Hoja de repaso: Diagnostic et évaluation du TSA

📋 Plan du Cours

  1. Cadre des recommandations
  2. Classification DSM-5 et CIM-10
  3. Signes d’alerte précoces
  4. Repérage en soins primaires
  5. Enfants à risque élevé
  6. Orientation après repérage
  7. Diagnostic spécialisé de proximité
  8. Évaluation du fonctionnement
  9. Troubles associés et réévaluations
  10. Annonce du diagnostic
  11. Outils de repérage et diagnostic

📖 1. Cadre des recommandations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Recommandation de bonne pratique : Une recommandation de bonne pratique est une proposition élaborée méthodiquement pour guider praticien et patient vers les soins les plus appropriés dans une situation clinique donnée.
  • Grade des recommandations : Un grade attribue la force des recommandations selon le niveau de preuve des études disponibles.
  • Preuve scientifique : La preuve scientifique correspond à des études de fort niveau de preuve, utilisées pour fonder les recommandations les plus solides.
  • Accord d’experts : L’accord d’experts désigne des recommandations établies quand il n’existe pas d’études suffisantes, à partir d’un consensus du groupe de travail.
  • Discernement clinique : Le discernement clinique est la responsabilité du professionnel d’adapter la prise en charge à ses observations et aux préférences du patient.

📝 Points essentiels

  • Les recommandations de bonne pratique sont une synthèse rigoureuse de l’état de l’art et des données scientifiques à un moment donné, décrite dans l’argumentaire.
  • Les recommandations n’exonèrent pas le professionnel de santé d’exercer un discernement pour choisir la prise en charge la plus appropriée selon les constatations et préférences du patient.
  • Le grade A correspond à une preuve scientifique établie à partir d’études de niveau 1 (essais randomisés de forte puissance et méta-analyses).
  • Le grade AE correspond à un accord d’experts quand il n’y a pas d’études, et l’absence de gradation n’annule pas l’utilité des recommandations.
  • Les objectifs portent sur la réduction de l’âge au diagnostic quand des signes précoces existent, l’amélioration du parcours en réduisant les délais, et l’articulation rapide diagnostic–interventions précoces personnalisées.
  • Le document n’impose pas un modèle unique d’organisation territoriale, car les ARS adaptent les parcours selon l’offre de soins, la démographie médicale et les compétences disponibles.

💡 Astuce mémo

Preuve (A) → études solides ; Présomption (B) → preuves intermédiaires ; Faible (C) → preuves limitées ; AE = quand la preuve manque, on s’accorde entre experts.

📖 2. Classification DSM-5 et CIM-10

🔑 Notions clés & Définitions

  • DSM-5 : Le DSM-5 est le manuel diagnostique servant à classifier les troubles mentaux, disponible en français depuis 2015 dans sa 5e version.
  • CIM-10 : La CIM-10 est la classification internationale des maladies recommandée en France depuis 2005 en attendant la CIM-11.
  • Trouble du spectre de l’autisme TSA : Le TSA est une catégorie diagnostique du DSM-5 caractérisée par deux dimensions symptomatiques centrées sur la communication sociale et sur des comportements restreints et répétitifs.
  • Trouble de la communication sociale : Le trouble de la communication sociale est un diagnostic DSM-5 pour des difficultés de communication sociale verbale et non verbale sans comportements stéréotypés ni intérêts restreints typiques du TSA.

📝 Points essentiels

  • En France, la classification médicalement recommandée a été la CIM-10 depuis 2005 dans l’attente de la CIM-11.
  • Le DSM-5 est aujourd’hui considéré comme la classification la mieux actualisée et remplace l’appellation « troubles envahissants du développement » du DSM-IV.
  • Dans le DSM-5, le TSA correspond à une seule catégorie décrite par deux dimensions symptomatiques : déficit de communication sociale et interactions sociales, et caractère restreint et répétitif des comportements et intérêts.
  • Le TSA est classé dans le DSM-5 parmi les troubles neurodéveloppementaux, au même titre que l’attention, le développement intellectuel, la motricité, la communication et les apprentissages.
  • Les critères DSM-5 permettent aussi de préciser l’intensité du TSA via 3 niveaux d’aide requis au fonctionnement et de spécifier des troubles ou facteurs associés.
  • Les critères du DSM-5 ne remplacent pas l’évaluation du fonctionnement de l’enfant, qui reste une démarche distincte.

