Lernzettel: Introduction à la nature de l'art

📋 Plan du Cours

  1. analyse des termes : Pour problématiser la question, il est nécessaire de définir le sens des termes : « art » et
  2. A l’origine l’art est fait pour les
  3. L'art comme activité fabricatrice : L'artiste, comme celui qui travaille, transforme la nature en quelque chose
  4. L'art comme activité non utile : Toutefois, l'art a sa fin en lui-même
  5. L'œuvre et le travail : Ainsi faut-il revenir ici à la distinction œuvre/travail opérée par
  6. Le génie enveloppe le talent, mais en même temps le survole des ailes de son inspiration
  7. Le génie se reconnaît en ce sens qu’il fait école, il ouvre une voie nouvelle qui sera ensuite imitée
  8. Il est libre de toute contrainte et c’est pourquoi il donne une impression de facilité et non de travail
  9. l’œuvre d'art se caractérise par sa beauté : Ce qui fait la spécificité de l’art et permet de distinguer l’art du
  10. on ne dispute pas du goût (on ne peut en donner des preuves
  11. L’art est-il un langage
  12. L’art a pour finalité de satisfaire un besoin de l’esprit : L’homme n’a pas que des besoins matériels

📖 1. analyse des termes : Pour problématiser la question, il est nécessaire de définir le sens des termes : « art » et

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poïésis : On constate que l’art est un travail et en ce sens il appartient à la poïésis : Aristote appelle « art » tout procédé de fabrication obéissant à des règles et aboutissant à la production d’objets.
  • Définir le sens des termes : Pour problématiser la question, il est nécessaire de définir le sens des termes : « art » et « sacré ».

📝 Points essentiels

  • Définir le sens des termes « art » et « sacré » est nécessaire pour problématiser la question de l’art.
  • L’histoire générale de l’art montre que l’art sacré a été mis au service de la religion.
  • Interroger l’art et son histoire revient à interroger ses fonctions successives : l’art n’a pas toujours été l’expression d’une subjectivité.
  • Mais le sacré n’a pas forcément de rapport avec la religion, il est aussi un concept anthropologique permettant d’établir une séparation, une frontière, entre deux ensembles hétérogènes : vérité/apparence (Platon), praxis/poïésis (Aristote), etc... De ce point de vue, une tradition philosophique, suivant les traces de Platon, a dévalorisé, désacralisé l’art. Le sacré, c’est-à-dire ce qui a ontologiquement de la valeur, n’est pas du côté de l’art, mais du côté de la philosophie. L’art n’est pas digne d’être objet de la réflexion philosophique tournée vers la recherche du Vrai et, à ce titre, tout esprit désireux de bien penser ne peut que se détourner des séductions sensibles. C’est le statut de la sensibilité qui est en cause ici : dans la recherche philosophique du Vrai, l’œuvre d'art ne peut être d’aucun secours, précisément parce qu’elle est un objet sensible qui n’imite même pas l’être mais le sensible. Pour Platon, le beau qui est dans l’œuvre n’est pas ce qui émerveille la sensibilité mais ce qui se laisse saisir par l’intelligence (le Logos). Le Beau est une caractéristique des Idées (le Beau en soi), c’est un savoir et non une rencontre avec un objet sensible.
  • Si l’on revient à l’étymologie, le sacré ici ne se rattache plus seulement à sacer mais aussi à sacratum, qui désigne ce qui est « consacré » ou « dédié » dans un domaine totalement profane. Tout peut donc être sacré, ce qui s’applique évidemment à l’art : l’œuvre d’art peut redevenir un objet sacré ! Celle-ci est associée à des valeurs défendues collectivement dans un domaine consacré, dédié,… par exemple au plaisir esthétique, comme avec Kant, ou à la vérité absolue, comme avec Hegel, etc...
  • Dans l’art sacré, l’artiste est commandité par l’Église et agit comme un artisan au service de la foi.
  • L’art sacré exprime une transcendance (divin/surnaturel au-delà du temps et de l’espace) mais dans l’immanence (présence dans le monde horizontal).

