Hoja de repaso: Changements climatiques et risques côtiers

Plan du Cours

  1. Changement climatique
  2. Élévation niveau marin
  3. Fonte glaces
  4. Tempêtes côtières
  5. Risques littoraux
  6. Méthodologies d'étude
  7. Risques passés
  8. Vulnérabilité sociétés
  9. Modélisation risques
  10. Ressources naturelles

1. Changement climatique

Notions clés & Définitions

Rapports du GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, fondé en 1988, réunissant 195 États, qui produit tous les 4-5 ans des synthèses sur l’état du climat et ses prévisions futures à partir de plusieurs scénarios d’évolution des sociétés.

Réchauffement global : Augmentation de la température moyenne mondiale, estimée à 13,8°C (NOAA) depuis 1850, résultant principalement des activités humaines et du changement climatique.

Scénarios d'évolution des sociétés : Hypothèses concernant le développement futur des sociétés humaines, utilisées par le GIEC pour modéliser et prévoir l’impact du changement climatique, notamment à travers différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre (ex. SSP1-2.6, SSP5-8.5).

Changement climatique : Évolution du climat mondial, évaluée par le GIEC, comprenant notamment l’augmentation des températures, la fonte des glaces, et la montée du niveau marin, sous l’effet des activités humaines et des scénarios d’évolution des sociétés.

Points essentiels

  • Le GIEC, créé en 1988, rassemble 195 États et produit des rapports synthétiques tous les 4-5 ans sur l’état du climat et ses projections futures, en s’appuyant sur plusieurs scénarios d’évolution des sociétés.
  • Le réchauffement global est mesuré par la moyenne mondiale des températures, qui a augmenté d’environ 13,8°C depuis 1850.
  • Les scénarios d’évolution des sociétés permettent de modéliser différents futurs possibles en fonction des choix humains concernant les émissions de gaz à effet de serre.
  • Le changement climatique est un phénomène global, évalué par des rapports scientifiques, qui influence fortement le climat, notamment par la montée des températures et la fonte des glaces.

À retenir

Le changement climatique, évalué par le GIEC, résulte de scénarios d’évolution des sociétés et se traduit par un réchauffement global, dont les projections futures dépendent des choix humains en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

2. Élévation niveau marin

Notions clés & Définitions

Élévation du niveau marin : Augmentation du niveau de la mer due à plusieurs facteurs, principalement la fonte des glaces et la dilatation thermique des eaux océaniques (source : Pouzet, 170-177).
Fonte des glaces : Processus par lequel les glaciers, calottes glaciaires, inlandsis, icebergs, et permafrost se transforment de l’état solide en liquide, contribuant à l’élévation du niveau marin (source : Pouzet, 173-176).
Cryosphère : Ensemble des zones de la Terre où se trouvent des glaces, incluant glaciers, calottes, inlandsis, icebergs, permafrost, et banquise (source : Pouzet, 172-178).
Dilatation thermique : Expansion des eaux océaniques liée à l’augmentation de température, qui contribue à l’élévation du niveau de la mer (source : Pouzet, 176-177).
Conséquences de la fonte des glaces : Hausse du niveau marin pouvant atteindre environ +7 m pour le Groenland, +58 m pour l’Antarctique, et environ +10 à 15 cm pour les glaciers de montagne, avec des phénomènes de rétroaction et des effets régionaux (source : Pouzet, 174-176).

Points essentiels

  • La fonte des glaces non flottantes (glaciers, calottes, inlandsis) augmente directement le niveau marin, contrairement à la fonte de la banquise qui n’a pas d’impact immédiat en raison du principe d’Archimède.
  • La contribution à l’élévation du niveau marin est estimée à environ 0,32 m pour la fonte combinée des glaciers et calottes, hors effets de la dilatation thermique.
  • La dilatation thermique, liée à l’augmentation de température moyenne des océans (+0,6 °C sur un siècle), a déjà contribué à hauteur d’environ 15,6 cm à l’élévation du niveau marin.
  • La fonte complète des inlandsis du Groenland (+7 m) et de l’Antarctique (+58 m) pourrait entraîner une hausse respective de +7 m et +58 m, si la fonte totale se produisait.
  • La fonte des glaciers de montagne, estimée à 10-15 cm sur 200 ans dans un scénario de réchauffement de 4 °C, contribue également à l’élévation du niveau marin.
  • La fonte de la cryosphère, notamment par rétroaction albédo et effet d’altitude, influence aussi la température de l’océan et sa dilatation thermique.
  • La hausse du niveau marin augmente la fréquence et la gravité des évènements extrêmes côtiers, comme les tempêtes, en amplifiant les risques de submersion et d’érosion.

