Лист за преговор: Évolution et Spéciation Biologique

📋 Plan du Cours

  1. Évolution, évidence scientifique et preuves
  2. Biodiversité à trois échelles
  3. Classification phylogénétique et liens évolutifs
  4. Variation génétique initiée par les mutations
  5. Mutations ponctuelles et caractère aléatoire
  6. Remaniements chromosomiques et crossing-over inégaux
  7. Diversification des génomes et transferts horizontaux
  8. Sélection naturelle et adaptation au milieu
  9. Dérive génétique et effet fondateur
  10. Spéciation et isolements reproducteurs

📖 1. Évolution, évidence scientifique et preuves

🔑 Notions clés & Définitions

  • Évolution biologique : L’évolution biologique est le processus historique qui explique la diversification du vivant et l’apparition de nouveaux taxons à partir d’organismes préexistants.
  • Théorie cellulaire : La théorie cellulaire affirme que tous les êtres vivants sont constitués d’une unité structurale et fonctionnelle de base, la cellule.
  • Homéostasie : L’homéostasie est le maintien de paramètres physiologiques à des valeurs stables grâce à des mécanismes de régulation.
  • Systèmes dissipatifs : Un système dissipatif est un système qui maintient une organisation apparente au prix d’une dissipation d’énergie vers l’extérieur.
  • ADN support universel : L’ADN support universel est la molécule qui code l’information génétique chez tous les êtres vivants, organisée en gènes.

📝 Points essentiels

  • L’évolution est considérée comme une explication acceptée de la diversité du vivant car elle met en cohérence l’unité et la diversité observées.
  • L’unité du vivant repose notamment sur une composition chimique dominée par l’eau et des molécules organiques (glucides, lipides, protides).
  • La théorie cellulaire s’est développée au XIXe siècle mais a été initiée par des observations dès le XVIIe siècle sur des tissus végétaux.
  • Les cellules partagent des caractères communs comme les membranes, l’ADN comme support de l’information génétique et les ribosomes.
  • Les êtres vivants sont des systèmes thermodynamiques ouverts : ils échangent matière et énergie avec l’environnement tout en restant en état stationnaire de non-équilibre.
  • L’homéostasie correspond au maintien (ou au retour) de paramètres physiologiques stables après perturbation grâce à la régulation.

💡 Astuce mémo

Unité = cellule + ADN ; Vie = homéostasie ; Évolution = histoire qui relie tout.

📖 2. Biodiversité à trois échelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Biodiversité génétique : La biodiversité génétique correspond à la diversité des individus au sein d’une même espèce, liée aux différences de génotypes et d’allèles.
  • Biodiversité spécifique : La biodiversité spécifique désigne la diversité des espèces présentes dans un espace donné.
  • Biodiversité écologique : La biodiversité écologique (ou écodiversité) correspond à la diversité des écosystèmes dans un espace donné.
  • Classification biologique : La classification biologique est un système hiérarchisé de groupes imbriqués utilisé pour organiser la diversité des êtres vivants.
  • Classification phylogénétique : La classification phylogénétique classe les organismes à partir de leur apparentement évolutif, c’est-à-dire leur phylogénie.

📝 Points essentiels

  • La biodiversité est classiquement décrite à trois échelles : génétique, spécifique et écologique, chacune correspondant à un niveau d’organisation différent.
  • La biodiversité génétique peut être analysée à l’échelle d’un seul gène via les combinaisons alléliques des génotypes d’une population locale.
  • Le terme « biodiversité » est souvent utilisé au sens de biodiversité spécifique, c’est-à-dire la diversité des espèces dans un espace donné.
  • La biodiversité peut être étudiée à l’échelle mondiale comme à n’importe quelle échelle spatiale.
  • Les systématiciens organisent les organismes en groupes hiérarchisés imbriqués appelés classification biologique.
  • Les classifications actuelles reposent sur l’apparentement évolutif (phylogénie) plutôt que seulement sur la ressemblance morphologique.

💡 Astuce mémo

GÉNÉTIQUE = gènes dans l’espèce ; SPÉCIFIQUE = espèces ; ÉCOLOGIQUE = écosystèmes (G-S-E).

