Revision sheet: Constitution de 1958 et crise institutionnelle

Plan du Cours

  1. Processus constitutionnel 1958
  2. Contexte politique IVe République
  3. Crise institutionnelle 1958
  4. Crise coloniale Algérie
  5. RĂŽle de Charles de Gaulle
  6. Élaboration d'urgence constitutionnelle
  7. Révision article 90 1946
  8. Mise en place du régime 1958
  9. Pouvoirs exceptionnels de Gaulle
  10. Légitimité référendaire 1958

1. Processus constitutionnel 1958

Notions clés & Définitions

LongĂ©vitĂ© exceptionnelle de la Constitution de 1958 : La Constitution adoptĂ©e le 4 octobre 1958 a cĂ©lĂ©brĂ© ses 65 ans, tĂ©moignant d'une stabilitĂ© rare dans l’histoire constitutionnelle française, en contraste avec l’instabilitĂ© des rĂ©gimes prĂ©cĂ©dents caractĂ©risĂ©s par des constitutions Ă©phĂ©mĂšres et des crises politiques rĂ©currentes.

RĂ©silience face aux Ă©volutions politiques majeures : La Constitution de 1958 a su rĂ©sister Ă  des changements politiques importants, tels que l’alternance en 1981, les pĂ©riodes de cohabitation, et la prĂ©sence de majoritĂ©s relatives Ă  l’AssemblĂ©e nationale, en maintenant la stabilitĂ© du rĂ©gime.

Capacité du régime à absorber les tensions institutionnelles : La Ve République a montré sa faculté à intégrer et gérer des tensions institutionnelles et politiques, notamment lors de crises comme celles de 1958 ou de 1981, grùce à ses mécanismes institutionnels et à la figure de son président.

FragilitĂ© actuelle du rĂ©gime face Ă  la fragmentation parlementaire de 2024 : La crise politique de 2024, avec une fragmentation sans prĂ©cĂ©dent de la majoritĂ© parlementaire et l’absence de majoritĂ© claire pour le chef de l’État, met en Ă©vidence la vulnĂ©rabilitĂ© du rĂ©gime face Ă  des blocages institutionnels, rappelant les difficultĂ©s de la IVe RĂ©publique (voir section 2).

AUTEUR (source) : La Constitution de 1958 a été élaborée dans un contexte de crise profonde, notamment la crise de mai 1958, et a été conçue pour assurer la stabilité politique face à ces tensions (voir section 1).

Points essentiels

  • La Constitution de 1958 a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e dans un contexte de crise institutionnelle et politique majeure, notamment la crise algĂ©rienne et la crise de mai 1958, avec un processus d’élaboration d’urgence.
  • La IVe RĂ©publique, caractĂ©risĂ©e par une instabilitĂ© chronique due Ă  un rĂ©gime parlementaire fragmentĂ© et Ă  la dĂ©pendance de l’exĂ©cutif Ă  la majoritĂ© parlementaire (article 49 de la Constitution de 1946), a montrĂ© ses limites face aux crises, notamment la guerre d’AlgĂ©rie et la crise de mai 1958.
  • La crise du 13 mai 1958 Ă  Alger, avec l’organisation du ComitĂ© de Salut Public par Massu et la dĂ©mission de Pierre Pflimlin, a Ă©tĂ© l’évĂ©nement dĂ©clencheur de la mise en place de la Ve RĂ©publique.
  • Charles de Gaulle, appelant Ă  assumer les pouvoirs de la RĂ©publique, a nĂ©gociĂ© son investiture comme prĂ©sident du Conseil le 1er juin 1958, formant un gouvernement d’union nationale pour gĂ©rer la crise.
  • La loi d’habilitation du 2 juin 1958 a permis Ă  de Gaulle de prendre par ordonnance toutes mesures lĂ©gislatives nĂ©cessaires pour redresser la situation, pour une durĂ©e limitĂ©e de 6 mois, avec un Parlement « mis en congĂ© ».
  • La rĂ©vision de l’article 90 de la Constitution de 1946, pour permettre une procĂ©dure de rĂ©vision plus rapide, a Ă©tĂ© dĂ©rogĂ©e par la loi constitutionnelle du 3 juin 1958, permettant la rĂ©daction d’un nouveau texte constitutionnel.
  • La nouvelle Constitution, adoptĂ©e par rĂ©fĂ©rendum le 28 septembre 1958, a Ă©tĂ© conçue pour garantir la stabilitĂ© et la pĂ©rennitĂ© du rĂ©gime, en renforçant le pouvoir exĂ©cutif et en limitant la dĂ©pendance Ă  la majoritĂ© parlementaire.

À retenir

La Constitution de 1958, conçue dans un contexte de crise, a su instaurer un régime stable et résilient, mais la fragilité actuelle du régime face à la fragmentation parlementaire de 2024 soulÚve la question de sa pérennité face aux nouveaux défis politiques.

2. Contexte politique IVe République

Notions clés & Définitions

  • InstabilitĂ© politique (IVe RĂ©publique) : CaractĂ©risĂ©e par une succession rapide de gouvernements, avec environ 20 cabinets en 12 ans, due Ă  la fragilitĂ© du rĂ©gime parlementaire qui place le pouvoir exĂ©cutif sous l’indĂ©pendance du Parlement. La majoritĂ© parlementaire est trĂšs fragmentĂ©e, ce qui entraĂźne une instabilitĂ© constante.
    Source : "La Constit de 58 s’inscrit dans un contexte particulier, marquĂ©e par une crise institutionnelle profonde..."

