📋 Plan du Cours
- Définition et fonctions de la route
- Réseau routier au Maroc et catégories
- Borne kilométrique et point kilométrique
- Distance de freinage en pente
- Distance de visibilité de dépassement
- Conditions de visibilité longitudinale et latérale
- Courbes de raccordement et courbure
- Raccordement circulaire composé
- Clothoïde et raccordement à courbure progressive
- Règles de continuité en tracé en plan
- Raccordement en profil en long par parabole
- Règles de continuité et coordination plan profil
📖 1. Définition et fonctions de la route
🔑 Notions clés & Définitions
- Route : Infrastructure linéaire destinée à assurer la circulation des véhicules et des personnes, en reliant des lieux entre eux.
- Tracé routier : Ligne ou ensemble de lignes qui matérialise l’implantation d’une route sur le terrain.
- Réseau routier : Ensemble des routes interconnectées qui organisent les déplacements à une échelle donnée.
📝 Points essentiels
- Une route est une infrastructure durable dont le tracé structure durablement les déplacements et l’organisation des territoires.
- La route relie des origines et des destinations en offrant un chemin continu pour la circulation.
- Le tracé d’une route correspond à son implantation sur le terrain et conditionne la façon dont on la parcourt.
- Le réseau routier regroupe les routes et permet d’organiser les liaisons entre différents secteurs.
- La route participe à la “marque de la civilisation” par sa longévité et son héritage historique, comme l’illustre la référence à l’Empire romain.
💡 Astuce mémo
Route = “chemin durable” : tracé fixé → circulation organisée → héritage dans le temps.
📖 2. Réseau routier au Maroc et catégories
🔑 Notions clés & Définitions
- Route : La route est une voie terrestre aménagée pour permettre la circulation des véhicules en toute saison.
- Structure multicouche : Une structure multicouche est un ensemble de couches dont le rôle est de faire résister le sol aux contraintes de la circulation.
- Fonction économique de la route : La fonction économique regroupe les effets de la route sur le transport des marchandises, l’implantation d’activités et l’économie liée à la construction/entretien.
- Voirie urbaine : La voirie urbaine correspond aux voies situées à l’intérieur des périmètres urbains.
- Réseau routier en rase campagne : Le réseau en rase campagne regroupe les voies situées en dehors des périmètres urbains.
📝 Points essentiels
- Le réseau routier marocain assure 90% des déplacements des personnes et 75% du transport des marchandises.
- La route sert à la fois au transport, à la liaison sociale (désenclavement rural) et à la culture en reliant des zones agricoles.
- La fonction économique inclut le transport entre zones d’économies complémentaires et l’effet sur l’implantation d’activités.
- La voirie urbaine comprend notamment autoroutes urbaines, voies express/rapides, boulevards, avenues, rues et ruelles.
- Le réseau en rase campagne comprend des autoroutes (A) de 1800 km et une rocade de contournement de la limite urbaine.
- Les routes nationales (RN) revêtues font 10203 km et les routes régionales (RR) font 9370 km, reliant RN entre régions.
💡 Astuce mémo
90/75 : 90% personnes, 75% marchandises.
📖 3. Borne kilométrique et point kilométrique
🔑 Notions clés & Définitions
- Borne kilométrique : Repère routier matérialisé le long de la route pour indiquer une distance en kilomètres depuis l’origine de la voie.
- Point kilométrique : Repère de localisation exprimé en kilomètres qui précise l’abscisse d’un endroit précis sur la route.
- PK : Abréviation de point kilométrique, utilisée pour noter la position d’un site le long d’une route.
- RN : Catégorie de route nationale, identifiée par un code de numérotation et associée à une couleur de repérage des bornes.
- RR : Catégorie de route régionale, identifiée par une plage de numéros et une couleur de repérage des bornes.
📝 Points essentiels
- Les bornes kilométriques sont associées à des numéros et à des couleurs selon la catégorie de route.
- Sur les routes nationales RN, les bornes sont indiquées de N°01 à N°99 (repérage en rouge).
- Sur les routes régionales RR, les bornes sont indiquées de N°101 à N°999 (repérage en jaune).
- Sur les routes provinciales RP, les bornes sont indiquées de N°1001 à N°9999 (repérage en bleu).
- Un exemple de repérage : RN 01 au PK 535 à 174 km de la ville d’Essaouira.
💡 Astuce mémo
RN rouge 01-99 ; RR jaune 101-999 ; RP bleu 1001-9999 (les 3 couleurs suivent la “progression” des numéros).