💡 À retenir

Le sens de « art » et de « sacré » conditionne les fonctions historiques qu’on peut attribuer à l’art, notamment quand l’art sacré est compris comme un art mis au service de la religion.

📖 2. A l’origine l’art est fait pour les

📝 Points essentiels

  • L’art est présenté comme ayant une origine religieuse : à l’origine, l’art est fait pour les Dieux dans toutes les cultures.
  • L’art est présenté comme ayant une origine religieuse : l’image sert de médiation entre le monde des hommes et celui des dieux (ex. masque Yohouré lors de cérémonies d’initiation et de funérailles).
  • L’art est dit « libéral » : l’art libéral est considéré comme ne pouvant être orienté par une fin de type « réussir à être » qu’à condition d’être un jeu (activité agréable en soi).

💡 À retenir

L’art est présenté comme ayant une origine religieuse : à l’origine, l’art est fait pour les Dieux dans toutes les cultures.

📖 3. L'art comme activité fabricatrice : L'artiste, comme celui qui travaille, transforme la nature en quelque chose

📝 Points essentiels

  • L’artiste, comme celui qui travaille, transforme la nature en quelque chose d’humain : il humanise la nature en fabriquant des artifices (artefacts).
  • L’œuvre d’art humaine se reconnaît à une fabrication dont la cause efficiente est accompagnée de la pensée d’un but, et à une représentation qui a dû précéder la réalité dans sa cause.
  • L’art est une activité où l’artiste transforme la nature en quelque chose d’humain : l’art humanise la nature.
  • La distinction « faire (facere) » s’oppose à l’« agir ou effectuer en général (agere) » pour caractériser l’activité artistique.
  • Les produits de la nature, considérés comme effets, sont distingués des œuvres produites par l’art.
  • L’œuvre d’art relève d’une fabrication qui laisse des traces durables dans le monde humain.

💡 À retenir

L’art comme activité fabricatrice se reconnaît à sa production d’œuvres (opus) : l’artiste fait passer la nature à l’humain par des artefacts, grâce à une cause accompagnée de la pensée d’un but.

📖 4. L'art comme activité non utile : Toutefois, l'art a sa fin en lui-même

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fin en lui-même : Caractéristique de l’art : l’art a sa fin en lui-même, c’est-à-dire qu’il n’est pas orienté vers une finalité extérieure comme la satisfaction de besoins.
  • Comme si elle était : Formulation de comparaison : la liberté du jeu fait comme si elle était la contrainte du travail, et la contrainte du travail agit comme si elle était la liberté du jeu.

📝 Points essentiels

  • L’art n’est pas une activité imposée, contraignante et rémunérée ; il n’est pas fait seulement pour obtenir un salaire.
  • La distinction art/artisanat est mobilisée : l’art est dit libéral (activité agréable en soi, jeu) et l’artisanat est dit art mercantile (travail désagréable, pénible, imposé, attirant par ses seuls effets comme le salaire).
  • Le travail est présenté comme une activité de production contrainte mue par l’utilité (la survie même), tandis que l’art relève d’une production libre mue par aucun intérêt.
  • Le travail, lui, est une activité de production contrainte et mue par l'utilité (la survie même).
  • Mais l'art n'est pas à proprement parler un travail, c'est un mélange de jeu et de travail.
  • L’art n’a pas de visée utilitaire : l’art ne vise pas la satisfaction des besoins.
  • La distinction art/artisanat est mobilisée pour montrer que l’art n’est pas orienté par une logique de gain.

💡 À retenir

L’art n’est pas une activité imposée, contraignante et rémunérée ; il n’est pas fait seulement pour obtenir un salaire.

📖 5. L'œuvre et le travail : Ainsi faut-il revenir ici à la distinction œuvre/travail opérée par

🔑 Notions clés & Définitions

  • Monde proprement humain : Monde fabriqué à côté du monde naturel : ensemble produit par des traces durables laissées dans le monde par l’activité de fabrication.

