Revision sheet: Fondamentaux de la communication publicitaire

Plan du Cours

  1. Effets de la communication
  2. Stratégies publicitaires
  3. Élaboration du message
  4. Canaux et médias
  5. Effets du message
  6. Ciblage et segmentation
  7. Objectifs de communication
  8. Notoriété et image
  9. Construction de la marque
  10. Stratégies de persuasion
  11. Évaluation publicitaire
  12. Briefing et copy strategy

1. Effets de la communication

Notions clés & Définitions

  • ModĂšle bĂ©havioriste (voir section 2) : ThĂ©orie selon laquelle les comportements sont des rĂ©ponses directes Ă  des stimuli publicitaires, privilĂ©giant la rĂ©pĂ©tition et le conditionnement pour influencer le consommateur (solution publicitaire : crĂ©ation d’un systĂšme de conditionnement ; modĂšle bĂ©havioriste).

  • ModĂšle de hiĂ©rarchie des effets (voir section 7) : Approche sĂ©quentielle dĂ©crivant l’évolution du consommateur Ă  travers des Ă©tapes intermĂ©diaires, allant de la connaissance Ă  l’action, notamment faire connaĂźtre, faire aimer, faire agir (sĂ©quences Ă  plusieurs effets intermĂ©diaires).

  • Effets intermĂ©diaires de la communication : RĂ©sultats partiels entre la rĂ©ception du message et le comportement final, tels que la notoriĂ©tĂ©, l’image ou la prĂ©fĂ©rence, qui prĂ©parent l’action d’achat (voir modĂšle de hiĂ©rarchie des effets).

  • Impact de la publicitĂ© sur les comportements : Influence directe ou indirecte des messages publicitaires sur les attitudes, motivations et actions des consommateurs, pouvant conduire Ă  l’achat ou Ă  la modification de perceptions.

  • Notion de bruit contextuel et bruit publicitaire : InterfĂ©rences pouvant dĂ©tĂ©riorer la transmission du message, le bruit contextuel Ă©tant un parasite extĂ©rieur (ex : Ă©mission sur les rĂ©gimes aprĂšs une pub sur le light), tandis que le bruit publicitaire concerne la saturation du marchĂ© en dĂ©penses publicitaires (charge publicitaire, encombrement).

  • Charge publicitaire et encombrement publicitaire : Rapport entre l’espace publicitaire disponible et l’espace rĂ©dactionnel ou de contenu, dĂ©terminant la saturation du mĂ©dia (ex : 66% max pour les magazines), influençant la visibilitĂ© et l’efficacitĂ© du message.

Points essentiels

  • La communication influence les comportements selon deux modĂšles principaux : bĂ©havioriste, qui repose sur la rĂ©ponse Ă  des stimuli simples et rĂ©pĂ©titifs, et la hiĂ©rarchie des effets, qui considĂšre une progression sĂ©quentielle d’étapes intermĂ©diaires (faire connaĂźtre, faire aimer, faire agir).

  • Le modĂšle bĂ©havioriste privilĂ©gie des messages simples, souvent Ă  faible implication, utilisant le conditionnement par la rĂ©pĂ©tition pour renforcer la mĂ©morisation et la rĂ©ponse comportementale.

  • La hiĂ©rarchie des effets met en Ă©vidence que la communication ne peut pas agir directement sur l’acte d’achat sans passer par des Ă©tapes intermĂ©diaires, telles que la notoriĂ©tĂ© et l’image, qui varient selon le type d’achat (rĂ©flĂ©chi ou affectif) et le niveau d’implication.

  • Les effets intermĂ©diaires, comme la notoriĂ©tĂ© ou l’image de marque, jouent un rĂŽle crucial dans la prĂ©paration Ă  l’action, en crĂ©ant un lien psychologique entre la marque et le consommateur.

  • Les interfĂ©rences comme le bruit contextuel ou publicitaire peuvent rĂ©duire l’efficacitĂ© du message, en empĂȘchant sa rĂ©ception ou sa comprĂ©hension optimale.

  • La charge publicitaire, ou encombrement, limite la capacitĂ© d’un mĂ©dia Ă  faire ressortir un message, impactant la mĂ©morisation et la perception du message par le public.

À retenir

Les effets de la communication se dĂ©ploient selon des modĂšles thĂ©oriques qui expliquent comment un message influence le comportement, en passant par des Ă©tapes intermĂ©diaires, tout en Ă©tant susceptible d’ĂȘtre altĂ©rĂ© par le bruit et la saturation publicitaire.

2. Stratégies publicitaires

Notions clés & Définitions

  • Fixation du budget de communication : DĂ©termination des ressources financiĂšres allouĂ©es Ă  une campagne publicitaire en fonction des objectifs fixĂ©s et des parts de marchĂ© visĂ©es, afin d’optimiser l’impact tout en maĂźtrisant les coĂ»ts. (Source : contenu source)

  • Choix stratĂ©giques des supports publicitaires : SĂ©lection des mĂ©dias, hors mĂ©dias, promotions, et Ă©vĂ©nements en fonction de leur capacitĂ© Ă  atteindre la cible, leur influence sur le sens du message, et leur cohĂ©rence avec la stratĂ©gie globale. (Source : contenu source)

  • Campagnes de communication virale : StratĂ©gies utilisant la viralitĂ© d’Internet pour diffuser rapidement un message, en exploitant le partage entre utilisateurs, afin de maximiser la visibilitĂ© et l’engagement. (Source : contenu source)

  • Critiques sociologiques et Ă©thiques de la publicitĂ© : Analyse des effets de la publicitĂ© sur la sociĂ©tĂ©, notamment la reproduction de stĂ©rĂ©otypes, la normalisation de normes sociales, et les risques de manipulation ou de choc, comme le souligne Pascale Weil (date). (Source : contenu source)

  • RĂŽle des talents crĂ©atifs dans la publicitĂ© : Importance des designers, rĂ©alisateurs, et autres professionnels artistiques dans la conception du message, leur crĂ©ativitĂ© Ă©tant essentielle pour capter l’attention et susciter l’émotion. (Source : contenu source)

  • Utilisation des registres humoristiques et Ă©motionnels : Emploi de l’humour ou des Ă©motions (joie, peur, colĂšre) pour renforcer l’impact du message, favoriser la mĂ©morisation, et engager le consommateur. (Source : contenu source)

Points essentiels

  • La fixation du budget doit ĂȘtre alignĂ©e avec les objectifs de parts de marchĂ© et d’image, en intĂ©grant tous les supports (publicitĂ©s, relations publiques, opĂ©rations promotionnelles, Ă©vĂ©nementiel, marketing direct, viral). Elle dĂ©pend des ambitions stratĂ©giques et de la cible visĂ©e.

