La soutenabilité est une approche à long terme qui cherche à concilier croissance, justice sociale et préservation environnementale, en distinguant notamment entre une soutenabilité qui accepte la substitution des ressources et une qui insiste sur leur non-remplaçabilité.
Rareté des ressources naturelles (Jevons) : Selon Jevons (1865), l’effet de la rareté croissante d’une ressource naturelle, comme le charbon, entraîne une augmentation de son coût d’extraction, ce qui peut limiter la croissance économique si ces ressources deviennent insuffisantes ou trop coûteuses à exploiter.
Effet rebond : Phénomène où les innovations technologiques visant à réduire la consommation d’énergie ou de ressources entraînent paradoxalement une augmentation globale de la consommation ou de l’impact environnemental, en raison de gains d’efficacité ou de comportements compensatoires.
Règle de Hotelling : Théorie formulée par Harold Hotelling (1931) selon laquelle l’exploitation optimale d’un resource épuisable doit suivre une trajectoire où la valeur présente de la ressource augmente avec le temps, équilibrant l’extraction immédiate et la conservation pour l’avenir, afin de maximiser la valeur économique à long terme.
Multiplication des catastrophes industrielles majeures : Accumulation d’événements environnementaux catastrophiques liés à l’industrie, tels que Amoco Cadiz (1978), Bhopal (1984), et Tchernobyl (1986), illustrant la vulnérabilité écologique et les risques liés à l’exploitation industrielle non maîtrisée.
La croissance économique est de plus en plus confrontée à la rareté des ressources naturelles, comme le charbon, dont l’épuisement ou la hausse des coûts d’extraction, selon Jevons, peuvent freiner le développement. La loi de Jevons indique que l’intensification de l’exploitation d’une ressource limitée tend à augmenter sa consommation globale, accélérant sa raréfaction.
L’effet rebond montre que les innovations technologiques visant à réduire la consommation de ressources ou d’énergie peuvent paradoxalement augmenter l’impact environnemental global, en raison de comportements compensatoires ou de gains d’efficacité qui stimulent la demande.
La règle de Hotelling propose une gestion optimale des ressources épuisables, en équilibrant l’exploitation immédiate et la conservation pour préserver leur valeur à long terme. Elle souligne la tension entre développement économique et durabilité écologique.
La multiplication des catastrophes industrielles majeures (Amoco Cadiz, Bhopal, Tchernobyl) témoigne des risques liés à l’exploitation industrielle, souvent aggravés par des défaillances techniques ou réglementaires, et souligne l’impact environnemental et humain des activités industrielles non maîtrisées.
Les facteurs écologiques, notamment la raréfaction des ressources et les risques industriels, jouent un rôle crucial dans la soutenabilité de la croissance, en imposant des limites naturelles et en soulignant la nécessité d’une gestion prudente et innovante des ressources.
Modèle de Boserup (1965) : théorie selon laquelle l’augmentation de la population stimule l’innovation et l’intensification des activités agricoles, permettant ainsi de soutenir la croissance démographique sans diminuer la productivité. Elle critique l’approche malthusienne en affirmant que la pression démographique peut être un moteur de progrès plutôt qu’un frein.
Dividende démographique (PRB, 2013) : période durant laquelle la baisse rapide de la fécondité et l’évolution de la structure par âge d’un pays favorisent une croissance économique accrue, en raison d’un rapport favorable entre la population active et la population dépendante. Elle offre une opportunité d’investir dans le capital humain.
Citation de Sauvy (1963) : « Croître ou vieillir, il faut choisir. » Elle souligne que le vieillissement démographique peut freiner la croissance économique, en raison de la rigidité sociale et du ralentissement de l’innovation associé à une population vieillissante.
Modèle de Nelson-Phelps (1966) : théorie selon laquelle la croissance économique et la baisse de la natalité sont liées au progrès technique. Plus un pays progresse technologiquement, moins il a tendance à avoir une forte natalité, car l’investissement dans l’éducation et la santé devient prioritaire.
Effet du vieillissement de la population : phénomène où l’augmentation de la proportion de personnes âgées dans une population entraîne une réduction de la demande globale, une baisse de l’épargne et des investissements, pouvant freiner la croissance économique à long terme (Hansen).
