Lernzettel: Introduction à l'économie macroéconomique

📋 Plan du Cours

  1. Analyse économique et méthode
  2. PIB et trois approches
  3. Comptabilité nationale du PIB
  4. Croissance, progrès et capitalisme
  5. Productivité et rendements d’échelle
  6. Marché du travail et chômage
  7. Dépenses publiques et pouvoir d’achat
  8. Profit, surplus et dividendes
  9. Réformes bancaires et financiarisation
  10. Explosion des marchés de capitaux
  11. Histoire des banques en France
  12. Crises bancaires du XXe siècle

📖 1. Analyse économique et méthode

🔑 Notions clés & Définitions

  • Analyse économique : Une méthode qui remonte des effets aux causes et des conséquences aux principes pour décomposer un phénomène complexe.
  • Décomposition des phénomènes : Un procédé qui consiste à fractionner le réel en éléments simples pour comprendre l’enchaînement des événements.
  • Contraintes naturelles : Des limites provenant du réel qui bornent l’action économique, même si on n’y suppose pas de lois naturelles.
  • Simplification de la réalité : Une réduction volontaire du réel pour rendre l’analyse possible, parfois appuyée par des exercices simplifiés.
  • Définitions à mémoriser : Les notions signalées visuellement dans le cours doivent être comprises précisément puis retenues.

📝 Points essentiels

  • L’analyse se distingue de la synthèse : elle cherche à relier causes et effets en décomposant le phénomène plutôt qu’en le résumant.
  • La logique d’analyse suit des sens privilégiés : du particulier au général et du composé au simple.
  • En économie, les relations sont socio-économiques et construites par des institutions, pas par des lois naturelles ou rationnelles.
  • Le cours privilégie une simplification raisonnée et peut utiliser des exercices simples pour entraîner au raisonnement analytique.
  • Pour apprendre efficacement, il ne faut pas mémoriser tous les chiffres mais retenir surtout les définitions et quelques données très symboliques de tendances.
  • Les définitions repérées visuellement (signe et trait à gauche) doivent être comprises précisément et mémorisées.

💡 Astuce mémo

Effets→Causes, Conséquences→Principes : « E-C-C-P » pour ne pas inverser le sens de l’analyse.

📖 2. PIB et trois approches

🔑 Notions clés & Définitions

  • Produit intérieur brut : Le produit intérieur brut mesure la richesse produite sur une période donnée dans un pays, à partir d’une comptabilité nationale structurée.
  • Approche par le produit : L’approche par le produit calcule le PIB en additionnant la production des entreprises, via les valeurs ajoutées, puis en ajustant avec les impôts et subventions sur les produits.
  • Approche par les revenus : L’approche par les revenus décrit le PIB comme la somme des rémunérations du travail et de l’excédent lié au capital.
  • Approche par la demande : L’approche par la demande calcule le PIB à partir de l’utilisation de la production par les agents (consommation, investissement, dépenses publiques) et du commerce extérieur.

📝 Points essentiels

  • Approche production : PIB = somme des valeurs ajoutées (+ impôts sur les produits − subventions sur les produits).
  • Approche répartition : Y = EBE + RS où RS regroupe les rémunérations des salariés et leurs cotisations.
  • Approche demande (économie ouverte) : Y + M = C + G + I + X où M sont les importations et X les exportations.
  • En approche demande, la consommation des ménages peut augmenter le PIB seulement si elle porte sur des produits produits dans le pays (sinon elle accroît surtout les importations).
  • Quand les entreprises anticipent des ventes, elles investissent et l’investissement (FBCF) contribue à la croissance du PIB.
  • Le PIB peut aussi être présenté comme distribué entre travail (salaires et cotisations) et capital via l’EBE, sans être la somme des actions individuelles.

💡 Astuce mémo

Produit = VA (+impôts −subventions), Revenus = EBE + RS, Demande = C + I + G + (X − M).

