📋 Plan du Cours
- Propositions subordonnées relatives
- Fonctions pronom relatif
- Relative sans antécédent
- Relative indéfinie
- Subordonnées circonstancielles
- Subordonnée participiale
- Subordonnées de temps
- Conjonctions de temps
- Subordonnées de cause, but, conséquence
- Conjonctions de cause
- Conjonctions de but
- Conjonctions de conséquence
📖 1. Propositions subordonnées relatives
🔑 Notions clés & Définitions
- Proposition relative avec antécédent : Proposition subordonnée introduite par un pronom relatif simple (qui, que, dont, quoi, lequel, duquel, auquel) qui reprend un antécédent exprimé dans la principale. Selon AUTEUR (date), elle sert à donner une information supplémentaire ou précise sur cet antécédent.
- Fonctions du pronom relatif dans la subordonnée : Le pronom peut occuper différentes fonctions grammaticales dans la relative, notamment sujet, COD, COI, complément de nom ou circonstanciel, permettant d'intégrer la proposition dans la phrase principale.
- Fonction de la subordonnée relative : Elle agit comme un complément de l'antécédent, en l'expansant ou en le précisant, et constitue une expansion de cet antécédent.
📝 Points essentiels
- La proposition relative avec antécédent est introduite par un pronom relatif simple qui reprend un antécédent exprimé dans la principale.
- Le pronom relatif peut jouer plusieurs rôles dans la subordonnée : sujet (ex : qui vient), COD (ex : que je vois), COI (ex : à qui je parle), complément de nom (ex : la maison dont je parle), ou complément circonstanciel (ex : dans laquelle je suis).
- La fonction principale de la relative est d’être un complément de l’antécédent, servant à l’expansion ou à la précision de celui-ci.
- La relative sans antécédent, souvent utilisée dans maximes ou proverbes, est introduite par qui, quoi ou quiconque, et ne peut pas être supprimée (ex : Qui ne dit mot, consent).
- La relative indéfinie, introduite par ce + pronom relatif (ex : Ce qui se dit), ne peut pas être supprimée et peut occuper des fonctions de sujet, COD ou COI.
💡 À retenir
Les propositions relatives avec antécédent permettent d’incorporer des informations précises dans la phrase en utilisant un pronom relatif, qui peut occuper diverses fonctions grammaticales. La distinction entre relative avec antécédent, sans antécédent et indéfinie est essentielle pour comprendre leur rôle et leur structure.
📖 2. Fonctions pronom relatif
🔑 Notions clés & Définitions
-
Fonction du pronom relatif : sujet
Le pronom relatif occupe la fonction de sujet dans la subordonnée relative, c’est-à-dire qu’il réalise l’action du verbe.
Exemple : La femme qui parle est mon amie. (« qui » est sujet de « parle »)
-
Fonction du pronom relatif : COD
Le pronom relatif remplace un complément d’objet direct dans la subordonnée, recevant directement l’action du verbe.
Exemple : La voiture que j’ai achetée est neuve. (« que » est COD de « ai achetée »)
-
Fonction du pronom relatif : COI
Le pronom relatif reprend un complément d’objet indirect, introduit par une préposition, dans la subordonnée.
Exemple : La femme à qui je parle est mon amie. (« à qui » est COI de « parle »)
-
Fonction du pronom relatif : complément de nom
Le pronom relatif complète un nom en apportant une précision ou une extension, souvent introduit par « dont » ou « lequel ».
Exemple : La ville dont je parle est magnifique. (« dont » est complément de « ville »)
-
Fonction du pronom relatif : complément circonstanciel dans la subordonnée
Le pronom relatif peut aussi occuper une fonction de complément circonstanciel, indiquant le temps, le lieu, la cause, etc., dans la subordonnée.
Exemple : La raison pour laquelle je suis parti est personnelle. (« laquelle » fonctionne comme complément circonstanciel de « raison »)
-
Pronom relatif simple (qui, que, dont, quoi, lequel, duquel, auquel)
Ce sont les pronoms utilisés pour reprendre l’antécédent dans la subordonnée relative, en fonction de la fonction qu’ils occupent (sujet, COD, COI, etc.).
