Lernzettel: Introduction au contrôle de gestion et gouvernance

Plan du Cours

  1. Contrôle de gestion et contrôle organisationnel
  2. Sources d’information et performance financière
  3. ROI, pyramide et effet de levier
  4. Calcul des coûts et méthodes analytiques
  5. Sections homogènes et coûts complets
  6. Méthode ABC et coûts de production
  7. Coûts spécifiques et seuil de rentabilité
  8. Fonction du contrôleur de gestion
  9. Pouvoir et configurations organisationnelles
  10. Gouvernance, théorie et modèles nationaux
  11. Comptabilité, audit et contrôle

1. Contrôle de gestion et contrôle organisationnel

Notions clés & Définitions

  • Contrôle organisationnel : Le contrôle organisationnel regroupe les mécanismes qui orientent et stabilisent les comportements des individus pour rester conformes aux objectifs et besoins de l’organisation.
  • Contrôle de gestion : Le contrôle de gestion est un mode de pilotage interne par lequel les managers s’assurent que les ressources sont obtenues et utilisées efficacement et efficacement pour atteindre les objectifs.
  • Management control : Management control désigne le pilotage et la maîtrise de la gestion, par opposition au sens courant de contrôle comme vérification ou répression.
  • Planification stratégique : La planification stratégique correspond au processus qui fixe les objectifs de l’organisation et les stratégies pour les atteindre.
  • Contrôle opérationnel : Le contrôle opérationnel vérifie que les tâches spécifiques sont réalisées de façon efficace et efficiente.

Points essentiels

  • En management, le contrôle est un corrélat inévitable de l’organisation car il aide à rendre les comportements conformes au plan et à coordonner des activités aux intérêts divers.
  • Le contrôle de gestion est un dispositif de contrôle organisationnel parmi d’autres, conçu pour aider la direction à piloter à distance et à converger vers les objectifs.
  • En 1916, Henri Fayol présente le contrôle comme l’une des cinq fonctions principales de la direction, aux côtés de la prévoyance, l’organisation, le commandement et la coordination.
  • En 1965, Robert N. Anthony définit le contrôle de gestion comme un processus par lequel les managers garantissent l’obtention et l’usage efficaces et efficients des ressources pour réaliser les objectifs.
  • Anthony situe le contrôle de gestion entre la planification stratégique et le contrôle opérationnel, et l’associe aux décisions tactiques nécessaires à la mise en œuvre des stratégies.
  • Le sens courant de « contrôle » (discipline, sanction) diffère de « management control », qui vise la maîtrise et le pilotage de la gestion.

Astuce mémo

Organisation → contrôle : le contrôle rend les comportements conformes et coordonne pour atteindre les objectifs.

2. Sources d’information et performance financière

Notions clés & Définitions

  • Comptabilité financière : La comptabilité financière est une comptabilité publiée et normalisée qui mesure les échanges avec l’extérieur pour des parties prenantes externes.
  • Comptabilité de gestion : La comptabilité de gestion est une comptabilité interne destinée aux managers et conçue pour piloter la gestion via des outils comme le calcul des coûts.
  • ROI : Le ROI est un ratio de rentabilité économique qui mesure le retour obtenu sur les actifs réellement investis dans une activité.
  • Bénéfice résiduel : Le bénéfice résiduel est un indicateur de création de valeur qui mesure la différence entre la performance d’exploitation et la rémunération minimale attendue du capital.