📖 3. Classification phylogénétique et liens évolutifs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spéciation par remaniements chromosomiques : La spéciation par remaniements chromosomiques correspond à la formation de nouvelles espèces à la suite de changements structuraux du caryotype qui bloquent les échanges génétiques.
  • Espèces jumelles : Les espèces jumelles sont des espèces morphologiquement indiscernables mais dont l’absence d’échanges génétiques est démontrable.
  • Espèce endémique : Une espèce endémique est une espèce présente uniquement dans une zone géographique donnée.
  • Dérive génétique : La dérive génétique est une évolution aléatoire des fréquences alléliques, particulièrement marquée dans les petites populations isolées.

📝 Points essentiels

  • Chez les souris de Madère, des remaniements chromosomiques (notamment robertsoniens) ont conduit à plusieurs populations reproductivement isolées à partir d’un caryotype initial 2n = 40.
  • Les souris de Madère présentent six populations isolées reproductivement, avec des caryotypes entre 2n = 22 et 2n = 30, et des hybrides entre populations stériles.
  • Les remaniements chromosomiques sont décrits comme un processus non déterminé, modélisé par des événements aléatoires de type dérive génétique.
  • La spéciation chez les souris de Madère est datée à l’échelle humaine : il faut environ 2000 à 4000 générations pour obtenir les six espèces jumelles.
  • Les drosophiles hawaïennes permettent de suivre, via des phylogénies moléculaires, une colonisation progressive des îles à partir de Kauai et une spéciation parfois extrêmement récente.
  • Dans le métro londonien, des moustiques incapables de se croiser avec les moustiques de surface se répartissent en plusieurs groupes génétiques selon les lignes, avec une spéciation en moins d’une centaine d’années favor

💡 Astuce mémo

Madère = caryotype qui change (2n) ; Hawaï = phylogénies moléculaires (colonisation) ; Métro = isolement rapide (générations) ; Dérive = hasard surtout en petites populations.

📖 4. Variation génétique initiée par les mutations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mutation : Une mutation est une modification aléatoire de la séquence nucléotidique d’un ADN, pouvant survenir en n’importe quel lieu et à n’importe quel moment du cycle.
  • Taux de mutation : Le taux de mutation est une mesure chiffrée de la fréquence des mutations, souvent donnée par cycle cellulaire ou par réplication.
  • Mutations efficaces : Les mutations efficaces sont des mutations qui modifient l’expression ou la fonctionnalité d’un gène, donc avec un effet cellulaire.
  • Mutations neutres : Les mutations neutres sont des mutations sans effet cellulaire détectable, car elles ne changent pas la fonction ou l’expression du gène concerné.
  • Mutation germinale : Une mutation germinale est une mutation touchant les cellules à l’origine des gamètes, donc transmissible à la descendance chez les pluricellulaires sexués.

📝 Points essentiels

  • Les mutations sont des processus fondamentalement aléatoires : elles surviennent au hasard et peuvent concerner n’importe quelle position de l’ADN.
  • Des ordres de grandeur souvent cités chez les Eubactéries sont ~10–9 par cycle cellulaire et ~10–6 par réplication, mais ils sont indicatifs et varient selon espèces et gènes.
  • La variation des taux de mutation contribue à l’évolution, et des taux plutôt constants à l’échelle évolutive peuvent définir des horloges moléculaires.
  • Les mutations efficaces incluent faux-sens (changement d’acide aminé), non-sens (codon-stop donnant un polypeptide tronqué) et mutations décalantes (insertions/délétions modifiant le cadre de lecture).
  • Les mutations neutres incluent mutations sur zones non codantes, mutations silencieuses (codon équivalent) et mutations neutres avec changement d’acide aminé si la fonction reste inchangée.
  • Chez les unicellulaires à division simple, une mutation est transmise à la descendance, alors que chez les pluricellulaires elle n’est transmissible que si elle touche les cellules germinales (ovogonies/spermatogonies).

💡 Astuce mémo

Hasard → fréquence → effet : Mutation arrive au hasard, on la quantifie (taux), puis on classe (efficace vs neutre) et on décide si elle passe la barrière germinale.