Exemple : Le livre que j’ai lu est intéressant. (« que » reprend « livre » en fonction de COD)
📝 Points essentiels
- Le pronom relatif reprend un antécédent exprimé dans la principale, en occupant une fonction précise dans la subordonnée.
- La fonction du pronom dans la relative dépend de sa position et de la nature du complément qu’il remplace : sujet, COD, COI, complément de nom ou circonstanciel.
- Le pronom relatif simple est choisi selon la fonction qu’il doit remplir : « qui » pour le sujet, « que » pour le COD, « dont » pour le complément de nom ou le complément circonstanciel, etc.
- La fonction du pronom dans la subordonnée est essentielle pour comprendre la relation entre l’antécédent et la reste de la phrase.
- La distinction entre fonctions est capitale pour analyser la structure de la phrase et éviter les erreurs d’accord ou de construction.
💡 À retenir
Le pronom relatif, en reprenant l’antécédent, occupe différentes fonctions dans la subordonnée, permettant d’établir des liens précis entre les éléments de la phrase tout en évitant la répétition.
📖 3. Relative sans antécédent
🔑 Notions clés & Définitions
- Proposition relative sans antécédent : tournure où la proposition relative est introduite par certains termes (qui, quoi, quiconque) sans qu’un antécédent précis soit exprimé dans la phrase. Elle est souvent utilisée dans maximes ou proverbes.
- Termes introducteurs : mots ou locutions tels que qui, quoi, ou quiconque qui introduisent la relative sans antécédent.
- Fonctions : dans la relative sans antécédent, ces termes peuvent occuper différentes fonctions grammaticales : sujet, attribut, COD, COI.
- Caractère indissociable : la relative sans antécédent ne peut pas être supprimée, car elle constitue une unité essentielle à la phrase.
- Usage fréquent : principalement dans les maximes, proverbes ou expressions figées, où la relative sert à exprimer une vérité générale ou une règle morale.
📝 Points essentiels
- La relative sans antécédent est une tournure spécifique qui ne reprend pas un antécédent précis dans la phrase, contrairement à la relative avec antécédent (voir section 1).
- Les termes introducteurs principaux sont qui, quoi et quiconque. Ces mots introduisent la proposition relative sans qu’un antécédent soit nécessaire ou exprimé dans la phrase.
- La fonction de ces termes dans la relative peut varier : ils peuvent être sujets, attributs, COD ou COI. Par exemple :
- Qui ne dit mot, consent. (sujet)
- Quoi qu’on fasse, il faut continuer. (sujet ou COD selon le contexte)
- La caractéristique essentielle est que cette relative ne peut pas être supprimée, car elle constitue une unité indivisible, souvent utilisée pour exprimer des maximes ou proverbes.
- Cette tournure est courante dans la langue orale et écrite pour exprimer des vérités générales ou des règles morales implicites.
💡 À retenir
La relative sans antécédent, introduite par des termes comme qui, quoi ou quiconque, est une tournure incontournable dans l’expression de maximes, où elle occupe diverses fonctions grammaticales sans faire référence à un antécédent précis, et ne peut pas être supprimée.
📖 4. Relative indéfinie
🔑 Notions clés & Définitions
- Relative indéfinie : proposition subordonnée introduite par une locution composée de ce + pronom relatif (qui, que, dont) qui ne reprend pas un antécédent précis dans la principale.
- Fonctions : peut occuper les rôles de sujet, COD ou COI dans la phrase.
- Caractère inséparable : cette relative ne peut pas être supprimée, car elle est essentielle à la compréhension de la phrase.
- Termes introducteurs : ce qui, ce que, ce dont.
- Différence avec la relative avec antécédent : la relative indéfinie n’a pas d’antécédent exprimé dans la principale, contrairement à la relative avec antécédent (voir section 1).
📝 Points essentiels
- La relative indéfinie est introduite par une locution composée de ce + pronom relatif (qui, que, dont).
- Elle occupe des fonctions grammaticales fondamentales : sujet, COD ou COI.
- Elle ne peut pas être supprimée, car elle est indispensable à la phrase, ce qui la distingue de la relative avec antécédent.
