📋 Plan du Cours
- Indépendance spatiale Chine
- Souveraineté maritime 1958
- Modernisation économique 1980
- Programme spatial 1990-2010
- Expansion maritime mondiale
- Ambitions lunaires et martiennes
- Puissance militaire maritime
- Bases militaires étrangères
📖 1. Indépendance spatiale Chine
🔑 Notions clés & Définitions
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Création de la Cinquième Académie de recherche du ministère de la Défense nationale (1956) : établissement dédié au programme spatial chinois, symbolisant la volonté d’affirmer l’indépendance technologique et scientifique face à l’URSS, en lançant le programme spatial national peu après la conférence de Bandung. (Source)
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Indépendance spatiale vis-à-vis de l’URSS : capacité de la Chine à développer ses propres technologies spatiales sans dépendre des technologies soviétiques, notamment après la détérioration des relations sino-soviétiques qui met fin à la collaboration initiale. (Source)
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Non-reconnaissance internationale initiale de la RPC : absence de reconnaissance officielle par la communauté internationale, notamment par la France (1964) et les États-Unis (1972), ce qui motive la Chine à renforcer son autonomie spatiale pour affirmer sa souveraineté. (Source)
📝 Points essentiels
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La création de la Cinquième Académie en 1956 marque une étape clé dans la volonté chinoise de s’affirmer comme puissance indépendante dans le domaine spatial, en lançant un programme national dès cette période. Elle intervient peu après la conférence de Bandung, en contexte de recherche d’indépendance face aux grandes puissances.
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La détérioration des relations sino-soviétiques met fin à la coopération technologique, obligeant la Chine à développer ses propres capacités spatiales, illustrant une volonté d’indépendance technologique et stratégique.
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La non-reconnaissance internationale initiale de la RPC, notamment par la France et les États-Unis, limite sa légitimité et ses possibilités d’intégration dans la communauté spatiale mondiale, renforçant sa démarche autonome.
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La période 1956-1986 est marquée par une affirmation de souveraineté dans l’espace, en lien avec la volonté de s’émanciper du contrôle soviétique et de faire reconnaître sa puissance par ses propres moyens.
💡 À retenir
La Chine a utilisé la création de ses institutions spatiales et le développement de ses capacités technologiques pour affirmer son indépendance et sa souveraineté, face à la rivalité avec l’URSS et le manque de reconnaissance internationale.
📖 2. Souveraineté maritime 1958
🔑 Notions clés & Définitions
- Déclaration du gouvernement concernant la mer territoriale (1958) : Texte officiel qui affirme la largeur de la mer territoriale chinoise à 12 milles marins, incluant le littoral, les îles côtières, et Taïwan, établissant ainsi la souveraineté maritime dans ces zones (article 1er).
- Souveraineté maritime dans le cadre du droit international : Principe selon lequel la Chine revendique la pleine souveraineté sur ses eaux conformément aux normes et règles du droit international, notamment la Convention de Montego Bay (1982).
- Limitation des incursions militaires étrangères dans la mer territoriale : Disposition qui interdit aux navires et aéronefs militaires étrangers de pénétrer dans la mer territoriale chinoise sans autorisation, renforçant la souveraineté et la sécurité nationale (article 3).
- Revendication de Taïwan et ses îles environnantes : La Chine considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et revendique ses îles environnantes, dans le cadre de sa souveraineté maritime (voir section 3).
- Souveraineté maritime affirmée en 1958 : La Chine, à travers cette déclaration, cherche à affirmer son contrôle sur ses eaux, dans un contexte où sa souveraineté n’est pas encore pleinement reconnue internationalement, notamment face aux grandes puissances (France, 1964 ; États-Unis, 1972).
- Defense côtière comme mission principale de la marine : La priorité de la marine chinoise durant cette période est la protection des côtes et la défense du territoire maritime, en lien avec la stratégie de souveraineté nationale (voir section 3).
📝 Points essentiels
- La déclaration de 1958 établit la largeur de la mer territoriale chinoise à 12 milles marins, incluant la partie continentale, les îles côtières, et Taïwan, affirmant ainsi la souveraineté maritime dans ces zones.