📖 3. Comptabilité nationale du PIB

🔑 Notions clés & Définitions

  • Comptabilité nationale : La comptabilité nationale est un outil central de mesure macroéconomique qui organise, de façon conventionnelle, les flux et les grandeurs pour décrire l’économie.
  • SCN93 : Le SCN93 est un système unifié de comptabilités nationales issu d’une convergence entre systèmes, utilisé comme référence commune au niveau européen et international.
  • SEC95 : Le SEC95 est la version européenne du système de comptabilité nationale qui adapte les règles communes aux pratiques de l’Union européenne.
  • Secteurs institutionnels : Les secteurs institutionnels sont des regroupements d’agents économiques ayant la même fonction et le même mode de financement, utilisés pour structurer l’analyse macroéconomique.
  • Reste du monde : Le reste du monde est un agent fictif de la comptabilité nationale qui regroupe les flux de la nation avec l’extérieur pour analyser notamment échanges et soldes.

📝 Points essentiels

  • La comptabilité nationale n’est pas neutre car ses choix de description et de mesure reflètent des considérations politiques et théoriques de leur époque.
  • Le premier système normalisé en France après 1945 est le système normalisé de comptabilité nationale de 1952, puis convergence vers le SCN93 et, en Europe, vers le SEC95.
  • Le PIB peut s’exprimer par l’approche par le produit comme somme des valeurs ajoutées avec un ajustement des impôts sur les produits et des subventions sur les produits.
  • Le PIB peut aussi s’exprimer par l’approche par les revenus comme la somme de l’Excédent Brut d’Exploitation et des rémunérations des salariés.
  • Dans l’approche par la demande (économie ouverte), l’égalité comptable s’écrit Y+M = C+I+G+X.

💡 Astuce mémo

PIB = 3 angles : Production (VA±impôts/subventions) / Revenus (EBE+RS) / Demande (C+I+G+(X−M)).

📖 4. Croissance, progrès et capitalisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Capitalisme : Système économique fondé sur la recherche du profit par les entreprises et sur l’organisation de la production via le salariat.
  • Croissance économique : Augmentation durable et sur la durée des richesses matérielles, mesurée techniquement par l’évolution du Produit intérieur brut (PIB).
  • Progrès : Idée de changement continu portée par la culture moderne, associée à l’accumulation des savoirs et au perfectionnement des techniques.
  • Économisme : Prétention de certains économistes à expliquer le social uniquement avec des catégories économiques, en traitant la société comme un ensemble économique.
  • Décroissance : Débat qui remet en question la possibilité d’une croissance compatible avec les contraintes écologiques, en s’appuyant notamment sur les thèses de Nicholas Georgescu-Roegen.

📝 Points essentiels

  • Le capitalisme vise l’accumulation de richesses matérielles par la maximisation du profit, rendu possible par la relation d’emploi salarié–employeur.
  • La croissance est définie techniquement comme l’augmentation du PIB, ce qui lie directement la mesure de la richesse au cadre productif.
  • Le lien entre progrès et économie s’est renforcé quand l’utile a été assimilé au bien, aboutissant à l’idée que le progrès économique équivaut au progrès social.
  • Une partie de la critique actuelle vise l’extension indéfinie de l’accumulation matérielle, jugée limitée par les contraintes écologiques et par l’impossibilité d’une nature “sans prix”.
  • Le rapport Meadows (1972) et le débat sur la décroissance posent que les limites de ressources et la pollution deviennent des facteurs majeurs de frein, conduisant à discuter la “croissance verte”.

💡 Astuce mémo

Capitalisme = Profit + Salariat ; Croissance = PIB ; Progrès = continuité technique ; Économisme = social réduit à l’éco ; Décroissance = limite écologique.

