Hoja de repaso: Introduction aux Risques Bancaires et Dérivés

Plan du Cours

  1. Panorama des risques bancaires
  2. Risque de contrepartie et de marché
  3. Risque de taux, change et liquidité
  4. Risque opérationnel et systémique
  5. Gestion internalisée du risque de crédit
  6. Gestion internalisée du risque de marché
  7. Titrisation et produits dérivés
  8. Dérivés de crédit et CDO

1. Panorama des risques bancaires

Notions clés & Définitions

  • Risque de contrepartie : Risque de perte lié à la défaillance d’un emprunteur qui ne respecte pas ses engagements (prêt ou obligation).
  • Risque de marché : Risque de perte issu de l’évolution défavorable d’un paramètre de marché comme les taux, devises, actions ou indices.
  • Risque opérationnel : Risque de pertes causées par une inadéquation ou défaillance des procédures, du personnel, des systèmes ou par des événements extérieurs.

Points essentiels

  • La typologie présentée regroupe notamment risque de crédit, risque de contrepartie, risque de marché, risque de taux, risque de change, risque de liquidité, risque opérationnel et risque systémique.
  • Le risque de crédit (et son transfert) est traité plus loin avec les outils de gestion internalisée et les dérivés de crédit.
  • Le risque systémique est mis à part comme risque lié au fonctionnement d’ensemble et à la réglementation prudentielle.
  • Le cours associe le risque de marché à des pertes potentielles dans des scénarios défavorables sur plusieurs classes de paramètres de marché.

2. Risque de contrepartie et de marché

Notions clés & Définitions

  • Spread de risque : Écart de rendement entre une référence jugée AAA et le titre d’un émetteur, qui reflète une prime de risque supplémentaire.
  • Benchmark OAT 10 ans AAA : Référence de taux utilisée comme point de comparaison pour mesurer la prime de risque d’un autre émetteur.

Points essentiels

  • Le risque de contrepartie correspond à la défaillance de l’emprunteur qui n’honore pas ses engagements sur un prêt ou une obligation.
  • Exemple de spread : OAT 10 ans AAA à 4,25 % et Danone 10 ans à 4,69 % avec un spread de 44 points de base.
  • Un scénario défavorable concerne notamment taux d’intérêt, devise, cours d’une action ou d’une obligation, niveau d’un indice, ou prix d’une matière première.
  • Le risque de marché peut toucher des positions de taux, de change et d’actions selon l’évolution défavorable des paramètres de marché.

3. Risque de taux, change et liquidité

Notions clés & Définitions

  • Impasse à taux fixe : Écart entre actifs et passifs à taux fixe, appelé gap à taux fixe, qui caractérise le risque de taux sur une banque.
  • Impasse à taux variable : Écart entre actifs et passifs à taux variable, appelé gap à taux variable, utilisé pour apprécier l’exposition au risque de taux.
  • Risque de liquidité : Risque de ne pas pouvoir faire face aux exigibilités immédiates avec les liquidités disponibles.

Points essentiels

  • Avec des taux fixes, l’écart AF-PF s’appelle impasse à taux fixe et l’écart AV-PV s’appelle impasse à taux variable.
  • Position fermée de taux (dettes égales à créances) : pas de risque pour le résultat.
  • Position courte (dettes > créances) : hausse des taux entraîne une perte d’opportunité tandis que la baisse génère un gain d’opportunité.
  • Position longue (dettes < créances) : hausse des taux entraîne une perte d’opportunité tandis que la baisse génère un gain d’opportunité.
  • Le risque de liquidité se matérialise notamment par une hausse des conditions de refinancement ou par l’impossibilité de financer les emplois.

4. Risque opérationnel et systémique

Notions clés & Définitions

  • Risque humain : Composante du risque opérationnel liée à des erreurs ou défaillances attribuables aux personnes.
  • Risque informatique : Composante du risque opérationnel liée à des défaillances des systèmes informatiques internes.
  • Risque juridique : Composante du risque opérationnel liée à des problèmes de nature juridique pouvant entraîner des pertes.

Points essentiels

  • Le risque opérationnel est défini comme un risque de pertes provenant de procédures, personnels, systèmes internes inadéquats ou défaillants, ou d’événements extérieurs.
  • Le cours relie le risque opérationnel à des exemples de catégories : risque humain, risque informatique et risque juridique.
  • Le plan associe aussi un ensemble de risques au cadre prudentiel, incluant risque de crédit, risque de marché, risque de liquidité et risque opérationnel.
  • Le risque systémique est traité distinctement comme catégorie à part dans la logique du cours.