  • SystĂšme parlementaire avec indĂ©pendance du pouvoir exĂ©cutif : RĂ©gime oĂč le Parlement dĂ©tient le pouvoir lĂ©gislatif et contrĂŽle le gouvernement, qui doit obtenir la confiance de l’AssemblĂ©e nationale (article 49 de la Constitution de 1946). La fragilitĂ© de cette relation favorise la rotation rapide des gouvernements.
    Source : "En application de l’article 49 de la Constit de 1946, le gouvernement doit dĂ©tenir la confiance de l’AN ce qui signifie qu’il peut ĂȘtre renversĂ© Ă  tout moment par une motion de censure."

  • Article 49 de la Constitution de 1946 et motion de censure : Dispositif permettant Ă  l’AssemblĂ©e nationale de renverser le gouvernement en votant une motion de censure, renforçant l’instabilitĂ© gouvernementale. La majoritĂ© fragile facilite la chute rapide des cabinets.
    Source : "En application de l’article 49 de la Constit de 1946, le gouvernement doit dĂ©tenir la confiance de l’AN ce qui signifie qu’il peut ĂȘtre renversĂ© Ă  tout moment par une motion de censure."

  • MultiplicitĂ© et rotation rapide des gouvernements : RĂ©sulte de l’instabilitĂ© parlementaire, avec une succession de nombreux gouvernements en peu de temps, illustrant l’incapacitĂ© Ă  stabiliser l’exĂ©cutif face Ă  une majoritĂ© fragmentĂ©e.
    Source : "On a dénombré environ 20 gouvernements en 12 ans."

  • Fragmentation et multipartisme au Parlement : PrĂ©sence de nombreux partis politiques, rendant difficile la formation de majoritĂ©s stables, ce qui accentue la crise de gouvernance et l’instabilitĂ© politique.
    Source : "Ce multipartisme explique aussi l’instabilitĂ© politique au-delĂ  des rĂšgles du rĂ©gime parlementaire."

Points essentiels

  • La IVe RĂ©publique, instaurĂ©e en 1946, est marquĂ©e par une instabilitĂ© chronique, notamment Ă  cause du systĂšme parlementaire qui donne une grande indĂ©pendance au Parlement et limite l’efficacitĂ© de l’exĂ©cutif.
  • La dĂ©pendance du gouvernement Ă  la confiance de l’AssemblĂ©e nationale, combinĂ©e Ă  la possibilitĂ© de motions de censure, entraĂźne une rotation rapide des cabinets, avec environ 20 gouvernements en 12 ans.
  • La fragmentation partisane et le multipartisme rendent difficile la formation de majoritĂ©s solides, aggravant la crise politique.
  • La crise de mai 1948 et la guerre d’AlgĂ©rie dĂ©butĂ©e en 1954 illustrent l’incapacitĂ© du rĂ©gime Ă  rĂ©pondre efficacement aux crises majeures, prĂ©cipitant sa chute.
  • La crise de mai 1958, avec l’émergence du ComitĂ© de Salut Public et l’appel de de Gaulle, marque la fin de la IVe RĂ©publique et le dĂ©but de la Constitution de 1958, conçue pour stabiliser le rĂ©gime.
  • La Constitution de 1958 a rĂ©sistĂ© Ă  l’épreuve du temps, malgrĂ© les doutes initiaux, en raison de sa capacitĂ© Ă  absorber des crises majeures comme l’alternance de 1981 ou les pĂ©riodes de cohabitation.
  • Cependant, la fragmentation rĂ©cente lors des Ă©lections lĂ©gislatives de 2024 montre que la stabilitĂ© est encore fragile, remettant en question la pĂ©rennitĂ© du rĂ©gime.

À retenir

La IVe RĂ©publique, malgrĂ© sa forte instabilitĂ© politique et ses crises rĂ©currentes, a permis l’émergence d’un rĂ©gime qui, par ses mĂ©canismes, a su rĂ©sister Ă  plusieurs crises majeures, mais sa fragilitĂ© demeure face aux dĂ©fis contemporains.

3. Crise institutionnelle 1958

Notions clés & Définitions

  • Crise institutionnelle profonde de 1958 : pĂ©riode durant laquelle les institutions françaises sont gravement fragilisĂ©es par une instabilitĂ© chronique, notamment en raison de l’incapacitĂ© du rĂ©gime de la IVe RĂ©publique Ă  faire face aux crises majeures, ce qui conduit Ă  une remise en question du rĂ©gime lui-mĂȘme.
  • Double crise politique et institutionnelle : situation oĂč la crise politique (conflits, tensions, crise coloniale) et la crise institutionnelle (fragilitĂ© des structures, incapacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux crises) se renforcent mutuellement, exacerbant la crise globale du rĂ©gime.
  • ÉvĂ©nement dĂ©clencheur : crise du 13 mai 1958 Ă  Alger : Ă©pisode oĂč, face Ă  la montĂ©e des tensions en AlgĂ©rie, des Ă©meutes et une insurrection menĂ©e par des partisans de l’AlgĂ©rie française, le gĂ©nĂ©ral Massu et un ComitĂ© de Salut Public (CSP) formĂ© Ă  Alger rĂ©clament la dĂ©mission du gouvernement, prĂ©cipitant la crise politique.
  • Formation du ComitĂ© de Salut Public Ă  Alger : groupe composĂ© de gaullistes et de militaires, qui, lors de la crise du 13 mai 1958, revendique la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© en AlgĂ©rie, en organisant une sorte de putsch pour faire pression sur Paris et rĂ©clamer l’intervention de Charles de Gaulle.
  • Impasse politique avant l’appel Ă  de Gaulle : situation oĂč la crise politique atteint un point mort, sans solution institutionnelle claire, obligeant Ă  faire appel Ă  une figure extĂ©rieure pour sortir de l’impasse, ce qui se concrĂ©tise par l’appel de de Gaulle le 15 mai 1958.

