Revision sheet: Les dynamiques de groupe en psychologie sociale

Plan du Cours

  1. Pourquoi étudier les groupes
  2. Définitions du groupe
  3. Groupes primaires et secondaires
  4. Groupes dans les organisations
  5. Interdépendance selon Kurt Lewin
  6. Structure, normes et valeurs
  7. RĂŽles dans le groupe
  8. Théorie du comportement planifié
  9. Norme d'activation et écologie
  10. Médias et changement climatique
  11. Psychologie sociale de la santé
  12. Représentations sociales de la santé

1. Pourquoi étudier les groupes

Notions clés & Définitions

  • Dynamique de groupe : Une rĂ©alitĂ© collective qui rend compte des interactions et rĂ©actions des personnes au sein d’un ensemble social.
  • Relations interpersonnelles : L’ensemble des liens entre personnes, qui dĂ©terminent les attitudes et comportements observĂ©s dans un cadre professionnel.
  • Interventions en organisation : Un ensemble de politiques, mesures et outils visant Ă  agir sur les comportements collectifs dans le travail.
  • Appartenance Ă  un groupe : La maniĂšre dont une personne se situe au sein de collectifs variĂ©s, avec des relations propres selon le contexte.

Points essentiels

  • Le contexte professionnel est un terrain privilĂ©giĂ© pour Ă©tudier comment la dynamique de groupe et les relations entre personnes influencent les rĂ©actions psychologiques.
  • Étudier les groupes sert Ă  comprendre les processus psychologiques des individus et Ă  soutenir le fonctionnement des organisations en visant des actions concrĂštes.
  • Les interventions inspirĂ©es par la psychologie sociale visent notamment Ă  limiter les discriminations et Ă  faciliter la coopĂ©ration et la collaboration.
  • Au travail, les relations entre collĂšgues ne sont pas nĂ©cessairement amicales, ce qui rend l’analyse des groupes utile pour expliquer les comportements observĂ©s.
  • Des rituels comme les cĂ©rĂ©monies d’entrĂ©e ou de sortie (ex. un pot de dĂ©part Ă  la retraite) servent Ă  marquer la place de la personne dans le groupe.

Astuce mémo

Travail = dynamique + liens : si tu comprends le groupe, tu peux agir (coopération) et limiter les dérives (discriminations).

2. Définitions du groupe

Notions clés & Définitions

  • Destin commun : Le groupe se dĂ©finit par le fait que ses membres partagent une trajectoire commune, ce qui oriente leurs rĂ©actions et leur appartenance.
  • Structure sociale : Le groupe existe quand il possĂšde une organisation sociale qui permet de dĂ©finir des relations entre ses membres selon leurs places.
  • Auto-catĂ©gorisation : Le groupe est dĂ©fini de façon subjective quand deux personnes ou plus se perçoivent comme membres de la mĂȘme catĂ©gorie sociale.
  • Reconnnaissance interpersonnelle : Le groupe existe quand, en plus de la perception des membres, son existence est reconnue par au moins une autre personne.
  • DĂ©finition APA du groupe : Le groupe correspond Ă  deux ou plusieurs individus interdĂ©pendants qui s’influencent via des interactions sociales, avec gĂ©nĂ©ralement des rĂšgles, des rĂŽles et des objectifs partagĂ©s.

Points essentiels

  • Lewin propose que la prĂ©sence d’un destin commun distingue un groupe en psychologie sociale.
  • Sherif et Sherif identifient comme critĂšre central la prĂ©sence d’une structure sociale.
  • Tajfel et Turner soutiennent qu’un groupe peut exister dĂšs que des individus se perçoivent comme appartenant Ă  une mĂȘme catĂ©gorie.
  • Brown ajoute Ă  l’auto-perception la condition que l’existence du groupe soit reconnue par au moins une autre personne en plus des membres.
  • Pour l’APA, un groupe n’est pas une simple somme de personnes : il implique interdĂ©pendance, interactions sociales structurĂ©es et objectifs partagĂ©s.
  • La dĂ©finition APA insiste sur des Ă©lĂ©ments organisationnels comme des rĂŽles, des rĂšgles et un certain degrĂ© de cohĂ©sion.

Astuce mémo

Lewin=destin, Sherif=structure, Tajfel/Turner=perception, Brown=reconnaissance, APA=interdépendance structurée.

