Revision sheet: Ouverture de la succession : causes et effets

Plan du Cours

  1. Causes d'ouverture successions
  2. DécÚs et causes assimilées
  3. Date et lieu d'ouverture
  4. Conditions d'héritier
  5. Ordre des héritiers
  6. Degré de parenté
  7. Fente successorale
  8. Représentation en succession
  9. Indignité successorale
  10. Effets de l'indignité
  11. Partage par tĂȘte et branche

1. Causes d'ouverture successions

Notions clés & Définitions

  • DĂ©cĂšs : La mort d'une personne, qui constitue la cause principale d'ouverture de la succession. Selon MaĂŻssane BELMILOUD (droit privĂ©), la mort peut ĂȘtre naturelle ou non, mais certains droits spĂ©ciaux, comme l'article L137-7 al 1 du Code des assurances, excluent la validitĂ© de l'assurance en cas de suicide volontaire. L’article 78 du Code civil prĂ©cise que l’acte de dĂ©cĂšs doit ĂȘtre reçu par un officier d’état civil.

  • Causes assimilĂ©es au dĂ©cĂšs : Situations oĂč la succession s’ouvre comme si la personne Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©e, notamment la disparition et l’absence. La disparition est dĂ©finie par l’article 88 du CC, qui permet une dĂ©claration judiciaire lorsque le corps n’a pas Ă©tĂ© retrouvĂ© dans des circonstances mettant la vie en danger, rendant le dĂ©cĂšs certain. L’absence, quant Ă  elle, est reconnue par les articles 112 et 122 du CC, qui instaurent la prĂ©somption d’absence lorsque personne n’a donnĂ© de nouvelles depuis plus de 20 ans, avec possibilitĂ© de dĂ©claration judiciaire.

  • Disparition : Situation oĂč une personne est portĂ©e disparue dans des circonstances de danger, mais dont le dĂ©cĂšs peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme certain par une dĂ©claration judiciaire. Selon l’article 88 du CC, cette dĂ©claration permet d’ouvrir la succession comme en cas de dĂ©cĂšs.

  • Absence : Situation oĂč une personne a cessĂ© de paraĂźtre sans qu’on ait de nouvelles, nĂ©cessitant une procĂ©dure judiciaire pour Ă©tablir la prĂ©somption d’absence. Selon l’article 112 du CC, la prĂ©somption peut ĂȘtre demandĂ©e aprĂšs 10 ans, et l’article 122 du CC prĂ©voit la dĂ©claration aprĂšs plus de 20 ans sans nouvelle. La succession s’ouvre aprĂšs transcription du jugement, conformĂ©ment Ă  l’article 128 du CC.

  • Article 720 du Code civil : disposition prĂ©cisant que les successions s’ouvrent par la mort au dernier domicile du dĂ©funt, ce qui dĂ©termine le lieu d’ouverture et la compĂ©tence juridictionnelle.

Points essentiels

  • La cause principale d’ouverture est le dĂ©cĂšs, qu’il soit naturel ou non, avec une attention particuliĂšre Ă  la cause de la mort dans certains droits spĂ©ciaux (ex : assurance vie, article L137-7 du Code des assurances).
  • La disparition, reconnue par l’article 88 du CC, permet une dĂ©claration judiciaire lorsque le corps n’est pas retrouvĂ©, rendant la mort certaine.
  • L’absence, rĂ©gie par les articles 112, 122 et 128 du CC, repose sur la prĂ©somption d’absence lorsque personne n’a donnĂ© de nouvelles depuis plus de 20 ans, avec possibilitĂ© d’ouverture de la succession.
  • La date d’ouverture est celle du dĂ©cĂšs ou de la dĂ©claration judiciaire d’absence/disparition, dĂ©terminant la loi applicable et la transmission des biens.
  • Le lieu d’ouverture est celui du dernier domicile du dĂ©funt, conformĂ©ment Ă  l’article 720 du CC. La compĂ©tence juridictionnelle est liĂ©e Ă  ce lieu, selon l’article 45 du CPC.

À retenir

L’ouverture de la succession se produit principalement par le dĂ©cĂšs, mais peut Ă©galement rĂ©sulter de la dĂ©claration judiciaire de disparition ou de prĂ©somption d’absence, toutes ces situations Ă©tant rĂ©gies par des rĂšgles prĂ©cises pour dĂ©terminer le moment et le lieu de l’ouverture.

2. DécÚs et causes assimilées

Notions clés & Définitions

  • DĂ©cĂšs : La mort d'une personne, cause principale d'ouverture de la succession, qu'elle soit naturelle ou non. Selon MaĂŻssane BELMILOUD (d’aprĂšs le droit civil), la mort est la cause du dĂ©cĂšs, mais certains droits spĂ©ciaux, comme l'article L 137-7 al 1 du Code des assurances, excluent la validitĂ© de l'assurance en cas de suicide volontaire.

  • Article 78 du Code civil : Dispose que l’acte de dĂ©cĂšs doit ĂȘtre reçu par un officier d’état civil, constituant la preuve officielle de la mort d’une personne.

  • DĂ©claration judiciaire de disparition : ProcĂ©dure prĂ©vue par l’article 88 du CC permettant de dĂ©clarer la disparition d'une personne en danger, lorsque le corps n’a pas Ă©tĂ© retrouvĂ©, rendant la disparition certaine.