À retenir

L’élévation du niveau marin, principalement causée par la fonte des glaces et la dilatation thermique, représente un enjeu majeur pour les zones littorales, avec des impacts potentiellement catastrophiques si la fonte totale des cryosphères se réalise.

3. Fonte glaces

Notions clés & Définitions

Fonte des glaciers : Dégel des masses de glace situées sur les montagnes ou dans des zones glaciaires, contribuant à l’élévation du niveau marin. La synthèse du GIEC de 2019 estime leur contribution à 0,61 mm/an entre 2006 et 2015.

Inlandsis : Grandes calottes glaciaires continentales situées principalement au Groenland et en Antarctique, dont la fonte pourrait entraîner une hausse du niveau marin de +7 m pour le Groenland et +58 m pour l’Antarctique si leur fonte complète se produisait.

Calottes glaciaires : Grandes couches de glace couvrant des régions polaires ou montagneuses, composées d’eau solidifiée en dehors des océans. Leur fonte contribue à l’élévation du niveau marin, mais plus lentement que les glaciers.

Icebergs : Morceaux de glace détachés des calottes ou glaciers flottants, qui ne modifient pas le niveau marin lors de leur fonte, car déjà dans l’eau (poussée d’Archimède).

Permafrost : Sol gelé en permanence, dont la fonte liée au réchauffement climatique peut libérer du méthane, impactant le climat global, mais sans lien direct avec la variation du niveau marin selon la source.

Points essentiels

  • La fonte des glaciers et calottes glaciaires est estimée contribuer à environ 0,32 m à l’élévation du niveau marin, selon la synthèse du GIEC de 2019.
  • La fonte de l’Inlandsis groenlandais pourrait faire monter le niveau de +7 m, celle de l’Antarctique +58 m, si elle se produisait entièrement.
  • La fonte des glaciers de montagne, hors Groenland et Antarctique, contribue à environ 0,61 mm/an, avec une disparition probable en 200 ans sous un scénario de réchauffement de 4°C.
  • La dilatation thermique de l’eau due à l’augmentation des températures est aussi un facteur d’élévation du niveau marin, estimé à environ 15,6 cm pour une hausse de 0,6°C de température moyenne.

À retenir

La fonte des glaciers, calottes glaciaires et Inlandsis est un facteur majeur de l’élévation du niveau marin, avec des impacts potentiellement catastrophiques si leur fonte totale se réalise, tandis que la fonte des icebergs n’affecte pas directement le niveau marin.

4. Tempêtes côtières

Notions clés & Définitions

Tempêtes côtières : Phénomènes météorologiques extrêmes caractérisés par des vents violents, des vagues puissantes et une surcote, qui se produisent le long des littoraux et peuvent entraîner des inondations et des dégâts importants (exemples : Xynthia, Katrina).

Surcote : Élévation temporaire du niveau de la mer lors du passage d’une tempête, due à la baisse de pression atmosphérique et aux vagues puissantes, pouvant atteindre plusieurs mètres, amplifiant la marée normale.

Vagues puissantes : Vagues de grande amplitude générées par des vents violents lors de tempêtes, responsables de l’érosion des plages, des brèches dans les dunes, et pouvant endommager les infrastructures littorales.

Vulnérabilité des littoraux : Sensibilité accrue des zones côtières face aux phénomènes extrêmes, accentuée par l’élévation progressive du niveau marin, la densité du bâti, et la fragilité des écosystèmes de protection (dunes, plages). La vulnérabilité augmente avec la fréquence et l’intensité des tempêtes, notamment dans un contexte de changement climatique.