Influence de la démographie sur la croissance : la dynamique démographique, notamment le vieillissement ou la jeunesse de la population, impacte directement la demande, l’épargne, et la capacité d’investissement, conditionnant ainsi la soutenabilité et la trajectoire de croissance économique.
La croissance démographique peut agir comme un moteur ou un frein à la croissance économique selon le modèle de Boserup, qui voit la pression démographique comme un levier d’innovation et d’intensification agricole, notamment en contexte africain (Boserup, 1965).
La baisse de la fécondité, souvent associée à la transition démographique, peut générer un dividende démographique en augmentant la part de la population active, ce qui favorise la croissance si les investissements dans le capital humain sont réalisés (PRB, 2013).
La citation de Sauvy (1963) insiste sur le dilemme entre croissance et vieillissement, soulignant que le vieillissement démographique peut limiter la dynamique économique en raison de la rigidité sociale et du ralentissement de l’innovation.
Le modèle Nelson-Phelps montre que le progrès technique influence la natalité : une croissance technologique soutenue tend à réduire la natalité, ce qui modifie la structure démographique et peut influencer la croissance future.
La stagnation séculaire évoquée par Hansen et Gordon met en évidence que le vieillissement et la saturation des innovations peuvent conduire à une croissance faible ou nulle à long terme, accentuant l’impact négatif du vieillissement démographique.
La gestion de la population active, notamment via le dividende démographique, est cruciale pour soutenir la croissance, mais elle dépend aussi de la capacité à créer des emplois et à investir dans le capital humain.
La démographie, en particulier le vieillissement ou la jeunesse de la population, joue un rôle déterminant dans la soutenabilité de la croissance économique, pouvant à la fois stimuler l’innovation ou freiner la demande et l’investissement selon la structure par âge et la gestion des ressources.
Modèles de croissance classiques et néoclassiques : Approches économiques qui expliquent la croissance par l’accumulation de capital, le progrès technique et l’épargne, en intégrant la théorie de l’équilibre général. Les classiques, comme Malthus (1798), introduisent la notion d’État stationnaire, où la croissance s’arrête lorsque les ressources deviennent limitantes. Les néoclassiques, tels que Solow (1956), insistent sur le rôle du progrès technique comme moteur principal de la croissance à long terme.
Concept d’État stationnaire chez les classiques : Situation où la croissance économique cesse, en raison de la saturation des ressources ou de l’équilibre entre la population et la production. Selon Malthus, la croissance démographique finit par dépasser la production agricole, conduisant à une stagnation ou à une régression économique.
Modèle des vents contraires de R. Gordon : Théorie selon laquelle la croissance économique connaît une phase de forte expansion suivie d’un ralentissement durable, due à des facteurs structurels tels que la saturation des innovations, la stagnation du progrès technique, ou le ralentissement démographique. Gordon (2012) explique que la période des années 20-50 aux USA correspond à une « grande vague » de croissance, mais que celle-ci pourrait s’essouffler à cause des vents contraires.
Ralentissement du progrès technique comme frein à la croissance : Idée que la diminution de la productivité des innovations ou leur moindre impact sur la croissance économique limite la dynamique de croissance à long terme, comme le suggèrent Gordon ou Summers (2010).
Débat sur la soutenabilité faible vs forte dans les modèles de croissance : Dispute entre deux visions de la capacité à maintenir la croissance durable. La soutenabilité faible (voir section 3) considère que la substitution technologique permet de compenser l’épuisement des ressources naturelles, tandis que la soutenabilité forte insiste sur la nécessité de préserver les capital naturels, critiquant la possibilité de substituer indéfiniment ces ressources.
Les modèles classiques, notamment Malthus, anticipent une limite à la croissance via l’État stationnaire, où la croissance démographique et la production s’équilibrent, menant à une stagnation à long terme. La croissance ne peut être soutenue indéfiniment si les ressources sont finies.
La théorie néoclassique, notamment Solow, introduit le progrès technique comme facteur exogène permettant de dépasser la limite de l’État stationnaire, mais souligne que sans progrès technique, la croissance tend vers zéro à long terme.
Gordon (2012) propose le modèle des vents contraires, où la croissance forte initiale est suivie d’un ralentissement durable dû à la saturation des innovations, à la démographie et à l’épuisement des ressources.