- Exemples :
- Ce qui ce dit est faux. (sujet)
- Faites ce que vous voulez. (COD)
- Ne vous fiez pas à ce qu'on dit. (COI)
- La relative indéfinie est souvent utilisée pour exprimer une généralité ou une idée vague sans référence précise à un antécédent.
💡 À retenir
La relative indéfinie, introduite par ce + pronom relatif, joue un rôle essentiel dans la phrase en étant inséparable et en occupant des fonctions fondamentales sans référence à un antécédent précis.
📖 5. Subordonnées circonstancielles
🔑 Notions clés & Définitions
- Propositions subordonnées jouant le rôle de compléments circonstanciels : Ce sont des subordonnées qui apportent des précisions sur les circonstances de l’action principale, telles que le temps, la cause, la conséquence, etc. (voir section 7, 9).
- Subordonnée participiale (voir section 6) : Subordonnée constituée d’un participe passé avec son propre sujet, utilisée pour indiquer une circonstance de l’action, notamment le temps ou la cause.
- Subordonnées circonstancielles de temps (voir section 7) : Subordonnées exprimant la relation temporelle avec l’action principale, pouvant indiquer antériorité, simultanéité ou postériorité.
- Subordonnées de cause, but, conséquence, opposition, concession, condition (voir section 9) : Subordonnées qui précisent la relation logique ou conditionnelle entre l’action principale et une circonstance particulière, introduites par des conjonctions ou locutions spécifiques.
- Conjonctions de temps (voir section 8) : Mots ou locutions qui introduisent des subordonnées de temps, classés selon la relation temporelle (antériorité, simultanéité, postériorité).
📝 Points essentiels
- Les propositions subordonnées circonstancielles jouent un rôle essentiel en apportant des précisions circonstancielles à l’action principale, notamment par le biais de conjonctions ou locutions conjonctives (exemples : pendant que, après que, parce que, afin que, alors que).
- La subordonnée participiale indique une circonstance en utilisant un participe passé avec un sujet propre, souvent pour exprimer le temps ou la cause (exemples : Le repas étant terminé..., Avant fourni un effort prolongé...).
- Les subordonnées de temps peuvent exprimer trois relations : antériorité (ex : Après qu’il est parti), simultanéité (ex : Pendant qu’ils discutent), postériorité (ex : Dès qu’il arrive). Ces relations sont généralement introduites par des conjonctions spécifiques.
- Les subordonnées de cause, but, conséquence, opposition, concession, condition sont introduites par des locutions ou conjonctions précises, permettant d’établir une relation logique ou conditionnelle entre l’action principale et la circonstance (exemples : Parce que, Pour que, De sorte que, Bien que, Si).
- La distinction entre ces différentes subordonnées repose principalement sur leur rôle logique et la conjonction ou locution qui les introduit.
💡 À retenir
Les subordonnées circonstancielles enrichissent la phrase en précisant les circonstances de l’action principale, en utilisant des conjonctions ou locutions spécifiques pour exprimer le temps, la cause, la conséquence, ou des relations logiques diverses.
📖 6. Subordonnée participiale
🔑 Notions clés & Définitions
- Subordonnée participiale : Proposition constituée d’un participe passé qui possède son propre sujet, utilisée pour indiquer une circonstance (temps, cause, etc.) de l’action principale.
- Participe passé avec sujet propre : Forme verbale invariable en genre et en nombre, ayant un sujet distinct de celui de la proposition principale, permettant d’introduire une subordonnée participiale.
- Emploi pour indiquer une circonstance : La subordonnée participiale sert à préciser le contexte de l’action principale, notamment en exprimant le temps ou la cause, comme dans "Le repas étant terminé..." ou "La réunion annulée...".
- Exemples d’utilisation : La proposition "Le repas étant terminé, les convives se sont levés" illustre l’emploi pour indiquer une circonstance de temps, tandis que "La réunion annulée, je suis rentré chez moi" montre l’emploi pour une cause.
📝 Points essentiels
- La subordonnée participiale se construit avec un participe passé ayant son propre sujet, distinct de celui de la principale.
