Lernzettel: Cours de Prostate : Anatomie, Diagnostic et Traitements

📋 Plan du Cours

  1. Anatomie de la prostate et zones de Mac Neal
  2. Hypertrophie bénigne et répartition des cancers
  3. Épidémiologie du cancer de prostate en France
  4. Dépistage et diagnostic par PSA et toucher rectal
  5. Biopsies prostatiques et rôle de l’IRM
  6. Bilan d’extension et classification TNM
  7. Facteurs pronostiques et modalités de prise en charge
  8. Surveillance active et critères d’inclusion
  9. Prostatectomie radicale et effets indésirables
  10. Curiethérapie interstitielle à l’iode 125

📖 1. Anatomie de la prostate et zones de Mac Neal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prostate : Glande masculine située sous la vessie, dont les cellules glandulaires produisent le liquide du sperme et dont les fibres musculaires participent à la miction.
  • Zones de Mac Neal : Découpage anatomique de la prostate en plusieurs régions, dont la répartition conditionne la localisation des lésions.
  • Zone périphérique : Région postérieure de la prostate décrite dans le modèle de Mac Neal, correspondant à la majorité des cancers prostatiques.
  • Zone de transition : Région de la prostate décrite dans le modèle de Mac Neal, classiquement impliquée dans l’hypertrophie bénigne.
  • Stroma fibromusculaire antérieur : Région antérieure de la prostate du modèle de Mac Neal, distincte du tissu glandulaire et musculaire lisse.

📝 Points essentiels

  • La prostate comprend du tissu glandulaire sécréteur et des fibres musculaires lisses impliquées dans la miction.
  • Le modèle de Mac Neal distingue cinq zones : urètre, zone de transition, zone centrale, zone périphérique, stroma fibromusculaire antérieur.
  • L’hypertrophie bénigne concerne ++ la zone de transition dans la répartition donnée au cours.
  • Environ 70% des cancers prostatiques se développent dans la zone périphérique.
  • Environ 20% des cancers sont associés à la zone de transition et environ 10% à la zone centrale dans la répartition donnée au cours.

💡 Astuce mémo

Mac Neal = 5 zones : Urètre | Transition (BPH) | Centrale | Périphérie (70% cancers) | Stroma antérieur.

📖 2. Hypertrophie bénigne et répartition des cancers

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hypertrophie bénigne : Affection prostatique non cancéreuse pouvant augmenter le PSA par production accrue et/ou altération de la barrière hémo-glandulaire.
  • Prostate Specific Antigen : Marqueur sanguin de la prostate, protéine de la famille des kallicréines, dont une petite fraction circule normalement à faible concentration.
  • PSA libre : Fraction de PSA circulant non fixée aux macromolécules, dont la proportion varie selon la cause de l’augmentation du PSA.
  • PSA total : Somme des fractions de PSA présentes dans le sang, utilisée pour calculer des rapports et des densités de PSA.
  • PI-RADS : Échelle d’interprétation de l’IRM multiparamétrique de la prostate, graduée de 1 à 5 pour estimer le risque.

📝 Points essentiels

  • Le PSA est une protéine de la famille des kallicréines, produite exclusivement par les cellules glandulaires prostatiques et impliquée dans la fluidité du liquide spermatique.
  • Une petite quantité de PSA passe dans le sang, donnant un taux normal faible de l’ordre du ng/ml, avec possibilité d’augmentation en cas d’augmentation de production ou d’altération de la barrière hémo-glandulaire.
  • En cas d’hypertrophie bénigne, une augmentation d’environ 1 g de prostate s’accompagne d’un PSA qui monte d’environ 0,3 ng/ml, contre environ 3 ng/ml pour un cancer (ordre de grandeur).
  • Le rapport PSA libre sur PSA total aide à affiner la suspicion : une proportion de PSA libre plus élevée dans l’hyperplasie que dans le cancer correspond à un rapport < 15% en faveur du cancer.
  • La densité de PSA se calcule par PSA/volume de la prostate et sert à améliorer l’interprétation du PSA en tenant compte de la taille prostatique.
  • Le dépistage n’est pas recommandé si l’espérance de vie estimée est < 10 ans, et chez les hommes à risque à partir de 45 ans le dépistage peut être discuté selon le contexte du cours.

