Lernzettel: Introduction à la psychopathologie et classifications

📋 Plan du Cours

  1. Psychologie clinique et stéréotypes dans le DSM-IV
  2. Histoire des classifications des troubles mentaux selon Morel et la Société
  3. Organisation professionnelle et standardisation des classifications psychiatriques aux
  4. Différences internationales dans les pratiques diagnostiques et impact des procédures
  5. Utilité, limites et réification des catégories diagnostiques en psychopathologie
  6. Approche psychanalytique des troubles mentaux : névrose, classification et vécu existentiel
  7. Modèles bio-médicaux et multifactoriels en psychopathologie contemporaine
  8. Principes fondamentaux et pratiques actuelles de la psychanalyse
  9. Approche psychanalytique contemporaine et diversité des populations prises en charge
  10. Symptômes et clinique des névroses obsessionnelles et troubles obsessionnels compulsifs (TOC
  11. Manifestations cliniques et symbolisme dans les troubles psychotiques
  12. Évolution du malade à travers le dessin et expression du délire

📖 1. Psychologie clinique et stéréotypes dans le DSM-IV

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psycho : Partie du mot « psychopathologie » qui renvoie à l’âme ou à l’esprit en grec.
  • Stéréotype : Formule de pensée ou de représentation qui est surtout incomplète, plutôt que simplement fausse.
  • Trouble oppositionnel avec provocation (TOP) : Nouvelle maladie mentale identifiée par le DSM-IV comme un schéma continu de désobéissance, d’hostilité et de provocation.
  • Libre-pensée : Attitude de pensée indépendante, également présentée dans le texte comme pouvant être considérée comme une maladie mentale par le DSM-IV.

📝 Points essentiels

  • Les symptômes du TOP incluent la remise en question de l’autorité, la négativité, la défiance, la contradiction et le fait d’être facilement agacé.
  • Le DSM-IV présente le TOP comme un exemple de catégorisation de comportements de désobéissance, d’hostilité et de provocation.

💡 À retenir

Les symptômes du TOP incluent la remise en question de l’autorité, la négativité, la défiance, la contradiction et le fait d’être facilement agacé.

📖 2. Histoire des classifications des troubles mentaux selon Morel et la Société

🔑 Notions clés & Définitions

  • Le DSM : Ses origines et son développement
  • Troubles mentaux : Modèles ou syndromes comportementaux ou psychologiques cliniquement significatifs, survenant chez un individu et associés à une détresse concomitante, à un handicap ou à un risque significativement élevé de décès, de souffrance, de handicap ou de perte importante de liberté.

📝 Points essentiels

  • Une classe doit être définie par un ensemble de dispositions présentes chez tous ses membres, et non par une seule caractéristique commune.
  • Une classe doit organiser ses dispositions de manière hiérarchique pour identifier clairement ses composantes.
  • Une classe doit aussi partager une évolution commune, avec des caractéristiques acquises dans un ordre prévisible.

💡 À retenir

La classification psychiatrique repose sur des exigences de structure des classes, comme l’ensemble de dispositions, l’organisation hiérarchique et l’évolution commune. Le texte souligne aussi que la définition de la maladie dépend du contexte social dans lequel elle est posée.

📖 3. Organisation professionnelle et standardisation des classifications psychiatriques aux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation des soins : Dimension de la psychiatrie qui dépend d’une classification suffisamment uniforme pour produire des statistiques utiles à la prise en charge et à l’organisation des services.
  • Organisation de la profession : Été déterminantspour le développement des classifications.
  • Hôpitaux psychiatriques : Structures de soins dont les statistiques d’admission ont servi de base à des comparaisons entre pays et à la mise en évidence de différences de diagnostic.
  • Autant plus : Expression de renforcement utilisée pour souligner que le besoin de données uniformes devenait encore plus urgent lorsque le manque d’uniformité empêchait toute comparabilité entre états et pays.

📝 Points essentiels

  • Dans les années 1950 et 1970, la pratique clinique et les classifications en vigueur ne permettaient pas de décrire de manière précise et comparable des patients supposés identiques.
  • L’absence d’un système efficace empêchait d’obtenir des statistiques utiles à l’organisation des soins.
  • Cette même absence limitait la production de données comparables pour la recherche.
  • L’intérêt pour l’amélioration des soins devait s’accompagner d’un intérêt croissant pour les statistiques sur la prise en charge.