- Elle exprime une circonstance liée à l’action principale, souvent introduite par des locutions comme "en", "ayant", ou simplement par le participe passé seul.
- Elle peut indiquer différentes circonstances : temps ("Le repas étant terminé..."), cause ("La réunion annulée..."), ou autre contexte circonstanciel.
- La tournure est souvent utilisée pour donner une information supplémentaire de façon concise, sans introduire de conjonction.
- La subordonnée participiale est un exemple de proposition subordonnée circonstancielle, mais spécifique par sa construction à partir d’un participe passé avec sujet propre.
💡 À retenir
La subordonnée participiale, constituée d’un participe passé avec sujet propre, permet d’ajouter une circonstance à l’action principale de manière concise et fluide, notamment pour exprimer le temps ou la cause.
📖 7. Subordonnées de temps
🔑 Notions clés & Définitions
- Subordonnées circonstancielles de temps : propositions subordonnées qui indiquent la relation temporelle avec l’action de la principale, en précisant si cette action est antérieure, simultanée ou postérieure (voir aussi "les subordonnées circonstancielles de temps" dans la section 5).
- Antériorité : situation où l’action de la subordonnée se déroule avant celle de la principale. Exemples : "Après qu'il est parti", "Dès que tu arriveras".
- Simultanéité : situation où les deux actions se déroulent en même temps. Exemples : "Pendant que je travaille", "Tandis que tu lis".
- Postériorité : situation où l’action de la subordonnée se passe après celle de la principale. Exemples : "Après qu’il a fini", "Une fois qu’il sera parti".
- Différents temps exprimés par les subordonnées de temps : selon la relation temporelle, la subordonnée peut employer différents modes et temps, tels que l’indicatif pour une action certaine, le subjonctif pour une action incertaine ou douteuse, ou le conditionnel pour une action irréelle (voir "les modes" dans la section 3).
📝 Points essentiels
- Les subordonnées circonstancielles de temps peuvent exprimer trois relations temporelles principales : antériorité, simultanéité ou postériorité, en utilisant des conjonctions ou locutions conjonctives spécifiques (exemples : "avant que", "pendant que", "après que").
- La conjonction "avant que" introduit une action antérieure, généralement suivie du subjonctif ("Avant qu'il ne parte").
- La conjonction "après que" indique une action postérieure, généralement suivie de l’indicatif ("Après qu'il est arrivé").
- La simultanéité est souvent exprimée par "pendant que", "tandis que", "au moment où", "lorsque", "quand", "aussi longtemps que".
- La relation temporelle est aussi précisée par le choix du mode et du temps : l’indicatif pour l’action certaine ou réalisée, le subjonctif pour une action incertaine ou envisagée, et le conditionnel pour une action irréelle ou hypothétique (voir "les modes" dans la section 3).
- La distinction entre antériorité, simultanéité et postériorité est essentielle pour comprendre la chronologie des événements dans une phrase complexe.
💡 À retenir
Les subordonnées de temps précisent la relation temporelle entre deux actions, utilisant des conjonctions spécifiques et différents modes/temps pour exprimer antériorité, simultanéité ou postériorité, ce qui permet de situer précisément la chronologie dans la phrase.
📖 8. Conjonctions de temps
🔑 Notions clés & Définitions
- Conjonctions de simultanéité : Locutions conjonctives indiquant que deux actions se déroulent en même temps. Exemples : pendant que, tandis que, comme, au moment où, quand, lorsque, alors que, en même temps que, tant que, aussi longtemps que.
- Conjonctions d'antériorité : Locutions conjonctives exprimant qu'une action précède une autre dans le temps. Exemples : après que, depuis que, dès que, une fois que, aussitôt que, sitôt que, quand, lorsque.
- Conjonctions de postériorité : Locutions conjonctives indiquant qu'une action se produit après une autre. Exemples : avant que, jusqu'à ce que, dès que, une fois que.
- Relation temporelle (selon PERROUX, 1960) : La fonction principale des conjonctions de temps est d'établir la relation chronologique entre deux événements ou actions.
- Fonction de la conjonction : Introduire une proposition subordonnée de temps précisant la relation temporelle avec la proposition principale.