💡 Astuce mémo

PSA = « fuite + production » : plus la barrière hémo-glandulaire fuit (ou produit augmente), plus le PSA monte; et le rapport PSA libre/total < 15% fait pencher vers le cancer.

📖 3. Épidémiologie du cancer de prostate en France

🔑 Notions clés & Définitions

  • IRM multiparamétrique : Technique d’imagerie combinant des séquences morphologiques T2 et des séquences fonctionnelles de perfusion et de diffusion pour guider le diagnostic.
  • PI-RADS : Échelle de suspicion IRM de 1 à 5 qui classe le risque de cancer de prostate selon l’aspect des lésions.
  • Biopsies systématiques : Prélèvements de prostate réalisés selon un schéma habituel, indépendamment du résultat d’une zone très suspecte en IRM.
  • Bilan d’extension : Ensemble des examens visant à rechercher une extension locale, régionale et à distance du cancer de prostate.
  • Classification TNM : Système de classification qui décrit l’étendue de la tumeur (T), l’atteinte ganglionnaire (N) et les métastases (M).

📝 Points essentiels

  • L’IRM multiparamétrique utilise des séquences morphologiques T2 et des séquences fonctionnelles de perfusion et de diffusion pour détecter et mieux cibler les biopsies.
  • L’interprétation IRM est systématisée par secteur avec une suspicion notée de 1 à 5 sur l’échelle PI-RADS.
  • PI-RADS 1–2 correspond à un risque faible, PI-RADS 3 à un risque intermédiaire, et PI-RADS 4–5 à un risque élevé.
  • L’objectif de l’IRM n’est pas de décider à elle seule de faire des biopsies, mais d’optimiser l’échantillonnage en ajoutant des biopsies ciblées si une zone est fortement suspecte (PI-RADS 4 ou 5) en plus des biopsies «s
  • systematiques habituelles.
  • Le bilan d’extension recherche des métastases ganglionnaires et à distance via TDM thorax-abdomino-pelvien, avec recherche osseuse par scintigraphie osseuse et IRM pelvienne si non réalisée avant biopsies pour la carto-l

💡 Astuce mémo

PI-RADS : 1-2 = faible, 3 = intermédiaire, 4-5 = fort (4-5 = «biopsie ciblée»).

📖 4. Dépistage et diagnostic par PSA et toucher rectal

🔑 Notions clés & Définitions

  • PSA : Le PSA est un marqueur sanguin utilisé pour dépister et orienter le diagnostic du cancer de prostate.
  • Toucher rectal : Le toucher rectal est un examen clinique qui recherche des anomalies de la prostate au niveau du rectum.
  • Score de Gleason : Le score de Gleason classe l’agressivité histologique du cancer de prostate à partir de l’aspect des biopsies.
  • Surveillance active : La surveillance active est une stratégie de prise en charge curative différée, réservée aux cancers à faible risque avec suivi rapproché.
  • Prostatectomie radicale : La prostatectomie radicale est une chirurgie d’exérèse de la prostate avec ablation des vésicules séminales et reconstruction urinaire.

📝 Points essentiels

  • Le pronostic dépend du stade T, du PSA et du score de Gleason (T1-T2a, PSA ≤ 10 ng/ml, SG ≤ 6 = bon pronostic).
  • Pronostic intermédiaire : T2b ou PSA entre 10 et 20 ng/ml ou SG = 7.
  • Mauvais pronostic : T2c-T3-T4 et PSA > 20 ng/ml et SG ≥ 8.
  • La surveillance active est une option pour les cancers de faible risque, car beaucoup évoluent peu ou très lentement.
  • Critères d’inclusion de SURACAP : âge < 75 ans, espérance de vie > 10 ans, stade T1 ou T2a, PSA < 10 ng/ml, PBP avec ≥ 10 carottes, Gleason < 7, < 3 biopsies positives, et pas de carotte envahie > 3 mm.
  • Programme de suivi SURACAP : TR tous les 6 mois pendant 10 ans, PSA tous les 3 mois pendant 2 ans puis tous les 6 mois pendant 8 ans, et biopsies prostatiques systématiques/an pendant 2 ans puis tous les 2 ans pendant 8.

