đ Plan du Cours
- Politiques sociales handicap
- Classification handicap
- Droits et lois
- MDPH et CDAPH
- Aides et prestations
- Accessibilité
- Scolarisation adaptée
- Insertion professionnelle
- Organisation territoriale
- Projet personnalisé
đ 1. Politiques sociales handicap
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Politique sociale : Ensemble dâactions et de mesures visant Ă assurer la protection sociale des individus vulnĂ©rables, en modifiant leurs conditions de vie pour Ă©viter la dĂ©sagrĂ©gation sociale (source : introduction).
- Politique publique : Actions coordonnées par une puissance publique pour modifier une situation sociétale, découlant des attentes sociales et reposant sur des stratégies à court, moyen ou long terme (source : introduction).
- DiffĂ©rence entre politique sociale et politique publique : La politique sociale concerne spĂ©cifiquement la protection des personnes vulnĂ©rables, notamment en matiĂšre de handicap, tandis que la politique publique englobe lâensemble des actions coordonnĂ©es par lâĂtat pour rĂ©pondre Ă divers problĂšmes sociĂ©taux, y compris sociaux (source : introduction).
- Objectifs des politiques sociales du handicap en France : Garantir le droit Ă la compensation, lâaccessibilitĂ©, lâintĂ©gration scolaire, lâinsertion professionnelle, et promouvoir lâautonomie des personnes handicapĂ©es (source : loi 2005 et synthĂšse).
- AUTEUR : DENIS Tom (date non prĂ©cisĂ©e) : souligne que les politiques sociales du handicap en France visent Ă transformer les conditions de vie des personnes vulnĂ©rables par des actions coordonnĂ©es de lâĂtat, afin dâĂ©viter la dĂ©sagrĂ©gation sociale et favoriser leur autonomie.
đ Points essentiels
- Les politiques sociales du handicap en France se distinguent des politiques publiques gĂ©nĂ©rales par leur objectif spĂ©cifique de protection et dâintĂ©gration des personnes en situation de vulnĂ©rabilitĂ©, notamment via des mesures lĂ©gislatives et institutionnelles.
- La loi du 11 fĂ©vrier 2005 constitue une Ă©tape clĂ©, affirmant le droit Ă la solidaritĂ©, Ă lâĂ©galitĂ© des chances, et Ă la participation citoyenne des personnes handicapĂ©es, avec cinq ambitions principales : droit Ă la compensation, accessibilitĂ©, crĂ©ation de la MDPH et de la CDAPH, intĂ©gration scolaire, et insertion professionnelle.
- Lâhistorique des politiques sociales du handicap montre une Ă©volution progressive, depuis la loi de 1945 qui introduit la prestation compensatoire, jusquâaux lois de 1975, 1987, 1991, qui renforcent la reconnaissance, lâobligation dâemploi, et lâaccessibilitĂ©.
- La loi de 2005 a permis la crĂ©ation des Maisons DĂ©partementales des Personnes HandicapĂ©es (MDPH) et de la CDAPH, qui jouent un rĂŽle central dans lâĂ©valuation, lâorientation, et la gestion des droits des personnes handicapĂ©es.
- La politique dâinclusion sâinscrit dans une dĂ©marche globale visant Ă assurer le droit Ă la compensation, Ă lâaccessibilitĂ©, et Ă une participation pleine et entiĂšre Ă la vie sociale, en intĂ©grant notamment les enjeux de scolarisation et dâemploi.
đĄ Ă retenir
Les politiques sociales du handicap en France ont Ă©voluĂ© depuis 1945 pour garantir aux personnes en situation de vulnĂ©rabilitĂ© un droit Ă la compensation, Ă lâautonomie et Ă lâintĂ©gration, Ă travers un cadre lĂ©gislatif et institutionnel en constante adaptation.
đ 2. Classification handicap
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Handicap (loi 2005) : « toute limitation dâactivitĂ© ou restriction de participation Ă la vie en sociĂ©tĂ© subie dans son environnement par une personne en raison dâune altĂ©ration substantielle, durable ou dĂ©finitive dâune ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, dâun polyhandicap ou dâun trouble de santĂ© invalidant » (loi 2005).
- Limitation dâactivitĂ© : DifficultĂ© rencontrĂ©e par une personne dans lâaccomplissement dâune tĂąche ou dâune action spĂ©cifique, liĂ©e Ă une dĂ©ficience ou une incapacitĂ©.
- Restriction de participation : DifficultĂ© Ă prendre part Ă des activitĂ©s ou Ă des rĂŽles sociaux, en raison dâun handicap, impactant la vie sociale, professionnelle ou Ă©ducative.
- Autisme / TED (Troubles Envahissants du DĂ©veloppement) : Troubles neurodĂ©veloppementaux caractĂ©risĂ©s par des difficultĂ©s de communication, dâinteraction sociale et des comportements rĂ©pĂ©titifs, intĂ©grĂ©s dans la classification du handicap par la loi 2005.
