📋 Plan du Cours
- Système d'Information (SI)
- Dimensions du SI
- Coordination Mintzberg
- Évolution organisationnelle
- Protection juridique numérique
- RGPD et données personnelles
- Contrats numériques
- Économie plateforme
- Mutations du travail
- Gestion des compétences
- Théories motivation
- Cadre juridique du travail
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciels, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Dimensions du SI :
- Technique : Matériel (serveurs, réseaux) et immatériel (logiciels, bases de données).
- Humaine : Rôle de l'humain dans la transformation de la donnée en connaissance.
- Organisationnelle : Processus et règles pour la collecte et la diffusion de l'information.
- Coordination selon Mintzberg : Mécanismes facilitant la coordination (ajustement mutuel, supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications, normes).
- Reengineering : Restructuration des processus pour créer de la valeur.
- Modèle de Larry Greiner : Phases de croissance organisationnelle (créativité, direction, délégation, coordination, collaboration) entrecoupées de crises (leadership, autonomie, contrôle, bureaucratie, saturation).
📝 Points essentiels
- Le SI est un levier stratégique, essentiel pour la prise de décision dans un environnement concurrentiel.
- La gestion du SI doit intégrer ses trois dimensions pour assurer efficacité et alignement avec la stratégie.
- La coordination via le SI permet d'optimiser la communication et la fluidité des processus.
- La croissance des organisations passe par des phases successives, souvent ponctuées de crises, nécessitant une adaptation du SI.
- La transformation digitale favorise le reengineering, permettant de repenser les processus et d’accroître la valeur ajoutée.
💡 À retenir
Le Système d'Information est un outil stratégique intégrant technique, humain et organisationnel, qui facilite la coordination, la prise de décision et l'évolution de l'entreprise face aux défis du numérique.
📖 2. Dimensions du SI
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciels, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Dimension technique : Composantes matérielles (serveurs, réseaux) et immatérielles (logiciels, bases de données) du SI.
- Dimension humaine : Rôle de l'humain dans la transformation des données en connaissance, en donnant du sens à l'information brute.
- Dimension organisationnelle : Processus, règles et procédures pour la collecte, le traitement et la diffusion de l'information.
- Coordination (Henry Mintzberg) : Mécanismes facilitant la synchronisation des activités via ajustement mutuel, supervision directe et standardisation (procédés, résultats, qualifications, normes).
- Évolution organisationnelle (Larry Greiner) : Phases de croissance (créativité, direction, délégation, coordination, collaboration) entrecoupées de crises (leadership, autonomie, contrôle, bureaucratie, saturation).
📝 Points essentiels
- Le SI est un levier stratégique, facilitant la prise de décision dans un environnement concurrentiel.
- La dimension technique inclut à la fois le matériel (serveurs, réseaux) et les logiciels (bases de données, applications).
- La dimension humaine est cruciale : l'humain interprète et donne du sens aux données pour produire de la connaissance.
- La dimension organisationnelle repose sur des processus et règles structurés pour assurer une circulation efficace de l'information.
- La coordination selon Mintzberg utilise plusieurs mécanismes, notamment la standardisation pour assurer la cohérence des activités.
- L'entreprise peut se restructurer via le reengineering autour de processus clés, en réponse à l'évolution de son environnement.
- La croissance organisationnelle suit un modèle en phases, avec des crises à chaque étape critique nécessitant des ajustements.
💡 À retenir
Le système d'information est une combinaison intégrée de ressources techniques, humaines et organisationnelles, qui soutient la stratégie et l'évolution de l'entreprise en facilitant la coordination et la prise de décision.
📖 3. Coordination Mintzberg
🔑 Notions clés & Définitions
- Coordination : Mécanismes permettant d’assurer la cohérence et l’harmonisation des activités au sein d’une organisation.
- Ajustement mutuel : Coordination basée sur la communication informelle et la rétroaction directe entre acteurs.
- Supervision directe : Coordination par une autorité qui donne des instructions et contrôle l’exécution.
- Standardisation des procédés : Normes et procédures codifiées pour uniformiser les tâches.
- Standardisation des résultats : Définition d’objectifs ou de résultats attendus, laissant une marge d’autonomie dans la réalisation.