📖 5. Productivité et rendements d’échelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Productivité : La productivité est un indicateur d’efficacité qui relie une quantité produite à la quantité de facteurs utilisée pour l’obtenir.
  • Productivité moyenne du travail : La productivité moyenne du travail mesure le volume de production YY rapporté au volume de travail LL.
  • Productivité moyenne du capital : La productivité moyenne du capital mesure le volume de production YY rapporté à la quantité de capital KK.
  • Productivité apparente : La productivité apparente utilise la valeur ajoutée (VA) au lieu du volume de production pour calculer une productivité du travail ou du capital.
  • Économie d’échelle : Une économie d’échelle correspond à la baisse du coût unitaire quand l’entreprise accroît les quantités produites ou vendues.

📝 Points essentiels

  • La productivité peut être calculée en volume via Y/LY/L et Y/KY/K, ou en valeur via VA/LVA/L et VA/KVA/K en France.
  • La croissance du revenu par habitant dépend de la hausse de la productivité du travail et de celle du nombre d’heures travaillées par personne.
  • On observe des rendements décroissants avec la durée du travail : la productivité horaire baisse avec l’allongement des journées (effet de fatigue).
  • Le calcul du coût unitaire baisse en économie d’échelle quand les quantités augmentent (plus on produit, moins chaque unité coûte).
  • Quand les coûts fixes sont très élevés et les coûts variables faibles, les entreprises peuvent avoir intérêt à grandir : elles réalisent alors des rendements croissants (cas des logiciels).
  • L’augmentation de la productivité peut être obtenue sans efficacité réelle si elle repose sur du gaspillage de ressources ou sur une dégradation des conditions de travail, avec la notion de risques psychosociaux.

💡 Astuce mémo

Coûts fixes élevés → pas de gros surcoût par unité → grands → rendements croissants (comme pour un logiciel).

📖 6. Marché du travail et chômage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Offre de travail : En approche néoclassique, l’offre de travail représente la quantité de travail que les individus veulent fournir en arbitrant entre loisir et consommation rendue possible par le salaire.
  • Demande de travail : En approche néoclassique, la demande de travail correspond à la quantité de travail que l’entreprise cherche à embaucher pour maximiser son profit compte tenu du salaire réel et de la productivité décroissante du…
  • Demande effective : En approche post-keynésienne, l’emploi dépend de la demande effective adressée aux entreprises (et aussi des choix de politique budgétaire), plutôt que d’un équilibre direct entre offre et demande de travail.
  • Chômage néoclassique : En approche néoclassique, le chômage reflète un déséquilibre entre offre et demande de travail qui se résorbe lorsque le salaire s’ajuste jusqu’à atteindre l’égalité.
  • Segmentation du marché du travail : En s’appuyant sur l’idée de dualisme, la segmentation décrit l’existence de deux marchés du travail, un marché interne stable et un marché externe plus précaire.

📝 Points essentiels

  • En néoclassique, l’équilibre se formule comme O=D, et si O>D alors le salaire baisse pour inciter davantage de demandeurs et ramener l’égalité.
  • Dans l’approche néoclassique, le chômage peut persister parce que des institutions empêchent l’ajustement par les prix, notamment le salaire minimum, les charges sociales et les revenus de remplacement.
  • En post-keynésien, le marché du travail ne s’ajuste pas spontanément : le chômage vient surtout d’une demande effective insuffisante, liée par exemple aux craintes d’investissement, à une consommation faible, à une…
  • À partir des années 1970, l’emploi devient plus flexible, avec l’essor du CDD, de l’intérim et du temps partiel, et une hausse du chômage de masse.
  • En 2023, le CDD devient la norme pour les nouveaux embauchés (70 % des embauches) et les CDD représentent 90 % des embauches ; sur l’ensemble, les CDI sont à 83,7 % des emplois et les situations précaires à 16,7 %.
  • Le dualisme implique un marché interne (salariés qualifiés et ancienneté élevée) et un marché externe (jeunes et moins qualifiés), tout en précisant que plus de 10 % des CDI sont rompus dans les 5 ans.

