Hoja de repaso: Développement des interactions précoces

Plan du Cours

  1. Interactions précoces et approche interactionniste
  2. Multi-sensorialité et apprentissages prénataux
  3. Continuités trans-natales et reconnaissance
  4. Reconnaissance des visages et détection sociale
  5. Homéostasie, états de vigilance et régulation
  6. Langage adressé au bébé et tour de parole
  7. Sensibilité parentale et interactions triadiques
  8. Émotions, synchronie et accordage affectif
  9. Théorie de l’attachement et modèle interne opérant
  10. Imitation, coopération et apprentissages sociaux
  11. Humour : développement, conditions et fonctions

1. Interactions précoces et approche interactionniste

Notions clés & Définitions

  • Interactions : Ensemble des processus bidirectionnels où le nourrisson et les parents s’influencent mutuellement.
  • Approche interactionniste : Cadre qui décrit l’interaction précoce comme un système d’ajustements réciproques, de co-régulation et de synchronisation.
  • Multi-sensorialité : Capacité à percevoir et traiter des informations via plusieurs modalités sensorielles, avec des liens entre elles.
  • Apprentissages pré-nataux : Perception du milieu pendant la grossesse et traces mnésiques qui peuvent influencer les premières réponses après la naissance.
  • Transfert inter-modal : Transposition d’une perception d’une modalité sensorielle vers une autre, permettant de reconnaître/traiter un même contenu autrement.

Points essentiels

  • Une interaction implique un ajustement réciproque avec sensibilité émotionnelle entre bébé et adulte.
  • Une interaction repose sur la co-construction et la co-régulation des états et comportements.
  • Une interaction se manifeste par un dialogue avec alternance des tours entre partenaires.
  • La rythmicité soutient la « danse interactive » via accordage et synchronie.
  • Les bourgeons sensoriels apparaissent dès 15 semaines, selon Bourbini.
  • Les expériences prénatales structurent des formes précoces d’attachement et de reconnaissance de l’autre via des affordances offertes par l’entourage social.

Astuce mémo

Ajuste–Co-régule–Alterne–Synchronise : A-C-A-S (émotions, co, tours, rythme).

2. Multi-sensorialité et apprentissages prénataux

Notions clés & Définitions

  • Redondance inter-sensorielle : La redondance inter-sensorielle est la répétition d’un même type d’information via plusieurs modalités sensorielles, ce qui renforce l’encodage et la reconnaissance très tôt.
  • Continuités trans-natales : Les continuités trans-natales désignent la continuité des capacités sensorielles et des préférences entre la période prénatale et la naissance.
  • Continuité mnésique trans-natale : La continuité mnésique trans-natale correspond à l’existence de traces mnésiques formées avant la naissance, qui influencent les réponses après la naissance.
  • Reconnaissance des visages : La reconnaissance des visages est la capacité du nouveau-né à discriminer et préférer certains visages, notamment ceux familiers, dès la naissance.
  • Homéostasie : L’homéostasie est un mécanisme de maintien de l’équilibre physiologique, émotionnel, cognitif et social tout au long de la vie.

Points essentiels

  • Le transfert inter-modal tactile→visuel et la redondance inter-sensorielle soutiennent des processus cognitifs précoces.
  • La redondance inter-sensorielle correspond à des stimuli répétés dans plusieurs modalités et est très précoce, voire déjà présente à la naissance.
  • Les systèmes sensoriels sont fonctionnels avant la naissance et le bébé peut contrôler ses mouvements.
  • À la naissance, le bébé montre une motivation sociale et une préférence pour les humains, avec une orientation de la tête vers eux plutôt que vers des objets.
  • La continuité mnésique trans-natale implique que des stimuli familiers in utero sont mieux mémorisés et conduisent à des préférences post-natales (De Casper & Fifer).
  • Le nouveau-né préfère la voix de la mère plutôt que celle du père, ce qui sert de repère sensoriel pour la sécurité émotionnelle (De Casper & Fifer).