💡 À retenir

L’absence d’un système efficace empêchait d’obtenir des statistiques utiles à l’organisation des soins.

📖 4. Différences internationales dans les pratiques diagnostiques et impact des procédures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Étiologie psychologique : Base explicative attribuant les troubles à la dimension existentielle et conflictuelle de l’individu, sur laquelle la catégorie des névroses avait été construite dans le DSM-I et le DSM-II.
  • Pratiques diagnostiques : Façons concrètes de poser les diagnostics, dont les différences entre psychiatres américains et britanniques ont été étudiées à partir d’admissions hospitalières et de procédures standardisées.
  • Patients diagnostiqués comme souffrant : Groupe de malades classés sous une étiquette diagnostique donnée, dont les profils symptomatiques ont été comparés à ceux obtenus par une procédure standardisée du projet diagnostic.

📝 Points essentiels

  • Dans les années 1970, la multiplication des classifications et des étiquettes diagnostiques a créé une forte confusion, notamment pour les troubles de l’humeur.
  • Le DSM-I et le DSM-II avaient construit la catégorie des névroses sur une étiologie psychologique liée à la dimension existentielle et conflictuelle de l’individu.
  • Le DSM-III a cherché à extraire du système les étiquettes diagnostiques renvoyant à une étiologie spécifique.
  • Le DSM-III visait aussi à réduire la diversité interne des catégories pour améliorer la fidélité des diagnostics dans le temps et entre praticiens.
  • Le DSM-IV a confirmé cette orientation.

💡 À retenir

Dans les années 1970, la multiplication des classifications et des étiquettes diagnostiques a créé une forte confusion, notamment pour les troubles de l’humeur.

📖 5. Utilité, limites et réification des catégories diagnostiques en psychopathologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psycho : Racine grecque qui désigne l’âme ou l’esprit.
  • Mélancolie : Selon Ishaq Ibn Imran, isolement dans l’âme, que la personne
  • Catégories diagnostiques : Utilisées dans des enquêtes épidémiologiques, elles identifient des facteurs de risques qui permettent de prédire le début et l'évolution de la maladie.
  • Réification : L'approche psychanalytiquecritique également cette « réification » des concepts diagnostiques car, dans le cas de la dépression, ellesamènent faussement à croire qu'il existe une épidémie de dépression.
  • Approche en réseaux de symptômes : importants textes contemporains sur de nouvelles propositions et approches de classificationLe RDOC L’approche en réseaux de symptômes Le HITOP

📝 Points essentiels

  • Les catégories diagnostiques sont utiles pour parler un langage commun et pour obtenir des informations utiles sur les symptômes, la durée et les traitements efficaces.
  • La validité des catégories diagnostiques est discutée parce qu’un même regroupement peut réunir des patients très différents sur le plan symptomatique, étiologique et évolutif.
  • Les mêmes symptômes peuvent apparaître dans plusieurs catégories diagnostiques différentes, ce qui fragilise l’idée d’une séparation nette entre troubles.
  • Les catégories diagnostiques servent d’aide à la décision clinique pour orienter les options thérapeutiques.
  • En épidémiologie et en recherche, les catégories diagnostiques permettent de comparer des groupes, d’identifier des facteurs de risque et de tester des hypothèses sur le début et l’évolution des troubles.
  • Il considère en effet que les catégories diagnostiques sont valides dans la mesure où les modalités dedéfinition de ces catégories apportent des informations utiles (types de symptômes, durée, traitementsefficaces) en dehors même de l'identification de causes étiologiques précises ou d'un sens éventuel desclassifications comme outils de compréhension du fonctionnement psychique. Des définitions explicites, même si elles ne garantissent pas une fidélité absolue des diagnostics entre les cliniciens, permettent toutdu moins d'améliorer la situation en précisant clairement quels sont les critères impliqués dans ladécision d'attribution d'un diagnostic donné. Cette particularité est d'autant plus importante (et utile) pour la recherche où il est essentiel de pouvoir répliquer des résultats.
  • Un consensus a été obtenu sur le fait que les catégories diagnostiques sont des constructions utiles pourparler un langage commun. Cependant, la validité est discutée à cause de l’hétérogénéité des profilssymptomatologies (et étiologiques supposés) au sein d’une même langue, mais également du fait quelessymptômes puissent fréquemment se retrouver dans des catégories diagnostiques différentes et ainsi entretenir des relations mutuelles complexes.