💡 Astuce mémo

Néo : chômage = déséquilibre O≠D corrigé par le salaire ; Post-key : chômage = manque de demande effective ; Dual : interne stable vs externe précaire.

📖 7. Dépenses publiques et pouvoir d’achat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pouvoir d’achat : Le pouvoir d’achat mesure l’évolution du revenu rapportée à celle des prix (inflation), de sorte que si l’inflation augmente plus vite que le revenu, le pouvoir d’achat baisse.
  • Consommation des ménages : La consommation dépend du pouvoir d’achat, car l’achat des biens et services suit l’évolution des revenus une fois les prix pris en compte.
  • Dépenses publiques : Les dépenses publiques regroupent celles de l’État, du secteur public local et des organismes de sécurité sociale.
  • Budget général de l’État : Le budget général de l’État regroupe les dépenses autorisées pour ses missions, avec des postes incluant fonctionnement, interventions et charges de la dette.

📝 Points essentiels

  • En 2023, le budget général de l’État prévoit 455,1 milliards d’euros de dépenses, tandis que les dépenses des organismes de sécurité sociale atteignent 640 milliards d’euros.
  • La présentation des dépenses de l’État distingue dépenses de personnel, dépenses d’intervention, dépenses de fonctionnement et charges de la dette publique.
  • En 2024, le pouvoir d’achat n’augmente que de 2,6 %, porté par une inflation faible et des prestations sociales maintenues.
  • La moitié de la population active gagne moins de 2 147 € par mois (après impôts) selon les données citées.
  • Le pouvoir d’achat est une moyenne qui peut masquer des inégalités : il peut augmenter pendant qu’une majorité de ménages ressent un appauvrissement.

💡 Astuce mémo

Revenu − prix = ressent i : revenu qui suit l’inflation → pouvoir d’achat stable, sinon baisse.

📖 8. Profit, surplus et dividendes

📖 9. Réformes bancaires et financiarisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Économie d’endettement administrée : Économie où le financement repose surtout sur le crédit bancaire et l’encadrement public, avec peu de concurrence et une épargne orientée vers des placements peu financiers.
  • Économie de marchés financiers libéralisée : Économie où la libéralisation augmente le rôle des marchés de titres et la concurrence entre opérateurs, au détriment du financement plus administré.
  • Marché unique des capitaux : Organisation européenne visant la libre circulation et l’accès concurrentiel aux capitaux entre opérateurs, pour un financement davantage direct par titres.
  • Corporate governance : Mode de gestion des entreprises centré sur l’enrichissement des actionnaires, avec des décisions orientées prioritairement par la logique financière.
  • Liquidation par marchés financiers : Mécanisme selon lequel des investisseurs peuvent revendre rapidement des titres sur les marchés, ce qui réduit la contrainte d’engagement et modifie les rapports de force.

📝 Points essentiels

  • En France, la financiarisation est liée à la dérégulation et déréglementation des marchés financiers et à la mise en place d’un grand marché unique des capitaux à partir des années 1980.
  • Au niveau européen, la création d’un marché unique s’appuie sur une directive de 1973 (dont la logique est liée à la circulation des capitaux) puis sur l’Acte unique voté en 1987.
  • La libéralisation comprend notamment la suppression de l’encadrement du crédit en 1987, la levée du contrôle des changes en 1989, et la privatisation des banques à partir de 1986 jusqu’à presque toutes les banques…
  • Entre 1980 et 2003, la taille des marchés monétaires et financiers est multipliée par 10 et l’encours atteint 457% du PIB en 2000 contre 90% en 1990.
  • La financiarisation transfère le pouvoir vers l’actionnaire (Corporate governance) et se traduit par une hausse des dividendes au détriment des salaires et une baisse de l’investissement.