  • PrĂ©somption d’absence : Dispositif prĂ©vu aux articles 112 et 122 du CC, qui permet, en l’absence de nouvelles depuis plus de 20 ans ou sur demande aprĂšs 10 ans, de prĂ©sumer l’absence d’une personne, facilitant la dĂ©volution de ses biens.

  • Jugement dĂ©claratif d’absence et ses effets : ConformĂ©ment aux articles 128-130 du CC, ce jugement ouvre la succession en dĂ©clarant l’absence, et si la personne reparaĂźt, ses biens lui sont restituĂ©s (articles 129 et 130 CC).

Points essentiels

  • La cause principale d’ouverture de la succession est le dĂ©cĂšs, dĂ©fini comme la mort naturelle ou non, avec une distinction pour certains droits spĂ©ciaux comme l’assurance (BELMILOUD). La mort doit ĂȘtre certaine, sauf cas de disparition ou d’absence.

  • La dĂ©claration judiciaire de disparition (article 88 CC) intervient lorsque le corps n’est pas retrouvĂ©, mais la situation prĂ©sente un danger ou une circonstance mettant en doute la vie de la personne. Elle permet de faire jouer la prĂ©somption d’absence.

  • La prĂ©somption d’absence (articles 112, 122 CC) s’applique lorsque la personne n’a pas donnĂ© de nouvelles depuis plus de 20 ans ou sur demande aprĂšs 10 ans, permettant d’ouvrir la succession et de gĂ©rer ses biens.

  • La procĂ©dure de dĂ©claration d’absence (articles 128-130 CC) implique une dĂ©cision judiciaire qui, si elle est prononcĂ©e, ouvre la succession. En cas de rĂ©apparition, les biens sont rĂ©intĂ©grĂ©s dans le patrimoine de la personne (articles 129 et 130 CC).

  • La date d’ouverture de la succession est gĂ©nĂ©ralement celle du dĂ©cĂšs ou de la dĂ©claration d’absence, dĂ©terminant la loi applicable et la transmission des biens (articles 78, 88, 90 al 3, 128 CC).

  • Le lieu d’ouverture est celui du dernier domicile du dĂ©funt, qui dĂ©termine la compĂ©tence juridictionnelle (article 720 CC, article 102 CC, article 45 CPC).

À retenir

Le dĂ©cĂšs constitue la cause principale d’ouverture de la succession, mais la disparition ou l’absence dĂ©clarĂ©e judiciairement peuvent Ă©galement y conduire, en utilisant des procĂ©dures spĂ©cifiques pour garantir la dĂ©volution des biens en l’absence de certitude sur la mort.

3. Date et lieu d'ouverture

Notions clés & Définitions

  • Date d'ouverture de la succession : Moment prĂ©cis Ă  partir duquel la dĂ©volution successorale commence, dĂ©terminĂ© par la survenance de l'Ă©vĂ©nement de dĂ©cĂšs ou d'une cause assimilĂ©e (articles 78, 88, 90 al 3, 128 CC). Elle sert Ă  appliquer le droit applicable et Ă  identifier les hĂ©ritiers en fonction de leur existence ou conception Ă  cette date.

  • Articles 78, 88, 90 al 3, 128 CC : Dispositions lĂ©gales prĂ©cisant la date d'ouverture de la succession dans diffĂ©rentes situations, notamment dĂ©cĂšs, disparition, ou dĂ©claration judiciaire d'absence. La date influence la dĂ©volution et la compĂ©tence juridictionnelle.

  • Lieu d'ouverture de la succession : Dernier domicile du dĂ©funt, considĂ©rĂ© comme le lieu oĂč la succession s'ouvre (article 720 CC). Ce lieu dĂ©termine la compĂ©tence du tribunal pour les demandes relatives Ă  la succession (article 45 CPC).

  • DĂ©finition du domicile (article 102 CC) : Le lieu oĂč une personne a son principal Ă©tablissement pour l'exercice de ses droits civils. En l'absence de domicile stable, l'Ă©lection de domicile fait foi. La localisation du domicile du dĂ©funt dĂ©termine le lieu d'ouverture.

  • CompĂ©tence juridictionnelle liĂ©e au lieu d'ouverture (article 45 CPC) : La juridiction compĂ©tente pour connaĂźtre des affaires relatives Ă  la succession est celle du lieu d'ouverture, gĂ©nĂ©ralement le dernier domicile du dĂ©funt, jusqu'au partage inclus.

Points essentiels

  • La date d'ouverture de la succession est gĂ©nĂ©ralement celle du dĂ©cĂšs, mais peut aussi rĂ©sulter d'une dĂ©claration judiciaire d'absence (articles 88, 128 CC). Elle dĂ©termine la pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence pour l'application du droit successoral (articles 78, 90 al 3 CC).

  • La date influence la dĂ©volution des biens, notamment en cas de pluralitĂ© d'hĂ©ritiers ou de changements lĂ©gislatifs. Elle sert aussi Ă  fixer la transmission des droits et obligations Ă  partir de cette date.

  • Le lieu d'ouverture est celui du dernier domicile du dĂ©funt, qui doit ĂȘtre sa rĂ©sidence principale au moment du dĂ©cĂšs (article 720 CC). En cas d'absence de domicile, l'Ă©lection de domicile prĂ©vaut (article 102 CC).

  • La compĂ©tence juridictionnelle est liĂ©e au lieu d'ouverture, conformĂ©ment Ă  l'article 45 CPC, ce qui dĂ©termine le tribunal territorialement compĂ©tent pour traiter la succession.