3. Groupes primaires et secondaires

Notions clés & Définitions

  • Paresse sociale : La paresse sociale est une diminution de l’effort individuel quand une tĂąche est rĂ©alisĂ©e en coopĂ©ration plutĂŽt que seul.
  • Facilitation sociale : La facilitation sociale correspond au fait de mieux rĂ©ussir une tĂąche en prĂ©sence d’autres personnes, mĂȘme sans coopĂ©ration, via la comparaison ou le jugement.
  • Inhibition sociale : L’inhibition sociale est une baisse de performance en groupe pour une tĂąche perçue comme difficile, car la prĂ©sence accentue l’anxiĂ©tĂ© d’échouer.
  • Auto-efficacitĂ© : L’auto-efficacitĂ© est la perception de sa capacitĂ© Ă  accomplir une tĂąche, et elle rĂ©duit l’inhibition sociale quand elle est Ă©levĂ©e.
  • Co-action compĂ©titive : La co-action compĂ©titive est une situation oĂč des personnes agissent en parallĂšle, sans coopĂ©rer, mais en Ă©tant en concurrence, comme dans la tĂąche de pĂ©dalage Ă  deux.

Points essentiels

  • La paresse sociale apparaĂźt quand l’effort de chaque membre est difficile Ă  identifier et que le travail semble inutile, ennuyeux ou injustement rĂ©parti.
  • La perception que les autres ne s’engagent pas peut aussi rĂ©duire l’effort, tandis que des valeurs culturellement plus collectivistes peuvent attĂ©nuer l’effet.
  • La facilitation sociale se manifeste quand la tĂąche se fait mieux Ă  cĂŽtĂ© d’autres personnes, comme dans la co-action compĂ©titive de Triplett (1898).
  • Lorsque la tĂąche est jugĂ©e facile et que l’auto-efficacitĂ© est Ă©levĂ©e, la prĂ©sence d’autrui amĂ©liore la performance, mais elle la rĂ©duit si la tĂąche est perçue comme difficile.
  • Un groupe de travail efficace nĂ©cessite un objectif commun clair, des rĂŽles compris par chacun, des ressources disponibles et une mĂ©thode de travail nĂ©gociĂ©e et ajustĂ©e si besoin.

Astuce mémo

Paresse = effort qui baisse quand on coopĂšre et qu’on se cache ; Facilitation/Inhibition = ça dĂ©pend si la tĂąche semble facile ou difficile.

4. Groupes dans les organisations

Notions clés & Définitions

  • Leadership : Le leadership est un processus oĂč le leader parvient Ă  ĂȘtre suivi tout en produisant des rĂ©sultats pour le groupe et pour l’organisation.
  • Followers : Les followers dĂ©signent les collaborateurs qui suivent le leader, avec lesquels se construit la dynamique relationnelle centrale en contexte organisationnel.
  • Bien-ĂȘtre et productivitĂ© : Les objectifs de bien-ĂȘtre et de productivitĂ© correspondent aux rĂ©sultats que le leader cherche Ă  faire coexister pour maintenir l’efficacitĂ© collective.
  • Relation leader-collaborateurs : La relation entre le leader et ses collaborateurs est le cƓur des processus de groupe, car elle organise le suivi et l’influence.

Points essentiels

  • Le leadership correspond Ă  l’action d’ĂȘtre suivi par les membres et, simultanĂ©ment, d’atteindre des rĂ©sultats, comme l’indique Ghislieri (2018).
  • Dans les organisations, la relation avec les collaborateurs est l’élĂ©ment central pour comprendre les processus de groupe liĂ©s au leadership.
  • Le leadership vise Ă  maintenir ensemble des rĂ©sultats de bien-ĂȘtre et de productivitĂ© au sein du groupe.

Astuce mémo

Suivre + Résultats = Leadership.

5. Interdépendance selon Kurt Lewin

6. Structure, normes et valeurs

Notions clés & Définitions

  • Relation objet ego alter : Une relation triangulaire relie l’objet, le soi (ego) et autrui (alter), de sorte que le rapport Ă  l’objet dĂ©pend aussi du rapport aux autres.
  • Normes sociales : Les normes sociales dĂ©crivent les conduites et attitudes jugĂ©es dĂ©sirables ou acceptables dans une unitĂ© sociale donnĂ©e.
  • Normes personnelles : Les normes personnelles correspondent Ă  un sentiment d’obligation morale propre Ă  chacun d’adopter ou non un comportement.
  • Valeurs trans-situationnelles : Les valeurs sont des principes de prĂ©fĂ©rences hiĂ©rarchisĂ©s, pensĂ©s pour guider l’évaluation des situations et rester pertinents au-delĂ  du contexte.
  • NEP : La NEP dĂ©signe un ensemble de croyances gĂ©nĂ©rales sur le rapport humain-environnement permettant d’infĂ©rer des croyances plus spĂ©cifiques sur des enjeux environnementaux.