📝 Points essentiels

  • Hannah Arendt distingue « œuvre » et « travail » dans La condition de l’homme moderne.
  • La distinction œuvre/travail remet en cause la conception du travail comme humanisation de la nature.
  • Humaniser la nature consiste à produire/fabriquer de façon à laisser des traces durables de l’activité dans le monde, jusqu’à fabriquer un monde proprement humain à côté du monde naturel.
  • Seul l’art laisse des traces durables et fabrique un monde proprement humain à côté du monde naturel.
  • Humaniser la nature signifie que l’homme, en produisant/fabriquant, laisse des traces durables dans le monde.
  • L’humanisation de la nature fabrique un monde proprement humain à côté du monde naturel.
  • La notion d’œuvre permet de clarifier ce que l’art produit et ce que le travail produit comme traces.

💡 À retenir

Chez Hannah Arendt, « œuvre » et « travail » ne renvoient pas à deux mots synonymes : ils désignent deux manières de produire un monde humain, l’œuvre (art) laissant des traces durables tandis que le travail s’épuise dans la subsistance.

📖 6. Le génie enveloppe le talent, mais en même temps le survole des ailes de son inspiration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Produire aux regards une représentation » : Finalité de l’art : faire une belle représentation destinée à procurer un certain plaisir et une certaine émotion.
  • Talent : La maîtrise des règles existantes de l’art, le génie est lui le créateur des règles et des formes nouvelles dans l’art.
  • Même temps : Mais elle est en même temps subjective, car j'exprime par-là ma propre satisfaction.

📝 Points essentiels

  • Le génie enveloppe le talent, mais en même temps le survole des ailes de son inspiration.
  • Le talent retient l’intérêt et suscite une reconnaissance, mais ce n’est pas encore l’enthousiasme et l’éblouissement associés au génie.
  • Si le talent est la maîtrise des règles existantes de l’art, le génie est le créateur des règles et des formes nouvelles dans l’art.
  • Le génie survole les ailes de son inspiration.
  • Le talent retient les ailes de l’inspiration tandis que le génie les dépasse.
  • La relation génie/talent explique pourquoi l’inspiration ne se réduit pas à une simple compétence acquise.
  • Le génie est présenté comme une puissance qui dépasse le talent dans la création.

💡 À retenir

Le génie enveloppe le talent, mais en même temps le survole des ailes de son inspiration.

📖 7. Le génie se reconnaît en ce sens qu’il fait école, il ouvre une voie nouvelle qui sera ensuite imitée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plusieurs objets : Possibilité de produire plusieurs objets en série (par exemple chaussures, voitures) ou de refaire une expérience scientifique et de démontrer plusieurs fois un théorème.

📝 Points essentiels

  • Le génie se reconnaît en ce qu’il fait école : il ouvre une voie nouvelle qui sera ensuite imitée.
  • Le musicien ou peintre de génie ouvre une nouvelle page de l’art que des peintres et musiciens de talent vont ensuite remplir.
  • Imiter consiste à essayer de reprendre ce que l’artiste de génie avait créé, en reproduisant sa manière.
  • Il existe une manière propre à Jean-Sébastien Bach, une manière de Beethoven et une manière de Vélasquez.
  • Le génie se reconnaît au fait qu’il fait école.
  • Les artistes de talent remplissent ensuite la voie ouverte par l’artiste de génie.
  • Imiter consiste à reproduire la manière créée par l’artiste de génie.

💡 À retenir

Le génie se reconnaît à ses effets historiques : il fait école en ouvrant une voie nouvelle, que d’autres artistes remplissent ensuite en imitant la manière créée.