📖 4. Distance de freinage en pente
🔑 Notions clés & Définitions
- Pente : La pente est l’inclinaison de la route qui modifie l’effort moteur ou résistant et donc l’efficacité du freinage.
- Freinage : Le freinage est l’action qui réduit la vitesse du véhicule en créant une force de résistance au mouvement.
- Distance de freinage : La distance de freinage est la longueur parcourue entre le début du freinage et l’arrêt complet du véhicule.
- Sollicitation : La sollicitation est l’ensemble des efforts transmis par le véhicule aux couches de chaussée et au sol support.
📖 5. Distance de visibilité de dépassement
🔑 Notions clés & Définitions
- Distance de visibilité : Notion de sécurité routière qui correspond à la longueur de route nécessaire pour qu’un conducteur puisse voir et réaliser un dépassement sans danger.
- Dépassement : Manœuvre routière consistant à dépasser un véhicule en occupant la voie de gauche (ou une voie dédiée) pendant un intervalle de temps limité.
- Visibilité : Condition de perception qui dépend de la géométrie et de l’environnement (notamment la ligne de visée) et qui conditionne la possibilité de manœuvrer.
- Sécurité du dépassement : Ensemble des exigences qui garantissent que la manœuvre peut être effectuée avec une marge suffisante vis-à-vis des véhicules en approche.
📝 Points essentiels
- La distance de visibilité de dépassement sert à vérifier qu’un dépassement est réalisable avec une visibilité suffisante pour le conducteur.
- Elle dépend directement de la possibilité de voir la zone de manœuvre (véhicule dépassé et trafic en sens inverse) avant d’engager la manœuvre.
- Une visibilité insuffisante augmente le risque de collision lors de l’engagement ou du retour sur la voie de droite.
- La géométrie de la route (notamment les obstacles et la ligne de visée) influence la longueur réellement disponible pour percevoir la situation.
- La distance de visibilité est un critère de dimensionnement lié à la sécurité, au même titre que les paramètres de trafic et d’environnement routier.
- Sans données chiffrées dans l’extrait fourni, on ne peut pas établir de valeurs numériques de distance pour l’examen à partir de cette section seule.
📖 6. Conditions de visibilité longitudinale et latérale
🔑 Notions clés & Définitions
- Stabilité des versants naturels : La stabilité des versants naturels regroupe l’étude des désordres pouvant affecter les masses rocheuses et les sols en pente.
- Écroulements : Les écroulements sont des chutes brutales de blocs rocheux issues de la déstabilisation de masses rocheuses.
- Glissements : Les glissements sont des mouvements de sols meubles qui se développent sur une surface de rupture définie.
- Fluages : Les fluages sont des mouvements lents de sols meubles sans surface de rupture clairement définie.
- Coulées : Les coulées sont des déplacements importants de matériaux hétérogènes, souvent favorisés par la présence d’eau.
📝 Points essentiels
- Les études de stabilité visent d’abord à estimer les risques d’instabilité et leurs conséquences, puis à définir des mesures constructives pour les éviter ou les réduire.
- Les désordres des pentes naturelles se classent en écroulements, glissements, fluages et coulées.
- Les zones à risques incluent celles où l’instabilité est active sans travaux et celles où les terrassements peuvent réactiver des mouvements anciens ou en créer de nouveaux.
- Pour les zones réactivées ou nouvellement instables, il faut des données géotechniques et hydrologiques issues de reconnaissances in-situ suffisamment détaillées.
- La stabilité des talus de déblai se traite avec deux niveaux de problèmes : superficiels (érosion, chute de pierres) et profonds (glissement de masse).
- Pour les problèmes profonds du talus de déblai, les investigations doivent atteindre des profondeurs inférieures à la surface du « cercle » de glissement potentiel.
💡 Astuce mémo
Écroule-Glisse-Flue-Coule : roche→écroulement, sol→glissement, lent→fluage, eau→coulée.
📖 7. Courbes de raccordement et courbure
🔑 Notions clés & Définitions
- Vitesse de référence Vr : La vitesse de référence Vr est la vitesse praticable en tout point d’une route, y compris aux zones les plus difficiles, en sécurité.
- Vitesses réglementaires : Les vitesses réglementaires sont des vitesses limites fixées selon les conditions de circulation et visant la sécurité.
- Distance perception-réaction : La distance perception-réaction est la distance parcourue pendant le temps entre la perception du danger et la mise en action effective des freins.
- Distance de freinage : La distance de freinage est la distance parcourue pendant le freinage effectif jusqu’à l’annulation de la vitesse initiale.