Points essentiels

  • La Constitution de 1958 a Ă©tĂ© conçue dans un contexte de crise institutionnelle et politique majeure, marquĂ©e par une instabilitĂ© chronique de la IVe RĂ©publique, caractĂ©risĂ©e par une rotation rapide des gouvernements (environ 20 en 12 ans) et une majoritĂ© parlementaire fragmentĂ©e.
  • La crise du 13 mai 1958 Ă  Alger constitue l’évĂ©nement dĂ©clencheur, avec des Ă©meutes et une insurrection menĂ©e par des partisans de l’AlgĂ©rie française, qui mettent en pĂ©ril la stabilitĂ© du gouvernement français.
  • La formation du ComitĂ© de Salut Public Ă  Alger, composĂ© de gaullistes et de militaires, constitue une rĂ©ponse Ă  l’impasse politique, en revendiquant la nĂ©cessitĂ© d’un changement de rĂ©gime pour assurer la stabilitĂ©.
  • La situation d’impasse politique est aggravĂ©e par l’incapacitĂ© du gouvernement de la IVe RĂ©publique Ă  rĂ©pondre efficacement aux crises, notamment coloniale et internationale, ce qui pousse Ă  faire appel Ă  Charles de Gaulle.
  • La crise aboutit Ă  l’appel de de Gaulle le 15 mai 1958, qui se dĂ©clare prĂȘt Ă  assumer les pouvoirs de la RĂ©publique, et Ă  la formation d’un gouvernement d’union nationale.
  • La procĂ©dure d’élaboration de la Constitution de 1958, en urgence, s’inscrit dans cette double crise, avec une rĂ©vision constitutionnelle exceptionnelle permettant Ă  de Gaulle d’obtenir des pouvoirs renforcĂ©s pour sortir de l’impasse.

À retenir

La crise de 1958, dĂ©clenchĂ©e par la crise du 13 mai Ă  Alger et la formation du ComitĂ© de Salut Public, rĂ©vĂšle l’incapacitĂ© du rĂ©gime de la IVe RĂ©publique Ă  faire face Ă  ses crises, conduisant Ă  une intervention dĂ©cisive de de Gaulle et Ă  la mise en place d’un nouveau rĂ©gime par la Constitution de 1958.

4. Crise coloniale Algérie

Notions clés & Définitions

  • Guerre d'AlgĂ©rie (1954-1962) : conflit entre le Front de LibĂ©ration Nationale (FLN) et l'État français, marquĂ© par une lutte pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie, avec des violences, des attentats, et une rĂ©pression sĂ©vĂšre. AUTEUR (date) : contexte historique de la dĂ©colonisation et de la lutte armĂ©e.

  • Opposition entre FLN et État français : antagonisme entre le mouvement indĂ©pendantiste FLN, qui revendique la souverainetĂ© algĂ©rienne, et l'État français, qui souhaite maintenir l'AlgĂ©rie comme territoire français, alimentant une guerre asymĂ©trique et une crise politique majeure.

  • Tensions croissantes menant Ă  la crise de 1958 : escalade de violences, insurrections, et crise politique en mĂ©tropole, notamment Ă  Alger, oĂč la situation devient ingĂ©rable, provoquant la crise institutionnelle qui aboutira Ă  la constitution de 1958.

  • RĂŽle des partisans de l'AlgĂ©rie française dans les Ă©meutes : groupes mobilisĂ©s pour dĂ©fendre le maintien de l'AlgĂ©rie dans le giron français, participant aux Ă©meutes de mai 1958 Ă  Alger, soutenant le maintien de l'AlgĂ©rie dans la RĂ©publique, et contribuant Ă  la dĂ©stabilisation du rĂ©gime en place.

  • Impact de la crise coloniale sur la crise institutionnelle : la guerre d'AlgĂ©rie et ses tensions exacerbent la crise politique en France, fragilisant la IVe RĂ©publique, accĂ©lĂ©rant la chute du rĂ©gime et justifiant la mise en place de la Ve RĂ©publique sous l'impulsion de Charles de Gaulle.

Points essentiels

  • La guerre d'AlgĂ©rie dĂ©bute officiellement en 1954 avec le dĂ©but des hostilitĂ©s du FLN contre l'État français, marquant une rupture dans la colonisation et une intensification du conflit colonial. Elle se caractĂ©rise par une violence accrue, des attentats, et une rĂ©pression sĂ©vĂšre, notamment par l'armĂ©e française.

  • La situation en AlgĂ©rie devient ingĂ©rable pour la IVe RĂ©publique, qui est dĂ©jĂ  fragilisĂ©e par une instabilitĂ© politique chronique. La crise atteint son paroxysme en mai 1958, avec les Ă©meutes Ă  Alger, oĂč des partisans de l'AlgĂ©rie française s'opposent violemment aux forces indĂ©pendantistes.

  • La crise coloniale influence directement la crise institutionnelle en mĂ©tropole : la crise d'Alger, la montĂ©e des tensions, et la dĂ©fiance envers le gouvernement de la IVe RĂ©publique conduisent Ă  la mise en cause du rĂ©gime, Ă  la chute du gouvernement de PĂ©tain, et Ă  l'appel de Charles de Gaulle pour sortir de l'impasse.

  • Les partisans de l'AlgĂ©rie française jouent un rĂŽle clĂ© dans l'escalade des violences, participant aux Ă©meutes et soutenant la rĂ©pression, ce qui contribue Ă  la polarisation du conflit et Ă  la dĂ©stabilisation du pouvoir politique en France.

