Lernzettel: Introduction à la différenciation sexuelle

📋 Plan du Cours

  1. Communication intra-spécifique
  2. Sélection sexuelle
  3. Spéciation
  4. Sexe chromosomique
  5. Différenciation gonadique
  6. Hormones reproductrices
  7. Organisation des organes reproducteurs
  8. Variations chromosomiques
  9. Développement embryonnaire
  10. Forces évolutives
  11. Biodiversité et évolution

📖 1. Communication intra-spécifique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Communication intra-spécifique : transmission d’un message entre individus de la même espèce, modifiant leur comportement (GOUX-BARBELLION, 2023).
  • Modalités de communication : moyens par lesquels la communication se réalise, notamment biochimiques, sonores ou visuelles (GOUX-BARBELLION, 2023).
  • Émetteur et récepteur : respectivement l’individu qui envoie le message et celui qui le reçoit, pouvant modifier son comportement en réponse (GOUX-BARBELLION, 2023).
  • Rôle dans la reproduction : la communication facilite la rencontre, l’accouplement et la sélection sexuelle, contribuant à la survie de l’espèce (GOUX-BARBELLION, 2023).
  • Dimorphisme sexuel lié à la communication : différences morphologiques ou comportementales entre sexes, souvent liées à la communication pour attirer ou sélectionner un partenaire (GOUX-BARBELLION, 2023).

📝 Points essentiels

  • La communication intra-spécifique permet aux individus d’échanger des informations pour coordonner leurs comportements, notamment lors de la reproduction.
  • Les modalités de communication varient selon les espèces et leur environnement : biochimiques (phéromones), sonores (chants, cris), ou visuelles (coloration, posture).
  • Le rôle de la communication dans la reproduction est crucial : elle favorise la rencontre entre partenaires et la sélection sexuelle, ce qui peut influencer la survie de l’espèce.
  • La communication implique un émetteur et un récepteur, qui doivent percevoir et interpréter le message pour adapter leur comportement.
  • Le dimorphisme sexuel, souvent lié à la communication, peut se manifester par des différences morphologiques ou comportementales, renforçant la sélection sexuelle.
  • La communication intra-spécifique peut aussi jouer un rôle dans la spéciation, en empêchant la reproduction entre populations divergentes (voir section spéciation).

💡 À retenir

La communication intra-spécifique, par ses différentes modalités, est essentielle pour la reproduction, la sélection sexuelle et la cohésion des populations, tout en pouvant contribuer à l’évolution et à la spéciation.

📖 2. Sélection sexuelle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sélection sexuelle : AUTEUR (1972) : processus de choix des partenaires favorisant certains caractères, qui augmente la probabilité de reproduction. Elle peut conduire à l'apparition de traits spécifiques chez un sexe, en fonction de leur attractivité ou de leur capacité à séduire.
  • Relation entre sélection sexuelle et survie de l’espèce : La sélection sexuelle peut favoriser des caractères qui augmentent la reproduction, même si ces caractères sont coûteux pour la survie, contribuant ainsi à la transmission des traits favorisés.
  • Dimorphisme sexuel : différence morphologique visible entre mâles et femelles d'une même espèce, souvent résultat de la sélection sexuelle, permettant aux individus de se distinguer et de choisir ou d'être choisis par l'autre sexe.
  • Influence de la communication intra-spécifique : La communication entre individus de la même espèce, notamment par des signaux visuels ou sonores, joue un rôle crucial dans la sélection sexuelle en facilitant la reconnaissance et l'attraction des partenaires.

📝 Points essentiels

  • La sélection sexuelle est un mécanisme évolutif qui favorise certains caractères liés à l'attractivité ou à la compétition entre partenaires, ce qui peut conduire à des traits exagérés, comme la crinière du lion ou la queue du paon (AUTEUR (1972)).
  • Elle peut agir indépendamment ou en complément de la sélection naturelle, en favorisant des caractères qui augmentent la chance d'être choisi comme partenaire, même si ces traits diminuent la survie (AUTEUR (1972)).
  • Le dimorphisme sexuel résulte souvent de la sélection sexuelle, illustrant la différenciation entre mâles et femelles, par exemple la coloration vive ou les ornements chez certains oiseaux.
  • La communication intra-spécifique (ex : chants, parades, signaux visuels) est essentielle pour la reconnaissance et la sélection des partenaires, influençant la réussite reproductive et la transmission des caractères sélectionnés.

