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La DĂ©claration universelle des droits de lâhomme est adoptĂ©e en 1948, tandis que les deux Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits Ă©conomiques, sociaux et culturels sont adoptĂ©s en 1966.
Les tribunaux pĂ©naux internationaux ad hoc sont créés pour lâex-Yougoslavie en 1993 et pour le Rwanda en 1994, puis le Statut de Rome de 1998 institue la Cour pĂ©nale internationale, entrĂ©e en fonction en 2002.
Compléments
ONU â dĂ©colonisation â droits humains â pĂ©nal international â fragmentation
Le traitĂ© de Westphalie de 1648 illustre une norme fondĂ©e sur lâaccord mutuel entre Ătats souverains.
La thĂ©orie de lâautolimitation considĂšre que la modification de la volontĂ© Ă©tatique peut remettre en cause les engagements internationaux.
Lâinterdiction du gĂ©nocide constitue, selon le cours, un exemple de rĂšgle non nĂ©gociĂ©e difficile Ă expliquer par une approche purement volontariste.
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Compléments
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đ Lâarticle 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations unies interdit le recours unilatĂ©ral Ă la force.
Compléments
Lâintervention en Irak en 2003 est prĂ©sentĂ©e comme une intervention sans mandat onusien.
Lâannexion de la CrimĂ©e en 2014 et lâinvasion de lâUkraine en 2022 sont prĂ©sentĂ©es comme des violations de la Charte des Nations unies.
Les vetos des membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© illustrent la crise du multilatĂ©ralisme et la crise de lĂ©gitimitĂ© de lâONU.
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đ Le dualisme considĂšre que le droit international et le droit interne appartiennent Ă deux ordres juridiques distincts, tandis que le monisme les intĂšgre dans un ordre juridique unique.
Dans une tradition dualiste, une norme internationale ne produit dâeffet en droit interne quâaprĂšs un acte de rĂ©ception ou de transformation, comme lâadoption dâune loi de mise en Ćuvre.
LâarrĂȘt Costa c. ENEL de la CJCE, rendu en 1964, affirme la primautĂ© du droit de lâUnion europĂ©enne sur les droits nationaux.
Compléments
Au Royaume-Uni, un traitĂ© nâest opposable aux particuliers quâaprĂšs lâadoption dâune loi interne de mise en Ćuvre.
Lâarticle 55 de la Constitution française reconnaĂźt la primautĂ© des traitĂ©s sur les lois internes sous les conditions prĂ©vues par la Constitution.
Dualisme = réception ; monisme = ordre unique
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Compléments
ArrĂȘt Le Ski (1971) â Ă©cartement de la loi contraire au traitĂ©
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Compléments
EffectivitĂ© â accord â dĂ©cision juridictionnelle ; jamais la conquĂȘte moderne
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Compléments
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Dans lâaffaire de lâĂźle de Palmas, la sentence arbitrale Max Huber du 8 avril 1928 a reconnu la souverainetĂ© des Pays-Bas en raison de leur exercice effectif et continu de lâautoritĂ© depuis le XVIIe siĂšcle.
Lâaccession agrandit naturellement le territoire par lâalluvion, lâavulsion ou lâassĂšchement naturel dâune baie.
Lâadjudication attribue un territoire ou reconnaĂźt un titre de souverainetĂ© par une juridiction internationale ou un arbitre, comme dans les affaires de lâĂźle de Palmas et du Temple de PrĂ©ah-VihĂ©ar.
Compléments
Dans lâaffaire des Minquiers et des ĂcrĂ©hous du 17 novembre 1953, la CIJ a attribuĂ© la souverainetĂ© au Royaume-Uni en raison de ses actes administratifs et juridiques continus, notamment la police, les juridictions et les impĂŽts.
En 1990, la Belgique a incorporĂ© 15 hectares gagnĂ©s sur la mer Ă lâavant-port de Zeebrugge, opĂ©ration reconnue par la loi du 21 dĂ©cembre 1990.