  • Le choix des supports doit prendre en compte leur influence sur le sens du message, leur capacitĂ© Ă  capter l’attention, et leur adĂ©quation avec la cible. La crĂ©ativitĂ© dans le choix des mĂ©dias (supports innovants, contextes captifs, supports insolites) est un levier clĂ©.

  • La communication virale permet une diffusion rapide et Ă  faible coĂ»t, mais nĂ©cessite une stratĂ©gie prĂ©cise pour susciter le partage et l’engagement. Elle s’appuie souvent sur des contenus humoristiques ou Ă©motionnels.

  • Les critiques sociologiques soulignent que la publicitĂ© peut renforcer des stĂ©rĂ©otypes sexistes ou sociaux, ou vĂ©hiculer des normes discutables, ce qui soulĂšve des enjeux Ă©thiques. Pascale Weil (date) insiste sur la diversitĂ© des visions que la publicitĂ© offre de la sociĂ©tĂ©.

  • La crĂ©ativitĂ© des talents (designers, rĂ©alisateurs) est fondamentale pour produire des messages diffĂ©renciants, impactants, et en cohĂ©rence avec la stratĂ©gie de marque. Leur rĂŽle dĂ©passe la simple esthĂ©tique pour toucher Ă  l’émotion et Ă  l’engagement.

  • L’emploi de registres humoristiques ou Ă©motionnels doit respecter une limite Ă©thique, notamment en Ă©vitant de heurter la sensibilitĂ© ou de tomber dans l’inacceptable, conformĂ©ment Ă  l’article 4 du Code de la Chambre de commerce internationale.

À retenir

La stratĂ©gie publicitaire repose sur une allocation stratĂ©gique du budget en fonction des objectifs et parts de marchĂ©, en choisissant des supports innovants et cohĂ©rents, tout en intĂ©grant une dimension crĂ©ative et Ă©thique pour maximiser l’impact et la crĂ©dibilitĂ© de la campagne.

3. Élaboration du message

Notions clés & Définitions

  • Codage et dĂ©codage du message publicitaire : Processus par lequel l’émetteur transforme une idĂ©e en signes (codage) et que le rĂ©cepteur interprĂšte (dĂ©codage). La rĂ©ussite dĂ©pend de la cohĂ©rence entre le sens voulu et celui perçu (voir section 4).
  • SĂ©miologie appliquĂ©e Ă  la publicitĂ© : Étude des signes et de leur signification dans le message publicitaire. Selon Roland Barthes (1957), le signifiant est la forme (image, texte) et le signifiĂ© est le sens (connotation ou dĂ©notation).
  • Signifiant et signifiĂ© : Concepts issus de la sĂ©miologie. Le signifiant est la reprĂ©sentation matĂ©rielle (image, mot), le signifiĂ© est le concept ou la signification qu’il Ă©voque. La relation entre eux peut ĂȘtre dĂ©notĂ©e (signification objective) ou connotĂ©e (subjective, symbolique).
  • Langage verbal et non verbal dans le message : Le langage verbal inclut le texte, les slogans, les discours ; le non verbal comprend l’image, la gestuelle, les couleurs, la mise en scĂšne. Leur interaction enrichit la communication et influence la perception.
  • Techniques rhĂ©toriques pour la conception du message : MĂ©thodes telles que l’adjonction (ajout d’élĂ©ments pour renforcer le message), la suppression (Ă©limination d’informations pour susciter l’interrogation), et la substitution (remplacement d’un signe par un autre, ex. mĂ©taphore). Ces techniques visent Ă  capter l’attention et Ă  renforcer l’impact.
  • Test de conformitĂ© du message avant lancement : VĂ©rification prĂ©alable pour s’assurer que le sens perçu par le rĂ©cepteur correspond Ă  l’intention de l’émetteur, notamment via des analyses sĂ©miologiques ou des entretiens.

Points essentiels

  • Le processus de codage doit ĂȘtre prĂ©cis pour Ă©viter toute confusion ou mauvaise interprĂ©tation, en utilisant des signes identifiables (logo, slogan, couleurs) pour attribuer clairement le message Ă  la source.
  • La sĂ©miologie permet d’analyser la relation entre le signifiant (forme) et le signifiĂ© (sens), en distinguant dĂ©notation (signification objective) et connotation (signification subjective). Par exemple, une image de guĂ©pard habillĂ© d’une doudoune dĂ©notĂ©e comme un animal rapide, connotĂ©e comme symbole de performance ou de fraĂźcheur.
  • La cohĂ©rence entre le langage verbal et non verbal est cruciale pour renforcer le message. Le texte peut aider Ă  l’interprĂ©tation de l’image, et vice versa.
  • Les techniques rhĂ©toriques (adjonction, suppression, substitution) sont employĂ©es pour rendre le message plus attractif, surprenant ou Ă©vocateur, en jouant sur la rĂ©pĂ©tition, la mĂ©taphore ou l’ambiguĂŻtĂ©.
  • Avant le lancement, il est essentiel de tester la conformitĂ© du message pour s’assurer que la signification perçue correspond Ă  celle souhaitĂ©e, en utilisant des mĂ©thodes qualitatives ou quantitatives.
  • L’attribution claire du message Ă  la source (logo, signature) Ă©vite toute confusion et renforce la crĂ©dibilitĂ©.

À retenir

L’élaboration du message publicitaire repose sur un codage prĂ©cis et cohĂ©rent, utilisant la sĂ©miologie et des techniques rhĂ©toriques pour garantir que le sens voulu est bien compris par le rĂ©cepteur, tout en attribuant clairement la source pour renforcer la crĂ©dibilitĂ©.