📖 5. Mutations ponctuelles et caractère aléatoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mutation ponctuelle : Une mutation ponctuelle est une modification de la séquence d’ADN portant sur un petit nombre de nucléotides, transmissible à la descendance.
  • Caractère aléatoire des mutations : Le caractère aléatoire des mutations désigne le fait que leur apparition ne dépend pas directement de l’environnement qui rendra ensuite l’adaptation possible.
  • Test de fluctuation : Le test de fluctuation est une expérience qui compare la variabilité du nombre de mutants entre cultures pour distinguer mutation spontanée et mutation induite.
  • Résistance aux phages : La résistance aux phages est un phénotype bactérien qui permet de survivre à l’action de virus bactériophages, après apparition d’une mutation adaptée.
  • Variance entre cultures : La variance entre cultures est la dispersion des résultats observés d’une culture à l’autre, utilisée pour inférer l’origine spontanée ou induite des mutations.

📝 Points essentiels

  • La fécondation stabilise le caryotype au cours du cycle de vie (hors fécondations atypiques), ce qui limite les changements de nombre de chromosomes chez l’espèce.
  • La méiose favorise des recombinaisons homologues, et la fécondation en aval tend à stabiliser le nombre de gènes présents dans une espèce.
  • Les mutations sont des modifications de séquence transmissibles à la descendance et constituent une source de nouveauté génétique.
  • L’expérience de LURIA & DELBRÜCK (1943) teste si une résistance aux phages est induite par les phages ou préexistante.
  • Hypothèse mutation spontanée : les cultures présentent des effectifs de résistants très variables d’une culture à l’autre.
  • Hypothèse mutation induite : les cultures présentent des effectifs de résistants similaires entre elles car l’environnement déclenche la mutation.

💡 Astuce mémo

Spontané = « ça fluctue » : beaucoup de variance entre cultures ; Induit = « ça colle » : variance faible.

📖 6. Remaniements chromosomiques et crossing-over inégaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection fréquence-dépendante : La sélection fréquence-dépendante est un mode de sélection naturelle où la valeur sélective d’un allèle ou d’un génotype dépend de sa fréquence dans la population.
  • Avantage du rare : L’avantage du rare est un cas de sélection fréquence-dépendante où le génotype rare a un meilleur succès reproducteur parce qu’il est peu fréquent.
  • Avantage du fréquent : L’avantage du fréquent est un cas de sélection fréquence-dépendante où le génotype fréquent a un meilleur succès reproducteur parce qu’il est majoritaire.
  • Sélection directionnelle : La sélection directionnelle est une sélection sur un trait quantitatif qui favorise les phénotypes situés à une extrémité de la distribution, déplaçant la moyenne.
  • Sélection diversifiante disruptive : La sélection diversifiante (disruptive) est une sélection sur un trait quantitatif qui favorise les phénotypes aux deux extrémités, augmentant la variance et pouvant produire une répartition bimodale.

📝 Points essentiels

  • La sélection fréquence-dépendante peut être négative (avantage du rare) ou positive (avantage du fréquent).
  • Dans l’avantage du rare, la rareté augmente la survie ou la reproduction du génotype concerné, ce qui freine sa disparition.
  • Dans l’avantage du fréquent, la fréquence augmente la survie ou la reproduction du génotype concerné, ce qui favorise son maintien ou sa montée.
  • La sex-ratio est proche de 1 chez la plupart des espèces car le sexe minoritaire a plus de chances de se reproduire et de produire plus de descendants.
  • La sélection directionnelle déplace la moyenne de la distribution des phénotypes vers l’extrémité favorisée.
  • La sélection diversifiante (disruptive) augmente la variance et conduit à une répartition bimodale en favorisant les deux extrémités de la courbe.

💡 Astuce mémo

Sex-ratio = 1 car le minoritaire gagne (correction automatique) ; Directionnel = moyenne qui bouge ; Disruptif = variance qui explose (deux extrémités).

📖 7. Diversification des génomes et transferts horizontaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crises biologiques : Les crises biologiques sont des épisodes brefs à l’échelle géologique où la biodiversité chute fortement, séparés par des périodes plus stables appelées stases évolutives.
  • Stases évolutives : Les stases évolutives sont de longues périodes où les cortèges d’espèces restent relativement stables entre deux crises biologiques.
  • Radiations évolutives : Les radiations évolutives sont des diversifications rapides d’espèces après une extinction de masse, à partir de lignées survivantes.
  • Dérive phylogénétique : La dérive phylogénétique est le remplacement aléatoire, au cours du temps géologique, de cortèges d’espèces par d’autres taxons.
  • Transferts génétiques horizontaux : Les transferts génétiques horizontaux sont des transferts de matériel génétique entre organismes sans que l’un soit le descendant direct de l’autre.