La question du ralentissement du progrès technique est centrale : si celui-ci faiblit, la croissance économique pourrait stagner, ce qui soulève le débat entre optimistes (faible soutenabilité) et pessimistes (forte soutenabilité).
La discussion sur la soutenabilité oppose la vision que la substitution technologique peut assurer une croissance durable (faible soutenabilité) à celle que la préservation des ressources naturelles est indispensable pour une croissance soutenable (forte soutenabilité).
Les modèles classiques et néoclassiques montrent que la croissance peut atteindre un État stationnaire ou être limitée par le ralentissement du progrès technique, tandis que le débat sur la soutenabilité oppose la possibilité de substituer indéfiniment les ressources naturelles à la nécessité de préserver ces dernières pour assurer une croissance durable.
Crise de 1929 : Chute brutale des marchés boursiers américains en octobre 1929, marquant le début de la Grande Dépression, avec une forte contraction de l’économie mondiale, une hausse du chômage et une déflation. Elle remet en question la stabilité des modèles de croissance et accélère la réflexion sur la régulation financière.
Chocs pétroliers des années 1970 : Pénuries et hausse brutale des prix du pétrole en 1973 et 1979, provoquant un ralentissement de la croissance économique mondiale, une stagflation (inflation + stagnation), et une remise en cause des modèles de croissance basés sur la dépendance aux ressources énergétiques.
Crise financière de 2007 : Effondrement du marché immobilier américain, crise bancaire et financière globale, entraînant une récession mondiale, une augmentation du chômage et une crise de confiance dans le système financier. Elle stimule la réflexion sur la régulation financière et la soutenabilité de la croissance.
Rôle des crises dans la remise en question des modèles de croissance : Les crises économiques révèlent les limites des modèles de croissance fondés sur l’expansion continue, la stabilité financière et la consommation de masse. Elles incitent à repenser la soutenabilité, la régulation et la nécessité d’intégrer des facteurs écologiques et sociaux.
Crise de la dette dans les pays en développement : Surendettement des PED dans les années 1980, menant à des ajustements structurels, à une stagnation ou à un déclin économique, et à une remise en question des stratégies de développement basées sur l’endettement et la croissance à tout prix.
Développement durable (DD) : Concept visant à satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs, intégrant des dimensions économiques, sociales, écologiques et culturelles. Rapport Brundtland (1987) : il introduit la notion de développement soutenable, insistant sur la pérennité des ressources et des modes de vie.
Rapport Brundtland (1987) : Rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, qui formalise le terme "développement durable" et en précise les principes fondamentaux, en soulignant la nécessité d’un équilibre entre développement économique, protection de l’environnement et équité sociale.
Éco-développement : Approche intégrant la dimension écologique dans le développement économique et social, en insistant sur la compatibilité entre croissance et respect des écosystèmes, avec ses quatre dimensions : sociale, écologique, économique et culturelle.
Transition écologique : Processus de transformation visant à réduire l’impact environnemental des activités humaines, condition essentielle du développement durable, en favorisant notamment la transition vers des énergies renouvelables, une économie circulaire et une gestion durable des ressources.
Soutenabilité environnementale : Capacité à maintenir à long terme la qualité et la disponibilité des ressources naturelles, en évitant leur épuisement ou leur dégradation irréversible, condition sine qua non du développement durable.
Le développement durable repose sur un équilibre entre croissance, justice sociale et protection de l’environnement, avec la transition écologique comme condition essentielle pour assurer la soutenabilité à long terme.
Croissance inclusive (OCDE, 2012) : croissance économique qui favorise une répartition équitable des bénéfices entre tous les groupes sociaux, permettant une amélioration durable du bien-être collectif. Elle repose sur le principe que la croissance doit bénéficier à l’ensemble de la population, en limitant les inégalités intergénérationnelles, raciales ou de genre.
Croissance verte (publication Ernst von Weizsäcker, 1997) : modèle de croissance visant à concilier développement économique et protection de l’environnement. Il repose sur la théorie du « facteur 4 », selon laquelle il est possible de doubler le niveau de vie tout en réduisant par quatre la consommation de ressources naturelles, grâce à une innovation technologique et une sobriété écologique.
