📋 Plan du Cours
- Réplication semi-conservative de l’ADN
- Conservation du caryotype et du génotype
- Organisation des chromosomes et définition des gènes
- Génotype, génome et expression ADN-ARN-protéine
- Clones cellulaires et fonctions des sous-populations
- Mutations et types d’altérations de l’ADN
- Accidents chromosomiques et mosaïque de sous-clones
- Phénotype et hérédité selon cellule germinale ou somatique
- Méiose et fécondation : stabilité du caryotype
- Brassages méiotique et fécondation : diversification des génotypes
- Croisements et test-cross pour l’analyse génétique
- Applications : mosaïcisme, CFTR et expériences de Morgan
📖 1. Réplication semi-conservative de l’ADN
🔑 Notions clés & Définitions
- Réplication semi-conservative : Processus de duplication de l’ADN où chaque molécule fille conserve un brin parental et reçoit un brin nouvellement synthétisé.
- Phase S : Étape de l’interphase pendant laquelle l’ADN est dupliqué avant la mitose.
- Mitose : Division cellulaire qui produit deux cellules-filles strictement identiques entre elles et à la cellule-mère.
- Caryotype : Ensemble des chromosomes d’une cellule, caractéristique de l’espèce.
- Génotype : Combinaison des allèles portés par les gènes présents dans une cellule.
📝 Points essentiels
- Pendant l’interphase, la phase S duplique l’ADN-mère en deux molécules d’ADN-filles identiques entre elles et à la molécule-mère, sauf mutations.
- La mitose qui suit répartit à l’identique chromosomes et allèles dans les deux cellules-filles, assurant la conservation du caryotype et du génotype.
- Le caryotype humain correspond à 46 chromosomes, soit 23 paires dont 22 paires d’autosomes et 1 paire de chromosomes sexuels (XX ou XY).
- Une paire de chromosomes homologues regroupe deux chromosomes de même taille, même position du centromère et des bandes, et portant les mêmes gènes, mais pas forcément les mêmes allèles.
- Un chromosome est constitué de protéines (histones) et d’une molécule d’ADN par chromatide, chaque chromatide étant identique à l’autre sauf mutations près.
💡 Astuce mémo
Semi-conservatrice = « un brin gardé, un brin refait » : phase S fabrique 2 copies, mitose distribue 2 mêmes lots.
📖 2. Conservation du caryotype et du génotype
🔑 Notions clés & Définitions
- Génome : Le génome est l’ensemble des gènes présents dans une cellule, pour l’espèce humaine il est d’environ 21 000 gènes.
- Transcription : La transcription est l’étape où l’information portée par l’ADN d’un gène est copiée en ARNm dans le noyau.
- Traduction : La traduction est l’étape où l’ARNm est lu dans le cytoplasme pour produire une protéine.
- Mutation : Une mutation est une modification de la séquence de bases azotées de l’ADN d’un gène.
- Promoteur du gène : Le promoteur du gène est une séquence d’ADN régulatrice située en amont qui permet la fixation de facteurs de transcription et de l’ARN polymérase.
📝 Points essentiels
- Le caryotype décrit l’ensemble des chromosomes d’une cellule, tandis que le génotype correspond à l’ensemble des gènes (et de leurs allèles) portés par cette cellule.
- Le schéma ADN → ARNm → protéine suit la transcription dans le noyau puis la traduction dans le cytoplasme.
- Un nucléotide d’ADN contient un acide phosphorique, un désoxyribose et une base azotée parmi A, T, C, G.
- Un nucléotide d’ARNm contient un ribose et une base azotée parmi A, U, C, G.
- Une mutation survient avec une faible fréquence, typiquement 1/10^9, après une erreur de réplication en phase S de l’interphase.
- Les mutations par substitution remplacent une base par une autre, les mutations par addition ajoutent une base, et les mutations par délétion en retirent une.
💡 Astuce mémo
ADN→ARNm→Protéine : Noyau puis Cytoplasme (T-N-C).
📖 3. Organisation des chromosomes et définition des gènes
🔑 Notions clés & Définitions
- Promoteur du gène : Séquence d’ADN régulatrice située en amont d’un gène, qui sert de site de fixation à l’ARN polymérase et aux facteurs de transcription.