💡 À retenir

La sélection sexuelle, en favorisant certains caractères liés à l'attractivité ou à la compétition, façonne la diversité morphologique et comportementale des espèces, tout en étant étroitement liée à la communication intra-spécifique.

📖 3. Spéciation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Spéciation : GOUX--BARBELLION (date non précisée) : processus par lequel une ou plusieurs nouvelles espèces apparaissent à partir d’une espèce préexistante, généralement suite à une séparation géographique ou reproductive.
  • Isolement géographique : séparation physique de populations d’une même espèce, empêchant tout échange génétique, ce qui peut conduire à la spéciation.
  • Perte de communication entre populations : facteur de spéciation, lorsque la modification ou la difficulté de perception des signaux empêche la reproduction entre groupes, favorisant la divergence.
  • Interfécondité : incapacité ou difficulté pour deux populations de produire une descendance fertile, critère de reconnaissance d’espèces distinctes.
  • Rôle des forces évolutives : GOUX--BARBELLION (date non précisée) : influence du hasard, de la sélection naturelle et de la dérive génétique dans la divergence des populations menant à la spéciation.

📝 Points essentiels

  • La spéciation résulte souvent d’un isolement géographique, qui empêche le flux génétique entre populations.
  • La divergence génétique s’accentue sous l’effet des forces évolutives, telles que la sélection naturelle ou la dérive génétique.
  • La perte de communication, notamment par modification des signaux ou difficulté de perception, empêche la reproduction entre groupes, favorisant la formation de nouvelles espèces.
  • L’interfécondité constitue un critère biologique permettant de différencier les espèces : deux populations interfécondes forment une seule espèce, sinon deux.
  • La spéciation peut être considérée comme une étape clé de l’évolution, contribuant à la biodiversité en créant de nouvelles espèces à partir d’une espèce ancestrale.

💡 À retenir

La spéciation est un processus évolutif complexe, souvent déclenché par l’isolement géographique et renforcé par la divergence génétique, aboutissant à la formation de nouvelles espèces distinctes.

📖 4. Sexe chromosomique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sexe chromosomique : Détermination du sexe de l’individu par la composition de ses chromosomes sexuels, généralement XX pour le sexe féminin et XY pour le sexe masculin. (source : contenu source)
  • Étude de caryotypes sexuels : Analyse visuelle des chromosomes sexuels d’un individu, permettant d’identifier leur configuration (XX, XY, ou autres variations). Elle sert à diagnostiquer certaines anomalies chromosomiques. (source : contenu source)
  • Lien entre sexe chromosomique et développement des gonades : Le sexe chromosomique influence le développement des gonades via la présence ou l’absence du gène SRY. La présence du gène SRY (sur le chromosome Y) induit la différenciation en testicules, tandis que son absence conduit à la formation d’ovaires. (source : contenu source)

📝 Points essentiels

  • Après la fécondation, la cellule œuf possède un sexe chromosomique déterminé par les chromosomes issus des gamètes parentaux (XX ou XY).
  • La configuration chromosomique influence directement la différenciation des gonades : la présence du gène SRY (sur le chromosome Y, absence du gène SRY** entraîne le développement en ovaires).
  • La différenciation gonadique débute à la 5ème semaine embryonnaire, avec la formation de testicules ou d’ovaires selon le sexe chromosomique.
  • L’étude de caryotypes sexuels permet d’identifier ces configurations et de diagnostiquer des anomalies comme le syndrome de Turner (45, X0), le syndrome de Klinefelter (47, XXY), ou d’autres variations.
  • La configuration chromosomique influence également le développement des voies génitales et des organes reproducteurs, en lien avec la différenciation gonadique.