  • La dĂ©finition du domicile (article 102 CC) prĂ©cise que le lieu principal d'Ă©tablissement ou l'Ă©lection de domicile en cas d'absence de rĂ©sidence stable dĂ©termine le lieu de localisation.

À retenir

La succession s'ouvre au moment du décÚs ou d'une cause assimilée, et le lieu d'ouverture, généralement le dernier domicile du défunt, détermine la compétence juridictionnelle. La date et le lieu sont essentiels pour appliquer la loi et organiser la dévolution successorale.

4. Conditions d'héritier

Notions clés & Définitions

  • Existence (article 725 al 1 CC) : La condition essentielle pour hĂ©riter, il faut que la personne existe au moment de l'ouverture de la succession ou qu'elle ait Ă©tĂ© conçue et naisse viable. La personne conçue est prĂ©sumĂ©e exister dĂšs lors que cela sert l'intĂ©rĂȘt de l'enfant (article 311 du CC).
  • Personne conçue (infans conceptus) : Une personne qui n'est pas encore nĂ©e mais dont la conception est prĂ©sumĂ©e avoir eu lieu dans une pĂ©riode dĂ©terminĂ©e (du 180e au 300e jour avant la naissance), permettant de lui reconnaĂźtre des droits successoraux si elle naĂźt viable (article 311 du CC).
  • ThĂ©orie des co-mourants : La rĂšgle selon laquelle, en cas de dĂ©cĂšs simultanĂ© ou indĂ©terminĂ©, on considĂšre la date de dĂ©cĂšs pour dĂ©terminer qui a survĂ©cu, afin de dĂ©terminer la vocation successorale (historique, modifiĂ©e par la loi de 2001). Elle concerne notamment l’ordre des dĂ©cĂšs dans une mĂȘme circonstance.
  • Absence d’indignitĂ© (articles 726 et 727 CC) : La condition pour hĂ©riter qui exclut ceux qui ont portĂ© atteinte au dĂ©funt ou qui ont Ă©tĂ© condamnĂ©s pour certains crimes ou dĂ©lits, privant ainsi leur droit Ă  succĂ©der. L’indignitĂ© peut ĂȘtre de plein droit (condamnation pĂ©nale) ou facultative (jugement du tribunal).
  • Personne morte (hypothĂšses) : La personne peut participer Ă  la succession si elle est morte au mĂȘme moment que d’autres ou si sa mort est certaine (disparition dĂ©clarĂ©e judiciaire ou prĂ©somption d’absence). La thĂ©orie des co-mourants et la dĂ©claration judiciaire de disparition sont des mĂ©canismes pour Ă©tablir la mort ou la prĂ©somption d’absence (articles 88, 112, 122 CC).

Points essentiels

  • La condition d’existence Ă  l’ouverture de la succession est rĂ©gie par l’article 725 al 1 CC : il faut que le hĂ©ritier soit vivant ou conçu et viable Ă  ce moment-lĂ . La conception est prĂ©sumĂ©e selon l’article 311 du CC, qui fixe une pĂ©riode de 180 Ă  300 jours avant la naissance pour la conception prĂ©sumĂ©e.
  • La thĂ©orie des co-mourants permet de dĂ©terminer l’ordre des dĂ©cĂšs lorsque plusieurs personnes dĂ©cĂšdent simultanĂ©ment ou dans des circonstances indĂ©terminĂ©es, influant sur la dĂ©volution successorale. La loi de 2001 a modifiĂ© cette thĂ©orie en permettant d’établir l’ordre par tout moyen, Ă©vitant ainsi la difficultĂ© de dĂ©terminer qui est mort en premier.
  • L’absence d’indignitĂ© est une condition pour hĂ©riter, excluant ceux qui ont portĂ© atteinte au dĂ©funt ou qui ont Ă©tĂ© condamnĂ©s pour certains crimes ou dĂ©lits, avec des distinctions entre indignitĂ© de plein droit (condamnation pĂ©nale) et indignitĂ© facultative (jugement). L’indignitĂ© est une peine personnelle, relative et rĂ©troactive, qui ne touche pas les hĂ©ritiers de l’indignĂ©.
  • La personne conçue mais non nĂ©e peut participer Ă  la succession si elle naĂźt viable, conformĂ©ment Ă  la prĂ©somption d’existence (article 311 du CC). La mort ou la disparition dĂ©clarĂ©e judiciairement permettent aussi de faire entrer dans la succession des personnes qui sont mortes ou disparues au moment de l’ouverture.

À retenir

L’éligibilitĂ© Ă  hĂ©riter repose sur la condition d’existence, qui inclut la personne vivante ou conçue et viable Ă  l’ouverture, ainsi que sur l’absence d’indignitĂ©, cette derniĂšre excluant ceux qui ont portĂ© atteinte au dĂ©funt ou ont Ă©tĂ© condamnĂ©s pour certains crimes. La thĂ©orie des co-mourants et la dĂ©claration judiciaire d’absence jouent un rĂŽle clĂ© pour Ă©tablir la mort ou la prĂ©somption d’absence.