Points essentiels

  • En psychologie sociale, les comportements sont traitĂ©s comme des actions en contexte, oĂč l’individu modifie aussi le contexte qui l’influence.
  • Les normes sociales portent sur la prescription collective de conduites acceptables dans un groupe, et non sur le ressenti individuel.
  • Les normes subjectives (TCP) relĂšvent d’une pression perçue de la part d’un groupe ou d’une personne de rĂ©fĂ©rence.
  • Les valeurs sont hiĂ©rarchisĂ©es avec une structure relativement fixe, tout en ayant une intensitĂ© d’activation variable selon les situations.
  • Dans le modĂšle VBN, la NEP (conscience environnementale) est reliĂ©e aux valeurs pour expliquer la conscience du problĂšme.

7. RĂŽles dans le groupe

Notions clés & Définitions

  • Émotions collectives : Les Ă©motions collectives sont des ressentis partagĂ©s en tant que membre d’un groupe, qui motivent l’action via l’identification au groupe.
  • Identification au groupe : L’identification au groupe correspond au fait de se percevoir comme membre, ce qui rend certains ressentis collectifs plus mobilisateurs.
  • Intention de rĂ©paration : L’intention de rĂ©paration est une orientation Ă  rĂ©parer des torts perçus collectivement aprĂšs une culpabilitĂ© collective.
  • Intention de punition : L’intention de punition est une orientation Ă  sanctionner les responsables perçus d’un problĂšme collectif, activĂ©e par la colĂšre vis-Ă -vis d’un membre du groupe.

Points essentiels

  • CulpabilitĂ© collective, colĂšre envers un membre du groupe et fiertĂ© pour ce que fait son groupe prĂ©disent chacune une intention diffĂ©rente de comportement Ă©cologique.
  • Dans l’étude de Harth, Leach et Kessler (2013) avec 70 Ă©tudiants, la culpabilitĂ© collective prĂ©dit une intention de rĂ©paration.
  • La colĂšre vis-Ă -vis d’un membre du groupe prĂ©dit une intention de punition dans Harth, Leach et Kessler (2013).
  • La fiertĂ© pour ce que fait son groupe prĂ©dit une intention de favoriser son groupe dans Harth, Leach et Kessler (2013).
  • Utiliser la culpabilitĂ© peut provoquer une rĂ©actance si les personnes en ont assez d’ĂȘtre culpabilisĂ©es, et l’éthique exige aussi des voies de rĂ©paration.
  • Favoriser son groupe (via la fiertĂ©) peut conduire Ă  discriminer d’autres groupes, ce qui impose une vigilance Ă©thique.

Astuce mémo

Culpa = rĂ©parer, ColĂšre = punir, FiertĂ© = favoriser (3 Ă©motions collectives → 3 intentions diffĂ©rentes).

8. Théorie du comportement planifié

Notions clés & Définitions

  • Attitudes : Les attitudes sont l’évaluation personnelle favorable ou dĂ©favorable envers un comportement, qui influence la probabilitĂ© de l’adopter.
  • ContrĂŽle comportemental perçu : Le contrĂŽle comportemental perçu correspond Ă  la perception qu’on a de pouvoir rĂ©aliser le comportement malgrĂ© les obstacles.
  • Normes subjectives : Les normes subjectives dĂ©crivent la pression sociale ressentie Ă  l’idĂ©e d’adopter ou non le comportement.
  • But cadre normatif : Le but cadre normatif pousse l’individu Ă  agir de la maniĂšre considĂ©rĂ©e comme appropriĂ©e et conforme aux normes en vigueur.