💡 Astuce mémo

DSM-5 = TSA en 2 axes : Social (A) + Répétitif (B).

📖 3. Signes d’alerte précoces

🔑 Notions clés & Définitions

  • Signes d’alerte majeurs : Ensemble de signaux cliniques qui doivent faire rechercher un TSA, quel que soit l’âge, notamment en lien avec la communication sociale et le langage.
  • Inquiétude parentale : Préoccupation des parents concernant le développement, surtout pour la communication sociale et le langage, considérée comme un signe d’alerte majeur.
  • Absence de babillage : Indice précoce chez le jeune enfant quand le babillage et certains gestes sociaux de communication n’apparaissent pas après 12 mois.
  • Absence de mots puis d’association : Repère développemental chez le jeune enfant quand les mots n’apparaissent pas après 18 mois, puis quand aucune association de mots non écholaliques n’est observée après 24 mois.
  • Régression des habiletés : Diminution après acquisition d’habiletés langagières ou relationnelles qui doit faire rechercher un TSA quel que soit l’âge, même sans anomalie neuro.

📝 Points essentiels

  • Les signes d’alerte de TSA sont recherchés à chaque examen obligatoire de 0 à 6 ans par le médecin de suivi habituel, ou via PMI et médecine scolaire lors des visites systématiques.
  • Chez le jeune enfant, l’absence de babillage avec gestes sociaux après 12 mois, l’absence de mots après 18 mois, puis l’absence d’associations de mots non écholaliques après 24 mois font partie des signes d’alerte majeurs.
  • Avant 18 mois, il n’existe pas de marqueur spécifique vers un TSA, mais une persistance d’indices (vigilance, sommeil, alimentation, émotions, posture, répertoire moteur, exploration inhabituelle) justifie un examen approfondi.
  • Après 18 mois, l’association d’au moins deux signes n’a pas de valeur prédictive isolée mais impose un examen clinique approfondi du développement.
  • Une régression des habiletés langagières ou relationnelles doit toujours faire rechercher un TSA, y compris à l’absence d’anomalie à l’examen neurologique.
  • Lorsqu’un signe d’alerte est détecté, l’orientation vers une consultation dédiée en soins primaires est programmée dans les 3 semaines.

💡 Astuce mémo

Âges en cascade : 12 mois babillage + gestes sociaux, 18 mois mots, 24 mois associations de mots non écholaliques.

📖 4. Repérage en soins primaires

🔑 Notions clés & Définitions

  • Consultation dédiée de repérage : La consultation dédiée en soins primaires est un rendez-vous programmé après inquiétude ou signe d’alerte, pour réaliser un examen clinique approfondi du développement.
  • Signes d’alerte précoces TSA : Les signes d’alerte précoces regroupent des particularités développementales (vigilance, sommeil, langage, social, jeu, réponses sensorielles) pouvant évoquer un TND ou un TSA.
  • Association de signes : L’association de signes d’alerte correspond au fait que plusieurs indices ensemble rendent nécessaire un examen clinique approfondi du développement.
  • Exploration de la communication sociale : L’exploration de la communication sociale est une partie de l’examen clinique à effectuer systématiquement lors des suivis obligatoires chez le nourrisson, l’enfant et à l’école.
  • Outils de repérage : Les outils de repérage sont des supports d’observation et de questionnaires (carnet de santé, inventaires parentaux, échelles) utilisés pour compléter la recherche d’indices.

📝 Points essentiels

  • Avant 18 mois, il n’existe pas de marqueur pathognomonique d’évolution vers un TSA, mais certaines difficultés non liées seulement à la communication peuvent servir d’indices précoces.
  • Autour de 18 mois, les signes d’alerte TSA sont plus repérables, notamment via engagement relationnel, attention conjointe, réponse au prénom et langage (réceptif puis expressif).
  • Aucun signe isolé n’a de valeur prédictive, mais l’association d’au moins deux signes nécessite un examen clinique approfondi du développement.
  • En cas d’inquiétude ou de signe d’alerte, une consultation dédiée en soins primaires est programmée dans les 3 semaines pour un examen approfondi du développement.
  • Le repérage doit intégrer la communication sociale à chaque examen obligatoire (suivi nourrisson/enfant et visites scolaires comme entrée en maternelle et visite des 5 ans).
  • Si le risque de TSA est confirmé, les interventions doivent débuter dans un délai inférieur à 3 mois, et en cas de doute elles doivent être réévaluées dans un délai d’1 mois.