- Facteurs de transcription : Protéines qui se fixent sur des séquences régulatrices de l’ADN et activent ou répriment la transcription d’un gène.
- Mutation du promoteur : Mutation affectant la région promotrice, pouvant empêcher ou réduire la fixation des facteurs de transcription et/ou de l’ARN polymérase.
- Phénotype : Ensemble des caractères observables d’un individu à des niveaux macroscopique, cellulaire ou moléculaire.
- Génotype : Ensemble des allèles portés par une cellule, dont l’expression détermine le phénotype.
📝 Points essentiels
- La transcription d’un gène dépend de la fixation de facteurs de transcription activateurs ou répresseurs sur une séquence régulatrice en amont, le promoteur.
- Une mutation du promoteur peut diminuer ou supprimer la fixation des facteurs de transcription, ou celle de l’ARN polymérase, entraînant moins ou pas de transcription du gène de structure.
- La baisse de transcription réduit la synthèse de la protéine, ce qui modifie le fonctionnement cellulaire et contribue à la différenciation des cellules.
- Les anomalies chromosomiques peuvent porter sur le nombre (trisomie, monosomie, polyploïdie) ou sur la structure (translocation, inversion, délétion, duplication).
- Une cellule ayant un accident génétique transmet l’anomalie à ses cellules filles par mitoses, créant des sous-clones et une mosaïque de sous-clones chez l’organisme.
- Plus l’accident génétique survient tôt pendant le développement, plus le sous-clone formé contient de nombreuses cellules (ex. mutation précoce → naevus géant, mutation tardive → naevus moins développé).
💡 Astuce mémo
Promoteur = Portier : s’il ne fixe plus facteurs/ARN polymérase, la transcription s’éteint et la protéine manque.
📖 4. Génotype, génome et expression ADN-ARN-protéine
🔑 Notions clés & Définitions
- Phénotype : Le phénotype est l’ensemble des caractères observables d’un individu à des niveaux macroscopique, cellulaire ou moléculaire.
- Génotype : Le génotype correspond à la combinaison d’allèles portée par un gène dans une cellule, dont l’expression produit le phénotype.
- Allèle : Un allèle est une version d’un gène, présente dans le génotype et susceptible d’être exprimée.
- Cellule germinale : Une cellule germinale est une cellule impliquée dans la formation des gamètes, donc susceptible de transmettre une modification à la descendance.
- Cellule somatique : Une cellule somatique est une cellule du corps autre que celles produisant les gamètes, donc une modification n’est pas héréditaire.
📝 Points essentiels
- Le phénotype résulte de l’expression des allèles du génotype, et pas seulement de la présence des gènes.
- Une mutation touchant une cellule germinale est héréditaire, tandis que celle touchant une cellule somatique ne l’est pas.
- La reproduction sexuée combine méiose (avec interphase) et fécondation pour produire des gamètes puis un zygote.
- La méiose comporte 2 divisions successives : une division réductionnelle puis une division équationnelle, sans interphase entre elles.
- La méiose transforme une cellule diploïde en 4 cellules haploïdes, chacune destinée à devenir un gamète.
- Un haploïde contient n chromosomes (un exemplaire de chaque type), alors qu’un diploïde contient 2n chromosomes (deux exemplaires de chaque type).
💡 Astuce mémo
Phénotype = ce que tu vois ; Génotype = ce que tu as ; Germinal = transmissible ; Somatique = non transmissible.
📖 5. Clones cellulaires et fonctions des sous-populations
🔑 Notions clés & Définitions
- Stabilité du caryotype : La stabilité du caryotype désigne le maintien du nombre et de la structure des chromosomes au cours du développement malgré des événements aléatoires en amont.
- Anomalies de méiose : Les anomalies de méiose sont des erreurs lors de la séparation des chromosomes qui peuvent produire des zygotes avec un nombre anormal de chromosomes.
- Anomalies de fécondation : Les anomalies de fécondation sont des dysfonctionnements lors de la fusion des gamètes qui peuvent conduire à des zygotes trisomiques ou monosomiques.
- Trisomies : Les trisomies correspondent à la présence de trois exemplaires d’un chromosome au lieu de deux dans le caryotype.
- Monosomies : Les monosomies correspondent à la présence d’un seul exemplaire d’un chromosome au lieu de deux dans le caryotype.