- Polyhandicap : Altération sévÚre de plusieurs fonctions, associant déficiences motrices, intellectuelles et sensorielles, nécessitant une prise en charge spécifique.
- Types de handicap : catégorisations selon la loi 2005, comprenant le handicap mental (déficience intellectuelle), sensoriel (auditif, visuel), moteur, autisme/TED, psychique, et polyhandicap.
đ Points essentiels
- La loi 2005 dĂ©finit le handicap comme une limitation dâactivitĂ© ou une restriction de participation liĂ©e Ă une altĂ©ration substantielle, durable ou dĂ©finitive de fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, ou Ă un trouble de santĂ© invalidant.
- Les principaux types de handicap classés sont : mental (déficience intellectuelle), sensoriel (auditif, visuel), moteur, autisme/TED, psychique et polyhandicap.
- La classification repose sur deux notions fondamentales : la limitation dâactivitĂ© (difficultĂ© dans lâaccomplissement dâune tĂąche) et la restriction de participation (difficultĂ© Ă sâintĂ©grer ou Ă participer Ă la vie sociale).
- La reconnaissance du handicap permet dâaccĂ©der aux droits et prestations spĂ©cifiques, notamment via la MDPH et la CDAPH, en sâappuyant sur des Ă©valuations pluridisciplinaires.
- La classification est essentielle pour orienter la prise en charge, les dispositifs dâaccompagnement et les politiques publiques visant Ă favoriser lâinclusion sociale.
đĄ Ă retenir
Le handicap, selon la loi 2005, est une interaction entre une dĂ©ficience et des obstacles environnementaux, se traduisant par des limitations dâactivitĂ© et des restrictions de participation, nĂ©cessitant une reconnaissance prĂ©cise pour une prise en charge adaptĂ©e.
đ 3. Droits et lois
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Droits fondamentaux des usagers (loi 2002-2) : Ensemble des droits garantis Ă toute personne en situation de handicap, incluant le respect de la dignitĂ©, de lâintĂ©gritĂ©, la confidentialitĂ©, le consentement Ă©clairĂ©, et la participation Ă la conception de son projet dâaccompagnement, comme le prĂ©cise la loi du 2 janvier 2002.
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Principes fondamentaux des droits des usagers : Respect, dignitĂ©, consentement, confidentialitĂ©. Ces principes assurent la reconnaissance de la personne en tant quâindividu autonome, avec le droit Ă une prise en charge respectueuse et personnalisĂ©e, conformĂ©ment aux valeurs de la loi 2002-2.
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Loi du 11 fĂ©vrier 2005 : Elle Ă©tablit le droit Ă lâĂ©galitĂ© des droits et des chances, la participation et la citoyennetĂ© des personnes handicapĂ©es. Elle pose le principe que toute personne handicapĂ©e doit bĂ©nĂ©ficier de la solidaritĂ© nationale pour accĂ©der Ă ses droits fondamentaux et exercer sa citoyennetĂ©.
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Amendement CRETON (1989) : Mesure dérogatoire permettant de maintenir en établissement les enfants de plus de 20 ans, évitant leur orientation vers des structures pour adultes, dans le but de préserver leur accompagnement et leur stabilité.
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Obligations des ESSMS (Ătablissements et Services Sociaux et MĂ©dico-Sociaux) : La loi du 2 janvier 2002 impose la mise en place de 7 outils obligatoires pour garantir lâexercice effectif des droits et libertĂ©s des personnes accompagnĂ©es, notamment lâĂ©valuation, le projet personnalisĂ©, et la participation de la personne.
đ Points essentiels
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La loi du 11 fĂ©vrier 2005 constitue une Ă©tape majeure en affirmant le droit Ă lâĂ©galitĂ© et Ă la citoyennetĂ© pour les personnes handicapĂ©es, en insistant sur la solidaritĂ© nationale pour garantir lâaccĂšs aux droits fondamentaux.
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Les principes fondamentaux des droits des usagers, tels que le respect, la dignitĂ©, le consentement et la confidentialitĂ©, sont inscrits dans la loi 2002-2, qui encadre la qualitĂ© de lâaccompagnement et la participation active des personnes.
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La loi du 2 janvier 2002 impose aux ESSMS la mise en Ćuvre dâoutils obligatoires pour assurer la protection et la participation des usagers, notamment lâĂ©valuation pluridisciplinaire, le projet personnalisĂ©, et la participation Ă la dĂ©cision.
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Lâamendement CRETON (1989) rĂ©pond Ă la nĂ©cessitĂ© de maintenir en Ă©tablissement les jeunes adultes de plus de 20 ans, afin dâĂ©viter leur orientation vers des structures pour adultes, dans une logique de continuitĂ© et de stabilitĂ©.
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La loi du 11 février 2005 insiste sur la solidarité de la collectivité nationale, garantissant à chaque personne handicapée un accÚs équitable à ses droits et la possibilité de participer pleinement à la vie sociale.