💡 À retenir

Les catégories diagnostiques sont opératoires pour classer, comparer et orienter les soins, mais leur usage peut conduire à les réifier comme si elles étaient des entités réelles. Le cours insiste donc sur leur utilité pratique sans les confondre avec la réalité même des troubles.

📖 6. Approche psychanalytique des troubles mentaux : névrose, classification et vécu existentiel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dépression névrotique : Forme de dépression comprise dans une explication psychogène et reliée à la névrose dans la lecture psychanalytique.
  • Approche psychanalytique : Lecture des troubles qui critique les classifications purement médicales, introduit la notion de névrose dans l’interprétation de la dépression et met l’accent sur le conflit psychique et le vécu existentiel.
  • Dimension existentielle : Concernant la classification en vigueur, la catégorie des névroses avait été constituée dans le DSMI et II surla seule base d'une étiologie psychologique des troubles résultant de la dimension existentielle et conflictuelle de l'individu.

📝 Points essentiels

  • Dans le DSM-I et le DSM-II, la catégorie des névroses reposait sur une étiologie psychologique.
  • Cette étiologie psychologique était liée à la dimension existentielle et conflictuelle de l’individu.
  • L’approche psychanalytique a introduit la notion de névrose dans la lecture de la dépression.
  • La dépression névrotique et la dépression réactionnelle relèvent d’une explication psychogène.
  • L’approche psychanalytique n’exclut pas pour autant des étiologies plus organiques comme la dépression endogène.
  • Ainsi, les tenants de cette approche critiquent les systèmes de classifications qui ne tiennent pas comptede l'étiologie des troubles. En effet, l'approche psychanalytique considère également que les classifications descriptives centrées sur les signes et les comportements constituent une confusionentrece qui est facilement observable et ce qui est cliniquement pertinent d'autant plus que le modèlepsychanalytique tente d'expliquer les troubles autour d'un modèle qui intègre le vécu existentiel del'êtrehumain. Les cliniciens sont en effet conscients depuis longtemps que les catégories diagnostiques sont desimples concepts, qui se justifient uniquement par le fait qu'elles fournissent un cadrage utile et pratiquepour organiser et expliquer la complexité de l'expérience
  • (futureAPA). Conscients également que le Bureau du recensement continuerait de lui-même à recueillir des donnéesrelatives aux troubles mentaux, le comité publia en 1918 une classification : Statistical Manual for theUseof Institutions for the Insane. Elle répertoriait 22 catégories de troubles dont 20 concernaient des troublesdont on considérait qu’ils avaient une étiologie biologique (les psychoses maniaco-dépressives, lamélancolie, les névroses...), les deux catégories restantes représentaient les psychoses non diagnostiquéeset les patients sans psychoses. Ces aspects hitoriques mettent en évidence le besoin d’organisation de la profession dont dépendait unecertaine forme de légitimité vis-à-vis des institutions. McPherson et Armstrong rappellent, à justetitre, quel'APA s'est vue confier une forme d'autorité par le gouvernement américain dans la mesure oùcedernierlui a explicitement demandé de créer un système de classification des troubles mentaux. Cette autorité, légitime, conférée aux psychiatres est un des aspects du contexte social dans lequel s'est développé le DSM par la suite. Cette légitimité est d'autant plus importante du fait de l'utilisationdecesystème de classification pour obtenir des statistiques officielles qui servent à organiser le systèmedesanté et son financement. III - L’extension du domaine de compétence Plusieurs éléments liés au contexte

💡 À retenir

Dans le DSM-I et le DSM-II, la catégorie des névroses reposait sur une étiologie psychologique.

📖 7. Modèles bio-médicaux et multifactoriels en psychopathologie contemporaine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psycho : Racine grecque qui désigne l’âme ou l’esprit.
  • Cette situation : Expliquerait le « succès » du concept de dépression dans ce nouveau contexteoùl'individu se doit d'être performant : “la montée en puissance des dépressions d'épuisement notée par les psychiatres est bien évidemment àmettre en relation avec cette exigence soc
  • Logique du toujours plus : toujours plus performant s'est ainsi cumulée avec la logique du toujours plus vite, induite par l'avènement de la dictature du temps immédiat“.

