Lernzettel: Les politiques du marché du travail

📋 Plan du Cours

  1. Indicateurs du chômage et du sous-emploi
  2. Évolution de l’emploi en France
  3. Causes du chômage structurel
  4. Causes du chômage conjoncturel
  5. Politiques de relance keynésienne
  6. Politique monétaire et multiplicateur
  7. Réduction du coût du travail
  8. Formation, flexibilité et flexisécurité

📖 1. Indicateurs du chômage et du sous-emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage PSERE : Le chômage PSERE désigne, selon une mesure de type BIT reprise par l’Insee, des personnes sans emploi, cherchant activement et disponibles rapidement pour travailler.
  • Taux de chômage : Le taux de chômage est la part des chômeurs dans la population active, calculée en pourcentage.
  • Taux d’emploi : Le taux d’emploi rapporte la population active occupée à la population en âge de travailler, exprimé en pourcentage.
  • Sous-emploi : Le sous-emploi regroupe des personnes en emploi qui travaillent moins que souhaité ou qui ont travaillé moins que d’habitude du fait d’un chômage partiel ou de mauvais temps.

📝 Points essentiels

  • Le taux de chômage se calcule comme le nombre de chômeurs divisé par la population active, multiplié en pourcentage.
  • En France, l’Insee mesure le chômage sur échantillon et sur une semaine de référence, tandis que Pôle-emploi mesure mensuellement les DEFM inscrits, avec des chiffres et définitions différentes.
  • Si le taux de chômage augmente mais que le taux d’emploi reste stable, cela peut venir d’une hausse de l’inactivité dans la population en âge de travailler plutôt que d’une destruction d’emplois.
  • Pendant le premier confinement (printemps 2020), le taux de chômage baisse (8,1 % à 7,1 % entre fin 2019 et deuxième trimestre 2020) mais le taux d’emploi diminue fortement, notamment chez les 15-24 ans.
  • Le sous-emploi est mesuré par un taux : nombre de personnes en sous-emploi divisé par le nombre d’emplois, en pourcentage.
  • Une personne en sous-emploi n’est pas forcément comptée comme chômeur PSERE : elle peut être classée parmi les DEFM (catégories B ou C) et peut aussi rejoindre le halo autour du chômage si elle est indisponible ou en…

💡 Astuce mémo

Taux de chômage = chômeurs / actifs ; Taux d’emploi = occupés / âge de travailler : si chômage monte sans emploi qui baisse, c’est souvent que l’inactivité augmente.

📖 2. Évolution de l’emploi en France

🔑 Notions clés & Définitions

  • Population active occupée : La population active occupée regroupe les personnes ayant un emploi rémunéré.
  • Formes particulières d’emploi : Les formes particulières d’emploi regroupent des situations comme les CDD ou l’intérim, qui augmentent l’incertitude de l’emploi.
  • Sous-emploi Insee : Le sous-emploi correspond soit à un temps partiel souhaité plus élevé, soit à un temps travaillé inférieur habituel à cause de chômage partiel ou de mauvais temps.

📝 Points essentiels

  • Le taux de chômage peut monter alors que le nombre de chômeurs ne change pas si la population en âge de travailler devient plus inactive, car le dénominateur du taux de chômage (population active) baisse.
  • Le taux d’emploi reste interprétable quand le taux de chômage varie via des changements d’activité (scolarité plus longue, départs plus tôt à la retraite) puisque son dénominateur (population en âge de travailler) ne…
  • En confinement au printemps 2020, le taux de chômage passe de 8,1 % à 7,1 % (2019T4 vers 2020T2) mais le taux d’emploi chute fortement, notamment chez les 15-24 ans, ce qui indique une destruction d’emplois.
  • Un emploi à durée déterminée ou en intérim est une forme plus risquée d’emploi car la fin du contrat ou de la mission rend le retour au chômage plus probable.
  • Le sous-emploi se calcule par le rapport entre le nombre de personnes en sous-emploi et le nombre d’emplois, pour mesurer une insuffisance de volume horaire par rapport aux souhaits ou à l’habitude.
  • Un sous-emploi est une situation à la frontière emploi-chômage : la personne n’est pas sans emploi (donc pas chômeur PSERE Insee) mais peut être classée aux catégories B ou C des DEFM Pôle-emploi.