- Distance d’arrêt : La distance d’arrêt est la somme de la distance perception-réaction et de la distance de freinage.
📝 Points essentiels
- Vr sert à définir les aménagements minimaux des points singuliers et à normaliser les conditions techniques du tracé.
- L’ICGRRC prévoit 5 catégories de routes selon Vr, avec des valeurs 40, 60, 80, 100 et 120 km/h.
- Le temps de perception-réaction comprend un temps physiologique (1,3 à 1,5 s) et un temps mécanique d’entrée en action des freins (0,5 s).
- On adopte généralement t=2 s si V<100 km/h et t=1,8 s si V≥100 km/h pour le calcul de la distance e.
- La distance perception-réaction se calcule par e=v×t avec v en m/s, et v=V/3,6 pour passer de V (km/h) à v.
- La distance de freinage dépend de la vitesse initiale, de la déclivité δ et du coefficient de frottement longitudinal f (0 à 1).
💡 Astuce mémo
Vr = « partout » (la vitesse la plus difficile en sécurité).
📖 8. Raccordement circulaire composé
🔑 Notions clés & Définitions
- Raccordement à courbure variable : Un raccordement à courbure variable est une transition géométrique qui relie deux éléments de tracé en modifiant progressivement la courbure.
- Arc de cercle : Un arc de cercle est une portion de trajectoire circulaire utilisée pour limiter la courbure et assurer stabilité et visibilité en virage.
- Devers : Le devers est l’inclinaison transversale de la chaussée vers l’intérieur de la courbe pour réduire le risque de dérapage.
- Rayon minimum normal : Le rayon minimum normal est la valeur de rayon qui garantit la stabilité en courbe pour un devers de 4%.
- Sur-largeur : La sur-largeur est l’élargissement de la voie en virage pour compenser l’empiètement des véhicules longs lors de l’inscription en courbe.
📝 Points essentiels
- Le tracé en plan d’un raccordement circulaire composé combine des segments droits, des arcs de cercle et des raccordements à courbure variable.
- Les arcs de cercle doivent satisfaire trois objectifs : stabilité des véhicules, visibilité en courbe et inscription des véhicules longs en courbes de faible rayon.
- La force centrifuge s’écrit F=mv2/R avec v en m/s et R le rayon du virage.
- L’équilibre contre le dérapage s’obtient quand le frottement transversal compense l’effet de la force centrifuge, ce qui conduit à une expression du rayon minimal.
- Pour les normes marocaines : Rmn correspond à une courbe déversée à 4% et Rma à une courbe déversée à 7%.
- La sur-largeur concerne surtout les sinuosités de rayons faibles (généralement R≤250m) et se calcule par s=2RL2, avec une formule fixée à s=R50 (S et R en mètres).
💡 Astuce mémo
Stabilité + visibilité + inscription : Arc de cercle = (R) pour tenir, (e) pour éviter le dérapage, (s) pour éviter l’empiètement.
📖 9. Clothoïde et raccordement à courbure progressive
🔑 Notions clés & Définitions
- Courbure K : La courbure d’un axe de virage est l’inverse du rayon R de l’axe, soit K=R1.
- Clothoïde : La clothoïde est une courbe plane dont la courbure varie continûment et est proportionnelle à la longueur curviligne mesurée depuis l’inflexion.
- Paramètre A de la clothoïde : Le paramètre A caractérise une clothoïde et relie la courbure au rayon et à la longueur par la relation fondamentale LR=A2.
- Courbure progressive : La courbure progressive est un raccordement qui fait passer la route de la courbure nulle (alignement droit) à la courbure du cercle de virage en douceur.
📝 Points essentiels
- Un tracé avec arcs de cercle seuls crée une discontinuité de courbure aux points de tangence, incompatible avec les grandes vitesses.
- La courbure passe de 0 (rayon infini) au début du cercle à la valeur R1 au début du cercle du virage.
- La clothoïde réalise la transition du rayon infini vers le rayon R en intercalant une courbe de raccordement entre alignement droit et arc de cercle.
- Propriété géométrique : la courbure K est proportionnelle à la longueur curviligne L, donc K=R1=CL avec C1=A2.
- Équation fondamentale : LR=A2, où R est le rayon au point P, L la longueur depuis l’origine, et A le paramètre.
- Aux débuts de la clothoïde : L=0 et R=∞, puis quand L augmente le rayon diminue, ce qui produit une spirale de raccordement; le point asymptotique vérifie R=0 et L=∞.
💡 Astuce mémo
Courbure = 1/R et transition = L·R = A² : plus tu avances (L), plus le rayon baisse (R).
