Revision sheet: Introduction aux Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile

Plan du Cours

  1. Historique des CADA
  2. Cadre législatif CADA
  3. Financement CADA
  4. Objectifs d'accueil
  5. Droits et démarches
  6. Public accueilli
  7. Équipe pluridisciplinaire
  8. Partenariats et réseaux

1. Historique des CADA

Notions clés & Définitions

  • France Terre d’Asile (1973) : Organisation qui, en 1973, se mobilise pour coordonner l’accueil des rĂ©fugiĂ©s en proposant Ă  des associations de se regrouper au sein d’un comitĂ© de coordination, facilitant ainsi la gestion collective de l’accueil des rĂ©fugiĂ©s en France.

  • Centres Provisoires d’HĂ©bergement (CPH) (1974) : Structures créées en 1974 dans le cadre du dispositif d’aide sociale pour accueillir les personnes arrivant en France munies d’une autorisation d’entrĂ©e et de sĂ©jour, sous la responsabilitĂ© de France Terre d’Asile jusqu’à mi-1975.

  • Scission du Dispositif National d’Accueil (DNA) (1991) : DĂ©cision du gouvernement de M. Mitterrand qui divise le dispositif en deux types de structures, retirant le droit au travail aux demandeurs d’asile et transformant certains centres en CPH rĂ©servĂ©s aux rĂ©fugiĂ©s statutaires ou en CADA.

  • Évolution du dispositif jusqu’en 1999 : En mars 1999, le dispositif comprend 63 CADA et 28 CPH, totalisant environ 4 000 places, mais cette capacitĂ© demeure insuffisante face Ă  l’augmentation des demandes d’asile.

  • DĂ©finition des CADA (Centre d’Accueil pour Demandeur d’Asile) : Établissements spĂ©cialisĂ©s pour hĂ©berger les demandeurs d’asile durant l’examen de leur demande, accueillant familles et personnes isolĂ©es, afin de leur permettre de prouver leur danger personnel dans leur pays pour obtenir le statut de rĂ©fugiĂ©.

Points essentiels

  • La mobilisation initiale de France Terre d’Asile en 1973 a permis la crĂ©ation d’un comitĂ© de coordination pour l’accueil des rĂ©fugiĂ©s, facilitant la gestion collective des structures d’accueil.
  • La mise en place des CPH en 1974 a constituĂ© une Ă©tape importante dans l’organisation administrative de l’accueil, sous la responsabilitĂ© de France Terre d’Asile jusqu’en 1975, avec la participation de la Cimade et du Secours Catholique.
  • La scission du DNA en 1991 a marquĂ© un tournant, en distinguant les structures pour rĂ©fugiĂ©s statutaires et demandeurs d’asile, tout en limitant le droit au travail pour ces derniers.
  • La croissance du nombre de CADA et CPH jusqu’en 1999 tĂ©moigne de l’insuffisance des capacitĂ©s d’accueil face Ă  l’augmentation des demandes, nĂ©cessitant une adaptation continue du dispositif.
  • La dĂ©finition actuelle des CADA insiste sur leur rĂŽle d’établissements spĂ©cialisĂ©s pour l’hĂ©bergement des demandeurs d’asile en procĂ©dure, en lien avec la nĂ©cessitĂ© de prouver leur danger dans leur pays d’origine pour obtenir le statut de rĂ©fugiĂ©.

À retenir

Les CADA ont Ă©tĂ© créés pour rĂ©pondre aux besoins d’accueil des demandeurs d’asile en France, Ă©voluant depuis leur origine dans un contexte de mobilisation associative et de rĂ©organisation administrative, pour offrir un hĂ©bergement spĂ©cialisĂ© durant l’examen de leur demande.