4. Canaux et médias

Notions clés & Définitions

  • MĂ©dia / Hors mĂ©dia : Classification des supports de communication. Les mĂ©dias traditionnels (TV, radio, presse) sont dits "mĂ©dias", tandis que les supports hors mĂ©dia regroupent les actions comme les promotions, l'Ă©vĂ©nementiel ou le marketing direct, qui complĂštent la stratĂ©gie publicitaire (voir introduction).
  • MĂ©dia autonomes : Supports indĂ©pendants de tout autre mĂ©dia, comme les livres, CD, DVD ou logiciels, qui diffusent un message de façon indĂ©pendante (voir classification).
  • MĂ©dia de diffusion : Supports qui transmettent un message de façon unidirectionnelle, souvent Ă  large audience, comme la tĂ©lĂ©vision ou la radio, permettant une diffusion massive et ciblĂ©e (voir classification).
  • MĂ©dia interactifs : Supports permettant une interaction entre l'utilisateur et le message, tels que le tĂ©lĂ©phone, internet ou mobile, favorisant une communication bidirectionnelle (voir classification).
  • Influence des mĂ©dias sur le sens du message : Les mĂ©dias ne sont pas neutres ; ils apportent une dimension supplĂ©mentaire au message, influençant la perception et le sens vĂ©hiculĂ©. Leur image et leur contexte modifient la rĂ©ception du message (voir section 4).
  • RĂŽle des contextes captifs : Supports situĂ©s dans des lieux oĂč le public est captif, comme le mĂ©tro ou les gares, permettant d'attirer l'attention dans un environnement peu concurrentiel et de maximiser l'impact du message (voir section 4).

Points essentiels

  • La classification des mĂ©dias distingue notamment entre mĂ©dias de diffusion (sens unique) et mĂ©dias interactifs (dialogue). La crĂ©ativitĂ© dans le choix des supports peut renforcer l'impact, par exemple en utilisant des pages parfumĂ©es ou des affiches en relief, pour capter l'attention dans des contextes captifs (mĂ©tro, gares).
  • La sĂ©lection des canaux doit viser Ă  maximiser l'audience en tenant compte des caractĂ©ristiques du support et de la cible. Les mĂ©dias captifs, comme les affiches dans les transports en commun, permettent de rĂ©duire la dispersion et d'augmenter la mĂ©morisation du message.
  • La crĂ©ativitĂ© dans le choix des supports, notamment par des supports originaux ou sensoriels (page parfumĂ©e, affiche en relief), permet de surprendre et de renforcer l'effet du message.
  • La comprĂ©hension du rĂŽle des mĂ©dias dans la transmission du message repose sur leur influence sur le sens, leur capacitĂ© Ă  toucher la cible et leur contexte d'utilisation. La sĂ©lection stratĂ©gique des canaux doit donc prendre en compte ces Ă©lĂ©ments pour optimiser la portĂ©e et l'efficacitĂ©.
  • La diffĂ©renciation entre mĂ©dias autonomes, de diffusion et interactifs permet d'adapter la stratĂ©gie en fonction des objectifs, du budget et du contexte de communication.

À retenir

Les médias, classés selon leur nature et leur mode de diffusion, jouent un rÎle crucial dans la transmission du message, leur choix stratégique étant essentiel pour maximiser l'impact, notamment en exploitant leur influence sur le sens et en utilisant des contextes captifs pour attirer l'attention.

5. Effets du message

Notions clés & Définitions

  • Traitement du message par le consommateur : Processus par lequel le rĂ©cepteur perçoit, comprend, mĂ©morise et rĂ©agit Ă  un message publicitaire. La perception n’est pas automatique, elle dĂ©pend de la capacitĂ© d’attention, de la comprĂ©hension et de la mĂ©moire du consommateur (Kapferer).
  • SĂ©lectivitĂ© dans le traitement de l'information : PhĂ©nomĂšne selon lequel le consommateur filtre et privilĂ©gie certaines informations en fonction de ses caractĂ©ristiques personnelles (Ăąge, personnalitĂ©, motivations). La sĂ©lection est influencĂ©e par ses croyances, valeurs et besoins (Kapferer).
  • RĂŽle des Ă©motions dans l'engagement et la mĂ©morisation : Les Ă©motions telles que la joie, la peur, la colĂšre ou la surprise renforcent l’attention, facilitent la comprĂ©hension et favorisent la mĂ©morisation du message. La publicitĂ© utilise souvent ces registres pour augmenter l’impact (Kapferer).
  • Dissonance cognitive : Malaise psychologique ressenti lorsqu’une information reçue contredit ses croyances ou comportements. Le consommateur cherche Ă  rĂ©duire cette dissonance en modifiant ses attitudes ou en rejetant l’information divergente (Festinger, 1957).
  • Effet du message sur les comportements d’achat : La communication vise Ă  influencer directement ou indirectement le comportement du consommateur, en passant par la notoriĂ©tĂ©, l’image ou la motivation Ă  l’achat. La sĂ©quence de traitement dĂ©termine si le message aboutit Ă  une action concrĂšte.
  • SchĂ©mas de persuasion (Kapferer) : ModĂšles expliquant comment un message influence le consommateur Ă  travers des Ă©tapes de perception, d’interprĂ©tation et de dĂ©cision, en utilisant notamment la sĂ©lectivitĂ©, l’émotion et la crĂ©dibilitĂ© de la source.

Points essentiels

  • Le traitement du message par le consommateur est un processus actif, influencĂ© par ses caractĂ©ristiques personnelles (Ăąge, personnalitĂ©, motivations) et par le contexte (motivation, environnement, Ă©motions). La perception n’est pas automatique, elle dĂ©pend de la capacitĂ© d’attention et de comprĂ©hension (Kapferer).
  • La sĂ©lectivitĂ© dans le traitement de l’information permet au consommateur de filtrer les stimuli, en privilĂ©giant ceux en accord avec ses croyances, valeurs ou besoins. Par exemple, une personne ayant une forte implication dans l’achat d’un produit sera plus attentive aux messages pertinents (Kapferer).
  • Les Ă©motions jouent un rĂŽle central dans l’engagement du consommateur : une publicitĂ© qui suscite la joie ou la surprise est plus mĂ©morable, tandis que la peur peut inciter Ă  agir rapidement. La manipulation des registres Ă©motionnels est une technique efficace pour renforcer l’impact (Kapferer).
  • La dissonance cognitive peut entraĂźner le rejet d’un message ou la modification de ses croyances pour maintenir la cohĂ©rence interne. La publicitĂ© doit donc rassurer ou crĂ©dibiliser la source pour Ă©viter ce phĂ©nomĂšne (Festinger, 1957).
  • L’effet du message sur le comportement d’achat dĂ©pend de la capacitĂ© du message Ă  passer par les Ă©tapes de connaissance, d’apprĂ©ciation et de dĂ©cision. La comprĂ©hension et la mĂ©morisation sont des Ă©tapes clĂ©s pour transformer l’attention en action (Kapferer).
  • Les schĂ©mas de persuasion dĂ©crivent le cheminement du consommateur, de la perception initiale Ă  l’acte d’achat, en intĂ©grant la sĂ©lectivitĂ©, l’émotion et la crĂ©dibilitĂ© de la source (Kapferer).

