Lernzettel: Critique des Assemblages Structures et Vérifications

📋 Plan du Cours

  1. Systèmes structuraux et stabilité des structures
  2. Assemblages poutre-poteau articulés
  3. Assemblages poutre-poteau résistants en flexion
  4. Assemblages poutre-poutre articulés
  5. Assemblages poutre-poutre résistants en flexion
  6. Assemblages de contreventements horizontaux
  7. Assemblages de contreventements verticaux
  8. Composants d’assemblages : soudures et boulons
  9. Boulons : dimensions, sections et nuances
  10. Boulons : résistances au cisaillement et traction
  11. Trusquinages : pinces et entraxes des platines
  12. Vérifications des assemblages : flexion, fatigue et incendie

📖 1. Systèmes structuraux et stabilité des structures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stabilité mécanique : La stabilité mécanique désigne la capacité d’un système à rester en équilibre sous l’action des charges sans basculer ni se déplacer de façon incontrôlée.
  • Stabilité dans l’état déformé : La stabilité dans l’état déformé correspond au maintien de l’équilibre après déformation, en tenant compte de l’effet des déplacements sur la résistance.
  • Stabilité des éléments de stabilisation : La stabilité des éléments de stabilisation concerne le maintien de la fonction des dispositifs qui empêchent les déplacements et les instabilités du système global.
  • Actions à envisager : Les actions à envisager sont l’ensemble des sollicitations prises en compte pendant la vie de l’ouvrage pour dimensionner et vérifier la stabilité.

📝 Points essentiels

  • L’équilibre du système par rapport à son support est un préalable : la structure doit rester stable vis-à-vis des conditions d’appui.
  • La stabilité mécanique traite le comportement avant déformation significative, alors que la stabilité dans l’état déformé traite le comportement après déformation.
  • La stabilité des éléments de stabilisation doit être vérifiée car un dispositif instable peut rendre inefficace la stabilité globale.
  • Les paramètres de conception incluent les actions, la nature des parois, la fonction du bâtiment, la durée de vie programmée et le coût de réalisation.
  • La géométrie de l’ouvrage fait partie des paramètres de conception car elle influence directement les chemins de stabilité et les modes de défaillance.
  • Les éléments de stabilité sont classés selon le type d’effort : charges verticales, charges horizontales, et action de couples.

💡 Astuce mémo

Équilibre → mécanique → déformé : puis on sécurise les stabilisateurs (sinon la stabilité globale s’effondre).

📖 2. Assemblages poutre-poteau articulés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Assemblage articulé : Assemblage poutre-poteau conçu pour transmettre surtout des efforts et limiter la transmission de moment fléchissant entre les éléments.
  • Rotule plastique : Zone de section où la structure peut former une plastification localisée, permettant une redistribution des efforts lors des calculs en plasticité.
  • Allongement à la rupture A% : Propriété de ductilité mesurant la capacité de déformation plastique avant rupture, liée au palier de plastification.
  • Limite élastique fy : Caractéristique mécanique correspondant au début du palier de plastification, utilisée pour les vérifications de résistance.
  • Module d’élasticité E : Constante matériau contrôlant la rigidité et les déformations, déterminante pour les ouvrages où la condition de service gouverne.

📝 Points essentiels

  • Les calculs en élasticité restent valables quel que soit A%, mais les CM66 supposent un A% minimal de 16%.
  • Pour les boulons non HR, un A% minimal de 14% est recommandé.
  • En plasticité (formation de rotules plastiques), l’A% minimal doit respecter la valeur imposée par le règlement, et pour l’EC3 il vaut 15%.
  • Le palier plastique εu doit vérifier εu = 20·εy, avec εy l’allongement unitaire élastique.
  • La limite élastique fy intervient dans les vérifications de résistance via une contrainte limite admissible.
  • La limite de rupture fu intervient dans les vérifications à la résistance, notamment liées à l’apparition de la première fissuration conduisant à la rupture.

💡 Astuce mémo

A% pilote le mode de calcul : élastique tolère, plasticité impose (CM66 16%, boulons non HR 14%, EC3 15%).