📖 8. Il est libre de toute contrainte et c’est pourquoi il donne une impression de facilité et non de travail

📝 Points essentiels

  • Le génie est libre de toute contrainte et c’est pourquoi il donne une impression de facilité et non de travail.
  • L’impression de facilité s’explique par une manifestation naturelle et une heureuse spontanéité.
  • L’art doit avoir toute l’apparence de la nature tout en étant conscient qu’il appartient à l’art : c’est le paradoxe du génie.
  • L’opposition entre liberté du génie et apparence de nature sert à distinguer la création intentionnelle du simple travail contraint.
  • La liberté du génie donne une impression de facilité et non de travail.
  • L’impression de facilité s’oppose à l’idée d’une production contrainte.
  • Les règles de production artisanales, techniques ou scientifiques sont clairement formulables.
  • L’opposition entre liberté du génie et formulabilité des règles sert à distinguer création et procédure.

💡 À retenir

Le génie est libre de toute contrainte : il donne à l’art ses règles et produit une œuvre qui paraît naturelle, avec une heureuse spontanéité, donc comme une facilité plutôt que comme un travail.

📖 9. l’œuvre d'art se caractérise par sa beauté : Ce qui fait la spécificité de l’art et permet de distinguer l’art du

🔑 Notions clés & Définitions

  • Jugement esthétique : Le jugement esthétique est « pur », il doit être « libre ».

📝 Points essentiels

  • L’œuvre d’art se caractérise par sa beauté.
  • La beauté permet de distinguer l’art du travail : l’art vise une belle représentation qui nous procure un certain plaisir et une certaine émotion.
  • La beauté permet de distinguer l’art du reste des productions.
  • À chacun son goût : le goût est mobilisé pour comprendre la spécificité de la beauté.
  • La beauté est donc le critère central qui rend l’art reconnaissable comme tel.

💡 À retenir

L’œuvre d’art se caractérise par sa beauté.

📖 10. on ne dispute pas du goût (on ne peut en donner des preuves

🔑 Notions clés & Définitions

  • Jugement « c’est beau » : Jugement esthétique non démontrable : on ne peut pas prouver que le jugement « c’est beau » est « vrai ».

📝 Points essentiels

  • On ne dispute pas du goût (on ne peut en donner des preuves).
  • La dispute est une argumentation scientifique qui procède par démonstration conceptuelle, tandis que la discussion du goût vise seulement un hypothétique et très fragile accord.
  • La non-démontrabilité des jugements esthétiques explique pourquoi la discussion du goût ne peut pas être une dispute décisive, mais peut viser un partage d’expérience.
  • Le goût renvoie à la dimension subjective du beau.
  • La non-probabilité du jugement esthétique explique pourquoi la dispute sur le goût est sans fondement décisif.
  • Le goût sert de cadre à la compréhension de la beauté comme critère de l’art.

💡 À retenir

On ne dispute pas du goût (on ne peut en donner des preuves).

📖 11. L’art est-il un langage

📝 Points essentiels

  • L’art n’est pas un langage quelconque : il ne se contente pas de se servir de signes comme dans le langage ordinaire.
  • L’art a, à l’analogie du langage, une fonction d’expression et de communication de la pensée.
  • Dans l’art, il ne s’agit pas seulement d’utiliser des signes : l’art doit donner aux idées une existence sensible qui leur corresponde.
  • Dire le réel ne consiste pas à le traduire passivement dans des signes : l’œuvre doit représenter de telle sorte qu’on reconnaisse que le contenu et sa forme visible ne sont pas seulement un objet réel de la nature, mais un produit de la représentation et de l’activité artistique de l’esprit.
  • Dire le réel consiste à le dévoiler d’une certaine manière : l’œuvre d’art offerte aux sens renferme un contenu et le représente de façon à manifester une conception née de l’esprit comme son œuvre propre.
  • L’art, au contraire, ne doit pas simplement se servir de signes, mais donner aux idées une existence sensible qui leur corresponde. Ainsi, d’abord, l’œuvre d’art, offerte aux sens, doit renfermer en soi un contenu. De plus, il faut qu’elle le représente de telle sorte que l’on reconnaisse que celui-ci, aussi bien que sa forme visible, n’est pas seulement un objet réel de la nature, mais un produit de la représentation et de l’activité artistique de l’esprit. L’intérêt fondamental de l’art consiste en ce que ce sont les conceptions objectives et originelles, les pensées universelles de l’esprit humain qui sont offertes à nos regards ».
  • L’art n’est pas n’importe quel langage.
  • Comme le langage, l’art n’est pas une transposition servile du réel.