À retenir

Le traitement du message par le consommateur est un processus actif, modulĂ© par ses caractĂ©ristiques personnelles et Ă©motionnelles, qui dĂ©termine l’efficacitĂ© de la communication commerciale sur la perception, la mĂ©morisation et le comportement d’achat.

6. Ciblage et segmentation

Notions clés & Définitions

  • Segmentation : processus de division d’un marchĂ© en sous-groupes homogĂšnes de consommateurs partageant des caractĂ©ristiques communes, afin d’adapter la stratĂ©gie marketing et de communication. AUTEUR (date) : concept fondamental pour cibler efficacement.

  • Cible principale : groupe de consommateurs que l’on vise en prioritĂ© avec la majoritĂ© des ressources marketing, gĂ©nĂ©ralement composĂ© des acheteurs Ă  fort potentiel. Elle correspond au cƓur de la stratĂ©gie de ciblage.

  • Cible secondaire : groupes d’influenceurs ou de prescripteurs qui, sans acheter directement, peuvent influencer la dĂ©cision d’achat de la cible principale (journalistes, leaders d’opinion, pouvoirs publics). Leur rĂŽle est d’appuyer ou de renforcer le message.

  • Motivations : ensemble des raisons psychologiques ou affectives qui poussent un individu Ă  agir ou Ă  prĂ©fĂ©rer un produit ou une marque. Elles peuvent ĂȘtre hĂ©donistes (plaisir, plaisir sensoriel), oblatives (altruisme, responsabilitĂ©), ou d’auto-expression (affirmation de soi).

  • Objectifs de communication : rĂ©sultats intermĂ©diaires visĂ©s par une campagne, tels que faire connaĂźtre, faire aimer ou faire agir. Ces objectifs doivent ĂȘtre cohĂ©rents avec les objectifs marketing et adaptĂ©s Ă  la cible (ex : notoriĂ©tĂ© pour faible implication, modification d’attitudes pour forte implication).

Points essentiels

  • La stratĂ©gie de ciblage doit s’aligner avec la stratĂ©gie marketing de l’entreprise, en formulant clairement ses objectifs, ses cibles, son positionnement et l’identitĂ© de la marque. La cible de communication peut diffĂ©rer de la cible marketing, notamment en Ă©tant plus large ou plus Ă©troite selon le budget et la portĂ©e souhaitĂ©e.

  • La segmentation repose sur plusieurs critĂšres : socio-dĂ©mographiques (sexe, Ăąge, CSP), avantages recherchĂ©s (bĂ©nĂ©fices prioritaires), motivations (groupes partageant les mĂȘmes motivations ou attitudes), comportements (fidĂ©litĂ©, frĂ©quence d’achat). Ces critĂšres permettent d’adapter le message et le support.

  • La dĂ©finition du cƓur de cible (ou cible prioritaire) est essentielle pour concentrer les efforts, surtout lorsque la cible marketing est large. Elle correspond aux consommateurs Ă  plus grand potentiel ou Ă  forte implication.

  • La notoriĂ©tĂ© et l’image de la marque se construisent par diffĂ©rents leviers : publicitĂ©, identitĂ© visuelle, packaging, relations publiques, sponsoring. La notoriĂ©tĂ© peut ĂȘtre spontanĂ©e ou assistĂ©e, et son maintien dĂ©pend de la constance des actions.

  • La perception de l’image de la marque influence la fidĂ©litĂ© et la prĂ©fĂ©rence. Elle repose sur des Ă©lĂ©ments tels que le nom, le logo, l’histoire, la rĂ©putation, et la communication. L’image doit ĂȘtre cohĂ©rente avec le positionnement stratĂ©gique.

  • La construction d’une attitude favorable avant l’achat repose sur la crĂ©ation de croyances positives, en utilisant la publicitĂ© pour renforcer la prĂ©fĂ©rence et orienter le comportement d’achat.

À retenir

Le ciblage et la segmentation permettent d’adresser un message prĂ©cis Ă  des groupes spĂ©cifiques, en tenant compte de leurs motivations, comportements et influences, afin de maximiser l’impact de la communication et d’atteindre efficacement les objectifs marketing.

7. Objectifs de communication

Notions clés & Définitions

  • Objectifs de communication : Ce sont les buts que vise une campagne publicitaire ou de communication pour influencer le comportement ou la perception du public. Ils incluent l'attraction de l'attention, la crĂ©ation de notoriĂ©tĂ©, le dĂ©veloppement de l'image de marque, ou la sĂ©duction du consommateur (communication commerciale).
  • Objectifs commerciaux mesurables : RĂ©sultats quantifiables liĂ©s Ă  la performance de la campagne, tels que l'augmentation des ventes ou des parts de marchĂ© (PDM).
  • Lien entre objectifs et choix stratĂ©giques : La dĂ©finition des objectifs de communication influence le budget, les supports et les moyens dĂ©ployĂ©s, afin d'aligner la stratĂ©gie de communication avec les ambitions de l'entreprise (planification stratĂ©gique).
  • Objectifs intermĂ©diaires : Selon la hiĂ©rarchie des effets, ils visent Ă  faire connaĂźtre, faire aimer ou faire agir, en progressant Ă©tape par Ă©tape dans la relation avec le consommateur (modĂšle de hiĂ©rarchie des effets).
  • Objectifs spĂ©cifiques selon type d'achat et implication : Selon que l'achat soit rĂ©flĂ©chi ou affectif, et selon le niveau d'implication du consommateur, les objectifs varient, allant de la notoriĂ©tĂ© Ă  l'incitation Ă  l'essai ou Ă  l'achat (modĂšle d'achat rĂ©flĂ©chi vs achat affectif).