📖 3. Assemblages poutre-poteau résistants en flexion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fatigue de l’acier : La fatigue de l’acier est une dégradation progressive due à des contraintes variables qui initient puis développent des microfissures pendant la vie de l’ouvrage.
  • Flambement élastique : Le flambement élastique est une instabilité de forme dont la charge critique dépend du module élastique E et de la rigidité en flexion, pas directement de la limite élastique.
  • Critère de Von Mises : Le critère de Von Mises est une méthode de synthèse des contraintes multiaxiales pour estimer l’équivalent de contrainte à comparer à une limite.
  • Résilience de l’acier : La résilience est l’énergie absorbée par une éprouvette normalisée lors de la rupture, utilisée pour caractériser la résistance à la rupture fragile.
  • Soudabilité : La soudabilité est l’aptitude du métal à rester homogène au voisinage des soudures afin d’éviter des défauts liés au refroidissement et aux transformations.

📝 Points essentiels

  • La fatigue provient de microfissures qui se développent selon l’intensité des contraintes, l’inversion de signe et la fréquence des cycles.
  • La fatigue est liée à une sollicitation variable (cyclique ou aléatoire) et se distingue du vieillissement sous charge statique.
  • Les profils soumis aux instabilités de forme ont une quasi-indépendance vis-à-vis de f_y, car le flambement élastique dépend de E.
  • La charge critique de flambement est donnée par Nk=π2EI/L2N_k=\pi^2\,E\,I/L^2 (notation du cours).
  • Les structures réticulées (treillis) de type N, K se déforment surtout par raideur axiale (via EA/LEA/L) plutôt que par flexion (via EI/L3EI/L^3).
  • Pour des zones localement plus sollicitées (variations de sections, formes et orientations), les contraintes multiaxiales peuvent conduire à une contrainte équivalente (Von Mises) supérieure à la limite élastique autoris

💡 Astuce mémo

Fatigue = microfissures (cycles) ; Flambement = E (instabilité) ; Multiaxial = Von Mises (équivalent) ; Soudure = résilience (moins de fragilité).

📖 4. Assemblages poutre-poutre articulés

🔑 Notions clés & Définitions

  • États limites ultimes : Les états limites ultimes correspondent aux conditions de sécurité maximale, conduisant au dimensionnement à la ruine de l’élément considéré.
  • États limites de service : Les états limites de service garantissent l’aptitude à l’exploitation, notamment les déformations et les vibrations, sous combinaisons d’actions non sévères.
  • Combinaisons de pondération : Les combinaisons de pondération appliquent des coefficients aux actions pour tenir compte de leur occurrence et de leur simultanéité.
  • Sécurité à l’exploitation : La sécurité à l’exploitation assure que l’ouvrage reste utilisable dans les circonstances prévues, y compris vis-à-vis de la ruine d’éléments secondaires et des vibrations.
  • Longueur de flambement : La longueur de flambement est une notion réglementaire qui permet de ramener la vérification de stabilité à une vérification de flambement avec une géométrie équivalente.

📝 Points essentiels

  • Les vérifications en sécurité utilisent des combinaisons d’actions pondérées, avec des coefficients différents selon la présence de vent (σe/1.5 hors vent et σe/1.3 avec vent).
  • Les pondérations amplifient les actions selon leur occurrence et leur concommitance, ce qui modifie les sollicitations de dimensionnement.
  • Pour l’EC3, le dimensionnement compare les sollicitations de calcul aux sollicitations ultimes de l’élément, en visant la condition de sécurité maximale menant à la ruine.
  • La sécurité à l’exploitation vise surtout les déformations et aussi la ruine d’éléments secondaires non porteurs de la résistance principale (habillages, équipements) ainsi que les vibrations.
  • Les états limites de service sont vérifiés avec des combinaisons d’actions non sévères, distinctes des combinaisons ultimes.
  • Exemple de règle de combinaison donnée : pour CM66 (planchers et portiques à un niveau), on utilise ΣGk + Qkmax et aussi ΣGk + 0.9·ΣQk, avec Gk charge permanente, Qk surcharge, Qkmax surcharge la plus défavorable.

