Lernzettel: Techniques d'extinction et d'alimentation incendie

📋 Plan du Cours

  1. Réseaux d’eau et hydrants
  2. Alimentation par hydrant haute pression
  3. Alimentation des engins pompe
  4. Aspiration et mise en aspiration
  5. Établissements particuliers d’alimentation
  6. Lance canon et queue de paon
  7. Prolongement et remplacement de tuyau
  8. Extinction directe
  9. Extinction indirecte et combinée
  10. Vent, repli et attaque d’atténuation
  11. Outils de repli et méthode d’attaque

📖 1. Réseaux d’eau et hydrants

🔑 Notions clés & Définitions

  • Points d’eau incendie : Dispositifs identifiés pour fournir l’eau nécessaire à la lutte contre l’incendie au plus près des risques à couvrir.
  • Hydrants : Points d’eau incendie constitués notamment par les poteaux et les bouches d’incendie raccordés à un réseau sous pression.
  • Réseau étoilé : Réseau d’hydrants en cul-de-sac qui ne circule l’eau que dans un sens et peut être condamné en cas de problème.
  • Réseau maillé : Réseau d’hydrants constitué de plusieurs conduites formant un maillage qui assure la continuité d’écoulement dans plusieurs directions.
  • Pérennité des points d’eau : Principe de disponibilité et d’accès permanent des points d’eau, sans baisse d’efficacité due au climat ou aux conditions locales.

📝 Points essentiels

  • Un point d’eau incendie est raccordé à un réseau sous pression et doit fournir le débit réglementaire au moins pendant 2 heures.
  • Un hydrant doit garantir une pression minimale de 1 bar et maximale de 16 bars.
  • Un hydrant doit être incongelable grâce à une colonne d’arrivée d’eau située à au moins 1 mètre sous terre.
  • Les points d’eau haute pression correspondent à une pression dynamique > 6 bars (débit ≥ 60 m3/h) et exigent des précautions lors de l’ouverture progressive.
  • En risque courant important, la distance entre deux points d’eau incendie est généralement de 200 m, adaptée aux dévidoirs de 70 mm armés de 200 m.
  • Exemples de débits : PI 80 à 30 m3/h, PI 100 à 60 m3/h (17 l/s, 1000 l/min) et PI 150 à 120 m3/h.

💡 Astuce mémo

Étoilé = cul-de-sac à un sens ; Maillé = maillage pour garder l’eau dans tous les sens.

📖 2. Alimentation par hydrant haute pression

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hydrant haute pression : Un point d’eau incendie haute pression correspond à un hydrant dont la pression dynamique dépasse un seuil critique pour la mise en œuvre.
  • Pression dynamique : La pression dynamique est la pression mesurée en situation de débit, utilisée ici pour qualifier un hydrant comme haute pression.
  • Ouverture progressive : L’ouverture progressive est une méthode d’action qui consiste à ouvrir l’hydrant graduellement, pour limiter les à-coups lors de la mise en service.

📝 Points essentiels

  • Un hydrant est considéré haute pression lorsque sa pression dynamique dépasse 6 bars.
  • Un hydrant doit être raccordé à un réseau sous pression capable de fournir le débit réglementaire pendant au moins 2 heures.
  • La pression d’utilisation visée pour un hydrant est comprise entre 1 bar minimum et 16 bars maximum.
  • L’ouverture de l’hydrant se fait progressivement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour réduire les à-coups.
  • La mise en œuvre sous haute pression impose de limiter la surpression dans la pompe de l’engin incendie.

💡 Astuce mémo

Seuil mémo : 6 bars de pression dynamique = haute pression (prudence + ouverture douce + limitation de surpression).

📖 3. Alimentation des engins pompe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poursuite sans interruption : Principe d’organisation consistant à maintenir l’extinction du feu en continu pour éviter toute rupture de l’action.
  • Débit nécessaire : Caractéristique hydraulique correspondant à la quantité d’eau à fournir pour réaliser la mission assignée à l’engin-pompe.
  • Débit maximum disponible : Caractéristique hydraulique représentant la quantité d’eau réellement mobilisable par la ou les ressources sur le secteur, dans le temps prévu.
  • Optimisation des lignes : Méthode de dimensionnement visant à choisir la configuration de tuyaux pour utiliser au mieux la capacité de la pompe de l’engin.
  • Trois situations types : Typologie des scénarios d’alimentation fondée sur la position de l’engin par rapport au point d’eau et sur la faisabilité de l’alimentation classique.