- Elle ne revendique que des éléments déjà admis dans le droit international, notamment pour Taïwan, dans un contexte d’affirmation d’indépendance et de souveraineté (voir déclaration du 4 septembre 1958).
- La restriction des incursions militaires étrangères vise à limiter toute intrusion dans la mer territoriale sans permission, renforçant la souveraineté et la sécurité nationale.
- La stratégie maritime de la Chine à cette époque est principalement défensive, centrée sur la protection des côtes, en lien avec la mission de défense côtière de la marine.
- La période 1956-86 est marquée par une volonté d’affirmer la souveraineté et l’indépendance face à la reconnaissance internationale limitée, notamment vis-à-vis de l’URSS et des grandes puissances.
💡 À retenir
En 1958, la Chine affirme officiellement sa souveraineté maritime en déclarant une mer territoriale de 12 milles, tout en limitant les incursions militaires étrangères, dans une logique d’affirmation nationale et de défense côtière.
📖 3. Modernisation économique 1980
🔑 Notions clés & Définitions
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Politique des Quatre Modernisations (Deng Xiaoping, 1978) : programme de réforme visant à moderniser l’agriculture, l’industrie, la défense nationale et la science et technologie pour revitaliser la Chine et favoriser son intégration dans l’économie mondiale.
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Ouverture du littoral aux capitaux étrangers via Zones Économiques Spéciales : stratégie initiée par Deng Xiaoping pour attirer les investissements étrangers en créant des zones où les entreprises étrangères bénéficient d’avantages fiscaux et réglementaires, favorisant la croissance économique et la littoralisation.
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Littoralisation et maritimisation de l’économie chinoise : processus de concentration des activités économiques sur les côtes (littoralisation) et de développement accru des échanges maritimes (maritimisation), qui accélèrent la croissance économique et renforcent la puissance maritime.
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Programme spatial « 863 » (1986) : initiative chinoise visant à relancer ses ambitions spatiales, notamment les vols habités et la construction d’une station spatiale, en s’appuyant sur la coopération avec l’URSS/Russie dans les années 1980.
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Accords technologiques avec l’URSS/Russie (années 1980) : partenariat permettant à la Chine d’accéder à des technologies spatiales et militaires à moindre coût, facilitant le développement de son programme spatial.
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Création de l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA, 1993) : organisme chargé de coordonner et de piloter le développement des activités spatiales chinoises, marquant une étape clé dans l’autonomie et la structuration du secteur spatial.
📝 Points essentiels
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La période 1956-86 est marquée par une volonté de renforcer la souveraineté et l’indépendance, notamment par la création de la cinquième académie de recherche en 1956 pour affirmer l’indépendance spatiale vis-à-vis de l’URSS, en réponse à la détérioration des relations sino-soviétiques.
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La « Déclaration du gouvernement concernant la mer territoriale » en 1958 affirme la souveraineté maritime dans le cadre du droit international, avec une mer territoriale de 12 milles marins, centrée sur la défense côtière et la légitimité dans l’esprit de la conférence de Bandung.
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À partir de 1986, sous Deng Xiaoping, la Chine amorce une transformation économique majeure avec la politique des Quatre Modernisations, en ouvrant ses côtes aux capitaux étrangers via les Zones Économiques Spéciales, ce qui entraîne une littoralisation rapide et une maritimisation de l’économie.
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La relance spatiale s’intensifie dans les années 1980 avec le programme « 863 » et la coopération avec la Russie, permettant à la Chine de réaliser ses premières missions habitées avec Shenzhou, et de développer une présence spatiale autonome (station Tiangong, exploration lunaire).
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Depuis 2016, la Chine vise à devenir la première puissance spatiale d’ici 2045, avec des ambitions lunaires et martiennes, et une extension de ses capacités militaires et scientifiques dans le domaine maritime et extra-atmosphérique.
💡 À retenir
La modernisation économique de la Chine depuis 1980, impulsée par la politique des Quatre Modernisations et l’ouverture aux capitaux étrangers, a permis une croissance rapide, une littoralisation de l’économie et un développement spatial stratégique, renforçant sa puissance globale.