💡 Astuce mémo

EC3 = Ultime = Ruine (comparaison aux sollicitations ultimes) ; Service = Utilisation (déformations/vibrations).

📖 5. Assemblages poutre-poutre résistants en flexion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Longueur de flambement : Paramètre de stabilité qui sert à caractériser la perte de stabilité d’un élément comprimé et à guider la vérification réglementaire.
  • Éléments de stabilisation : Ensemble des pièces secondaires et principales qui assurent la stabilité d’ensemble et transmettent les actions liées à cette stabilité.
  • Éléments secondaires : Pièces comme bracons, entretoises, lisses, pannes ou sablières qui ont une fonction principale différente mais participent à la stabilité.
  • Action de 1% : Valeur de sollicitation imposée pour dimensionner les éléments secondaires sous l’effort de compression de l’élément maintenu au flambement.

📝 Points essentiels

  • La vérification réglementaire de stabilité se ramène à une vérification au flambement des éléments en utilisant la longueur de flambement.
  • Les éléments de l’ouvrage doivent être dimensionnés pour transmettre les actions découlant de la stabilité d’ensemble.
  • Les éléments secondaires (bracons, entretoises, lisses, pannes, sablières, etc.) doivent être vérifiés sous une action égale à 1% de l’effort normal de compression existant dans l’élément maintenu au flambement.
  • Les éléments ayant une autre fonction principale restent à considérer comme secondaires s’ils participent à la stabilité demandée.
  • Les assemblages poutre-poutre résistants en flexion doivent être conçus en cohérence avec les exigences de stabilité (sinon les éléments secondaires ne sont pas correctement dimensionnés).

💡 Astuce mémo

Flambement → on calcule avec Lf ; Stabilité d’ensemble → on dimensionne aussi les secondaires à 1% de N_compression.

📖 6. Assemblages de contreventements horizontaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • ELS : L’ELS est l’état limite de service qui contrôle les déformations et la tenue en exploitation (aspect, vibration, confort) sans viser la rupture.
  • ELU : L’ELU est l’état limite ultime qui vérifie la sécurité contre les modes de ruine, notamment l’instabilité locale ou globale.
  • Voilement aile : Le voilement d’aile est une instabilité locale d’une partie de section mince, déclenchée sous des conditions géométriques précises.
  • Voilement global d’âme : Le voilement global d’âme est une instabilité locale/partielle de l’âme qui dépend de l’élancement et se traite par des règles de dimensionnement.
  • Déversement : Le déversement est une instabilité latérale d’une poutre en I liée à la torsion et au flambement de l’aile comprimée.

📝 Points essentiels

  • Les ELS limitent les déformations d’aspect, d’habillage et d’exploitation, ainsi que les effets de vibration et de confort.
  • Les déformations en ELS sont des valeurs de calcul et doivent être combinées en tenant compte du second ordre et des déformations plastiques.
  • La vérification à l’ELU d’éléments prémunis contre l’instabilité consiste à vérifier, en tout point, le respect des critères de justification des sections.
  • La vérification à l’ELU d’éléments susceptibles d’instabilité globale au flambement s’appuie sur des critères de justification des sections (voir chapitre 4).
  • Le flambement par compression pure se vérifie avec une condition de type n=Kσ/A<σen=K\,\sigma/A<\sigma_e.
  • Le risque de déversement augmente avec l’élancement l/hl/h, avec le rapport d’inerties Iy/IxI_y/I_x, et avec la diminution de la rigidité liée à la minceur et au matériau via EE.

💡 Astuce mémo

ELS = Service (déformations) ; ELU = Rupture/instabilité (sécurité).

