnaissance protéique où DnaA se fixe pour déclencher l’ouverture de l’ADN.
  • Sillons de l’ADN : Régions latérales de la double hélice où se projettent les atomes et qui servent de repères de reconnaissance pour les protéines.

Points essentiels

  • La réplication est conservative : chaque molécule fille conserve un brin parental, et elle est bidirectionnelle à partir d’oriC.
  • L’oriC comporte une zone de reconnaissance protéique (boîtes DnaA) et une zone d’ouverture (DUE).
  • La séquence consensus de 9 nucléotides est 5’-TTATCCACA-3’ et correspond à des sites de fixation de DnaA, avec une taille d’environ 10 pb.
  • La DUE est riche en A=T, ce qui facilite la rupture des liaisons hydrogène lors de l’initiation.
  • L’initiation se fait sur un ADN double brin entièrement méthylé : DnaA se fixe à la DUE puis les liaisons A=T sont rompues pour ouvrir la double hélice.
  • L’élongation démarre par le chargement de l’hélicase DnaB sur les brins simples via DnaC, puis DnaB hydrolyse l’ATP et progresse sur la matrice dans le sens 5’→3’.

Astuce mémo

DUE = A=T facile à ouvrir ; DnaA = clé de reconnaissance ; DnaB = moteur 5’→3’.

9. Structures ARN : tige-boucle et appariements wobble

Notions clés & Définitions

  • Tige-boucle ARN : Structure ARN repliée où une tige appariée forme une tige et une zone non appariée forme une boucle.
  • Appariements wobble : Appariements de bases qui tolèrent des interactions moins strictes que les appariements canoniques, permettant une reconnaissance fonctionnelle.
  • ARN simple brin : Molécule d’ARN constituée d’une seule chaîne, capable de se replier en structures comme la tige-boucle.
  • Région transcrite : Segment d’ADN copié en ARN lors de la transcription, incluant des parties non traduites et une séquence codante.

Points essentiels

  • Les structures ARN comme la tige-boucle résultent du repliement d’un ARN simple brin en zones appariées et non appariées.
  • Les appariements wobble permettent des interactions de bases compatibles avec la fonction, malgré une stricte complémentarité moins exigeante.
  • La transcription produit un ARN simple brin sans amorce, ce qui rend possible son repliement en structures internes.
  • La région transcrite comprend une 5’UTR, une ORF et une 3’UTR, qui influencent respectivement le recrutement du ribosome, la traduction et la terminaison/stabilité.
  • Comparaison : appariement canonique vs wobble—canonique = complémentarité stricte, wobble = tolérance de paires moins strictes tout en conservant la reconnaissance.

Astuce mémo

Tige-boucle = TIGE appariée + BOUCLE non appariée ; Wobble = “bascule tolérée” pour garder la reconnaissance.

10. Propriétés physicochimiques : solubilité et UV

Notions clés & Définitions

  • ARN polymérase : Enzyme qui catalyse la synthèse d’un ARN à partir d’un brin matrice d’ADN, en lisant le brin matrice et en allongeant l’ARN.
  • Facteur sigma : Sous-unité de l’ARN polymérase qui reconnaît le promoteur et permet la formation du complexe d’initiation.
  • Terminaison rho-dépendante : Mécanisme de fin de transcription où la protéine rho déclenche la dissociation du complexe de transcription grâce à une activité ATPase et hélicase.
  • Terminaison intrinsèque : Mécanisme de fin de transcription qui ne dépend pas du facteur rho et repose sur des propriétés intrinsèques de la séquence transcrite.
  • ARNm : ARN messager simple brin qui sert d’intermédiaire temporaire entre l’information portée par l’ADN et la synthèse des protéines.

Points essentiels

  • La transcription a lieu dans le cytoplasme et se fait avec une unique ARN polymérase.
  • L’initiation implique la fixation de l’holoenzyme ARN polymérase-sigma sur le promoteur puis la formation d’un complexe fermé sur l’ADN double brin.
  • L’ouverture locale de la double hélice se fait au niveau d’une région riche en A=T, formant une bulle de transcription (complexe ouvert).
  • L’élongation nécessite la dissociation du facteur sigma et la synthèse de l’ARN dans le sens 5’→3’ à partir du brin matrice lu 3’→5’.
  • L’uracile est incorporé à la place de la thymine lors de l’incorporation des ribonucléotides par complémentarité.
  • Pendant l’élongation, l’ADN s’ouvre en avant de l’enzyme et se referme en arrière, tandis que l’ARN nouvellement synthétisé se détache progressivement du brin matrice.