💡 Astuce mémo

Taux de chômage = actifs; taux d’emploi = âge: quand la “population active” bouge, le chômage peut varier sans que l’emploi crée vraiment change.

📖 3. Causes du chômage structurel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Problèmes d’appariements : Les problèmes d’appariements désignent les difficultés de mise en relation entre demande de travail des entreprises et offre de travail des individus, ce qui entretient le chômage même sans récession.
  • Chômage frictionnel : Le chômage frictionnel correspond à une période de chômage liée au temps nécessaire pour trouver un poste et effectuer les démarches (recherches, entretiens) entre deux emplois.
  • Chômage d’inadéquation des qualifications : Le chômage d’inadéquation des qualifications apparaît quand les qualifications recherchées par les entreprises ne correspondent pas à celles détenues par les personnes au chômage.
  • Chômage involontaire par salaire d’efficience : Le chômage involontaire par salaire d’efficience résulte de salaires maintenus au-dessus du niveau d’équilibre pour inciter à l’effort et réduire le risque de départ, ce qui réduit la demande de travail.

📝 Points essentiels

  • Le chômage structurel se maintient durablement, car il dépend du fonctionnement du marché du travail plutôt que des seules fluctuations conjoncturelles.
  • Les problèmes d’appariements peuvent prendre la forme d’inadéquations de qualifications, d’inadéquations spatiales et d’un chômage frictionnel lié aux délais de recherche.
  • Le chômage d’inadéquation des qualifications existe aussi quand des employeurs peinent à recruter certains métiers malgré des besoins d’embauche.
  • Le chômage frictionnel augmente parce que trouver un emploi prend du temps des deux côtés (informations sur les offres, tri des CV, entretiens), ce qui compte des personnes comme chômeuses pendant la transition.
  • Dans l’analyse micro libérale, une indemnisation du chômage plus généreuse peut allonger la durée du chômage frictionnel en réduisant l’incitation au retour à l’emploi.
  • Avec le salaire d’efficience, les employeurs fixent des salaires plus élevés que le salaire d’équilibre pour attirer les plus productifs et inciter à l’effort, ce qui fait naître un chômage involontaire.

📖 4. Causes du chômage conjoncturel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage keynésien : Le chômage conjoncturel est expliqué par une insuffisance de la demande adressée aux entreprises, qui entraîne un sous-emploi involontaire malgré des marchés des biens équilibrés.
  • Demande effective : La demande effective est la demande anticipée par les entreprises, qui détermine leur volume de production et donc leurs besoins en capital et en travail.
  • Choc d’offre négatif : Un choc d’offre négatif est un événement qui dégrade la capacité de production et réduit directement le besoin de main-d’œuvre, ce qui augmente ensuite le chômage.
  • Choc de demande négatif : Un choc de demande négatif est une baisse de la demande globale qui fait réduire la production et les embauches, ce qui élève le chômage conjoncturel.

📝 Points essentiels

  • Chez Keynes, le chômage conjoncturel correspond à une situation de sous-emploi involontaire sur le marché du travail, même si l’offre de biens suffit à la demande globale.
  • Le chômage keynésien dépend des anticipations des entrepreneurs : s’ils prévoient un volume de vente faible, ils ajustent la production et donc les embauches à la baisse.
  • Un choc d’offre négatif réduit la production (ex. arrêt brutal d’activité comme le confinement) : la demande de travail chute, entraînant d’abord du sous-emploi puis du chômage.
  • Une hausse ou une baisse de la demande globale (consommation, investissements, exportations) modifie la production et l’emploi : une demande plus faible augmente le chômage via des embauches réduites ou des…
  • La crise de 2008 illustre un choc de demande négatif : baisse des prêts bancaires, recul des investissements et de la consommation, contraction de la demande globale et hausse du chômage.
  • Le chômage peut augmenter même en cas de croissance : il suffit que la croissance du PIB (créatrice d’emplois bruts) soit inférieure à la croissance de la productivité (destructrice d’emplois bruts).

💡 Astuce mémo

Demande effective faible → production prévue faible → embauches faibles → chômage conjoncturel.