📖 4. Programme spatial 1990-2010
🔑 Notions clés & Définitions
Missions spatiales Shenzhou (1999-2013) : Série de vols habités chinois lancés par la CNSA, visant à établir la capacité de la Chine à envoyer des astronautes dans l’espace, notamment avec le lancement de Shenzhou 1 en 1999 et la mission habitée Shenzhou 5 en 2003.
Premier taïkonaute chinois Yang Liwei (2003) : Astronaute chinois qui devient le premier à voyager dans l’espace lors de la mission Shenzhou 5, marquant une étape majeure dans l’indépendance spatiale de la Chine.
Amarrage avec la station spatiale Tiangong 1 (2011) : Opération réussie d’amarrage automatique puis manuel entre la station spatiale chinoise Tiangong 1 et les vaisseaux Shenzhou 8 et 9, illustrant la maîtrise des techniques de station orbitale.
Déploiement du véhicule explorateur Lapin de jade sur la Lune (2013) : Mission d’atterrissage d’un véhicule robotique chinois sur la surface lunaire, permettant des analyses géologiques et la collecte d’échantillons, étape clé dans l’exploration lunaire autonome.
Relance et développement autonome du programme spatial chinois : Effort stratégique pour que la Chine devienne une puissance spatiale indépendante, avec la création de la CNSA en 1993, la série de missions Shenzhou, et la progression vers des capacités d’exploration et de station orbitale.
📝 Points essentiels
- La période 1990-2010 voit la Chine renforcer sa capacité à réaliser des missions spatiales habitées et robotiques, avec une volonté affirmée d’indépendance.
- La mission Shenzhou 1 (1999) marque le début de la série, suivie par Shenzhou 5 (2003), qui permet à Yang Liwei de devenir le premier taïkonaute chinois, attestant de la maîtrise technologique nationale.
- La station spatiale Tiangong 1, lancée en 2011, constitue une étape cruciale dans le développement d’une infrastructure orbitale autonome, avec des opérations d’amarrage réussies en 2011.
- En 2013, le déploiement du véhicule Lapin de jade sur la Lune témoigne de la capacité de la Chine à réaliser des missions d’exploration robotique autonome, en complément de ses missions habitées.
- La relance du programme spatial chinois s’inscrit dans une stratégie de développement autonome, avec la création de la CNSA en 1993 et une série de missions qui visent à faire de la Chine une puissance spatiale indépendante.
💡 À retenir
De 1990 à 2010, la Chine a consolidé son programme spatial avec des missions habitées, robotiques et d’amarrage, posant les bases de son ambition de devenir une puissance spatiale autonome et majeure.
📖 5. Expansion maritime mondiale
🔑 Notions clés & Définitions
- Expansion des ambitions maritimes au-delà du littoral : Politique visant à étendre la présence et l’influence maritime de la Chine au-delà de ses eaux territoriales, notamment dans les zones économiques exclusives et en haute mer, pour renforcer sa puissance géopolitique et économique.
- Maritimisation de l’économie : Processus par lequel la Chine concentre ses activités économiques sur le secteur maritime, notamment par le développement des échanges par voie maritime, la construction navale et l’exploitation des ressources océaniques, favorisé par la politique de Deng Xiaoping (1986).
- Exploration océanographique (ex : fosse des Mariannes) : Activité scientifique visant à étudier et exploiter les fonds marins, notamment par l’exploration de zones profondes comme la fosse des Mariannes, pour des enjeux stratégiques, scientifiques et économiques. La Chine progresse dans ce domaine, notamment dans l’océan Pacifique.
- Déploiement global des intérêts maritimes chinois : Stratégie d’extension de la présence chinoise à l’échelle mondiale via la construction de bases militaires (Djibouti, Pakistan, etc.), la modernisation de la marine (porte-avions, sous-marins) et la participation à des opérations internationales, pour assurer ses routes commerciales et ses ressources.
- Transformation de la doctrine navale vers la puissance maritime : Évolution de la stratégie militaire chinoise, passant d’une défense côtière à une projection de puissance en haute mer, avec une flotte de plus en plus performante et une doctrine visant à faire de la Chine une puissance maritime majeure (amiral Liu Huaqing, 1986).
