Hoja de repaso: Introduction à l'analyse financière complète

📋 Plan du Cours

  1. Finalités de l’analyse financière
  2. Public de l’analyse financière
  3. Reclassement comptable pour bilan et compte de résultat
  4. Pré-requis comptables pour l’analyse financière
  5. Lien entre comptabilité et traitement économique
  6. Actif, passif et logique emplois ressources
  7. Autonomie financière et solvabilité
  8. Bilan fonctionnel et classement des postes
  9. Dettes stables et dettes structurelles
  10. Fonds de roulement, BFR et trésorerie
  11. Tableau de financement emplois ressources
  12. Rentabilité économique et financière effet de levier

📖 1. Finalités de l’analyse financière

🔑 Notions clés & Définitions

  • Création de valeur : La création de valeur désigne la capacité de l’entreprise à produire un résultat utile et à générer de la richesse pour financer son activité.
  • Pilotage de l’entreprise : Le pilotage de l’entreprise correspond à l’usage des informations financières pour orienter des décisions à court, moyen et long terme.
  • Rentabilité : La rentabilité mesure la capacité de l’entreprise à produire un résultat positif à partir de son activité et de ses charges.
  • Solvabilité : La solvabilité traduit la capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes, notamment via des ratios issus du bilan.
  • Documents comptables : Les documents comptables sont les supports de l’analyse financière, notamment bilan, compte de résultat et annexes retraitées.

📝 Points essentiels

  • L’analyse financière sert à évaluer l’entreprise, sa capacité à créer de la valeur et à financer son activité.
  • L’analyse financière aide au pilotage en éclairant des décisions à court, moyen et long terme.
  • L’analyse financière vise à relier les chiffres comptables à la réalité économique pour juger rentabilité, risque de perte et risque de défaillance.
  • L’analyse financière s’adresse à l’entrepreneur et aux partenaires (actionnaires, associés, banquiers, fournisseurs) ainsi qu’à l’État via les impôts.
  • L’analyse doit tenir compte de la nature de l’activité (investissement initial, saisonnalité) et de l’environnement économique (concurrence).
  • L’analyse financière est une obligation à partir des documents comptables, notamment bilan, compte de résultat et documents annexes (immobilisations, amortissements, créances et emprunts, tableau de financement).

💡 Astuce mémo

Valeur + pilotage + cohérence chiffres↔économie : rentabilité, perte, défaillance.

📖 2. Public de l’analyse financière

🔑 Notions clés & Définitions

  • Analyse financière : Démarche d’étude de la situation économique et financière d’une entreprise à partir de ses données, notamment comptables.
  • Lien analyse financière - comptabilité : Principe reliant les écritures comptables à leur interprétation économique pour comprendre la performance et la structure financière.
  • Traitement économique des opérations : Retour sur la réalité économique de certaines opérations afin de mieux les analyser que ne le fait la seule logique juridique et fiscale.
  • Amortissements : Mécanisme comptable qui constate la perte de valeur d’un actif et la répartit dans le temps via des dotations.
  • Subventions d’investissement : Aides liées au financement d’un investissement, comptabilisées dans les capitaux propres puis reprises au résultat par quote-part.

📝 Points essentiels

  • La comptabilité privilégie une logique juridique et fiscale, tandis que l’analyse financière cherche à retrouver le sens économique des opérations.
  • Pour l’analyse financière, on revient sur des opérations importantes afin de ne pas se limiter aux seules règles d’enregistrement comptable.
  • Les immobilisations sont présentées en valeur nette, calculée comme immobilisations brutes moins amortissements.
  • Les capitaux propres incluent notamment le capital social ou compte de l’exploitant, le résultat de l’exercice et des subventions d’équipements.
  • Les amortissements constatent une perte de valeur, régularisent l’actif en valeur nette et lissent la charge au compte de résultat.
  • Les subventions d’investissement font partie des capitaux propres, sont amorties avec le matériel concerné et sont reprises chaque année en produit via une quote-part.