📖 5. Politiques de relance keynésienne

🔑 Notions clés & Définitions

  • Relance de la demande : Politique keynésienne qui vise à augmenter la demande globale afin de pousser les entreprises à produire davantage et à embaucher.
  • Politique budgétaire : Volet de la relance qui agit via la dépense publique et/ou la modification des recettes (impôts, taxes, transferts) pour soutenir le pouvoir d’achat.
  • Politique monétaire accommodante : Politique menée par la banque centrale pour faciliter l’accès au crédit grâce à des taux d’intérêt plus faibles et des contraintes de réserves allégées.
  • Multiplicateur keynésien : Mécanisme où une dépense initiale génère des revenus successifs, entraînant une hausse de la production supérieure à l’impulsion de départ.

📝 Points essentiels

  • La relance budgétaire passe par des dépenses publiques ou des baisses d’impôts/taxes, pour relever la consommation attendue et donc la production et l’emploi.
  • L’État peut augmenter directement les revenus via allocations (chômage, familiales) et salaire minimum, avec un ciblage sur les plus pauvres pour maximiser l’impact sur la demande.
  • La relance par l’investissement peut prendre la forme de grands travaux publics, de soutien à la construction de logements (BTP) ou d’incitations à l’investissement des entreprises via une baisse des charges.
  • Une relance efficace s’accompagne d’une politique monétaire accommodante : baisse du taux directeur et baisse du taux des réserves obligatoires pour accroître les crédits.
  • Le multiplicateur keynésien est d’autant plus fort que les ménages consomment la hausse de revenus et dépensent majoritairement pour des produits fabriqués dans le pays plutôt que des importations.
  • Critiques : la relance peut creuser déficit et dette, être inflationniste si l’offre ne suit pas rapidement, et voir une partie de l’effet “fuiter” vers les importations (impact réduit sur le chômage national).

💡 Astuce mémo

Demande ↑ (budgétaire + monétaire) → production ↑ → emploi ↑ → chômage ↓.

📖 6. Politique monétaire et multiplicateur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux d’intérêt directeur : Le taux d’intérêt directeur est le taux fixé par la banque centrale qui influence le niveau des taux appliqués par les banques commerciales.
  • Taux des réserves obligatoires : Le taux des réserves obligatoires est le pourcentage de dépôts que les banques doivent immobiliser auprès de la banque centrale.

📝 Points essentiels

  • Une politique monétaire expansionniste baisse les taux directeurs, ce qui rend le crédit plus accessible et stimule consommation et investissement, donc la production et l’emploi.
  • Une baisse du taux des réserves obligatoires libère des liquidités pour accorder plus de crédits, ce qui renforce la demande et l’ajustement de la production via l’embauche.
  • Le multiplicateur keynésien fonctionne par vagues de revenus : une dépense publique initiale devient un revenu pour d’autres agents qui re-dépensent.
  • Le multiplicateur est plus efficace quand les ménages consomment une grande part des revenus supplémentaires et quand ces dépenses se portent davantage sur des biens produits nationalement plutôt que sur des…
  • La relance fondée sur la demande creuse le déficit budgétaire et augmente la dette publique.
  • La relance peut être inflationniste et son impact sur l’emploi national diminue si la hausse de la demande se traduit par des achats importés plutôt que par de la production domestique.

💡 Astuce mémo

Baisse du taux ou des réserves → Crédit ↑ → Demande ↑ → Production/Emploi ↑ ; multiplicateur = “une dépense fait des vagues de revenus”.

📖 7. Réduction du coût du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage structurel : Le chômage structurel correspond à un désajustement durable entre l’offre et la demande de travail, lié notamment aux conditions d’embauche et aux niveaux de rémunération.
  • Coût du travail : Le coût du travail désigne le coût total supporté par l’employeur pour embaucher un salarié, notamment via le salaire et les charges associées.
  • Coin fiscal : Le coin fiscal est l’écart entre le coût du travail pour l’employeur et le salaire net effectivement perçu par le salarié, notamment influencé par les cotisations sociales.
  • Trappe à bas salaires : La trappe à bas salaires est une situation où des employeurs plafonnent les rémunérations pour maximiser les réductions de cotisations, ce qui bloque la progression des salaires.