Astuce mémo

Redondance = même message, plusieurs sens (toucher→vue) ; Mémoire = in utero → préférence à la naissance.

3. Continuités trans-natales et reconnaissance

Notions clés & Définitions

  • États de vigilance : Ensemble des modes d’activité du nouveau-né (sommeil, éveil, somnolence) qui conditionnent ses réponses au milieu et ses apprentissages.
  • Homéostasie : Équilibre interne du bébé qui soutient la régulation et varie avec les états de vigilance et l’adaptation au contexte.
  • Brazelton 1973 : Référence associée à l’idée que les états de vigilance et l’homéostasie se renforcent mutuellement chez le nouveau-né.
  • Échelle d’évaluation néonatale : Outil d’évaluation du bébé centré sur son état neurologique et ses compétences sociales/émotionnelles dans son lien avec le milieu social.
  • Goodness of fit : Notion de bonne adaptation entre le tempérament de l’enfant et les caractéristiques du milieu, favorisant une régulation émotionnelle.

Points essentiels

  • Les états de vigilance incluent sommeil profond, sommeil léger, somnolence, éveil calme et attentif, éveil actif, et des pleurs.
  • Les états de vigilance sont liés à des apprentissages et à l’homéostasie, ce qui soutient la régulation du bébé.
  • Le passage d’un état à l’autre se fait en douceur quand l’auto-régulation est efficace.
  • L’évaluation néonatale (Brazelton) se fait de façon active en observant l’état neurologique et les compétences sociales/émotionnelles du bébé.
  • Faire passer l’examen devant les parents vise à leur permettre de reconnaître les capacités néonatales et les spécificités du bébé.
  • Goodness of fit correspond à une adaptation du milieu au tempérament, qui améliore la régulation émotionnelle et la stabilité.

Astuce mémo

États = « sommeil/éveil » ; auto-régulation = transitions douces ; milieu adapté = goodness of fit = émotions mieux régulées.

4. Reconnaissance des visages et détection sociale

Notions clés & Définitions

  • Paradigme de la double-liaison vidéo : Paradigme expérimental où deux flux vidéo sont soit synchronisés soit désynchronisés pour tester l’ajustement des interactions mère-bébé.
  • Trevarthen & Murray 1985 : Référence d’étude sur l’interaction mère-bébé en vidéo, utilisée pour montrer l’effet du décalage temporel sur l’adaptation maternelle.
  • Sensibilité parentale : Capacité du parent à percevoir, interpréter et répondre aux besoins de l’enfant à partir de ses signaux physiques et émotionnels.
  • Parentage intuitif : Ensemble de prédispositions parentales qui soutiennent la communication du bébé dans plusieurs domaines, notamment proto-conversationnels et régulation.
  • Inter-subjectivité : Situation où deux sujets alignent leurs expériences subjectives, permettant partage d’émotions et compréhension mutuelle.

Points essentiels

  • Dans le paradigme à double-liaison, la synchronisation des vidéos sert de condition où l’ajustement mère-bébé peut rester cohérent temporellement.
  • Dans la condition désynchronisée (phase 2), les comportements maternels deviennent non adaptés car la réponse est différée.
  • Le décalage temporel produit chez le bébé une détresse prolongée puis un évitement, montrant que le retard perturbe la régulation interactive.
  • La sensibilité parentale se décrit par des dimensions comme synchronisme, réciprocité, soutien, attitude positive et stimulation du parent.
  • Les réponses parentales sont classées selon leur lien avec les signaux du bébé : liées aux besoins, liées aux souhaits, ou sans lien avec les signaux.
  • Une réponse trop tardive n’est pas reconnue comme une réponse par le bébé, ce qui réduit l’efficacité de l’ajustement.

Astuce mémo

Synchronie = accord; désynchronie = décalage qui coûte (détresse puis évitement).