💡 Astuce mémo

87 crédit libre • 89 changes libérés • 86-00 banques privatisées → marchés de titres en expansion.

📖 10. Explosion des marchés de capitaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Titres de Créances Négociables : Les Titres de Créances Négociables sont des titres courts échangés sur le marché monétaire, utilisés pour financer ou placer à court terme.
  • Capitalisation de la Bourse de Paris : La capitalisation de la Bourse de Paris mesure la valeur des titres cotés rapportée au PIB et sert d’indicateur d’ampleur du marché.
  • Dividendes : Les dividendes sont la part du bénéfice distribuée en liquidités aux actionnaires.
  • Plus-value sur actifs : La plus-value sur actifs correspond à l’enrichissement issu de la hausse des prix des actifs financiers ou immobiliers.

📝 Points essentiels

  • Entre 1980 et 2003, la taille des marchés monétaires et financiers est multipliée par 10.
  • En 2000, l’encours atteint 457% du PIB contre 90% en 1990.
  • Les TCN sur le marché monétaire sont multipliés par 40 et la capitalisation de la Bourse de Paris vaut 100% du PIB en 1999.
  • La libéralisation réoriente l’épargne vers les marchés financiers et l’enrichissement se fait surtout par plus-value, alimentée par l’espérance de hausse des prix et par le recours au crédit.
  • Chez les entreprises, l’encours des actions cotées est multiplié par 40 entre 1980 et 2003, et le financement direct renforce le rôle central de l’actionnaire.
  • La financiarisation se traduit notamment par une hausse des dividendes au détriment des salaires et par une baisse de l’investissement.

💡 Astuce mémo

Chiffres-clés en chaîne : 1980→2003 x10, encours 90%→457% du PIB, TCN x40, Bourse Paris = 100% du PIB (1999).

📖 11. Histoire des banques en France

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prêt à intérêt : Notion : pratique financière longtemps dénoncée en France, ce qui a freiné l’essor bancaire aux périodes médiévale et moderne.
  • Jacques Cœur : Personnalité : banquier français du XVe siècle, dont les gains proviennent surtout de son rôle auprès de la Cour avant sa disgrâce et la confiscation de ses biens.
  • Banque générale de John Law : Institution : banque créée pour soutenir le crédit public et absorber la dette de l’État, puis détruite par la spéculation et une émission excessive de monnaie.
  • Banque de France : Institution : banque fondée après le coup d’État de brumaire (1799), chargée d’opérations d’escompte et d’avances sur titres à partir de billets émis.
  • Haute Banque : Catégorie : ensemble de grandes maisons de la capitale (XIXe siècle) appartenant à des familles très riches, actives dans le crédit, la Bourse et le financement d’affaires industrielles.

📝 Points essentiels

  • Au Moyen Âge et au début des Temps modernes, l’essor bancaire est plus tardif en France du fait du poids de l’agriculture de subsistance, de l’influence de l’Église et des sermons hostiles à l’usure.
  • L’entreprise bancaire de John Law (1716-1720) s’effondre après une spéculation et une émission excessive de billets, laissant un discrédit durable envers les banques pendant plusieurs décennies.
  • Après la période révolutionnaire, les grands banquiers fondent avec Bonaparte la Banque de France, destinée notamment à l’escompte et aux avances sur titres à l’aide de billets autorisés.
  • Au XIXe siècle, la Haute Banque et les banquiers locaux structurent un système de crédit cohérent, appuyé sur la Banque de France et sur l’escompte d’effets de commerce.
  • Entre 1914 et 1945, les banques subissent des retraits lors des crises (notamment dès 1914 avec moratoire), puis la nationalisation de 1945 place la Banque de France et les quatre grandes banques commerciales sous…
  • Depuis les années 1980, la loi bancaire de 1984 décloisonne et déréglemente, suivie de privatisations à partir de 1987, ce qui accélère la concurrence et mène à une crise bancaire avec un pic en 1997-1998.