📖 7. Assemblages de contreventements verticaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Entretoises : Éléments de liaison qui empêchent le flambement en augmentant la stabilité locale des membrures du contreventement.
  • Section la plus sollicitée : Zone où les efforts atteignent le maximum, souvent associée à l’apparition d’une rotule plastique à vérifier.
  • Vérification en plasticité : Contrôle de la capacité de l’assemblage et des membrures en supposant la formation de mécanismes plastiques.
  • Méthode générale : Procédure de vérification en plasticité qui renvoie à des références normatives ou réglementaires dédiées.
  • Règle simplifiée : Procédure de vérification en plasticité qui réduit les calculs en s’appuyant sur le flambement de la membrure seule.

📝 Points essentiels

  • Aucun emplacement d’entretoisement n’est imposé, mais la pratique vise la section la plus sollicitée.
  • La vérification se fait en imposant une contrainte à respecter, avec une valeur limite notée SiS_i.
  • Le calcul de KdK_d dépend des paramètres D,B,CD,B,C et de l’excentricité ee, eux-mêmes fonctions des paramètres donnés dans les règles.
  • La méthode simplifiée est recommandée en pratique car elle conduit plus facilement à une configuration sûre.
  • En plasticité, la méthode générale renvoie à l’additif 80 des CM66 ou à l’EC3.
  • Règle simplifiée : si la membrure résiste au flambement seule, aucune autre vérification n’est nécessaire pour ce point de contrôle.

💡 Astuce mémo

Entretoise au point chaud : « la section la plus sollicitée = là où ça plastifie, donc on entretoise ».

📖 8. Composants d’assemblages : soudures et boulons

🔑 Notions clés & Définitions

  • Assemblages poutre–poutre : Assemblages reliant deux poutres entre elles dans une structure multi-étagée.
  • Assemblages poutre–poteau : Assemblages reliant une poutre à un poteau, avec des exigences de transfert d’efforts et de rigidité adaptées.
  • Assemblages poutre–plancher : Assemblages reliant l’ossature principale à un plancher, distincts des assemblages entre éléments principaux.
  • Assemblages tubulaires : Assemblages impliquant au moins un profilé tubulaire, où l’accessibilité des boulons devient un point critique.

📝 Points essentiels

  • Les assemblages doivent transmettre les efforts de dimensionnement sans créer de fortes concentrations de contraintes.
  • Les assemblages doivent présenter le niveau requis de flexibilité ou de rigidité pour le comportement structural visé.
  • Les éléments d’assemblage (plats ou cornières) doivent être accessibles et faciles à mettre en place au montage en atelier ou sur chantier.
  • Le dimensionnement doit satisfaire simultanément comportement global, comportement local, fabrication et montage.
  • Le choix de la configuration dépend à la fois des critères structuraux et des contraintes de fabrication, sans négliger la capacité à transmettre le niveau de chargement requis.
  • Pour les assemblages avec profilés tubulaires, l’accessibilité limitée empêche souvent d’utiliser des boulons dont écrou ou tête seraient à l’intérieur du tube.

💡 Astuce mémo

Tubulaire = boulon “bloqué” : si l’écrou est dans le tube, l’assemblage devient difficile à réaliser.

📖 9. Boulons : dimensions, sections et nuances

🔑 Notions clés & Définitions

  • Soudures d’angle : Type de soudure où deux pièces sont assemblées par un cordon en forme de triangle dans l’angle, avec une préparation des pièces généralement limitée.
  • Soudures en bout : Type de soudure où les pièces sont mises en contact sur leurs faces pour former une jonction, nécessitant une préparation plus importante des bords.
  • Jeu des trous de boulons : Différence volontaire entre le diamètre du trou et celui du boulon, utilisée pour compenser les erreurs de précision de perçage et d’alignement.
  • Boulon M20×60 : Désignation métrique d’un boulon où M indique le système métrique, 20 le diamètre de fût, et 60 la longueur de fût incluant la zone filetée.
  • Aire nominale A : Aire de la section du fût utilisée dans les formules de calcul pour les boulons de construction métallique.