5. Homéostasie, états de vigilance et régulation

Notions clés & Définitions

  • Interactions triadiques : Interactions impliquant bébé, adulte et un objet ou un événement, où l’adulte soutient l’exploration et la compréhension du monde par le bébé.
  • Attention partagée : Capacité où bébé et adulte orientent leur attention vers le même élément, grâce à l’étayage adulte quand le déplacement autonome n’est pas encore possible.
  • Inter-subjectivité secondaire : Forme d’interaction où bébé cherche à partager l’objet avec autrui, au-delà de la simple découverte de l’objet.
  • Attention conjointe : Coordination des regards où bébé regarde ce que l’autre regarde et où l’autre suit aussi l’attention du bébé.
  • Référenciation sociale : Processus où le sujet s’appuie sur l’interprétation émotionnelle d’autrui pour construire sa propre interprétation de la situation.

Points essentiels

  • À 4 mois, l’« ion mutuelle » nécessite un effort soutenu par le parent pour que le bébé puisse s’engager dans l’interaction.
  • Vers 5-6 mois, l’étayage adulte aide le bébé à repérer des étapes et à mieux comprendre l’environnement qu’il explore.
  • Vers 9 mois, la motivation devient socio-culturelle : le bébé s’intéresse aux désirs et intentions d’autrui, distincts des siens (pré-théorie de l’esprit).
  • Vers 12 mois, le pointage peut être impératif (demande) ou déclaratif (référence), selon l’intention communicative.
  • La référenciation sociale se met en place autour de 8 mois et suppose une interprétation correcte des émotions d’autrui.
  • Dans le paradigme de la falaise visuelle, l’attachement sécure se traduit par un arrêt de l’exploration et un regard vers la mère pour intégrer sa réaction avant d’agir.

Astuce mémo

Triade = Bébé–Adulte–Objet ; puis Partage → Intention d’autrui → Référenciation (émotions comme boussole).

6. Langage adressé au bébé et tour de parole

Notions clés & Définitions

  • Synchronie interactionnelle : La synchronie interactionnelle est l’ajustement réciproque des partenaires qui adoptent des postures, gestes et patterns de parole en s’imitant mutuellement.
  • Synchronie bio-comportementale : La synchronie bio-comportementale désigne le couplage entre coordination comportementale et régulation physiologique pendant l’interaction parent-enfant.
  • Accordage affectif : L’accordage affectif est une mise en phase émotionnelle où chacun perçoit l’état émotionnel de l’autre sans passer par la verbalisation.
  • Intermodalité : L’intermodalité est le fait que les messages du bébé et les réponses parentales peuvent passer par plusieurs canaux (gestes, paroles, attitudes) tout en restant affectivement cohérents.
  • Théorie de l’attachement : La théorie de l’attachement décrit la construction d’un lien d’attachement dès la naissance, organisé autour de la sécurité et de l’exploration.

Points essentiels

  • La relation parent-enfant soutient le développement des émotions et la régulation du stress, ce qui renforce la sécurité affective de l’enfant.
  • La synchronie interactionnelle correspond à des imitations réciproques de postures, gestes et patterns de parole entre partenaires.
  • Si le bébé ne parvient pas à construire une relation à l’autre, il ne peut pas se réguler physiologiquement.
  • L’accordage affectif met en phase les émotions parent-enfant sans besoin de verbaliser l’état interne.
  • La plupart des échanges sont transmodaux : le bébé envoie des messages via gestes/paroles/attitudes et le parent répond avec des modes différents tout en gardant une correspondance affective.
  • Le bébé reproduit son message initial avec de légers changements, ce qui aide à développer la connaissance de son affectivité et à consolider le sens de soi.

Astuce mémo

Synchronie = miroir qui règle le corps : relation → régulation physiologique.