  • La crise coloniale, en rĂ©vĂ©lant l'incapacitĂ© de la France Ă  gĂ©rer la guerre d'AlgĂ©rie, accĂ©lĂšre la crise institutionnelle de 1958, qui aboutira Ă  la Constitution de la Ve RĂ©publique, conçue pour renforcer le pouvoir exĂ©cutif face Ă  ces tensions.

À retenir

La guerre d'AlgĂ©rie, en exacerbant les tensions entre indĂ©pendantistes et partisans de l'AlgĂ©rie française, a Ă©tĂ© un catalyseur de la crise politique de 1958, menant Ă  la chute de la IVe RĂ©publique et Ă  l'instauration d’un rĂ©gime plus centralisĂ© sous Charles de Gaulle.

5. RĂŽle de Charles de Gaulle

Notions clés & Définitions

  • Appel de Charles de Gaulle (15 mai 1958) : Moment oĂč le gĂ©nĂ©ral dĂ©clare sa disponibilitĂ© pour assumer les pouvoirs de la RĂ©publique en rĂ©ponse Ă  la crise algĂ©rienne, marquant son entrĂ©e dans la scĂšne politique pour sortir la France de l'impasse institutionnelle.
  • Prise de position pour assumer les pouvoirs de la RĂ©publique : Engagement de de Gaulle Ă  prendre en main la direction du pays en pĂ©riode de crise, en dĂ©passant la lĂ©gitimitĂ© parlementaire pour garantir la stabilitĂ© nationale.
  • NĂ©gociations secrĂštes et engagement au rĂ©tablissement d'un gouvernement rĂ©publicain : Processus discret menĂ© par de Gaulle pour Ă©tablir un gouvernement stable, en assurant la transition vers une nouvelle constitution et en affirmant sa volontĂ© de restaurer l'autoritĂ© rĂ©publicaine.
  • Investiture comme prĂ©sident du Conseil (1er juin 1958) : Nomination officielle de de Gaulle Ă  la tĂȘte du gouvernement, marquant le dĂ©but de sa gouvernance et de la mise en Ɠuvre de ses rĂ©formes institutionnelles.
  • Mise en place d’un gouvernement d’union nationale : Formation d’un cabinet regroupant les principales forces politiques, visant Ă  garantir l’unitĂ© nationale face Ă  la crise, sous l’égide de de Gaulle.
  • VolontĂ© de garantir l’unitĂ© nationale : Objectif majeur de de Gaulle, qui cherche Ă  rassembler les diffĂ©rentes factions politiques pour stabiliser la France et prĂ©server la cohĂ©sion du pays face aux tensions internes et coloniales.

Points essentiels

  • La crise de mai 1958, dĂ©clenchĂ©e par les Ă©vĂ©nements Ă  Alger, pousse de Gaulle Ă  intervenir en dĂ©clarant sa disponibilitĂ© pour assumer les pouvoirs de la RĂ©publique, ce qui marque un tournant dĂ©cisif dans la crise institutionnelle et coloniale.
  • Son engagement se traduit par des nĂ©gociations secrĂštes avec des acteurs politiques et militaires, visant Ă  Ă©tablir un gouvernement rĂ©publicain stable, en dehors des institutions dĂ©faillantes de la IVe RĂ©publique.
  • Son investiture comme prĂ©sident du Conseil le 1er juin 1958, suite Ă  la proposition du prĂ©sident Coty, est une Ă©tape clĂ© pour lĂ©gitimer son pouvoir et initier la rĂ©forme institutionnelle.
  • La formation d’un gouvernement d’union nationale tĂ©moigne de la volontĂ© de de Gaulle de garantir l’unitĂ© nationale, en associant diffĂ©rentes forces politiques pour faire face Ă  la crise.
  • DĂšs son investiture, il demande au Parlement de lui accorder les pleins pouvoirs, via une loi d’habilitation du 2 juin 1958, pour agir rapidement face Ă  la gravitĂ© de la situation, notamment en pĂ©riode de crise coloniale et politique.
  • La dĂ©marche de de Gaulle s’inscrit dans une stratĂ©gie de rĂ©vision constitutionnelle, en contournant l’article 90 de la Constitution de 1946, pour Ă©laborer une nouvelle Constitution, soumise ensuite Ă  rĂ©fĂ©rendum, afin de renforcer l’autoritĂ© prĂ©sidentielle et stabiliser le rĂ©gime.

À retenir

Charles de Gaulle, en prenant l’initiative de dĂ©clarer sa disponibilitĂ© en mai 1958, a su transformer une crise profonde en une opportunitĂ© pour instaurer une nouvelle Constitution, consolidant ainsi le rĂ©gime de la Ve RĂ©publique.

6. Élaboration d'urgence constitutionnelle

Notions clés & Définitions

  • ProcĂ©dure d'Ă©laboration d'urgence de la Constitution de 1958 : mĂ©thode exceptionnelle utilisĂ©e pour rĂ©diger rapidement une nouvelle Constitution en rĂ©ponse Ă  une crise grave, impliquant une procĂ©dure dĂ©rogatoire et une accĂ©lĂ©ration du processus lĂ©gislatif et constitutionnel.
  • Loi d'habilitation du 2 juin 1958 : texte lĂ©gislatif qui confĂšre au gouvernement les pleins pouvoirs pour lĂ©gifĂ©rer par ordonnance, dans le cadre de l'Ă©laboration de la nouvelle Constitution, pour une durĂ©e limitĂ©e de 6 mois.
  • DĂ©lĂ©gation du pouvoir lĂ©gislatif par ordonnance : mĂ©canisme par lequel le Parlement dĂ©lĂšgue au gouvernement la capacitĂ© de lĂ©gifĂ©rer directement par ordonnance, permettant une action rapide en pĂ©riode de crise.
  • RĂ©vision de l'article 90 de la Constitution de 1946 : modification transitoire de l'article 90, qui organise la procĂ©dure de rĂ©vision constitutionnelle, pour permettre au gouvernement de prĂ©parer un projet de rĂ©vision sans passer par la procĂ©dure classique, en vue de soumettre ce projet au rĂ©fĂ©rendum.
  • Mandat pour Ă©laborer un projet de rĂ©vision constitutionnelle : autorisation donnĂ©e au gouvernement de prĂ©parer un projet de nouvelle Constitution, en dehors des voies ordinaires, dans un contexte de crise, avec l'objectif de le soumettre directement au peuple via rĂ©fĂ©rendum.
  • Soumission du projet au rĂ©fĂ©rendum populaire : Ă©tape finale oĂč le projet de Constitution Ă©laborĂ© en urgence est prĂ©sentĂ© au peuple français pour approbation, renforçant la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique de la nouvelle Constitution.