💡 À retenir

L’art ressemble au langage parce qu’il exprime et communique la pensée, mais il s’en distingue : au lieu d’un simple signe arbitraire, il donne aux idées une existence sensible et dévoile le réel comme produit de la représentation et de l’activité artistique de l’esprit.

📖 12. L’art a pour finalité de satisfaire un besoin de l’esprit : L’homme n’a pas que des besoins matériels

📝 Points essentiels

  • L’art a pour finalité de satisfaire un besoin de l’esprit, car l’homme n’a pas que des besoins matériels.
  • La notion de besoin connote la nécessité, et la nécessité est d’abord biologique : manger et boire conditionnent la survie.
  • Hegel affirme que, parce qu’il est esprit, l’homme a des besoins spirituels.
  • Il existe donc une nécessité spirituelle au même titre qu’une nécessité matérielle.

💡 À retenir

L’art a pour finalité de satisfaire un besoin de l’esprit, car l’homme n’a pas que des besoins matériels.

🧩 Compléments de couverture

  1. Dans la définition de l’image chez Debray, l’image est d’abord un substitut du mort : elle renvoie à imago, « un moulage en cire du visage des morts » (masque/imagines maiorum).
  2. Les imagines maiorum sont décrites comme des figures/idéoles : « figura = fantôme » et elles sont « autrement appelées des idoles ».
  3. L’idole est reliée au fantôme du mort via eidolon : « Idole vient de eidolon, terme qui désigne le fantôme du mort ».
  4. L’art sacré est présenté comme « le véhicule mystérieux » de cet au-delà.
  5. La querelle des iconoclastes et des iconodoules est annoncée comme un axe d’étude de « la fonction de l’image dans l’Antiquité ».
  6. La définition kantienne du beau-arts insiste sur l’idée que « les beaux-arts ne sont possibles qu'en tant que productions du génie ».
  7. Le génie est défini comme un talent produisant ce pour quoi on ne saurait donner de règle déterminée : « il n'est pas une aptitude … apprise d'après une règle quelconque ».
  8. Le génie produit des modèles exemplaires : les productions du génie doivent être « proposées à l'imitation des autres » et « servir de règle ou de critère ».
  9. Le texte précise que le génie ne peut pas décrire scientifiquement comment il crée : « le génie n'est pas lui-même en mesure de décrire ou de montrer scientifiquement comment il crée ».
  10. La manière est explicitement opposée à une méthode scientifique : « ce n’est pas comme une méthode scientifique ».
  11. Le texte formule l’idée que chaque langue est une poétique : « Chaque langue est une poétique, une façon de créer le monde ».
  12. – Méduse 1923 huile sur carton 42 x 31 cm Musée des beaux arts de Lyon, voir un commentaire.
    • Aphrodite, dite Vénus de Milo, vers 150 avant Jésus-Christ, est un mélange d’idéal et de naturalisme, une divinité accessible par sa sensualité, et distante par sa perfection esthétique, et par sa taille (2 m).
  13. L’œuvre de l’artiste vénitien Pietro Longhi, par exemple, est une peinture des mœurs de la Venise du 18e siècle.
  14. Moyen-âge gothique, Duccio (1255-1318) est l’un des plus grands peintres siennois.
  15. 1928-1987), de son vrai nom Andrew Warhola, était né de parents ruthènes (au nord est de l’actuel Slovaquie)
  16. Saint-Patrick de New York disait ceci “J’aimerais rappeler un aspect de sa personnalité qu’il dissimulait à tous, sauf à ses amis les plus proches, sa spiritualité.
  17. 1864-1941), compagnon de Kandinsky à Munich dans le groupe du Cavalier Bleu, était, comme lui, d’origine russe.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1923Mention de « Méduse 1923 » (huile sur carton)
1255Duccio : « (1255-1318) »
1318Duccio : « (1255-1318) »
1928Andrew Warhola : « 1928-1987 »
1987Andrew Warhola : « 1928-1987 »
1864Compagnon de Kandinsky : « (1864-1941) »