7. Sensibilité parentale et interactions triadiques

Notions clés & Définitions

  • Imitation synchrone : L’imitation synchrone est une imitation réalisée en même temps que le partenaire, ce qui facilite la coordination et la communication.
  • Imitation opaque : L’imitation opaque est une imitation où l’enfant ne peut pas inférer clairement le but, ce qui réduit la compréhension de l’action observée.
  • Imitation transparente : L’imitation transparente est une imitation où le but de l’action est identifiable, ce qui permet à l’enfant de comprendre l’intention et d’imiter davantage.
  • Objet de transaction : L’objet de transaction est un support matériel sur lequel l’attention commune se partage entre l’enfant et l’adulte.
  • Core knowledge : Le core knowledge désigne des concepts de base présents dès la naissance, qui donnent une cohérence initiale à la compréhension du monde.

Points essentiels

  • L’imitation sert de moyen de communication quand l’adulte imite et montre qu’il adhère à ce que fait l’enfant, puis invite l’enfant à imiter en retour.
  • L’imitation diminue avec le développement du langage, car l’enfant peut communiquer autrement que par l’imitation seule.
  • Pour imiter, l’enfant a besoin d’un objet en double, afin de pouvoir reproduire l’action sur le même support.
  • Le jeu avec échanges d’objets permet une communication via l’attention commune sur l’objet de transaction.
  • Les interactions par imitation et échanges d’objets aident l’enfant à prendre conscience de ses capacités et de son identité en comprenant que l’autre est différent.
  • L’imitation permet d’apprendre l’action, le but de l’action et la fonction de l’outil nécessaire à l’action, notamment via l’observation.

Astuce mémo

Synchrone = même rythme ; opaque = but caché ; transparente = but visible → plus de compréhension donc plus d’imitation.

8. Émotions, synchronie et accordage affectif

Notions clés & Définitions

  • Habituation tactile : L’habituation tactile est la diminution de la réponse du bébé quand un même stimulus tactile est répété, indiquant un apprentissage de la nouveauté.
  • Intermodalité : L’intermodalité désigne le fait que l’habituation et la réaction à la nouveauté impliquent plusieurs modalités sensorielles qui se coordonnent.
  • Apprentissage par observation : L’apprentissage par observation est l’acquisition de comportements en regardant les actions d’autrui, sans exécuter soi-même l’essai initial.
  • Apprentissage par essai-erreur : L’apprentissage par essai-erreur est l’apprentissage autonome où le bébé modifie ses actions après des essais successifs jusqu’à obtenir un résultat.
  • Neurones miroirs : Les neurones miroirs sont des neurones impliqués dans le lien entre observation d’une action et production de cette action, facilitant l’imitation.

Points essentiels

  • La surprise du bébé lors d’une action effectuée avec un but différent de celui observé initialement suggère une compréhension de l’intention derrière l’action.
  • Le réflexe de grasping à la naissance et la prise d’objets seul vers 4 mois (Streri) montrent une progression précoce des capacités de préhension.
  • Dans l’habituation tactile, la durée de maintien de l’objet diminue quand le bébé s’habitue à cet objet, et cette habituation implique une intermodalité.
  • L’apprentissage par essai-erreur autonome (I&C) met en évidence que l’action est requise pour apprendre certaines actions.
  • L’action et le corps jouent un rôle central dans l’interaction avec le milieu (Gibson), notamment via des expériences de martèlement (Lockman).
  • L’imitation peut s’expliquer par deux origines : une théorie associative basée sur l’acquis et une théorie innée dite like me theory (Meltzoff).

Astuce mémo

Intention→surprise, Action→apprentissage : observe (miroirs) ou essaie (autonome), puis s’habitue (durée ↓).

9. Théorie de l’attachement et modèle interne opérant

Notions clés & Définitions

  • Neurones miroirs : Les neurones miroirs sont des neurones qui s’activent à la fois quand on exécute une action et quand on observe la même action, facilitant l’intégration perception–action.
  • Principe idéomoteur : Le principe idéomoteur décrit que les actions sont représentées en mémoire selon leurs effets, ce qui permet d’associer un effet observé à une action produite.
  • Modèle interne opérant : Le modèle interne opérant est un cadre explicatif reliant des actions régulières à des états mentaux sous-jacents, pour comprendre et prédire le comportement.
  • Rationalité téléologique : La rationalité téléologique est un modèle où le bébé interprète une action en inférant un but et des contraintes environnementales plutôt qu’en la copiant mécaniquement.
  • Imitation rationnelle : L’imitation rationnelle est une forme d’imitation où l’enfant reproduit une action en tenant compte du but inféré et des contraintes, pas seulement de la forme observée.