Points essentiels

La Constitution du 4 octobre 1958 a Ă©tĂ© conçue dans un contexte de crise institutionnelle et politique majeure, notamment face Ă  la crise algĂ©rienne et Ă  l’instabilitĂ© de la IVe RĂ©publique. La procĂ©dure d’élaboration de cette Constitution a Ă©tĂ© exceptionnelle, marquĂ©e par une dĂ©marche d’urgence. La loi d’habilitation du 2 juin 1958 a permis au gouvernement de disposer de pleins pouvoirs par ordonnance, dans un dĂ©lai de 6 mois, afin de rĂ©diger rapidement un nouveau texte constitutionnel. Cette dĂ©lĂ©gation du pouvoir lĂ©gislatif a Ă©tĂ© justifiĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de rĂ©pondre efficacement Ă  la crise. La rĂ©vision de l’article 90 de la Constitution de 1946, qui organisait la procĂ©dure de rĂ©vision, a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour contourner l’obstacle de l’initiative parlementaire, permettant au gouvernement d’élaborer un projet de rĂ©vision qu’il soumettrait directement au rĂ©fĂ©rendum. Ce processus a Ă©tĂ© encadrĂ© par un mandat spĂ©cifique pour Ă©laborer un projet constitutionnel, renforçant la lĂ©gitimitĂ© populaire de la nouvelle Constitution. La soumission du projet au rĂ©fĂ©rendum a Ă©tĂ© une Ă©tape clĂ© pour assurer la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique de la Constitution de 1958, dans un contexte oĂč la stabilitĂ© institutionnelle Ă©tait gravement menacĂ©e.

À retenir

L’élaboration d’urgence de la Constitution de 1958, par le biais d’une loi d’habilitation, de dĂ©lĂ©gation du pouvoir par ordonnance, et d’une rĂ©vision exceptionnelle de l’article 90, a permis de rĂ©pondre rapidement Ă  une crise profonde tout en assurant la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique du texte par rĂ©fĂ©rendum.

7. Révision article 90 1946

Notions clés & Définitions

  • Article 90 de la Constitution de 1946 : disposition qui confĂšre Ă  l’AssemblĂ©e Nationale le pouvoir d’initiative en matiĂšre de rĂ©vision constitutionnelle, en exigeant une majoritĂ© qualifiĂ©e pour adopter le projet de rĂ©vision. Selon cet article, la rĂ©vision doit ĂȘtre proposĂ©e par l’AssemblĂ©e ou le PrĂ©sident de la RĂ©publique, puis adoptĂ©e selon une procĂ©dure spĂ©cifique.

  • IncompatibilitĂ© avec les intentions de de Gaulle : l’article 90 limite la capacitĂ© du gouvernement Ă  initier rapidement une rĂ©vision constitutionnelle, ce qui est en contradiction avec la volontĂ© de Charles de Gaulle de disposer d’un pouvoir d’action plus souple et immĂ©diat pour rĂ©former le rĂ©gime, notamment dans le contexte de crise de 1958 (source : contexte historique).

  • Loi constitutionnelle du 3 juin 1958 dĂ©rogeant Ă  l’article 90 : texte adoptĂ© pour contourner la procĂ©dure stricte de l’article 90, permettant une rĂ©vision transitoire de la Constitution afin de donner au gouvernement de Gaulle la capacitĂ© d’élaborer un nouveau texte constitutionnel rapidement, en dĂ©rogeant temporairement Ă  la rĂšgle d’initiative parlementaire (source : contexte historique).

Points essentiels

  • La Constitution de 1946, en son article 90, limite l’initiative de rĂ©vision Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, ce qui ralentit le processus en pĂ©riode de crise ou de nĂ©cessitĂ© de rĂ©forme rapide, notamment dans le contexte de la crise algĂ©rienne et politique de 1958. Ce cadre est considĂ©rĂ© comme incompatible avec les ambitions de Charles de Gaulle, qui souhaite disposer d’un pouvoir d’initiative plus souple pour rĂ©former rapidement le rĂ©gime.

  • La crise de mai 1958, marquĂ©e par la crise algĂ©rienne et la montĂ©e des tensions institutionnelles, pousse Ă  une rĂ©vision constitutionnelle d’urgence. Pour cela, une loi constitutionnelle du 3 juin 1958 est adoptĂ©e, dĂ©rogeant transitoirement Ă  l’article 90, afin de permettre au gouvernement de Gaulle d’élaborer un nouveau texte constitutionnel sans passer par la procĂ©dure longue et contraignante prĂ©vue par la Constitution de 1946.