Points essentiels

  • La communication commerciale a pour but d’attirer l’attention, de crĂ©er de la notoriĂ©tĂ©, d’amĂ©liorer l’image et de sĂ©duire pour favoriser la vente ou la fidĂ©lisation. Ces objectifs sont souvent liĂ©s Ă  des indicateurs comme la notoriĂ©tĂ© spontanĂ©e ou assistĂ©e, ou encore la prĂ©fĂ©rence de marque (Top of mind).
  • Les objectifs de communication doivent ĂȘtre cohĂ©rents avec la stratĂ©gie globale de l’entreprise, notamment en termes de positionnement et de ressources disponibles (budget, supports). La fixation d’un budget dĂ©pend de ces objectifs et de l’ambition en parts de marchĂ© (PDM).
  • Selon la hiĂ©rarchie des effets, il existe des objectifs intermĂ©diaires : faire connaĂźtre, faire aimer, faire agir, qui se succĂšdent pour transformer le public en client fidĂšle ou en ambassadeur. La progression doit respecter la logique du modĂšle, en tenant compte du type d’achat (rĂ©flĂ©chi ou affectif) et du niveau d’implication.
  • Les objectifs spĂ©cifiques varient selon le type d’achat : pour un achat rĂ©flĂ©chi, on privilĂ©gie la recherche d’informations et la confiance ; pour un achat affectif, on mise sur l’émotion et l’identification. La stratĂ©gie doit s’adapter Ă  ces diffĂ©rences pour maximiser l’efficacitĂ©.
  • La relation entre objectifs et choix stratĂ©giques est essentielle : un objectif clair guide le choix des supports, la rĂ©partition du budget, et la nature du message (ex : campagne virale, relations publiques, promotions).

À retenir

Les objectifs de communication, qu'ils soient intermĂ©diaires ou spĂ©cifiques, doivent ĂȘtre alignĂ©s avec la stratĂ©gie globale de l'entreprise et mesurables pour Ă©valuer leur impact sur la notoriĂ©tĂ©, l'image et les ventes.

8. Notoriété et image

Notions clés & Définitions

  • NotoriĂ©tĂ© de la marque : La capacitĂ© d'une marque Ă  ĂȘtre reconnue par les consommateurs. Elle se mesure par la proportion de personnes qui connaissent la marque et sa catĂ©gorie, via des scores comme la notoriĂ©tĂ© spontanĂ©e ou assistĂ©e. AUTEUR (date) : "La notoriĂ©tĂ© spontanĂ©e est un score qui diminue rapidement lorsque cessent les actions de communication" (source).
  • Image de marque : Ensemble des perceptions, attitudes et valeurs associĂ©es Ă  une marque par les consommateurs, qui influencent leur comportement et leur fidĂ©litĂ©. Elle doit faire aimer la marque en crĂ©ant une connexion Ă©motionnelle. AUTEUR (date) : "L'image de la marque doit donner sa vision et l'argument qui la diffĂ©rencie" (pascale Weil).
  • Impact de la publicitĂ© sur la notoriĂ©tĂ© et l'image : La publicitĂ© contribue Ă  faire connaĂźtre la marque (notoriĂ©tĂ©) et Ă  façonner ou renforcer son image (perceptions, stĂ©rĂ©otypes, valeurs). Elle agit par des actions rĂ©pĂ©tĂ©es et ciblĂ©es, mais ne suffit pas seule Ă  construire durablement l'image.
  • Scores d'attribution et de confusion : Indicateurs mesurant la capacitĂ© d'une campagne Ă  associer correctement la marque Ă  son message (score d'attribution) ou Ă  distinguer la marque de ses concurrents (score de confusion). Ces scores Ă©valuent l'efficacitĂ© de la communication dans la perception du message.
  • Influence de l'image de l'annonceur sur la perception du message : La perception du message publicitaire est conditionnĂ©e par l'image prĂ©existante de l'entreprise ou de la marque. Une image positive facilite la rĂ©ception du message, tandis qu'une image nĂ©gative peut crĂ©er des rĂ©sistances ou des dissonances.
  • Gestion des stĂ©rĂ©otypes et valeurs dans l'image de marque : La publicitĂ© doit veiller Ă  ne pas renforcer ou vĂ©hiculer des stĂ©rĂ©otypes sexistes ou discriminatoires, en conformitĂ© avec les normes Ă©thiques (ex : Charte UDA, ASA). La maĂźtrise des valeurs vĂ©hiculĂ©es permet de prĂ©server une image responsable et crĂ©dible.

Points essentiels

  • La notoriĂ©tĂ© se divise en notoriĂ©tĂ© spontanĂ©e (score qui baisse rapidement si la communication s'arrĂȘte) et notoriĂ©tĂ© assistĂ©e (plus rĂ©sistante dans le temps). La notoriĂ©tĂ© spontanĂ©e est souvent limitĂ©e Ă  3-4 marques dans un secteur.
  • La construction de l'image de marque repose sur la perception des consommateurs, influencĂ©e par la communication, mais aussi par la place dans les linĂ©aires, la PDM, et l'extension de la marque. La notoriĂ©tĂ© ne garantit pas une bonne image, qui doit ĂȘtre gĂ©rĂ©e par la cohĂ©rence du message et des valeurs.
  • La mesure de l'efficacitĂ© publicitaire inclut des scores d'attribution et de confusion, qui Ă©valuent la capacitĂ© Ă  faire associer la bonne marque au bon message.
  • La perception du message est influencĂ©e par l'image de l'annonceur, qui agit comme un filtre. La crĂ©dibilitĂ© de la source, la cohĂ©rence du message, et la gestion des stĂ©rĂ©otypes sont essentielles pour une image positive.
  • La gestion des stĂ©rĂ©otypes et des valeurs dans l'image de marque est un enjeu Ă©thique, notamment pour Ă©viter la reproduction de clichĂ©s sexistes ou discriminatoires, sous peine de sanctions ou de dĂ©gradation de l'image.

À retenir

La notoriété de la marque repose sur sa reconnaissance, tandis que l'image de marque construit une perception positive ou négative. La publicité doit à la fois faire connaßtre et aimer la marque, en gérant soigneusement l'image véhiculée et en mesurant l'efficacité de ses actions à travers des scores précis.

9. Construction de la marque

Notions clés & Définitions

  • Slogan, logo, icĂŽnes, couleurs : Signes d’identitĂ© visuelle de la marque permettant de la diffĂ©rencier et de renforcer sa reconnaissance. AUTEUR (date) : ces Ă©lĂ©ments constituent la construction de l'identitĂ© de la marque, essentielle pour la diffĂ©renciation et la cohĂ©rence de l’image.

  • RĂŽle de la marque dans la diffĂ©renciation : La marque doit se distinguer de ses concurrents en vĂ©hiculant une vision et un argument diffĂ©renciateur. AUTEUR (date) : elle sert Ă  crĂ©er une identitĂ© unique, facilitant la fidĂ©litĂ© et la prĂ©fĂ©rence du consommateur.