Points essentiels

  • La surcote, combinée aux vagues puissantes, peut provoquer des submersions brutales lors du passage d’une tempête, notamment en marée haute.
  • La baisse de pression atmosphérique et la force des vents lors d’une tempête entraînent une élévation temporaire du niveau marin, amplifiant la surcote.
  • La puissance des vagues lors de tempêtes érode les plages et dunes, fragilisant la protection naturelle contre la mer.
  • La vulnérabilité des littoraux dépend de leur altitude, de leur morphologie, de la présence d’infrastructures, et de leur capacité d’adaptation face à ces phénomènes.
  • La fréquence des tempêtes extrêmes pourrait évoluer, avec un déplacement poleward des dépressions, mais la projection précise reste incertaine (voir section 5).

À retenir

Les tempêtes côtières, en combinant surcote et vagues puissantes, représentent un risque majeur pour les littoraux, dont la vulnérabilité s’accroît avec l’élévation du niveau marin et l’intensification des phénomènes extrêmes liés au changement climatique.

5. Risques littoraux

Notions clés & Définitions

Risques littoraux : Risques liés à la vulnérabilité des zones côtières face aux changements climatiques, notamment en raison de la montée du niveau marin, des tempêtes et des évènements extrêmes (source : Pouzet, 170-171).

Submersion marine : Phénomène d'inondation temporaire ou durable des zones côtières causée par l'élévation du niveau marin, amplifiée par des évènements extrêmes comme les tempêtes ou la montée progressive du niveau de la mer (source : Pouzet, 174-185). La submersion peut être brutale lors de tempêtes ou progressive avec la montée du niveau marin.

Évènements extrêmes : Phénomènes météorologiques ou océanographiques rares mais violents, tels que tempêtes, cyclones ou ouragans, qui peuvent provoquer des surcotes, des vagues puissantes, et des inondations côtières. Leur fréquence et intensité peuvent augmenter avec le changement climatique, notamment par la montée du niveau marin (source : Pouzet, 178-187, 189-200).

Tempêtes : Phénomènes météorologiques caractérisés par des vents violents, souvent accompagnés de précipitations intenses, pouvant entraîner des vagues puissantes, des surcotes et des inondations côtières. La tempête peut provoquer une élévation brutale et temporaire du niveau marin, amplifiant la risque de submersion (source : Pouzet, 179-185, 187-188).

Points essentiels

  • La fonte des glaces (glaciers, calottes glaciaires, inlandsis) contribue à l'élévation du niveau marin, avec une augmentation estimée d'environ 20 cm sur 120 ans, pouvant atteindre 40-90 cm en 80 ans (source : Pouzet, 173-175).

  • La fonte de la banquise arctique n'augmente pas directement le niveau marin, mais la fonte des glaciers, calottes et inlandsis, qui contiennent de l’eau douce solidifiée hors des océans, provoque une montée du niveau marin lorsque cette glace fond (source : Pouzet, 174-177).

  • La dilatation thermique de l’eau de mer, due à l’augmentation des températures, contribue également à la montée du niveau marin, estimée à environ 15,6 cm pour une augmentation de 0,6 °C de température moyenne (source : Pouzet, 176-177).

  • Lors de passages de tempêtes, la baisse de pression atmosphérique et la puissance des vagues entraînent une élévation temporaire du niveau marin, pouvant dépasser la marée normale, augmentant ainsi le risque de submersion (source : Pouzet, 179-182).

  • La montée progressive du niveau marin augmente la vulnérabilité des zones basses lors des tempêtes, rendant certains quartiers aujourd’hui sécurisés plus exposés à la submersion lors d’évènements extrêmes (source : Pouzet, 184-185).

  • La fréquence des évènements extrêmes côtiers, comme les tempêtes, pourrait augmenter ou voir leur impact amplifié par la montée du niveau marin, avec une récurrence plus fréquente des inondations centennales (source : Pouzet, 189-200).

  • La catastrophe de Xynthia en 2010 illustre comment une tempête peut provoquer une submersion importante, notamment dans des zones vulnérables, et remettre en question la sécurité des habitats côtiers (source : Pouzet, 186-187).

À retenir

La montée du niveau marin, combinée à l’intensification des tempêtes et évènements extrêmes, accroît considérablement le risque de submersion et d’érosion des zones littorales, mettant en danger les habitats, les infrastructures et les sociétés côtières.

6. Méthodologies d'étude

Notions clés & Définitions

Méthodologies d'étude : Ensemble des techniques et approches utilisées pour analyser, comprendre et prévoir l'évolution du niveau marin, des tempêtes et des submersions face aux changements climatiques, notamment par l'observation, la modélisation et la projection (source : Pierre Pouzet).