💡 Astuce mémo

PSA + TR = triage ; Gleason + PSA + T = pronostic ; SURACAP = TR/6 mois + PSA/3 mois puis/6 mois + biopsies (1 an puis 2 ans).

📖 5. Biopsies prostatiques et rôle de l’IRM

🔑 Notions clés & Définitions

  • IRM systématique : L’IRM est utilisée de façon systématique pour évaluer l’extension tumorale et mesurer le volume prostatique avant décision thérapeutique.
  • Curiethérapie interstitielle prostate I125 : La curiethérapie interstitielle consiste à implanter des grains d’iode 125 de façon permanente dans la prostate pour traiter des tumeurs localisées.
  • Implant permanent de grains d’Iode 125 : L’implant permanent correspond à la mise en place de grains radioactifs d’Iode 125 qui délivrent la dose au voisinage immédiat.
  • Echo endorectale : L’écho endorectale est l’imagerie utilisée pour guider l’implantation des aiguilles lors de la curiethérapie interstitielle.
  • Aiguilles trans-périnéales : Les aiguilles trans-périnéales sont le trajet utilisé pour insérer les grains d’Iode 125 à travers le périnée sous contrôle d’imagerie.

📝 Points essentiels

  • À 3 mois après chirurgie, la continence est atteinte chez la majorité des patients, mais environ 10% gardent une incontinence gênante à 2 ans.
  • L’impuissance dépend de la préservation des nerfs érecteurs : elle est constante si sacrifice, et de 40–60% si préservation d’un ou des deux nerfs.
  • La récupération de la fonction érectile est possible mais variable, avec une récupération « +/- possible » après préservation nerveuse.
  • La curiethérapie interstitielle I125 est réservée aux tumeurs intra-capsulaires.
  • La loi de l’inverse du carré de la distance explique une chute brutale de la dose à l’extérieur de la prostate.
  • Les marges de sécurité sont de 2 à 4 mm et il n’existe pas de possibilité de rattrapage par radiothérapie externe dans ce cadre.

💡 Astuce mémo

IRM = Extension + Volume (penser « cartographie » avant décision).

📖 6. Bilan d’extension et classification TNM

🔑 Notions clés & Définitions

  • Curiethérapie interstitielle : Technique de radiothérapie où des grains sont implantés dans la prostate pour délivrer une dose élevée localement.
  • Radiothérapie externe : Radiothérapie délivrée depuis l’extérieur, avec contourage et dosimétrie des volumes cibles et des organes à risque.
  • IGRT : Radiothérapie guidée par l’image qui tient compte des variations anatomiques pour améliorer le centrage et la précision de dose.
  • RCMI : Radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité, réalisée en plusieurs faisceaux pour façonner la dose dans les volumes cibles.

📝 Points essentiels

  • Le bilan d’extension vise à rechercher une atteinte ganglionnaire et à adapter les volumes cibles et la prophylaxie ganglionnaire selon le niveau de risque.
  • En curiethérapie interstitielle, les complications aiguës du 1er mois incluent rétention aiguë d’urines et hématurie, ainsi que des infections urinaires et hématomes périnéal.
  • La migration des grains est possible vers le poumon, le sperme ou les urines.
  • Complications tardives après curiethérapie : urétrites 3–5%, rectite 1%, sténose urétrale <3%, et impuissance ~30% à 2 ans (≈10% <60 ans, ≈50% >70 ans).
  • En curiethérapie interstitielle, l’extension péri-prostatique non couverte augmente le risque, notamment si l’extension est péri-prostatique.
  • Avantages curiethérapie : hospitalisation ~48 h, dose intra-prostatique élevée (160 Gy en 6 mois), méthode invasive mais non mutilante, impuissance plus faible que d’autres techniques (≈30% à 2 ans).

💡 Astuce mémo

TNM = Tumeur + Nœuds + Métastases : adapte les volumes (prostate seule vs ajout ganglions) et donc la dose.