5. Gestion internalisée du risque de crédit

Notions clés & Définitions

  • Scoring : Méthode de notation utilisée pour mesurer la qualité des emprunteurs sur des crédits de faible montant.
  • Sélectivité : Décision d’engagement de crédit fondée sur des données individuelles pour éviter la sélection adverse.
  • Diversification : Principe consistant à réduire la concentration des engagements sur certaines entreprises, activités ou zones géographiques.

Points essentiels

  • La gestion internalisée du risque de crédit repose sur trois dimensions : segmenter, limiter, et prendre des garanties.
  • Notation par scoring : A et B sont excellentes ou bonnes, C acceptable, D et E+ médiocre, E et F douteuse, Z en contentieux avec traitement spécifique.
  • Sélectivité : la banque s’appuie sur comptes, liasses fiscales et fichiers positifs pour éviter la sélection adverse en décidant d’engager le crédit.
  • Les limites sont des plafonds aux autorisations accordées à chaque contrepartie.
  • La diversification réduit le risque en limitant la concentration des engagements sur entreprises, activités ou zones géographiques.

6. Gestion internalisée du risque de marché

Notions clés & Définitions

  • Adossement : Stratégie interne visant à gérer l’exposition en rapprochant les caractéristiques des actifs et passifs.
  • VaR : Valeur en risque : mesure de la perte probable associée à un portefeuille pour une durée de détention et un intervalle de confiance donnés.
  • VaR et fonds propres : Traitement du risque exceptionnel : la perte hors cadre de la VaR doit être couverte par imputation sur les fonds propres.

Points essentiels

  • La gestion internalisée des risques de marché repose sur des stratégies d’adossement et l’utilisation de la VaR.
  • La VaR est une perte exceptionnelle qui n’est pas intégrée dans la tarification et qui, si elle survient, est couverte via les fonds propres.
  • Formule donnée : VaR = V0 * σ * K, où σ est la volatilité, K dépend de l’intervalle de confiance et V0 est l’encours initial.
  • Pour un intervalle de confiance à 95 %, la variation défavorable exceptionnelle dépasse 1,96 σ avec moins de 2,5 % de chances.
  • La VaR (99 %, 1j) = 1 000 000 € signifie qu’1 jour sur 200 le portefeuille peut perdre plus d’1 million d’euros.

7. Titrisation et produits dérivés

Notions clés & Définitions

  • Titrisation : Procédé transformant un bloc de crédit non négociable en un titre négociable sur un marché secondaire.
  • Marché organisé : Marché dérivé avec chambre de compensation et contrats standardisés.
  • Marché OTC : Marché dérivé de gré à gré sans chambre de compensation en principe et avec des produits ad hoc.

Points essentiels

  • La titrisation transforme une créance illiquide en titre négociable sur un marché secondaire.
  • La banque peut financer ou liquider le bilan via des mécanismes de marché grâce à la titrisation.
  • Les produits dérivés servent de couverture contre des risques de marché (taux, change, cours des titres, etc.).
  • Deux marchés dérivés : marchés organisés (avec chambre de compensation et contrats standardisés) et marchés OTC (sans CC en principe, produits ad hoc).
  • Deux produits dérivés : produits à terme ferme (forward, FRA, swaps) et produits conditionnels (options comme CAP, FLOOR, COLLAR, CALL, PUT).

8. Dérivés de crédit et CDO

Notions clés & Définitions

  • Dérivé de crédit : Instrument permettant à une banque de transférer, via contrat, le risque de crédit lié à une créance déterminée.
  • Credit event : Événement de crédit (défaut, faillite, dégradation de rating, etc.) qui déclenche le paiement de la protection selon le contrat.
  • CDO : Collateralized debt obligation : produit transférant globalement le risque de crédit d’un portefeuille via des dérivés de crédit.