  • Cette dĂ©rogation transitoire constitue une Ă©tape clĂ© dans l’élaboration de la Constitution de la Ve RĂ©publique, en permettant la mise en place d’un rĂ©gime plus stable et centralisĂ©, en accord avec la volontĂ© de renforcer le pouvoir exĂ©cutif face aux crises institutionnelles et politiques.

À retenir

L’article 90 de la Constitution de 1946 limite l’initiative de rĂ©vision Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, mais la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 dĂ©roge temporairement Ă  cette rĂšgle pour permettre une rĂ©forme rapide, marquant ainsi un tournant dans la procĂ©dure constitutionnelle française.

8. Mise en place du régime 1958

Notions clés & Définitions

  • Mise en place du rĂ©gime de la Ve RĂ©publique : Transition institutionnelle initiĂ©e en 1958 pour instaurer un rĂ©gime plus stable, en rĂ©ponse Ă  l’instabilitĂ© de la IVe RĂ©publique, notamment par une nouvelle Constitution adoptĂ©e aprĂšs une procĂ©dure d’urgence (voir section 7).
  • Investiture de Charles de Gaulle comme prĂ©sident du Conseil : En juin 1958, suite Ă  la crise d’Alger et Ă  la dĂ©mission de Pierre PĂštain, Charles de Gaulle est investi par le Parlement comme chef du gouvernement, avec pour mission de rĂ©former le rĂ©gime (voir source).
  • Formation d’un gouvernement d’union nationale : Gouvernement regroupant les principales forces politiques pour gĂ©rer la crise et assurer la stabilitĂ©, avec Charles de Gaulle garant de l’unitĂ© nationale.
  • Fin de la IVe RĂ©publique : La chute de ce rĂ©gime en mai 1958, marquĂ©e par la crise algĂ©rienne et la crise politique, qui a conduit Ă  la mise en place d’un nouveau rĂ©gime constitutionnel.
  • Transition institutionnelle vers un rĂ©gime stable : Processus de rĂ©forme institutionnelle, notamment par la rĂ©vision de la Constitution de 1946, permettant l’adoption de la Constitution de 1958, qui Ă©tablit un rĂ©gime prĂ©sidentiel renforcĂ© (voir source).

Points essentiels

  • La Constitution du 4 octobre 1958 cĂ©lĂšbre ses 65 ans, tĂ©moignant d’une longĂ©vitĂ© exceptionnelle dans l’histoire constitutionnelle française, contrastant avec l’instabilitĂ© des rĂ©gimes prĂ©cĂ©dents caractĂ©risĂ©s par des constitutions Ă©phĂ©mĂšres et des crises politiques rĂ©currentes.
  • La Constitution de 1958 a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e dans un contexte de crise institutionnelle et politique profonde, notamment exacerbĂ©e par la guerre d’AlgĂ©rie et la crise de mai 1958, qui a vu la formation du ComitĂ© de Salut Public Ă  Alger et la dĂ©mission de PĂštain.
  • Charles de Gaulle, appelĂ© Ă  la rescousse, a publiĂ© un communiquĂ© le 15 mai 1958, se dĂ©clarant prĂȘt Ă  assumer les pouvoirs de la RĂ©publique, puis a nĂ©gociĂ© secrĂštement pour Ă©tablir un gouvernement rĂ©publicain, aboutissant Ă  son investiture le 1er juin 1958 avec un gouvernement d’union nationale.
  • La loi d’habilitation du 2 juin 1958 a permis Ă  de Gaulle d’obtenir les pleins pouvoirs pour six mois, avec la dĂ©lĂ©gation du pouvoir lĂ©gislatif au gouvernement par ordonnance, dans un contexte de crise et de nĂ©cessitĂ© de rĂ©forme rapide.
  • La rĂ©vision de l’article 90 de la Constitution de 1946, qui organisait la procĂ©dure de rĂ©vision, a Ă©tĂ© dĂ©rogĂ©e par une loi constitutionnelle du 3 juin 1958, permettant Ă  de Gaulle d’élaborer un projet de nouvelle Constitution soumis au rĂ©fĂ©rendum.
  • La Constitution de 1958 a Ă©tĂ© adoptĂ©e par rĂ©fĂ©rendum, lĂ©gitimant ainsi le nouveau rĂ©gime, qui a instaurĂ© un exĂ©cutif fort avec un prĂ©sident de la RĂ©publique dotĂ© de pouvoirs renforcĂ©s, stabilisant ainsi le cadre politique français.

À retenir

La mise en place du rĂ©gime de 1958, sous l’impulsion de Charles de Gaulle, a permis de sortir de l’instabilitĂ© de la IVe RĂ©publique en Ă©tablissant un rĂ©gime prĂ©sidentiel renforcĂ©, grĂące Ă  une procĂ©dure d’urgence et Ă  une nouvelle Constitution adoptĂ©e par rĂ©fĂ©rendum.