2. Cadre législatif CADA

Notions clés & Définitions

  • CADA (Centre d'Accueil pour Demandeur d’Asile) : Établissement spĂ©cialisĂ© destinĂ© Ă  hĂ©berger les demandeurs d’asile durant l’examen de leur demande, accueillant familles et personnes isolĂ©es en procĂ©dure d’asile. La reconnaissance du statut de rĂ©fugiĂ© nĂ©cessite de prouver un danger personnel dans le pays d’origine.
  • Article L. 312-1, al. 13 du CASF : Disposition rĂ©glementaire qui soumet les CADA au cadre du Code de l’action sociale et des familles, prĂ©cisant leur statut d’ESSMS.
  • CESEDA (Code de l’entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d’asile) : Cadre lĂ©gislatif rĂ©gissant l’entrĂ©e, le sĂ©jour, l’éloignement et le droit d’asile des Ă©trangers en France, applicable aux structures d’accueil comme les CADA.
  • Loi du 2 janvier 2002 : Loi rĂ©novant l’action sociale et mĂ©dico-sociale, Ă©tablissant le cadre gĂ©nĂ©ral de fonctionnement des ESSMS, y compris les CADA.
  • Loi n°2006-911 du 24 juillet 2006 : Loi relative Ă  l’immigration et Ă  l’intĂ©gration, renforçant la gestion de l’immigration et la rĂ©gulation des dispositifs d’accueil.
  • Loi n°2015-925 du 29 juillet 2015 : Loi relative Ă  la rĂ©forme du droit d’asile, visant Ă  moderniser et simplifier la procĂ©dure d’asile en France.
  • Loi n°2018-778 du 10 septembre 2018 : Loi pour une immigration maĂźtrisĂ©e, renforçant le contrĂŽle des flux migratoires et l’intĂ©gration des Ă©trangers.
  • Loi du 26 janvier 2024 : Loi rĂ©cente visant Ă  renforcer le contrĂŽle de l’immigration tout en amĂ©liorant l’intĂ©gration des Ă©trangers en France.

Points essentiels

Les CADA sont des ESSMS (Établissements et Services Sociaux et MĂ©dico-Sociaux) soumis Ă  la rĂ©glementation du CASF (article L. 312-1, al. 13), qui encadre leur statut et leur fonctionnement. Ils sont Ă©galement rĂ©gis par le CESEDA, qui dĂ©finit le cadre juridique de l’entrĂ©e, du sĂ©jour et de l’asile des Ă©trangers. La loi du 2 janvier 2002 Ă©tablit le cadre gĂ©nĂ©ral de l’action sociale et mĂ©dico-sociale, incluant les CADA. La loi 2006-911 prĂ©cise les modalitĂ©s d’immigration et d’intĂ©gration, tandis que la loi de 2015 rĂ©forme le droit d’asile pour le rendre plus efficace et accessible. La loi de 2018 vise Ă  maĂźtriser l’immigration, en renforçant notamment le contrĂŽle des flux migratoires. La loi de 2024 poursuit cette logique en consolidant ces mesures tout en favorisant l’intĂ©gration.

Les CADA ont pour mission d’accueillir et d’hĂ©berger les demandeurs d’asile en procĂ©dure, en leur fournissant un cadre sĂ©curisĂ© durant l’examen de leur demande, avec un accompagnement administratif, social et sanitaire. Leur financement est assurĂ© par des dotations de l’État, et ils doivent respecter un cadre rĂ©glementaire prĂ©cis pour garantir la qualitĂ© de l’accueil et la protection des droits des personnes hĂ©bergĂ©es.

À retenir

Les CADA sont des ESSMS rĂ©glementĂ©s par le CASF et le CESEDA, dont la mission principale est d’accueillir et d’accompagner les demandeurs d’asile en procĂ©dure, dans un cadre lĂ©gislatif renforcĂ© par plusieurs lois successives visant Ă  moderniser, contrĂŽler et intĂ©grer les flux migratoires en France.