Effet des inégalités sur la demande et l’investissement (Ostry & Berg, 2011) : notion selon laquelle des inégalités économiques excessives peuvent freiner la croissance en réduisant la demande globale, notamment par la baisse de l’épargne des classes moyennes et populaires, et en limitant l’investissement productif, ce qui compromet la soutenabilité à long terme.
Croissance et répartition des richesses (FMI, 2011) : concept qui souligne que la croissance économique ne garantit pas une répartition équitable des gains, et que des inégalités croissantes peuvent nuire à la soutenabilité en accentuant la polarisation sociale, en réduisant la cohésion sociale et en limitant l’accès aux opportunités pour les plus défavorisés.
La croissance inclusive et verte cherche à répondre à la critique selon laquelle la croissance traditionnelle accentue les inégalités et dégrade l’environnement, compromettant sa soutenabilité (OCDE, 2012 ; Ernst von Weizsäcker, 1997).
Selon Ostry & Berg (2011), des inégalités excessives peuvent entraîner une instabilité économique en limitant la demande globale, car une grande partie de la population ne peut pas consommer suffisamment, ce qui freine l’investissement et la croissance durable.
Le rapport FMI (2011) insiste sur le fait qu’une croissance équitable, en assurant une meilleure répartition des richesses, est essentielle pour la soutenabilité à long terme, car elle favorise la cohésion sociale et réduit les risques de crises sociales ou politiques.
La croissance verte repose sur l’innovation technologique et la sobriété, permettant de réduire la pression sur les ressources naturelles tout en maintenant une croissance économique, contribuant ainsi à une croissance plus équitable et durable.
La prise en compte des inégalités dans les politiques économiques est cruciale pour éviter que la croissance ne bénéficie uniquement à une minorité, ce qui pourrait compromettre la légitimité et la stabilité du modèle de développement.
Une croissance véritablement soutenable doit être à la fois inclusive et verte, car la réduction des inégalités et la protection de l’environnement sont indissociables pour assurer un développement durable à long terme.
Rôle des innovations dans la croissance : Les innovations technologiques, organisationnelles ou de produits stimulent la productivité, favorisent la création de nouveaux marchés et peuvent accélérer la croissance économique. Selon Aghion (2018), elles sont la force motrice principale de la croissance moderne, notamment par la destruction créatrice.
Modèles intégrant le progrès technique (ex : Nelson-Phelps) : Ces modèles analysent comment le progrès technique influence la croissance et la fertilité. Nelson et Phelps (1966) proposent que l’adoption de nouvelles technologies réduit la natalité, favorisant une croissance soutenable et une transition démographique.
Limites du progrès technique face à la soutenabilité : Le progrès technique peut atteindre ses limites en raison de l’épuisement des ressources naturelles, des enjeux environnementaux ou de la saturation des gains de productivité. Gordon (2012) évoque une stagnation séculaire, où l’innovation ne suffit plus à soutenir la croissance.
Effet rebond des innovations : Lorsqu’une innovation améliore l’efficacité ou réduit les coûts, elle peut entraîner une augmentation de la consommation ou de l’utilisation, annulant parfois ses gains environnementaux ou économiques. Jevons (1865) a introduit cette notion en soulignant que l’amélioration de l’efficacité énergétique peut accroître la demande de ressources.
Innovations organisationnelles et produits : Les innovations dans l’organisation du travail ou la création de nouveaux produits peuvent transformer la productivité et ouvrir de nouveaux secteurs d’activité. Aghion (2018) insiste sur leur importance dans la dynamique de croissance, notamment par la destruction créatrice.
Les innovations sont essentielles à la croissance, mais leur capacité à soutenir un développement durable est limitée par des facteurs environnementaux, sociaux et technologiques, ce qui peut conduire à une stagnation séculaire ou à des effets rebond.
Les politiques environnementales internationales, à travers la création du PNUE et la mise en œuvre de mesures de prudence et de régulation, cherchent à concilier développement économique et préservation écologique dans une logique de gouvernance mondiale.
Le Sommet de la Terre de 1972 a lancé une dynamique internationale en faveur de la protection de l’environnement, posant les bases d’un cadre global d’engagements et de programmes, malgré l’absence de consensus total sur certains objectifs, en raison de la nature du bien public mondial que constitue l’environnement.