📝 Points essentiels
- Les conjonctions de temps se classent selon la relation qu'elles établissent : simultanéité, antériorité ou postériorité.
- La simultanéité est exprimée par des locutions comme pendant que, tandis que, au moment où, lorsque.
- L'antériorité est souvent introduite par après que, depuis que, dès que, une fois que.
- La postériorité est indiquée par avant que, jusqu'à ce que, dès que.
- Ces conjonctions permettent de préciser le moment où se déroule l'action par rapport à une autre, facilitant la cohérence temporelle du discours.
- La distinction entre simultanéité, antériorité et postériorité est essentielle pour comprendre la chronologie des événements dans une phrase.
- La liste des principales conjonctions de temps est organisée dans un tableau récapitulatif :
| Simultanéité | Antériorité | Postériorité |
|---|
| Pendant que, tandis que, comme, au moment où, quand, lorsque, alors que, en même temps que, tant que, aussi longtemps que | Après que, depuis que, en attendant que, d'ici que | Avant que, jusqu'à ce que, dès que, une fois que, depuis que, aussitôt que, sitôt que, quand, lorsque |
- La maîtrise de ces conjonctions est cruciale pour la construction de phrases complexes exprimant la chronologie.
💡 À retenir
Les conjonctions de temps permettent d'établir clairement la relation temporelle entre deux actions, en précisant si elles se déroulent en même temps, si l'une précède l'autre ou si elle la suit.
📖 9. Subordonnées de cause, but, conséquence
🔑 Notions clés & Définitions
- Conjonctions de cause : Mots ou locutions introduisant une subordonnée exprimant la raison ou la justification d'une action, telles que parce que, puisque, comme. Selon ****(page 3)**, elles servent à introduire la cause dans une phrase.
- Conjonctions de but : Mots ou locutions introduisant une subordonnée exprimant l'objectif ou le but d'une action, comme pour que, afin que, de peur que. Selon (page 3), elles précisent la finalité de l'action principale.
- Conjonctions de conséquence : Mots ou locutions introduisant une subordonnée indiquant le résultat ou l'effet d'une action, telles que de sorte que, si bien que, tellement... que. Selon (page 3), elles montrent l'impact ou la conséquence d'une situation.
- Notion de subordonnée circonstancielle : Proposition subordonnée jouant le rôle de complément circonstanciel, notamment de cause, but ou conséquence, selon (page 2 et 3). Elle précise les circonstances ou le résultat de l'action principale.
- Points essentiels : La distinction entre cause, but et conséquence repose sur la fonction qu'elles remplissent dans la phrase. La cause justifie l'action, le but indique l'objectif poursuivi, la conséquence exprime le résultat obtenu. La maîtrise des conjonctions permet d'exprimer ces relations avec précision.
📝 Points essentiels
- Les conjonctions de cause telles que parce que, puisque, comme introduisent une subordonnée qui explique la raison ou la justification de l'action principale. Par exemple : Il est parti parce qu'il était fatigué.
- Les conjonctions de but comme pour que, afin que, de peur que introduisent une subordonnée exprimant l'objectif ou la finalité. Par exemple : Il travaille dur pour que ses résultats s'améliorent.
- Les conjonctions de conséquence telles que de sorte que, tellement... que introduisent une subordonnée indiquant le résultat ou l'effet. Par exemple : Il a tellement travaillé qu'il est épuisé.
- La distinction entre ces types de subordonnées repose sur leur fonction : la cause justifie, le but indique l'intention, la conséquence montre le résultat.
- La maîtrise des locutions conjonctives permet d'exprimer avec précision la relation entre deux propositions, en précisant la cause, le but ou la conséquence.
💡 À retenir
Les subordonnées de cause, but et conséquence, introduites par des conjonctions spécifiques, permettent d'exprimer clairement la raison, l'objectif ou le résultat d'une action, facilitant ainsi la précision dans l'expression des relations logiques.
📖 10. Conjonctions de cause
🔑 Notions clés & Définitions
- Parce que : Conjonction de cause introduisant une explication ou une justification de l’action ou de l’état. Elle indique la raison pour laquelle quelque chose se produit.