- Standardisation des qualifications : Spécification des compétences ou des diplômes requis pour une tâche.
📝 Points essentiels
- Henry Mintzberg identifie six mécanismes de coordination, essentiels pour structurer l’organisation : ajustement mutuel, supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications et normes.
- La nature de la coordination dépend du type d’organisation et de ses activités : par exemple, l’ajustement mutuel est privilégié dans les structures organiques, tandis que la supervision directe est courante dans les structures mécanistes.
- La mise en œuvre efficace de ces mécanismes permet d’adapter l’organisation à son environnement, notamment dans un contexte numérique où la rapidité et la flexibilité sont clés.
- La coordination est un enjeu stratégique : elle influence la performance, la flexibilité et la capacité d’innovation de l’entreprise.
💡 À retenir
La coordination selon Mintzberg repose sur une combinaison de mécanismes formels et informels, choisis en fonction de la structure et des objectifs de l’organisation, pour assurer cohérence et efficacité.
📖 4. Évolution organisationnelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciel, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Dimensions du SI :
- Technique : Matériel (serveurs, réseaux) et immatériel (logiciels, bases de données).
- Humaine : Rôle de l'humain dans la transformation des données en connaissance.
- Organisationnelle : Processus et règles pour la collecte et la diffusion de l'information.
- Reengineering : Restructuration radicale des processus pour créer de la valeur.
- Modèle de Larry Greiner : Cycle de croissance des organisations (créativité, direction, délégation, coordination, collaboration) entrecoupé de crises (leadership, autonomie, contrôle, bureaucratie, saturation).
- Économie de plateforme : Modèle basé sur des places de marché numériques connectant différents acteurs (BtoB, BtoC, CtoC).
- Externalités de réseau : La valeur d’un réseau augmente avec le nombre d’utilisateurs.
- Mutations du travail : Passage à une économie de l’usage, économie collaborative, et évolution vers le "travail 4.0" nécessitant des qualifications élevées.
📝 Points essentiels
- Le numérique transforme profondément l’organisation via le SI, qui doit s’adapter aux enjeux stratégiques et opérationnels.
- La croissance des entreprises suit un cycle de phases successives, entrecoupées de crises, nécessitant des ajustements organisationnels.
- La digitalisation favorise l’émergence de modèles d’affaires innovants, notamment l’économie de plateforme et la mutualisation des ressources.
- La mutation du travail implique une montée en compétences, notamment dans la gestion des talents et la motivation des salariés.
- La transformation organisationnelle doit allier efficacité, innovation et adaptation continue pour rester compétitive.
💡 À retenir
L’évolution organisationnelle, sous l’impulsion du numérique, repose sur la capacité à restructurer, innover et s’adapter en permanence, en intégrant les nouvelles technologies et modèles pour créer de la valeur durable.
📖 5. Protection juridique numérique
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciel, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Protection du Nom de Domaine : Mécanisme juridique permettant de défendre une identité numérique contre la concurrence déloyale et la contrefaçon.
- Droit des Marques : Droit conférant un monopole d’usage sur un signe distinctif déposé à l’INPI, avec une protection de 10 ans renouvelables.
- Protection des Bases de Données : Double protection juridique par le droit d’auteur (forme originale) et le droit sui generis (contenu, investissement substantiel).
- RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) : Cadre européen renforçant la protection des données personnelles, imposant des obligations aux responsables de traitement.
- Contrats Numériques : Accords électroniques validés par le processus du "double clic" et bénéficiant de la même force probante que les documents papier.
📝 Points essentiels
- L’incidence du numérique sur le management : Le SI facilite la coordination via ses trois dimensions (technique, humaine, organisationnelle) et permet la restructuration des entreprises (reengineering, modèles de croissance).
- Protection juridique des actifs immatériels : La propriété intellectuelle couvre nom de domaine, marques, bases de données, avec des protections spécifiques.
- RGPD : Oblige à la sécurité, à la minimisation des données, à la désignation d’un DPO, et confère des droits aux individus (droit à l’oubli, portabilité, consentement explicite).