3. Financement CADA

Notions clés & Définitions

  • Dotations globales de financement de l’État : Financement attribuĂ© aux places en CADA par l’État, permettant la gestion et l’exploitation des Ă©tablissements sans financement individuel par place.
  • Allocation demandeurs d’asile (ADA) : Aide financiĂšre versĂ©e aux demandeurs d’asile hĂ©bergĂ©s en CADA, sous conditions, pour couvrir leurs besoins essentiels durant la procĂ©dure d’asile.
  • Allocation Mensuelle de Subsistance (AMS) : Aide financiĂšre mensuelle destinĂ©e aux demandeurs d’asile hĂ©bergĂ©s en CADA, visant Ă  assurer leur subsistance pendant l’instruction de leur demande, selon des critĂšres prĂ©cis.
  • France Terre d’Asile (1973) : Organisation qui a jouĂ© un rĂŽle central dans la mise en place et la gestion initiale des dispositifs d’accueil, notamment des CPH et CADA, en mobilisant associations et acteurs publics.
  • Les CADA : Établissements spĂ©cialisĂ©s pour l’hĂ©bergement des demandeurs d’asile durant l’examen de leur demande, accueillant familles et personnes isolĂ©es en procĂ©dure d’asile.

Points essentiels

  • Les places en CADA sont financĂ©es par les dotations globales de financement de l’État, qui permettent la gestion collective des Ă©tablissements sans financement par place individuelle.
  • Les bĂ©nĂ©ficiaires peuvent percevoir l’ADA ou l’AMS dĂšs lors qu’ils entrent dans le dispositif, sous conditions, pour assurer leur subsistance durant la procĂ©dure d’asile.
  • La gestion des CADA a Ă©voluĂ© depuis leur crĂ©ation dans le contexte de l’histoire de l’accueil des rĂ©fugiĂ©s, notamment avec la scission du Dispositif National d’Accueil en 1991, qui a permis la diffĂ©renciation entre centres pour rĂ©fugiĂ©s statutaires et demandeurs d’asile (CADA).
  • La loi du 2 janvier 2002, ainsi que celles de 2006, 2015, 2018 et 2024, encadrent le cadre lĂ©gislatif des CADA, notamment leur statut d’ESSMS soumis au CASF (article L. 312-1, al. 13).
  • La mission principale des CADA est d’accueillir, d’informer, d’accompagner dans les dĂ©marches administratives, de faciliter l’accĂšs aux soins et aux droits sociaux, tout en respectant la neutralitĂ© politique, philosophique ou religieuse de l’établissement.

À retenir

Les CADA sont financĂ©s par des dotations de l’État et assurent un accompagnement global des demandeurs d’asile, avec des aides financiĂšres telles que l’ADA et l’AMS, pour garantir leur hĂ©bergement et leur subsistance durant la procĂ©dure d’asile.

4. Objectifs d'accueil

Notions clés & Définitions

  • Accueil et hĂ©bergement des demandeurs d’asile orientĂ©s par l’OFII : Organisation et mise Ă  disposition d’un lieu d’hĂ©bergement pour les demandeurs d’asile, suite Ă  leur orientation par l’Office français de l’immigration et de l’intĂ©gration (OFII).
  • Information sur missions, fonctionnement et signature du contrat de sĂ©jour : Communication claire aux personnes hĂ©bergĂ©es sur le rĂŽle de la structure, ses modalitĂ©s de fonctionnement, et formalisation de leur sĂ©jour par la signature d’un contrat.
  • Domiciliation des personnes hĂ©bergĂ©es : ProcĂ©dĂ© permettant d’attribuer une adresse administrative aux demandeurs d’asile, facilitant leurs dĂ©marches administratives et leur accĂšs aux droits.
  • Accompagnement dans la procĂ©dure d’asile (OFPRA, CNDA) : Soutien apportĂ© aux demandeurs d’asile pour leur dĂ©pĂŽt, suivi et recours liĂ©s Ă  leur demande d’asile, notamment auprĂšs de l’Office français de protection des rĂ©fugiĂ©s et des apatrides (OFPRA) et de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).
  • Information et facilitation d’accĂšs aux soins de santĂ© : Mise Ă  disposition d’informations et d’aide pour que les demandeurs d’asile puissent accĂ©der aux services de santĂ© adaptĂ©s Ă  leurs besoins.
  • Accompagnement dans les dĂ©marches d’ouverture des droits sociaux et scolarisation des enfants mineurs hĂ©bergĂ©s : Assistance pour l’obtention des droits sociaux (allocations, aides sociales) et pour l’inscription scolaire des enfants mineurs hĂ©bergĂ©s dans la structure.