💡 À retenir

Le sexe chromosomique, déterminé par la configuration des chromosomes sexuels (XX ou XY), guide la différenciation des gonades via le gène SRY, conditionnant ainsi le développement ultérieur des organes reproducteurs.

📖 5. Différenciation gonadique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Différenciation gonadique : Transformation des gonades indifférenciées en testicules ou ovaires, selon la présence ou l’absence du gène SRY, permettant la mise en place du sexe gonadique (voir aussi "la différenciation des gonades" dans le contexte embryonnaire).
  • Rôle du gène SRY : Gène situé sur le chromosome Y, essentiel pour initier la différenciation des gonades en testicules à partir des gonades indifférenciées, à partir de la 5e semaine embryonnaire.
  • Chronologie de la différenciation gonadique : Processus débutant à la 5e semaine embryonnaire, où la présence du gène SRY conduit à la formation des testicules, sinon les gonades deviennent des ovaires en son absence.

📝 Points essentiels

  • La différenciation gonadique est la première étape de la différenciation de l’appareil reproducteur, déterminée par le sexe chromosomique (XX ou XY).
  • La présence du gène SRY (sur le chromosome Y) active la formation des testicules, qui produisent l’AMH (Hormone Anti-Müllérienne) et la testostérone, favorisant le développement des voies génitales masculines.
  • En absence du gène SRY, les gonades indifférenciées évoluent en ovaires, conduisant au développement des voies génitales féminines.
  • La différenciation gonadique débute à la 5e semaine embryonnaire, marquant la première étape de la différenciation sexuelle.
  • La différenciation des gonades influence la formation ultérieure des organes reproducteurs, en contrôlant le développement des canaux de Müller (féminins) ou Wolff (masculins).

💡 À retenir

La différenciation gonadique, sous l’action du gène SRY à la 5e semaine embryonnaire, détermine si les gonades deviendront testicules ou ovaires, initiant ainsi la cascade de développement de l’appareil reproducteur selon le sexe chromosomique.

📖 6. Hormones reproductrices

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hormone anti-Müllérienne (AMH) : Hormone produite par les cellules de Sertoli dans les testicules, responsable de la régression des canaux de Müller chez le mâle, selon GOUX-BARBELLION (date).
  • Testostérone : Hormone stéroïde synthétisée par les testicules, essentielle au maintien et au développement des canaux de Wolff, ainsi qu’à la masculinisation des organes génitaux, selon GOUX-BARBELLION (date).
  • Rôle de l’AMH dans la régression des canaux de Müller : L’AMH provoque la disparition des canaux de Müller chez le mâle, empêchant le développement des organes reproducteurs féminins, selon GOUX-BARBELLION (date).
  • Rôle de la testostérone dans la masculinisation : La testostérone favorise la différenciation des voies génitales masculines en maintenant les canaux de Wolff et en masculiniser les organes, selon GOUX-BARBELLION (date).
  • Influence hormonale sur le développement des voies génitales : Les hormones (AMH et testostérone) dirigent la différenciation des canaux de Müller et Wolff, déterminant le sexe phénotypique, selon GOUX-BARBELLION (date).

📝 Points essentiels

  • La différenciation sexuelle embryonnaire repose sur la production hormonale des testicules ou ovaires, notamment via le gène SRY (voir section 5).
  • Chez le mâle, les testicules sécrètent l’AMH, qui induit la régression des canaux de Müller, empêchant le développement des organes reproducteurs féminins.
  • La testostérone produite par les testicules maintient et masculinise les voies de Wolff, qui donneront naissance aux organes reproducteurs masculins (épididyme, canaux déférents).
  • En absence de ces hormones, les canaux de Müller se développent en voies féminines (trompes, utérus, vagin) et les canaux de Wolff disparaissent, conduisant à un sexe phénotypique féminin.
  • La différenciation hormonale intervient principalement à partir de la 5e semaine (gonades indifférenciées) jusqu’à la 12e semaine (développement des organes génitaux).

💡 À retenir

Les hormones AMH et testostérone, sécrétées par les testicules, orchestrent la différenciation sexuelle embryonnaire en régressant ou en maintenant les canaux de Müller et Wolff, déterminant ainsi le sexe phénotypique.