📝 Points essentiels

  • Les boulons peuvent être sollicités en traction, en cisaillement, ou en traction et cisaillement combinés selon la géométrie et la position des boulons.
  • Pour compenser les erreurs de précision, les trous sont généralement forés avec un diamètre 2 mm supérieur à celui du boulon (jeu des trous).
  • Quand les déplacements dus au jeu ne sont pas acceptables, on peut utiliser des boulons préserrés pour limiter le glissement.
  • Pour des structures à chargement statique (bâtiments), l’usage de boulons préserrés est normalement à éviter à cause des coûts liés au traitement des surfaces et à la mise en précontrainte.
  • La désignation d’un boulon métrique suit M suivi d’un nombre pour le diamètre de fût et d’un nombre pour la longueur de fût (zone filetée incluse).
  • La longueur doit être choisie pour que, après serrage, la zone filetée dépasse l’écrou de moins d’une hauteur de filet et qu’au moins un filet reste non utilisé entre l’écrou et la partie non filetée du fût.

💡 Astuce mémo

Jeu = +2 mm ; Préserré = anti-glissement mais coûteux (surtout en statique).

📖 10. Boulons : résistances au cisaillement et traction

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aire résistante As : Aire résistante : surface de référence du boulon utilisée pour calculer sa résistance au cisaillement.
  • Nuance d’acier 4.6 : Nuance d’acier 4.6 : désignation d’un boulon où les deux nombres servent à déduire fyb et fub.
  • Nuance d’acier 5.6 : Nuance d’acier 5.6 : désignation d’un boulon où le premier nombre et le second nombre permettent de calculer fyb et fub.
  • Nuance d’acier 6.8 : Nuance d’acier 6.8 : désignation d’un boulon où fyb et fub se déduisent par multiplication des deux nombres.
  • Nuance d’acier 8.8 : Nuance d’acier 8.8 : nuance la plus couramment utilisée pour les boulons, avec fyb et fub calculables à partir des deux nombres.

📝 Points essentiels

  • Aire résistante As : elle est donnée pour chaque diamètre nominal db dans le tableau (exemples : db=12 → As=84,3 mm2 ; db=20 → As=314 mm2).
  • Nuances usuelles : les boulons sont disponibles en 4.6, 5.6, 6.5, 6.8, 8.8 et 10.9, avec des résistances minimales en traction jusqu’à ~1370 MPa.
  • Limite d’élasticité de calcul fyb : elle se déduit de la nuance en multipliant le premier nombre par le second, puis en multipliant le résultat par 10 (MPa).
  • Contrainte ultime de calcul fub : elle se déduit en multipliant le premier nombre par 100 (MPa).
  • Boulons 8.8 : ce sont les plus couramment utilisés parmi les nuances listées.
  • Jeu boulon-trou : un jeu est nécessaire à cause des tolérances sur la position des trous et sur les diamètres du boulon et du trou (db).

💡 Astuce mémo

fyb = (a×b)×10 et fub = a×100 (a=1er nombre, b=2e nombre).

📖 11. Trusquinages : pinces et entraxes des platines

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pince longitudinale : La pince longitudinale est la distance de trusquinage dans le sens longitudinal, soumise à une règle spécifique distincte des autres pinces.
  • Pince maximale : La pince maximale est la valeur limite à respecter pour éviter des problèmes de voilement local dans une paroi en console.
  • Entraxe minimum p1 : L’entraxe minimum p1 est la distance entre axes des éléments d’attache mesurée dans la direction de l’effort appliqué.
  • Entraxe minimum p2 : L’entraxe minimum p2 est la distance entre files d’éléments d’attache mesurée perpendiculairement à la direction de l’effort appliqué.
  • Entraxe p1,i et p1,o : Les entraxes p1,i et p1,o sont les distances entre axes des éléments d’attache respectivement dans les files intérieures et extérieures des membrures tendues.