Points essentiels

  • Les structures d’accueil ont pour objectif principal d’assurer un hĂ©bergement temporaire et sĂ©curisĂ© aux demandeurs d’asile, en lien avec l’OFII, qui oriente ces personnes vers ces centres.
  • La signature du contrat de sĂ©jour formalise l’engagement entre le demandeur et la structure, en prĂ©cisant les droits et devoirs de chacun.
  • La domiciliation facilite la reconnaissance administrative et l’accĂšs aux droits sociaux, Ă  la santĂ©, et Ă  la scolarisation pour les mineurs.
  • L’accompagnement dans la procĂ©dure d’asile comprend l’aide Ă  la constitution du dossier, le suivi auprĂšs de l’OFPRA, et le recours Ă©ventuel devant la CNDA, conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation en vigueur.
  • La facilitation d’accĂšs aux soins et aux droits sociaux vise Ă  garantir la prise en charge globale des besoins des demandeurs, en tenant compte de leur vulnĂ©rabilitĂ©.
  • La mise en Ɠuvre de ces objectifs doit respecter la neutralitĂ© de l’établissement, qui ne doit pas se prĂ©valoir de convictions politiques, philosophiques ou religieuses (voir section 5).

À retenir

Les structures d’accueil pour demandeurs d’asile ont pour but d’assurer un hĂ©bergement sĂ©curisĂ©, d’informer, d’accompagner dans les dĂ©marches administratives et juridiques, et de faciliter l’accĂšs aux soins et aux droits sociaux, en lien avec l’OFII, dans le respect de la lĂ©gislation en vigueur.

5. Droits et démarches

Notions clés & Définitions

  • Droits et devoirs des demandeurs d’asile : Ensemble des obligations et libertĂ©s reconnues aux demandeurs d’asile, notamment le respect du rĂšglement intĂ©rieur, la participation aux dĂ©marches administratives, et la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier d’informations sur leurs droits (voir section 4).

  • Accompagnement dans les dĂ©marches administratives liĂ©es Ă  la demande d’asile : Assistance fournie aux demandeurs pour constituer leur dossier, dĂ©poser leur demande auprĂšs de l’OFPRA, suivre la procĂ©dure, et accĂ©der aux droits sociaux et sanitaires (voir section 4).

  • Signature du contrat de sĂ©jour : Acte formel par lequel le demandeur d’asile s’engage Ă  respecter les rĂšgles du centre d’accueil, Ă  participer aux dĂ©marches et Ă  suivre les orientations proposĂ©es par l’établissement, en lien avec la mission d’accueil (voir section 4).

  • Accompagnement dans les recours devant la CNDA : Assistance apportĂ©e aux demandeurs pour prĂ©parer et prĂ©senter leurs recours contre les dĂ©cisions dĂ©favorables de l’OFPRA, devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), en leur fournissant informations, conseils et soutien juridique (voir section 4).

Points essentiels

  • Les demandeurs d’asile disposent de droits et devoirs prĂ©cis, encadrĂ©s par la rĂ©glementation, notamment la nĂ©cessitĂ© de respecter le rĂšglement intĂ©rieur et de participer activement aux dĂ©marches administratives (voir section 4).

  • L’accompagnement dans les dĂ©marches administratives est une Ă©tape clĂ© pour garantir l’accĂšs effectif Ă  la procĂ©dure d’asile, Ă  la reconnaissance du statut de rĂ©fugiĂ©, ou Ă  une autre forme de protection (voir section 4).