Points essentiels

  • Le contrôle de gestion s’appuie d’abord sur des données de la comptabilité financière, mais vise un pilotage interne des managers plutôt qu’une information externe normalisée.
  • La comptabilité financière traite les mêmes réalités que la comptabilité de gestion, mais avec des objectifs et des méthodes de comptage distincts dans le cadre du dualisme du plan comptable de 1947.
  • Les business plans et les forecasts servent souvent aux échanges avec les parties prenantes externes pour apprécier la pérennité de l’entreprise, malgré l’usage interne du contrôle de gestion.
  • Le ROI se calcule selon ROI=Beˊneˊfice dexploitation apreˋs impo^tsActifs investisROI=\dfrac{Bénéfice\ d’exploitation\ après\ impôts}{Actifs\ investis}, avec une formulation intégrant notamment Beˊneˊfice net+inteˊre^ts financiersBénéfice\ net+intérêts\ financiers et Actifs=Besoin en fonds de roulement+immobilisationsActifs=Besoin\ en\ fonds\ de\ roulement+immobilisations.
  • Le bénéfice résiduel se calcule comme Beˊneˊfice reˊsiduel=Reˊsultat dexploitation apreˋs impo^tsCMPC×capitaux investisBénéfice\ résiduel=Résultat\ d’exploitation\ après\ impôts-\text{CMPC}\times\text{capitaux\ investis}, où la CMPC est une moyenne pondérée coût de la dette et coût des capitaux propres.
  • Il y a création de valeur quand le bénéfice résiduel est positif, ce qui revient à avoir ROI>CMPCROI>CMPC.

Astuce mémo

ROI : « Retour sur Investissement » = ce que rapporte l’exploitation après impôts par euro d’actifs investis ; Valeur créée si ROI dépasse le coût du capital (CMPC).

3. ROI, pyramide et effet de levier

Notions clés & Définitions

  • Pyramide du ROI : La pyramide du ROI décompose le retour sur investissement en taux de marge issu du compte de résultat et en rotation des actifs issue du bilan.
  • ROE : Le ROE est la rentabilité financière qui mesure la performance rapportée aux capitaux propres apportés par les actionnaires.
  • Effet de levier : L’effet de levier relie ROE et ROI en montrant comment l’endettement modifie la rentabilité financière via la comparaison entre ROI et coût de la dette.

Points essentiels

  • Le ROI se calcule comme le bénéfice d’exploitation après impôts divisé par les actifs investis, en neutralisant l’effet des charges financières.
  • Avec la formule retenue, le ROI = Bénéfice d’exploitation après IS (1)/Actifs investis (2), où (1)=Résultat d’exploitation−impôts et (2)=Besoin en fonds de roulement+immobilisations.
  • Pour les divisions de l’exercice, le ROI vaut 10% pour la division A, 10% pour la division B et 8% pour la division C.
  • La pyramide du ROI s’exprime par : ROI = (Résultat d’exploitation après impôts/CA) × (CA/Actifs investis), donc ROI = taux de marge × rotation des actifs.
  • Le lien ROE–ROI donne : ROE = ROI + (ROI−i)×D/CP, où i est le taux d’intérêt après impôts de la dette et D la dette.
  • L’effet de levier est positif si ROI>i et devient négatif si ROI<i, et le ROI peut être manipulé mécaniquement par des choix/évaluations comptables des actifs (ex. amortissements).

Astuce mémo

ROE = ROI + (ROI−i)×D/CP : compare ROI à i, puis “multiplie l’écart” par la dette. Si ROI<i, le levier se retourne.

4. Calcul des coûts et méthodes analytiques

Notions clés & Définitions

  • Objet de coût : Élément pour lequel une mesure séparée des coûts est nécessaire, pouvant être un produit, un service, un client ou une activité.
  • Coût complet : Coût calculé en incorporant toutes les charges incorporables et en imputant aussi la part des charges indirectes aux objets de coût.
  • Unité d’œuvre : Unité de mesure de l’activité d’un centre, utilisée pour transférer les coûts indirects vers les produits et traduire les variations d’activité.
  • Inducteur de coût : Variable qui reflète la cause d’apparition d’un coût dans la méthode ABC, et sert de base d’imputation des activités vers les produits.

Points essentiels

  • Un coût complet s’obtient en additionnant les charges directes et une quote-part des charges indirectes, affectées sans ambiguïté via une logique d’imputation.
  • Un centre d’analyse doit regrouper des activités homogènes technologiquement distinctes, avec des tâches exécutées de façon stable et consommées par les produits dans des proportions constantes.
  • Le coût d’une unité d’œuvre vaut le total du centre après répartition secondaire divisé par le nombre d’unités d’œuvre correspondantes.
  • En imputation rationnelle, les charges fixes imputées = charges fixes × (activité réelle / activité normale), et l’écart entre imputées et constatées crée un bonus de suractivité ou un malus de sous-activité.
  • En ABC, les produits consomment des activités qui consomment des ressources, et les coûts d’activité sont imputés via des inducteurs choisis pour leur lien causal avec l’activité.
  • En direct costing, les charges fixes ne sont pas réparties au produit dans le direct costing simple, alors qu’elles ne le sont que partiellement (charges fixes communes) dans le direct costing évolué.