9. Pouvoirs exceptionnels de Gaulle

Notions clés & Définitions

  • Pouvoirs exceptionnels (1958) : Pouvoirs confĂ©rĂ©s Ă  de Gaulle par la Constitution de 1958, lui permettant d'agir en dehors des rĂšgles classiques du rĂ©gime parlementaire pour faire face Ă  la crise. Ces pouvoirs sont temporaires et encadrĂ©s par une loi d'habilitation.
  • Loi d'habilitation (2 juin 1958) : Loi permettant au gouvernement de prendre par ordonnance toutes mesures lĂ©gislatives nĂ©cessaires au redressement de la nation, pour une durĂ©e limitĂ©e de 6 mois, sous contrĂŽle parlementaire restreint.
  • DurĂ©e limitĂ©e des pleins pouvoirs (6 mois) : PĂ©riode durant laquelle de Gaulle dispose de pouvoirs exceptionnels, aprĂšs laquelle il doit rendre compte au Parlement et soumettre ses mesures Ă  ratification.
  • Mise en congĂ© du Parlement : Suspension temporaire des activitĂ©s parlementaires durant l'exercice des pleins pouvoirs, permettant au gouvernement de lĂ©gifĂ©rer par ordonnance sans contrĂŽle immĂ©diat du Parlement.
  • RĂ©vision de l'article 90 de la Constitution de 1946 (1958) : Modification transitoire pour contourner l'article 90, qui limitait l'initiative de rĂ©vision constitutionnelle Ă  l'AssemblĂ©e Nationale, afin de permettre Ă  de Gaulle d'Ă©laborer un nouveau texte constitutionnel par rĂ©fĂ©rendum.
  • Investiture de Gaulle comme prĂ©sident du Conseil (1er juin 1958) : Nomination officielle de de Gaulle Ă  la tĂȘte du gouvernement, marquant le dĂ©but de l'exercice de ses pouvoirs exceptionnels dans un contexte de crise.

Points essentiels

  • La Constitution de 1958 a Ă©tĂ© conçue dans un contexte de crise institutionnelle et politique majeure, notamment la crise algĂ©rienne et la crise du rĂ©gime de la IVe RĂ©publique.
  • De Gaulle, en tant que principal fondateur, bĂ©nĂ©ficie de pouvoirs exceptionnels pour sortir la France de cette crise, notamment par la loi d'habilitation du 2 juin 1958, qui lui confĂšre le pouvoir de lĂ©gifĂ©rer par ordonnance.
  • Ces pouvoirs sont limitĂ©s dans le temps (6 mois) et encadrĂ©s par une procĂ©dure spĂ©cifique, notamment la mise en congĂ© du Parlement, qui suspend ses activitĂ©s durant cette pĂ©riode.
  • La mise en congĂ© du Parlement permet Ă  de Gaulle d'agir rapidement et efficacement, tout en Ă©vitant les blocages parlementaires, mais pose aussi la question de la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique de ces mesures exceptionnelles.
  • La rĂ©vision de l'article 90 de la Constitution de 1946, rĂ©alisĂ©e en 1958, a permis Ă  de Gaulle d'Ă©laborer un nouveau projet de Constitution, soumis ensuite au rĂ©fĂ©rendum, renforçant la lĂ©gitimitĂ© populaire du processus.
  • Ces pouvoirs exceptionnels ont permis la mise en place d’un rĂ©gime stable, aboutissant Ă  la Constitution de la Ve RĂ©publique, tout en illustrant la capacitĂ© du rĂ©gime Ă  absorber les tensions institutionnelles.

À retenir

Les pouvoirs exceptionnels accordés à de Gaulle en 1958, encadrés par une loi d'habilitation limitée à 6 mois et la mise en congé du Parlement, ont été essentiels pour sortir la régime de la crise, tout en préparant la transition vers une nouvelle Constitution plus stable.

10. Légitimité référendaire 1958

Notions clés & Définitions

  • LĂ©gitimitĂ© rĂ©fĂ©rendaire : La lĂ©gitimitĂ© confĂ©rĂ©e Ă  un projet constitutionnel lorsqu'il est soumis directement au peuple par rĂ©fĂ©rendum, renforçant ainsi son acceptation dĂ©mocratique et sa stabilitĂ© Ă  long terme.
  • Soumission du projet de Constitution au rĂ©fĂ©rendum populaire : La procĂ©dure par laquelle le gouvernement propose le texte constitutionnel Ă  l'approbation directe des citoyens, considĂ©rĂ©e comme un acte de dĂ©mocratie participative et de lĂ©gitimation populaire.
  • RĂŽle du peuple dans l'adoption de la Constitution : La participation directe du peuple Ă  la validation de la Constitution, qui lui confĂšre une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique renforcĂ©e, notamment par le biais du rĂ©fĂ©rendum.
  • "Projet de rĂ©vision constitutionnelle" (voir section 7) : La dĂ©marche par laquelle le gouvernement, notamment sous l'impulsion de Charles de Gaulle en 1958, Ă©labore un nouveau texte constitutionnel pour rĂ©pondre Ă  une crise politique ou institutionnelle, souvent soumis au rĂ©fĂ©rendum pour lĂ©gitimer son adoption.
  • "LĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique" : La reconnaissance de la lĂ©gitimitĂ© d’un acte ou d’un texte par la participation directe ou indirecte du peuple, renforçant la lĂ©gitimitĂ© politique et la stabilitĂ© du rĂ©gime (voir contexte de 1958).

Points essentiels

  • La Constitution du 4 octobre 1958 a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e dans un contexte de crise institutionnelle et politique majeure, nĂ©cessitant une lĂ©gitimitĂ© renforcĂ©e pour assurer sa stabilitĂ©.
  • La procĂ©dure de rĂ©vision de la Constitution de 1946, notamment l’article 90, Ă©tait incompatible avec la volontĂ© de Charles de Gaulle de prendre des mesures rapides et efficaces, ce qui a conduit Ă  une dĂ©rogation transitoire pour permettre une nouvelle procĂ©dure.
  • La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 a dĂ©rogĂ© Ă  l’article 90 de la Constitution de 1946, permettant au gouvernement de prĂ©parer un projet de Constitution soumis directement au rĂ©fĂ©rendum, renforçant ainsi la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique du texte.
  • La soumission du projet de Constitution au rĂ©fĂ©rendum populaire en 1958 a Ă©tĂ© une Ă©tape clĂ© pour lĂ©gitimer le rĂ©gime de la Ve RĂ©publique, en impliquant directement le peuple dans son adoption, ce qui a permis de renforcer la stabilitĂ© et la pĂ©rennitĂ© du nouveau rĂ©gime.
  • La participation du peuple par rĂ©fĂ©rendum a Ă©tĂ© perçue comme un acte de dĂ©mocratie directe, confĂ©rant au texte une lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique et politique durable, face aux crises et aux tensions institutionnelles.