💡 Astuce mémo

Chronologie: repérage → consultation dédiée en 3 semaines; début d’interventions < 3 mois; réexamen si doute en 1 mois.

📖 5. Enfants à risque élevé

🔑 Notions clés & Définitions

  • Situation complexe : Situation complexe : cas où le diagnostic différentiel est difficile ou où plusieurs troubles et présentations atypiques compliquent l’évaluation clinique.
  • Équipe de 2e ligne spécialisée de proximité : Équipe de 2e ligne : structure de proximité capable de poser des diagnostics de TND et de TSA avec des professionnels spécifiquement formés.
  • Diagnostic provisoire de TND : Diagnostic provisoire : formulation de trouble du neurodéveloppement utilisée en attendant la confirmation diagnostique complète afin de démarrer rapidement les interventions.
  • Réinterrogation diagnostique : Réinterrogation diagnostique : relecture périodique du diagnostic, car le TSA peut évoluer et le besoin de réadapter le projet d’interventions.

📝 Points essentiels

  • Un diagnostic initial de TSA est possible dès 18 mois, alors qu’avant cet âge un diagnostic de trouble du neurodéveloppement est mieux adapté.
  • En cas de situation complexe, une orientation vers une structure de 3e ligne comme un CRA est à envisager en priorité pour les cas les plus difficiles.
  • Une équipe de 2e ligne doit être en capacité de réaliser la démarche diagnostique, sinon elle oriente rapidement vers une équipe capable.
  • Une minorité d’enfants peut ensuite ne plus remplir les critères diagnostiques de TSA, avec des trajectoires liées soit à des progrès intrinsèques soit à des stratégies de compensation.
  • Un diagnostic provisoire de TND permet de lancer sans attendre des interventions thérapeutiques, éducatives et pédagogiques en parallèle des bilans diagnostiques.

💡 Astuce mémo

18 mois pour TSA ; avant 18 mois, on parle TND en provisoire pour agir vite.

📖 6. Orientation après repérage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Diagnostic provisoire : Un diagnostic temporaire sert de base à la mise en route des actions avant la confirmation complète du trouble, notamment en référence au DSM-5.
  • Évaluation du fonctionnement : Une évaluation du fonctionnement analyse les capacités et les difficultés de l’enfant afin de guider et d’ajuster le projet d’interventions avec les familles.
  • Projet personnalisé d’interventions : Un projet co-élaboré avec les parents précise les interventions éducatives, thérapeutiques et pédagogiques adaptées aux besoins et priorités de l’enfant.
  • Compte rendu transmis : Un compte rendu d’évaluation est partagé avec les professionnels impliqués dans les interventions, selon accord des parents, pour assurer la coordination.

📝 Points essentiels

  • L’évaluation du fonctionnement doit être disponible au plus vite après l’adressage et ne doit jamais retarder les interventions éducatives, thérapeutiques ou pédagogiques débutées sur diagnostic provisoire.
  • Les interventions (ex. orthophonie, structuration de l’environnement, socialisation en crèche, scolarisation avec auxiliaire) peuvent démarrer avant la fin des évaluations à visée diagnostique si un trouble du développement est observé.
  • Une réactualisation régulière de l’évaluation du fonctionnement est recommandée pour ajuster le projet d’interventions en collaboration avec les intervenants, en particulier les parents.
  • Le compte rendu de l’évaluation du fonctionnement est transmis aux professionnels chargés des interventions en accord avec les parents, afin de coordonner la mise en œuvre.
  • Pour les aménagements scolaires, si les parents le souhaitent, la transmission du compte rendu se fait par leurs soins.

💡 Astuce mémo

Évaluer vite, agir avant d’avoir fini : diagnostic provisoire → interventions immédiates, puis réajustements.