5. Ordre des héritiers

Notions clés & Définitions

  • Ordre des hĂ©ritiers (article 734 CC) : hiĂ©rarchie lĂ©gale dĂ©terminant la prioritĂ© des catĂ©gories d'hĂ©ritiers selon leur lien de parentĂ© avec le dĂ©funt, excluant les ordres infĂ©rieurs si un ordre supĂ©rieur est prĂ©sent.
  • Exclusion des ordres infĂ©rieurs : principe selon lequel la prĂ©sence d’un hĂ©ritier d’un ordre supĂ©rieur empĂȘche la dĂ©volution aux hĂ©ritiers des ordres infĂ©rieurs, assurant une hiĂ©rarchie stricte.
  • Ordre des descendants, ascendants, collatĂ©raux : catĂ©gories d’hĂ©ritiers classĂ©s selon leur degrĂ© de parentĂ© avec le dĂ©funt, oĂč les descendants (en ligne directe descendante) ont prioritĂ© sur les ascendants (en ligne directe ascendante), eux-mĂȘmes sur les collatĂ©raux (frĂšres, sƓurs, oncles, tantes).
  • DegrĂ© de parentĂ© : mesure de la distance gĂ©nĂ©alogique entre le dĂ©funt et l’hĂ©ritier, calculĂ©e en nombre de gĂ©nĂ©rations, influant sur la hiĂ©rarchie et l’éligibilitĂ© Ă  hĂ©riter (articles 741-743 CC).
  • ReprĂ©sentation (voir section 8) : mĂ©canisme permettant Ă  un hĂ©ritier de remplacer un parent prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© dans la ligne successorale, sous conditions, pour prĂ©server la vocation successorale de sa descendance.
  • Point Ă  retenir : La hiĂ©rarchie des hĂ©ritiers, rĂ©gie par l’article 734 CC, garantit que seuls les hĂ©ritiers de l’ordre le plus Ă©levĂ© prĂ©sents Ă  l’ouverture de la succession recueillent les biens, excluant ceux des ordres infĂ©rieurs.

6. Degré de parenté

Notions clés & Définitions

  • DegrĂ© de parentĂ© : La distance gĂ©nĂ©alogique entre deux personnes, mesurĂ©e en nombre de gĂ©nĂ©rations qui les sĂ©parent, dĂ©terminant leur lien de parentĂ© en succession. **AUTEUR (date) : « La proximitĂ© de parentĂ© s'Ă©tablit par le nombre de gĂ©nĂ©rations » (article 741 du Code civil).
  • Lien entre ordre des hĂ©ritiers et degrĂ© de parentĂ© : L’ordre successoral est hiĂ©rarchisĂ© selon le degrĂ© de parentĂ©, les hĂ©ritiers plus proches en degrĂ© Ă©tant prĂ©fĂ©rĂ©s, conformĂ©ment Ă  l’article 744 du Code civil.
  • Importance du degrĂ© pour la dĂ©volution successorale : Le degrĂ© limite le nombre d’hĂ©ritiers, notamment en fixant un plafond de 6 degrĂ©s pour les collatĂ©raux (article 745 du Code civil), et influence la hiĂ©rarchie et la rĂ©partition des parts.

Points essentiels

  • La proximitĂ© de parentĂ© s’établit par le nombre de gĂ©nĂ©rations sĂ©parant deux individus, chaque gĂ©nĂ©ration correspondant Ă  un degrĂ© (article 741 du CC).
  • La ligne directe dĂ©signe la relation entre ascendants et descendants, oĂč chaque Ă©tape reprĂ©sente un degrĂ© (article 743 du CC). La relation entre frĂšre et sƓur ou cousins est en ligne collatĂ©rale, comptant aussi en degrĂ©s depuis l’auteur commun (article 742 du CC).
  • La fente successorale divise la succession en branches (paternelle et maternelle), chaque branche Ă©tant considĂ©rĂ©e sĂ©parĂ©ment, et limite la succession Ă  6 degrĂ©s pour les collatĂ©raux (article 745 du CC).
  • La reprĂ©sentation permet Ă  un hĂ©ritier d’un degrĂ© plus Ă©loignĂ© de succĂ©der en lieu et place d’un hĂ©ritier plus proche, lorsque celui-ci est dĂ©cĂ©dĂ© ou indigne (article 744-1 du CC).
  • La hiĂ©rarchisation des hĂ©ritiers repose sur leur degrĂ©, avec une prioritĂ© aux plus proches, et une exclusion automatique au-delĂ  du 6e degrĂ© (article 745 du CC).

À retenir

Le degrĂ© de parentĂ© mesure la distance gĂ©nĂ©alogique entre deux personnes, et dĂ©termine leur position dans la hiĂ©rarchie successorale, en limitant notamment Ă  six le nombre d’hĂ©ritiers collatĂ©raux.

7. Fente successorale

Notions clés & Définitions

  • Fente successorale : MĂ©canisme juridique permettant de diviser la succession en plusieurs parts distinctes, notamment par branche ou par tĂȘte, en cas de dĂ©volution Ă  plusieurs hĂ©ritiers. Elle vise Ă  assurer une rĂ©partition Ă©quitable lorsque plusieurs branches familiales sont concernĂ©es. (article 752 du Code civil)

  • Partage par branche : Mode de dĂ©volution oĂč la succession est divisĂ©e en parts Ă©gales entre les branches paternelle et maternelle, chaque branche Ă©tant reprĂ©sentĂ©e par ses hĂ©ritiers les plus proches. La fente des ascendants en est un exemple, appliquĂ©e lorsque le dĂ©funt laisse des ascendants de diffĂ©rentes branches. (article 747 du Code civil)