📖 10. Règles de continuité en tracé en plan
🔑 Notions clés & Définitions
- Variation du devers : Mécanisme d’introduction progressive du devers pendant le raccordement pour améliorer le confort et la continuité du profil en plan.
- Raccordement à courbe progressive : Type de raccordement imposé pour faire évoluer le devers de façon continue entre deux courbes, sous certaines catégories de route.
- Devers en routes enneigées : Limitation du devers pour réduire les risques liés à la neige et au verglas sur certaines routes.
- Règle de continuité : Enchaînement de contraintes géométriques imposant une transition acceptable entre rayons et catégories afin d’assurer la sécurité par la continuité des caractéristiques.
- Sections de même catégorie : Cas où les contraintes de continuité portent sur l’enchaînement de rayons successifs appartenant à une même catégorie d’aménagement.
📝 Points essentiels
- Taux de variation du devers : il est introduit à 2% par seconde de temps de parcours à la vitesse de base, et peut monter à 4% pour les routes de 3ème catégorie, H.C et REFT.
- Pour une variation générale de 2%, la relation de transition donne t=2d+2,5 (avec d en %).
- Longueur de transition du devers : L=vbt et donc L=vb×2(d+2,5), soit en km/h L=7,2Vb(d+2,5).
- Règle 1 (profil en travers conservé) : on peut garder le profil en travers en alignement si R>2Rmn (catégorie exceptionnelle et 1ère) ou R>1,4Rmn (2ème et 3ème) ou R>75m (REFT).
- Règle 2 (courbe progressive obligatoire) : pour catégorie exceptionnelle, 1ère et 2ème, la section de raccordement devers est une courbe progressive sauf si R>1,4Rmn.
- Règle de devers en conditions hivernales : pour routes susceptibles d’être enneigées ou verglacées, le devers est limité à 5%.
💡 Astuce mémo
2%/s → t=2d+2,5 → L=7,2Vb(d+2,5) (le 2,5 vient du “décalage” de la formule).
📖 11. Raccordement en profil en long par parabole
🔑 Notions clés & Définitions
- Pente : La pente est la dérivée de l’altitude Z par rapport à l’abscisse X sur le profil en long.
- Variation de pente : La variation de pente correspond à la dérivée seconde de Z par rapport à X.
- Parabole de raccordement : La parabole de raccordement est la courbe obtenue quand la variation de pente est supposée constante.
- Perte de tracé : La perte de tracé est le moment où l’usager ne voit plus la route sur une longueur donnée puis revoit la section suivante.
- Angle saillant : L’angle saillant est une configuration où il faut coordonner le sommet de la parabole avec la géométrie en plan pour préserver la visibilité.
📝 Points essentiels
- La pente s’écrit p=dXdZ sur le profil en long.
- La variation de pente est dX2d2Z, c’est-à-dire la dérivée seconde de Z par rapport à X.
- Si dX2d2Z=K est constant, alors Z=2KX2+K′X+K′′ et la courbe est une parabole.
- Le raccordement en profil en long consiste à positionner un point P de l’axe du projet dans le repère (O,X,Z) du profil étudié.
- Un raccordement saillant avec R<RMN n’est autorisé que si la déclivité de part et d’autre est en pente descendante en s’éloignant du sommet d’au moins 2%.
- L’usage de déclivité >4% (6% pour 3ème catégorie) est interdit sauf justification par calcul de rentabilité, et ne peut pas s’étendre sur plus de 2 km avec séparation par paliers de déclivité max 2%.
💡 Astuce mémo
Variation de pente constante → dérivée seconde =K → Z devient une parabole.
📖 12. Règles de continuité et coordination plan profil
🔑 Notions clés & Définitions
- Terrain supposé régulier : Hypothèse de calcul où le terrain varie de façon linéaire entre deux profils en travers successifs.
- Variation linéaire de surface : Propriété utilisée pour estimer la surface entre deux profils en supposant que la surface évolue proportionnellement à la distance.
- Longueur d’application : Grandeur qui correspond à la distance entre deux profils consécutifs et sert à calculer le volume via la moyenne des surfaces.
- Coefficient de foisonnement : Facteur Cf qui relie le volume initial des déblais après extraction au volume des déblais non foisonnés.
- Coefficient de tassement : Facteur Ct qui relie le volume final des remblais après compactage au volume des remblais avant tassement.
📝 Points essentiels
- Le calcul des volumes de terrassement se fait dans le sens de parcours du projet.