📝 Points essentiels
- Des anomalies pendant la méiose ou la fécondation augmentent le risque de trisomies ou de monosomies.
- Les embryons non viables issus de ces anomalies sont éliminés par des avortements spontanés.
- Cette élimination réduit la proportion de zygotes anormaux, ce qui préserve la stabilité du caryotype chez les survivants.
- Le génotype correspond à la combinaison d’allèles d’un ou plusieurs gènes et détermine le phénotype.
- La méiose crée de la diversité en produisant des génotypes recombinés à partir des génotypes parentaux.
- Le brassage interchromosomique en anaphase I mélange les allèles portés par des chromosomes non homologues via une séparation aléatoire des chromosomes.
💡 Astuce mémo
Anomalies → zygotes non viables → élimination → caryotype stable.
📖 6. Mutations et types d’altérations de l’ADN
🔑 Notions clés & Définitions
- Brassage interchromosomique : Brassage de l’ensemble des chromosomes homologues pendant la méiose qui redistribue les allèles entre gamètes.
- Brassage intrachromosomique : Brassage des allèles à l’intérieur d’un même chromosome lors du crossing-over entre chromatides non sœurs.
- Génome : Ensemble des gènes portés par une cellule, ici distingué entre génomes maternel et paternel lors de la fécondation.
- Hétérozygote : Génotype où une paire d’allèles correspond à deux versions différentes d’un même gène.
- Homozygote : Génotype où une paire d’allèles correspond à deux versions identiques d’un même gène.
📝 Points essentiels
- Le nombre de combinaisons possibles C augmente quand le nombre de types de chromosomes n augmente, avec C=2n (deux chromosomes par type).
- Chez l’espèce humaine (n=23), 223=8388608 combinaisons possibles, ce qui constitue une source majeure de diversité génétique.
- Le nombre de combinaisons augmente aussi quand la distance entre gènes sur un même chromosome augmente, car les chromatides homologues ont plus de chances de se croiser.
- Quand les gènes sont très éloignés, le taux de recombinaison augmente, donc le pourcentage de recombinaisons augmente aussi.
- La diversité des gamètes est d’autant plus grande que les parents ont un plus grand nombre de gènes à l’état hétérozygote.
- La fécondation réunit deux gamètes haploïdes et forme une cellule diploïde contenant deux génomes d’origine indépendante (maternelle et paternelle).
💡 Astuce mémo
Distance des gènes = plus de crossing-over = plus de recombinaisons.
📖 7. Accidents chromosomiques et mosaïque de sous-clones
🔑 Notions clés & Définitions
- Accident chromosomique : Événement génétique modifiant la structure ou le nombre de chromosomes, pouvant créer des cellules avec des profils chromosomiques différents.
- Mosaïque de sous-clones : Situation où un individu contient plusieurs populations cellulaires issues de lignées distinctes, chacune portant un ensemble chromosomique différent.
- Sous-clone : Population cellulaire dérivée d’une cellule ancestrale unique, qui peut ensuite accumuler des altérations propres.
- Hétérogénéité cellulaire : Présence simultanée de cellules aux caractéristiques génétiques différentes, souvent liée à des événements survenus à des stades précoces du développement.
📝 Points essentiels
- Un accident chromosomique peut survenir après la fécondation, ce qui explique l’existence de cellules génétiquement différentes chez le même individu.
- La mosaïque résulte d’une origine clonale : une cellule modifiée donne naissance à une descendance cellulaire portant la même altération.
- Plus l’événement survient tôt, plus la proportion de cellules mosaïques peut être importante dans l’organisme.
- Les sous-clones peuvent présenter des profils chromosomiques distincts, rendant l’analyse globale plus complexe qu’un caryotype uniforme.
- La mosaïque peut conduire à des phénotypes variables selon les tissus touchés et la proportion de cellules modifiées.
💡 Astuce mémo
Accident après la fécondation → plusieurs “lignées” cellulaires → mosaïque de sous-clones.
📖 8. Phénotype et hérédité selon cellule germinale ou somatique
🔑 Notions clés & Définitions
- Allèles dominants : Les allèles dominants sont des versions d’un gène qui s’expriment dans le phénotype même en présence d’un allèle différent.
- Allèles récessifs : Les allèles récessifs ne se manifestent dans le phénotype que lorsqu’ils sont présents en double exemplaire.