  • La signature du contrat de sĂ©jour formalise l’engagement du demandeur et prĂ©cise ses droits et obligations durant son hĂ©bergement en centre d’accueil, facilitant ainsi la relation de confiance et la transparence (voir section 4).

  • En cas de refus de l’OFPRA, le demandeur peut engager un recours devant la CNDA, avec un accompagnement spĂ©cialisĂ© pour maximiser ses chances de succĂšs (voir section 4).

À retenir

Les demandeurs d’asile ont des droits encadrĂ©s par la loi, mais doivent Ă©galement respecter leurs devoirs, notamment dans le cadre de leur accompagnement administratif et juridique, notamment lors des recours devant la CNDA.

6. Public accueilli

Notions clés & Définitions

  • Femmes, hommes isolĂ©s, familles avec enfants, couples, jeunes majeurs : profils variĂ©s de personnes en situation d’attente de rĂ©gularisation ou en procĂ©dure d’asile, nĂ©cessitant un accompagnement adaptĂ© Ă  leurs besoins spĂ©cifiques.
  • NationalitĂ© Ă©trangĂšre en attente de rĂ©gularisation : personnes dont le statut administratif n’est pas encore rĂ©gularisĂ©, mais qui rĂ©sident en France en attendant leur reconnaissance ou rĂ©gularisation.
  • DiversitĂ© des profils et situations : reconnaissance que le public accueilli prĂ©sente une grande variĂ©tĂ© de parcours, de vulnĂ©rabilitĂ©s, et de besoins, nĂ©cessitant une approche individualisĂ©e.

Points essentiels

  • Le public accueilli dans les structures telles que les CADA comprend principalement des femmes, hommes isolĂ©s, familles avec enfants, couples, jeunes majeurs, tous de nationalitĂ© Ă©trangĂšre et en attente de rĂ©gularisation.
  • Ces structures accueillent des personnes en procĂ©dure d’asile ou en attente de rĂ©gularisation, avec une diversitĂ© des profils et situations qui impose une approche pluridisciplinaire et adaptĂ©e.
  • La composition de l’équipe pluridisciplinaire inclut des assistants de services sociaux, Ă©ducateurs spĂ©cialisĂ©s, moniteurs Ă©ducateurs, conseillers en Ă©conomie sociale et familiale, sous la responsabilitĂ© d’un(e) chef(fe) de services.
  • La diversitĂ© des profils et situations implique une prise en compte des vulnĂ©rabilitĂ©s spĂ©cifiques, notamment pour les familles avec enfants ou les personnes isolĂ©es, dans le cadre d’un accompagnement global.

À retenir

Le public accueilli dans ces structures est trÚs diversifié, comprenant des personnes de différentes situations et nationalités, nécessitant une approche personnalisée et pluridisciplinaire pour répondre à leurs besoins spécifiques.

7. Équipe pluridisciplinaire

Notions clés & Définitions

  • Assistants de services sociaux : Professionnels chargĂ©s d’évaluer la situation sociale des demandeurs d’asile, d’orienter vers les dispositifs adaptĂ©s, et de soutenir dans les dĂ©marches administratives et sociales (source : contenu source).
  • Éducateurs spĂ©cialisĂ©s : Professionnels qui accompagnent les demandeurs d’asile dans leur intĂ©gration sociale, en proposant des activitĂ©s Ă©ducatives et en soutenant leur dĂ©veloppement personnel (source : contenu source).
  • Moniteurs Ă©ducateurs : Intervenants qui participent Ă  l’accompagnement Ă©ducatif des personnes hĂ©bergĂ©es, notamment dans la mise en place d’activitĂ©s sociales et rĂ©crĂ©atives (source : contenu source).
  • Conseillers en Ă©conomie sociale et familiale : Professionnels qui aident Ă  l’accĂšs aux droits sociaux, Ă  la gestion budgĂ©taire, et Ă  l’autonomie des demandeurs d’asile (source : contenu source).
  • ResponsabilitĂ© d’un(e) chef(fe) de services : Personne en charge de coordonner l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire, de veiller Ă  la qualitĂ© de l’accompagnement, et de gĂ©rer l’organisation globale du centre (source : contenu source).