📖 7. Facteurs pronostiques et modalités de prise en charge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mobilité inter-fractions : La mobilité inter-fractions correspond aux variations de position et de forme de la prostate entre deux séances de radiothérapie.
  • Mobilité intra-fractions : La mobilité intra-fractions correspond aux variations de position et de forme de la prostate pendant une même séance de radiothérapie.
  • Radiothérapie guidée par l’image (IGRT) : L’IGRT est une radiothérapie qui ajuste le traitement en tenant compte des déplacements et déformations observés avant et pendant les séances.
  • Recalage sur la prostate : Le recalage sur la prostate consiste à aligner le patient sur la position de la prostate plutôt que sur des repères cutanés ou osseux.
  • Fiduciaires intra-prostatiques : Les fiduciaires sont des repères radio-opaques implantés dans la prostate pour permettre un recalage précis à partir des images.

📝 Points essentiels

  • La mobilité inter-fractions de la prostate a été suivie sur 7 semaines, avec des variations non nulles entre séances.
  • La mobilité intra-fractions de la prostate a été observée sur environ 8 minutes, avec une mobilité non nulle pendant la séance.
  • Le principe IGRT distingue des variations inter-fractions (entre séances) et intra-fractions (pendant la séance).
  • Le recalage est réalisé sur la prostate, pas sur les repères cutanés ni sur les structures osseuses.
  • Avec des fiduciaires, le recalage peut se faire par comparaison automatique ou manuelle avec les DRR.
  • Les fiduciaires sont implantés sous échographie, par voie trans-rectale ou trans-périnéale, avec anesthésie locale ou courte anesthésie générale selon le contexte décrit.

💡 Astuce mémo

Inter = entre deux séances, Intra = pendant la séance (7 semaines vs 8 minutes).

📖 8. Surveillance active et critères d’inclusion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiothérapie guidée par l’image IGRT : La radiothérapie guidée par l’image est une technique qui utilise l’imagerie pendant le traitement pour corriger les mouvements et réduire les marges de PTV.
  • ExacTrac : ExacTrac est un système d’imagerie per-thérapeutique basé sur des repères radiographiques pour suivre la position pendant la séance.
  • Calypso : Calypso est un système non ionisant qui suit la position de la prostate via des transpondeurs électromagnétiques implantés.
  • CB-CT : Le CB-CT est une imagerie de type cone-beam utilisée en cours de séance pour recalage, avec une qualité parfois limitée selon les axes.
  • CyberKnife tracking : CyberKnife tracking désigne le suivi de la position pendant la séance à l’aide d’imagerie, utilisé pour la correction en temps réel.

📝 Points essentiels

  • La qualité médiocre du CB-CT peut rendre le recalage de la prostate difficile, surtout en directions tête-pieds et antéro-postérieures.
  • La réduction des marges de PTV est systématique pour le mouvement interfraction, mais la réduction liée au mouvement intra-fraction nécessite un système adapté.
  • L’IGRT est indispensable pour corriger les mouvements inter-fraction et permettre l’escalade de dose/RCMI (reco HAS 2006).
  • Le recalage « on-line » avec CB-CT repose sur des manipulateurs formés ou sur une validation médecin/physicien.
  • Pour 40 séances, la dose additionnelle est négligeable si kV-kV avec fiduciels, et de l’ordre de 1 Gy si CB-CT.
  • En stéréotaxie, les mouvements intra-fraction ne doivent pas dépasser 3 à 4 mm pour être correctement pris en compte.

💡 Astuce mémo

IGRT = Inter (marges réduites) + Intra (réduction seulement si système adapté) ; CB-CT = qualité variable (axes tête-pieds/ant-post) ; kV-kV = dose ajoutée faible, CB-CT ≈ 1 Gy.

📖 9. Prostatectomie radicale et effets indésirables

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radiothérapie externe : Traitement par irradiation externe délivrée sur plusieurs séances, utilisé pour traiter la prostate et parfois les zones péri-capsulaires ou ganglionnaires.
  • Cystite : Complication inflammatoire de la vessie liée à l’irradiation, pouvant survenir en phase aiguë puis parfois se manifester tardivement.
  • Rectite : Atteinte inflammatoire du rectum induite par la radiothérapie, pouvant être aiguë ou tardive et parfois hémorragique.
  • Incontinence urinaire : Effet indésirable urinaire après traitement de la prostate, pouvant survenir à la suite d’irradiations ou de gestes sur la région.
  • Impuissance : Dysfonction érectile pouvant survenir après traitement de la prostate, avec une fréquence rapportée à 5 ans.