  • Partage par tĂȘte : Mode de partage oĂč chaque hĂ©ritier, Ă  degrĂ© Ă©gal, reçoit une part Ă©gale de la succession. La rĂ©forme de 2001 a remplacĂ© la fente ordinaire par ce mode pour simplifier la dĂ©volution. Elle s'applique notamment en cas de succession entre descendants ou collatĂ©raux. (article 752 du Code civil)

  • RĂšgles historiques de la fente : Origine du droit coutumier du nord de la France, oĂč la succession Ă©tait divisĂ©e en deux parts Ă©gales entre les branches paternelle et maternelle pour prĂ©server l'intĂ©gritĂ© des patrimoines familiaux. Elle s'appliquait aux successions sans postĂ©ritĂ©. (ancienne loi du 3 dĂ©cembre 2001)

  • Fente des ascendants : Division de la succession entre les ascendants de la branche paternelle et de la branche maternelle, chaque branche se partageant la moitiĂ© si plusieurs ascendants existent. La branche la plus proche dans chaque ligne prime, et en cas d'absence dans une branche, l'autre recueille toute la succession. (articles 747-748 du Code civil)

  • Fente des collatĂ©raux ordinaires : Division de la succession entre frĂšres et sƓurs ou leurs descendants, en appliquant la rĂšgle de la proximitĂ© en degrĂ©s, puis par tĂȘte si Ă©galitĂ©. La fente se referme si une branche est vide, excluant les hĂ©ritiers plus Ă©loignĂ©s. (articles 749-750 du Code civil)

Points essentiels

  • La fente successorale intervient principalement dans le contexte de successions sans postĂ©ritĂ© ou en cas de dĂ©volution entre plusieurs branches familiales, notamment lors de successions d'ascendants ou de collatĂ©raux. Elle permet d'Ă©viter que des hĂ©ritiers de degrĂ©s Ă©loignĂ©s ne participent Ă  la succession en divisant la masse successorale en parts distinctes par branche. (article 752 du Code civil)

  • La fente des ascendants consiste Ă  diviser la succession en deux parts Ă©gales entre la branche paternelle et la branche maternelle, chaque branche Ă©tant reprĂ©sentĂ©e par ses ascendants les plus proches. Si une branche est absente, l'autre recueille la totalitĂ©. Elle s'applique en l'absence de descendants ou de collatĂ©raux privilĂ©giĂ©s. (articles 747-748 du Code civil)

  • La fente des collatĂ©raux ordinaires concerne la dĂ©volution entre frĂšres, sƓurs et leurs descendants, en appliquant la proximitĂ© en degrĂ©s. La succession est partagĂ©e par tĂȘte Ă  Ă©galitĂ©, mais la fente se ferme si une branche est vide, excluant les hĂ©ritiers plus Ă©loignĂ©s. (articles 749-750 du Code civil)

  • La rĂ©forme de 2001 a remplacĂ© la fente ordinaire par un partage par tĂȘte, simplifiant la dĂ©volution et Ă©vitant la division en branches. La fente demeure applicable dans certains cas spĂ©cifiques, notamment pour la succession d’un adoptĂ© simple ou en l’absence de descendants. (article 752 du Code civil)

  • La rĂšgle de la hiĂ©rarchie en degrĂ©s limite la participation des hĂ©ritiers Ă  six degrĂ©s, excluant ceux plus Ă©loignĂ©s, afin de privilĂ©gier les liens familiaux proches. La fente permet de gĂ©rer la coexistence d’hĂ©ritiers de degrĂ©s diffĂ©rents en divisant la masse successorale. (article 745 du Code civil)

À retenir

La fente successorale est un mĂ©canisme ancien qui divise la succession en parts distinctes par branche ou par tĂȘte, permettant une rĂ©partition Ă©quitable entre hĂ©ritiers proches tout en excluant ceux plus Ă©loignĂ©s, et a Ă©tĂ© modernisĂ©e en partie par la rĂ©forme de 2001 pour simplifier la dĂ©volution.

8. Représentation en succession

Notions clés & Définitions

  • Principe de reprĂ©sentation : MĂ©canisme permettant Ă  un hĂ©ritier de prendre la place d’un hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© dans la ligne successorale, afin d’assurer la transmission des droits successoraux Ă  ses descendants (voir AUTEUR (date) : principe gĂ©nĂ©ral de la reprĂ©sentation).

  • Conditions d'application de la reprĂ©sentation : La reprĂ©sentation s’applique lorsque l’hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© laisse des descendants, et que la reprĂ©sentation est admise dans le cadre de la dĂ©volution successorale, notamment en absence de l’hĂ©ritier direct (voir AUTEUR (date) : conditions d’admission).

  • Effet de la reprĂ©sentation sur la dĂ©volution successorale : La reprĂ©sentation permet aux descendants de l’hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© de succĂ©der Ă  sa place, en intĂ©grant leur part dans la succession comme si l’hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© Ă©tait encore en vie, modifiant ainsi la rĂ©partition des parts (voir AUTEUR (date) : effet juridique de la reprĂ©sentation).

Points essentiels

  • La reprĂ©sentation est une rĂšgle de dĂ©volution qui permet aux descendants d’un hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© de participer Ă  la succession Ă  la place de leur ancĂȘtre, Ă©vitant ainsi la dĂ©perdition de droits successoraux (voir AUTEUR (date) : principe de continuitĂ©).

  • Elle s’applique uniquement si l’hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© a laissĂ© des descendants, conformĂ©ment aux conditions fixĂ©es par la loi (articles 750 et suivants du Code civil). La reprĂ©sentation ne concerne pas les collatĂ©raux ou autres catĂ©gories d’hĂ©ritiers.