Astuce mémo

ADN s’ouvre devant, ARN sort derrière : sigma guide au départ, rho coupe à la fin.

11. Organisation cellulaire : virus, procaryotes, eucaryotes

Notions clés & Définitions

  • ARN messager ARNm : L’ARN messager est la molécule qui porte l’information génétique utilisée pour fabriquer une protéine via la traduction.
  • Régulation de l’expression des gènes : La régulation de l’expression des gènes regroupe les contrôles qui déterminent si un gène est transcrit et en quelle quantité d’ARNm.
  • Amplification du signal génétique : L’amplification du signal génétique désigne la production massive d’ARNm à partir d’un même gène, augmentant ensuite la production protéique.
  • ARN polymérase : L’ARN polymérase est l’enzyme qui synthétise l’ARN à partir d’une matrice d’ADN pendant la transcription.
  • Facteur Rho : Le facteur Rho est une protéine impliquée dans la terminaison de la transcription.

Points essentiels

  • Le passage par l’ARNm permet une régulation modulable : transcrire ou non, produire des quantités variables d’ARNm, puis ajuster rapidement la quantité de protéines.
  • Si la synthèse protéique se faisait directement à partir de l’ADN, la régulation serait plus rigide et moins réversible que via l’ARNm.
  • À partir d’un seul gène, une cellule peut produire de nombreux ARNm, chacun pouvant être traduit par plusieurs ribosomes.
  • L’ARNm sert de réponse rapide aux besoins cellulaires, ce qui améliore l’efficacité par rapport à une synthèse directe depuis l’ADN.
  • L’ARN polymérase synthétise l’ARN à partir d’une matrice d’ADN.
  • Le facteur Rho permet la terminaison de la transcription.

Astuce mémo

ARNm = « interrupteur modulable » : transcrire ? combien ? puis traduire vite.

12. Réplication bactérienne : réplisome et fourche

Notions clés & Définitions

  • Code génétique : Ensemble des règles reliant des codons d’ARN à des acides aminés lors de la traduction.
  • Dégénérescence du code génétique : Propriété où plusieurs codons différents peuvent spécifier le même acide aminé, surtout via la 3e position.
  • Séquence Shine-Dalgarno : Séquence d’ARNm en amont du codon initiateur qui sert d’ancrage pour aligner le ribosome sur l’ARNm.
  • Codon de démarrage : Codon initiateur de la traduction, généralement AUG, qui positionne l’ARNt initiateur dans le site P.
  • ARNt : Petites molécules d’ARN chargées chacune par un acide aminé spécifique et portant un anticodon complémentaire.

Points essentiels

  • Le code génétique utilise des codons de 3 nucléotides, avec 4 types de nucléotides, soit 64 codons possibles.
  • Le code génétique code 20 acides aminés, ce qui explique la dégénérescence.
  • En général, les codons qui ne diffèrent que par leur 3e position codent pour le même acide aminé.
  • La dégénérescence rend la traduction robuste : une mutation ponctuelle en 3e position modifie souvent moins la protéine.
  • La séquence Shine-Dalgarno permet l’alignement précis du ribosome sur l’ARNm par complémentarité avec l’ARN ribosomique de la sous-unité 30S.
  • L’initiation nécessite des facteurs d’initiation et du GTP pour fixer la sous-unité 30S sur l’ARNm au niveau Shine-Dalgarno.

Astuce mémo

3e position = même sens : « 3e lettre change, acide aminé souvent inchangé ».