  • Vision et argument diffĂ©renciateur de la marque : La vision reprĂ©sente la perception Ă  long terme de la marque, tandis que l’argument diffĂ©renciateur est l’élĂ©ment clĂ© qui la distingue dans l’esprit du consommateur. AUTEUR (date) : ces notions orientent la stratĂ©gie de construction de la marque pour assurer sa cohĂ©rence et sa lĂ©gitimitĂ©.

  • Gestion de la cohĂ©rence entre message et image de marque : La communication doit reflĂ©ter fidĂšlement l’identitĂ© visuelle et la promesse de la marque pour Ă©viter la confusion et renforcer la confiance. AUTEUR (date) : cela garantit une image cohĂ©rente et crĂ©dible auprĂšs du public.

  • Utilisation des signes d’identitĂ© pour Ă©viter la confusion : La multiplication et la cohĂ©rence des signes (logo, couleurs, slogans) Ă©vitent que la marque ne soit confondue avec d’autres, renforçant sa reconnaissance. AUTEUR (date) : ces signes doivent ĂȘtre distinctifs et utilisĂ©s de façon systĂ©matique.

  • StratĂ©gies pour renforcer la fidĂ©litĂ© Ă  la marque : La fidĂ©litĂ© se construit par la cohĂ©rence, la diffĂ©renciation claire, et la capacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux attentes du consommateur. AUTEUR (date) : elles incluent la gestion rigoureuse de l’identitĂ© visuelle et la communication de valeurs fortes.

Points essentiels

  • La construction de la marque repose sur la crĂ©ation d’un ensemble cohĂ©rent de signes d’identitĂ© (logo, slogan, icĂŽnes, couleurs) qui permettent de diffĂ©rencier la marque dans un marchĂ© concurrentiel. Ces Ă©lĂ©ments doivent ĂȘtre utilisĂ©s de façon systĂ©matique pour renforcer la reconnaissance et Ă©viter toute confusion avec d’autres marques.

  • La vision de la marque doit ĂȘtre claire, orientant la stratĂ©gie de diffĂ©renciation et l’argument diffĂ©renciateur, qui constitue la promesse unique faite au consommateur. AUTEUR (date) : cette vision doit ĂȘtre cohĂ©rente avec l’image vĂ©hiculĂ©e par les signes d’identitĂ©.

  • La gestion de la cohĂ©rence entre message et image de marque est cruciale pour maintenir la crĂ©dibilitĂ© et la confiance du public. La communication doit reflĂ©ter fidĂšlement l’identitĂ© visuelle et la promesse de la marque.

  • L’utilisation stratĂ©gique des signes d’identitĂ© (logo, couleurs, slogans) permet d’éviter la confusion avec d’autres marques, en renforçant la diffĂ©renciation et la fidĂ©litĂ©. La cohĂ©rence dans leur emploi est un levier clĂ© pour la reconnaissance.

  • Pour renforcer la fidĂ©litĂ©, il est essentiel de maintenir une cohĂ©rence dans la communication, de diffĂ©rencier la marque par des Ă©lĂ©ments visuels et symboliques forts, et d’adapter la vision aux attentes Ă©volutives du marchĂ©.

À retenir

La construction de la marque repose sur une identitĂ© visuelle cohĂ©rente et diffĂ©renciante, soutenue par une vision claire et une gestion rigoureuse des signes d’identitĂ©, afin de renforcer la fidĂ©litĂ© et Ă©viter toute confusion dans un marchĂ© concurrentiel.

10. Stratégies de persuasion

Notions clés & Définitions

  • Types de persuasion : catĂ©gories de stratĂ©gies visant Ă  influencer le comportement du consommateur, comprenant la persuasion fonctionnelle (informative et persuasive), la persuasion suggestive, et la persuasion intĂ©gratrice.
  • Persuasion fonctionnelle : approche qui combine la transmission d'informations (approche Ă©conomique) et la motivation Ă  l'achat par la conviction rationnelle (approche persuasive).
  • Persuasion suggestive : stratĂ©gie qui n'annonce pas explicitement le produit mais le suggĂšre par des images, symboles ou discours indirect, en faisant appel aux Ă©motions et Ă  l'inconscient (voir AUTEUR : Jean Baudrillard, date non prĂ©cisĂ©e).
  • Approche Ă©conomique vs psychosociologique : distinction entre la persuasion rationnelle basĂ©e sur l'information et la valeur d'usage (approche Ă©conomique), et la persuasion par la motivation, les Ă©motions et les symboles (approche psychosociologique).
  • MĂ©thode H Joannis : technique d'Ă©tude des motivations et freins Ă  l'achat, qui analyse en profondeur les motivations conscientes et inconscientes du consommateur pour orienter la crĂ©ation publicitaire (voir AUTEUR : H Joannis).
  • Utilisation des Ă©motions et registres rhĂ©toriques : techniques qui exploitent la joie, la peur, la colĂšre ou la surprise, et emploient figures de style comme la mĂ©taphore, l'adjonction ou la suppression pour renforcer la persuasion (voir AUTEUR : Jacques Durand).

Points essentiels

  • La persuasion peut se faire par des stratĂ©gies fonctionnelles, informatives, suggestives ou intĂ©gratrices, selon l'objectif et le contexte. La persuasion fonctionnelle, par exemple, combine l'information rationnelle et la conviction basĂ©e sur la valeur d'usage, en utilisant la sĂ©quence : besoin → proposition → avantage.
  • La distinction entre approche Ă©conomique et psychosociologique est fondamentale : la premiĂšre privilĂ©gie la logique rationnelle et la valeur d'usage, la seconde s'appuie sur la motivation, les Ă©motions et les symboles pour influencer le comportement (voir AUTEUR : Jean Baudrillard).
  • La mĂ©thode H Joannis permet d'Ă©tudier en dĂ©tail les motivations et freins, en analysant ce qui pousse ou bloque l'achat, afin d'adapter la stratĂ©gie publicitaire.
  • Les techniques de persuasion doivent ĂȘtre adaptĂ©es au niveau d'implication du consommateur : pour une faible implication, la rĂ©pĂ©tition et l'utilisation de registres Ă©motionnels sont efficaces ; pour une forte implication, la crĂ©dibilitĂ© et la diffĂ©renciation sont clĂ©s.
  • L'utilisation des Ă©motions et registres rhĂ©toriques (mĂ©taphore, contraste, surprise) permet de capter l'attention, de renforcer la mĂ©morisation et de susciter une rĂ©action favorable. La transgression, le contraste et l'ambiguĂŻtĂ© sont aussi des leviers puissants.
  • Les schĂ©mas de persuasion et le cheminement du consommateur (de la conscience Ă  l'action) sont structurĂ©s en Ă©tapes : attirer l'attention, susciter l'intĂ©rĂȘt, provoquer le dĂ©sir, et inciter Ă  l'action (voir AUTEUR : Kapferer).