📝 Points essentiels

  • La pince ne doit pas excéder la plus grande des deux valeurs suivantes : 12 t ou 150 mm, afin de satisfaire aussi les exigences de voilement local pour une paroi en console.
  • La pince longitudinale n’est pas conditionnée par la limitation précédente liée aux valeurs maximales.
  • L’entraxe minimum p1 ne doit pas être inférieur à 2,2 d0, où d0 est le diamètre nominal des éléments d’attache.
  • L’entraxe p2 ne doit normalement pas être inférieur à 3,0 d0, mesuré perpendiculairement à la direction de l’effort appliqué.
  • p2 peut être réduit à 2,4 d0 si la résistance de calcul à la pression diamétrale est réduite en conséquence.
  • Dans les membrures comprimées, p1 (dans chaque file) et p2 (entre files) ne doivent pas dépasser la plus faible des deux valeurs : 14 t ou 200 mm, pour limiter aussi le voilement local des parois internes via la distance

💡 Astuce mémo

p1 = 2,2 d0 (dans l’effort) ; p2 = 3,0 d0 (perpendiculaire) ; en compression : max min(14 t, 200 mm).

📖 12. Vérifications des assemblages : flexion, fatigue et incendie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effort de levier : Effort de compression apparaissant aux bords extérieurs des semelles sous flexion, lié au rôle de pivot des boulons.
  • Boulons non précontraints : Boulons dont la précontrainte n’est pas imposée à un niveau prédéfini lors du montage.
  • Pression diamétrale : Effort de contact entre plats adjacents d’un assemblage cisaillé, qui engendre des contraintes dans le boulon.
  • Plan de cisaillement : Surface de référence dans le boulon où l’on évalue la résistance au cisaillement, selon qu’elle tombe dans ou hors de la zone filetée.
  • Interaction cisaillement traction : Couplage entre un effort de cisaillement et un effort axial de traction transmis par un boulon soumis simultanément aux deux sollicitations.

📝 Points essentiels

  • Sous flexion des semelles, les boulons agissent comme pivot et génèrent un effort de compression Q aux bords extérieurs, appelé effort de levier.
  • Par équilibre, la traction dans les boulons vérifie Fb = F + Q, et le rapport Q/F dépend de la géométrie, de la rigidité des pièces et de la raideur des boulons.
  • En chargement flexionnel seul, la traction est transmise par effort axial dans le boulon.
  • Avec un moment M et un effort tranchant V, les boulons peuvent reprendre cisaillement seul ou cisaillement combiné à traction (ou compression) selon la position dans l’assemblage.
  • Les boulons non précontraints sont dits travailler à la pression diamétrale dans un assemblage cisaillé.
  • En domaine plastique, la distribution des contraintes de cisaillement dans le boulon est supposée uniforme, ce qui permet de calculer la résistance comme produit de l’aire de section au plan de cisaillement par la limite

💡 Astuce mémo

Pivot → Compression Q → Traction Fb = F + Q.