Modélisation des risques : Processus de construction de représentations numériques ou théoriques permettant d’évaluer la probabilité et l’impact potentiel d’évènements extrêmes ou de phénomènes liés au changement climatique, en intégrant divers scénarios d’évolution (source : Pierre Pouzet).

Observations historiques : Collecte et analyse des données passées sur le niveau marin, les tempêtes, et autres événements extrêmes, permettant d’établir des tendances, de valider des modèles et d’évaluer la fréquence et la gravité des risques passés (source : Pierre Pouzet).

Projections futures : Estimations des évolutions possibles du niveau marin, des tempêtes et des submersions à l’aide de scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, de modèles climatiques et cryosphériques, permettant d’anticiper les risques futurs et d’évaluer leur intensité et leur fréquence (source : Pierre Pouzet).

Points essentiels

  • La méthodologie combine l’analyse des données passées (observations historiques) pour comprendre les tendances et valider les modèles.
  • La modélisation des risques utilise des scénarios d’évolution des sociétés et des processus physiques pour prévoir l’impact des changements climatiques.
  • Les projections futures s’appuient sur des modèles climatiques et cryosphériques, intégrant différents scénarios d’émissions (RCP) pour estimer la fréquence et la gravité des événements extrêmes.
  • Les rapports du GIEC, notamment ceux de 2019 et 2023, utilisent ces méthodologies pour produire des scénarios et projections concernant l’élévation du niveau marin et l’évolution des tempêtes.
  • La précision des projections dépend de la qualité des observations passées, des modèles utilisés et des scénarios d’émissions retenus.

À retenir

Les méthodologies d’étude combinent observation, modélisation et projection pour anticiper l’évolution des risques liés au changement climatique, permettant d’évaluer leur fréquence et leur impact futur.

7. Risques passés

Notions clés & Définitions

Risques passés : Évènements extrêmes ou catastrophiques qui se sont produits dans le passé, permettant d’évaluer leur fréquence, leur intensité et leurs impacts pour mieux anticiper les risques futurs (source : contexte général).
Tempêtes historiques : Tempêtes ayant causé des dégâts importants dans l’histoire, souvent analysées pour comprendre leur fréquence et leur impact, comme Xynthia en 2010 ou Katrina en 2005 (source : exemples mentionnés).
Évènements extrêmes passés : Phénomènes climatiques ou naturels exceptionnels ayant provoqué des dégâts significatifs, tels que tempêtes, submersions ou inondations, survenus dans le passé (source : exemples de Xynthia, Katrina).
Leçons tirées : Enseignements issus de l’analyse des évènements passés, permettant d’améliorer la gestion des risques, la prévention et la résilience face à des évènements similaires futurs (source : contexte général).

Points essentiels

  • La tempête Xynthia en 2010 est un exemple d’évènement extrême ayant causé des dégâts importants en Europe, notamment en Vendée et Charente Maritime.
  • La tempête Katrina en 2005, de catégorie 5, a provoqué environ 1800 morts en Louisiane, illustrant la gravité des risques liés aux tempêtes extrêmes.
  • La compréhension des risques passés permet d’évaluer leur fréquence, leur intensité et leur impact, et d’adapter les stratégies de prévention.
  • La catastrophe de Xynthia a aussi mis en évidence l’aspect anthropique dans la survenue et la gravité de certains évènements, soulignant l’importance de la gestion humaine des zones vulnérables.
  • Les sociétés ont été fortement remises en question après ces évènements, notamment en termes de vulnérabilité et de capacité d’adaptation.

À retenir

L’étude des risques passés, notamment des tempêtes et évènements extrêmes, est essentielle pour tirer des leçons et renforcer la résilience face aux risques futurs liés aux changements climatiques.

8. Vulnérabilité sociétés

Notions clés & Définitions

Vulnérabilité des sociétés : La vulnérabilité des sociétés désigne leur sensibilité face aux changements environnementaux, notamment face à la pression anthropique et aux risques liés à l’évolution du climat, comme l’élévation du niveau marin ou les tempêtes. Elle reflète leur capacité à faire face, à s’adapter ou à résister à ces phénomènes (Pouzet, 170).