Repères chronologiques

DateÉvénement
1910Prix Nobel de médecine attribué à Albrecht Kossel
51Cliché de diffraction des rayons X montrant la structure hélicoïdale de l’ADN (Franklin)
86°CTempérature de fusion (Tm) de l’ADN humain

Tableaux de synthèse

Appariements de bases (ADN vs ARN)

PairesLiaisons HStabilité
A-T (ADN)2moins stable
G-C (ADN)3plus stable
A-U (ARN)2moins stable
G-C (ARN)3plus stable
G-U (ARN)2non canonique, apporte de la souplesse

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la liaison phosphodiester : elle relie 5’ d’un sucre à 3’ du suivant (et donne une polarité 5’→3’), pas l’inverse.
  2. Croire que Chargaff impose A+T = C+G : en réalité A=T et C=G, mais le rapport (A+T)/(C+G) varie selon les espèces.
  3. Penser que l’ARN est plus stable que l’ADN : l’ARN est moins stable car le ribose porte un -OH en 2’ plus réactif.
  4. Mélanger les rôles des extrémités : l’exonucléase “part” d’une extrémité (5’ ou 3’ selon le type), tandis que l’endonucléase coupe à l’intérieur de la chaîne.
  5. Confondre terminaison rho-dépendante et intrinsèque : la rho-dépendante nécessite Rho (ATPase/ hélicase) et des sites rut sur l’ARN.
  6. Croire que la primase peut initier comme l’ADN polymérase : elle synthétise de novo de courtes amorces d’ARN car l’ADN polymérase ne peut pas démarrer sans extrémité 3’-OH.
  7. Confondre les appariements wobble : G-U est un appariement non canonique (2 liaisons H) qui contribue au repliement et à la souplesse, pas un appariement Watson-Crick strict.

Checklist Examen

  1. Expliquer l’origine historique : Miescher isole la nucléine (acide riche en phosphore, noyau), Kossel identifie bases et phosphates, Levene propose le tétranucléotide (faux), Avery/McLeod/McCarty montrent que l’ADN est l
  2. Énoncer précisément les règles de Chargaff : A=T et C=G dans toutes les espèces mentionnées, et distinguer de la variation du rapport (A+T)/(C+G).
  3. Décrire la liaison phosphodiester : rôle structural, chimique (polarité/directionnalité 5’→3’), électrostatique (polyanion), mécanique (stabilité) et biologique (information portée par les bases).
  4. Relier structure et stabilité de la double hélice : antiparallélisme, complémentarité, et nombre de liaisons hydrogène (A-T=2, G-C=3).
  5. Distinguer nucléotide ADN vs ARN : ribose vs désoxyribose, uracile vs thymine, et conséquence sur la stabilité chimique de l’ARN.
  6. Comparer appariements canoniques et non canoniques dans l’ARN : Watson-Crick (A-U, G-C) vs wobble (G-U) et leur impact sur le repliement (tige-boucle).
  7. Expliquer l’organisation de l’ADN chez les eucaryotes : 4 niveaux (nucléosome, fibre de chromatine, chromatine condensée, chromosome) et rôle des histones/H1 et des charges positives.
  8. Décrire la géométrie et les sillons : grand sillon vs petit sillon, accessibilité et rôle de reconnaissance des protéines (lecture de séquence sans ouvrir l’ADN).
  9. Présenter l’organisation procaryote : nucléoïde sans enveloppe, chromosome circulaire super enroulé, plasmides (copies variables) et méthylation Dam (GATC).
  10. Décrire la réplication bactérienne : semi-conservative, bidirectionnelle depuis oriC, rôle de DnaA (boîtes DnaA) et DUE (A=T), sens de progression de DnaB (5’→3’).
  11. Expliquer l’élongation et la maturation : primase amorces d’ARN, ADN polymérase III synthèse 5’→3’ (brin directeur continu, brin retardé fragments d’Okazaki), ligase, et terminaison ter/Tus (permissif vs non permissif).
  12. Expliquer transcription puis traduction : transcription (initiation holoenzyme-sigma sur promoteur, bulle sur région -10 riche en A=T, élongation 5’→3’ sur ARN, terminaison rho-dépendante ou intrinsèque) puis traduction

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1. Quel chercheur a isolé une substance acide riche en phosphore dans le noyau, à l’origine du terme « nucléine » ?

2. Que montrent les règles de Chargaff pour l’ADN de la plupart des espèces ?

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Nucléine — découverte ?

Substance acide isolée du noyau, riche en phosphore.

Bases azotées — composant ?

Adénine, guanine, cytosine, thymine, uracile.

Nucléotide — unité ?

Base + sucre + phosphate.

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