📖 7. Organisation des organes reproducteurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Origine embryonnaire des organes reproducteurs : processus par lequel les organes reproducteurs se développent à partir des canaux de Wolff et de Müller durant la période embryonnaire, déterminant leur différenciation en structures masculines ou féminines.
  • Canaux de Wolff : canaux embryonnaires qui, sous l'influence de la testostérone, donnent naissance aux structures masculines telles que les canaux déférents, l’épididyme, et le canal éjaculateur.
  • Canaux de Müller : canaux embryonnaires qui, en l'absence de hormones masculines, se développent en structures féminines comme les trompes, l’utérus, et le vagin.
  • Organisation des organes reproducteurs masculins : ensemble des structures dérivées des canaux de Wolff, comprenant les testicules, l’épididyme, les canaux déférents, et autres structures associées.
  • Organisation des organes reproducteurs féminins : ensemble des structures dérivées des canaux de Müller, comprenant les ovaires, trompes, utérus, et vagin.

📝 Points essentiels

  • La différenciation embryonnaire des organes reproducteurs dépend de l'origine des canaux de Wolff et de Müller, qui se développent selon la présence ou l'absence d'hormones spécifiques.
  • Les testicules, issus de la différenciation des gonades sous l'influence du gène SRY (voir section 5), produisent la testostérone et l’AMH (hormone anti-Müllérienne). La testostérone maintient les canaux de Wolff, masculinisant ainsi l’appareil reproducteur.
  • En l'absence de la testostérone, les canaux de Müller se développent en structures féminines, tandis que les canaux de Wolff disparaissent.
  • La différenciation embryonnaire commence vers la 5ème semaine, avec la formation des gonades indifférenciées, qui évolueront en testicules ou ovaires selon la présence ou l'absence du gène SRY.
  • La différenciation des organes reproducteurs phénotypiques (trompes, utérus, vagin chez la femme, et canaux déférents, épididyme chez l’homme) se produit vers la 12ème semaine.

💡 À retenir

L’organisation des organes reproducteurs résulte de l’origine embryonnaire des canaux de Wolff et de Müller, dont le développement est régulé par des hormones spécifiques, permettant la différenciation sexuelle masculine ou féminine.

📖 8. Variations chromosomiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anomalies du caryotype sexuel : variations dans le nombre ou la structure des chromosomes sexuels, pouvant entraîner des syndromes comme syndrome de Turner (45, X0) ou syndrome de Klinefelter (47, XXY).
  • Syndrome de Turner (45, X0) : absence d’un chromosome X chez la femme, entraînant stérilité, déformations physiques, et retard de développement.
  • Syndrome de Klinefelter (47, XXY) : présence d’un chromosome X supplémentaire chez l’homme, provoquant stérilité, développement incomplet des caractères sexuels secondaires, et parfois troubles cognitifs.
  • Conséquences cliniques : ces variations chromosomiques affectent la fertilité, le développement gonadique, et peuvent entraîner des troubles morphologiques ou hormonaux, selon le type d’anomalie.
  • Exemples de caryotypes atypiques : 46, XX (femme normale), 46, XY (homme normal), 47, XXX (femme avec trisomie X), 45, X0 (syndrome de Turner), 47, XXY (syndrome de Klinefelter).

📝 Points essentiels

  • Les anomalies du caryotype sexuel résultent de nondisjon du caryotype lors de la division cellulaire, modifiant le nombre ou la structure des chromosomes sexuels.
  • Ces anomalies peuvent être détectées par analyse de caryotype, qui révèle des variations comme la monosomie (ex : Turner) ou la trisomie (ex : Klinefelter).
  • La présence ou l’absence de certains chromosomes sexuels influence directement le développement gonadique : par exemple, la présence du gène SRY sur le Y induit la différenciation en testicules, tandis que son absence conduit à des ovaires.
  • Les conséquences cliniques varient selon le caryotype : la fertilité est souvent compromise, et des troubles hormonaux ou morphologiques peuvent apparaître.
  • La connaissance des caryotypes atypiques permet de mieux comprendre les troubles du développement sexuel et leurs implications médicales.