📖 7. Diagnostic spécialisé de proximité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Équipe de 2e ligne : L’équipe de 2e ligne est une structure formée aux troubles du neurodéveloppement réalisant une évaluation spécialisée du TSA après un repérage initial.
  • Évaluation multidimensionnelle : Une évaluation multidimensionnelle combine plusieurs angles du fonctionnement pour caractériser les besoins de l’enfant dans la démarche diagnostique.
  • Évaluation multiprofessionnelle : Une évaluation multiprofessionnelle regroupe plusieurs métiers pour analyser les observations et consolider le diagnostic dans le parcours.
  • CRA : Le CRA est une structure de 3e ligne à envisager quand la situation est complexe malgré l’évaluation de proximité.

📝 Points essentiels

  • En cas de signes d’alerte repérés, l’enfant est orienté sans attendre vers une équipe spécialisée de 2e ligne pour une évaluation multidimensionnelle et multiprofessionnelle.
  • Le médecin de 1re ligne garde sa fonction de référent et coordonne le diagnostic et les troubles associés ultérieurs, avec l’accord des parents.
  • Le médecin traitant est particulièrement impliqué dans les démarches administratives MDPH et ALD en lien avec les équipes spécialisées.
  • Un recours au CRA (ou autre structure de 3e ligne) est à envisager dans les situations complexes.

💡 Astuce mémo

2e ligne = 2D+MP : multidimensionnelle et multiprofessionnelle, pour clarifier vite le diagnostic.

📖 8. Évaluation du fonctionnement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Diagnostic fonctionnel : Diagnostic décrivant le fonctionnement de l’enfant, en plus du diagnostic nosologique, pour guider les décisions éducatives et thérapeutiques.
  • Éclairage du fonctionnement : Analyse du fonctionnement de l’enfant à partir de bilans pluriprofessionnels, en décrivant compétences, potentialités et difficultés dans plusieurs domaines.
  • Bilan pluriprofessionnel : Évaluation réalisée par médecins, psychologues et paramédicaux qui alimente l’estimation du fonctionnement et des besoins de l’enfant.

📝 Points essentiels

  • L’annonce doit inclure l’évaluation du fonctionnement de l’enfant : ses compétences, potentialités et difficultés, en s’appuyant sur des bilans réalisés par des professionnels de plusieurs métiers.
  • Le diagnostic médical de la démarche pluridisciplinaire correspond au diagnostic nosologique référé au DSM-5, complété par un diagnostic fonctionnel.
  • Les préconisations après l’annonce s’appuient sur les résultats de l’évaluation du fonctionnement, ainsi que sur les ressources territoriales et les priorités des parents.
  • Après l’annonce, les parents sont accompagnés pendant la transition vers la mise en œuvre du projet personnalisé d’interventions co-élaboré avec la famille.
  • Un compte rendu médical écrit est remis aux parents, avec synthèse des observations, résultats des bilans et préconisations d’interventions et d’aménagements adaptés aux besoins de l’enfant.

📖 9. Troubles associés et réévaluations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Handicap intellectuel associé : Le trouble du spectre de l’autisme et le handicap intellectuel coexistent fréquemment, ce qui peut compliquer l’interprétation clinique des difficultés.
  • Comorbidité TSA handicap intellectuel : La comorbidité requiert une altération de la communication sociale supérieure à ce qui serait attendu par le niveau de développement général.
  • Biais de mémorisation forward telescoping : Le biais de mémorisation forward telescoping fausse l’estimation d’indices anciens quand ils sont liés à une forte charge émotionnelle.
  • Sensibilité aux variations au cours du temps : La sensibilité au changement désigne la capacité d’un outil à refléter l’évolution des comportements lors du suivi et des ajustements thérapeutiques.

📝 Points essentiels

  • Pour diagnostiquer une comorbidité TSA et handicap intellectuel, l’altération de la communication sociale doit dépasser ce qui est attendu pour le niveau de développement général.
  • L’ADOS-2 peut considérer un enfant comme ayant un TSA selon ses seuils même si l’axe DSM-5 « stéréotypies et intérêts restreints » ne montre pas de trouble.
  • L’ADI-R s’appuie sur des données allant de 4/5 ans et fonctionne uniquement si l’enfant a au moins 24 mois de niveau de développement (âge mental).
  • L’ECA-R est sensible aux modifications des comportements au cours du temps et aux changements induits par les thérapeutiques et rééducations.

💡 Astuce mémo

Téléscope de la mémoire : quand l’émotion brouille le passé, les réponses « avancent » (forward telescoping).