💡 Astuce mémo

Compta = cadre juridique/fiscal ; Analyse financière = traduction économique (on “revient au sens”).

📖 3. Reclassement comptable pour bilan et compte de résultat

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte de résultat : Document comptable qui retrace les produits et charges de l’exercice pour expliquer la formation du résultat.
  • Bilan : Document comptable qui présente, à une date donnée, le patrimoine de l’entreprise (emplois et ressources).
  • Retraitements comptables : Ajustements du contenu des états pour rendre les indicateurs comparables et mieux relier activité, marges et risques.
  • Soldes intermédiaires de gestion : Indicateurs issus du compte de résultat qui décomposent la performance en étapes (marges, exploitation, résultat).
  • Capacité d’Autofinancement : Indicateur de génération de ressources internes, calculé à partir des résultats et retraitements liés à l’exploitation.

📝 Points essentiels

  • Le reclassement sert à relier l’analyse de l’activité et des marges aux indicateurs calculés à partir du compte de résultat.
  • Le reclassement sert aussi à analyser l’utilisation des ressources via des indicateurs construits à partir du bilan.
  • Le compte de résultat permet d’étudier la profitabilité et la formation des marges à travers des soldes intermédiaires de gestion.
  • Le risque de perte se lit via des indicateurs liés au résultat d’exploitation et au résultat courant avant impôt, selon la nature des fluctuations.
  • Le point mort relie coûts fixes, coûts variables et chiffre d’affaires pour identifier le niveau de ventes où le résultat devient nul.
  • La capacité d’autofinancement est un indicateur de ressources internes, utile pour comprendre la capacité de financement issue de l’activité.

💡 Astuce mémo

CR = marges et résultats (profitabilité) ; Bilan = ressources et financement (capacité à tenir).

📖 4. Pré-requis comptables pour l’analyse financière

🔑 Notions clés & Définitions

  • Marge brute globale : La marge brute globale regroupe la marge brute commerciale et la marge brute de production pour mesurer la contribution de l’activité avant charges de structure.
  • Marge brute commerciale : La marge brute commerciale mesure la marge dégagée par l’activité de négoce sur les ventes, après prise en compte du coût d’achat des marchandises.
  • Marge brute de production : La marge brute de production mesure la marge issue de la fabrication, en tenant compte des consommations intermédiaires liées à la production.
  • Valeur ajoutée : La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entreprise, après déduction des achats et services extérieurs provenant de tiers.
  • Excédent Brut d’Exploitation : L’excédent brut d’exploitation mesure la profitabilité tirée du métier avant dotations (amortissements/provisions) et avant effets de la structure de financement.

📝 Points essentiels

  • En cas de double activité, l’analyse doit décomposer la contribution à la marge de chaque activité (négoce vs service) pour comprendre l’origine du résultat.
  • La marge brute globale = marge brute commerciale + marge brute de production.
  • La valeur ajoutée = marge brute globale − consommations en provenance de tiers (services extérieurs, sous-traitants, loyers, énergie, honoraires, assurances, commissions bancaires…).
  • Le ratio VA/Production indique le degré d’intégration de l’entreprise ou le niveau de sous-traitance.
  • La valeur ajoutée se partage entre personnel (salaires et charges), prêteurs (charges financières/ intérêts), État (impôts et taxes d’exploitation + impôt sur les sociétés) et entreprise (le reste).
  • L’EBE peut s’exprimer comme Valeur ajoutée + subventions d’exploitation − impôts et taxes d’exploitation − salaires et charges salariales, ou encore comme Produits d’exploitation − charges d’exploitation.