đĄ Ă retenir
La loi du 11 fĂ©vrier 2005, renforcĂ©e par la loi 2002-2, affirme le droit Ă lâĂ©galitĂ©, Ă la dignitĂ© et Ă la participation des personnes handicapĂ©es, en imposant des obligations concrĂštes aux Ă©tablissements pour garantir leur autonomie et leur citoyennetĂ©.
đ 4. MDPH et CDAPH
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Maisons DĂ©partementales des Personnes HandicapĂ©es (MDPH) : Guichet unique dans chaque dĂ©partement créé par la loi du 11 fĂ©vrier 2005, chargĂ© dâaccueillir, dâinformer, dâaccompagner et de conseiller les personnes handicapĂ©es et leur famille, tout en organisant lâĂ©valuation et la prise de dĂ©cision concernant leurs droits et prestations.
- Commission des Droits et de lâAutonomie des Personnes HandicapĂ©es (CDAPH) : Instance dĂ©cisionnelle qui, sâappuyant sur le dossier MDPH, le projet de vie et les bilans mĂ©dico-sociaux, reconnaĂźt le handicap, attribue des droits (allocations, orientation vers Ă©tablissements, etc.) et veille Ă la cohĂ©rence des dĂ©cisions relatives Ă lâautonomie des personnes handicapĂ©es.
- Processus dâĂ©valuation et prise de dĂ©cision par la CDAPH : AprĂšs Ă©tude du dossier, la CDAPH dĂ©finit le taux dâinvaliditĂ©, attribue des prestations (ex : PCH, AAH), oriente vers des structures adaptĂ©es, et peut reconnaĂźtre la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© ou dĂ©cider de lâhĂ©bergement. Elle peut Ă©galement Ă©mettre un avis sur lâaffiliation de lâaidant familial Ă lâassurance vieillesse.
- Composition et fonctionnement de la CDAPH : Riche en membres reprĂ©sentant associations, syndicats, organismes dâassurance maladie, conseils dĂ©partementaux et lâĂtat, la CDAPH fonctionne de maniĂšre collĂ©giale pour garantir une dĂ©cision Ă©quilibrĂ©e et reprĂ©sentative des intĂ©rĂȘts des usagers.
- Ăvolution vers les Maisons DĂ©partementales de lâAutonomie (MDA) : Suite Ă la surcharge des MDPH (augmentation des dossiers, dĂ©lais longs), certaines fusionnent avec des services pour personnes ĂągĂ©es pour devenir des MDA, visant une gestion plus cohĂ©rente et intĂ©grĂ©e des publics « handicap » et « personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes » (loi « ASV »).
đ Points essentiels
- La loi du 11 février 2005 a instauré le principe du droit à la solidarité et à la participation des personnes handicapées, en créant la MDPH comme guichet unique.
- La MDPH a pour missions principales dâaccueillir, dâinformer, dâaccompagner, de conseiller, et dâorganiser lâĂ©valuation des droits via des Ă©quipes pluridisciplinaires.
- La CDAPH, composĂ©e de membres issus de divers acteurs (associations, syndicats, organismes sociaux, Ătat), dĂ©cide de lâattribution des droits, de lâorientation et de la reconnaissance du handicap, en sâappuyant sur le dossier, le projet de vie, et les bilans mĂ©dico-sociaux.
- La reconnaissance du handicap par la CDAPH permet lâattribution de prestations telles que la PCH ou lâAAH, ainsi que lâorientation vers des structures adaptĂ©es (IME, ESAT, etc.).
- Face à la surcharge des MDPH, la transformation en MDA vise à simplifier et stabiliser les parcours, en intégrant aussi les publics ùgés, conformément à la loi « ASV » (2022).
- La loi de 2005 et ses Ă©volutions ont renforcĂ© le droit Ă la compensation, Ă lâaccessibilitĂ©, et Ă une Ă©valuation plus cohĂ©rente des besoins.
đĄ Ă retenir
Les MDPH, en tant que guichets uniques, évaluent et accompagnent les personnes handicapées, tandis que la CDAPH, instance décisionnelle, attribue droits et orientations pour favoriser leur autonomie, avec une évolution vers les MDA pour une gestion plus intégrée et efficace.