- Allèles codominants : Les allèles codominants s’expriment simultanément dans le phénotype quand ils coexistent chez le même individu.
- RFLP : Le polymorphisme de longueur des fragments de restriction est une méthode qui compare des longueurs de fragments d’ADN après coupure par enzymes de restriction.
- Séquençage de l’ADN : Le séquençage de l’ADN consiste à déterminer l’ordre des nucléotides d’une molécule d’ADN ou d’un fragment.
📝 Points essentiels
- Le phénotype dépend des allèles portés par l’individu, qui peuvent être dominants, récessifs ou codominants.
- La distinction dominant/récessif/codominant sert à estimer le risque de transmission d’une maladie liée à un gène.
- Le RFLP repose sur la coupe de l’ADN au niveau de sites de restriction spécifiques, qui diffèrent selon les allèles.
- Les fragments obtenus sont séparés par électrophorèse sur gel d’agarose selon leur taille (masse) et leur charge, puis visualisés sous UV ou après hybridation.
- En RFLP, des différences de sites de restriction entraînent des longueurs de fragments différentes, donc des positions de bandes différentes sur le gel.
- Le séquençage vise à retrouver l’ordre des nucléotides, après dénaturation de l’ADN (séparation des brins) et amplification ou hybridation selon la méthode.
💡 Astuce mémo
Dominant = visible à l’état simple ; Récessif = visible seulement en double ; Codominant = deux visibles ensemble.
📖 9. Méiose et fécondation : stabilité du caryotype
🔑 Notions clés & Définitions
- Caryotype : Le caryotype est l’ensemble ordonné des chromosomes d’un individu, utilisé pour vérifier la stabilité chromosomique.
- Méiose : La méiose est la division cellulaire qui produit des cellules haploïdes à partir d’une cellule diploïde, en réduisant le nombre de chromosomes.
- Fécondation : La fécondation est la fusion des gamètes qui rétablit le nombre diploïde de chromosomes chez l’œuf.
- Clone : Un clone est un ensemble de cellules génétiquement identiques issues de mitoses successives.
- Sous-clone : Un sous-clone est un ensemble de cellules filles héritant d’une même mutation apparue au cours du cycle cellulaire.
📝 Points essentiels
- La stabilité du caryotype repose sur l’alternance méiose (réduction) puis fécondation (restauration) du nombre de chromosomes.
- Lors de la réplication, des mutations peuvent survenir spontanément, de façon aléatoire et rare, malgré l’existence de systèmes de réparation.
- Une mutation dans une cellule peut être transmise aux cellules filles lors des mitoses, créant un sous-clone porteur de la même mutation.
- Dans un organisme pluricellulaire, la présence de sous-clones différents rend l’individu une mosaïque génétique.
- Les sous-clones apportent une diversité génétique sans échange génétique entre cellules, via la seule succession de divisions mitotiques.
💡 Astuce mémo
Méiose = je réduis, fécondation = je remets : caryotype stable ; mitose = je copie, mutation = je crée des sous-clones (mosaïque).
📖 10. Brassages méiotique et fécondation : diversification des génotypes
🔑 Notions clés & Définitions
- Sous-clones : Ensemble de cellules filles issues de mitoses successives qui héritent d’une même mutation, formant une lignée génétiquement homogène.
- Mosaïque génétique : Organisation d’un individu en sous-populations cellulaires portant des génotypes différents, car des mutations deviennent pérennes dans certains sous-clones.
- Gamètes haploïdes : Cellules germinales issues de la méiose qui ne portent qu’un chromosome par paire, donc un seul allèle par gène.
- Fécondation : Union de deux gamètes haploïdes qui reconstitue une cellule diploïde contenant deux génomes d’origine indépendante.
- Génotype : Ensemble des allèles d’un individu, souvent noté pour un ou quelques gènes étudiés, avec une écriture entre parenthèses.
📝 Points essentiels
- Une mutation dans une cellule peut être transmise aux cellules filles lors des mitoses, créant des sous-clones porteurs de la même mutation.
- Les sous-clones peuvent générer une diversité génétique sans échange génétique entre cellules, ce qui rend l’individu mosaïque.
- Des mutations, y compris des pertes de gènes, peuvent devenir irréversibles et se maintenir dans les sous-clones concernés.