📝 Points essentiels
- La période 1956-86 voit la Chine affirmer sa souveraineté maritime en revendiquant la mer territoriale de 12 milles marins, principalement pour défendre ses côtes et ses intérêts terrestres, tout en restant limitée dans ses capacités militaires en haute mer. La marine se concentre sur la défense côtière, considérant la mer comme un glacis protecteur.
- À partir de 1986, sous l’impulsion de Deng Xiaoping, la Chine amorce une transformation économique et stratégique : ouverture aux capitaux étrangers, maritimisation de l’économie, et développement spatial avec le programme « 863 » (1986). La marine évolue vers une stratégie de défense au large, marquant le début d’une projection de puissance maritime.
- La Chine investit dans l’exploration océanographique, notamment dans la fosse des Mariannes, pour des enjeux scientifiques et stratégiques, renforçant sa présence dans l’océan Pacifique.
- Depuis 2016, la Chine ambitionne de devenir la première puissance spatiale et maritime mondiale d’ici 2045. La marine chinoise, forte de 3 porte-avions et d’une flotte en croissance, déploie ses intérêts à l’échelle mondiale, avec des bases en Afrique et en Asie, et une exploration avancée des fonds marins.
- La doctrine navale chinoise évolue d’une défense côtière vers une puissance maritime capable d’intervenir en haute mer, avec une flotte moderne et une stratégie de projection globale.
💡 À retenir
La Chine a progressivement transformé sa stratégie maritime, passant d’une défense côtière limitée à une puissance maritime mondiale, en développant ses capacités navales, spatiales et océanographiques pour renforcer ses intérêts géopolitiques et économiques à l’échelle planétaire.
📖 6. Ambitions lunaires et martiennes
🔑 Notions clés & Définitions
- Livre blanc spatial de 2016 : document officiel chinois qui précise les ambitions spatiales de la Chine, notamment la conquête lunaire et martienne, et la volonté de devenir la première puissance spatiale d’ici 2045.
- Base lunaire habitée (d’ici 2030) : projet chinois visant à établir une installation sur la Lune, initialement peuplée par des robots, puis par des humains, pour explorer et exploiter cet espace.
- Objectif de devenir première puissance spatiale d’ici 2045 : ambition déclarée dans le Livre blanc de 2016, visant à surpasser toutes les autres nations en capacités et réalisations spatiales.
- Exploration martienne : programme chinois visant à étudier la planète Mars, notamment par l’envoi de véhicules et missions pour analyser sa géologie et ses ressources.
- Capacités extra-atmosphériques : ensemble des compétences et infrastructures développées par la Chine pour exploiter l’espace, incluant la mise en place de stations spatiales, missions lunaires et martiennes, et la construction de bases habitées.
📝 Points essentiels
- La Chine, à travers son Livre blanc de 2016, affiche une stratégie ambitieuse pour dominer l’espace en développant ses capacités lunaires et martiennes, avec la création d’une base lunaire habitée prévue d’ici 2030, initialement par des robots puis par des humains.
- L’objectif ultime est de devenir la première puissance spatiale mondiale d’ici 2045, en surpassant les États-Unis et autres acteurs, en consolidant ses capacités dans l’espace extra-atmosphérique.
- La mission de la Chine dans l’espace inclut également l’exploration de Mars, avec des véhicules et missions dédiés à l’étude de la planète rouge, afin d’accroître ses connaissances et ses ressources potentielles.
- La stratégie chinoise repose sur une progression graduelle, passant de missions de développement technologique à la mise en place d’infrastructures habitées, illustrant une volonté de long terme pour l’exploitation spatiale.
- La montée en puissance dans les capacités extra-atmosphériques s’inscrit dans une logique de puissance géopolitique et économique, utilisant l’espace comme vecteur de prestige et de souveraineté.
💡 À retenir
La Chine ambitionne, d’ici 2045, de devenir la première puissance spatiale mondiale en développant des capacités lunaires et martiennes, notamment par la création d’une base lunaire habitée d’ici 2030, afin d’affirmer sa souveraineté et ses ambitions technologiques dans l’espace.
📖 7. Puissance militaire maritime
🔑 Notions clés & Définitions
- Marine chinoise comme première marine mondiale en effectifs : La marine chinoise compte aujourd’hui environ 225 000 marins, ce qui en fait la plus grande au monde en termes de personnel, surpassant notamment la marine américaine (voir section 5).