đ 5. Aides et prestations
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Droit Ă compensation : Principe selon lequel toute personne en situation de handicap a le droit de bĂ©nĂ©ficier dâaides financiĂšres ou de services pour faire face aux consĂ©quences de son handicap dans sa vie quotidienne, conformĂ©ment Ă la loi de 2005. (Source : Denis, 2005)
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Prestation de Compensation du Handicap (PCH) : Aide financiĂšre personnalisĂ©e versĂ©e par le Conseil dĂ©partemental pour couvrir des charges liĂ©es Ă un besoin dâaide humaine, dâaides techniques, dâamĂ©nagements ou de charges exceptionnelles, visant Ă favoriser lâautonomie. (Source : loi 2005)
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Allocation aux Adultes HandicapĂ©s (AAH) : Allocation versĂ©e par la CDAPH aux personnes dont le taux dâincapacitĂ© permanente est dâau moins 80 %, ou entre 50 % et 79 % avec restrictions substantielles, pour garantir un revenu minimum. Montant maximum : 1016 euros depuis avril 2023. (Source : loi 2005)
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Aides spĂ©cifiques : Ensemble de dispositifs visant Ă soutenir les dĂ©placements (aide en compensation du handicap), la formation professionnelle (aide Ă la formation), lâaide aux aidants (congĂ© de proche aidant, AJPA), la santĂ© (prothĂšses, complĂ©mentaire santĂ©), et lâemploi (aides techniques, aides humaines). (Source : loi 2005)
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RĂŽle du Conseil dĂ©partemental et de la CAF : Ces institutions sont responsables du versement des aides telles que la PCH, lâAAH, lâAEEH, et autres prestations sociales, en Ă©valuant les dossiers, en attribuant les droits et en assurant le suivi des bĂ©nĂ©ficiaires. La MDPH constitue le guichet unique pour lâĂ©valuation et la dĂ©cision. (Source : loi 2005, Denis, 2005)
đ Points essentiels
- La loi de 2005 consacre le droit à la compensation pour faire face aux conséquences du handicap dans la vie quotidienne, en intégrant plusieurs aides : AAH, AEEH, PCH, et autres dispositifs spécifiques.
- La PCH couvre des domaines variés : aide humaine, aides techniques, aménagements de logement ou véhicule, charges exceptionnelles, aide animaliÚre, permettant une personnalisation selon les besoins.
- La CDAPH (Commission des Droits et de lâAutonomie des Personnes HandicapĂ©es), en lien avec la MDPH, Ă©value la situation du handicap, dĂ©finit le taux dâincapacitĂ©, et attribue les prestations (ex : AAH, PCH, orientation professionnelle).
- La montant de lâAAH est plafonnĂ© Ă 1016 euros par mois depuis avril 2023, accessible aux personnes ayant un taux dâincapacitĂ© dâau moins 80 %, ou entre 50 % et 79 % avec restrictions substantielles.
- Les aides spĂ©cifiques pour dĂ©placements, formation, santĂ©, et emploi sont mobilisĂ©es pour favoriser lâautonomie, lâinclusion sociale et professionnelle, en lien avec les acteurs territoriaux.
- La rĂŽle des acteurs territoriaux (Conseil dĂ©partemental, CAF, MDPH) est central dans lâĂ©valuation, lâattribution, et le versement des aides, garantissant une rĂ©ponse adaptĂ©e aux besoins individuels.
đĄ Ă retenir
Le droit Ă compensation, reconnu par la loi de 2005, permet aux personnes handicapĂ©es dâaccĂ©der Ă une gamme dâaides personnalisĂ©es, gĂ©rĂ©es principalement par la CDAPH, le Conseil dĂ©partemental et la CAF, afin de favoriser leur autonomie et leur participation sociale.
đ 6. AccessibilitĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- AccessibilitĂ© (loi de 1991) : Ensemble des amĂ©nagements, dispositifs et mesures permettant aux personnes en situation de handicap dâaccĂ©der aux locaux, services, transports et espaces publics dans des conditions Ă©quitables, favorisant leur autonomie et leur participation sociale. AUTEUR (1991) : dĂ©clinĂ©e dans la loi pour amĂ©liorer lâaccĂšs aux locaux dâhabitation, lieux de travail et Ă©tablissements recevant du public.
- Concept dâaccessibilitĂ© dans le cadre du handicap : La capacitĂ© pour une personne en situation de handicap dâaccĂ©der physiquement, sensoriquement ou cognitivement Ă un environnement, des services ou des biens, en Ă©liminant ou en rĂ©duisant les obstacles. Elle concerne aussi bien lâamĂ©nagement des espaces que la communication adaptĂ©e.
- Mesures pour amĂ©liorer lâaccessibilitĂ© : Actions concrĂštes telles que la mise en place de rampes, de signalĂ©tique adaptĂ©e, de dispositifs de communication alternative, et la formation des acteurs pour garantir lâaccĂšs universel. Ces mesures visent Ă respecter la dignitĂ©, lâautonomie et la participation des personnes handicapĂ©es.
- Lien entre accessibilitĂ© et inclusion sociale : LâaccessibilitĂ© constitue une condition sine qua non pour lâinclusion sociale, permettant aux personnes handicapĂ©es de participer pleinement Ă la vie en sociĂ©tĂ©, dâaccĂ©der Ă lâĂ©ducation, Ă lâemploi, aux loisirs et Ă la vie communautaire. Elle favorise lâĂ©galitĂ© des chances et la citoyennetĂ© active.
đ Points essentiels
- La loi de 1991 marque une Ă©tape clĂ© en France en imposant des mesures dâaccessibilitĂ© pour les locaux dâhabitation, lieux de travail et Ă©tablissements recevant du public (ERP). Elle prĂ©voit notamment lâadaptation des bĂątiments, des transports et des espaces publics pour les personnes en situation de handicap.