- Les clones/sous-clones peuvent être séparés (ex. bactéries, globules rouges ou blancs) ou associés de façon stable en tissus solides (ex. derme, épithélium intestinal).
- En reproduction sexuée, la méiose produit des gamètes haploïdes avec un allèle par gène, puis la fécondation rétablit des chromosomes par paires dans la cellule diploïde.
- Chaque paire d’allèles obtenue peut être homozygote (deux allèles identiques) ou hétérozygote (deux allèles différents).
💡 Astuce mémo
Sous-clones = « même faute, même lignée » ; mosaïque = « patchwork de génotypes » ; méiose = « 1 allèle par gène » ; fécondation = « 2 lots d’allèles réunis ».
📖 11. Croisements et test-cross pour l’analyse génétique
🔑 Notions clés & Définitions
- Allèle dominant : Un allèle dominant s’exprime chez l’hétérozygote et masque l’expression de l’allèle opposé.
- Allèle récessif : Un allèle récessif n’apparaît au phénotype que lorsqu’il est présent en double exemplaire (homozygote).
- Codominance : La codominance décrit une situation où les deux allèles s’expriment chez l’hétérozygote et produisent un troisième phénotype.
- Lignée pure homozygote : Une lignée pure est un ensemble d’individus homozygotes dont le caractère reste stable d’une génération à l’autre.
- Test-cross : Le test-cross est un croisement utilisé pour analyser le brassage des gamètes produits par un hétérozygote.
📝 Points essentiels
- Chez Mendel, le pois est une plante diploïde autogame, ce qui permet d’obtenir des lignées pures homozygotes puis de réaliser des croisements contrôlés.
- Le croisement de deux lignées pures pour un même caractère produit une F1 hétérozygote dont le phénotype révèle l’allèle dominant.
- En F1, l’homogénéité des hybrides permet d’identifier la dominance par rapport à l’autre allèle.
- En F2 issue de l’autopollinisation, les gamètes de chaque individu sont équiprobables, ce qui conduit à des proportions phénotypiques 3/4 et 1/4.
- Les lois modernisées de Mendel sont : uniformité des hybrides F1, réapparition du caractère masqué en F2, et transmission d’un seul allèle par gamète (pureté des gamètes).
- Morgan travaille sur la drosophile (2n=8) avec un cycle rapide, ce qui facilite l’observation de grands effectifs et l’étude des mutations.
💡 Astuce mémo
Dominant = visible en F1 ; Récessif = réapparaît en F2 (3/4 vs 1/4).
📖 12. Applications : mosaïcisme, CFTR et expériences de Morgan
🔑 Notions clés & Définitions
- Mosaïcisme somatique : Phénomène où un individu possède plusieurs génotypes différents dans ses cellules, sans reproduction sexuée.
- Mutation somatique : Modification de l’ADN apparue pendant le développement, transmise aux cellules filles par mitose.
- CFTR : Gène impliqué dans la mucoviscidose, dont certaines mutations rendent la protéine non fonctionnelle.
- ΔF508 : Délétion précise du gène CFTR associée à une protéine dépourvue de fonction.
- Test-cross chez la drosophile : Croisement-test utilisé par Morgan pour relier la fréquence des phénotypes recombinés à la liaison ou à l’indépendance de gènes.
📝 Points essentiels
- Le test-cross consiste à croiser l’individu à tester (souvent hétérozygote F1) avec un homozygote récessif pour révéler les gamètes du parent F1 via les phénotypes F2.
- Si deux gènes sont liés sur une même paire de chromosomes, le brassage observé est intrachromosomique et correspond à une seule probabilité de recombinaison (1 pK).
- Si deux gènes sont indépendants, le brassage est interchromosomique et correspond à deux probabilités de recombinaison (2 pK).
- Pour deux gènes, des fréquences de descendants égales à (1/4)^2 indiquent une équiprobabilité et donc deux paires de chromosomes différentes.
- Pour deux gènes, des fréquences différentes de (1/4)^2 indiquent une non-équiprobabilité et donc une même paire de chromosomes (deux phénotypes majoritaires et deux minoritaires).
- Dans les tulipes bicolores, des zones de couleur différentes peuvent venir d’une mutation somatique apparue pendant les divisions, créant un sous-clone de cellules génétiquement distinctes au sein du même individu.