  • La reprĂ©sentation peut ĂȘtre totale ou partielle, selon que tous ou seulement certains descendants de l’hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© participent Ă  la succession. Elle modifie la hiĂ©rarchie successorale en permettant Ă  ces descendants de succĂ©der Ă  la place de leur ancĂȘtre (voir AUTEUR (date) : modalitĂ©s de la reprĂ©sentation).

  • La reprĂ©sentation a un impact direct sur la dĂ©volution successorale : elle peut faire Ă©voluer la hiĂ©rarchie des hĂ©ritiers, notamment en cas de dĂ©cĂšs simultanĂ© ou de co-mort, en permettant aux descendants de participer Ă  la succession mĂȘme si leur parent est dĂ©cĂ©dĂ© (voir AUTEUR (date) : effets pratiques).

À retenir

La reprĂ©sentation en succession assure la continuitĂ© de la transmission en permettant aux descendants d’un hĂ©ritier prĂ©dĂ©cĂ©dĂ© de succĂ©der Ă  sa place, sous rĂ©serve des conditions lĂ©gales, et modifie la hiĂ©rarchie successorale pour Ă©viter la perte de droits.

9. Indignité successorale

Notions clés & Définitions

  • IndignitĂ© successorale : DĂ©chĂ©ance du droit de succĂ©der Ă  cause d’un comportement moralement rĂ©prĂ©hensible envers le dĂ©funt, entraĂźnant la privation du droit Ă  l’hĂ©ritage.
  • Cas d’indignitĂ© de plein droit (article 726 CC) : Situations oĂč la loi prĂ©voit automatiquement la dĂ©chĂ©ance du droit de succĂ©der, notamment lorsqu’un hĂ©ritier est condamnĂ© pour avoir volontairement ou involontairement causĂ© la mort du dĂ©funt ou portĂ© atteinte Ă  ses intĂ©rĂȘts (ex : assassinat, empoisonnement).
  • Cas d’indignitĂ© facultative (article 727 CC) : Situations oĂč la dĂ©chĂ©ance n’est pas automatique, mais prononcĂ©e par le juge Ă  la demande d’un intĂ©ressĂ©, en cas de condamnation pour violences, barbarie, dĂ©nonciation calomnieuse, ou abstention volontaire d’empĂȘcher un crime ayant causĂ© la mort du dĂ©funt.
  • ProcĂ©dure de dĂ©claration d’indignitĂ© facultative : Demande formulĂ©e devant le tribunal compĂ©tent (TJ du lieu d’ouverture de la succession) dans un dĂ©lai de 6 mois Ă  compter du dĂ©cĂšs ou de la condamnation, pour faire prononcer l’indignitĂ©.
  • Effets personnels et relatifs de l’indignitĂ© : L’indignitĂ© prive l’hĂ©ritier de ses droits successoraux (ab intestat), mais ne remet pas en cause les dons ou legs dĂ©jĂ  reçus sauf rĂ©vocation pour ingratitude. Elle ne concerne que la relation entre le dĂ©cujus et l’hĂ©ritier indigne, sans affecter les autres membres de la famille.

Points essentiels

  • L’indignitĂ© successorale est une sanction morale et juridique visant Ă  exclure de la succession un hĂ©ritier ayant portĂ© atteinte au dĂ©funt, soit par une condamnation automatique (article 726 CC), soit par dĂ©cision judiciaire (article 727 CC).
  • Cas d’indignitĂ© de plein droit (article 726 CC) : La condamnation pour avoir volontairement ou involontairement causĂ© la mort du dĂ©funt, notamment par assassinat ou empoisonnement, entraĂźne la dĂ©chĂ©ance automatique du droit de succĂ©der. La condamnation doit ĂȘtre ferme et portĂ©e par une juridiction pĂ©nale (articles L 132-2, 1133-9 du Code PĂ©nal).
  • Cas d’indignitĂ© facultative (article 727 CC) : Peut ĂȘtre prononcĂ©e pour des actes de barbarie, violences volontaires, tortures, viols, dĂ©nonciation calomnieuse, ou abstention volontaire d’empĂȘcher un crime ayant causĂ© la mort. La demande doit ĂȘtre formulĂ©e dans un dĂ©lai de 6 mois (articles 727-1, 729-1 CC).
  • La dĂ©claration d’indignitĂ© est prononcĂ©e par le tribunal, qui peut Ă©galement accorder un pardon (article 728 CC). La rĂ©vocation pour ingratitude est possible si le dĂ©cujus pardonne Ă  l’hĂ©ritier indigne.
  • Effets : L’indignitĂ© prive l’hĂ©ritier de ses droits successoraux, mais n’affecte pas ses droits sur les libĂ©ralitĂ©s dĂ©jĂ  reçues, sauf rĂ©vocation pour ingratitude. Elle ne concerne que la relation successorale directe avec le dĂ©funt, sans toucher aux autres membres de la famille.

À retenir

L’indignitĂ© successorale, qu’elle soit automatique ou prononcĂ©e par le juge, constitue une sanction morale et juridique qui exclut l’hĂ©ritier indigne de la succession, tout en respectant la protection des libĂ©ralitĂ©s dĂ©jĂ  accordĂ©es et la possibilitĂ© de pardon.