- Possession de 3 porte-avions et construction de 2 supplémentaires : La Chine possède actuellement trois porte-avions opérationnels et construit deux autres, renforçant sa capacité de projection de puissance maritime à l’échelle mondiale (voir section 5).
- Stratégie de défense au large initiée en 1986 : Sous l’impulsion de l’amiral Liu Huaqing, la Chine a adopté en 1986 une doctrine de défense en mer axée sur la projection au large, remplaçant la défense côtière, pour assurer la sécurité de ses intérêts maritimes (voir section 5).
- Croissance qualitative et quantitative de la flotte militaire maritime : La marine chinoise a connu une croissance rapide en effectifs, en équipements et en capacités technologiques, visant à moderniser et à renforcer ses forces navales pour devenir une puissance maritime de premier plan (voir section 5).
- Transformation du discours de souveraineté en discours de puissance : La Chine a évolué d’un discours principalement axé sur la souveraineté territoriale à un discours affirmant sa puissance maritime globale, intégrant ses ambitions géopolitiques et économiques dans sa stratégie navale (voir section 5).
📝 Points essentiels
- La Chine a consolidé sa position en tant que première marine mondiale en effectifs avec 225 000 marins, dépassant ainsi les États-Unis. Cette croissance s’accompagne d’un renforcement de la flotte, notamment par la possession de trois porte-avions et la construction de deux autres, ce qui lui permet d’étendre ses capacités de projection à l’échelle mondiale (voir section 5).
- La stratégie de défense au large, initiée en 1986 sous l’égide de l’amiral Liu Huaqing, marque une rupture avec la défense côtière traditionnelle, en visant à assurer la sécurité des intérêts maritimes chinois au-delà de ses eaux territoriales. Elle s’inscrit dans une transformation du discours national, passant d’un discours de souveraineté à un discours de puissance maritime (voir section 5).
- La croissance qualitative de la flotte inclut la modernisation des navires, le développement de capacités technologiques avancées, et l’expansion des bases navales à l’étranger, notamment à Djibouti, Bangladesh, Birmanie, Sri Lanka et Pakistan, pour soutenir ses ambitions globales (voir section 5).
- La transformation du discours de souveraineté en discours de puissance illustre la volonté de la Chine de s’affirmer comme une puissance maritime capable de rivaliser avec les autres grandes marines mondiales, en intégrant ses ambitions géopolitiques et économiques dans une stratégie cohérente (voir section 5).
💡 À retenir
La Chine, en renforçant sa marine avec une croissance en effectifs, en équipements et en capacités stratégiques, passe d’un discours de souveraineté territoriale à une affirmation de puissance maritime globale, visant à devenir la première puissance navale mondiale d’ici 2045.
📖 8. Bases militaires étrangères
🔑 Notions clés & Définitions
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Implantation de bases militaires chinoises à Djibouti, Bangladesh, Birmanie, Sri Lanka, Pakistan : installation de sites militaires stratégiques par la Chine dans ces pays, permettant d’étendre son influence géopolitique et de soutenir ses ambitions militaires à l’étranger.
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Déploiement stratégique de bases à l’étranger pour projection de puissance : utilisation de ces bases pour renforcer la capacité de la Chine à projeter sa puissance militaire et géopolitique au-delà de ses frontières, notamment dans des zones clés comme la Corne de l’Afrique ou l’océan Indien.
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Soutien logistique et géopolitique via bases étrangères : ces bases servent à assurer un soutien logistique (approvisionnement, maintenance) et à renforcer la présence géopolitique de la Chine dans des régions stratégiques, consolidant ses intérêts économiques et sécuritaires.
📝 Points essentiels
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La Chine a implanté des bases militaires dans plusieurs pays clés (Djibouti, Bangladesh, Birmanie, Sri Lanka, Pakistan) pour soutenir ses ambitions de projection de puissance à l’échelle mondiale, notamment dans l’océan Indien et la Corne de l’Afrique.
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Ces bases permettent un déploiement stratégique, facilitant la logistique, la maintenance et la présence militaire dans des zones d’intérêt géopolitique, renforçant la position de la Chine face à d’autres puissances.