- Contrats électroniques : La preuve électronique doit garantir l’identification de l’auteur et l’intégrité du document pour être valable.
- Transformation numérique : L’économie de plateforme, les externalités de réseau, et de nouveaux modèles d’affaires (usage, collaboration) modifient profondément l’environnement juridique et économique.
- Protection contre la concurrence déloyale : La contrefaçon, la violation de marques ou de bases de données sont des infractions protégées par le droit.
💡 À retenir
La protection juridique numérique repose sur un cadre législatif spécifique qui sécurise les actifs immatériels, garantit la conformité des contrats électroniques, et s’adapte aux enjeux de l’économie digitale pour préserver l’innovation et la compétitivité des entreprises.
📖 6. RGPD et données personnelles
🔑 Notions clés & Définitions
-
RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) : règlement européen entré en vigueur en 2018, visant à renforcer la protection des données personnelles des individus dans l'UE. Il impose des obligations aux responsables de traitement et donne de nouveaux droits aux personnes concernées.
-
Données personnelles : toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable (ex : nom, email, numéro de téléphone, données biométriques, etc.).
-
Consentement explicite : accord clair et spécifique donné par la personne pour le traitement de ses données, requis par le RGPD pour la majorité des traitements.
-
Délégué à la Protection des Données (DPO) : personne désignée par une organisation pour veiller au respect du RGPD, conseiller, et faire le lien avec l’autorité de contrôle.
-
Droit à la portabilité : droit pour une personne de récupérer ses données dans un format structuré, couramment utilisé, et de les transférer à un autre responsable de traitement.
-
Droit à l’oubli : droit pour une personne de demander la suppression de ses données personnelles lorsque leur traitement n’est plus nécessaire ou si le consentement est retiré.
📝 Points essentiels
💡 À retenir
Le RGPD impose aux organisations une gestion rigoureuse des données personnelles, en renforçant les droits des individus et en responsabilisant les responsables de traitement, sous peine de sanctions financières importantes. La conformité repose sur la transparence, la sécurité et le respect des droits fondamentaux des personnes.
Note de rappel : La protection des données est une démarche proactive, intégrée dès la conception des systèmes d'information.
📖 7. Contrats numériques
🔑 Notions clés & Définitions
- Contrat numérique : Accord conclu par voie électronique, dont la validité et les modalités sont régies par le droit spécifique aux transactions électroniques.
- Vente électronique : Transaction commerciale via internet, nécessitant un double clic pour valider le consentement, avec une preuve électronique équivalente à un écrit papier.
- Preuve électronique : Document numérique permettant d’identifier l’auteur et garantissant l’intégrité du contenu, ayant la même force probante que le papier.
- RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) : Cadre juridique européen renforçant la protection des données personnelles, imposant des obligations aux responsables de traitement.
- Droit des contrats numériques : Ensemble des règles encadrant la formation, l’exécution et la preuve des contrats conclus par voie électronique.
- Double protection des bases de données : Protection par le droit d’auteur (forme originale) et par le droit sui generis (contenu, investissement substantiel).
📝 Points essentiels
- La validité des contrats électroniques repose sur le respect du processus de consentement (ex : double clic) et la capacité à prouver l’accord.
- Le RGPD impose des obligations strictes : sécurité des données, minimisation, durée limitée, et désignation d’un DPO.
- Les droits des individus incluent le consentement explicite, le droit à la portabilité, et le droit à l’oubli.
- La preuve électronique doit garantir l’identification de l’auteur et l’intégrité du document pour être recevable en justice.
- La protection des actifs immatériels (nom de domaine, marques, bases de données) est essentielle dans le contexte numérique.
💡 À retenir
Les contrats numériques doivent respecter des règles strictes de formation et de preuve, tout en étant encadrés par la législation spécifique comme le RGPD, afin d’assurer la sécurité juridique des échanges électroniques.
🔑 Notions clés & Définitions
- Économie plateforme : Modèle économique basé sur des plateformes numériques qui facilitent la mise en relation entre différents acteurs (consommateurs, entreprises, fournisseurs) pour échanger biens, services ou informations.
- Place de marché (Marketplace) : Plateforme numérique permettant la rencontre entre offreurs et demandeurs (ex : Amazon, eBay). Elle facilite la transaction en réduisant les coûts de recherche et de transaction.
