La CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne (CEE) est une union douaniĂšre créée par six Ătats en 1957, qui Ă©tablit un marchĂ© commun sans droits de douane entre membres, tout en maintenant des tarifs douaniers sur les importations extĂ©rieures. Elle vise Ă favoriser la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes entre ses membres, grĂące Ă une politique commerciale commune.
Le Royaume-Uni dĂ©signe ici le pays insulaire qui, dans le contexte de la pĂ©riode, cherche Ă surmonter ses difficultĂ©s Ă©conomiques en intĂ©grant une organisation rĂ©gionale plus dynamique. La rĂ©fĂ©rence Ă "the United Kingdom" englobe lâensemble de ses nations constitutives, notamment lâAngleterre, lâĂcosse, le pays de Galles et lâIrlande du Nord.
Le Customs Union, ou union douaniĂšre, correspond Ă une zone oĂč les Ătats membres appliquent des tarifs douaniers communs sur les produits venant de lâextĂ©rieur, tout en supprimant les droits de douane pour le commerce intra-membres.
Dans les annĂ©es 1950-60, la stagnation Ă©conomique britannique contrastait fortement avec la croissance rapide des pays membres de la CEE, notamment la France et lâAllemagne, qui bĂ©nĂ©ficiaient du "Glorious Thirty" : une pĂ©riode de forte croissance, dâintĂ©gration du marchĂ© commun, dâattraction des investissements Ă©trangers et de modernisation industrielle accĂ©lĂ©rĂ©e. La productivitĂ© britannique accusait un retard face Ă ces concurrents, notamment en raison de la difficultĂ© de moderniser ses industries anciennes.
Le dĂ©ficit commercial du Royaume-Uni sâaggravait, la compĂ©titivitĂ© industrielle se dĂ©gradait, et la livre sterling subissait une pression accrue. La CEE, en tant que marchĂ© commun sans droits de douane entre membres, reprĂ©sentait une opportunitĂ© pour les exportateurs britanniques face Ă la concurrence extĂ©rieure, notamment en facilitant lâaccĂšs Ă un marchĂ© intĂ©grĂ© et en rĂ©duisant les coĂ»ts liĂ©s aux barriĂšres commerciales.
Historiquement, le Royaume-Uni sâappuyait sur ses liens Ă©conomiques avec le Commonwealth, ses anciennes colonies devenues indĂ©pendantes, pour maintenir son influence commerciale globale. Cependant, ces prĂ©fĂ©rences commerciales sâĂ©rodaient, rendant la CEE une alternative essentielle pour relancer la croissance Ă©conomique et retrouver une dynamique commerciale plus favorable.
LâadhĂ©sion Ă la CEE apparaissait comme une rĂ©ponse pragmatique aux dĂ©fis Ă©conomiques structurels du Royaume-Uni, notamment la stagnation, la perte de compĂ©titivitĂ© et le besoin dâaccĂ©der Ă un marchĂ© intĂ©grĂ© et en croissance, face Ă la dĂ©gradation de ses liens traditionnels avec le Commonwealth.
Common Agricultural Policy (CAP) : politique agricole commune qui organise la coopĂ©ration entre Ătats membres pour soutenir l'agriculture, notamment par des subventions et des rĂ©gulations, dont la France bĂ©nĂ©ficiait largement.
United Kingdom : pays insulaire qui, dans le contexte de l'intégration européenne, a présenté plusieurs candidatures à la Communauté économique européenne, mais a été bloqué à chaque fois par le veto français.
the United Kingdom : mĂȘme que prĂ©cĂ©demment, dĂ©signant le pays insulaire souhaitant rejoindre la CEE, dont la candidature a Ă©tĂ© rejetĂ©e Ă deux reprises par la France.
La premiĂšre candidature britannique Ă la CEE en 1961 fut rejetĂ©e par le veto de Charles de Gaulle en 1963. Ce dernier considĂ©rait que le Royaume-Uni nâĂ©tait pas vĂ©ritablement europĂ©en, Ă©tant trop liĂ© Ă la culture, Ă lâĂ©conomie et aux intĂ©rĂȘts stratĂ©giques amĂ©ricains. Il craignait que lâentrĂ©e du Royaume-Uni ne dilue le projet europĂ©en, nâintroduise un "cheval de Troie" amĂ©ricain dans la CEE, et ne mette en pĂ©ril la politique agricole commune dont la France bĂ©nĂ©ficiait largement.