- LâaccessibilitĂ© doit couvrir tous les types de handicaps : moteur, sensoriel, cognitif, psychique, en intĂ©grant des solutions variĂ©es (rampe, ascenseur, signalĂ©tique, aides techniques).
- La mise en Ćuvre de lâaccessibilitĂ© est un processus progressif, souvent confrontĂ© Ă des retards ou des incompletudes, comme le souligne la dĂ©cision du ComitĂ© europĂ©en des droits sociaux en avril 2023, qui dĂ©nonce la non-application coordonnĂ©e en France.
- La loi de 2005 et la loi de dĂ©centralisation (2022) ont renforcĂ© la dimension territoriale et la cohĂ©rence des politiques dâaccessibilitĂ©, notamment via la crĂ©ation des Maisons DĂ©partementales de lâAutonomie (MDA) et la suppression des restrictions liĂ©es Ă la gravitĂ© du handicap dans les autorisations.
- LâintĂ©gration de lâaccessibilitĂ© dans la conception des espaces vise Ă favoriser lâinclusion sociale, en permettant Ă tous dâaccĂ©der aux services publics, Ă lâĂ©ducation, Ă lâemploi, aux loisirs, et en rĂ©duisant la fracture sociale.
đĄ Ă retenir
LâaccessibilitĂ©, inscrite dans la loi de 1991, est une condition essentielle pour lâinclusion sociale des personnes en situation de handicap, nĂ©cessitant des mesures concrĂštes et une coordination territoriale pour garantir leur participation pleine et entiĂšre Ă la vie en sociĂ©tĂ©.
đ 7. Scolarisation adaptĂ©e
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Intégration scolaire des enfants handicapés : Processus visant à faire en sorte que les élÚves en situation de handicap puissent suivre une scolarité en milieu ordinaire, avec des aménagements ou aides spécifiques, dans le respect de leur projet de vie (loi du 11 février 2005).
- Dispositifs de scolarisation adaptĂ©e : Structures ou amĂ©nagements spĂ©cifiques conçus pour rĂ©pondre aux besoins Ă©ducatifs des enfants handicapĂ©s, tels que les ULIS (UnitĂ©s LocalisĂ©es pour lâInclusion Scolaire) ou UPI (UnitĂ©s PĂ©dagogiques dâIntĂ©gration), permettant une scolarisation en milieu ordinaire ou spĂ©cialisĂ©.
- RÎle des établissements médico-sociaux dans la scolarisation : Structures telles que IME, ITEP, ou IEM, qui assurent une prise en charge éducative, thérapeutique et sociale pour les enfants handicapés dont le handicap nécessite une adaptation spécifique de leur parcours scolaire.
- Lien entre scolarisation adaptĂ©e et droits des enfants handicapĂ©s : La loi du 11 fĂ©vrier 2005 garantit Ă chaque enfant handicapĂ© le droit Ă une scolarisation en milieu ordinaire ou adaptĂ©, avec la possibilitĂ© de bĂ©nĂ©ficier de projets personnalisĂ©s (PPS), affirmant leur droit Ă lâĂ©ducation, Ă lâintĂ©gration et Ă la participation sociale (loi du 11 fĂ©vrier 2005).
đ Points essentiels
- La loi du 11 fĂ©vrier 2005 pose comme principe la prioritĂ© de la scolarisation en milieu ordinaire, sauf impossibilitĂ©, en confiant aux CDAPH la responsabilitĂ© de dĂ©finir le parcours scolaire de lâĂ©lĂšve dans le cadre de son projet de vie.
- La scolarisation adaptĂ©e inclut plusieurs modalitĂ©s : inscription dans lâĂ©cole de secteur avec amĂ©nagements, intĂ©gration dans des unitĂ©s ULIS ou UPI, ou scolarisation dans des Ă©tablissements spĂ©cialisĂ©s comme IME ou ITEP.
- La crĂ©ation dâun Projet PersonnalisĂ© de Scolarisation (PPS) est obligatoire pour chaque Ă©lĂšve handicapĂ©, intĂ©grant actions pĂ©dagogiques, psychologiques, Ă©ducatives, sociales, mĂ©dicales et paramĂ©dicales, pour rĂ©pondre Ă ses besoins spĂ©cifiques.
- La scolarisation dans des dispositifs comme ULIS ou UPI permet une inclusion progressive, en proposant un environnement Ă©ducatif adaptĂ© tout en favorisant la participation Ă la vie de lâĂ©cole ordinaire.
- La loi garantit aussi le droit Ă lâinscription dans lâĂ©tablissement le plus proche du domicile, avec des amĂ©nagements ou aides humaines/techniques pour favoriser la rĂ©ussite scolaire.
- La mise en Ćuvre de lâintĂ©gration scolaire repose sur la collaboration entre enseignants, psychologues, mĂ©decins de lâĂducation nationale, et autres acteurs spĂ©cialisĂ©s, pour assurer la rĂ©ussite de lâĂ©lĂšve handicapĂ©.