10. Effets de l'indignité

Notions clés & Définitions

  • IndignitĂ© successorale (article 728 CC) : Sanction qui prive un hĂ©ritier de son droit Ă  succĂ©der en raison d’un comportement moralement rĂ©prĂ©hensible envers le dĂ©funt, mais sans affecter la participation des hĂ©ritiers de l’indigne (article 728 CC).
  • Effets personnels de l’indignitĂ© : L’indignitĂ© entraĂźne la dĂ©chĂ©ance du droit de succĂ©der pour l’hĂ©ritier indigne, mais ne remet pas en cause ses dons ou legs dĂ©jĂ  reçus, sauf rĂ©vocation pour ingratitude (article 728 CC).
  • Pardon du dĂ©funt (article 728 CC) : PossibilitĂ© pour le dĂ©funt, de son vivant, de pardonner Ă  l’hĂ©ritier indigne, ce qui rĂ©tablit ses droits successoraux. La rĂ©vocation pour ingratitude est alors annulĂ©e si le pardon est accordĂ©.
  • Maintien des dons et legs malgrĂ© l’indignitĂ© : Les libĂ©ralitĂ©s faites Ă  l’hĂ©ritier indigne restent valides, sauf si le dĂ©funt a expressĂ©ment rĂ©voquĂ© ces dons pour ingratitude (article 728 CC).
  • IndignitĂ© n’affectant pas les hĂ©ritiers de l’indigne : Les hĂ©ritiers de l’indigne ne sont pas frappĂ©s par l’indignitĂ©, ils peuvent participer Ă  la succession en reprĂ©sentation de leur auteur, sauf si l’indignitĂ© est dĂ©clarĂ©e de plein droit (articles 726, 727 CC).

Points essentiels

  • L’indignitĂ© successorale est une sanction personnelle et relative, qui prive l’hĂ©ritier de son droit Ă  succĂ©der, mais ne remet pas en cause la participation des autres hĂ©ritiers (article 728 CC).
  • Elle peut rĂ©sulter d’un cas de plein droit, notamment lorsque l’hĂ©ritier est condamnĂ© pour avoir volontairement ou involontairement portĂ© atteinte au dĂ©funt, notamment par violence ou crime (article 726 CC).
  • Les cas d’indignitĂ© facultative, Ă©largis par la loi de 2001, concernent notamment les condamnations pour violences, tortures, actes de barbarie, ou dĂ©nonciation calomnieuse (article 727 CC).
  • La dĂ©claration d’indignitĂ© peut ĂȘtre demandĂ©e par tout intĂ©ressĂ© dans un dĂ©lai de 6 mois aprĂšs le dĂ©cĂšs ou la condamnation (articles 727-1, 728 CC).
  • La possibilitĂ© de pardon par le dĂ©funt permet de rĂ©tablir l’hĂ©ritier indigne dans ses droits, annulant ainsi la dĂ©claration d’indignitĂ© (article 728 CC).
  • L’indignitĂ© ne concerne que la dĂ©volution lĂ©gale, et n’affecte pas la capacitĂ© des hĂ©ritiers de l’indigne Ă  participer Ă  la succession par reprĂ©sentation.

À retenir

L’indignitĂ© successorale prive l’hĂ©ritier de son droit Ă  succĂ©der en raison de comportements moralement rĂ©prĂ©hensibles, mais ses effets peuvent ĂȘtre annulĂ©s par le pardon du dĂ©funt, et elle n’affecte pas la participation des hĂ©ritiers de l’indigne.

11. Partage par tĂȘte et branche

Notions clés & Définitions

  • Partage par tĂȘte : Mode de dĂ©volution successorale oĂč chaque hĂ©ritier, au mĂȘme degrĂ©, reçoit une part Ă©gale de la succession, indĂ©pendamment de leur position dans la branche familiale. AUTEUR (date) : principe d'Ă©galitĂ© entre hĂ©ritiers Ă  degrĂ© Ă©gal.

  • Partage par branche (fente successorale) : MĂ©thode de division oĂč la succession est d'abord sĂ©parĂ©e en branches (paternelle et maternelle), puis chaque branche est dĂ©volue selon ses propres rĂšgles, souvent en privilĂ©giant l'hĂ©ritier le plus proche dans chaque branche. AUTEUR (date) : origine historique du droit coutumier du Nord de la France.

  • Application pratique du partage successoral : La mise en Ɠuvre concrĂšte des rĂšgles de partage par tĂȘte ou par branche, dĂ©terminant la rĂ©partition des parts entre hĂ©ritiers selon leur degrĂ© de parentĂ© et leur branche d'origine. AUTEUR (date) : principe de simplification et d'Ă©galitĂ© dans la dĂ©volution successorale.

  • ConsĂ©quences sur la rĂ©partition des parts : La mĂ©thode choisie influence directement la part de chaque hĂ©ritier, avec le partage par tĂȘte assurant une Ă©galitĂ© stricte, tandis que la fente par branche peut conduire Ă  une division inĂ©gale ou Ă  la clĂŽture de la branche si un seul hĂ©ritier la reprĂ©sente. AUTEUR (date) : principe de hiĂ©rarchisation et d'exclusion en fonction du degrĂ© et de la branche.

Points essentiels

  • La fente successorale (partage par branche) permet de diviser la succession en deux branches principales (paternelle et maternelle) lorsque le dĂ©funt laisse des ascendants ou collatĂ©raux de plusieurs branches, en appliquant la rĂšgle de l'hĂ©ritier le plus proche dans chaque branche (articles 746-750 du CC). Elle exclut les hĂ©ritiers plus Ă©loignĂ©s si un reprĂ©sentant plus proche existe dans une branche.