Points essentiels

  • L’équipe pluridisciplinaire est composĂ©e d’assistants de services sociaux, Ă©ducateurs spĂ©cialisĂ©s, moniteurs Ă©ducateurs, et conseillers en Ă©conomie sociale et familiale, sous la responsabilitĂ© d’un(e) chef(fe) de services (source : contenu source).
  • Chaque professionnel intervient dans un champ spĂ©cifique pour assurer un accompagnement global et adaptĂ© aux besoins des demandeurs d’asile, notamment dans l’évaluation sociale, l’éducation, l’accĂšs aux droits, et l’autonomie (source : contenu source).
  • La responsabilitĂ© du chef(fe) de services est centrale pour la coordination, la gestion des ressources humaines, et la qualitĂ© de l’accompagnement (source : contenu source).
  • La composition de cette Ă©quipe vise Ă  couvrir l’ensemble des dimensions sociales, Ă©ducatives, et administratives nĂ©cessaires Ă  l’intĂ©gration et au soutien des publics hĂ©bergĂ©s (source : contenu source).

À retenir

L’équipe pluridisciplinaire, sous la responsabilitĂ© d’un(e) chef(fe) de services, assure une prise en charge globale des demandeurs d’asile en combinant expertise sociale, Ă©ducative et administrative pour favoriser leur intĂ©gration et leur autonomie.

8. Partenariats et réseaux

Notions clés & Définitions

  • Partenariats opĂ©rationnels : Collaborations entre diffĂ©rentes structures (associations, collectivitĂ©s, services de l’État) pour assurer un accompagnement global (juridique, mĂ©dical, administratif) aux demandeurs d’asile, en mobilisant des ressources et compĂ©tences complĂ©mentaires.

  • Associations partenaires : Organisations telles que Les Restos du CƓur, La Croix Rouge, et Le Secours Populaire qui interviennent dans l’accompagnement social, alimentaire, mĂ©dical ou Ă©ducatif des personnes hĂ©bergĂ©es ou en parcours d’intĂ©gration.

  • Lien avec les collectivitĂ©s locales : Relations avec les mairies et autres acteurs territoriaux pour coordonner l’accueil, l’intĂ©gration et l’accompagnement des demandeurs d’asile, en lien avec les dispositifs locaux et les politiques publiques.

  • OFII, OFPRA, prĂ©fectures : Structures administratives et de gestion de l’immigration et de l’asile. OFII (Office français de l’immigration et de l’intĂ©gration) oriente et accompagne les demandeurs d’asile, OFPRA (Office français de protection des rĂ©fugiĂ©s et apatrides) statue sur la reconnaissance du statut de rĂ©fugiĂ©, et les prĂ©fectures assurent la gestion administrative locale (voir rĂ©fĂ©rence Ă  la section 3).

Points essentiels

  • Le partenariat opĂ©rationnel repose sur une coordination entre acteurs divers pour couvrir tous les champs de l’accompagnement des demandeurs d’asile : juridique, mĂ©dical, administratif, social et Ă©ducatif.
  • Les associations telles que Les Restos du CƓur, La Croix Rouge, et Le Secours Populaire jouent un rĂŽle clĂ© dans l’aide humanitaire et sociale, en complĂ©ment des structures publiques.
  • La collaboration avec les collectivitĂ©s locales permet d’adapter l’accueil et l’intĂ©gration au contexte territorial, en lien avec les dispositifs locaux.
  • La relation avec l’OFII, l’OFPRA, et les prĂ©fectures est essentielle pour la gestion administrative, l’orientation vers les centres d’accueil, et la reconnaissance du statut de rĂ©fugiĂ©.
  • Ces partenariats sont indispensables pour faire face Ă  l’augmentation des demandes d’asile, notamment dans un contexte de crises gĂ©opolitiques et climatiques (voir aussi la problĂ©matique rĂ©currente).