📝 Points essentiels

  • Complications aiguës possibles : cystite et rectite, avec des manifestations précoces liées à l’irradiation.
  • Fréquences rectites/cystites hémorragiques selon grade : Gr 1-2 = 10-20% et Gr 3 ≈ 5%.
  • Incontinences rapportées : environ 1% ; sténoses urétrales : environ 1% ; sténoses anales : environ 1%.
  • Impuissance : 30-60% à 5 ans après traitement par radiothérapie externe (selon les données du cours).
  • Radiothérapie externe : méthode non invasive avec excellente couverture des régions péri-capsulaires, mais irradiation péri-prostatique (vésicale et rectale) et durée de traitement ~2 mois.
  • Limite pratique de la radiothérapie externe : pas de prostatectomie radicale en rattrapage après échec, ce qui motive des stratégies combinées (RT + boost curiethérapie).

💡 Astuce mémo

C-R-I : Cystite-Rectite-Incontinence (les 3 “C-R-I” des effets indésirables à connaître).

📖 10. Curiethérapie interstitielle à l’iode 125

🔑 Notions clés & Définitions

  • Curiethérapie interstitielle : Technique de radiothérapie où des sources radioactives sont implantées dans la prostate pour délivrer la dose localement.
  • Iode 125 : Source radioactive utilisée en curiethérapie interstitielle prostatique pour l’irradiation ciblée.
  • IRM multiparamétrique : Imagerie de la prostate combinant plusieurs séquences pour détecter et caractériser une lésion suspecte.
  • Cibles IRM et biopsies : Principe de biopsies guidées par l’IRM, complétées par des biopsies systématisées pour confirmer le diagnostic.
  • Groupe de pronostic intermédiaire favorable : Catégorie pronostique attribuée à une tumeur selon le profil histologique et le contexte clinique.

📝 Points essentiels

  • Pour une élévation du PSA (ex. 9,2 ng/ml), sans plainte et sans nodule au toucher rectal, l’étape diagnostique demandée est une IRM multiparamétrique puis des biopsies.
  • Les séquences IRM nécessaires pour caractériser une lésion prostatique sont T2, diffusion et perfusion.
  • Le cas décrit une tumeur classée en pronostic intermédiaire favorable avec Gleason 4 (3+4) sur 1 biopsie ciblée et Gleason 6 (3+3) sur 2/12 biopsies systématisées.
  • Les traitements proposés dans ce contexte incluent radiothérapie externe, curiethérapie et chirurgie.
  • En radiothérapie externe, schéma normofractionné typique ≈2 Gy/fraction (ex. 74,8 Gy en 34 fractions) et schéma hypofractionné typique 60 Gy en 20×3 Gy.
  • En stéréotaxie, un exemple donné est 36,25 Gy en 5×7,25 Gy, avec des doses par séance plus élevées et moins de fractions.

💡 Astuce mémo

IRM = T2 + Diffusion + Perfusion (TDP) pour repérer la cible avant biopsies.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
2015Taux d’incidence et de mortalité en France selon l’année (taux standardisés monde TSM)
2017Résultats de l’étude ASCENDE-RT (Morris et al., IJROBP 2017)
2006Reco HAS 2006 : IGRT indispensable pour corriger les mouvements inter-fraction

📊 Tableaux de synthèse

Répartition des cancers selon les zones (Mac Neal)

ZonePart des cancers
Zone périphérique70%
Zone de transition20%
Zone centrale10%

Pronostic selon T, PSA et score de Gleason

CatégorieCritères
Bon pronosticT1-T2a et PSA ≤ 10 ng/ml et SG ≤ 6
Pronostic intermédiaireT2b ou 10 ng/ml < PSA ≤ 20 ng/ml ou SG = 7
Mauvais pronosticT2c-T3-T4 et PSA > 20 ng/ml et SG ≥ 8