La rĂ©solution 181 de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, adoptĂ©e le 29 novembre 1947, prĂ©voyait la crĂ©ation dâun Ătat juif et dâun Ătat arabe en Palestine.
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La conquĂȘte est lâacquisition dâun territoire par la force armĂ©e et lâimposition de la souverainetĂ© de lâĂtat conquĂ©rant.
La contiguĂŻtĂ© gĂ©ographique est une prĂ©somption auxiliaire selon laquelle un territoire proche ou limitrophe peut prolonger le territoire dâun Ătat.
Le Traité de Washington de 1959 a gelé les revendications territoriales en Antarctique, imposé sa démilitarisation et réservé son usage à la science.
Le principe de lâuti possidetis juris maintient pour les nouveaux Ătats les frontiĂšres administratives hĂ©ritĂ©es de la puissance coloniale, notamment en Afrique et en AmĂ©rique latine.
Compléments
Avant 1945, la conquĂȘte devait notamment sâappuyer sur lâoccupation effective, la debellatio, lâanimus domini et une consolidation par le temps.
Dans lâavis consultatif sur le Sahara occidental du 22 mai 1975, la CIJ a rejetĂ© la continuitĂ© gĂ©ographique comme fondement suffisant dâun titre territorial.
Une frontiĂšre fluviale peut suivre la ligne mĂ©diane ou le thalweg, câest-Ă -dire le chenal le plus profond, comme dans lâaffaire Botswana/Namibie de 1999.
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La nationalitĂ© peut ĂȘtre attribuĂ©e selon le droit du sang, le droit du sol ou par naturalisation volontaire.
Chaque Ătat dĂ©termine en principe librement les personnes auxquelles il accorde sa nationalitĂ© et les modalitĂ©s de cet octroi.
LâĂtat exerce sa souverainetĂ© territoriale sur les Ă©trangers, notamment en rĂ©glementant leur entrĂ©e, leur sĂ©jour, leur emploi et leur dĂ©part.
Un conflit positif de nationalitĂ©s correspond Ă la bi- ou pluripatridie, tandis quâun conflit nĂ©gatif correspond Ă lâapatridie.
Compléments
đ ReconnaĂźtre un Ătat consiste Ă admettre son existence juridique, tandis que reconnaĂźtre un gouvernement consiste Ă admettre que les personnes au pouvoir reprĂ©sentent lĂ©gitimement cet Ătat.
LâĂ©galitĂ© des Ătats signifie que chaque Ătat possĂšde la mĂȘme valeur juridique, mĂȘme si les Ătats acceptent des diffĂ©rences de poids institutionnel par traitĂ© ou systĂšme de vote pondĂ©rĂ©.
LâĂtat possĂšde une compĂ©tence plĂ©niĂšre et gĂ©nĂ©rale, tandis quâune organisation internationale ne dispose que des compĂ©tences fonctionnelles prĂ©vues par ses statuts.
Un Ătat bĂ©nĂ©ficie dâune immunitĂ© pour ses actes de souverainetĂ©, ou iure imperii, mais peut ĂȘtre jugĂ© pour ses actes commerciaux, ou iure gestionis.
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Les principaux modes de disparition dâun Ătat sont lâannexion, la fusion volontaire, le dĂ©membrement et la disparition physique due Ă des causes naturelles.
Selon la Convention de Vienne du 23 aoĂ»t 1978, les traitĂ©s Ă©tablissant des frontiĂšres subsistent automatiquement lors dâune succession dâĂtats, tandis que les traitĂ©s politiques et militaires cessent de plein droit.
đ Dans une union personnelle, plusieurs Ătats partagent seulement un souverain, tandis que dans une union rĂ©elle ils disposent aussi dâinstitutions communes pour certains domaines.
Compléments
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đ Un traitĂ© doit avoir un objet dĂ©terminĂ©, possible et licite, et ne peut dĂ©roger au jus cogens, qui constitue lâordre public international impĂ©ratif.