📝 Points essentiels

  • En risque courant faible, il est visé un minimum de 30 m3 utilisables en 1 heure ou instantanément pour soutenir l’extinction sans déplacement des engins.
  • En risque courant ordinaire, les besoins sont estimés à partir de 60 m3 utilisables en 1 heure ou instantanément jusqu’à 120 m3 utilisables en 2 heures.
  • En risque courant important, la cible est à partir de 120 m3 utilisables en 2 heures ou instantanément, avec plusieurs sources si nécessaire.
  • Les valeurs de volumes et débits sont indicatives et sont ajustées dans chaque département.
  • L’alimentation de l’engin doit être optimisée soit par une ligne 110, soit par deux lignes 70 pour exploiter au maximum la capacité de la pompe.
  • Trois situations types sont envisagées selon le positionnement de l’engin pompe au point d’eau, à proximité, ou l’impossibilité d’une alimentation classique nécessitant des moyens particuliers.

💡 Astuce mémo

110 = 1 ligne ; 70+70 = 2 lignes pour remplir au mieux la pompe (ou « 110 pour optimiser, 70×2 si besoin »).

📖 4. Aspiration et mise en aspiration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aire d’aspiration : Zone aménagée pour permettre la mise en station des engins d’aspiration en assurant résistance au sol, évacuation des eaux et accès sans manœuvre.
  • Estacade d’aspiration verticale : Équipement d’aspiration installé sur sol mouvant, permettant une prise d’eau verticale avec des caractéristiques proches de celles d’une aire d’aspiration.
  • Dispositif fixe d’aspiration : Installation permanente reliant une prise d’eau à une aire d’aspiration, avec raccord, canalisation et crépine placée à une profondeur adaptée.
  • Point d’aspiration déporté : Point d’aspiration créé près de la rive, relié au point d’eau par une conduite souterraine et conçu pour que la crépine reste sous la nappe.
  • Puisard d’aspiration : Installation historique ne répondant plus aux choix courants, utilisée encore si elle est déjà en place et exploitable selon des conditions précises.

📝 Points essentiels

  • Une aire d’aspiration doit prévoir une pente de 2 % pour évacuer les ruissellements, tout en la limitant à 7 % pour des raisons de sécurité.
  • Le dispositif fixe d’aspiration comprend un ½ raccord symétrique placé entre 0,5 m et 0,8 m au-dessus de l’aire, une canalisation rigide ou semi-rigide et une crépine sans clapet implantée à au moins 0,5 m du fond et 0,3 m sous le niveau le plus bas.
  • Un point d’aspiration déporté doit avoir une conduite souterraine de diamètre conséquent et une aire d’aspiration à proximité, avec une crépine à 0,30 m au-dessous de la nappe et au minimum à 0,50 m du fond.
  • Les puisards d’aspiration ne sont plus installés car l’alimentation permet souvent un poteau d’incendie, ou à défaut une réserve de 30 m3 réalimentée, mais les anciens peuvent être réutilisés sous conditions (alimentation ≥ 80 mm, débit 6 l/s à la gueule et capacité ≥ 2 m3).

💡 Astuce mémo

Aire = Sol + Pente (2% à 7%) ; Fixe = Raccord (0,5–0,8 m) + Cré pin e (0,5 m fond, 0,3 m sous le bas) ; Déporté = Cré pine sous nappe (0,30 m) et fond (≥0,50 m) ; Puisard = vieux, seulement si débit 6 l/s + 2 m3.