À retenir

Les stratégies de persuasion combinent des techniques rationnelles et émotionnelles, adaptées à l'implication du consommateur, pour guider efficacement le cheminement vers l'achat en jouant sur les motivations, les freins et l'utilisation habile des registres rhétoriques.

11. Évaluation publicitaire

Notions clés & Définitions

  • Pretests publicitaires : MĂ©thodes d’évaluation rĂ©alisĂ©es avant le lancement d’une campagne pour mesurer la comprĂ©hension, la crĂ©dibilitĂ© ou l’impact potentiel du message (voir section 1).
  • Post tests publicitaires : Évaluations effectuĂ©es aprĂšs la diffusion pour analyser l’impact rĂ©el sur la notoriĂ©tĂ©, l’image ou les comportements d’achat (voir section 1).
  • Scores d’attribution : Indicateurs quantitatifs mesurant la part de reconnaissance ou de mĂ©morisation d’une publicitĂ© ou d’une marque, permettant d’évaluer la contribution spĂ©cifique d’une campagne (voir section 1).
  • Scores de confusion : Mesures Ă©valuant dans quelle mesure le message publicitaire est confondu avec d’autres messages ou marques, afin d’assurer la crĂ©dibilitĂ© et la diffĂ©renciation (voir section 1).
  • Évaluation de l’impact : Analyse de l’effet de la publicitĂ© sur des indicateurs clĂ©s tels que la notoriĂ©tĂ©, les ventes ou la part de marchĂ©, Ă  partir de donnĂ©es quantitatives et qualitatives (voir section 1).
  • Analyse des effets nĂ©gatifs et bruit publicitaire : Étude des interfĂ©rences ou effets indĂ©sirables, comme la saturation ou la dĂ©gradation de l’image, pouvant diminuer l’efficacitĂ© de la campagne (voir section 1).

Points essentiels

  • La mesure des indicateurs de performance inclut notamment les scores d’attribution et de confusion, qui permettent d’évaluer la contribution spĂ©cifique d’une campagne publicitaire (voir section 1).
  • Les pretests sont essentiels pour ajuster le message avant diffusion, en vĂ©rifiant sa comprĂ©hension, sa crĂ©dibilitĂ© et sa capacitĂ© Ă  attirer l’attention (voir section 1).
  • Les post tests permettent d’évaluer l’impact rĂ©el sur la notoriĂ©tĂ©, l’image, ou les comportements, en comparant les rĂ©sultats avant et aprĂšs la campagne (voir section 1).
  • La mesure de l’impact sur la notoriĂ©tĂ©, les ventes et la part de marchĂ© est cruciale pour dĂ©terminer l’efficacitĂ© commerciale de la publicitĂ© (voir section 1).
  • L’analyse des effets nĂ©gatifs et du bruit publicitaire est nĂ©cessaire pour ajuster la stratĂ©gie et Ă©viter la saturation ou la dĂ©gradation de l’image (voir section 1).
  • Le suivi et l’ajustement des campagnes permettent d’optimiser la performance en temps rĂ©el ou en post-campagne, en se basant sur les indicateurs mesurĂ©s (voir section 1).

À retenir

L’évaluation publicitaire combine des mĂ©thodes prĂ©alables et postĂ©rieures pour mesurer la contribution rĂ©elle d’une campagne sur la notoriĂ©tĂ©, l’image et la performance commerciale, tout en surveillant les effets nĂ©gatifs et en ajustant la stratĂ©gie pour maximiser l’efficacitĂ©.

12. Briefing et copy strategy

Notions clés & Définitions

  • RĂ©daction du briefing publicitaire : Document synthĂ©tique qui transmet aux Ă©quipes crĂ©atives les Ă©lĂ©ments essentiels pour Ă©laborer une campagne, en prĂ©cisant la cible, les objectifs, le message et le ton Ă  adopter. Elle sert de rĂ©fĂ©rence pour assurer la cohĂ©rence et la pertinence de la campagne.

  • DĂ©finition de la copy strategy : Processus de formulation du message publicitaire en articulant la proposition de valeur, le ton, le message clĂ© et la maniĂšre dont il doit ĂȘtre structurĂ© pour atteindre efficacement la cible. Elle guide la crĂ©ation du contenu en assurant cohĂ©rence avec la stratĂ©gie globale.

  • Lien entre briefing, objectifs et message : Le briefing doit expliciter clairement les objectifs de communication (notoriĂ©tĂ©, image, incitation Ă  l’action) afin que le message soit conçu en fonction de ces objectifs, garantissant ainsi la pertinence et l’efficacitĂ© de la campagne.

  • Structuration des messages selon la copy strategy : Organisation du contenu publicitaire en respectant les axes dĂ©finis dans la copy strategy, notamment en hiĂ©rarchisant les arguments, en choisissant le ton et en adaptant la forme pour maximiser l’impact sur la cible.

  • RĂŽle du briefing dans la coordination des Ă©quipes crĂ©atives : Il sert de support commun permettant aux diffĂ©rentes Ă©quipes (crĂ©ation, mĂ©dia, production) de travailler en harmonie, en assurant que tous partagent une comprĂ©hension claire des enjeux, des messages et des contraintes.

  • Importance de la clartĂ© et prĂ©cision dans le briefing : Un briefing prĂ©cis Ă©vite les malentendus, facilite la crĂ©ativitĂ© ciblĂ©e, et optimise le temps et les ressources, tout en garantissant que le message final soit conforme aux attentes stratĂ©giques.

Points essentiels

  • La rĂ©daction du briefing publicitaire doit ĂȘtre claire, synthĂ©tique et orientĂ©e rĂ©sultats, en intĂ©grant la cible, les objectifs, le message principal et le ton Ă  employer. Elle doit Ă©galement prĂ©ciser les Ă©lĂ©ments crĂ©atifs attendus et les contraintes techniques.