💡 Astuce mémo

VA = Ventes − Tiers ; EBE = VA − (impôts/taxes + salaires)

📖 5. Lien entre comptabilité et traitement économique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel est une lecture du bilan qui relie les ressources stables, les besoins d’exploitation et la trésorerie à partir des postes du haut et du bas de bilan.
  • Fonds de roulement : Le fonds de roulement représente l’excédent des capitaux permanents sur les actifs immobilisés, et sert de marge pour financer le cycle d’exploitation.
  • Besoin en fonds de roulement : Le besoin en fonds de roulement mesure le financement nécessaire à l’exploitation à cause des décalages entre flux physiques et flux de trésorerie.
  • Trésorerie : La trésorerie correspond au solde disponible après prise en compte du fonds de roulement et du besoin en fonds de roulement, et reflète le risque d’illiquidité.
  • Délais de paiement : Les délais de paiement sont les périodes entre facturation et encaissement, ou entre réception et règlement, qui modifient directement le BFR.

📝 Points essentiels

  • Le lien comptabilité→économie passe par une lecture des postes du bilan en termes de cycle d’exploitation et de décalages de trésorerie.
  • Le BFR provient des stocks, des créances clients et des dettes fournisseurs, car ces postes traduisent des retards d’encaissement ou de décaissement.
  • Le BFR augmente si le délai client s’allonge, ou si le délai fournisseur se rallonge (moins de décaissements), et diminue si les clients paient plus vite ou si les fournisseurs sont payés plus vite.
  • Le BFR se calcule en exploitation (BFRE) comme besoins d’exploitation moins ressources d’exploitation, en distinguant notamment stocks, créances clients et dettes fournisseurs.
  • Le BFRE et le BFRHE (hors exploitation) se combinent pour obtenir le BFR total, en ajoutant les créances/dettes diverses et certains éléments hors exploitation (ex. impôt sur les sociétés, dividendes à verser).
  • La trésorerie se lit soit par l’équilibre FR−BFR (avec variation Δtrésorerie = ΔFR − ΔBFR), soit par la différence entre disponibilités/valeurs mobilières et concours bancaires de trésorerie.

💡 Astuce mémo

BFR = Stocks + Clients − Fournisseurs : plus le cycle “attend”, plus la trésorerie est consommée.

📖 6. Actif, passif et logique emplois ressources

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan comptable : Le bilan est un inventaire des droits détenus par l’entreprise (ACTIF) et de ses obligations envers propriétaires et créanciers (PASSIF) à une date donnée.
  • Liquidité : La liquidité mesure la capacité des actifs à se transformer en trésorerie, en tenant compte de leur degré d’exigibilité.
  • Exigibilité : L’exigibilité indique la date ou la période à laquelle les dettes du PASSIF doivent être réglées.
  • Bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel regroupe l’ACTIF et le PASSIF en emplois et ressources selon leur durée et leur rôle dans l’activité.
  • Fonds de roulement : Le fonds de roulement représente l’excédent de ressources stables sur les emplois stables, garantissant l’équilibre financier de court terme.

📝 Points essentiels

  • Le bilan oppose ACTIF (droits de propriété et créances) et PASSIF (obligations envers propriétaires et créanciers).
  • Les emplois stables correspondent aux immobilisations nettes, tandis que les ressources stables regroupent capitaux propres et dettes à long/moyen terme.
  • Les emplois à court terme regroupent stocks, créances et disponibilités, et les ressources à court terme regroupent dettes d’exploitation et dettes de trésorerie.
  • Ratio de liquidité : (Stocks + créances + disponibilités) / dettes à court terme.
  • Ratio d’endettement : (Dettes à long/moyen terme + dettes court terme) / capitaux propres.
  • Ratio de capacité de remboursement : CAF / annuité de remboursement des dettes à long terme (LMT).

💡 Astuce mémo

ACTIF=liquide→cash, PASSIF=exigible→paiement : liquidité-exigibilité = timing des flux.