Points essentiels

  • Le bébé peut associer une action observée à un état mental sous-jacent, ce qui soutient l’idée d’un lien régulier entre comportement et états internes.
  • La compréhension d’autrui suppose que l’autre a des états mentaux internes semblables aux siens, mais cette hypothèse est très discutée faute de preuves empiriques solides.
  • L’imitation d’actions nouvelles implique une décomposition puis une recomposition de l’action, avec un rôle du lobe frontal.
  • Vers ~1 an, la maturation du lobe frontal rend possible l’imitation d’actions nouvelles, en constituant un répertoire moteur.
  • L’imitation peut suivre deux processus : continu (correspondance action observée–produite) et discontinu (apprentissage de nouvelles actions via le lobe frontal).
  • La rationalité dans l’imitation repose sur l’inférence d’un but de l’action et de contraintes environnementales, selon un raisonnement téléologique (Csibra & Gergely).

Astuce mémo

Action → Effet → Action : neurones miroirs + principe idéomoteur pour passer de ce que je vois à ce que je peux produire.

10. Imitation, coopération et apprentissages sociaux

Notions clés & Définitions

  • Imitation adulte : L’imitation adulte est le fait qu’un enfant s’appuie sur les actions d’un adulte pour comprendre comment réussir une tâche, même quand il pourrait agir seul.
  • Motivation sociale : La motivation sociale désigne l’intérêt précoce de l’enfant pour les interactions avec autrui, présente dès la naissance et qui soutient l’apprentissage social.
  • Coopération avec pairs : La coopération avec pairs correspond à la capacité de travailler avec d’autres enfants pour réussir une tâche, en comprenant qu’il faut agir avec l’autre.
  • Préférences pro-sociales : Les préférences pro-sociales sont les attentes et préférences précoces des bébés pour des comportements bienveillants et coopératifs plutôt que malveillants.
  • Humour développemental : L’humour développemental regroupe les conditions et les étapes précoces qui permettent au bébé de percevoir puis de produire des situations humoristiques.

Points essentiels

  • Si l’enfant n’arrive pas à faire seul, regarder l’adulte qui aide montre que l’intérêt n’est pas seulement pour l’objet mais aussi pour l’interaction adulte.
  • La motivation sociale est observée dès la naissance, puis se manifeste dans des comportements qui soutiennent l’apprentissage social.
  • Vers 12 mois, l’enfant utilise le pointage pour indiquer à l’adulte où se trouve l’objet.
  • Vers 24 mois, l’enfant montre davantage de coopération et d’ajustement social dans les tâches.
  • Avant cet âge, les enfants ne comprennent pas encore la nécessité de faire avec l’autre pour réussir une tâche.
  • À 3 mois, les bébés perçoivent des comportements de coopération et montrent des attentes sociales liées à la pro-socialité.

Astuce mémo

Adulte = modèle : si seul échoue, l’enfant cherche l’aide sociale (objet + autrui).

11. Humour : développement, conditions et fonctions

Notions clés & Définitions

  • Rires sociaux : Les rires sociaux désignent des sourires ou rires du bébé déclenchés par un stimulus et utilisés comme réponse communicative.
  • Production humoristique : La production humoristique correspond aux comportements du bébé qui manifestent un humour émergent, d’abord accidentel puis de plus en plus volontaire.
  • Early Humour Survey : L’Early Humour Survey est un questionnaire qui mesure la perception et la production d’humour chez des bébés de 1 à 47 mois.
  • Discrimination humour vs autres formes : La discrimination humour vs autres formes désigne la capacité à distinguer l’humour d’autres réactions, notamment vers 18 mois.
  • Fonction sociale de l’humour : La fonction sociale de l’humour regroupe les effets de l’humour sur la relation et l’affiliation entre le bébé et autrui.