Pression anthropique : La pression exercée par l’activité humaine sur l’environnement, notamment à travers l’urbanisation, la construction sur les littoraux, et la modification des paysages, qui accentue la vulnérabilité des sociétés face aux risques climatiques (Pouzet, 171).

Adaptation des sociétés : La capacité des sociétés à modifier leurs comportements, leurs infrastructures ou leurs stratégies pour réduire leur vulnérabilité face aux risques liés au changement climatique, notamment en renforçant la résilience face à l’élévation du niveau marin ou aux tempêtes (Pouzet, 188).

Risques socio-économiques : Les menaces pesant sur les sociétés en raison des impacts environnementaux, comme la submersion ou l’érosion, qui entraînent des pertes économiques, des dégâts matériels, et des impacts sur la population et les activités humaines (Pouzet, 188).

9. Modélisation risques

Notions clés & Définitions

Modélisation des risques : Processus visant à représenter et analyser les risques en simulant différents scénarios d’évolution, permettant d’évaluer leur impact potentiel face à des événements extrêmes ou futurs (source : "Simulation des événements", "Scénarios d'évolution").

Scénarios d'évolution : Représentations possibles de l’avenir basées sur différentes hypothèses de changements climatiques ou socio-économiques, utilisées pour projeter l’évolution des risques (source : "Projections climatiques", "Scénarios d'évolution").

Projections climatiques : Estimations des changements futurs du climat, notamment du niveau marin, des tempêtes et autres phénomènes extrêmes, élaborées à partir de modèles et de scénarios d’émissions (source : "Projections climatiques", "Simulation des événements").

Simulation des événements : Représentation numérique ou modélisation des phénomènes extrêmes (tempêtes, submersions, etc.) pour prévoir leur occurrence, leur intensité et leurs effets dans différents contextes futurs (source : "Scénarios d'évolution", "Projections climatiques").

Points essentiels

  • La modélisation des risques permet d’évaluer l’impact potentiel des événements extrêmes futurs en utilisant des scénarios d’évolution et des projections climatiques.
  • Les scénarios d’évolution sont élaborés à partir de différentes hypothèses concernant le changement climatique, notamment les scénarios RCP (Representative Concentration Pathways).
  • Les projections climatiques, issues de rapports comme ceux du GIEC, intègrent des données sur l’élévation du niveau marin, la fréquence et l’intensité des tempêtes, et d’autres phénomènes liés au changement climatique.
  • La simulation des événements permet d’étudier la survenue et la dynamique des phénomènes extrêmes, en intégrant notamment l’effet de l’élévation du niveau marin et des tempêtes.
  • La combinaison de ces notions facilite la compréhension des risques futurs et la planification des mesures d’adaptation et de prévention.

À retenir

La modélisation des risques, en intégrant scénarios d’évolution, projections climatiques et simulations d’événements, est essentielle pour anticiper et gérer les impacts futurs liés au changement climatique sur les littoraux.

10. Ressources naturelles

Notions clés & Définitions

  • Ressources naturelles : Ressources issues de l’environnement, telles que l’eau, les minéraux, les forêts, utilisées par l’homme pour ses besoins. (source implicite, contexte général)
  • Impacts du changement climatique : Effets du réchauffement global sur l’environnement, notamment la fonte des glaces, l’élévation du niveau marin, et la modification des ressources naturelles disponibles. (exemple : fonte des glaciers, contribution à l’élévation du niveau marin)
  • Gestion durable : Approche visant à exploiter les ressources naturelles en assurant leur renouvellement et en limitant leur dégradation, pour répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures. (contexte général)
  • Pressions anthropiques : Effets des activités humaines sur l’environnement, telles que l’exploitation des ressources naturelles, qui accentuent la vulnérabilité face aux impacts du changement climatique, notamment dans les zones littorales. (contexte général)