Astuce mémo

Coût complet : Direct + Indirect ; ABC : Ressources → Activités → Produits ; Imputation rationnelle : Fixes × (réelle/ normale).

5. Sections homogènes et coûts complets

Notions clés & Définitions

  • Méthode des sections homogènes : Méthode de calcul des coûts complets qui regroupe les activités en sections où les charges sont analysées de façon relativement homogène.
  • Centre d’analyse : Découpage de l’entreprise en entités d’observation modélisant le processus, par exemple en isolant des fonctions spécifiques comme le réglage ou l’ordonnancement.
  • Principe d’homogénéité : Exigence pour qu’une section et son mode de calcul restent cohérents, car les tâches déclenchées et leurs exécutions doivent être stables et solidaires.

Points essentiels

  • Une unité d’œuvre pertinente doit modéliser le coût de la section, avec une corrélation satisfaisante entre l’UO et le coût de l’activité.
  • Les coûts d’une activité sont dits homogènes si, à chaque déclenchement, les tâches élémentaires sont toutes réalisées et chacune l’est de façon stable.
  • Le choix du centre d’analyse doit refléter le processus réel, par exemple en isolant une section « réglage » ou « ordonnancement » pour traiter correctement les petites séries.
  • La méthode des sections homogènes rapproche l’analyse du calcul « coût complet » en répartissant des charges via l’UO, mais peut devenir trop conformiste si elle impute surtout la main-d’œuvre directe.
  • ABC est présenté comme un retour à la logique de la section homogène, avec une vision par activité processuelle plutôt que par découpage hiérarchique.
  • Le pilotage doit rester à la fois vertical par centres de responsabilité et horizontal par activités, sans tomber dans une usine à gaz en multipliant à l’infini les activités.

Astuce mémo

Homogène = même déclenchement + mêmes tâches + exécution stable : UO doit « coller » au coût (corrélation), sinon ABC s’impose.

6. Méthode ABC et coûts de production

Notions clés & Définitions

  • Coûts fixes inchangés : Notion qui désigne des coûts qui ne varient pas avec la décision étudiée, ce qui rend leur analyse inutile pour ce choix précis.
  • Répartition arbitraire : Notion de coûts quand des charges indirectes sont réparties sans lien clair avec les activités réellement consommatrices, ce qui dégrade la fiabilité du coût.
  • Pertinence des coûts : Notion qui relie la méthode de calcul à l’usage prévu des chiffres, car un coût n’a de sens que pour une décision déterminée.
  • Coûts destinés à une décision : Notion qui rappelle que le même calcul de coûts peut être utile ou trompeur selon la décision qu’il doit alimenter.

Points essentiels

  • Pour une décision qui laisse les coûts fixes inchangés, renoncer à les analyser peut être pertinent.
  • L’approche qui évite l’analyse des coûts fixes réduit le risque de répartir arbitrairement des charges indirectes.
  • La méthode de calcul des coûts choisie doit être adaptée au besoin de la décision.
  • La pertinence des coûts dépend d’abord de l’identification de la décision à laquelle les chiffres servent.
  • Il n’existe pas de calcul de coût totalement indépendant de l’usage prévu pour ses résultats.

7. Coûts spécifiques et seuil de rentabilité

8. Fonction du contrôleur de gestion

Notions clés & Définitions

  • Contrôle interne : Le contrôle interne regroupe l’ensemble des dispositifs qui visent à sécuriser les opérations et la fiabilité de l’information comptable et financière.
  • Chaîne de sécurité financière : La chaîne de sécurité financière désigne l’enchaînement des contrôles censé empêcher la publication de données inexactes et protéger les investisseurs contre la fraude.
  • Fiabilité de l’information comptable : La fiabilité de l’information comptable correspond au fait que les données publiées traduisent correctement la performance et la situation financière de l’entreprise.