💡 Astuce mémo
Test-cross : récessif « révèle » les gamètes du F1 ; (1/4)^2 = indépendance, ≠ (1/4)^2 = liaison.
📊 Tableaux de synthèse
Brassages en méiose : interchromosomique vs intrachromosomique
| Moment | Type de brassage | Ce qui se mélange | Conséquence |
|---|
| Anaphase I | Interchromosomique | Chromosomes de types différents (non homologues) | Recombinaison des allèles sur chromosomes non homologues ; diversité des gamètes |
| Prophase I | Intrachromosomique | Chromatides de chromosomes homologues (au niveau des chiasmas) | Crossing-over ; recombinaison des allèles entre homologues |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre réplication semi-conservative (phase S) et mitose : la mitose répartit à l’identique chromosomes et allèles, elle ne “recrée” pas l’ADN.
- Croire que la stabilité du caryotype vient de la mitose : en réalité elle repose sur l’alternance méiose (réduction) puis fécondation (restauration).
- Mélanger haploïde et hétérozygote : haploïde = n chromosomes et un seul allèle par gène, hétérozygote = deux allèles différents dans un diploïde.
- Inverser dominant/récessif : un allèle dominant s’exprime chez l’hétérozygote, le récessif n’apparaît au phénotype qu’en double exemplaire.
- Penser que la mosaïque vient de la reproduction sexuée : elle résulte d’accidents génétiques survenus pendant le développement, transmis par mitoses aux sous-clones.
- Confondre brassage interchromosomique et intrachromosomique : le premier concerne des chromosomes de types différents (anaphase I), le second le crossing-over entre homologues (prophase I).
- Se tromper sur l’interprétation du test-cross : (1/4)^2 (ou (1/4)^4 pour deux gènes) indique l’indépendance, alors que des fréquences différentes indiquent une liaison (même pK).
✅ Checklist Examen
- Expliquer comment la phase S produit deux molécules d’ADN-filles identiques entre elles et à la molécule-mère (aux mutations près), puis comment la mitose conserve caryotype et génotype.
- Définir caryotype, génotype, génome, allèle et locus, et relier caryotype humain (46 = 23 paires) à la notion de paires homologues.
- Décrire la chaîne d’expression ADN → ARNm (transcription, noyau) → protéine (traduction, cytoplasme) et distinguer nucléotide d’ADN (A,T,C,G) vs nucléotide d’ARNm (A,U,C,G).
- Lister les types de mutations (substitution, addition, délétion) et donner leurs conséquences possibles sur l’allèle et la protéine (silencieuse/neutre/non-sens/faux sens).
- Expliquer le rôle du promoteur et comment une mutation du promoteur peut empêcher la fixation des facteurs de transcription et/ou de l’ARN polymérase, réduisant ou supprimant la transcription.
- Décrire comment un accident génétique dans un clone crée un sous-clone par mitoses successives, pourquoi l’organisme devient une mosaïque, et pourquoi un événement précoce donne un sous-clone plus étendu.
- Expliquer pourquoi une anomalie de méiose ou de fécondation augmente le risque de trisomies/monosomies, mais que les embryons non viables sont éliminés, préservant la stabilité du caryotype chez les survivants.
- Décrire le déroulement de la reproduction sexuée : méiose (2 divisions, pas d’interphase entre elles) produisant 4 cellules haploïdes, puis fécondation rétablissant la diploïdie.
- Expliquer les deux brassages de la méiose : interchromosomique (anaphase I) et intrachromosomique (prophase I, crossing-over), et relier chacun à la recombinaison attendue.
- Calculer et interpréter le nombre de combinaisons C = 2^n (n types de chromosomes) et relier l’augmentation de recombinaisons à la distance entre gènes sur un même chromosome.
- Décrire le test-cross : F1 hétérozygote × homozygote récessif, puis utiliser les fréquences de descendants pour conclure indépendance (équiprobabilité) ou liaison (non-équiprobabilité) et relier à 1 pK vs 2 pK.
- Décrire les méthodes d’analyse génétique vues : RFLP (restriction + électrophorèse + bandes) et séquençage (détermination de l’ordre des nucléotides), puis donner une application (ex. diagnostic, parenté, espèces, CFTR/Δ
- F508).]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}
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