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre PSA libre/PSA total : dans le cours, un rapport < 15% est en faveur du cancer, pas de l’hyperplasie.
  2. Croire que l’IRM décide à elle seule de faire des biopsies : l’objectif est d’optimiser l’échantillonnage avec biopsies supplémentaires si PI-RADS 4-5.
  3. Mélanger mobilité inter-fractions et intra-fractions : inter = entre séances (7 semaines), intra = pendant la séance (8 minutes) et nécessite un système adapté.
  4. Penser que la curiethérapie couvre les tissus péri-prostatiques : au contraire, absence de couverture péri-prostatique et risque accru si extension péri-prostatique.
  5. Oublier que la curiethérapie I125 est réservée aux tumeurs intra-capsulaires et qu’il n’y a pas de rattrapage par radiothérapie externe dans ce cadre.
  6. Inverser les critères de surveillance active : elle est réservée aux cancers de faible risque avec critères précis (TR, PSA, IRM/biopsies) et suivi rapproché.
  7. Confondre recalage IGRT : le recalage se fait sur la prostate, pas sur les repères cutanés ni sur les structures osseuses.

✅ Checklist Examen

  1. Citer les 5 zones du modèle de Mac Neal et associer la zone périphérique à la majorité des cancers (70%).
  2. Expliquer ce que peut faire augmenter le PSA en hyperplasie bénigne (production et/ou altération de la barrière hémo-glandulaire) et donner l’ordre de grandeur PSA pour 1 g (≈0,3 ng/ml vs ≈3 ng/ml cancer).
  3. Calculer/raisonner l’interprétation PSA libre/PSA total : rappeler que < 15% est en faveur du cancer et que la densité de PSA = PSA/volume prostatique.
  4. Décrire le rôle de l’IRM multiparamétrique avant biopsies : séquences T2, diffusion, perfusion et interprétation PI-RADS 1-5 par secteur.
  5. Associer PI-RADS aux niveaux de risque (1-2 faible, 3 intermédiaire, 4-5 risque élevé) et préciser que l’IRM vise à mieux échantillonner (biopsies ciblées si PI-RADS 4-5).
  6. Lister les examens du bilan d’extension et préciser les modalités de recherche osseuse (scintigraphie osseuse) et l’IRM pelvienne si non réalisée avant biopsies.
  7. Maîtriser la classification TNM du cours pour T1-T4 et N/M (incluant T2a ≤ moitié d’un lobe, T2b > moitié, T2c deux lobes, T3 extension au-delà de la capsule, T3a extra-capsulaire, T3b vésicules séminales, T4 organes adj
  8. Expliquer les critères pronostiques (bon/intermédiaire/mauvais) à partir de T, PSA et score de Gleason, puis relier à la prise en charge (surveillance active vs chirurgie vs radiothérapie vs curiethérapie).
  9. Donner les critères d’inclusion SURACAP et le schéma de suivi (TR/6 mois 10 ans, PSA/3 mois 2 ans puis/6 mois 8 ans, biopsies systématiques/an 2 ans puis tous les 2 ans 8 ans).
  10. Décrire les effets indésirables clés après radiothérapie externe (cystite, rectite, incontinence ~1%, sténoses ~1%, impuissance 30-60% à 5 ans) et le principe de C-R-I.
  11. Expliquer la curiethérapie I125 : indication intra-capsulaire, marges de sécurité 2-4 mm, implantation (grains via aiguilles trans-périnéales sous contrôle écho, espacement 5-10 mm) et complications aiguës/tardives (rét
  12. Expliquer IGRT : principe inter-fraction vs intra-fraction, recalage sur la prostate, rôle des fiduciaires et des systèmes (CB-CT, ExacTrac, Calypso, CyberKnife tracking) et la règle de réduction des marges (routine pour
  13. Connaître les schémas de prescription de radiothérapie du cours (normofractionné ~2 Gy/fx ex 74,8 Gy/34, hypofractionné 60 Gy/20×3 Gy, stéréotaxie 36,25 Gy/5×7,25 Gy) et les exemples de curiethérapie/boost mentionnés.

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