💡 À retenir

Les variations chromosomiques du caryotype sexuel, telles que le syndrome de Turner ou de Klinefelter, ont des impacts majeurs sur la fertilité et le développement gonadique, illustrant l'importance du nombre et de la structure des chromosomes dans la détermination du sexe et la santé reproductive.

📖 9. Développement embryonnaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Divisions cellulaires post-fécondation : Série de mitoses successives qui transforment la cellule œuf en un embryon multicellulaire, permettant la croissance et la différenciation des tissus (voir développement embryonnaire).
  • Mise en place des organes reproducteurs selon le sexe chromosomique et hormonal : Processus de différenciation des gonades et des voies génitales influencé par le sexe chromosomique (XX ou XY) et par les hormones (testostérone, AMH) (voir chronologie du développement embryonnaire).
  • Chronologie du développement embryonnaire des voies génitales : Étapes successives où, à partir de la 5e semaine, les gonades indifférenciées deviennent testicules ou ovaires, puis se différencient en voies génitales masculines ou féminines sous l’effet des hormones (voir différenciation gonadique).

📝 Points essentiels

  • Après la fécondation, la cellule œuf subit de nombreuses divisions cellulaires (mitoses) pour former un embryon multicellulaire, étape fondamentale du développement embryonnaire (voir développement embryonnaire).
  • La différenciation des organes reproducteurs commence à la 5e semaine avec la différenciation des gonades indifférenciées en testicules ou ovaires, sous l’influence du gène SRY (voir différenciation gonadique).
  • La mise en place des voies génitales dépend des hormones sécrétées par les gonades : la testostérone maintient et masculinise les canaux de Wolff, tandis que l’AMH provoque la régression des canaux de Müller chez le mâle (voir chronologie du développement embryonnaire).
  • À partir de la 12e semaine, le développement des voies génitales se précise, aboutissant à la formation des organes reproducteurs masculins ou féminins, selon la présence ou l’absence des hormones (voir différenciation des voies génitales).
  • La différenciation embryonnaire est influencée par le sexe chromosomique, hormonal et génétique, déterminant le sexe gonadique puis le sexe phénotypique (voir chronologie).

💡 À retenir

Le développement embryonnaire des voies génitales repose sur une série d’étapes précises, où la différenciation des gonades et des organes reproducteurs est guidée par le sexe chromosomique et hormonal, permettant la formation des appareils reproducteurs masculins ou féminins.

📖 10. Forces évolutives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hasard : Facteur aléatoire qui influence la fréquence des caractères dans une population, sans direction précise, contribuant à la variation génétique (voir Darwin, 1859).
  • Sélection naturelle : Processus selon lequel les individus avec certains caractères ont plus de chances de survivre et de se reproduire, favorisant l’adaptation au milieu (voir Darwin, 1859).
  • Dérive génétique : Fluctuation aléatoire des fréquences des allèles dans une population, surtout significative dans les petites populations (voir Fisher (1930), Wright (1931)).
  • Interaction entre forces évolutives et communication intra-spécifique : La communication peut influencer la sélection sexuelle et la divergence des populations, modifiant ainsi le processus évolutif (voir Chapitre 4).
  • Rôle des forces évolutives dans la divergence des populations et la spéciation : La séparation géographique combinée à l’action des forces évolutives entraîne la différenciation génétique, menant à la formation de nouvelles espèces (voir Darwin, 1859 ; Mayr, 1942).

📝 Points essentiels

  • La hasard introduit de la variation génétique au sein des populations, mais n’a pas de direction précise.
  • La sélection naturelle agit sur cette variation, favorisant certains caractères adaptatifs, ce qui peut conduire à l’évolution des espèces.
  • La dérive génétique peut provoquer des changements rapides dans la composition génétique, notamment dans des populations isolées ou petites.
  • La communication intra-spécifique influence la sélection sexuelle, qui peut renforcer ou freiner certains caractères, participant ainsi à l’évolution.
  • La divergence des populations sous l’effet des forces évolutives, notamment en cas d’isolement géographique, peut aboutir à la spéciation, processus clé de la biodiversité (voir Darwin, 1859 ; Mayr, 1942).