Points essentiels

  • Les crises et fraudes (Enron, WorldCom, Société Générale) montrent que des défaillances des dispositifs de contrôle interne peuvent conduire à des pertes majeures, car des dérives ne sont pas détectées.
  • Le renforcement du cadre de gouvernance vise aussi à rétablir la fiabilité de l’information financière, notamment via l’audit des comptes et le contrôle des procédures d’élaboration et de traitement de l’information comptable.
  • En cas de “maquillage” possible des comptes, l’enjeu est de réduire le risque que des données mensongères soient publiées pour duper les actionnaires et autres parties prenantes.

Astuce mémo

Pense au contrôleur comme au “gardien de la donnée” : s’il y a un trou dans le contrôle interne, l’information devient trompeuse et les crises explosent.

9. Pouvoir et configurations organisationnelles

Notions clés & Définitions

  • Modèle cognitif de la gouvernance : Approche de la gouvernance qui relie la performance à la création de valeur par l’apprentissage, l’innovation et la construction des compétences des firmes.
  • Conflit cognitif : Désaccord entre individus qui interprètent différemment une même information, ce qui nuit à la coordination dans l’entreprise.
  • Schémas mentaux : Cadres internes qui guident l’interprétation de l’information, les actions et les anticipations d’un individu.
  • Stock-options : Options donnant au dirigeant le droit d’acheter ou de souscrire des actions à un prix fixé à l’attribution, créant une incitation liée au cours.

Points essentiels

  • Le modèle cognitif vise à favoriser l’émergence d’un projet productif et traite aussi les conflits d’intérêts par la gestion des conflits cognitifs liés aux manières de penser ce projet.
  • Deux rôles cognitifs dominent : l’invention d’opportunités (conseils au dirigeant ou connexion à l’environnement) et l’alignement des schémas mentaux pour réduire les coûts de coordination.
  • L’alignement se construit lorsque la convergence des logiques vers celle du dirigeant améliore la coordination entre parties prenantes, en réduisant le conflit cognitif.
  • Les stock-options sont conçues pour inciter le dirigeant à agir dans l’intérêt des actionnaires, car un bon niveau de performance est supposé faire monter le cours et donc générer un gain à l’exercice.
  • Depuis le 11 juillet 2012, les entreprises versent une contribution patronale de 30% assise soit sur 25% de la valeur des actions à la date de décision d’attribution, soit sur la juste valeur des options calculée lors des comptes annuels.

Astuce mémo

Alignement mental = baisse du conflit cognitif → baisse des coûts de coordination.

10. Gouvernance, théorie et modèles nationaux

Notions clés & Définitions

  • Modèle actionnarial : Le modèle actionnarial est une logique de gouvernance où les actionnaires renforcent le contrôle des dirigeants et cherchent à aligner leurs décisions sur la création de valeur.
  • Autorégulation Cadbury : L’autorégulation Cadbury désigne une approche de gouvernance inspirée d’un rapport de 1991 visant à organiser des règles par les entreprises pour éviter l’intervention étatique.
  • APE (Agence des participations de l’État) : L’APE est l’organisme créé pour organiser la gouvernance des entreprises où l’État détient des participations et pour exercer la fonction d’actionnaire.
  • Principes G20-OCDE 1999 : Les principes G20 et OCDE sont un cadre de bonnes pratiques visant à améliorer le dispositif de gouvernance d’entreprise afin de favoriser efficience économique, croissance durable et stabilité financière.

Points essentiels

  • On observe une convergence des systèmes de gouvernance vers le modèle actionnarial anglo-saxon sous l’effet notamment du poids de l’économie américaine et de la financiarisation des entreprises.
  • En France, les rapports Viennot de 1995 et 1999 s’inspirent largement des règles anglo-saxonnes et du rapport Cadbury de 1991 prônant une autorégulation pour limiter l’intervention de l’État.
  • Le SOA (Sarbanes-Oxley Act) est voté par le Congrès et ratifié en juillet 2002, et il impose aux présidents des sociétés cotées aux États-Unis de certifier leurs comptes auprès de la SEC selon des principes portant sur l’exactitude, l’accessibilité, la responsabilité et l’indépendance des vérificateurs.
  • En France, la loi NRE du 15 mai 2001 renforce notamment la transparence et la participation des salariés via le comité d’entreprise, puis la LSF du 1er août 2003 améliore l’arsenal sur la transparence financière et crée l’AMF.
  • La loi PACTE du 22 mai 2019 introduit la notion d’intérêt social prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion de la société, et fait aussi évoluer la composition des conseils.
  • Les principes de gouvernance du G20 et de l’OCDE ont été approuvés en 1999 puis révisés en 2004 et 2015, et ils sont non contraignants, destinés à fixer des objectifs et suggérer des moyens.