📝 Points essentiels

  • Les politiques de réduction du coût du travail reposent sur l’idée libérale que le coût des salaires désincite à embaucher et peut donc réduire le chômage structurel.
  • Une baisse des salaires est censée réduire l’offre de travail et augmenter la demande de travail, ce qui tend à rapprocher l’offre et la demande de travail.
  • Comme le coût du travail devient moins déterminant quand les salaires montent, ces politiques ciblent surtout les bas salaires.
  • Dans des pays comme la France, réduire les cotisations sociales peut baisser le coût du travail sans diminuer le salaire net des salariés les moins rémunérés, ce qui incite les entreprises à embaucher.
  • L’effet substitution conduit l’entreprise à remplacer plus facilement du capital ou du travail qualifié par du travail non qualifié moins cher, et l’effet volume vient du fait que des coûts plus faibles améliorent la…
  • Ces dispositifs réduisent les recettes de financement de la protection sociale (l’État peut compenser) et peuvent créer des effets de trappe à bas salaires avec exonération totale au niveau du SMIC jusqu’à des…

📖 8. Formation, flexibilité et flexisécurité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Politiques de formation : Ensemble de mesures qui réduisent le chômage structurel d’appariement en améliorant l’adéquation entre qualifications des individus et emplois offerts.
  • Emplois atypiques : Formes particulières d’emploi qui s’écartent du CDI à temps plein pour répondre aux besoins variables des entreprises.
  • Contrat zéro heure : Contrat qui ne fait travailler le salarié que si l’employeur en a besoin, avec rémunération selon les heures réellement effectuées.
  • Flexisécurité : Modèle associant flexibilité du marché du travail pour les entreprises et sécurité renforcée pour les travailleurs, notamment via l’indemnisation et l’accompagnement.

📝 Points essentiels

  • La formation vise aussi à limiter le décalage entre compétences des personnes et besoins des entreprises, améliorant embauche et mobilité professionnelle.
  • Les emplois atypiques (CDD, intérim, temps partiel) et l’externalisation sont utilisés pour contourner les rigidités des embauches et licenciements, plutôt que le CDI à temps plein.
  • En France, les emplois précaires représentent environ 15 % de l’emploi salarié.
  • En Allemagne, les lois Hartz (2003-2005) ont développé des mini et midi-jobs à faible nombre d’heures et cotisations faibles/ nulles, avec un plafond de revenu avant incompatibilité.
  • Le contrat zéro heure du Royaume-Uni a été présenté comme un facteur d’un chômage très faible car le salarié reste souvent « en emploi » même sans heures.
  • Au Danemark (à partir de 1993), la flexisécurité combine facilité de licenciement/embauche et allocations chômage pouvant atteindre 90 % du salaire antérieur, avec un chômage passé d’environ 10 % à 5 % avant la crise…

💡 Astuce mémo

Flexisécurité (Danemark) = Flex pour l’employeur + Sécurité forte pour le chômeur (aide + revenu de remplacement jusqu’à ~90 %).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1980Arrêt de la création nette d’emploi en France, début d’une accélération du chômage
printemps 2020Premier confinement : baisse du taux de chômage mais chute du taux d’emploi, notamment chez les 15-24 ans
2008Crise financière : choc de demande négatif et hausse du chômage
1993Mise en place de la flexisécurité au Danemark (à partir de 1993)
2003-2005Lois Hartz (2003-2005) : développement des mini et midi-jobs en Allemagne

📊 Tableaux de synthèse

Chômage structurel vs chômage conjoncturel

TypeDéfinition/OrigineLogique d’analyse
StructurelIndépendant des fluctuations économiques ; lié au fonctionnement institutionnel et aux difficultés offre/demande de…Dépend du marché du travail : appariements, institutions, salaire d’efficience
ConjoncturelRésulte des fluctuations de l’activité économique (voire récession) et/ou de chocs macroéconomiques négatifsDépend de la demande effective (Keynes) et de la variation de la demande globale

Politiques de lutte contre le chômage

ObjectifType de politiqueMécanisme
Relancer l’activitéPolitiques macroéconomiques de soutien de la demandeRelance budgétaire + politique monétaire accommodante, avec multiplicateur keynésien
Réduire le chômage structurelPolitiques de réduction du coût du travailBaisse du coût (salaires bas/coin fiscal via cotisations) pour stimuler l’embauche
Réduire l’appariementPolitiques de formationMeilleure adéquation qualifications/emplois pour faciliter embauche et mobilité
Assouplir le marché du travailPolitiques de flexibilisationRéduire les rigidités : emplois atypiques, flexibilité quantitative externe/interne, flexisécurité