💡 Astuce mémo

Repères chronologiques : Law (1716-1720) → Banque de France (1799) → Haute Banque (XIXe) → nationalisation (1945) → loi bancaire (1984) + crise (1997-1998).

📖 12. Crises bancaires du XXe siècle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Moratoire bancaire de guerre : Un moratoire bancaire de guerre est une mesure publique qui ralentit les remboursements pour éviter l’effondrement des banques face aux retraits massifs.
  • Congélation des crédits : La congélation des crédits désigne le blocage des prêts lors d’une crise, qui pousse les banques à faire face à des retraits massifs de dépôts.
  • Crise bancaire 1930-1931 : La crise bancaire de 1930-1931 est une faillite en chaîne touchant surtout banques locales et nouvelles, avec une baisse importante du nombre d’établissements.
  • Réglementation bancaire de 1941 : La loi bancaire du 13 juin 1941 encadre l’activité bancaire et met en place des institutions de contrôle maintenues ensuite sous d’autres noms.
  • Crise bancaire 1997-1998 : La crise bancaire de 1997-1998 est une phase de crise atteignant son pic à cette période et frappant plusieurs établissements dont le Crédit foncier et le Crédit lyonnais.

📝 Points essentiels

  • Dès le début de la Première Guerre mondiale, les banques de dépôts sont assaillies de demandes de retraits et le gouvernement impose un moratoire pour étaler les remboursements.
  • Après la guerre, la reconstitution des ressources est rendue difficile par l’inflation et par la fuite de capitaux lors de crises du franc entre 1923 et 1926, ce qui érode aussi les fonds propres.
  • Dès le début de la grande crise, la congélation des crédits et les retraits massifs conduisent à des faillites en 1930-1931, avec une diminution d’environ un quart du nombre des banques.
  • Une seule grande banque menace de s’effondrer pendant la crise, la Banque nationale de crédit (née en 1913), dont le Trésor public aide la liquidation avant qu’elle cède sa place à la Banque nationale pour le commerce…
  • En 1941, la loi du 13 juin réglemente l’activité bancaire, crée des institutions de contrôle et il y a alors 550 banques en France.
  • Le pic de la crise bancaire de 1997-1998 frappe notamment le Crédit foncier, le Crédit lyonnais, le CIC et la Société marseillaise de crédit.

💡 Astuce mémo

Retraits massifs → mesures publiques (moratoire) → crédits gelés → faillites (1930-31) puis recapitalisations/encadrement (1941) et re-crise (1997-98).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1930crise économique et renouveau des hypothèses inspirées de Keynes
1945généralisation de l’État-providence / mise en place du cadre institutionnel postérieur
1972rapport Meadows posant les premières réflexions sur les limites de la croissance
1974chute du PIB en France de 0,3 % en 1975 et entrée dans une longue période de croissance lente
1980début de l’explosion des déséquilibres et des mutations financières (dérégulation/déréglementation dans le cours)
1987suppression de l’encadrement du crédit
1997-1998pic de la crise bancaire en atteignant plusieurs établissements
2023CDD devient la norme pour les nouveaux embauchés (70 % des embauches)

📊 Tableaux de synthèse

Chômage : trois explications macroéconomiques

CourantCause centraleMécanisme d’ajustement
NéoclassiqueDéséquilibre offre/demande de travailLe salaire s’ajuste jusqu’à retrouver O=D
Post-keynésienInsuffisance de la demande effectiveLe chômage dépend surtout de la demande adressée aux entreprises (et de la politique budgétaire)
Approche de la segmentation/dualismeExistence de deux marchés du travailMarché interne plus stable vs marché externe plus précaire, avec concurrence limitée par les institutions