11. Comptabilité, audit et contrôle

Notions clés & Définitions

  • Comptabilité créative : La comptabilité créative désigne des pratiques utilisant la flexibilité des règles comptables pour orienter la présentation des comptes sans aller jusqu’à la fraude totale.
  • Juste valeur : La juste valeur est un critère comptable fondé sur une valeur de marché supposée plus pertinente que le coût historique quand un marché fiable existe.
  • Comité d’audit : Le comité d’audit est un organe du conseil chargé de renforcer le contrôle des comptes en surveillant l’audit externe, les conflits et les pressions du management.
  • Qualité de l’audit : La qualité de l’audit correspond à la probabilité pour l’auditeur de découvrir une anomalie et de la révéler.

Points essentiels

  • Les IFRS prennent l’investisseur actionnaire comme destinataire privilégié de l’information, avec l’idée que cela satisfait aussi les autres parties prenantes.
  • La comptabilité n’est pas une science exacte et comporte une marge de jugement, ce qui permet de choisir des options pour influencer le résultat présenté.
  • Le maquillage des comptes consiste à privilégier les apparences (profits/pertes, réévaluations d’actifs) tout en restant formellement dans le cadre légal.
  • Le comité d’audit contrôle l’indépendance et la qualité des auditeurs externes et peut demander des informations complémentaires au management.
  • La qualité de l’audit exige compétence et indépendance, mais ces deux qualités ne sont pas forcément réunies en même temps chez le même auditeur.
  • La gouvernance et le contrôle de gestion se recoupent via la logique de délégation et de surveillance pour limiter les comportements opportunistes à chaque niveau hiérarchique.

Astuce mémo

Comité d’audit = verrou Compétence + Indépendance ; Enron = SPE hors bilan → crise.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1916Fayol présente le contrôle comme une des cinq fonctions principales de la direction
1947Plan comptable : dualisme comptabilité financière / contrôle de gestion (comptabilité de gestion autonome)
1965Anthony définit le management control (contrôle de gestion)
1929Rimailho théorise la méthode des sections homogènes
1991Rapport Cadbury (autorégulation de la gouvernance) inspirant des règles
15 mai 2001Loi NRE : renforce transparence et participation des salariés via le comité d’entreprise
juillet 2002Sarbanes-Oxley Act (SOA) : certification des comptes auprès de la SEC
1er août 2003LSF : création de l’AMF et renforcement de la transparence financière
11 juillet 2012Contribution patronale de 30% assise sur 25% de la valeur des actions ou la juste valeur des options
22 mai 2019Loi PACTE : notion d’intérêt social/raison d’être et évolution des conseils

Tableaux de synthèse

Niveaux de contrôle (Anthony)

NiveauObjetLogique centrale
Planification stratégiqueprocessus de décision concernant les objectifs et les stratégiesex ante ; définit la stratégie
Contrôle de gestionmise en œuvre des stratégies et atteinte des objectifsdécisions tactiques ; pilotage à distance via indicateurs chiffrés
Contrôle opérationnel (contrôle des tâches)réalisation des tâches spécifiquesex ante/ex post sur l’exécution

Modes de contrôle (Ouchi)

ModeCe qui est contrôléPrincipe / mécanisme
Bureaucratiecomportements et actionsrègles, procédures, supervision directe ; récompense pour conformité
Résultatsrésultatsobjectifs + capacité à mesurer (données comptables ou non)
Normescroyances et attitudesconfiance dans le personnel ; clan/pairs, qualifications, socialisation/culture