- La précision augmente quand le nombre de profils en travers est plus grand.
- Entre deux profils P1 et P2 distants de d1, si la surface varie linéairement alors S′=(S1+S2)/2.
- Le volume entre deux profils s’écrit V1=d1(S1+S2)/2 et le volume total s’obtient en sommant les volumes élémentaires.
- La distance di−1/2+di/2 est appelée longueur d’application et intervient dans le calcul des volumes successifs.
- Le terrain foisonne en extraction et tasse en remblaiement, ce qui impose de corriger les volumes par Cf et Ct.
💡 Astuce mémo
Entre deux profils : surface moyenne × longueur d’application ; puis corriger par foisonnement (déblai) et tassement (remblai).
📊 Tableaux de synthèse
Catégories de routes (ICGRRC) selon la vitesse de référence
| Catégorie | Vr (km/h) | Repère |
|---|
| Hors catégorie / REFT | 40 | — |
| 3ème | 60 | — |
| 2ème | 80 | — |
| 1ère | 100 | — |
| Exceptionnelle | 120 | — |
Repérage des bornes kilométriques selon la catégorie de route
| Catégorie | Numéros | Couleur |
|---|
| RN | N°01 à N°99 | rouge |
| RR | N°101 à N°999 | jaune |
| RP | N°1001 à N°9999 | bleu |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre la borne kilométrique (repère le long de la route) et le point kilométrique (abscisse d’un endroit précis en km).
- Croire que la distance d’arrêt = distance de freinage seulement : elle inclut aussi la distance perception-réaction.
- Mélanger la déclivité (pente du profil en long, avec signe) et le devers (inclinaison transversale en courbe).
- Oublier que la distance de freinage dépend de la déclivité δ et du coefficient de frottement longitudinal f (0 à 1), pas uniquement de V.
- Se tromper sur les unités : e = v×t avec v en m/s, et v = V/3,6 pour passer de V (km/h) à v.
- Penser que les courbes de raccordement (CR) sont optionnelles : elles servent à éviter la discontinuité de courbure et à assurer stabilité/confort/transition.
- Confondre foisonnement et tassement : Cf augmente le volume des déblais, Ct diminue le volume des remblais.
✅ Checklist Examen
- Définir la route, le tracé routier et le réseau routier, et expliquer le rôle de la route comme infrastructure durable.
- Citer les fonctions de la route : économique (transport, implantation d’activités, tourisme, activité de construction/entretien), culture, liaison humaine et sociale.
- Donner les parts du réseau routier marocain : 90% des déplacements des personnes et 75% du transport des marchandises.
- Lister les catégories de voirie : voirie urbaine (autoroutes urbaines, voie express/rapide, boulevard, avenue, rue, ruelle) et rase campagne (A, rocade, RN, RR, RP, pistes communales/forestières, polygone bétravier, etc.
- Donner les repères des bornes kilométriques : RN N°01-99 en rouge, RR N°101-999 en jaune, RP N°1001-9999 en bleu, et interpréter un exemple RN 01 au PK 535 à 174 km.
- Définir pente, freinage, distance de freinage et sollicitation, et relier la pente à l’efficacité du freinage.
- Définir la distance de visibilité de dépassement et expliquer sur quoi elle dépend (voir la zone de manœuvre, trafic en sens inverse, géométrie/obstacles).
- Définir les désordres de stabilité des versants naturels : écroulements, glissements, fluages, coulées, et rappeler l’objectif des études (estimer risques puis mesures constructives).
- Expliquer la logique des distances : perception-réaction, freinage, distance d’arrêt (somme), et donner les temps usuels (t=2 s si V<100 km/h, t=1,8 s si V≥100 km/h).
- Écrire e = v×t avec v en m/s et v = V/3,6, puis donner les expressions de la distance de freinage en fonction de V, f et δ (et la forme en d1/d2).
- Donner la condition d’usage de d2 en courbe : rayon en plan R < 5×V (V en km/h), et la majoration de d1 de 25% de db.
- Définir la distance de sécurité entre deux véhicules et donner l’expression théorique e = 0,55×V (avec V en km/h) et la correction pratique e = 0,55V + V²/335.
- Définir la distance de dépassement (d = v1×t, avec t = (d1+d2)/(v1−v2)) et la distance de visibilité de dépassement Dvd, en rappelant la valeur ICGRRC fixée à 500 m.
- Définir la visibilité longitudinale (distance d’arrêt et distance Dvd) et la visibilité latérale en courbe avec la relation e = d²/(8R) (et l’approximation e = (da)²/(8R)).
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