📖 7. Autonomie financière et solvabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fonds de roulement : Le fonds de roulement mesure l’excédent des ressources stables sur les emplois stables, servant de volant de sécurité.
  • Besoin en fonds de roulement : Le besoin en fonds de roulement représente le capital immobilisé par les décalages entre flux physiques et encaissements/décaissements liés à l’exploitation.
  • Trésorerie : La trésorerie correspond au solde entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement, reflétant la capacité à faire face aux paiements.
  • CAF : La capacité d’autofinancement est l’épargne dégagée sur l’exercice, issue du résultat net et des dotations aux amortissements.
  • Concours d’exploitation : Les concours d’exploitation sont des financements bancaires (escompte, ouverture de crédit, découvert) mobilisés pour couvrir les besoins de trésorerie.

📝 Points essentiels

  • Un investissement financé à 100% par crédit bancaire peut conduire à un fonds de roulement égal à 0 car les ressources stables et emplois stables se compensent.
  • Sans investissement ni endettement, une CAF peut augmenter le fonds de roulement via le résultat net et les dotations aux amortissements.
  • Dans l’exemple, une CAF de 30 k€ avec 10 k€ de résultat net et 20 k€ de dotation aux amortissements entraîne une variation de FR de +30 k€.
  • Le fonds de roulement sert de réserve de sécurité pour absorber des accidents conjoncturels comme des retards de paiement ou un refus de découvert.
  • Le besoin en fonds de roulement provient des décalages de paiements liés à l’exploitation (stocks, délais clients, délais fournisseurs).
  • Le BFR est financé soit par l’entreprise via son fonds de roulement, soit par le banquier via des concours d’exploitation (escompte, ouverture de crédit, découvert).

💡 Astuce mémo

FR = volant de sécurité ; BFR = carburant bloqué par les décalages ; Trésorerie = FR − BFR.

📖 8. Bilan fonctionnel et classement des postes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel classe les postes du bilan selon leur rôle dans le financement (fonds de roulement), l’exploitation (BFR) et la liquidité (trésorerie).
  • Fonds de roulement FR : Le fonds de roulement représente la part des ressources stables qui finance les emplois non immédiatement liquidables.
  • Besoin en fonds de roulement BFR : Le besoin en fonds de roulement mesure le financement nécessaire au cycle d’exploitation et aux éléments hors exploitation.
  • Trésorerie : La trésorerie correspond au solde de liquidités disponibles après prise en compte des concours bancaires de court terme.
  • Tableau de financement : Le tableau de financement relie deux bilans fonctionnels pour expliquer comment des flux monétaires ont modifié FR, BFR et la trésorerie.

📝 Points essentiels

  • Le bilan fonctionnel s’analyse en exigibilité et liquidité pour distinguer emplois et ressources selon leur horizon de réalisation ou de remboursement.
  • La trésorerie dépend à la fois de l’épargne et des délais/rotations, qui peuvent accélérer ou freiner l’impact sur le cash.
  • Méthode 1 : trésorerie = FR − BFR et donc Δtrésorerie = ΔFR − ΔBFR.
  • Méthode 2 : trésorerie = disponibilités + valeurs mobilières de placement − concours bancaires de trésorerie.
  • Trésorerie positive signifie que les liquidités couvrent les concours bancaires, tandis que trésorerie négative traduit un besoin de financement court terme.
  • Classement fonctionnel : l’actif immobilisé et les stocks/encours et créances d’exploitation alimentent le FR et le BFR, tandis que les dettes d’exploitation réduisent le BFR d’exploitation (BFRE).

💡 Astuce mémo

FR − BFR = Tréso : si FR augmente plus vite que BFR, la trésorerie s’améliore.