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre contrôle de gestion et sens courant de « contrôle » (vérification/sanction) : le management control est du pilotage de la gestion.
  2. Croire que le contrôle de gestion se situe au même niveau que la stratégie ou que les tâches : Anthony l’emboîte entre plan stratégique et contrôle opérationnel (décisions tactiques).
  3. Calculer ROI en incluant les charges financières : le ROI retenu neutralise ces charges via « bénéfice d’exploitation après impôts ».
  4. Comparer uniquement ROI entre divisions sans considérer le coût du capital : le bénéfice résiduel montre que la valeur dépend de ROI vs CMPC.
  5. Faire un arrêt de produit en coût complet négatif sans vérifier ce qui disparaît (coûts fixes spécifiques) : les charges indirectes ne disparaissent pas toujours.
  6. Choisir une méthode de coûts « par habitude » : la pertinence dépend de la décision à servir, et aucune méthode n’est universelle.
  7. Penser que « l’ABC est juste plus compliqué » : elle vise surtout à modéliser les inducteurs causaux (ex. réglage/séries/complexité) pour éviter l’arbitraire des répartitions.

Checklist Examen

  1. Définir le contrôle organisationnel et le contrôle de gestion, puis distinguer management control (pilotage) de l’usage courant du mot « contrôle ».
  2. Expliquer la place du contrôle de gestion chez Anthony : articulation avec planification stratégique et contrôle opérationnel (contrôle des tâches).
  3. Décrire le pilotage cybernétique du contrôle de gestion avec PDCA : norme (Plan), action (Do), comparaison/feedback (Check), ajustements et sanctions/récompenses (Act).
  4. Présenter la double filiation et les conditions d’émergence du contrôle de gestion (General Motors/Sloan-Brown ; Taylor + comptabilité industrielle) selon le cours.
  5. Calculer et commenter le ROI avec la formule retenue : numérateur « bénéfice d’exploitation après impôts » et dénominateur « actifs investis » ; en donner l’interprétation et limites (évaluation comptable des actifs).
  6. Décomposer le ROI via la pyramide (taux de marge × rotation des actifs) et relier ROI et ROE par l’effet de levier (comparaison ROI vs i, dette/CP).
  7. Calculer le bénéfice résiduel et interpréter la création/destruction de valeur : bénéfice résiduel = actif × (ROI − CMPC) et condition ROI > CMPC.
  8. Savoir comparer les décisions sous ROI vs sous bénéfice résiduel à partir d’un exemple : accepter/refuser un investissement selon que ROI baisse ou que ROI dépasse CMPC.
  9. Expliquer le coût complet : objet de coût, formule coût complet = charges directes + quote-part charges indirectes, puis détailler méthode des sections homogènes (centres d’analyse, UO, répartition primaire/secondaire).
  10. Expliquer les principes communs et conditions de validité d’un calcul par centres d’analyse : homogénéité du centre et corrélation UO/coût ; puis distinguer imputation rationnelle et ses bonus/malus de sous/suractivité.
  11. Choisir et justifier une méthode de coûts partiels : direct costing (simple) vs direct costing évolué (coûts fixes spécifiques/communs), et relier à la décision (si les coûts fixes changent ou non).
  12. Expliquer la logique du seuil de rentabilité (point mort) à partir de MCV, calculer SR en quantité et commenter l’analyse du risque via taux de marge de sécurité et levier opérationnel, puis rappeler l’impact des hypothèses.
  13. Décrire la fonction contrôle de gestion : différence entre contrôle de gestion (processus) et tâches du contrôleur de gestion (budget, écarts, reporting, procédures) ; citer aussi l’idée que le contrôle se déroule sans contrôleur.
  14. Relier pouvoir et organisation : détenteurs potentiels (prérogative légale, contrôle d’une ressource, proximité) + cinq composantes Mintzberg et mécanismes de pouvoir (autorité, bureaucratie, idéologie, expertise, jeux politiques).

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Contrôle organisationnel — définition ?

Mécanismes orientant et stabilisant comportements.

Contrôle de gestion — rôle ?

Pilote interne pour atteindre les objectifs.

Management control — sens ?

Pilotage et maîtrise de la gestion.

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