📊 Tableaux de synthèse

Sécurité : résistance vs exploitation

CritèreObjectifVérifications/combinaisons
RésistanceÉviter la ruineCombinaisons pondérées : CM56 via σe/1.5 (hors vent) et σe/1.3 (avec vent) ; CM66 via pondérations ; EC3 : comparaison aux sollicitations ultimes
ExploitationRester utilisableÉtats limites de service : déformations/vibrations ; combinaisons non sévères (ex. CM66 planchers et portiques à un niveau : ΣGk+Qkmax et ΣGk+0.9·ΣQk)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre stabilité mécanique et stabilité dans l’état déformé : la première vise l’équilibre avant déformation significative, la seconde vérifie l’équilibre après déformation (flambement).
  2. Croire que la stabilité globale se vérifie sans les éléments de stabilisation : un stabilisateur instable peut rendre inefficace la stabilité d’ensemble.
  3. Mélanger A% et fy : en élasticité, les calculs restent valables quel que soit A%, mais en plasticité l’A% minimal imposé par le règlement pilote le mode de calcul.
  4. Penser que le flambement dépend de fy : pour le flambement élastique, la charge critique dépend directement de E (Nk=π^2·E·I/L^2), pas directement de fy.
  5. Oublier la distinction ELS/ELU : ELS contrôle déformations/vibrations en exploitation, ELU contrôle la sécurité contre ruine/instabilités (critères de justification des sections).
  6. Confondre les instabilités de section : voilement aile (b/e<15), voilement global d’âme (h/a<30) et voilement local d’âme (avec raidisseurs).
  7. Se tromper sur les boulons précontraints : en chargement statique (bâtiments), l’usage est normalement à éviter à cause des coûts de traitement de surface et de mise en précontrainte.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer la règle de base de la stabilité : équilibre du système (structure + support) sous actions verticales, horizontales et couples.
  2. Distinguer stabilité mécanique et stabilité dans l’état déformé, et relier la vérification dans l’état déformé à la notion de flambement.
  3. Lister les paramètres de conception liés aux actions, à la nature des parois, à la fonction du bâtiment, à la durée de vie programmée, au coût et à la géométrie.
  4. Pour un assemblage poutre-poteau articulé, préciser le rôle de la rotule plastique et les grandeurs A%, fy, fu, E et εu (avec εu=20·εy).
  5. Rappeler les valeurs minimales d’A% selon le cas : CM66 (16%), boulons non HR (14%), EC3 (15%), et l’idée que A% pilote le passage au calcul en plasticité.
  6. Pour les assemblages résistants en flexion, relier fatigue à microfissures dues aux cycles et distinguer fatigue vs vieillissement sous charge statique.
  7. Donner l’idée physique du flambement élastique et la dépendance à E via Nk=π^2·E·I/L^2, puis relier multiaxialité à Von Mises.
  8. Différencier états limites ultimes et états limites de service, et associer EC3 à la comparaison aux sollicitations ultimes et ELS à déformations/vibrations.
  9. Énoncer les pondérations de combinaisons utilisées en sécurité/exploitation (ex. CM66 : ΣGk+Qkmax et ΣGk+0.9·ΣQk) et les règles σe/1.5 vs σe/1.3 (hors vent/avec vent).
  10. Pour la stabilité des assemblages poutre-poutre résistants en flexion, expliquer la vérification au flambement via longueur de flambement et la vérification des éléments secondaires à 1% de l’effort normal de compression
  11. Pour les contreventements horizontaux, relier ELS à déformations/vibrations et ELU aux critères de justification des sections, puis rappeler les facteurs de risque de déversement (l/h, Iy/Ix, minceur, E).
  12. Pour les contreventements verticaux, préciser la logique de positionnement des entretoises (section la plus sollicitée) et la règle simplifiée en plasticité (si la membrure résiste au flambement seule, pas d’autre vérif)
  13. Pour les composants d’assemblages, rappeler les exigences générales : transfert sans concentrations, flexibilité/raideur requise, accessibilité au montage, cohérence fabrication-montage, et contrainte spécifique des mont
  14. Pour les boulons : donner la désignation M20×60, le jeu des trous (forage +2 mm en règle générale), la longueur de fût après serrage, et les formules de fyb et fub à partir des nuances (fyb=(a×b)×10 ; fub=a×100).

Teste dein Wissen

Teste dein Wissen zu Critique des Assemblages Structures et Vérifications mit 24 Multiple-Choice-Fragen mit detaillierten Korrekturen.

1. Quelle définition correspond à la stabilité mécanique d’une structure ?

2. Quels paramètres font partie des paramètres de conception qui influencent la stabilité d’un ouvrage ?

Quiz machen →

Mit Karteikarten lernen

Merke dir die Schlüsselkonzepte von Critique des Assemblages Structures et Vérifications mit 24 interaktiven Karteikarten.

Stabilité mécanique — définition ?

Capacité d’un système à rester en équilibre sans basculer.

Stabilité dans l’état déformé — rôle ?

Vérifier l’équilibre après déformation, incluant effets de déplacement.

Assemblages articulés — transmission ?

Efforts principalement, limite transmission de moment fléchissant.

Karteikarten ansehen →

Similar courses

Erstelle deine eigenen Lernzettel

Importiere deinen Kurs und die KI erstellt in 30 Sekunden Lernzettel, Quizze und Karteikarten.

Lernzettel-Generator