- Externalités de réseau : Effet où la valeur d’un produit ou service augmente avec le nombre d’utilisateurs. Plus il y a d’utilisateurs, plus la plateforme devient attractive.
- Nouveaux modèles d'affaires :
- Économie de l'usage : Vente de l’utilisation d’un bien plutôt que de sa propriété (ex : location de voitures, abonnements).
- Économie collaborative : Partage ou mutualisation de ressources entre particuliers ou entreprises (ex : Airbnb, Uber).
- Mutation du travail : Transformation des emplois sous l’effet numérique, avec une montée en qualification pour certains, et une polarisation du marché du travail (emplois hautement qualifiés vs peu qualifiés).
📝 Points essentiels
- Impact de l’économie plateforme : Elle modifie profondément les modes de consommation, de production et d’organisation du travail, favorisant la flexibilité et l’innovation.
- Effet de réseau : La croissance d’une plateforme augmente sa valeur, ce qui peut conduire à des monopoles naturels ou à des situations de position dominante.
- Nouveaux modèles économiques : La vente d’usage et la mutualisation favorisent la consommation collaborative, réduisent la propriété et encouragent l’économie circulaire.
- Conséquences sur l’emploi : La plateforme peut générer de nouveaux emplois, mais aussi accentuer la précarité et la précarisation de certains secteurs, tout en nécessitant de nouvelles compétences.
- Régulation et enjeux juridiques : La croissance rapide soulève des questions de régulation, notamment en matière de protection des données, de fiscalité, et de droit du travail.
💡 À retenir
L’économie plateforme révolutionne les modèles économiques traditionnels en favorisant la mutualisation, la flexibilité et l’innovation, tout en posant des défis majeurs en termes de régulation et d’organisation du travail.
📖 9. Mutations du travail
🔑 Notions clés & Définitions
- Mutations du travail : Changements profonds dans la nature, l'organisation, et les conditions d'emploi liés notamment à la digitalisation, la flexibilité, et l'évolution des compétences.
- GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) : Outil stratégique permettant d'anticiper et d'adapter les besoins en ressources humaines en analysant écarts entre compétences actuelles et futures.
- Travail 4.0 : Concept désignant la transformation du marché du travail vers des emplois hautement qualifiés et non routiniers, favorisés par le numérique.
- Nouveaux modèles d'affaires : Structures économiques émergentes telles que l'économie de l'usage (vente de l'usage plutôt que de la propriété) et l'économie collaborative (mutualisation des ressources).
- Théories de la motivation : Modèles expliquant la motivation au travail, notamment Maslow (pyramide des besoins), Herzberg (facteurs d'hygiène et de motivation), et Adams (équité).
📝 Points essentiels
- La digitalisation influence fortement le management, la structure et la nature des emplois.
- La GPEC permet d'anticiper les mutations en adaptant compétences et effectifs.
- Le marché du travail se polarise : emplois hautement qualifiés et emplois peu qualifiés non routiniers.
- La mutation du travail s'accompagne d'une montée en gamme des qualifications requises.
- La motivation au travail repose sur la satisfaction des besoins (Maslow), la reconnaissance et l'autonomie (Herzberg), et l'équité perçue (Adams).
- La flexibilité et la mobilité sont renforcées par des clauses spécifiques dans le contrat de travail (mobilité, non-concurrence).
- La rupture du CDI doit respecter des procédures légales strictes (licenciement, démission, rupture conventionnelle).
💡 À retenir
Les mutations du travail, sous l'effet du numérique, conduisent à une transformation des emplois, des compétences et des modes de management, nécessitant une adaptation stratégique des entreprises et une gestion attentive des ressources humaines.
📖 10. Gestion des compétences
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciel, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Dimension technique du SI : Composée du matériel (serveurs, réseaux) et des logiciels (bases de données, applications).
- Dimension humaine du SI : Rôle de l'humain dans la transformation des données en connaissances, en donnant du sens à l'information.
- Organisation du SI : Ensemble de processus et de règles pour la collecte et la diffusion de l'information.