📝 Points essentiels

  • Il faut distinguer le mécanisme et la cause.
  • Le mécanisme de la dépression implique à la fois la réaction à l’environnement, la réaction à soi-même et un cerveau qui produit cette réaction.
  • La cause de la dépression peut relever d’un environnement ou d’une personnalité dépressiogène, ou d’un cerveau particulièrement apte à produire la réponse dépressive.
  • Le modèle multifactoriel refuse de réduire la dépression à une seule explication exclusive.
  • “L'opposition entre une dépression d'origine organique et une dépression psychologique accessibleà la psychothérapie peut être considérée comme une hypothèse définitivement réfutée. Mais, tropsouvent, la théorie uniciste de la dépression a servi d'affrontement entre une explication organicisteet uneinterprétation psychologique. Une perspective résolument uniciste, mais qui tiendrait compte de ces deuxmodes d'explication, devrait impérativement distinguer le problème du mécanisme et celui de lacause. Entermes de mécanisme, être déprimé, c'est-à-dire agir en déprimé, c'est à la fois réagir à l'environnementet à soi-même, et disposer d'un cerveau qui produit cette réaction. En termes de cause, être déprimérésultera soit d'un environnement ou d'une personnalité particulièrement ‘‘dépressiogène'', soit d'un cerveau particulièrement apte à produite la réponse dépressive“
  • En termes de cause, être déprimérésultera soit d'un environnement ou d'une personnalité particulièrement ‘‘dépressiogène'', soit d'un cerveau particulièrement apte à produite la réponse dépressive“ D'un point de vue plus général concernant la psychopathologie et, prenant l'exemple de la dépression, il considère qu'il “est nécessaire de renoncer à croire que nous pouvons analyser tous les processus mentauxau même niveau d'observation.

💡 À retenir

Il faut distinguer le mécanisme et la cause.

📖 8. Principes fondamentaux et pratiques actuelles de la psychanalyse

🔑 Notions clés & Définitions

  • SURMOI : Instance interdictrice qui s’oppose au Ça dans l’appareil psychique.
  • Psychanalyse : Approche qui a intégré des théories biologiques préexistantes au lieu de les effacer et qui maintient, dans la classification de la dépression, la coexistence d’explications psychogènes et organiques.
  • Système de classification : Dispositif qui vise à organiser les troubles en classes définies par un ensemble de dispositions communes, sans se limiter à une seule caractéristique, mais dont l’objectif exhaustif et synthétique n’a pas garanti une meilleure utilité classificatoire.

📝 Points essentiels

  • Dans la classification de la dépression, la psychanalyse a maintenu la coexistence d’explications psychogènes et organiques.
  • La psychanalyse s’inscrit dans une logique de synthèse théorique plutôt que dans une réduction à une seule cause.

💡 À retenir

Dans la classification de la dépression, la psychanalyse a maintenu la coexistence d’explications psychogènes et organiques.

📖 9. Approche psychanalytique contemporaine et diversité des populations prises en charge

🔑 Notions clés & Définitions

  • Peuvent être : Formulation qui introduit, dans le texte, la possibilité que les troubles psychiques n’aient pas de causes communes et soient massivement multifactoriels.
  • Approche psychanalytique : Une manière « économique » (dans la mesure où elle fait l'économie d'un travail sur soi) de résoudreleproblème de la culpabilité engendrée par les troubles psychiques dans le rapport au social et à soi-même, pour les tenants d'une approche psychanalytique, tiendrait également d'un processus de médicalisationdela pensée.
  • Troubles dont : En effet, les troubles dont on

📝 Points essentiels

  • L’implication des psychanalystes américains dans les systèmes de classification n’a pas supprimé les théories biologiques antérieures.
  • La classification visait à être exhaustive et synthétique afin de refléter les équilibres entre différentes orientations théoriques de la discipline.
  • Une classification peut être exhaustive et synthétique sans être pour autant un meilleur système en termes d’utilité.
  • L’enjeu contemporain est moins l’exclusivité doctrinale que l’articulation entre plusieurs cadres de lecture.
  • Il ressort bien de cette logique qu'il s'agissait d'un système de classification qui se voulait exhaustif et synthétique de manière à refléter les équilibres entre les différentes orientations théoriques deladiscipline.

💡 À retenir

L’implication des psychanalystes américains dans les systèmes de classification n’a pas supprimé les théories biologiques antérieures.