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre analyse et synthèse : l’analyse relie causes et effets en décomposant, la synthèse résume sans remonter le sens des enchaînements.
  2. Inverser le sens de l’analyse (Effets→Causes / Conséquences→Principes), ce qui fait se tromper d’explication dans les exercices.
  3. Croire que consommer plus augmente automatiquement le PIB : si la demande porte sur des produits importés, elle accroît surtout M et freine la hausse de Y.
  4. Mêler revenu et richesse : le cours insiste que le revenu est un flux, la richesse un stock.
  5. Confondre productivité et efficacité : une hausse apparente peut venir de gaspillage ou de dégradations des conditions de travail (risques psychosociaux).
  6. Croire que le salariat garantit l’emploi à vie : les CDI peuvent être rompus, et le dualisme décrit des inégalités d’accès/stabilité.
  7. Penser que dette publique = dette individuelle à rembourser : le cours oppose stock/flux et insiste sur la dynamique de la charge de la dette (effet boule de neige).

✅ Checklist Examen

  1. Savoir définir l’analyse économique (effets→causes, conséquences→principes, particulier→général, composé→simple) et expliquer pourquoi elle se distingue de la synthèse.
  2. Donner et mobiliser les trois équivalences du PIB : approche production (VA et ajustements impôts/subventions), approche revenus (EBE+RS), approche demande en économie ouverte (Y+M=C+I+G+X).
  3. Expliquer le rôle de la comptabilité nationale et le caractère conventionnel/institutionnel de ses regroupements (secteurs institutionnels, reste du monde).
  4. Replacer l’évolution de la croissance dans le temps : ruptures (fin XVIIIe, après 1945, début années 1970) et rôle de la définition technique (croissance = hausse du PIB).
  5. Distinguer croissance extensive vs croissance intensive, et savoir relier croissance du revenu par habitant aux composantes productivité du travail et nombre d’heures travaillées par personne.
  6. Interpréter la productivité avec les bons indicateurs (Y/L, Y/K, VA/L, VA/K) et relier rendements d’échelle/ coûts fixes-variables aux exemples (logiciels).
  7. Expliquer le chômage selon au moins deux cadres : néoclassique (O=D via salaire, institutions empêchant l’ajustement) et post-keynésien (demande effective insuffisante).
  8. Rappeler les transformations de l’emploi : CDD/ intérim/ temps partiel, puis le dualisme (marché interne vs externe) et la limite des CDI comme garantie totale d’emploi.
  9. Définir pouvoir d’achat et lier sa variation à revenu et inflation, puis savoir pourquoi une moyenne peut masquer des inégalités.
  10. Présenter le financement public : composition des dépenses (personnel/interventions/fonctionnement/charges de la dette) et recettes via prélèvements obligatoires, avec au moins une distinction impôt…
  11. Expliquer le mécanisme profit→financement : taux de marge, taux d’investissement (FBCF/VA) et logique de financiarisation (hausse dividendes vs baisse investissement).
  12. Maîtriser les repères bancaires demandés : évolution du crédit (économie d’endettement administrée → marchés libéralisés), puis chronologie (Law, Banque de France, privatisations loi bancaire 1984, crise 1997-1998,…

Teste dein Wissen

Teste dein Wissen zu Introduction à l'économie macroéconomique mit 24 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quelle caractéristique distingue le plus l’analyse économique de la synthèse ?

2. Quel sens de raisonnement correspond à la logique analytique privilégiée en économie ?

Quiz machen →

Mit Karteikarten lernen

Merke dir die Schlüsselkonzepte von Introduction à l'économie macroéconomique mit 24 interaktiven Karteikarten.

Analyse économique — méthode ?

Remonte causes et effets en décomposant.

PIB — approches ?

Production, revenus, demande.

Comptabilité nationale — rôle ?

Mesure macroéconomique de l’économie.

Karteikarten ansehen →

Similar courses

Erstelle deine eigenen Lernzettel

Importiere deinen Kurs und die KI erstellt in 30 Sekunden Lernzettel, Quizze und Karteikarten.

Lernzettel-Generator