📖 9. Dettes stables et dettes structurelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dettes stables : Les dettes stables regroupent les dettes qui participent durablement au financement de l’entreprise et s’analysent dans la logique des ressources/emplois stables.
  • Dettes structurelles : Les dettes structurelles désignent les dettes liées au fonctionnement et à l’organisation financière de l’entreprise, suivies via le besoin en fonds de roulement.
  • Fonds de Roulement (FR) : Le fonds de roulement mesure l’excédent de ressources stables sur les emplois stables, indicateur de l’équilibre financier de long terme.
  • Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : Le BFR mesure le besoin de financement lié au cycle d’exploitation et aux éléments hors exploitation, via les variations de stocks, créances et dettes.
  • Trésorerie : La trésorerie correspond aux disponibilités nettes après prise en compte des concours bancaires.

📝 Points essentiels

  • Le tableau de financement relie les flux stables (CAF, augmentation de capital, investissements, remboursements) aux variations de FR et de BFR puis à la trésorerie.
  • La variation de trésorerie se déduit des variations des disponibilités et des concours bancaires via la relation Var disponibilités − Var Trésorerie = Var concours bancaire.
  • La trésorerie se calcule comme disponibilités moins concours bancaires, ce qui permet d’interpréter l’effet des flux sur la liquidité.
  • Le BFR global s’obtient en additionnant le BFR d’exploitation et le BFR hors exploitation, chacun dépendant des créances et dettes correspondantes.
  • Le BFR d’exploitation est influencé par les variations de stocks, créances d’exploitation et dettes d’exploitation (fournisseurs et autres).
  • Le BFR hors exploitation dépend des variations de créances diverses et dettes diverses, donc d’éléments non directement liés au cycle d’exploitation.

💡 Astuce mémo

FR = Ressources stables − Emplois stables ; BFR = (Stocks + Créances) − Dettes ; Trésorerie = Disponibilités − Concours bancaires.

📖 10. Fonds de roulement, BFR et trésorerie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fonds de roulement : Le fonds de roulement mesure la part des ressources stables qui finance le cycle d’exploitation, en comparant ressources stables et emplois stables.
  • Besoin en fonds de roulement : Le BFR représente le montant de trésorerie immobilisé par l’activité courante, lié aux stocks, aux créances et aux dettes d’exploitation.
  • Trésorerie nette : La trésorerie nette correspond au solde entre disponibilités et dettes financières à court terme, reflétant la capacité de paiement immédiate.
  • Cycle d’exploitation : Le cycle d’exploitation regroupe les étapes entre l’achat/production et l’encaissement des ventes, qui génèrent stocks, créances et dettes.

📝 Points essentiels

  • Le fonds de roulement s’interprète comme un indicateur de couverture du besoin d’exploitation par des ressources stables.
  • Le BFR se calcule à partir des postes d’actif et de passif circulants liés à l’activité (stocks et créances d’exploitation vs dettes d’exploitation).
  • Une trésorerie nette positive signifie que les disponibilités couvrent les dettes financières court terme.
  • Une trésorerie tendue peut apparaître même avec un résultat positif si le BFR se dégrade (hausse stocks ou créances, baisse des dettes).
  • Le pilotage financier vise à relier performance économique et structure financière pour expliquer les variations de trésorerie.
  • Pour un diagnostic, on compare la dynamique du fonds de roulement, du BFR et de la trésorerie à des références sectorielles et au contexte de l’entreprise agricole.

💡 Astuce mémo

FR = ressources stables → emplois stables ; BFR = cycle d’exploitation (stocks+créances − dettes) ; Trésorerie = disponibilités − dettes financières CT.

📖 11. Tableau de financement emplois ressources

🔑 Notions clés & Définitions

  • Emplois : Les emplois sont les utilisations de ressources qui augmentent les besoins financiers (notamment investissements et accroissements d’actifs).
  • Ressources : Les ressources sont les origines de financement qui diminuent les besoins financiers (notamment autofinancement, cessions, dettes et apports).
  • Capacité d’autofinancement : La capacité d’autofinancement mesure la part des flux internes qui peut financer des investissements sans recourir à de nouvelles dettes.
  • Variation du fonds de roulement : La variation du fonds de roulement reflète l’évolution de l’équilibre entre ressources stables et emplois stables, donc l’effet sur la trésorerie.
  • Trésorerie nette : La trésorerie nette correspond aux disponibilités diminuées des concours bancaires et soldes créditeurs de banques.