À retenir

Les partenariats opĂ©rationnels, impliquant associations, collectivitĂ©s et structures administratives, constituent le socle d’un accompagnement global et coordonnĂ© pour les demandeurs d’asile, permettant d’assurer leur accueil, leur intĂ©gration et leur parcours administratif.

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmePoints clésAuteur / Référence
Historique des CADACrĂ©ation en 1973 par France Terre d’Asile, Ă©volution jusqu’en 1999, scission du DNA en 1991, dĂ©veloppement des capacitĂ©sFrance Terre d’Asile, Notions clĂ©s
Cadre législatifCADA régis par le CASF (L. 312-1), encadré par CESEDA, lois de 2002, 2006, 2015, 2018, 2024CASF, CESEDA, Loi 2002, Loi 2015, Loi 2018, Loi 2024
FinancementDotations de l’État, ADA, AMS, gestion collective, Ă©volution lĂ©gislativeDotations, ADA, AMS, Loi 2002, Loi 2018

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre CADA avec CPH : CADA hĂ©berge demandeurs d’asile en procĂ©dure, CPH accueille personnes munies d’une autorisation d’entrĂ©e.
  2. Croire que le financement des CADA est individuel par place : il est basĂ© sur des dotations globales de l’État.
  3. Confondre le cadre lĂ©gislatif du CASF et du CESEDA : ils rĂ©gissent respectivement la gestion sociale et l’entrĂ©e/droit d’asile.
  4. Oublier que la loi de 2015 a rĂ©formĂ© le droit d’asile pour le rendre plus accessible.
  5. Confusion entre l’objectif d’accueil (hĂ©berger, accompagner) et le financement (dotations, aides sociales).
  6. NĂ©gliger la distinction entre demandeurs d’asile et rĂ©fugiĂ©s statutaires dans la gestion des structures.
  7. Confondre la mission des CADA avec celle des autres structures d’accueil (ex : CAES, centres d’hĂ©bergement).

Checklist Examen

  • ConnaĂźtre la dĂ©finition de France Terre d’Asile et son rĂŽle dans l’histoire des CADA.
  • MaĂźtriser la chronologie de la crĂ©ation et de l’évolution des CADA (1973, 1974, 1991, 1999).
  • Identifier les textes lĂ©gislatifs fondamentaux : CASF (L. 312-1), CESEDA, lois de 2002, 2006, 2015, 2018, 2024.
  • Expliquer le cadre rĂ©glementaire des CADA en tant qu’ESSMS.
  • DĂ©crire le mode de financement des CADA (dotations globales, ADA, AMS).
  • ConnaĂźtre les objectifs principaux des CADA : hĂ©berger, accompagner, faire respecter les droits.
  • Identifier le public accueilli : demandeurs d’asile en procĂ©dure, familles, personnes isolĂ©es.
  • DĂ©finir le rĂŽle de l’équipe pluridisciplinaire dans les CADA.
  • ConnaĂźtre les principaux partenaires et rĂ©seaux (France Terre d’Asile, associations, autoritĂ©s publiques).
  • Savoir diffĂ©rencier CADA et CPH en termes de public et de statut.
  • MaĂźtriser la procĂ©dure d’admission et les dĂ©marches administratives pour les demandeurs.
  • ConnaĂźtre la mission de protection et d’accompagnement social des CADA.

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1. Quelle est la signification historique des CADA en France ?

2. Quelle organisation a Ă©tĂ© créée en 1973 pour coordonner l’accueil des rĂ©fugiĂ©s en France ?

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Historique des CADA — crĂ©ation ?

Créés en 1973 par France Terre d’Asile.

France Terre d’Asile — crĂ©ation?

Organisation créée en 1973 pour coordonner l'accueil.

Cadre lĂ©gislatif des CADA — loi clĂ© ?

Régis par le CASF (L. 312-1) et le CESEDA.

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