📖 10. Annonce du diagnostic

🔑 Notions clés & Définitions

  • Acceptabilité parents : L’acceptabilité de l’évaluation désigne le fait que les parents reçoivent et comprennent bien la démarche, ce qui facilite la coopération lors de la consultation.
  • Forward telescoping : Le forward telescoping est un biais de mémorisation où les informations rapportées se décalent dans le temps, surtout pour des indices chargés émotionnellement.
  • Cotation double : La cotation double correspond au fait de scorer à la fois l’état actuel et l’existence éventuelle des signes à tout moment du développement.
  • Biais d’interprétation initiale : Le biais d’interprétation des premières inquiétudes correspond à une tendance à sur- ou sous-interpréter les premiers retours, pouvant modifier le jugement clinique.

📝 Points essentiels

  • L’évaluation doit intégrer le niveau de développement (âge mental), l’âge réel de l’enfant et son niveau verbal de production pour guider l’interprétation avant annonce du diagnostic.
  • Les informations recueillies peuvent être influencées par un biais de mémorisation de type forward telescoping, particulièrement pour les indices liés à une forte charge émotionnelle.
  • Le clinicien utilise deux cotations, « actuellement » et « à tout moment du développement », pour limiter les erreurs liées à l’évolution au cours du temps.
  • Les premières inquiétudes des personnes peuvent être affectées par un biais d’interprétation, ce qui impose une vérification et un recueil structuré plutôt qu’un récit isolé.
  • Lors de l’annonce, il faut tenir compte de l’état du tableau au regard des critères diagnostiques, notamment les divergences possibles si certains domaines sont absents.

💡 Astuce mémo

Mémorise : « Deux temps, deux pièges » — cotation actuelle + tout moment, et vigilance contre forward telescoping et l’interprétation des premières inquiétudes.

📖 11. Outils de repérage et diagnostic

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vineland-II : Test d’évaluation du comportement adaptatif utilisé pour apprécier les limitations du quotidien et guider le niveau d’aide requis.
  • PEP-III : Profil psychoéducatif structurant l’évaluation du développement chez l’enfant avec repérage de profils autour de la communication et des comportements inadaptés.
  • Sensory Profile : Échelle centrée sur le profil sensoriel qui décrit les réactions aux stimuli et leurs retentissements sur le comportement.
  • M-ABC2 : Batterie d’évaluation des habiletés motrices destinée à repérer retards et troubles moteurs chez l’enfant.

📝 Points essentiels

  • Le Vineland-II comporte un entretien semi-structuré (avec versions pour parent/intervenant) et 4 domaines fonctionnels divisés en sous-domaines pour quantifier les limitations d’activité.
  • Le Vineland-II n’utilise pas de bonnes ou mauvaises réponses et la cotation se fait en 3 niveaux, tandis que les scores bruts sont convertis en scores standard (moyenne 100 et écart-type 15 pour le total composite).
  • Le PEP-III est administré sur 45 minutes à 1 heure 30 et comporte 172 items cotés en 3 points, avec des catégories couvrant communication et motricité ainsi que comportements inadaptés.
  • Le Sensory Profile existe en versions longue et courte et comprend 125 items, avec des durées d’administration d’environ 30 minutes (longue) et 10 minutes (courte) pour les âges 3 à 10 ans 11 mois.
  • Le M-ABC2, adapté en version française, évalue les habiletés motrices de 3 à 17 ans via trois domaines et 8 épreuves, avec une détection des difficultés motrices liées à la coordination et à l’équilibre.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
février 2018Publication HAS de la recommandation sur le TSA : signes d’alerte, repérage, diagnostic et évaluation
2005En France, classification médicalement recommandée : CIM-10 (en attendant CIM-11) ; recommandations de pratique professionnelle HAS/FFP pour le diagnostic (autisme)
2012Recommandations HAS/ANESM sur les interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées (autisme/TED)
2015Publication du DSM-5 (disponible en français en 2015) ; actualisation en lien avec la démarche de diagnostic
2018Grade A : preuve scientifique niveau de preuve 1 (essais comparatifs randomisés de forte puissance, méta-analyse) dans la méthode HAS