  • La copy strategy constitue le cƓur de la communication : elle dĂ©finit la proposition unique, le bĂ©nĂ©fice clĂ©, le ton, la hiĂ©rarchisation des arguments, et la structure du message. Elle doit ĂȘtre cohĂ©rente avec la stratĂ©gie de positionnement et les objectifs fixĂ©s.

  • Le lien entre briefing, objectifs et message est crucial : un briefing bien Ă©laborĂ© garantit que le message soit alignĂ© avec les attentes stratĂ©giques, facilitant ainsi la mesure de l’impact et la cohĂ©rence de la campagne.

  • La structuration des messages selon la copy strategy permet d’organiser efficacement l’information pour capter l’attention, susciter l’intĂ©rĂȘt, renforcer la mĂ©morisation et inciter Ă  l’action, en respectant la hiĂ©rarchie des arguments.

  • Le rĂŽle du briefing dans la coordination des Ă©quipes crĂ©atives est de servir de fil conducteur, en assurant une comprĂ©hension partagĂ©e des enjeux, en Ă©vitant les dĂ©viations et en facilitant la validation des propositions crĂ©atives.

  • La prĂ©cision et la clartĂ© du briefing sont essentielles pour Ă©viter les malentendus, optimiser la crĂ©ativitĂ© ciblĂ©e, et garantir la cohĂ©rence entre la stratĂ©gie, le message et la rĂ©alisation finale.

À retenir

Le briefing publicitaire, en tant que document stratĂ©gique, doit ĂȘtre clair et prĂ©cis, car il sert de fondation Ă  la formulation d’une copy strategy cohĂ©rente, orientant la crĂ©ation et la coordination pour maximiser l’impact de la campagne.

Tableaux de SynthĂšse

CritÚreModÚle BéhavioristeModÚle de Hiérarchie des EffetsAuteur / Référence
ApprocheRéponse à stimuli simples, répétitionProgression séquentielle (connaissance à action)Source : contenu, modÚle classique
ObjectifRenforcer la mémorisation et réponse immédiateConstruire une attitude favorable avant achat
Effets intermĂ©diairesNotoriĂ©tĂ©, image, prĂ©fĂ©renceNotoriĂ©tĂ©, considĂ©ration, intention d’achat
Influence des interférencesBruit contextuel, surcharge publicitaireEffet réduit par saturation et bruit
Utilisation typiqueMessages simples, faibles impliquantsMessages complexes, impliquant cognitivement ou affectivement
CritÚreStratégies PublicitairesAuteur / Référence
Fixation du budgetAlignée avec objectifs, parts de marché, supports variésSource : contenu
Choix des supportsSupports innovants, contextes captifs, supports insolites
Campagnes viralesExploitation du partage, contenu humoristique ou émotionnel
Critiques sociologiquesRisque de stéréotypes, manipulation, normes socialesPascale Weil, date
RÎle des talents créatifsImpact émotionnel, différenciation, cohérence de la marque
CritĂšreÉlaboration du MessageAuteur / RĂ©fĂ©rence
Codage et dĂ©codageTransformation d’idĂ©es en signes, interprĂ©tation du rĂ©cepteurRoland Barthes, 1957
SĂ©miologieÉtude des signes, signifiant/signifiĂ©
Signifiant et signifiéForme matérielle vs. sens évoqué
Langage verbal/non verbalTexte, slogans vs. images, gestes

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre modÚle béhavioriste et hiérarchie des effets : le premier privilégie la réponse immédiate, le second la progression étape par étape.
  2. Sous-estimer l’impact du bruit contextuel ou publicitaire sur la rĂ©ception du message.
  3. Confondre signifiant et signifié dans la sémiologie, ou leur rÎle dans la communication.
  4. Croire que la répétition seule suffit à influencer durablement le comportement (modÚle béhavioriste).
  5. Omettre la distinction entre effets intermédiaires (notoriété, image) et effets finaux (achat).
  6. Confondre supports innovants et supports classiques, ou leur influence respective.
  7. NĂ©gliger l’éthique dans l’emploi de registres Ă©motionnels ou humoristiques.
  8. Confondre codage et décodage, ou leur importance dans la réussite du message.
  9. Ignorer la saturation publicitaire comme facteur limitant l’efficacitĂ©.
  10. Confondre la sémiologie avec une simple analyse esthétique, sans lien avec la stratégie de communication.
  11. Croire que le budget seul dĂ©termine le succĂšs d’une campagne, sans prendre en compte la crĂ©ativitĂ© et la stratĂ©gie.

Checklist Examen

  1. Connaßtre la définition du modÚle béhavioriste selon Thorndike ou Pavlov et ses applications en publicité.
  2. Maßtriser la hiérarchie des effets, notamment ses étapes : faire connaßtre, faire aimer, faire agir, selon Lavidge et Steiner.
  3. Identifier les effets intermédiaires de la communication : notoriété, image, préférence, et leur rÎle dans la conversion.
  4. Expliquer l’impact du bruit contextuel et du bruit publicitaire sur la transmission du message.
  5. Comprendre la notion de charge publicitaire et ses effets sur la visibilité.
  6. Savoir fixer un budget de communication en fonction des objectifs et des parts de marché, selon Kotler.
  7. ConnaĂźtre les critĂšres de choix des supports publicitaires : influence sur le sens, captation de l’attention, cohĂ©rence stratĂ©gique.
  8. Définir la communication virale et ses leviers : partage, contenu humoristique ou émotionnel.
  9. Analyser les enjeux sociologiques et éthiques de la publicité, notamment selon Pascale Weil.
  10. Comprendre le processus de codage et décodage du message, en lien avec la sémiologie de Roland Barthes.
  11. Identifier la différence entre signifiant et signifié, et leur rÎle dans la construction du message.
  12. Maütriser l’utilisation du langage verbal et non verbal dans la conception du message publicitaire.

Test your knowledge

Test your knowledge on Fondamentaux de la communication publicitaire with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel est le nom de l'indicateur utilisé pour mesurer la part de reconnaissance ou de mémorisation d'une publicité ou d'une marque aprÚs une campagne publicitaire?

2. Quelle est la fonction principale du briefing et de la copy strategy dans une campagne publicitaire ?

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Memorize the key concepts of Fondamentaux de la communication publicitaire with 24 interactive flashcards.

Effets de la communication — modùles ?

Béhavioriste et hiérarchie des effets.

ModĂšle bĂ©havioriste — rĂŽle ?

Influencer par stimuli répétitifs et simples.

HiĂ©rarchie des effets — Ă©tape clĂ© ?

De la connaissance à l’action.

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