- Puisque : Conjonction de cause utilisée pour exprimer une raison évidente ou déjà connue, souvent en début de phrase.
- Comme : Conjonction de cause qui introduit la cause en début de phrase ou de proposition, souvent suivie d’une inversion ou d’un sujet après.
- Sous prétexte que : Expression introduisant une cause souvent perçue comme une justification fallacieuse ou peu sincère.
- Étant donné que : Conjonction de cause employée pour introduire une cause considérée comme un fait ou une donnée préalable.
- Vu que : Conjonction de cause familière, équivalente à "puisque", indiquant une cause évidente ou connue.
📝 Points essentiels
- Les conjonctions de cause servent à introduire une subordonnée exprimant la raison ou la justification d’une action ou d’un état.
- Leur emploi permet de préciser le lien de causalité entre deux propositions, en insistant sur la cause.
- "Parce que", "puisque", "comme" sont les plus courantes, avec des nuances d’usage : "puisque" et "vu que" insistent souvent sur une cause évidente ou acceptée, tandis que "parce que" peut exprimer une cause plus explicative.
- "Sous prétexte que" introduit une cause qui peut être perçue comme une justification peu sincère ou fallacieuse, souvent dans un contexte de critique ou de reproche.
- "Étant donné que" et "vu que" introduisent des causes considérées comme des faits ou des données préexistantes, souvent dans un contexte formel ou argumentatif.
- L’emploi de ces conjonctions permet d’établir un lien causal clair, essentiel pour la cohérence logique du discours.
💡 À retenir
Les conjonctions de cause introduisent la raison d’une action ou d’un état, permettant de préciser le lien causal dans la phrase, avec des nuances selon leur registre d’usage ou leur tonalité.
📖 11. Conjonctions de but
🔑 Notions clés & Définitions
- Conjonctions de but : Mots ou locutions conjonctives telles que pour que, afin que, de crainte que, de peur que qui introduisent une subordonnée exprimant le but de l'action principale, selon PERROUX (date).
- Emploi des conjonctions de but : Utilisées pour introduire une subordonnée qui précise l'objectif ou la finalité de l'action exprimée dans la proposition principale, en indiquant la intention ou la nécessité.
- Subordonnée exprimant le but : Proposition subordonnée introduite par une conjonction de but, qui indique la finalité de l'action principale, comme dans Il travaille dur pour que ses projets aboutissent.
- But à ne pas confondre : La conjonction de but ne doit pas être utilisée pour exprimer une cause ou une conséquence, mais uniquement une intention ou un objectif (voir section 10 pour cause, conséquence).
- Forme et emploi : La conjonction de but est généralement suivie d'une subordonnée à l'indicatif ou au subjonctif, selon le contexte et la nuance de volonté ou de nécessité (voir section 3 pour modes).
📝 Points essentiels
- Les conjonctions de but telles que pour que, afin que sont souvent employées pour exprimer une finalité précise, en insistant sur l'objectif poursuivi par l'action principale.
- PERROUX (date) précise que ces conjonctions introduisent une subordonnée qui précise le but, distincte d'une subordonnée de cause ou de conséquence.
- La conjonction de crainte que ou de peur que introduit une subordonnée exprimant une finalité négative ou une précaution, souvent suivie du subjonctif pour marquer la nuance de crainte ou de peur.
- La distinction entre pour que et afin que est souvent une question de registre ou de style, mais leur emploi grammatical est similaire : ils introduisent une subordonnée de but.
- L'emploi du subjonctif dans la subordonnée de but est fréquent lorsque l'objectif est incertain, souhaité ou soumis à une condition, conformément aux règles de mode (voir section 3).
💡 À retenir
Les conjonctions de but introduisent des subordonnées qui précisent l'objectif ou la finalité d'une action, en utilisant principalement le subjonctif pour exprimer la volonté, l'incertitude ou la précaution, selon le contexte.
📖 12. Conjonctions de conséquence
🔑 Notions clés & Définitions
- De sorte que : conjonction de conséquence introduisant une subordonnée exprimant une conséquence directe ou évidente. Elle indique que le résultat est une conséquence immédiate de l'action précédente.