📖 5. Établissements particuliers d’alimentation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Point d’eau artificiel : Un point d’eau artificiel est une ressource hydraulique aménagée pour fournir une capacité minimale utilisable et exploitable depuis une aire d’aspiration adaptée au risque à défendre.
  • Réservoir d’incendie ouvert : Un réservoir d’incendie ouvert est un bassin d’alimentation destiné à l’aspiration, avec protections contre les chutes et au moins un accès praticable par les engins.
  • Réservoir d’incendie couvert ou enterré : Un réservoir d’incendie couvert ou enterré est une réserve fermée qui améliore l’hygiène et limite les problèmes liés au gel, à l’évaporation et aux accidents.
  • Réservoir d’incendie aérien : Un réservoir d’incendie aérien est une réserve nécessitant un évent en partie haute pour permettre l’entrée d’air indispensable à l’aspiration et protéger l’enveloppe.
  • Réservoir d’incendie souple : Un réservoir d’incendie souple est une citerne posée sur support, protégée du gel, équipée de poteaux ou d’un demi-raccord d’aspiration de 100 mm.

📝 Points essentiels

  • La capacité minimale utilisable en tout temps d’un puisard est de 2 m3 minimum, en rapport avec le risque à défendre.
  • Les points d’eau artificiels sont exploitables à partir d’une aire d’aspiration et peuvent disposer d’une ou plusieurs colonnes fixes d’aspiration pour alimenter directement l’engin-pompe.
  • Ils peuvent être alimentés par collecte des eaux de toiture, collecte des eaux au sol avec une vanne de barrage du collecteur contre les retours d’eau d’extinction, ou par une ressource ne fournissant pas le débit d’un poteau d’incendie.
  • Les établissements doivent intégrer un dispositif permettant de visualiser en permanence leur capacité nominale.
  • Les réserves d’incendie ouvertes doivent avoir des protections contre les chutes et une corde à nœuds ou une échelle sur le côté du bassin, avec au moins un accès praticable par les engins de lutte contre l’incendie.

📖 6. Lance canon et queue de paon

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lance canon : Matériel d’attaque cité comme exemple de lance utilisée lors d’établissements particuliers de lutte contre l’incendie.
  • Lance queue de paon : Matériel d’attaque cité comme exemple de lance utilisée lors d’établissements particuliers de lutte contre l’incendie.
  • Manœuvre ETB-5 : Manœuvre type regroupant des établissements particuliers avec des lances spécifiques comme la lance canon ou la lance queue de paon.

📝 Points essentiels

  • La manœuvre ETB-5 correspond aux établissements particuliers incluant notamment la lance queue de paon et la lance canon.
  • Les établissements particuliers listés dans ETB-5 incluent aussi une lance mousse à l’aide d’un injecteur mobile.

📖 7. Prolongement et remplacement de tuyau

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prolongement de tuyau : Action consistant à allonger une ligne pour s’adapter à l’évolution du sinistre tout en conservant l’alimentation utile.
  • Remplacement de tuyau : Action consistant à remplacer un tronçon endommagé d’une ligne afin de rétablir l’action après un percement ou un déchaussement.
  • Chef d’attaque : Responsable au contact de la ligne d’eau qui ordonne les fermetures d’alimentation pour sécuriser le binôme lors des changements.
  • Binôme d’alimentation : Équipe chargée, le plus souvent, de réaliser le changement ou le prolongement d’un tuyau sur une ligne d’alimentation.

📝 Points essentiels

  • Le prolongement ou le remplacement sert à progresser ou à corriger un incident de tuyau pour sécuriser les intervenants au plus près du feu, tout en réduisant au maximum la coupure d’eau.
  • En cas d’endommagement constaté, le prolongement est décidé après concertation, par le chef d’agres, et le chef d’équipe met en place les mesures de sécurité pendant l’intervention.
  • Le tuyau de rechange est si possible amené par une autre équipe afin de ne pas dissocier le binôme d’attaque.
  • Sur ordre du chef d’équipe d’attaque, l’équipier ferme l’alimentation, puis l’eau est rouverte sur ordre ; l’ordre peut être relayé au conducteur si l’alimentation se fait directement depuis l’engin.
  • Quand il s’agit d’une ligne d’alimentation, le changement ou le prolongement est généralement réalisé par le binôme d’alimentation, et la fermeture de l’arrivée d’eau reste commandée par le chef d’équipe d’attaque.

💡 Astuce mémo

Sécurité d’abord : chef d’attaque ferme, binôme change, autre équipe apporte, eau rouverte vite.