Points essentiels

  • Vers 5 mois, le bébé produit des rires en réaction à l’apparition de rires, indiquant une perception de l’humour dès ce stade.
  • Entre 5 et 8 mois, le bébé rit face à des stimuli auditifs et tactiles, puis vers 8 mois face à des stimuli visuels.
  • La production d’humour suit une progression : 3 mois production accidentelle, 6 mois répétition, 12 mois création de nouveaux actes, 18 mois discrimination plus fine.
  • La production humoristique dépend de renforcements et d’étayage parental, suggérant un rôle de l’environnement social dans l’émergence de l’humour.
  • À 18 mois, la compréhension de l’humour est liée à la capacité de comprendre intentions et états mentaux d’autrui.
  • L’Early Humour Survey évalue simultanément perception et production d’humour sur une tranche d’âge allant de 1 à 47 mois.

Astuce mémo

5-8-18 : 5 mois perception, 8 mois modalités (auditif/tactile puis visuel), 18 mois mentalisation et discrimination.

Repères chronologiques

DateÉvénement
15 semainesBourgeons sensoriels (début des capacités sensorielles prénatales)
22-24 semainesRéponses aux sons (son de la mère mieux perçu)
26e semaineRéponse à la lumière
1 moisMeltzoff & Bolton : transfert inter-modal tactile→visuel
1973Brazelton : renforcement états de vigilance et homéostasie (et évaluation néonatale)
60sHétéro-régulation (Brazelton, 60s)
1977Chess & Thomas : faire passer l’examen devant les parents (reconnaissance des capacités)
1972Snow : langage adressé au bébé (LAB)
1985Trevarthen & Murray : paradigme de la double-liaison vidéo
1978Ainsworth : anticipation & sensibilité parentale

Tableaux de synthèse

Repères développementaux des interactions triadiques

ÂgeForme d’interactionPoint clé
Avant 4 moisInter-subjectivité primaireInteractions dyadiques ; recherche de contact/partage d’émotions
4 moisInter-subjectivité primaireAttention mutuelle : effort du bébé soutenu par le parent
4 moisInteractions triadiquesAttention partagée : étayage adulte nécessaire (déplacement encore impossible)
5-6 moisPro-socialitéMotivation devient socio-culturelle
9 moisInter-subjectivité secondaireDésirs/intentions d’autrui distincts des siens (pré-théorie de l’esprit) ; attention conjointe ; pointage impératif vs déclaratif
12 moisCoopérationCoopération avec autrui dans les tâches

Développement de l’humour (perception vs production)

ÂgePerceptionProduction
NaissanceSourires-réflexes
5-9 semainesSourires sociaux en réaction à un stimulus
5 moisRire face à stimuli auditifs & tactiles ; perception dès 5 mois quand apparition de rires
8 moisRire face à stimuli visuels
3 moisProduction accidentelle
6 moisRépétition des productions humoristiques
12 moisCréation de nouveaux actes humoristiques
18 moisDiscrimination humour vs autres formes (liée aux intentions/états mentaux)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre transfert inter-modal (transposer une perception d’une modalité à une autre) avec redondance inter-sensorielle (répéter le même type d’info via plusieurs modalités).
  2. Croire que la synchronie interactionnelle = seulement “être en même temps” : elle inclut aussi l’accordage affectif et la correspondance des patterns (pas juste le timing).
  3. Penser que la réponse parentale “trop tardive” est neutre : le cours dit qu’elle n’est pas considérée comme une réponse par le bébé, donc efficacité réduite et évitement possible.
  4. Mélanger inter-subjectivité primaire et secondaire : la secondaire implique partager un objet avec autrui au-delà de découvrir l’objet, avec désirs/intentions propres à autrui (9 mois).
  5. Confondre pointage impératif et déclaratif : impératif = requête, déclaratif = référence (selon l’intention communicative).
  6. Croire que l’imitation diminue uniquement parce que le langage progresse : le cours précise aussi le rôle de l’objet en double et distingue imitation opaque vs transparente.
  7. Penser que l’humour dépend seulement de la “surprise” : le cours insiste sur répétition, incongruité/surprise, indices sociaux et environnement sécure (sinon la surprise peut sembler effrayante).