À retenir

La Constitution de 1958 a été légitimée par sa soumission au référendum populaire, ce qui lui a conféré une légitimité démocratique essentielle pour assurer la stabilité du régime face à une crise institutionnelle profonde.

Tableaux de SynthĂšse

CritÚreConstitution de 1958IVe RépubliqueAuteur / Référence
OrigineCrise de mai 1958, contexte algérienInstabilité chronique (1946-1958)La Constitution de 1958 (source)
Durée65 ans (depuis 1958)12 ans (1946-1958)-
RégimeSemi-présidentiel stabiliséParlementaire fragmenté-
InstabilitéRésistante aux crises majeures, mais fragilité récenteTrÚs instable, nombreux gouvernements-
Mécanismes clésPouvoir renforcé du président, référendumMotion de censure, multipartisme-
RĂ©silienceAbsorbe crises majeures (1981, cohabitations)Crise de mai 1958, guerre d’AlgĂ©rie-
FragilitésFragmentation parlementaire 2024Instabilité chronique, crise coloniale-

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la stabilité de la Constitution de 1958 avec la fragilité de la IVe République.
  2. Croire que la Constitution de 1958 a été élaborée sans urgence ou crise préalable.
  3. Confondre le rÎle du président dans la Ve République avec celui du gouvernement sous la IVe République.
  4. Sous-estimer l’impact de l’article 49 de la Constitution de 1946 dans l’instabilitĂ© parlementaire.
  5. Confondre la crise de mai 1958 avec la crise coloniale d’AlgĂ©rie uniquement.
  6. Prétendre que la Constitution de 1958 a été adoptée sans référendum.
  7. Confondre la légitimité référendaire de 1958 avec une légitimité électorale classique.
  8. Croire que la fragilité actuelle du régime est comparable à celle de la IVe République.
  9. Confondre la crise institutionnelle de 1958 avec la crise politique de mai 1958.
  10. Confondre la stabilité de la Constitution avec la stabilité politique effective.
  11. Omettre la contribution de Charles de Gaulle dans la mise en place du régime.
  12. Confondre la rĂ©vision de l’article 90 en 1946 avec la rĂ©vision de 1958.

Checklist Examen

  • ConnaĂźtre la dĂ©finition de la stabilitĂ© exceptionnelle de la Constitution de 1958 selon La Constitution de 1958 (source).
  • Expliquer le contexte politique de la IVe RĂ©publique, notamment l’instabilitĂ© chronique et le multipartisme.
  • Identifier les mĂ©canismes qui ont permis Ă  la Constitution de 1958 de rĂ©sister aux crises majeures.
  • Analyser le rĂŽle de Charles de Gaulle dans l’élaboration et la mise en place du rĂ©gime de 1958.
  • Comprendre la procĂ©dure d’adoption rĂ©fĂ©rendaire de la Constitution de 1958.
  • MaĂźtriser la diffĂ©rence entre crise de mai 1958, crise coloniale en AlgĂ©rie, et crise institutionnelle.
  • ConnaĂźtre l’impact de l’article 49 de la Constitution de 1946 sur la stabilitĂ© gouvernementale.
  • Savoir comment la loi d’habilitation du 2 juin 1958 a permis Ă  de Gaulle de lĂ©gifĂ©rer en urgence.
  • Identifier les mĂ©canismes de pouvoir renforcĂ©s dans la Constitution de 1958 (ex : pouvoir prĂ©sidentiel).
  • Analyser la lĂ©gitimitĂ© rĂ©fĂ©rendaire de 1958 et ses enjeux.
  • Comprendre la fragilitĂ© du rĂ©gime face Ă  la fragmentation parlementaire de 2024.
  • ConnaĂźtre la rĂ©vision de l’article 90 de la Constitution de 1946 et ses implications.
  • MaĂźtriser le contexte de crise profonde qui a conduit Ă  la Constitution de 1958.
  • Savoir que la Constitution de 1958 a Ă©tĂ© conçue pour assurer la stabilitĂ© face aux crises.
  • ConnaĂźtre les Ă©vĂ©nements clĂ©s de la crise de mai 1958 et leur rĂŽle dans la transition vers la Ve RĂ©publique.
  • Comprendre le rĂŽle du ComitĂ© de Salut Public et de Massu dans la crise de mai 1958.
  • Identifier les limites de la Constitution de 1958 face aux dĂ©fis contemporains.
  • Savoir que la stabilitĂ© de la Constitution ne garantit pas la stabilitĂ© politique effective.
  • VĂ©rifier la maĂźtrise du vocabulaire spĂ©cifique (ex : "crise institutionnelle", "rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel").
  • ConnaĂźtre les auteurs et rĂ©fĂ©rences clĂ©s : La Constitution de 1958, article 49 de la Constitution de 1946, la loi d’habilitation du 2 juin 1958, rĂ©fĂ©rendum de 1958.
  • Analyser la diffĂ©rence entre la stabilitĂ© du rĂ©gime et la stabilitĂ© politique rĂ©elle.
  • Conclure sur la pĂ©rennitĂ© du rĂ©gime face Ă  la fragmentation parlementaire de 2024.

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Processus constitutionnel 1958 — origine ?

Crise de mai 1958 et crise algérienne

Contexte IVe RĂ©publique — caractĂ©ristique ?

Instabilité chronique et multipartisme

Crise de 1958 — dĂ©clencheur ?

Crise du 13 mai Ă  Alger

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