MalgrĂ© la nĂ©gociation qui avait durĂ© plus dâun an avant ce veto unilatĂ©ral, cette dĂ©cision causa une grande dĂ©ception parmi les partenaires europĂ©ens de la France. La candidature britannique fut Ă nouveau bloquĂ©e en 1967 par de Gaulle, malgrĂ© un changement de gouvernement au Royaume-Uni, avec Harold Wilson et la majoritĂ© travailliste.
Le départ de de Gaulle en 1969 fut un tournant décisif, permettant la réouverture des négociations. La candidature britannique fut finalement acceptée en 1973, marquant la fin de la période de blocage liée aux veto français.
Les veto successifs de Charles de Gaulle ont retardĂ© lâintĂ©gration du Royaume-Uni dans la CEE, reflĂ©tant des divergences profondes sur la nature du projet europĂ©en et la place de la relation avec les Ătats-Unis.
Le discours de Bruges de Margaret Thatcher en 1988 a cristallisé un euroscepticisme moderne au sein du Parti conservateur.
L'euroscepticisme s'est nourri d'un cocktail de facteurs économiques, sociaux et médiatiques qui ont exacerbé les peurs et frustrations populaires.
Nigel Farage (UKIP leader)
Le rĂ©fĂ©rendum de 2016 a mis en Ă©vidence une division nette : lâAngleterre et le Pays de Galles ont majoritairement votĂ© Leave, tandis que lâĂcosse et lâIrlande du Nord ont prĂ©fĂ©rĂ© Remain. La majoritĂ© des Ă©lecteurs en Ăcosse (62%) et en Irlande du Nord (55,8%) ont votĂ© pour rester dans lâUE, contrairement Ă lâAngleterre et au Pays de Galles oĂč le Leave a Ă©tĂ© majoritaire. Londres, ville cosmopolite et universitaire, a massivement votĂ© Remain (60%), tout comme la majoritĂ© des grandes villes universitaires. Ă lâinverse, les zones rurales et les villes moyennes du Nord, du Pays de Galles et des Midlands ont fortement soutenu le Leave.
Sur le plan gĂ©nĂ©rationnel, un Ă©cart considĂ©rable sâest manifestĂ© : plus de 70% des moins de 25 ans ont votĂ© pour rester, alors que plus de 60% des plus de 65 ans ont votĂ© pour quitter. La diffĂ©rence dâopinion entre ces groupes reflĂšte un clivage gĂ©nĂ©rationnel profond.
Au niveau socio-Ă©conomique, le niveau dâĂ©ducation a Ă©tĂ© dĂ©terminant. Les diplĂŽmĂ©s universitaires ont tendance Ă voter Remain, tandis que les non-diplĂŽmĂ©s ont majoritairement votĂ© Leave. Ce contraste illustre une fracture liĂ©e Ă la formation et Ă lâaccĂšs Ă lâĂ©ducation.
Les raisons principales du vote Leave incluent la volontĂ© de retrouver la souverainetĂ© nationale, ainsi quâun rejet du systĂšme considĂ©rĂ© comme injuste et inĂ©gal. Pour beaucoup, voter Leave Ă©tait une protestation contre les Ă©lites politiques, les experts et les dirigeants, perçus comme dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ© populaire.
Le vote Brexit a cristallisĂ© des divisions profondes au sein de la sociĂ©tĂ© britannique, rĂ©vĂ©lant des clivages gĂ©nĂ©rationnels, gĂ©ographiques et socio-Ă©conomiques, qui continuent dâinfluencer le paysage politique et social du Royaume-Uni.
Le Brexit a eu des répercussions multidimensionnelles, bouleversant la politique intérieure britannique, les relations commerciales et la cohésion sociale.
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|---|
| 1957 | Création de la CEE |
| 1950-60 | Croissance économique contrastée |
| 1961 | PremiĂšre candidature britannique |
| 1963 | Veto de de Gaulle |
| 1967 | Veto de de Gaulle |
| 1969 | DeuxiĂšme candidature britannique aprĂšs veto de de Gaulle},{ |
Comparaison des candidatures britanniques Ă la CEE
| Année | Motif de rejet | Acteur principal du veto |
|---|---|---|
| 1961 | Refus de de Gaulle, considéré comme non européen | Charles de Gaulle |
| 1967 | MĂȘme motif | Charles de Gaulle |
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1. Quelle affirmation correspond au sujet « Motivations économiques du Royaume-Uni pour rejoindre la CEE » ?
2. Quelle affirmation correspond au sujet « Candidatures britanniques à la CEE et veto français de Charles de Gaulle » ?
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Motivations économiques du Royaume-Uni
Chercher croissance et marché intégré.
Veto français de de Gaulle
Bloqué l'adhésion britannique à la CEE en 1963 et 1967.
Racines de l'euroscepticisme britannique
Héritage historique, culture et souveraineté.
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