Points essentiels

  • Dans l’exemple sur l’usage du bus, le questionnaire mesure attitudes, contrĂŽle comportemental perçu (CCP), conscience du trafic, normes subjectives et frĂ©quence d’utilisation du bus Ă  T1.
  • Lors de l’intervention, la discussion vise Ă  agir sur le CCP et le don de tickets vise l’amĂ©lioration des attitudes, avant de re-mesurer les variables Ă  T3.
  • Le groupe contrĂŽle ne modifie pas son comportement, tandis que le groupe expĂ©rimental prend le bus au moins de façon occasionnelle et conserve le changement aprĂšs 3 mois.
  • Le changement observĂ© reste stable Ă  T3 et s’explique par une hausse des attitudes positives, sans effet mesurĂ© sur le CCP.
  • L’auteur signale que la cohĂ©rence entre trois buts cadres est un Ă©lĂ©ment central, dont le but normatif, qui est associĂ© Ă  davantage de comportements Ă©cologiques quand il est activĂ©.

Astuce mémo

Attitudes + Normes subjectives + ContrĂŽle perçu = intention d’agir (rĂ©pĂ©tition A-N-C).

9. Norme d'activation et écologie

Notions clés & Définitions

  • HypermĂ©tropie environnementale : Biais liĂ© Ă  la perception des problĂšmes environnementaux, oĂč l’ampleur attribuĂ©e dĂ©pend aussi des croyances de justice et de responsabilitĂ© des personnes.
  • Égalitaires : CatĂ©gorie d’orientation sociale qui associe fortement l’idĂ©e qu’une meilleure Ă©galitĂ© de traitement rĂ©duirait les problĂšmes rencontrĂ©s.
  • Individualistes : CatĂ©gorie d’orientation sociale dont les rĂ©ponses ne montrent pas le mĂȘme biais que les autres groupes dans la perception environnementale.
  • Profanes du changement climatique : Non-experts chez qui les connaissances mobilisĂ©es proviennent surtout d’associations liĂ©es aux effets du phĂ©nomĂšne plutĂŽt que de catĂ©gories causales ou politiques.
  • Nature robuste rĂ©siliente : IdĂ©e attribuĂ©e Ă  la nature par certains rĂ©pondants, dĂ©crite comme stable et capable de rĂ©sistance face aux perturbations.

Points essentiels

  • Lima et Castro (2006) ont mesurĂ©, avec un questionnaire auprĂšs de 300 participants, la prĂ©sence d’un biais d’hypermĂ©tropie environnementale selon les orientations sociales.
  • Le biais d’hypermĂ©tropie environnementale existe chez les Ă©galitaires, les hiĂ©rarchiques et les fatalistes, mais pas chez les individualistes.
  • Pour les rĂ©pondants concernĂ©s, les prĂ©occupations portent sur des Ă©chelles locale, nationale, rĂ©gionale ou mondiale sans diffĂ©rence de type de prĂ©occupation.
  • Chez des profanes interrogĂ©s par association libre (Lorenzoni et al., 2006), les mots Ă©voquĂ©s renvoient surtout aux consĂ©quences du changement climatique et trĂšs peu aux causes et aux solutions politiques.
  • Entre 1992 et 2009 aux USA, on observe moins d’adhĂ©sion Ă  l’idĂ©e de causes humaines, avec un glissement vers des causes naturelles (Reynolds et al., 2010).
  • Plus les scientifiques sont certains du caractĂšre anthropogĂ©nique du changement climatique, moins les profanes le sont en comparaison (Weart, 2011).

Astuce mémo

Association libre = « on parle d’abord des effets, puis aprĂšs viennent causes et solutions ».

10. Médias et changement climatique

11. Psychologie sociale de la santé

Notions clés & Définitions

  • PrĂ©vention secondaire : La prĂ©vention secondaire regroupe les actions visant Ă  repĂ©rer tĂŽt une atteinte ou un facteur de risque puis Ă  empĂȘcher la progression de la maladie.
  • PrĂ©vention tertiaire : La prĂ©vention tertiaire vise Ă  rĂ©duire la frĂ©quence des incapacitĂ©s chroniques, des rĂ©cidives, ainsi que les complications et rechutes liĂ©es Ă  une maladie.
  • Annonce d’une mauvaise nouvelle : L’annonce d’une mauvaise nouvelle correspond Ă  une information qui bouleverse radicalement et nĂ©gativement la façon dont le patient envisage son avenir.
  • Aidant naturel ou informel : L’aidant naturel ou informel est une personne qui prend bĂ©nĂ©volement soin d’une personne dont on reconnaĂźt une perte ou une absence d’autonomie.
  • Stigmatisation du VIH : La stigmatisation du VIH renvoie au fait d’ĂȘtre jugĂ© nĂ©gativement Ă  la fois pour le statut sĂ©rologique et pour l’appartenance Ă  un groupe social dĂ©jĂ  stigmatisĂ©.