📖 8. Extinction directe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Extinction directe : L’extinction directe regroupe les applications où l’eau est envoyée au plus près des surfaces combustibles pour les refroidir.
  • Refroidissement des surfaces combustibles : Le refroidissement des surfaces combustibles vise à abaisser l’énergie du combustible en apportant de l’eau directement ou indirectement dessus.
  • Application massive : Une application massive consiste à engager l’eau en quantité et intensité suffisantes pour traiter le combustible visé sans se limiter à de simples touches.
  • Tactiques offensives : Les tactiques offensives sont des actions d’engagement du binôme visant à agir directement sur le foyer et ses surfaces combustibles.

📝 Points essentiels

  • L’extinction directe consiste à placer l’eau sur les surfaces combustibles, que ce soit directement sur le combustible ou indirectement (ex. ricochets au plafond).
  • Le but principal de l’extinction directe est de refroidir les surfaces combustibles, en soutenant l’action sur le foyer.
  • Les applications d’extinction directe sont réalisées sur des tactiques offensives et doivent être massives.

💡 Astuce mémo

Direct = Eau sur le combustible pour le refroidir, en mode offensif et massif.

📖 9. Extinction indirecte et combinée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Extinction indirecte : Technique d’extinction utilisant l’énergie thermique des parois pour produire de la vapeur qui rend le milieu momentanément impropre à la combustion.
  • Inertage : Mode de l’extinction indirecte qui vise à remplir le volume de vapeur afin de réduire l’apport de comburant.
  • Dilution : Mode de l’extinction indirecte qui diminue la part des gaz combustibles en les mélangeant avec la vapeur produite.
  • Surpression : Mode de l’extinction indirecte lié à la vaporisation, qui limite l’arrivée d’air comburant par une légère surpression.
  • Extinction combinée : Technique qui associe en un même geste les effets du refroidissement direct et la production importante de vapeur via un jet généralement diffus.

📝 Points essentiels

  • L’extinction indirecte est à privilégier pour un foyer masqué ou une situation pré-Backdraft, quand une attaque directe n’est pas envisageable.
  • L’extinction indirecte se réalise dans un local pouvant être refermé, avec des applications puis une remise en position de la porte pour que la vapeur se répartisse.
  • L’application indirecte utilise un jet diffus d’environ 20 à 30° sur la base d’un débit modéré entre 100 et 300 L/min, en visant au maximum le plafond du compartiment.
  • Le nombre et la durée des applications sont ajustés selon le retour de vapeur, afin d’obtenir inertage du volume et limitation de l’arrivée de comburant.
  • La technique combinée se fait depuis l’extérieur sur feux post-Flashover, en déplaçant la lance en mouvement en T, Z, O, 8, en commençant par arroser le haut du volume.
  • L’extinction combinée peut être répétée deux fois de suite sans refermer le robinet si le débit paraît juste, mais elle peut entraîner une propagation vers un volume adjacent via un ouvrant.

💡 Astuce mémo

Indirecte = Porte fermée + plafond arrosé pour faire de la vapeur; Combinée = depuis l’extérieur + mouvement T/Z/O/8 pour refroidir et vaporiser.

📖 10. Vent, repli et attaque d’atténuation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet chalumeau : L’effet chalumeau désigne l’accroissement de l’intensité du feu quand le vent crée une surventilation et accélère le passage de l’air et des gaz au travers du foyer.
  • Repli sous protection hydraulique : Le repli sous protection hydraulique regroupe les manœuvres où le binôme se retire sous couvert d’un moyen hydraulique pour maintenir la sécurité pendant le retrait.
  • Refroidissement des fumées : Le refroidissement des fumées consiste à appliquer de l’eau de façon répétée pour diminuer la dangerosité thermique et vérifier l’efficacité par des indicateurs visibles et ressentis.
  • Attaque d’atténuation : L’attaque d’atténuation est une action transitoire depuis l’extérieur qui vise à stopper très rapidement la progression d’un feu proche du Flashover ou Post-Flashover sans chercher d’éteindre totalement.