📝 Points essentiels

  • Le tableau emplois-ressources met en regard les emplois (utilisations) et les ressources (origines) pour expliquer l’évolution financière sur une période.
  • La capacité d’autofinancement sert de ressource interne et se calcule à partir des SIG (méthodes explicative et vérificative possibles).
  • Le fonds de roulement (FR) et le besoin en fonds de roulement (BFR) permettent de relier la trésorerie à la structure : Trésorerie = FR − BFR.
  • Le BFR se calcule comme Emplois cycliques − Ressources cycliques, avec Emplois cycliques = Stocks + Créances (dont charges constatées d’avance) et Ressources cycliques = Dettes à court terme.
  • Dans l’analyse d’un investissement, le financement bancaire (prêt) et l’apport/autofinancement doivent être traduits en ressources, puis l’investissement en emploi pour vérifier l’absence de trésorerie négative.
  • Pour un bilan fonctionnel, la logique emplois-ressources s’appuie sur la distinction emplois durables/emplois cycliques et ressources durables/ressources cycliques afin d’expliquer FR, BFR et trésorerie.

💡 Astuce mémo

FR − BFR = Trésorerie : si le BFR monte plus vite que le FR, la trésorerie se dégrade.

📖 12. Rentabilité économique et financière effet de levier

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rentabilité économique avant impôt : La rentabilité économique avant impôt mesure la performance de l’actif économique à partir du résultat d’exploitation, indépendamment de la structure de financement.
  • Rentabilité des capitaux propres avant impôt : La rentabilité des capitaux propres avant impôt mesure la performance des capitaux apportés aux actionnaires, en tenant compte du coût des dettes financières.
  • Effet de levier : L’effet de levier relie la rentabilité des capitaux propres à la rentabilité économique et au coût des dettes, via le niveau d’endettement.
  • Coût des dettes financières : Le coût des dettes financières correspond au montant des intérêts rapporté aux dettes, calculé à partir du taux d’intérêt moyen.

📝 Points essentiels

  • Données initiales : l’actif économique vaut 300, les capitaux propres 120, les dettes financières 180, et le résultat d’exploitation Rex vaut 30.
  • Formule RAE avant impôt : RAE=RexAE=RexCP+DRAE=\dfrac{Rex}{AE}=\dfrac{Rex}{CP+D}, donc ici RAE=30300=10%RAE=\dfrac{30}{300}=10\%.
  • Formule RCP avant impôt : RCP=Rexcouˆt des dettesCP=RexDiCPRCP=\dfrac{Rex-\text{coût des dettes}}{CP}=\dfrac{Rex-D\,i}{CP}, avec i=6%i=6\% donc coût des dettes =180×0,06=10,8=180\times0{,}06=10{,}8.
  • Résultat courant avant impôt : RC=RexDiRC=Rex-Di, donc ici RC=3010,8=19,2RC=30-10{,}8=19{,}2 et RCP=19,2120=16%RCP=\dfrac{19{,}2}{120}=16\%.
  • Signification des ratios : la RAE évalue la rentabilité de l’actif économique, tandis que la RCP évalue la rentabilité des capitaux propres en intégrant l’impact des dettes.
  • Vérification effet de levier : RCP=RAE+DCP(RAEi)RCP=RAE+\dfrac{D}{CP}(RAE-i), ce qui relie directement l’écart RAEiRAE-i au niveau d’endettement D/CPD/CP.