- Au point que : locution conjonctive de conséquence soulignant une intensité ou une limite extrême, souvent avec une nuance de surprise ou d'inévitabilité.
- Tant ... que : construction comparative utilisée pour exprimer une grande intensité ou quantité, aboutissant à une conséquence ou un résultat.
- Tellement ... que : locution renforçant l'intensité d'une action ou d'une qualité, introduisant une conséquence qui en découle.
- Emploi des conjonctions de conséquence : ces conjonctions introduisent une subordonnée qui exprime la conséquence ou le résultat d'une action ou d'une situation. Selon PERROUX (date), elles permettent d'établir une relation de cause à effet ou de résultat entre deux propositions.
📝 Points essentiels
- Les conjonctions de conséquence servent à introduire une subordonnée qui précise le résultat ou la conséquence d'une action ou d'une situation exprimée dans la proposition principale.
- Ces conjonctions insèrent une relation de cause à effet, de résultat ou d'intensité, permettant de préciser l'effet d'une action ou d'une qualité.
- La subordonnée introduite par ces conjonctions est généralement au mode indicatif, car elle exprime une conséquence certaine ou probable.
- La variété de ces conjonctions permet d'exprimer différentes nuances d'intensité ou de degré, allant de la simple conséquence à une conséquence extrême ou inattendue.
- Leur emploi est essentiel pour articuler des arguments ou des descriptions précises dans un discours argumentatif ou narratif.
💡 À retenir
Les conjonctions de conséquence introduisent des subordonnées qui précisent le résultat ou l'effet d'une action, permettant d'établir des relations claires de cause à effet ou d'intensité dans la phrase.
📊 Tableaux de Synthèse
| Type de proposition relative | Définition | Introduit par | Fonction principale | Exemple | Auteur / Référence |
|---|
| Relative avec antécédent | Proposition qui reprend un antécédent exprimé dans la principale | Qui, que, dont, lequel, duquel, auquel | Complément de l’antécédent (expansion ou précision) | La femme qui parle | AUTEUR (date) |
| Relative sans antécédent | Proposition introduite par qui, quoi, quiconque, sans antécédent précis | Qui, quoi, quiconque | Maximes, proverbes, vérité générale | Qui ne dit mot, consent | - |
| Relative indéfinie | Proposition introduite par ce + pronom relatif, sans antécédent précis | Ce qui, ce que, ce dont | Sujet, COD, COI | Ce qui se dit | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre pronom relatif sujet (qui) et COD (que) dans la même phrase.
- Omettre la distinction entre relative avec antécédent et relative sans antécédent.
- Mal choisir le pronom relatif selon la fonction grammaticale (ex : qui vs. que).
- Ignorer que la relative sans antécédent ne peut pas être supprimée.
- Confondre la relative indéfinie (ce qui) avec la relative avec antécédent.
- Ne pas faire attention à la fonction du pronom dans la subordonnée (complément de nom, circonstanciel, etc.).
- Oublier que la relative sans antécédent est souvent utilisée dans maximes ou proverbes.
- Confusion entre fonctions du pronom dans la subordonnée (sujet, COD, COI, circonstanciel).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la proposition relative avec antécédent selon AUTEUR.
- Savoir identifier la fonction du pronom relatif dans une subordonnée (sujet, COD, COI, complément de nom, circonstanciel).
- Maîtriser la différence entre relative avec antécédent, sans antécédent et indéfinie.
- Reconnaître une relative sans antécédent introduite par qui, quoi, quiconque.
- Savoir analyser la fonction du pronom relatif dans la subordonnée.
- Connaître les exemples illustrant chaque type de relative.
- Identifier la fonction du pronom dans une relative indéfinie.
- Comprendre que la relative sans antécédent ne peut pas être supprimée.
- Assimiler la différence entre relative indéfinie et relative avec antécédent.
- Savoir distinguer la fonction du pronom dans la subordonnée selon sa position.
- Maîtriser la structure et l’usage des propositions relatives circonstancielles.
- Vérifier la maîtrise des conjonctions de temps, cause, but, conséquence dans les subordonnées circonstancielles.
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