Points essentiels

  • La fonte des glaces (inlandsis, glaciers, calottes glaciaires) contribue à l’élévation du niveau marin, impactant directement les ressources et les zones côtières. La banquise, bien qu’en grande partie flottante, ne modifie pas le niveau marin lorsqu’elle fond, contrairement aux glaciers et calottes.
  • La dilatation thermique de l’eau, due à l’augmentation des températures, participe aussi à l’élévation du niveau marin, avec une contribution estimée à environ 15,6 cm pour le dernier siècle.
  • La fonte des glaciers et calottes polaires pourrait entraîner une hausse du niveau marin pouvant atteindre 10 à 15 cm dans un scénario de réchauffement de 4°C sur un demi-siècle.
  • La fonte totale des inlandsis du Groenland (+7 m) et de l’Antarctique (+58 m) représenterait des impacts majeurs sur les ressources et les territoires côtiers.
  • Les tempêtes et tempêtes extrêmes, amplifiées par la montée du niveau marin, aggravent la vulnérabilité des zones littorales, mettant en danger les ressources naturelles et les habitats.
  • La gestion durable devient essentielle pour limiter la dégradation des ressources face aux pressions anthropiques et aux impacts du changement climatique.

À retenir

Les ressources naturelles, notamment celles liées à la cryosphère et aux zones côtières, sont fortement impactées par le changement climatique, et leur gestion durable est cruciale pour limiter les risques et préserver l’environnement face à l’élévation du niveau marin et aux pressions humaines.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésImpact principalAuteur / SourceRemarques
Changement climatiqueGIEC (1988), scénarios SSPRéchauffement global, montée des températuresGIECRapports synthétiques tous les 4-5 ans
Élévation niveau marinFonte glaciers, dilatation thermiqueHausse du niveau marin, risques côtiersPouzetContribution estimée à 0,32 m + effets thermiques
Fonte glacesInlandsis, glaciers, calottesContribution à l’élévation du niveau marinGIEC (2019)Fonte totale possible de +7 m (Groenland), +58 m (Antarctique)
Tempêtes côtièresSurcote, vagues puissantesInondations, érosion, dégâts-Amplification avec élévation du niveau marin

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre fonte des glaces flottantes (banquise) et non flottantes (glaciers, calottes) : seule la fonte des glaciers et calottes augmente le niveau marin.
  2. Croire que la fonte de la banquise modifie directement le niveau marin : non, car elle flotte déjà en équilibre selon le principe d’Archimède.
  3. Sous-estimer l’impact de la dilatation thermique : elle contribue à environ 15,6 cm à l’élévation du niveau marin pour une hausse de 0,6°C.
  4. Confondre Inlandsis (groenlandais, antarctique) et glaciers de montagne : Inlandsis peut entraîner une hausse beaucoup plus importante si elle fond.
  5. Omettre que la fonte totale des cryosphères pourrait faire monter le niveau de plusieurs mètres.
  6. Confondre les impacts des tempêtes côtières et la montée du niveau marin : la surcote amplifie les effets des tempêtes.
  7. Ignorer la rétroaction albédo dans la fonte des glaces : elle accélère la fonte en augmentant l’absorption solaire.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition et le rôle du GIEC dans l’évaluation du changement climatique.
  2. Maîtriser la notion de réchauffement global, sa mesure et ses causes principales.
  3. Savoir expliquer la différence entre fonte des glaces flottantes et non flottantes.
  4. Connaître la contribution estimée de la fonte des glaciers et calottes à l’élévation du niveau marin.
  5. Être capable d’indiquer les effets potentiels de la fonte totale de l’Inlandsis groenlandais et antarctique.
  6. Comprendre le phénomène de dilatation thermique et son impact sur le niveau marin.
  7. Identifier les phénomènes météorologiques extrêmes liés aux tempêtes côtières.
  8. Connaître la notion de surcote et ses effets lors des tempêtes.
  9. Savoir expliquer la vulnérabilité des zones littorales face aux risques liés à l’élévation du niveau marin.
  10. Maîtriser les méthodologies d’étude des risques liés au changement climatique.
  11. Être capable de décrire les risques passés et leur lien avec l’évolution climatique.
  12. Connaître les ressources naturelles concernées par le changement climatique et leur gestion.

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1. Quelle est la contribution estimée de la fonte des glaciers et calottes glaciaires à l'élévation du niveau marin, selon le rapport du GIEC de 2019 ?

2. Quelle organisation publie tous les 4-5 ans des rapports synthétiques sur l’état du climat mondial?

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Changement climatique — définition ?

Évolution du climat mondial sous l’effet humain.

Changement climatique — définition ?

Évolution du climat mondial due à l'activité humaine.

Élévation niveau marin — cause principale ?

Fonte des glaces et dilatation thermique.

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