💡 Astuce mémo

RAE = performance de l’actif ; RCP = performance des actionnaires après intérêts : RCP = RAE + (D/CP)×(RAE−i).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
mai 1968
2010Source : Vernimmen 2010
2017Insee base non salariés, 2017

📊 Tableaux de synthèse

SIG et indicateurs de profitabilité

IndicateurBaseIdée clé
Point mortCoûts fixes et coûts variablesNiveau de ventes où le résultat devient nul
EBEValeur ajoutée + subventions d’exploitation − impôts et taxes d’exploitation − salaires et charges salarialesProfitabilité du métier avant dotations et avant influence de la structure de financement
CAFEBE (méthode 1) ou résultat net (méthode 2) avec neutralisationsRessource interne issue de l’exploitation (cash-flow)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre logique comptable (juridique/fiscale) et logique d’analyse financière (traduction économique des opérations).
  2. Inverser FR et BFR dans la relation de trésorerie : la trésorerie se lit Trésorerie = FR − BFR (et Δtrésorerie = ΔFR − ΔBFR).
  3. Calculer le BFR comme une simple différence “stocks + clients − fournisseurs” sans distinguer BFRE (exploitation) et BFRHE (hors exploitation).
  4. Oublier que les amortissements lissent la charge et régularisent l’actif en valeur nette (immobilisations nettes = brutes − amortissements).
  5. Se tromper sur la nature des subventions d’investissement : elles font partie des capitaux propres, sont amorties avec le matériel, puis reprises en produit via quote-part.
  6. Mélanger rentabilité économique et rentabilité des capitaux propres : la RAE dépend du résultat d’exploitation et de l’actif économique, la RCP intègre l’impact des dettes financières (coût des dettes).
  7. Croire qu’un résultat positif garantit une trésorerie positive : la trésorerie peut être tendue si le BFR se dégrade (hausse stocks/créances, baisse dettes).

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer la finalité de l’analyse financière : création de valeur, pilotage (court/moyen/long terme) et mise en cohérence chiffres↔réalité économique pour rentabilité et risques.
  2. Identifier le public de l’analyse financière : entrepreneur, partenaires (actionnaires/associés, banquiers, fournisseurs) et État via les impôts.
  3. Décrire le lien comptabilité↔traitement économique : pourquoi on “revient au sens” et comment les amortissements et subventions d’investissement sont interprétés.
  4. Reconstituer le rôle du reclassement : relier activité/marges (SIG) et utilisation des ressources (indicateurs issus du bilan).
  5. Calculer et interpréter les marges et la valeur ajoutée : marge brute globale = marge brute commerciale + marge brute de production, puis VA = marge brute globale − consommations en provenance de tiers.
  6. Expliquer l’origine du BFR à partir des décalages du cycle d’exploitation : stocks, créances clients, dettes fournisseurs, et les effets d’allongement/raccourcissement des délais.
  7. Classer les postes en emplois/ressources selon le bilan fonctionnel : emplois stables vs cycliques, ressources stables vs dettes à court terme, et lire la liquidité/exigibilité.
  8. Calculer FR, BFR et trésorerie avec les deux méthodes de trésorerie : Trésorerie = FR − BFR et Trésorerie = disponibilités + valeurs mobilières − concours bancaires de trésorerie.
  9. Construire/justifier un tableau de financement : variation de FR, analyse via ΔBFR et ΔTrésorerie, et ne retenir que les flux monétaires réels (cash).
  10. Maîtriser les ratios liés au bilan : liquidité, endettement, capacité de remboursement (CAF/annuité LMT) et autonomie/solvabilité (selon les définitions du cours).
  11. Calculer la rentabilité économique (RAE) et la rentabilité des capitaux propres (RCP) avant impôt, puis vérifier l’effet de levier reliant RCP, RAE, coût des dettes et niveau d’endettement.

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1. Quelle est l’une des finalités essentielles de l’analyse financière ?

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Finalités de l’analyse financière

Évaluer la création de valeur, piloter et relier chiffres et économie.

Public de l’analyse financière

Entrepreneur, partenaires, État via impôts.

Reclassement comptable — bilan et résultat

Ajuster pour analyser performance et utilisation des ressources.

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