đĄ Ă retenir
La scolarisation adaptée, encadrée par la loi du 11 février 2005, vise à garantir à chaque enfant handicapé le droit à une éducation inclusive, en proposant des parcours personnalisés et des dispositifs spécifiques pour favoriser leur réussite et leur participation sociale.
đ 8. Insertion professionnelle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Obligation dâemploi des personnes handicapĂ©es (loi 1987) : Disposition lĂ©gislative imposant aux entreprises de 20 salariĂ©s et plus dâintĂ©grer au moins 6% de travailleurs handicapĂ©s, afin de favoriser leur insertion dans le monde du travail (LOI 1987).
- Reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© : Statut attribuĂ© par la CDAPH aprĂšs Ă©valuation, permettant dâaccĂ©der Ă des dispositifs spĂ©cifiques dâaide Ă lâemploi et de maintien dans lâemploi (LOI 2005).
- Aides Ă lâemploi et maintien dans lâemploi : Ensemble des dispositifs (ex : aides techniques, amĂ©nagements, formations) destinĂ©s Ă favoriser lâintĂ©gration et la stabilitĂ© professionnelle des personnes handicapĂ©es, notamment via la PCH ou lâaide humaine (LOI 2005).
- Ouverture des ESAT sur les logiques de parcours : Processus visant Ă intĂ©grer les Ă©tablissements et services dâaide par le travail (ESAT) dans une dĂ©marche de parcours personnalisĂ©, facilitant la transition vers le milieu ordinaire ou dâautres structures adaptĂ©es (LOI 2022-217).
đ Points essentiels
- La loi 23 novembre 1957 introduit la notion de « travailleur handicapĂ© » et pose le principe de lâobligation dâemploi Ă 6% pour les entreprises (LOI 1957).
- La loi 10 juillet 1987 renforce cette obligation en obligeant les employeurs Ă respecter ce quota, sous peine de sanctions, et prĂ©voit des aides spĂ©cifiques pour lâintĂ©gration et le maintien dans lâemploi (LOI 1987).
- La reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© par la CDAPH permet dâaccĂ©der Ă des dispositifs dâaide, notamment la PCH, lâaide humaine, ou les amĂ©nagements de poste (LOI 2005).
- La loi 21 février 2022 (loi « 3DS ») favorise la fluidité des parcours professionnels en ouvrant davantage les ESAT sur les logiques de parcours, permettant une meilleure articulation entre établissements spécialisés et milieu ordinaire (LOI 2022-217).
- La MDPH Ă©value lâ« employabilitĂ© » des personnes handicapĂ©es pour orienter leur parcours professionnel, en tenant compte de leur projet de vie et de leur situation spĂ©cifique (LOI 2005).
đĄ Ă retenir
Lâobligation dâemploi instaurĂ©e par la loi de 1987, renforcĂ©e par la loi de 2005 et la loi 2022, vise Ă garantir une meilleure insertion professionnelle des personnes handicapĂ©es, en facilitant leur reconnaissance, leur accompagnement et leur accĂšs au milieu ordinaire ou adaptĂ©.
đ 9. Organisation territoriale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Organisation territoriale des politiques handicap : Dispositif structurĂ© visant Ă coordonner et dĂ©ployer les actions publiques en faveur des personnes en situation de handicap Ă lâĂ©chelle locale, en intĂ©grant diffĂ©rents acteurs et dispositifs pour assurer une rĂ©ponse adaptĂ©e et cohĂ©rente (source : Denis, 2022).
- RĂŽle des Agences RĂ©gionales de SantĂ© (ARS) : Ătablissements publics autonomes sous tutelle des ministĂšres de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s, chargĂ©s dâautoriser la crĂ©ation des Ă©tablissements et services, de faciliter lâaccĂšs aux soins, et dâadapter le financement des structures mĂ©dico-sociales pour favoriser la continuitĂ© et la qualitĂ© de lâaccompagnement (source : Denis, 2022).
- Décentralisation et loi 3DS (2022) : Loi n° 2022-217 du 21 février 2022, visant à renforcer la différenciation, la décentralisation et la déconcentration, en supprimant les restrictions liées à la gravité du handicap dans les autorisations, pour assurer une meilleure continuité des parcours et une adaptation territoriale des services (source : Denis, 2022).
- Coordination entre acteurs locaux et services : Processus dâĂ©change et de coopĂ©ration entre les diffĂ©rents intervenants (Ătat, collectivitĂ©s, Ă©tablissements, associations) pour organiser une offre cohĂ©rente, Ă©viter les ruptures de parcours, et favoriser lâintĂ©gration sociale et professionnelle des personnes handicapĂ©es (source : Denis, 2022).
- Conseils territoriaux de santĂ© : Instances de gouvernance locale rĂ©unissant acteurs institutionnels, associatifs et professionnels, chargĂ©es de dĂ©finir des stratĂ©gies de santĂ© territoriales, notamment pour lâintĂ©gration des politiques en faveur du handicap et la coordination des dispositifs sanitaires et sociaux (source : Denis, 2022).