📊 Tableaux de Synthèse

Art vs travail (finalité et contrainte)

CritèreArtTravail
FinalitéA sa fin en lui-même (pas orienté vers une finalité extérieure comme la satisfaction de besoins)Activité de production contrainte mue par l’utilité (la survie même)
Caractère de la productionProduction libre mue par aucun intérêtProduction contrainte, imposée et rémunérée (activité imposée, contraignante et rémunérée)
Effet sur la duréeL’œuvre (art) laisse des traces durablesLe travail s’épuise dans la subsistance

Génie vs talent (règles et inspiration)

CritèreTalentGénie
Rapport aux règles existantesMaîtrise des règles existantes de l’artCréateur des règles et des formes nouvelles dans l’art
Rapport à l’inspirationRetient les ailes de l’inspirationSurvole/dépasse les ailes de l’inspiration
Effets historiquesRetient l’intérêt et suscite une reconnaissanceFait école

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre l’art avec une activité orientée vers une finalité extérieure (alors que l’art a sa fin en lui-même).
  2. Assimiler l’art au travail rémunéré et contraignant (alors que l’art n’est pas imposé, contraignante et rémunéré).
  3. Inverser la distinction œuvre/travail : croire que l’œuvre s’épuise comme la subsistance, alors que l’œuvre laisse des traces durables et le travail s’épuise.
  4. Réduire le talent au génie : le talent maîtrise des règles existantes, tandis que le génie crée des règles et des formes nouvelles.
  5. Croire que le génie n’est qu’une compétence acquise : l’inspiration ne se réduit pas à une simple compétence acquise.
  6. Confondre la beauté comme critère de l’art avec une simple question de preuve : le jugement esthétique est « pur » et on ne dispute pas du goût.
  7. Opposer liberté du génie et formulabilité des règles en les mélangeant : la liberté du génie donne une impression de facilité, tandis que les règles artisanales/techniques/scientifiques sont formulables.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le sens des termes « art » (et « sacré ») pour problématiser la question de l’art.
  2. Relier l’art à la poïésis : art comme procédé de fabrication obéissant à des règles aboutissant à la production d’objets.
  3. Expliquer comment l’artiste humanise la nature en fabriquant des artifices (artefacts).
  4. Savoir caractériser l’œuvre d’art humaine : fabrication avec cause efficiente accompagnée de la pensée d’un but, et représentation préalable à la réalité.
  5. Distinguer l’art du travail par la finalité : art a sa fin en lui-même, travail est mue par l’utilité (survie).
  6. Distinguer l’art du travail par la contrainte : art production libre, travail production contrainte imposée et rémunérée.
  7. Mobiliser la distinction œuvre/travail : œuvre laisse des traces durables, travail s’épuise dans la subsistance.
  8. Décrire le rapport talent/génie : talent maîtrise des règles existantes, génie crée des règles et formes nouvelles.
  9. Expliquer l’effet historique du génie : fait école, ouvre une voie nouvelle ensuite imitée.
  10. Justifier l’idée de « facilité » du génie : liberté de toute contrainte et heureuse spontanéité, avec apparence de nature.
  11. Identifier le critère de spécificité de l’art : l’œuvre d’art se caractérise par sa beauté.
  12. Rappeler la limite du jugement esthétique : on ne peut pas prouver le goût et le jugement esthétique doit être libre.

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Teste dein Wissen zu Introduction à la nature de l'art mit 9 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quel est le rôle de l’artiste dans l’art sacré ?

2. Dans la conception de l’art « libéral » donnée ici, à quelle condition l’art peut-il être orienté par une fin de type « réussir à être » ?

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Analyse des termes — définition ?

Définir « art » et « sacré » pour problématiser.

Origine de l’art — but ?

L’art est fait pour les dieux ou le sacré.

Art comme activité fabricatrice — rôle ?

Transforme la nature en artefacts humains.

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