📝 Points essentiels

  • Les crises biologiques sont nombreuses et ont servi à établir l’échelle des temps géologiques, avec cinq grandes crises majeures.
  • La crise Crétacé-Tertiaire est la plus connue car elle a entraîné la disparition des dinosaures au sens traditionnel.
  • Les causes possibles des crises incluent volcanisme exceptionnel, impact météoritique, variation du champ magnétique terrestre, variation du niveau marin et variations climatiques.
  • Après une extinction de masse, une spéciation massive peut suivre, correspondant à des radiations évolutives.
  • Les radiations évolutives s’expliquent souvent par la libération de niches écologiques que les survivants occupent ensuite.
  • Dans le cas K-T, la disponibilité des niches et le fait que certains groupes (ex. Mammifères) soient ceux qui les occupent sont présentés comme dus au hasard, ce qui illustre la dérive phylogénétique.

💡 Astuce mémo

Extinction → niches vides → survivants se diversifient (radiations), mais le “qui gagne” peut dépendre du hasard (dérive).

📖 8. Sélection naturelle et adaptation au milieu

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spéciation parapatrique : La spéciation parapatrique correspond à une divergence entre populations qui ne sont pas totalement isolées, mais qui se rencontrent dans une zone de contact étroite.
  • Zone de contact : La zone de contact est la région où deux populations parapatriques peuvent se croiser, ce qui favorise parfois la présence d’hybrides.
  • Espèces en anneaux : Les espèces en anneaux sont des populations disposées en anneau autour d’une zone géographique, où les extrémités deviennent interstériles tandis que les populations adjacentes restent interfertiles.
  • Spéciation sympatrique : La spéciation sympatrique décrit la formation de nouvelles espèces au sein d’une même zone géographique, sans séparation spatiale nette.
  • Coévolution : La coévolution correspond à l’évolution réciproque d’espèces en interaction, sous l’effet de pressions de sélection mutuelles.

📝 Points essentiels

  • En parapatrie, la sélection naturelle joue un rôle majeur car les populations persistent dans des conditions environnementales différentes (ex. gradient climatique), ce qui limite la divergence seulement à la zone de rec
  • Les migrations entre populations parapatriques restent limitées car les milieux diffèrent, ce qui maintient des trajectoires évolutives distinctes malgré un contact étroit.
  • Des hybrides sont fréquents dans la zone de contact en parapatrie, comme illustré par la spéciation en cours chez des sous-espèces de Corneille noire.
  • Pour les espèces en anneaux, les populations les plus éloignées sont interstériles alors que des populations adjacentes restent interfertiles, ce qui produit une continuité locale mais une rupture reproductive aux extré
  • Le Pouillot verdâtre illustre un isolement reproductif par reconnaissance des chants : des populations (B et F) ne reconnaissent pas les chants de l’autre et sont donc isolées reproductivement.
  • Chez les Salamandres californiennes, une interprétation moderne propose un complexe d’espèces très proches avec échanges génétiques rares, plutôt qu’un anneau de spéciation unique, possiblement renforcé par des isol

💡 Astuce mémo

Parapatrie = contact étroit + milieux différents ; Anneau = adjacents interfertiles, extrémités interstériles ; Sympatrie = même lieu, isolement pré-zygotique ou polyploïdie ; Coévolution = pression mutuelle (course aux armements).

📖 9. Dérive génétique et effet fondateur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espèce panchronique : Une espèce panchronique est une espèce supposée rester morphologiquement identique sur une très longue durée géologique.
  • Fossile vivant : Un fossile vivant est une espèce présentée comme quasi inchangée depuis un grand âge géologique, sans preuve directe d’absence d’évolution.
  • Chaînon manquant : Un chaînon manquant désigne l’idée d’un ancêtre intermédiaire censé relier deux branches sur l’arbre du vivant.
  • Intermédiaire structural : Un intermédiaire structural est un organisme (souvent fossile) montrant des états de caractères entre deux formes successives.
  • Morphocline : Une morphocline est une série de formes fossiles apparentées où des caractères changent progressivement au cours du temps.