đ Points essentiels
- La loi du 11 fĂ©vrier 2005 a posĂ© le principe dâun maillage territorial avec la crĂ©ation des Maisons DĂ©partementales des Personnes HandicapĂ©es (MDPH), qui centralisent lâaccueil, lâĂ©valuation et lâorientation des personnes handicapĂ©es.
- La loi 3DS (2022) a permis de simplifier et dâaccĂ©lĂ©rer les dĂ©marches administratives en supprimant les restrictions liĂ©es Ă la gravitĂ© du handicap dans les autorisations, favorisant ainsi la continuitĂ© des parcours et la cohĂ©rence territoriale.
- Les ARS jouent un rĂŽle central dans lâautorisation, la rĂ©gulation et le financement des Ă©tablissements et services mĂ©dico-sociaux, en veillant Ă leur adaptation aux besoins locaux.
- La coordination entre acteurs locaux, notamment via les conseils territoriaux de santé, vise à assurer une réponse intégrée, cohérente et adaptée aux enjeux spécifiques de chaque territoire.
- La transformation des MDPH en Maisons DĂ©partementales de lâAutonomie (MDA) sâinscrit dans une logique de simplification, de stabilitĂ© des droits, et dâamĂ©lioration de la rĂ©ponse territoriale.
đĄ Ă retenir
Lâorganisation territoriale des politiques handicap repose sur une coordination renforcĂ©e entre acteurs locaux, ARS, et instances de gouvernance, afin dâassurer une rĂ©ponse cohĂ©rente, continue et adaptĂ©e aux besoins spĂ©cifiques de chaque territoire, notamment grĂące Ă la loi 3DS (2022).
đ 10. Projet personnalisĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Projet personnalisĂ© de vie et dâaccompagnement : dĂ©marche centrĂ©e sur la personne, visant Ă Ă©laborer un plan dâaction individualisĂ© qui rĂ©pond Ă ses besoins, ses attentes et ses projets, en tenant compte de son environnement et de ses ressources. Il sâinscrit dans une logique dâautonomie et de participation active de la personne (source : Denis, 2023).
Participation de la personne handicapĂ©e Ă la conception du projet : implication active et dĂ©cisionnelle de la personne dans lâĂ©laboration, la mise en Ćuvre et lâĂ©valuation de son projet personnalisĂ©, garantissant son autonomie et son droit Ă lâexpression de ses volontĂ©s (source : Denis, 2023).
Lien entre projet personnalisĂ© et dĂ©cisions de la CDAPH : la CDAPH (Commission des Droits et de lâAutonomie des Personnes HandicapĂ©es) se base sur le projet personnalisĂ© pour prendre ses dĂ©cisions relatives aux droits, prestations, orientations et accompagnements, en veillant Ă respecter la volontĂ© de la personne (source : Denis, 2023).
Importance du consentement Ă©clairĂ© : principe selon lequel la personne doit ĂȘtre informĂ©e de maniĂšre claire et comprĂ©hensible, et donner son accord libre et Ă©clairĂ© avant toute dĂ©cision ou intervention, garantissant le respect de ses droits fondamentaux (source : loi 2002-2).
Adaptation du projet selon lâĂ©volution du handicap : ajustement continu du projet personnalisĂ© en fonction de lâĂ©volution de la situation, des besoins, des ressources et des souhaits de la personne, afin dâassurer une rĂ©ponse adaptĂ©e et efficace tout au long de sa vie (source : Denis, 2023).
đ Points essentiels
- Le projet personnalisĂ© de vie et dâaccompagnement est un outil clĂ© pour garantir la participation active de la personne handicapĂ©e dans la dĂ©finition de ses parcours de vie, en lien avec ses droits et ses aspirations.
- La participation de la personne doit ĂȘtre rĂ©elle, informĂ©e et volontaire, conformĂ©ment au principe du consentement Ă©clairĂ©, qui doit ĂȘtre systĂ©matiquement recherchĂ©, sauf si la personne est incapable dâexprimer sa volontĂ©.
- La dĂ©cision de la CDAPH sâappuie sur le projet personnalisĂ©, notamment pour lâattribution de droits, prestations, et orientations, dans une dĂ©marche respectueuse de la volontĂ© de la personne.
- Le projet doit ĂȘtre flexible et Ă©volutif, permettant des ajustements en fonction des changements liĂ©s au handicap ou Ă la vie de la personne, pour garantir une rĂ©ponse adaptĂ©e et continue.
- La loi 2005 et la loi 2002-2 insistent sur la nĂ©cessitĂ© dâun accompagnement individualisĂ©, respectueux de la dignitĂ©, de lâintĂ©gritĂ© et de la vie privĂ©e de la personne, en favorisant son autonomie et sa participation.
đĄ Ă retenir
Le projet personnalisĂ© de vie et dâaccompagnement est un outil essentiel qui place la personne au cĆur de son parcours, en garantissant sa participation active, son consentement Ă©clairĂ©, et une adaptation continue Ă lâĂ©volution de son handicap.