Compléments
đ La nullitĂ© dâun traitĂ© peut ĂȘtre partielle lorsque les clauses sont sĂ©parables, que la volontĂ© des parties le permet et que lâexĂ©cution partielle nâest pas injuste.
La jurisprudence, la doctrine, lâĂ©quitĂ© et les actes unilatĂ©raux des Ătats ou des organisations internationales sont des sources supplĂ©tives ou des moyens dâinspiration du droit international.
Dans lâaffaire des Essais nuclĂ©aires de 1974, la CIJ a considĂ©rĂ© que des dĂ©clarations françaises pouvaient crĂ©er une obligation juridique internationale.
Les agents diplomatiques reprĂ©sentent leur Ătat, nĂ©gocient, recueillent des renseignements et protĂšgent leurs ressortissants.
LâentrĂ©e en fonction dâun ambassadeur suppose sa nomination par lâĂtat accrĂ©ditant et lâagrĂ©ment de lâĂtat accrĂ©ditaire, gĂ©nĂ©ralement confirmĂ© par la remise des lettres de crĂ©ance.
Lâagent diplomatique est inviolable et ne peut faire lâobjet dâune arrestation, dâune dĂ©tention ou dâune mesure de contrainte par lâĂtat accrĂ©ditaire.
Les locaux de la mission diplomatique sont inviolables et les agents de lâĂtat accrĂ©ditaire ne peuvent y pĂ©nĂ©trer sans consentement.
đ Les agents diplomatiques bĂ©nĂ©ficient en principe dâimmunitĂ©s pĂ©nale, civile, administrative et dâexĂ©cution complĂštes, tandis que les fonctionnaires consulaires bĂ©nĂ©ficient principalement dâimmunitĂ©s fonctionnelles.
LâimmunitĂ© diplomatique protĂšge la fonction, tandis que lâimmunitĂ© consulaire est fonctionnelle.
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Le fait internationalement illicite peut rĂ©sulter dâune action ou dâune omission, ĂȘtre instantanĂ©, continu, composite ou successif, et la volontĂ© de nuire nâest pas requise.
La consĂ©quence principale de la responsabilitĂ© internationale est lâobligation de rĂ©parer intĂ©gralement toutes les consĂ©quences de lâacte illicite.
Les moyens diplomatiques de rÚglement pacifique comprennent les négociations directes, les bons offices, la médiation et la conciliation.
đ Les Ătats ne recourent Ă lâarbitrage que sâils lâont voulu avant ou aprĂšs la naissance du diffĂ©rend, mais la sentence arbitrale est obligatoire pour les parties.
đ La compĂ©tence contentieuse de la CIJ est ouverte aux Ătats ayant acceptĂ© sa juridiction, tandis que sa compĂ©tence consultative est accessible Ă certains organes autorisĂ©s mais pas aux Ătats.
Compléments
Les causes exonĂ©ratoires comprennent notamment le consentement de lâĂtat, la faute de la victime, la lĂ©gitime dĂ©fense, la force majeure, la dĂ©tresse et lâĂ©tat de nĂ©cessitĂ©.
Les modalitĂ©s de rĂ©paration comprennent la rĂ©paration morale, la restitutio in integrum, lâindemnitĂ© compensatoire, la compensation et le forfait.
La Cour internationale de Justice comprend 15 juges élus pour 9 ans, renouvelés par tiers tous les 3 ans, et siÚge au Palais de la Paix à La Haye.
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Chaque Ătat dispose du droit discrĂ©tionnaire dâaccorder lâasile territorial Ă la personne de son choix.
Les clauses dâinclusion concernent les personnes persĂ©cutĂ©es en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalitĂ©, de leur appartenance Ă un groupe social ou de leur opinion politique.
Lâarticle 1er F exclut les personnes dont il existe des raisons sĂ©rieuses de penser quâelles ont commis des crimes contre la paix, des crimes de guerre, des crimes contre lâhumanitĂ©, des crimes graves de droit commun ou des actes contraires aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.