Checklist Examen

  1. Définir “interactions” et l’approche interactionniste (ajustement réciproque, co-construction/co-régulation, dialogue alterné, rythmicité/accordage/synchronie).
  2. Citer les repères prénataux des bourgeons sensoriels et des systèmes (toucher 8-14 semaines, goût dès 15e semaine, ouïe 22-24 semaines, vue dès 26e semaine) et leurs effets (préférences, sons de la mère, lumière).
  3. Expliquer la multi-sensorialité comme perception inter-sensorielle et relier sa dépendance à la motricité (besoin de s’orienter vers les stimuli).
  4. Définir transfert inter-modal et redondance inter-sensorielle, puis donner l’idée clé : redondance très précoce (voire à la naissance) et transfert tactile→visuel soutenant des processus cognitifs précoces.
  5. Décrire les continuités trans-natales : motivation sociale à la naissance, systèmes fonctionnels avant la naissance, contrôle des mouvements, préférence humains vs objets, et continuité mnésique (De Casper & Fifer).
  6. Expliquer la reconnaissance des visages à la naissance : faible acuité visuelle, préférences (visage souriant vs inquiet), reconnaissance de la mère (multi-sensorialité/redondance), et mécanisme de détection des visages/
  7. Définir l’homéostasie et distinguer auto-régulation et hétéro-régulation (Brazelton, 60s), puis lister les états de vigilance (sommeil profond/léger, somnolence, éveil calme/attentif, éveil actif, pleurs).
  8. Décrire l’évaluation néonatale (Néonatal Behavioral Assessment Scale) : passage d’état en douceur, lien avec milieu social, et objectif de faire passer l’examen devant les parents (Chess & Thomas).
  9. Définir le LAB (Snow, 1972) et ses caractéristiques (prosodie, pauses, mots courts/répétés, simplification lexique) ainsi que l’idée de redondance inter-sensorielle (facial + sons).
  10. Expliquer le turn-taking/proto-conversations via la contingence sociale (Ainsworth) et les conséquences d’une absence de contingence (stress instabilité homéostasique puis évitement regards).
  11. Interpréter le paradigme de la double-liaison vidéo (Trevarthen & Murray, 1985) : synchronisé vs désynchronisé, et effets sur la détresse prolongée puis l’évitement.
  12. Définir la sensibilité parentale (Ainsworth, 1978) et ses dimensions (synchronisme, réciprocité, soutien, attitude positive, stimulation), puis distinguer réponses liées aux besoins/souhaits/sans lien avec les signaux du
  13. Décrire les interactions triadiques et l’évolution : inter-subjectivité primaire (avant 4 mois puis 4 mois), attention partagée (4 mois), pro-socialité (5-6 mois), inter-subjectivité secondaire/attention conjointe/point
  14. Définir la référenciation sociale (Campos) : mise en place autour de 8 mois, interprétation correcte des émotions d’autrui, et lien avec la falaise visuelle (attachement sécure : arrêt exploration puis regard vers la mèr

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Développement des interactions précoces con 22 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Dans l’approche interactionniste, comment se caractérise principalement l’interaction précoce entre le nourrisson et ses parents ?

2. Quel élément illustre le mieux une interaction précoce réussie entre le bébé et l’adulte ?

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Repasa con tarjetas de memoria

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Interactions précoces — définition ?

Processus bidirectionnels entre bébé et adulte.

Approche interactionniste — rôle ?

Décrit l’interaction comme un système d’ajustements réciproques.

Multi-sensorialité — capacité ?

Percevoir via plusieurs modalités sensorielles simultanément.

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