đ Tableaux de SynthĂšse
| CritÚre | Politique sociale du handicap | Politique publique | Auteur / Référence |
|---|
| Objectif principal | Protection, autonomie, intégration des personnes vulnérables | Résolution de problématiques sociétales globales | Denis Tom (synthÚse) |
| Cadre législatif | Loi 2005, création MDPH, CDAPH | Loi 2002-2, autres lois sociales | Loi 2005, Loi 2002-2 |
| Focus | Personnes en situation de handicap | Ensemble des enjeux sociétaux | - |
| Ăvolution | 1945 (prestation) â 1975, 1987, 1991 â 2005 (inclusion) | Approche globale, multidimensionnelle | - |
| CritÚre | Classification du handicap | Notions clés | Auteur / Référence |
|---|
| DĂ©finition (Loi 2005) | Limitation dâactivitĂ© ou restriction de participation liĂ©e Ă une altĂ©ration substantielle, durable ou dĂ©finitive | Limitation dâactivitĂ©, restriction de participation | Loi 2005 |
| Types principaux | Moteur, sensoriel, mental, autisme/TED, psychique, polyhandicap | Déficiences physiques, sensorielles, cognitives, psychiques | - |
| Notions fondamentales | Interaction dĂ©ficience-environnement, limitations dâactivitĂ©, restrictions de participation | Interaction dĂ©ficiente-environnement | Loi 2005 |
| Objectif | Orienter la prise en charge et lâaccĂšs aux droits | Evaluation pluridisciplinaire, inclusion | Loi 2005 |
| CritÚre | Droits et lois | Notions clés | Auteur / Référence |
|---|
| Principes fondamentaux | Respect, dignité, consentement, confidentialité | Respect de la personne, participation | Loi 2002-2, Loi 2005 |
| Droit Ă lâĂ©galitĂ© | Loi 2005 : participation citoyenne, solidaritĂ© nationale | Droit Ă la citoyennetĂ©, Ă©galitĂ© des chances | Loi 2005 |
| Obligations des ESSMS | Ăvaluation, projet personnalisĂ©, participation de la personne | Mise en Ćuvre des droits fondamentaux | Loi 2002-2 |
| Amendement CRETON | Maintien en établissement pour les +20 ans | Stabilisation, accompagnement spécifique | Amendement CRETON (1989) |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
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Confondre politique sociale et politique publique : la premiĂšre vise la protection des vulnĂ©rables, la seconde concerne lâensemble des actions publiques sociĂ©tales.
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Assimiler handicap et déficience : la loi 2005 définit le handicap comme interaction entre déficience et environnement, pas uniquement une déficience.
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Confusion entre limitation dâactivitĂ© et restriction de participation : la premiĂšre concerne une difficultĂ© dans lâaccomplissement dâune tĂąche, la seconde une difficultĂ© Ă prendre part Ă la vie sociale.
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NĂ©gliger lâimportance de la loi 2005 dans la classification : elle introduit la notion dâaltĂ©ration substantielle, durable ou dĂ©finitive.
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Confondre droits fondamentaux et principes directeurs : les droits sont légaux, les principes (respect, dignité) sont éthiques et fondamentaux.
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Oublier que la loi 2002-2 encadre la qualitĂ© de lâaccompagnement et la participation des usagers.
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Confondre lâamendement CRETON avec la loi principale : il concerne la dĂ©rogation pour certains jeunes en Ă©tablissement.
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Checklist Examen
- Connaßtre la définition de la politique sociale selon Denis Tom et ses objectifs spécifiques pour le handicap en France.
- Maßtriser la différence entre politique sociale et politique publique, avec exemples.
- Savoir citer et expliquer la loi du 11 fĂ©vrier 2005, ses ambitions principales et ses implications pour lâinclusion.
- ConnaĂźtre la dĂ©finition lĂ©gale du handicap selon la loi 2005, incluant la notion de limitation dâactivitĂ© et restriction de participation.
- Identifier les principaux types de handicap classés par la loi 2005 : moteur, sensoriel, mental, autisme/TED, psychique, polyhandicap.
- Comprendre la notion dâinteraction entre dĂ©ficience et environnement dans la classification du handicap.
- Connaßtre les principes fondamentaux des droits des usagers selon la loi 2002-2 : respect, dignité, consentement, confidentialité.
- Savoir ce que recouvre lâamendement CRETON et son objectif pour les jeunes en Ă©tablissements.
- ConnaĂźtre le rĂŽle de la MDPH et de la CDAPH dans lâĂ©valuation et lâorientation des personnes en situation de handicap.
- MaĂźtriser les principaux dispositifs dâaide et de prestations liĂ©s au handicap (Aides humaines, financiĂšres, amĂ©nagements).
- ConnaĂźtre les enjeux dâaccessibilitĂ© et de scolarisation adaptĂ©e pour lâinclusion.
- Savoir citer les auteurs clés : Denis Tom pour la politique sociale, la loi 2005 pour la classification, la loi 2002-2 pour les droits.