- Reengineering : Restructuration des processus d'entreprise pour créer de la valeur, en s'appuyant sur le numérique.
- GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) : Outil stratégique anticipant les besoins RH, analysant écarts entre ressources actuelles et besoins futurs.
📝 Points essentiels
- L'information comme variable stratégique : Dans un environnement concurrentiel, l'information est un levier clé pour la prise de décision.
- Les mécanismes de coordination selon Mintzberg : Ajustement mutuel, supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications, normes.
- Évolution organisationnelle (Larry Greiner) : Phases de croissance (créativité, direction, délégation, coordination, collaboration) entrecoupées de crises (leadership, autonomie, contrôle, bureaucratie, saturation).
- Transformation numérique et modèles d'affaires : Passage à l'économie de plateforme, externalités de réseau, économie de l'usage, économie collaborative, mutation du travail ("travail 4.0").
- Gestion des compétences : La GPEC permet d'anticiper et d'adapter les compétences en fonction des évolutions stratégiques.
- Théories de la motivation : Maslow (pyramide des besoins), Herzberg (facteurs d'hygiène et de motivation), Adams (équité).
💡 À retenir
La gestion des compétences, soutenue par le SI et la GPEC, est essentielle pour adapter l'organisation aux évolutions numériques, tout en motivant et en mobilisant efficacement les salariés dans un environnement en constante mutation.
📖 11. Théories motivation
🔑 Notions clés & Définitions
- Motivation : Ensemble des forces internes ou externes qui incitent un individu à agir dans un sens donné, influençant son comportement et ses performances.
- Théorie de la pyramide des besoins (Maslow) : Modèle hiérarchique où les besoins fondamentaux (physiologiques, de sécurité) doivent être satisfaits avant de passer aux besoins supérieurs (social, estime, réalisation de soi).
- Facteurs d'hygiène et de motivation (Herzberg) : Facteurs d'hygiène (conditions de travail, salaire) évitent le mécontentement ; facteurs de motivation (reconnaissance, autonomie) favorisent la satisfaction.
- Théorie de l'équité (Adams) : La motivation dépend de la perception d'équité dans la rétribution ; une iniquité perçue réduit l'effort.
- Motivation intrinsèque vs extrinsèque : Intrinsèque provient de l'intérêt ou du plaisir de l'activité ; extrinsèque résulte de récompenses externes (salaire, bonus).
📝 Points essentiels
- La motivation influence directement la performance, la satisfaction et la fidélité des employés.
- Maslow propose une progression hiérarchique : on ne peut atteindre le besoin supérieur (auto-actualisation) sans satisfaire les besoins inférieurs.
- Herzberg distingue deux catégories de facteurs : ceux qui évitent le mécontentement (hygiène) et ceux qui créent la satisfaction (motivation).
- La théorie de l’équité souligne l’importance de la perception de justice dans la rémunération et la reconnaissance.
- La motivation peut être améliorée par des stratégies adaptées : autonomie, reconnaissance, développement des compétences.
- La compréhension des théories permet d’élaborer des politiques RH efficaces, favorisant l’engagement et la performance.
💡 À retenir
Les théories de la motivation montrent que le bien-être et l’engagement des salariés dépendent autant de facteurs liés à leur environnement que de leur perception de justice et de reconnaissance, ce qui doit guider la gestion RH.
📖 12. Cadre juridique du travail
🔑 Notions clés & Définitions
- Système d'Information (SI) : Ensemble organisé de ressources (matériel, logiciel, personnel, données, procédures) permettant d'acquérir, stocker, traiter et diffuser l'information.
- Protection du Nom de Domaine : Mécanisme juridique permettant de protéger une identité en ligne, notamment contre la concurrence déloyale et la contrefaçon.
- RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) : Cadre européen renforçant la protection des données personnelles, imposant des obligations aux responsables de traitement.
- Contrat de Travail : Accord entre un employeur et un salarié, comportant une prestation, une rémunération et un lien de subordination.
- Clause de Non-Concurrence : Clause limitant la possibilité pour le salarié de travailler pour un concurrent après la fin du contrat, sous conditions financières et temporelles.
- Négociation Collective : Processus de négociation entre employeurs et représentants des salariés, avec primauté de l’accord d’entreprise depuis 2016.