Les indicateurs de durabilité environnementale, démographiques et économiques permettent d’évaluer si la croissance peut être compatible avec la préservation des ressources et la réduction des impacts négatifs, mais aucun ne garantit à lui seul la soutenabilité à long terme.
Hansen (1938) : La stagnation séculaire désigne une situation où la croissance économique à long terme s’essouffle durablement, en raison de facteurs structurels empêchant une progression continue. Hansen évoque une croissance fragile, susceptible de s’arrêter ou de stagner à cause de limites intrinsèques du système économique.
Facteurs structurels de la stagnation : Ensemble des éléments qui freinent la croissance à long terme, notamment l’investissement (baisse de la propension à épargner ou à investir), la démographie (ralentissement ou vieillissement de la population), et le progrès technique (diminution des gains de productivité ou innovation moins impactante).
Modèle des vents contraires de Gordon : Théorie selon laquelle la croissance future sera limitée par des "vents contraires" tels que le ralentissement du progrès technique, le vieillissement démographique, et la saturation des innovations, qui freinent la croissance économique et la productivité.
Débat sur la réalité ou mythe de la stagnation séculaire : Dispute entre économistes sur l’existence réelle d’un ralentissement durable de la croissance. Certains, comme Gordon, considèrent la stagnation comme une tendance inévitable, tandis que d’autres y voient une crise conjoncturelle ou un phénomène temporaire.
Impact sur la croissance à long terme : La stagnation séculaire implique une croissance faible ou nulle sur plusieurs décennies, ce qui remet en question la soutenabilité du modèle de développement actuel, notamment en lien avec la capacité à financer le progrès social et environnemental.
Hansen (1938) a introduit la notion de stagnation séculaire pour décrire une croissance fragile, susceptible de s’arrêter durablement, en lien avec des facteurs structurels. Il souligne que la croissance n’est pas une donnée acquise, mais dépend de l’investissement, de la démographie et du progrès technique.
Le modèle des vents contraires de Gordon (2012) synthétise cette vision en identifiant trois principaux freins : le ralentissement du progrès technique, le vieillissement démographique, et la saturation des innovations. Ces éléments expliqueraient la "one big wave" de croissance du début du 20e siècle, suivie d’un ralentissement.
La controverse porte sur la véracité de cette stagnation : certains économistes, comme Larry Summers, considèrent que la croissance pourrait continuer à un rythme faible, tandis que Robert Gordon insiste sur la possibilité d’un déclin durable.
La stagnation séculaire a des implications majeures pour la soutenabilité économique, sociale et environnementale, en remettant en question la capacité à financer le progrès et à maintenir le niveau de vie.
La crise de 2007 a ravivé ces débats, en soulignant la faiblesse de la croissance et la nécessité de repenser le modèle de développement face aux limites structurelles.
La stagnation séculaire, selon Hansen et Gordon, désigne une période durable de faible ou nulle croissance, principalement due à des facteurs structurels tels que le ralentissement du progrès technique, le vieillissement démographique et la saturation des innovations, remettant en cause la soutenabilité du modèle de croissance actuel.
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteurs / Références |
|---|---|---|---|
| Soutenabilité croissance | Définition | Capacité à maintenir activités sans dégradation irréversible | - |
| Soutenabilité faible | Substituabilité du capital naturel | Robert Solow (1973) | |
| Soutenabilité forte | Non-substituabilité du capital naturel | Écologistes, Marxistes | |
| Concepts émergents | Éco-développement, post-croissance, développement durable | - | |
| Facteurs écologiques | Rareté (Jevons) | Augmentation du coût d’exploitation | Jevons (1865) |
| Effet rebond | Gains d’efficacité paradoxaux | - | |
| Règle de Hotelling | Exploitation optimale des ressources | Hotelling (1931) | |
| Catastrophes industrielles | Risques liés à l’industrie | Amoco Cadiz (1978), Bhopal (1984), Tchernobyl (1986) | |
| Démographie & croissance | Modèle de Boserup | Innovation stimulée par la population | Boserup (1965) |
| Dividende démographique | Période favorable à la croissance | PRB (2013) | |
| Vieillissement | Impact sur croissance et épargne | Hansen | |
| Modèle Nelson-Phelps | Progrès technique et natalité | Nelson-Phelps (1966) |
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