Points essentiels

  • Le dĂ©pistage relĂšve de la prĂ©vention secondaire car il permet de dĂ©tecter une atteinte ou des facteurs de risque avant l’évolution de la maladie.
  • La prĂ©vention secondaire inclut aussi le diagnostic et le traitement pour Ă©viter la progression d’une maladie.
  • La prĂ©vention tertiaire cherche Ă  diminuer la prĂ©valence des incapacitĂ©s chroniques ou des rĂ©cidives et Ă  rĂ©duire complications, invaliditĂ©s ou rechutes.
  • La prĂ©vention ciblĂ©e dĂ©pend de sous-groupes et de facteurs de risque spĂ©cifiques comme la glycosurie pendant la grossesse ou le VIH chez les HSH.
  • L’annonce d’un diagnostic fait partie des enjeux psychosociaux car elle modifie l’avenir perçu du patient.
  • Le VIH peut entraĂźner une double stigmatisation et des discriminations dans des domaines familiaux, amicaux, scolaires, professionnels, pour le logement et les assurances.

12. Représentations sociales de la santé

Notions clés & Définitions

  • Menace du stĂ©rĂ©otype : La menace du stĂ©rĂ©otype est un sentiment de vulnĂ©rabilitĂ© qui apparaĂźt quand un stĂ©rĂ©otype nĂ©gatif sur notre groupe est activĂ©.
  • Vision de l’intelligence stable : La vision de l’intelligence stable considĂšre l’intelligence comme un trait innĂ©, dont la diffĂ©rence explique des performances supposĂ©es stables.
  • Vision de l’intelligence mallĂ©able : La vision de l’intelligence mallĂ©able considĂšre l’intelligence comme Ă©volutive, qui peut progresser grĂące aux apprentissages et Ă  l’effort.
  • Auto-affirmation : L’auto-affirmation consiste Ă  rendre saillantes des conceptions centrales positives de soi afin de rĂ©duire la peur de l’évaluation.

Points essentiels

  • La menace du stĂ©rĂ©otype peut rĂ©duire les performances mĂȘme si la personne sait que le stĂ©rĂ©otype est faux.
  • La diminution des performances s’explique par un stress nĂ©gatif, une suppression de pensĂ©es intrusives et un monitoring/rumination qui gĂȘnent la mĂ©moire de travail.
  • L’effet de menace se manifeste surtout quand la tĂąche est perçue comme un challenge et quand le domaine est important pour l’individu.
  • Une vision stable de l’intelligence rend la difficultĂ© interprĂ©tĂ©e comme un signe d’absence d’intelligence et peut rĂ©duire la prise de risque.
  • Une vision mallĂ©able interprĂšte la difficultĂ© comme normale pour apprendre, ce qui permet d’utiliser l’effort pour activer l’intelligence et prĂ©server/augmenter les performances aprĂšs la difficultĂ©.

Astuce mémo

STEREOTYPE = Stress + Suppression + Monitoring (ça mange la mémoire de travail).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1948Lewin : prĂ©sence d’un destin commun pour dĂ©finir un groupe.
1950Bales, Homans : groupe défini par des interactions en face à face.
1957Merton : un groupe existe aussi si son existence est reconnue par d’autres personnes.
1969Sherif & Sherif : prĂ©sence d’une structure sociale comme Ă©lĂ©ment critique.
1981Tajfel : un groupe existe si deux individus ou plus se perçoivent comme membres d’une mĂȘme catĂ©gorie.
1985Ajzen : formulation de la théorie du comportement planifié (TCP).
1987Marsh : Big fish little pond effect (évaluation plus positive en classe faible).
1991Ajzen : normes subjectives dans la TCP (pression perçue à réaliser ou non le comportement).
1995Steele & Aronson : premiÚre étude sur la menace du stéréotype (test diagnostique/non diagnostique).
2000Uzzell / Brown : biais d’hypermĂ©tropie environnementale ; Brown : existence du groupe reconnue par au moins une autre personne.

Tableaux de synthĂšse

Comparer TCP et NAM (norm-activation)

ModÚlePrédicteursIdée centrale
TCPAttitudes ; normes subjectives ; contrĂŽle comportemental perçuLe comportement dĂ©coule d’une intention (choix rationnel).
NAMNormes personnelles ; conscience du problÚme ; attribution interne de responsabilitéLe comportement écologique est altruiste et activé via normes morales.