Compléments
đ Lâarticle 1er C prĂ©voit la cessation de la protection lorsque les motifs de fait ou de droit qui avaient fondĂ© le droit Ă protection ont disparu.
đ Lâasile diplomatique doit rester exceptionnel et suppose lâexistence dâun risque rĂ©el et actuel pour lâintĂ©ressĂ©.
La protection internationale des droits de lâhomme peut sâexercer au sein de la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme.
Le droit pĂ©nal international a progressivement admis la responsabilitĂ© pĂ©nale individuelle, dâabord pour la piraterie, puis surtout au XXe siĂšcle.
Les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo Ă©taient compĂ©tents pour juger les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre lâhumanitĂ©.
Malgré les critiques portant sur la justice des vainqueurs et la rétroactivité, les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo ont consacré la responsabilité pénale des individus en droit international.
La compĂ©tence universelle repose sur lâidĂ©e que certains crimes portent atteinte Ă la communautĂ© internationale dans son ensemble et peuvent ĂȘtre commis par des hostis humani generis.
Les chefs dâĂtat, chefs de gouvernement et ministres des affaires Ă©trangĂšres en exercice, ainsi que les personnes bĂ©nĂ©ficiant dâune immunitĂ© internationale ou invitĂ©es officiellement par la Belgique ou une organisation internationale disposant dâun accord de siĂšge, ne peuvent pas ĂȘtre poursuivis selon ce mĂ©canisme.
đ En Belgique, la poursuite est possible si lâauteur est belge, sâil rĂ©side effectivement, habituellement et lĂ©galement en Belgique depuis au moins trois ans, ou si la Belgique est tenue de juger par une obligation conventionnelle ou coutumiĂšre selon le principe aut dedere aut judicare.
Des tribunaux pĂ©naux internationaux ad hoc ont Ă©tĂ© créés plusieurs fois depuis 1945, notamment pour Nuremberg, le Rwanda et lâex-Yougoslavie, mais cette technique est critiquĂ©e comme une justice des vainqueurs.
La CPI est compĂ©tente pour le gĂ©nocide, les crimes contre lâhumanitĂ©, les crimes de guerre et le crime dâagression, qui sont les quatre types dâinfractions les plus graves et imprescriptibles mentionnĂ©s par le cours.
Le Tribunal international pour lâex-Yougoslavie a Ă©tĂ© spĂ©cialement créé pour juger les crimes commis en ex-Yougoslavie.
| Théorie | Fondement | Limite principale |
|---|---|---|
| Autolimitation | VolontĂ© propre de lâĂtat | FragilitĂ© et remise en cause des engagements |
| Vereinbarung | Consentement rĂ©ciproque des Ătats | Explique mal les normes universelles |
| Normativisme | HiĂ©rarchie des normes et Grundnorm | Origine de la norme suprĂȘme inexpliquĂ©e |
| Ăcole sociologique | Conscience sociale reconnue | Consensus international instable |
| Droit naturel | Valeurs morales universelles | Valeurs universelles difficiles Ă identifier |
| Approche | Relation entre ordres | Effet en droit interne |
|---|---|---|
| Dualisme | Deux ordres distincts | Réception ou transformation nécessaire |
| Monisme à primauté interne | Un ordre juridique unique | Le droit interne prime |
| Monisme à primauté internationale | Un ordre juridique unique | Le droit international prime |
| Belgique depuis Le Ski | Primauté du droit international directement applicable | Le juge peut écarter la loi contraire |
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1. Quel événement juridique majeur est associé à la résolution 1514 adoptée en 1960 ?
2. Qu'est-ce que l'évolution historique du droit international ?
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Quelle organisation la Charte de San Francisco crée-t-elle en 1945 ?
LâOrganisation des Nations unies.
Ăvolution - DĂ©claration universelle
Adoptée en 1948, droits fondamentaux universels
Que reconnaßt la résolution 1514 de 1960 ?
Le droit des peuples Ă disposer dâeux-mĂȘmes.
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