💡 À retenir

Les forces évolutives, combinant hasard, sélection naturelle et dérive génétique, façonnent la diversité des espèces, notamment par leur interaction avec la communication intra-spécifique, qui peut accélérer ou freiner la divergence et la spéciation.

📖 11. Biodiversité et évolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Biodiversité : diversité du vivant à différentes échelles, comprenant la diversité des espèces, des écosystèmes et de la diversité génétique (voir page 6).
  • Évolution de la biodiversité : changement progressif ou brusque de la composition des espèces, des populations ou des écosystèmes au cours du temps, souvent observé par la comparaison de restes fossiles ou de populations actuelles (voir page 6).
  • Crises biologiques : événements d'extinction massive ou de perturbation importante de la biodiversité, pouvant résulter de facteurs naturels ou anthropiques, et ayant des impacts durables sur la diversité du vivant (voir page 5).

📝 Points essentiels

  • La biodiversité peut être observée à plusieurs niveaux : au niveau de la planète, des écosystèmes, des paysages, ou à l’échelle d’une population via la diversité génétique (page 6).
  • La biodiversité n’est pas statique : elle est en constante évolution, ce qui se traduit par la disparition de certaines espèces et l’apparition d’autres, souvent à travers des processus évolutifs (page 6).
  • Les crises biologiques, telles que les extinctions massives, ont marqué l’histoire de la vie sur Terre, comme celle de la fin du Permien (-359 à -298 Ma, époque Carbonifère), et ont profondément modifié la biodiversité (page 5).
  • La compréhension de l’évolution de la biodiversité permet d’étudier les mécanismes qui régissent la diversification des espèces et leur adaptation aux changements environnementaux.

💡 À retenir

La biodiversité, en constante évolution, reflète l’histoire de la vie sur Terre, et les crises biologiques jouent un rôle majeur dans ses transformations à long terme.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDéfinition / RôleAuteur / Référence
Communication intra-spécifiqueModalitésBiochimiques, sonores, visuellesGOUX-BARBELLION (2023)
Sélection sexuelleTraits exagérésCaractères favorisés par la reproductionAUTEUR (1972)
SpéciationIsolementSéparation géographique ou reproductiveGOUX-BARBELLION
Sexe chromosomiqueGènes SRYDétermine différenciation gonadiqueContenu source

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre communication intra-spécifique et communication interspécifique.
  2. Croire que la sélection sexuelle ne favorise que la survie, alors qu’elle favorise aussi la reproduction.
  3. Confondre spéciation avec simple divergence génétique.
  4. Omettre la différence entre sexe chromosomique (XX, XY) et sexe gonadique (testicules, ovaires).
  5. Penser que la différenciation gonadique est immédiate, alors qu’elle commence à la 5ème semaine embryonnaire.
  6. Confondre le rôle de la dérive génétique et la sélection naturelle dans la spéciation.
  7. Négliger l’impact du dimorphisme sexuel dans la communication et la sélection sexuelle.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition de la communication intra-spécifique selon GOUX-BARBELLION (2023).
  • Expliquer les différentes modalités de communication (biochimiques, sonores, visuelles).
  • Définir la sélection sexuelle selon AUTEUR (1972) et ses effets sur la morphologie et le comportement.
  • Illustrer le lien entre sélection sexuelle et dimorphisme sexuel.
  • Décrire le processus de spéciation, notamment l’isolement géographique et la divergence génétique, selon GOUX-BARBELLION.
  • Expliquer le rôle de la perte de communication dans la spéciation.
  • Connaître la définition de sexe chromosomique et le rôle du gène SRY dans la différenciation gonadique.
  • Savoir analyser un caryotype sexuel (XX, XY).
  • Identifier les forces évolutives impliquées dans la spéciation : sélection naturelle, dérive génétique.
  • Maîtriser la chronologie du développement embryonnaire en lien avec la différenciation gonadique.

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Sélection sexuelle — définition ?

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