  • La rĂšgle de l'Ă©galitĂ© par tĂȘte (article 744 al 2 du CC) s'applique lorsque plusieurs hĂ©ritiers du mĂȘme degrĂ© sont prĂ©sents, leur attribuant une part Ă©gale, sauf en cas de fente ou de reprĂ©sentation.

  • La fente ordinaire (articles 746-750 du CC) s'applique en cas d'absence de descendants ou de collatĂ©raux privilĂ©giĂ©s, en divisant la succession en deux branches (paternelle et maternelle), puis en attribuant la part du plus proche dans chaque branche.

  • La reprĂ©sentation intervient lorsque un hĂ©ritier dĂ©cĂ©dĂ© laisse des descendants qui prennent sa place dans la succession, permettant Ă  ces derniers de participer Ă  la dĂ©volution en remplacement de leur auteur (article 751 du CC).

  • La clĂŽture de la branche se produit si un seul reprĂ©sentant de cette branche existe, empĂȘchant la continuation de la fente et concentrant la succession dans cette branche (articles 747-750 du CC).

À retenir

Le partage par tĂȘte garantit une Ă©galitĂ© entre hĂ©ritiers du mĂȘme degrĂ©, tandis que la fente par branche privilĂ©gie la proximitĂ© dans chaque branche, pouvant conduire Ă  la clĂŽture d'une branche si un seul hĂ©ritier la reprĂ©sente. Ces rĂšgles structurent la hiĂ©rarchie et la rĂ©partition des parts dans la succession.

Tableaux de SynthĂšse

CritÚreDéfinition / RÚgleAuteur / Référence
Cause d'ouvertureDécÚs (naturel ou non), disparition, absence (présomption)Maïssane BELMILOUD, art. 78, 88, 112, 122, 128 CC
DisparitionPersonne portée disparue dans circonstances de danger, déclaration judiciaireArt. 88 CC
AbsencePersonne sans nouvelles depuis >20 ans, ou sur demande aprÚs 10 ans, déclaration judiciaireArt. 112, 122, 128 CC
Date d'ouvertureMoment du dĂ©cĂšs ou dĂ©claration judiciaire d’absence/disparitionArt. 78, 88, 90, 128 CC
Lieu d'ouvertureDernier domicile du défuntArt. 720 CC
Compétence juridictionnelleTribunal du lieu d'ouvertureArt. 45 CPC

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre dĂ©cĂšs et disparition : la disparition peut ouvrir la succession via dĂ©claration judiciaire, mais n’est pas un dĂ©cĂšs certain.
  2. Oublier que la prĂ©somption d’absence s’applique aprĂšs 20 ans sans nouvelles, ou sur demande aprĂšs 10 ans.
  3. Confusion entre la date du dĂ©cĂšs et celle de la dĂ©claration judiciaire d’absence ou de disparition.
  4. NĂ©gliger que le lieu d’ouverture est celui du dernier domicile, pas nĂ©cessairement celui oĂč la personne est dĂ©cĂ©dĂ©e.
  5. Confondre la cause d’ouverture (dĂ©cĂšs) avec la cause assimilĂ©e (disparition, absence).
  6. Omettre que la dĂ©claration judiciaire d’absence peut ouvrir la succession mĂȘme si la personne est vivante mais absente.
  7. Ignorer que la succession s’ouvre Ă  la date du dĂ©cĂšs ou de la dĂ©claration, pas avant.

Checklist Examen

  1. Connaßtre la définition de Maïssane BELMILOUD sur la mort et ses implications en droit civil.
  2. MaĂźtriser l’article 78 du Code civil relatif Ă  l’acte de dĂ©cĂšs.
  3. Savoir distinguer entre décÚs, disparition et absence, avec leurs conditions et procédures.
  4. ConnaĂźtre l’article 88 du CC sur la dĂ©claration judiciaire de disparition.
  5. Comprendre la prĂ©somption d’absence selon les articles 112 et 122 du CC.
  6. Savoir que la dĂ©claration judiciaire d’absence ouvre la succession conformĂ©ment aux articles 128-130 du CC.
  7. Identifier la date d’ouverture de la succession : dĂ©cĂšs ou dĂ©claration judiciaire.
  8. ConnaĂźtre le lieu d’ouverture : dernier domicile du dĂ©funt (art. 720 CC).
  9. MaĂźtriser la compĂ©tence du tribunal en fonction du lieu d’ouverture (art. 45 CPC).
  10. Savoir que la succession s’ouvre Ă  la date du dĂ©cĂšs ou de la dĂ©claration, selon la situation.
  11. ConnaĂźtre la diffĂ©rence entre cause de dĂ©cĂšs et causes assimilĂ©es pour l’ouverture.
  12. Vérifier la maßtrise du vocabulaire spécifique : disparition, absence, déclaration judiciaire, présomption.

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1. Qu'est-ce qu'une cause d'ouverture de succession dans le droit civil?

2. Quel article du Code civil prĂ©voit la dĂ©claration judiciaire de disparition permettant d’ouvrir la succession comme en cas de dĂ©cĂšs?

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Causes d'ouverture successions

DécÚs ou causes assimilées comme disparition ou absence

DĂ©cĂšs — dĂ©finition ?

Mort d'une personne, cause principale d'ouverture.

DĂ©cĂšs — dĂ©finition ?

Mort certaine, naturelle ou non, ouvrant la succession

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