📖 10. Symptômes et clinique des névroses obsessionnelles et troubles obsessionnels compulsifs (TOC

🔑 Notions clés & Définitions

  • Obsession : Phénomène clinique où la pensée est assiégée par des idées obsédantes et tente de s’en défendre par des actions ritualisées.
  • Psychopathologie : La psychopathologie est une branche de la psychologie qui étudie les anomalies decomportements et les façons d’aider les personnes qui sont atteintes de troubles psychologiques.
  • Psychasthénie : Baisse de tension psychologique

📝 Points essentiels

  • Le terme de névrose obsessionnelle disparaît au profit de deux entités : le TOC et la personnalité obsessionnelle-compulsive.
  • Les TOC représentent 2 % à 3 % de la population générale.
  • 40 % des formes débutent avant 20 ans.
  • Le délai moyen entre début des troubles et début du traitement est de 8 ans, soit vers 30 ans.

💡 À retenir

Le cœur clinique du TOC tient à la séparation entre pensées intrusives et actes ritualisés. Les névroses obsessionnelles se distribuent ainsi entre obsessions et compulsions, avec un début souvent précoce et un traitement fréquemment retardé.

📖 11. Manifestations cliniques et symbolisme dans les troubles psychotiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Louis Wain : Artiste dont l’évolution du malade est prise comme support d’observation clinique dans le cours, à travers le dessin.
  • Étiologie des troubles : Origine des troubles, dont l’identification permet de relier les signes cliniques à leurs processus physiopathologiques et psychopathologiques.
  • Troubles dont la cause était : Première catégorie de troubles décrite comme liée ou précipitée par un dysfonctionnement des fonctions cérébrales principalement dû à des facteurs somatiques.

📝 Points essentiels

  • Le cours mentionne l’évolution du malade à travers le dessin, avec Louis Wain, comme support d’observation clinique.
  • Le cours associe la schizophrénie à l’étude des manifestations cliniques psychotiques.

💡 À retenir

Le cours mentionne l’évolution du malade à travers le dessin, avec Louis Wain, comme support d’observation clinique.

📖 12. Évolution du malade à travers le dessin et expression du délire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cette évolution : Changement observé au cours du temps, notamment à partir des évolutions des troubles et de leurs manifestations graphiques.
  • Dans la mesure : Cet élément est intéressant dans la mesure où il illustre, déjà, le débat autour des effets du contexte dans lequel les troubles sont considérés.

📝 Points essentiels

  • Le dessin est utilisé comme trace de l’évolution du malade dans le temps.
  • L’étude du dessin permet de suivre les transformations de l’expression délirante.
  • L’exemple de Louis Wain illustre la valeur clinique et évolutive des productions graphiques.

💡 À retenir

Le dessin est utilisé comme trace de l’évolution du malade dans le temps.

🧩 Compléments de couverture

  1. Le cours précise que le DSM-IV est présenté comme le manuel de référence des psychiatres pour diagnostiquer les maladies mentales.
  2. La non-conformité et la libre pensée sont explicitement mises en cause comme pouvant être considérées comme des maladies mentales.
  3. L’étiologie des troubles a d’abord été pensée en termes d’esprit maléfique ou de punition divine avant les explications médicales.
  4. Hippocrate propose une explication des troubles fondée sur un déséquilibre du cerveau inspiré de la théorie des humeurs.
  5. L’Église explique certains comportements par le diable et associe l’apathie à la paresse comme péché capital.
  6. Au XIXe siècle, Morel publie en 1860 son Traité des maladies mentales, moment clé du débat sur l’unicité ou la pluralité des troubles mentaux.
  7. Morel veut remplacer une classification fondée sur les signes par une classification fondée sur l’étiologie.
  8. Le système américain de classification trouve aussi son origine dans le dixième recensement de la population américaine.
  9. Le DSM-I, publié en 1952, est organisé en deux grandes catégories de troubles.
  10. Ces prises en charge militaires ont permis de renvoyer 60 % des soldats au combat en 2 à 5 jours.
  11. Les psychiatres militaires ont accru la légitimité de la discipline en la plaçant au même niveau que la médecine et la chirurgie.
  12. Le DSM-III cherchait à retirer du système les étiquettes diagnostiques renvoyant à une étiologie spécifique.
  13. 45 Annexe N°1 : Cuthbert (2014) N°2 : Krueger et al (2018) 46 N°3 : L’approche en réseau de symptômes (Borsboom, 2017) 47 N°4 : L’évolution du malade à travers le dessin (Louis Wain) N°5 : L.
  14. Morvan & Frajerman (2020) 31 Cours N°7 Psychopathologie psychanalytique I - Qu’est-ce que la psychopathologie ?
  15. Les taux de prévalenceavaient été obtenus à partir des statistiques officielles d'admission de 1956 et 1957 des hôpitaux psychiatriques aux États-Unis et en Angleterre ainsi qu'au Pays de Galles.
  16. Là était le problème dont les pathologies flexibles autant que les thérapies molles se révèlent lessolutions à proximité de la fabrication du DSM“ 28 II - Des positions irréconciliables ?
  17. 29 CONCLUSION Actualité des classifications I - Une brève revue des problèmes Après l’histoire, qu’en est-il actuellement ?
  18. Cette évolution se fera avec la publication du DSM IV en 1994 confirmant ainsi l'approche initiée par leDSM III et le DSM III-R.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1860Publication du Traité des maladies mentales de Morel
1918Début du recensement américain mentionné comme origine du système de classification
1950Période où la pratique clinique ne permettait pas de décrire précisément des patients identiques
1952Publication du DSM-I
1956Statistiques officielles d’admission utilisées pour les taux de prévalence
1957Statistiques officielles d’admission utilisées pour les taux de prévalence