📝 Points essentiels
- Le Système d'Information se décompose en trois dimensions : technique (matériel et logiciel), humaine (interprétation et sens donné aux données) et organisationnelle (processus et règles).
- La protection juridique des actifs immatériels inclut le dépôt de marques à l'INPI, la protection des bases de données par droit d'auteur et droit sui generis, et la gestion des noms de domaine pour éviter la concurrence déloyale.
- La RGPD impose des obligations strictes : sécurité des données, minimisation, durée limitée, désignation d’un DPO, consentement explicite, droit à l’oubli et à la portabilité.
- La validation des contrats numériques repose sur le processus du double clic et la force probante de l’écrit électronique, garantissant l’identification de l’auteur et l’intégrité du document.
- La relation de travail doit respecter le cadre juridique du contrat, notamment en ce qui concerne la clause de mobilité, la clause de non-concurrence, et la protection de la santé du salarié.
- La rupture du CDI peut intervenir par démission, rupture conventionnelle ou licenciement, ce dernier nécessitant une cause réelle et sérieuse.
- La négociation collective a une primauté accrue de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, avec des exceptions.
💡 À retenir
Le cadre juridique du travail évolue avec le numérique, renforçant la protection des données, la sécurisation des contrats et la régulation des relations professionnelles, tout en s’adaptant aux nouvelles formes d’organisation et de communication.
📊 Tableaux de Synthèse
| Aspect | Système d'Information (SI) | Coordination Mintzberg |
|---|
| Définition | Ensemble organisé de ressources pour gérer l'information | Mécanismes assurant la cohérence des activités |
| Dimensions | Technique, humaine, organisationnelle | N/A (mécanismes de coordination) |
| Objectif | Soutenir la stratégie, la prise de décision, la croissance | Harmoniser activités, assurer efficacité |
| Mécanismes clés | Reengineering, modèles de croissance, digitalisation | Ajustement mutuel, supervision, standardisation |
| Evolution | Adaptation via transformation digitale et reengineering | Adaptation selon la structure organisationnelle |
| Cycle de croissance (Larry Greiner) | Phases | Crises associées |
|---|
| Créativité | Innovation initiale | Leadership |
| Direction | Formalisation, contrôle | Autonomie |
| Délégation | Autonomie locale | Contrôle |
| Coordination | Standardisation, processus | Bureaucratie |
| Collaboration | Flexibilité, innovation | Saturation |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre SI et technologie : le SI inclut aussi l’humain et l’organisation, pas uniquement le matériel et logiciels.
- Croire que la standardisation élimine toute flexibilité : elle sert à assurer la cohérence, pas à supprimer l’adaptabilité.
- Confusion entre reengineering (radical) et simple amélioration continue.
- Mauvaise interprétation des phases de Greiner : chaque crise n’est pas une fin, mais une étape de transition.
- Sous-estimer l’impact de l’évolution numérique sur la mutation du travail et la montée en compétences.
- Confondre économie de plateforme et simple commerce en ligne : la plateforme facilite la mise en relation et la mutualisation.
- Faux-ami : "standard" en anglais peut induire en erreur, en français il correspond à une norme, pas à une uniformisation totale.
✅ Checklist Examen
- Définir précisément un Système d'Information et ses trois dimensions.
- Expliquer le rôle de la coordination selon Mintzberg et citer ses mécanismes principaux.
- Décrire le cycle de croissance selon Larry Greiner et les crises associées.
- Identifier les mécanismes de coordination adaptés à une organisation flexible.
- Illustrer comment le reengineering peut transformer un SI.
- Expliquer l’impact de l’économie de plateforme sur la structure organisationnelle.
- Analyser la mutation du travail dans le contexte numérique et ses enjeux en termes de compétences.
- Définir la notion d’évolutions organisationnelles et leur lien avec la transformation digitale.
- Préciser le rôle de la standardisation dans la gestion des processus.
- Décrire la relation entre la croissance de l’organisation et ses crises.
- Identifier les mécanismes de coordination utilisés dans une organisation mécaniste.
- Expliquer comment le SI facilite la prise de décision stratégique.
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