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chômeur Insee (PSERE : sans emploi + recherche + disponible) et demandeur DEFM Pôle-emploi (catégories A à E), ce qui change les effectifs affichés.
  2. Croire que la baisse du taux de chômage signifie automatiquement une amélioration du marché du travail : elle peut venir d’une hausse de l’inactivité (dénominateur du taux de chômage).
  3. Interpréter mal le sous-emploi : c’est une partie des personnes en emploi dont le temps de travail est inférieur à ce qu’elles désirent ou du fait de chômage partiel/mauvais temps, donc pas nécessairement des chômeurs…
  4. Assimiler chômage structurel et chômage frictionnel : le frictionnel est une forme de chômage liée aux délais et recherches, mais le structurel inclut aussi inadéquation des qualifications/espaces et effets…
  5. Penser que le chômage keynésien vient d’un salaire trop élevé : dans Keynes il vient d’une insuffisance de demande effective et d’anticipations négatives des entrepreneurs.
  6. Inverser choc d’offre et choc de demande : un choc d’offre négatif réduit directement la production, alors qu’un choc de demande négatif contracte la demande globale (consommation/investissements/exportations).
  7. Confondre relance et simple dépense : l’efficacité keynésienne dépend du multiplicateur (propension à consommer et demande de produits produits sur le territoire) et de la politique monétaire accommodante associée.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le chômage et distinguer chômeur PSERE (Insee/BIT) et catégories DEFM (Pôle-emploi), en listant les critères PSERE.
  2. Calculer et interpréter le taux de chômage : nombre de chômeurs / population active (en %), et expliquer pourquoi seuls ces rapports permettent des comparaisons.
  3. Calculer et interpréter le taux d’emploi : population active occupée / population en âge de travailler (en %), puis déduire ce que signifie taux de chômage ↑ avec taux d’emploi stable.
  4. Expliquer le cas du printemps 2020 : taux de chômage ↓ mais taux d’emploi ↓, avec destruction d’emplois (notamment 15-24 ans).
  5. Définir le sous-emploi (Insee) et calculer un taux de sous-emploi : nombre de personnes en sous-emploi / nombre d’emplois, en précisant ce que ça n’est pas.
  6. Relier une personne en sous-emploi à son statut possible : pas chômeur PSERE (car en emploi) mais peut être DEFM catégories B ou C, et distinguer le « halo autour du chômage » (catégorie D).
  7. Distinguer causes du chômage structurel : problèmes d’appariements (inadéquations qualifications/espaces + chômage frictionnel), effets des institutions et théorie du salaire d’efficience (asymétries d’information).
  8. Définir chômage keynésien et demande effective, puis relier conjoncturel à des chocs macroéconomiques (choc d’offre négatif vs choc de demande négatif) et à l’idée PIB/productivité.
  9. Décrire la relance keynésienne : volet budgétaire (dépenses/recettes, allocations, salaire minimum, investissements) + politique monétaire accommodante, et le multiplicateur keynésien (vagues de revenus).
  10. Expliquer les critiques de la relance : déficit/dette, risque inflationniste si l’offre ne suit pas, et fuite vers les importations.
  11. Expliquer la réduction du coût du travail : logique libérale (désincitation à embaucher) puis effet coin fiscal via baisse des cotisations, avec effet substitution et effet volume et notions de trappe à bas salaires.
  12. Décrire les politiques contre le chômage structurel par formation et flexibilisation : rôles des politiques de formation (adéquation qualifications, compte personnel de formation, activation) et exemples de flexibilité…

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1. Comment se calcule le taux de chômage ?

2. Qu’indique un taux de chômage élevé quand le taux d’emploi reste stable ?

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Chômage PSERE — définition ?

Personnes sans emploi, cherchant et disponibles rapidement.

Taux de chômage — formule ?

Chômeurs / population active × 100.

Taux d’emploi — formule ?

Occupés / population en âge de travailler × 100.

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