📝 Points essentiels

  • La notion de fossile vivant est trompeuse car une morphologie apparemment stable ne prouve pas l’absence d’évolution, notamment si seuls certains gènes influencent fortement les traits observés.
  • Les fossiles conservent surtout les parties dures, tandis que les parties molles peuvent évoluer sans laisser de traces directes dans le registre fossile.
  • Les ancêtres précis d’un groupe sont difficiles à identifier en paléontologie car les fossiles ne correspondent pas aux individus exacts à l’origine d’une lignée, rendant la découverte d’un ancêtre « certain » très peu概率
  • L’Archaeopteryx n’est pas l’ancêtre direct des oiseaux actuels : oiseaux et Archaeopteryx partagent un ancêtre commun encore inconnu, mais hypothétiquement proche d’un « portrait-robot » basé sur des apomorphies.
  • La recherche de chaînons manquants est aujourd’hui jugée peu pertinente car l’ancêtre d’un groupe reste le plus souvent hypothétique et non directement observable.
  • Les caractères peuvent évoluer par étapes intermédiaires : des fossiles successifs forment des morphoclines, et les organismes montrant ces états intermédiaires sont appelés intermédiaires structuraux.

💡 Astuce mémo

Fossile vivant = « stable en apparence » (traces partielles) ; Chaînon manquant = « ancêtre introuvable » (probabilité faible) ; Intermédiaire structural = « transition documentée » (morphocline).

📖 10. Spéciation et isolements reproducteurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Concept biologique de l’espèce : Le concept biologique de l’espèce définit des espèces comme des groupes d’individus capables de se reproduire entre eux et isolés reproductivement des autres groupes.
  • Isolement reproducteur : L’isolement reproducteur regroupe les mécanismes qui empêchent la production de descendants viables et/ou fertiles entre deux populations.
  • Isolement prézygotique : L’isolement prézygotique correspond aux barrières qui empêchent la formation du zygote avant la fécondation.
  • Isolement postzygotique : L’isolement postzygotique correspond aux barrières qui laissent former un hybride mais empêchent sa viabilité et/ou sa fertilité.
  • Spéciation allopatrique : La spéciation allopatrique correspond à la formation de nouvelles espèces à la suite d’une séparation géographique des populations.

📝 Points essentiels

  • L’isolement reproducteur est généralement nécessaire pour que deux populations deviennent des espèces distinctes au sens biologique.
  • L’isolement précopulatoire empêche la rencontre des partenaires sexuels et peut être géographique, écologique, temporel, comportemental ou mécanique.
  • L’isolement post-copulatoire permet la copulation mais empêche la fécondation.
  • L’isolement postzygotique empêche la production d’hybrides fertiles et/ou viables.
  • La spéciation allopatrique (au sens large) repose sur une séparation géographique prolongée, incluant la vicariance (au sens strict) et la spéciation péripatrique (effet fondateur).
  • La spéciation parapatrique implique une zone étroite de cohabitation avec hybridation entre entités, illustrée par des cas comme les corneilles européennes.

💡 Astuce mémo

Prézygotique = pas de zygote (rencontre ou fécondation bloquée) ; Postzygotique = zygote formé mais hybride non viable et/ou stérile.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1600Développement de la théorie cellulaire initié par des observations dès le XVIIe siècle (repère historique mentionné)
1859Publication de L’Origine des Espèces par Charles DARWIN
1973Dobzhansky : « Nothing in Biology Makes Sense Except in the Light of Evolution » (citation datée 1973)
1848Première observation du mélanisme industriel chez la Phalène du Bouleau (Manchester)
1954Majorité de la forme carbonaria dans la région de Manchester (mélanisme industriel)
1953Expériences de KETTLEWELL (marquage-recapture) sur la Phalène du Bouleau
1955Expériences de KETTLEWELL (marquage-recapture) sur la Phalène du Bouleau
1968Théorie neutraliste de l’évolution moléculaire (KIMURA)
1956Expérience de BURI sur la dérive génétique chez les Drosophiles
1943Expérience de LURIA & DELBRÜCK (test de fluctuation)

📊 Tableaux de synthèse

Types de mutations ponctuelles (selon la séquence)

TypeEffet sur la séquenceExemples cités
SubstitutionRemplacement local de basesfaux-sens, non-sens, neutres (selon effet)
Insertion/DélétionGlissement de brins modifiant le cadre de lectureinsertions/délétions par glissement
Altération chimiqueAltération spontanée ou induitedépurination ; dimérisation de thymines (UV)