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La stratégie chinoise s’inscrit dans une logique de soutien logistique et géopolitique, visant à sécuriser ses routes commerciales, à étendre son influence et à soutenir ses opérations militaires à l’étranger.
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La présence de ces bases s’inscrit dans une démarche de puissance globale, permettant à la Chine de dépasser ses seules ambitions économiques pour devenir un acteur militaire et géopolitique majeur.
💡 À retenir
La Chine développe un réseau de bases militaires à l’étranger pour renforcer sa projection de puissance, soutenir ses intérêts géopolitiques et assurer sa logistique dans une stratégie globale d’affirmation comme puissance mondiale.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Dates / Périodes | Objectifs | Auteur / Source |
|---|
| Indépendance spatiale Chine | Création de la 5ème Académie (1956), autonomie technologique, non-reconnaissance internationale | 1956-1986 | Affirmation de la souveraineté technologique et stratégique | Source |
| Souveraineté maritime 1958 | Déclaration de mer territoriale 12 milles, défense côtière, revendications Taïwan | 1958 | Affirmation de la souveraineté maritime, protection des eaux | Source |
| Modernisation économique 1980 | Quatre Modernisations, Zones Économiques Spéciales, littoralisation, programme spatial « 863 » | 1978-1990 | Modernisation, ouverture économique, relance spatiale | Deng Xiaoping, Source |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre la date de création de la 5ème Académie (1956) avec le début officiel du programme spatial chinois.
- Assimiler la déclaration de 1958 à une revendication territoriale expansive, alors qu’elle concerne principalement la mer territoriale.
- Confondre la politique des Quatre Modernisations (1978) avec le programme spatial « 863 » (1986), qui lui succède.
- Omettre la distinction entre souveraineté maritime revendiquée en 1958 et la reconnaissance internationale ultérieure.
- Confondre la période de développement spatial avec la période de modernisation économique, qui sont distinctes.
- Négliger le rôle de la coopération avec l’URSS/Russie dans le développement spatial dans les années 1980.
- Confondre la mer territoriale de 12 milles avec la zone économique exclusive (ZEE), qui est plus large.
✅ Checklist Examen
- Connaître la date de création de la Cinquième Académie de recherche du ministère de la Défense nationale (1956) et son rôle dans l’indépendance spatiale.
- Maîtriser la définition de l’indépendance spatiale selon Perroux.
- Savoir que la déclaration de 1958 établit une mer territoriale de 12 milles, incluant Taïwan, et ses implications pour la souveraineté maritime.
- Identifier les principales revendications chinoises sur la mer et Taïwan dans le contexte de 1958.
- Comprendre la Politique des Quatre Modernisations initiée par Deng Xiaoping en 1978 et ses objectifs.
- Connaître le rôle des Zones Économiques Spéciales dans la littoralisation de l’économie chinoise.
- Savoir que le programme spatial « 863 » (1986) marque une étape dans la relance des ambitions spatiales chinoises.
- Maîtriser la coopération avec l’URSS/Russie dans le développement spatial dans les années 1980.
- Identifier la création de l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA, 1993) comme étape clé dans l’autonomie spatiale.
- Connaître la différence entre souveraineté maritime revendiquée en 1958 et la reconnaissance internationale ultérieure.
- Comprendre la stratégie défensive de la Chine dans la défense côtière durant la période 1958.
- Savoir que la période 1956-86 est marquée par une affirmation de souveraineté dans l’espace et en mer.
- Connaître les enjeux liés à la rivalité sino-soviétique dans le développement spatial.
- Maîtriser la notion de littoralisation et maritimisation dans le contexte économique chinois.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : « Zones Économiques Spéciales », « mer territoriale », « souveraineté maritime ».
- Connaître la définition de la conférence de Bandung et son impact sur la politique spatiale chinoise.
- S’assurer de la compréhension des concepts clés liés à la souveraineté maritime et spatiale.
- Identifier les principales dates et acteurs dans le développement spatial et maritime chinois.
- Vérifier la maîtrise des enjeux géopolitiques liés à la souveraineté maritime et spatiale.
- Connaître la différence entre autonomie technologique et dépendance dans le contexte spatial.
- Vérifier la capacité à faire un résumé synthétique des stratégies chinoises dans ces domaines.
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