📊 Tableaux de Synthèse

Évolution des classifications psychiatriques

PériodeRepèreApport ou enjeu
1860MorelPassage d’une classification par signes à une classification par étiologie
1952DSM-IOrganisation en deux grandes catégories de troubles
1970Multiplication des classificationsConfusion diagnostique, notamment pour les troubles de l’humeur
1994DSM-IVConfirmation de l’orientation initiée par le DSM-III

DSM-III / DSM-IV et logique diagnostique

OutilOrientationEffet recherché
DSM-IIIRetrait des étiquettes à étiologie spécifiqueRéduire la diversité interne des catégories et améliorer la fidélité
DSM-IVConfirmation de l’orientation du DSM-IIIPoursuivre la standardisation des diagnostics

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre stéréotype et erreur totale : le texte insiste sur une pensée incomplète plutôt que simplement fausse.
  2. Prendre le TOP pour une simple désobéissance ordinaire alors qu’il est présenté comme une catégorie du DSM-IV.
  3. Oublier que la classification psychiatrique doit reposer sur un ensemble de dispositions, une hiérarchie et une évolution commune.
  4. Croire que les catégories diagnostiques sont des entités réelles alors que le cours insiste sur leur utilité pratique et le risque de réification.
  5. Assimiler l’approche psychanalytique à une explication uniquement organique : elle maintient la coexistence d’explications psychogènes et organiques.
  6. Confondre la critique psychanalytique des classifications descriptives avec un rejet de toute classification.
  7. Mélanger les objectifs du DSM-III et du DSM-IV : le premier retire les étiquettes à étiologie spécifique, le second confirme cette orientation.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le stéréotype comme une représentation incomplète.
  2. Savoir que le TOP est décrit dans le DSM-IV comme désobéissance, hostilité et provocation.
  3. Retenir les exigences de la classe en classification psychiatrique : dispositions communes, hiérarchie, évolution commune.
  4. Comprendre pourquoi l’absence d’un système efficace gênait les statistiques et la recherche.
  5. Identifier la confusion diagnostique des années 1970 liée à la multiplication des classifications.
  6. Expliquer l’orientation du DSM-III vers des catégories moins liées à une étiologie spécifique.
  7. Savoir que le DSM-IV confirme l’orientation du DSM-III.
  8. Distinguer utilité des catégories diagnostiques et réification des troubles.
  9. Relier la névrose à une étiologie psychologique dans le DSM-I et le DSM-II.
  10. Retenir que la psychanalyse maintient des explications psychogènes et organiques pour la dépression.

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Teste dein Wissen zu Introduction à la psychopathologie et classifications mit 12 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quel est le rôle d’une classe, dans cette classification, pour être correctement définie ?

2. Quel est le rôle de Louis Wain dans l’observation clinique mentionnée ?

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Psycho — signification grecque ?

Âme ou esprit

Stéréotype — définition ?

Représentation incomplète ou simplifiée

TOP — symptômes ?

Désobéissance, hostilité, provocation

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