Types de sélection (sur un trait quantitatif)

TypeEffet sur la distributionConséquence attendue
DirectionnelleDéplacement de la moyenne vers une extrémitéréduction du polymorphisme
Diversifiante (disruptive)Augmentation de la variancerépartition bimodale
Stabilisante (purifiante)Favorise autour de la moyennediminution de la variance

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre mutation et réparation : la plupart des altérations sont corrigées par des systèmes de réparation, donc mutation ≠ absence de réparation.
  2. Croire que les mutations sont « induites par l’environnement » : le test de fluctuation (LURIA & DELBRÜCK) distingue mutation spontanée vs induite par la variance entre cultures.
  3. Mélanger sélection et dérive : la sélection est un tri orienté par fitness, la dérive est un tri aléatoire dépendant de la taille/effectif efficace et n’agit que sur les traits neutres (au sens du cours).
  4. Inverser les prédictions du test de fluctuation : mutation spontanée → variance forte entre cultures, mutation induite → variance faible.
  5. Penser que « fossile vivant » prouve l’absence d’évolution : une morphologie stable ne suffit pas (seulement une partie des gènes influence fortement les traits observés).
  6. Confondre isolement prézygotique et postzygotique : prézygotique empêche zygote (rencontre/fécondation), postzygotique laisse un hybride mais bloque viabilité/fertilité.
  7. Croire que le concept biologique de l’espèce est universel : il est limité (hybridation fertile, transferts horizontaux, inapplicabilité à certains procaryotes et à des reproductions asexuées).

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi l’évolution est une évidence scientifique en reliant unité du vivant (cellule, ADN, homéostasie/systèmes dissipatifs) et diversité (diversification historique).
  2. Définir biodiversité génétique, spécifique et écologique, et préciser que « biodiversité » est souvent utilisée au sens spécifique.
  3. Décrire comment la classification biologique actuelle repose sur l’apparentement évolutif (phylogénie) plutôt que seulement la ressemblance.
  4. Présenter au moins deux exemples de spéciation en action (Madère : remaniements chromosomiques ; métro londonien : isolement rapide ; Hawaï : phylogénies moléculaires et colonisation).
  5. Expliquer le lien altération de la séquence → mutation en cas d’absence de réparation (ex : dépurination, dimérisation UV) et citer l’existence de corrections (auto-correction, endonucléases, photolyase).
  6. Classer les mutations ponctuelles selon leur effet sur l’information génétique (faux-sens, non-sens, neutres) et rappeler la transmission germinale vs somatique.
  7. Expliquer pourquoi la méiose et la fécondation génèrent de la diversité (brassage inter- et intrachromosomique, recombinaisons, restauration de la diploïdie et stabilisation du caryotype).
  8. Définir les transferts horizontaux de gènes et donner des exemples (transformation, transduction, conjugaison ; transferts chez les eucaryotes à l’échelle évolutive).
  9. Schématiser et interpréter le test de fluctuation de LURIA & DELBRÜCK : prédictions et conclusion sur le caractère aléatoire des mutations.
  10. Définir sélection naturelle (fitness = succès reproducteur) et dérive génétique, puis distinguer leurs effets sur polymorphisme et traits neutres.
  11. Expliquer les types de sélection (directionnelle, balancée/superdominance, fréquence-dépendante, diversifiante/disruptive, stabilisante/purifiante) et relier chaque type à l’évolution de la distribution.
  12. Décrire l’effectif efficace et relier la vitesse de fixation de la dérive à la taille des populations, puis traiter deux exemples de dérive (effet fondateur, goulot d’étranglement ; dérive phylogénétique via crise K-T).
  13. Présenter les critères de définition de l’espèce (biologique, morphologique/phénotypique, écologique, phylogénétique) et discuter leurs limites (hybridation fertile, transferts horizontaux, espèces jumelles).
  14. Maîtriser les modalités d’isolement reproducteur (prézygotique : géographique/écologique/temporel/comportemental/mécanique ; post-copulatoire ; postzygotique) et les relier aux types de spéciation (allopatrique, péripat-

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Évolution — définition ?

Processus de diversification du vivant.

Preuves de l'évolution ?

Fossiles, anatomie comparée, génétique.

Biodiversité — trois échelles ?

Génétique, spécifique, écologique.

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