📝 Points essentiels

  • Le vent crée une surpression sur la façade exposée et une dépression sur les faces non exposées, ce qui peut accélérer le flux d’air et sur-ventiler le foyer si un cheminement existe.
  • Le repli doit être rapide lorsque la progression n’est plus sécurisée (Roll Over ou ressenti de chaleur) tout en appliquant des impulsions courtes ou longues adaptées à la situation.
  • Les signes d’aggravation en fumée incluent l’apparition d’“anges danseurs” et la persistance de la chaleur ressentie malgré l’action de lance, indiquant qu’il faut modifier la méthode en se repliant.
  • L’attaque d’atténuation se fait depuis l’extérieur, lance en jet droit, avec un flux projeté à travers une ouverture en visant le plafond pour disperser l’eau en grosses gouttes sur les surfaces combustibles.
  • L’attaque d’atténuation exige une mise en œuvre rapide et suffisamment d’eau (repère : 250 L/min minimum) pour impacter le plafond dans un but de temporisation immédiate.
  • Une lance en jet diffus n’a aucun effet pour l’attaque d’atténuation.

💡 Astuce mémo

Vent = surpression côté vent + dépression à l’opposé ; Atténuation = extérieur, jet droit, impact plafond, ~250 L/min. Repli si Roll Over ou chaleur persistante.

📖 11. Outils de repli et méthode d’attaque

🔑 Notions clés & Définitions

  • Écran d’eau : Couverture hydraulique formant une zone de protection entre les intervenants et le danger, utilisée comme support de manœuvre lors du repli.
  • Jet droit sur plafond : Principe d’attaque d’atténuation consistant à projeter de l’eau en visant le plafond pour y disperser l’eau en grosses gouttes sur les surfaces combustibles.

📝 Points essentiels

  • Le repli sous couvert d’un moyen hydraulique s’active quand le binôme ne peut plus progresser en sécurité (ex. Roll Over ou chaleur ressentie) en enchaînant des impulsions adaptées à la situation.
  • Dans un repli par refroidissement des fumées, les signes de danger incluent l’apparition dans la fumée de flammes isolées dites anges danseurs et l’efficacité se juge à la disparition de ces signes et/ou à l’amélioration des contraintes thermiques ressenties.
  • L’attaque d’atténuation s’applique sur des feux proches du Flashover ou du Post-Flashover, depuis l’extérieur, en utilisant l’ouverture comme passage du jet.
  • La lance pour l’attaque d’atténuation doit être réglée en jet droit et l’eau doit être projetée à travers l’ouverture en visant le plafond afin de disperser l’eau en grosses gouttes sur les surfaces combustibles.
  • Pour l’attaque d’atténuation, un débit minimal de 250 L/min sert à pouvoir impacter le plafond, et la durée doit être limitée pour éviter des dégâts des eaux.
  • L’utilisation d’une lance en jet diffusé pour l’attaque d’atténuation n’a aucun effet.

💡 Astuce mémo

Atténuation = Jet droit + Ouverture → plafond + 250 L/min (sinon: jet diffusé = zéro effet).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
29 août 2018Création du guide de techniques opérationnelles « Établissements et techniques d’extinction »
15 decembre 2015Référentiel national de la défense extérieure contre l’incendie (arrêté cité comme base)
05/2018Mention de mise en ligne/état de la version (résumé du guide)

📊 Tableaux de synthèse

Réseaux d’hydrants : étoilé vs maillé

TypeSens de circulationConséquence en cas de problème
Réseau étoiléUn seul sens (cul de sac)Un secteur complet peut être condamné (ex. rupture)
Réseau mailléContinuité dans tous les sens (maillage)Assure la continuité d’écoulement dans plusieurs directions

Extinction : directe vs indirecte vs combinée

TechniqueLogiqueMise en œuvre
Extinction directeRefroidir les surfaces combustibles (direct ou ricochets)Applications massives et précises, plutôt sur tactiques offensives
Extinction indirecteProduire de la vapeur via l’énergie des parois (inertage/dilution/surpression)Local refermable, jet diffus 20–30° (débit modéré), porte repoussée après chaque application
Extinction combinée / massiveAssocier refroidissement direct et production importante de vapeurDepuis l’extérieur, jet généralement diffus, mouvements en T/Z/O/8, commencer par arroser le haut du volume