📊 Tableaux de synthèse

Grades de recommandations : preuve vs signification

GradeFondement de preuveCe que ça implique
AÉtudes de fort niveau de preuve (niveau 1)Preuve scientifique établie
BÉtudes intermédiaires (niveau 2)Présomption scientifique
CÉtudes de moindre niveau (niveau 3-4)Faible niveau de preuve
AEAccord d’experts (absence d’études)Recommandations utiles malgré absence de gradation

Repérage : avant 18 mois vs autour de 18 mois

Tranche d’âgeCe qui est recommandé/observéRôle des signes isolés
Avant 18 moisAucun marqueur pathognomonique ; rechercher des indices (vigilance, sommeil, alimentation, émotions, motricité, exploration inhabituelle) + examen approfondiIndices pris isolément : pas de valeur prédictive rapportée
Autour de 18 moisSignes plus repérables (engagement relationnel, attention conjointe, réponse au prénom, langage réceptif/expressif, jeu socio-imitatif, réponses sensorielles)Aucun signe isolé : pas de valeur prédictive ; l’association d’au moins deux signes impose un examen approfondi

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre grade AE (accord d’experts en absence d’études) avec un manque d’utilité : les recommandations restent pertinentes et utiles.
  2. Croire qu’un signe isolé de TSA suffit à prédire : le cours insiste sur l’absence de valeur prédictive isolée et l’exigence d’examen approfondi en cas d’association.
  3. Oublier que le repérage inclut la communication sociale à chaque examen obligatoire (0-6 ans, visites scolaires) : ce n’est pas un repérage ponctuel.
  4. Penser que les critères DSM-5 remplacent l’évaluation du fonctionnement : le cours distingue diagnostic nosologique et évaluation du fonctionnement (diagnostic fonctionnel).
  5. Se tromper d’âge pour le diagnostic : TSA possible dès 18 mois, alors qu’avant 18 mois un diagnostic de TND est mieux approprié.
  6. Interpréter ADI-R/ADOS-2 sans tenir compte des conditions (âge mental/âge réel, niveau verbal) et des biais (forward telescoping) cités dans le cours.
  7. Inverser le calendrier du parcours : consultation dédiée programmée en 3 semaines, début des interventions < 3 mois si risque confirmé, réexamen en 1 mois en cas de doute.

✅ Checklist Examen

  1. Définir une recommandation de bonne pratique, un grade (A/B/C/AE) et relier A à la preuve niveau 1.
  2. Distinguer DSM-5 et CIM-10 en France (CIM-10 depuis 2005, DSM-5 actuel) et savoir ce que remplace « TED ».
  3. Expliquer la logique DSM-5 du TSA : une catégorie avec 2 dimensions (communication sociale + restreint/répétitif) et la notion de niveaux d’aide.
  4. Citer les « signes d’alerte majeurs » et les âges-clés : babillage/gestes sociaux à 12 mois, mots à 18 mois, associations non écholaliques à 24 mois.
  5. Justifier ce qui se fait avant 18 mois (absence de marqueur pathognomonique, indices persistants et examen approfondi incluant la communication sociale).
  6. Décrire la conduite autour de 18 mois : signes plus repérables, absence de valeur prédictive isolée, intérêt de l’association d’au moins deux signes.
  7. Rappeler les délais du parcours : consultation dédiée en soins primaires dans les 3 semaines, interventions débutant < 3 mois si risque confirmé, nouvel examen en 1 mois si doute.
  8. Décrire l’orientation après repérage : vers une consultation diagnostique spécialisée (2e ligne) et démarrage d’interventions de proximité en attendant les bilans complets.
  9. Expliquer ce que doit contenir l’évaluation du fonctionnement : multidimensionnelle/multiprofessionnelle, domaines, et lien direct avec le projet personnalisé d’interventions.
  10. Connaître les principes du diagnostic spécialisé : TSA clinique, possible dès 18 mois, nécessité de démarche pluriprofessionnelle et évaluation des troubles associés (diagnostic différentiel excluant le pragmatique/communication sociale).
  11. Citer des outils du cours (au moins 1 de repérage : M-CHAT/SCQ ; 1 d’évaluation du fonctionnement : Vineland-II ; 1 de diagnostic/sévérité : ADI-R/ADOS-2/CARS-2/ECA-R) et une limite/biais associé quand mentionné.

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