Points essentiels

  • Un dérivé de crédit permet à l’acheteur de protection d’être indemnisé si un credit event survient sur l’actif sous-jacent, contre prime ou intérêts.
  • Le fait générateur de paiement est défini contractuellement comme credit event et les contrats sont généralement en gré à gré.
  • CDS : la protection est achetée contre versement d’une prime, avec paiement en cas d’événement de crédit portant sur le notionnel.
  • CDS : règlement possible en physique (livraison du portefeuille de titres) ou en cash (paiement basé sur une branche variable après défaut).
  • Différence CDO : pas de cession de prêts et pas de SPV, et le transfert passe par l’achat/vente de protection sur un portefeuille via CDS.
  • Mécanisme de CDO par subordination : tranches basses (plus forte probabilité de défaut et rémunération plus forte), tranches mezzanines juniors (4 à 10 %), tranches senior (au moins 70 % avec très bonne notation).

Tableaux de synthèse

VaR : probabilités liées à la volatilité

NiveauSeuil de perteProbabilité
95 %1,96 σmoins de 2,5 %
1,65 σ5 %
2,33 σ1 %
3,8 σ0,01 %

CDO : structure des tranches

TranchePart de l’émissionRisque et rémunération
Seniorau moins 70 %très bonne notation
Mezzanines ou juniors4 à 10 %rémunération et défaut intermédiaires
Bassesprobabilité de défaut la plus forte et rémunération la plus forte

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre risque de contrepartie (défaillance de l’emprunteur) avec risque de marché (pertes dues à une évolution défavorable de paramètres de marché).
  2. Croire que la VaR est une perte déjà incluse dans la tarification : le cours précise qu’une perte de ce type est couverte par les fonds propres.
  3. Inverser la logique position courte et position longue : la perte/gain d’opportunité dépend du sens de l’évolution des taux et de dettes vs créances.
  4. Oublier que le CAP ne supprime pas la prime : même si le CAP n’est pas exercé, la prime est due.
  5. Penser que la titrisation implique une cession juridique forcément totale : le cours mentionne un transfert plus ou moins complet selon les garanties.
  6. Confondre règlement CDS : en physique, il y a livraison de titres, en cash le paiement dépend du prix après défaut.

Checklist Examen

  1. Classer les risques bancaires cités et distinguer au moins contrepartie, marché, taux, change, liquidité, opérationnel et systémique.
  2. Définir le risque de contrepartie et expliquer le lien avec la défaillance de l’emprunteur sur prêt ou obligation.
  3. Calculer ou interpréter un spread de risque à partir d’un benchmark et d’un taux d’un émetteur (en utilisant l’exemple OAT/Danone).
  4. Décrire la logique de l’adossement par impasse à taux fixe (AF-PF) et impasse à taux variable (AV-PV).
  5. Déterminer le résultat attendu d’une position fermée, courte ou longue selon dettes vs créances lorsque les taux évoluent.
  6. Définir le risque de liquidité et citer au moins deux déclencheurs mentionnés (refinancement plus cher, impossibilité de financer les emplois).
  7. Donner la définition du risque opérationnel et identifier ses trois composantes (humain, informatique, juridique).
  8. Expliquer les trois dimensions de la gestion internalisée du risque de crédit : segmenter, limiter, prendre des garanties.
  9. Relier scoring et niveaux de notation (A/B, C, D/E+, E/F, Z) et reconnaître la différence avec rating externe et critères États.
  10. Expliquer comment la gestion internalisée des risques de marché utilise l’adossement et la VaR, et donner la formule VaR = V0 * σ * K.
  11. Interpréter une VaR chiffrée en termes de probabilité de dépasser un seuil sur un horizon de temps (exemple VaR 99 % , 1j).
  12. Définir la titrisation et citer deux intérêts : financement/liquidation du bilan et réduction des risques portés au bilan.
  13. Distinguer marchés dérivés organisés vs OTC et produits à terme ferme vs conditionnels en citant au moins un exemple pour chaque catégorie.
  14. Définir un dérivé de crédit, préciser le rôle du credit event et distinguer CDS en règlement physique vs cash.

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Introduction aux Risques Bancaires et Dérivés con 11 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Quel risque bancaire correspond à la défaillance d’un emprunteur qui ne respecte pas ses engagements sur un prêt ou une obligation ?

2. Qu'est-ce que le risque bancaire de contrepartie ?

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Risque de contrepartie — définition ?

Risque de défaillance d’un emprunteur.

Risque de contrepartie

Perte due à la défaillance d’un emprunteur.

Risque de marché — rôle ?

Gérer les pertes liées à l’évolution des paramètres de marché.

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