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre réseau étoilé et maillé : l’étoilé est un cul-de-sac à un sens et peut être condamné en entier, alors que le maillé assure la continuité dans plusieurs directions.
  2. Croire que l’hydrant haute pression se définit par la pression “statique” : le cours retient la pression dynamique, avec seuil à 6 bars.
  3. Oublier la sécurité de manœuvre haute pression : ouvrir progressivement (sens inverse des aiguilles d’une montre) et limiter la surpression dans la pompe.
  4. Mélanger puisard d’aspiration et point d’aspiration déporté : le déporté vise une crépine sous la nappe, tandis que le puisard correspond à une configuration historique (conditions très spécifiques).
  5. Se tromper dans l’attaque d’atténuation : elle exige jet droit, vise le plafond via l’ouverture, et une lance en jet diffus a aucun effet.
  6. Inverser les objectifs des techniques indirecte et directe : l’indirecte se fait porte refermable pour produire de la vapeur (pas une attaque “massive” sur le combustible).

✅ Checklist Examen

  1. Rappeler la définition et le rôle des points d’eau incendie (PEI) et d’hydrant, et les exigences générales (réseau sous pression, débit réglementaire au moins 2 h, 1–16 bars, incongelable).
  2. Donner les critères haute pression : seuil de pression dynamique > 6 bars (avec la prudence associée) et l’action d’ouverture progressive dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
  3. Connaître les ordres de grandeur des volumes/débits par risques courants (faible : 30 m3/1 h, ordinaire : 60 m3/1 h à 120 m3/2 h, important : ≥120 m3/2 h ou instantané) et l’idée de valeurs indicatives ajustées.
  4. Énoncer la distance typique entre deux PEI en risque courant important (200 m) et l’adaptation liée aux dévidoirs de 70 mm armés de 200 m (selon le cours).
  5. Identifier et expliquer la différence réseau étoilé vs réseau maillé (cul-de-sac à un sens et condamnation possible vs maillage et continuité d’écoulement).
  6. Maîtriser les éléments constitutifs d’une aire d’aspiration et les pentes (2% à évacuer, limitée à 7% pour sécurité) puis les principes du dispositif fixe d’aspiration (cotes du 1/2 raccord et de la crépine).
  7. Expliquer le point d’aspiration déporté (conduite souterraine, crépine sous la nappe à 0,30 m et minimum 0,50 m du fond) et distinguer des puisards d’aspiration (conditions d’ancien usage).
  8. Citer les types de réservoirs d’incendie artificiels (ouvert, couvert/enterré, aérien, souple) et au moins une exigence distinctive (accès/corde pour ouvert ; évent en partie haute pour aérien).
  9. Savoir traiter la manœuvre de prolongement/remplacement de tuyau : décisions (chef d’agrès après concertation), fermeture/rouvrage commandés, et rôle du binôme et du chef d’équipe.
  10. Distinguer les techniques d’extinction : directe (eau sur combustible, applications massives offensives), indirecte (porte refermable, vapeur/inertage/dilution/surpression), combinée/massive (depuis l’extérieur, mouvements en T/Z/O/8, commencer par arroser le haut).
  11. Pour l’attaque d’atténuation, rappeler les conditions : extérieur, lance en jet droit visant le plafond via l’ouverture, débit minimum repère 250 L/min, et impossibilité d’effet avec jet diffus.
  12. Pour le repli sous protection hydraulique et le refroidissement des fumées, retenir les indicateurs (anges danseurs et chaleur persistante) et l’idée de repli rapide avec impulsions courtes ou longues adaptées.

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1. Quelle caractéristique distingue un réseau maillé d’un réseau étoilé pour les hydrants ?

2. Qu'est-ce qu'un point d'eau incendie et quel est son rôle principal dans la lutte contre l'incendie?

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Réseau étoilé — définition ?

Réseau en cul-de-sac, sens unique.

Points d’eau incendiie

Fournir l’eau au plus près des risques.

Hydrant haute pression — seuil ?

Pression dynamique > 6 bars.

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