Comparer émotions collectives et intentions

Émotion collectivePrĂ©diction (intention)Étude
Culpabilité collectiveIntention de réparationHarth, Leach & Kessler (2013)
ColĂšre (envers un membre du groupe)Intention de punitionHarth, Leach & Kessler (2013)
Fierté (pour ce que fait le groupe)Intention de favoriser son groupeHarth, Leach & Kessler (2013)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre les normes sociales (prescription collective) et les normes subjectives TCP (pression perçue).
  2. Croire que le groupe = somme d’individus : la dĂ©finition APA exige interdĂ©pendance, rĂŽles/rĂšgles et objectifs partagĂ©s.
  3. Inverser facilitation et inhibition sociales : en tùche perçue facile/auto-efficace, la présence aide ; en tùche difficile, elle baisse.
  4. Expliquer la paresse sociale uniquement par “anonymat” : le cours Ă©voque aussi l’inutilitĂ© perçue et l’injustice de rĂ©partition.
  5. Prendre la menace du stĂ©rĂ©otype pour une simple absence de motivation : elle passe par stress, suppression, monitoring et gĂȘne la mĂ©moire de travail.
  6. Mélanger normes personnelles (NAM) et valeurs (VBN) : normes = obligation morale ; valeurs = principes hiérarchisés (trans-situationnels).
  7. Sauter l’éthique : culpabilitĂ©/colĂšre peuvent induire rĂ©actance, et la fiertĂ© peut mener Ă  la discrimination d’autres groupes.

Checklist Examen

  1. DĂ©finir le groupe selon Lewin (destin commun), Sherif & Sherif (structure sociale), Tajfel/Turner (auto-catĂ©gorisation), Brown (reconnaissance) et l’APA (interdĂ©pendance structurĂ©e).
  2. Expliquer la distinction groupes primaires/secondaires et donner un exemple pour chacun (famille vs collĂšgues).
  3. DĂ©crire l’interdĂ©pendance selon Kurt Lewin (destin/tĂąche) et distinguer interdĂ©pendance positive (collaboration) et nĂ©gative (compĂ©tition).
  4. RĂ©sumer le rĂŽle (comportements attendus pour une position) et la fonction des rĂŽles ; dĂ©finir normes sociales et lien avec l’uniformitĂ© de pensĂ©e.
  5. Comparer paresse sociale, facilitation sociale et inhibition sociale avec l’idĂ©e “facile vs difficile” et le rĂŽle de l’auto-efficacitĂ©.
  6. DĂ©finir leadership (ĂȘtre suivi et produire des rĂ©sultats) et rappeler la centralitĂ© de la relation leader-collaborateurs et l’équilibre bien-ĂȘtre/productivitĂ©.
  7. Citer au moins deux styles/sources : traits (Stogdill/Mann : valeur limitée) et approche comportementale (Lewin, Lippit & White : autoritaire/démocratique/laissez-faire).
  8. Expliquer les Ă©motions collectives (culpabilitĂ©/colĂšre/fiertĂ©) et l’intention correspondante (rĂ©paration/punition/favoriser) ainsi que le risque Ă©thique mentionnĂ©.
  9. Pour intervenir via Goal frame : distinguer but hĂ©donique (incompatible), but gain, et but normatif (le plus favorable) et rappeler l’importance de la cohĂ©rence des buts.
  10. ConnaĂźtre les Ă©tapes d’intervention de Steg & Vlek (2009) : diagnostiquer, comprendre, agir, Ă©valuer, et l’idĂ©e de mesurer avant/aprĂšs (comportement/dĂ©terminants/impact).
  11. Expliquer le biais d’hypermĂ©tropie environnementale (diffĂ©rences selon orientations sociales : pas chez individualistes) et ce que montrent associations libres (effets vs causes/solutions).
  12. DĂ©finir prĂ©vention secondaire vs tertiaire, et donner l’exemple-clĂ© du dĂ©pistage (prĂ©vention secondaire) et de l’annonce d’une mauvaise nouvelle (enjeu psychosocial).

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1. Pourquoi l’étude des groupes est-elle particuliĂšrement utile dans le contexte professionnel ?

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Dynamique de groupe — dĂ©finition ?

Interactions et réactions dans un groupe.

Relations interpersonnelles — rîle ?

Influencent attitudes et comportements.

Interventions en organisation — objectif ?

Agir sur comportements collectifs.

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