Hoja de repaso: Introduction à la cosmétovigilance

📋 Plan du Cours

  1. Cosmétovigilance et surveillance des effets indésirables
  2. Définition de la cosmétovigilance et missions
  3. Définition des effets indésirables et mésusage
  4. Effet indésirable grave et critères de gravité
  5. Obligations de notification des EIG en Europe
  6. Score chronologique de causalité
  7. Procédure de notification et points d’entrée
  8. Justificatifs pour incapacité et handicap
  9. Hospitalisation et anomalie congénitale
  10. Risque vital immédiat et décès
  11. Double notification et formulaires SUE

📖 1. Cosmétovigilance et surveillance des effets indésirables

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vigilances pharmaceutiques : Ensemble des dispositifs de surveillance visant à suivre la sécurité d’usage et les effets indésirables liés à différents produits de santé.
  • Cosmétovigilance : Surveillance des effets indésirables et des risques liés aux produits cosmétiques, afin d’améliorer la sécurité et l’information du consommateur.
  • Produit cosmétique : Substance ou mélange destiné à être mis en contact avec des parties superficielles du corps ou des muqueuses buccales, pour des finalités de nettoyage, parfumage, modification d’aspect, protection ou correction des odeur
  • Principe d’innocuité : Exigence selon laquelle un produit cosmétique doit être sûr pour la santé humaine dans des conditions d’utilisation normales ou raisonnablement prévisibles.
  • Effet indésirable grave : Effet indésirable présentant un niveau de gravité nécessitant une vigilance renforcée dans le cadre de la cosmétovigilance.

📝 Points essentiels

  • La vigilance correspond au suivi des effets indésirables (EI) pour améliorer la sécurité des produits et/ou l’information utilisateur.
  • La cosmétovigilance s’inscrit dans une logique de vigilance par catégories de produits (cosmétiques, dispositifs médicaux, produits sanguins, réactifs, produits biologiques, etc.).
  • Les professionnels de santé ont une obligation de notification en matière de vigilance, y compris pour la cosmétovigilance.
  • Un produit cosmétique ne fait pas l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, ce qui renforce l’intérêt du suivi post-usage.
  • La cosmétovigilance vise à identifier des effets indésirables, à repérer des mésusages, et à améliorer formulation, emballage et étiquetage.
  • La cosmétovigilance aide aussi à « exclure » l’imputabilité d’un produit quand un EI peut être associé à plusieurs cosmétiques.

💡 Astuce mémo

Cosméto = « Sûr pour la peau, surveiller après » : effets indésirables + mésusages + étiquetage.

📖 2. Définition de la cosmétovigilance et missions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cosmétovigilance : La cosmétovigilance regroupe les moyens de surveillance des effets indésirables liés à l’utilisation des produits cosmétiques, après leur mise sur le marché.
  • Effet indésirable : Un effet indésirable est une réaction nocive et non recherchée survenant dans les conditions normales d’emploi chez l’homme, ou lors d’un mésusage d’un produit cosmétique.
  • Mésusage : Le mésusage correspond à une utilisation non conforme à la destination du produit, à son usage habituel, à son mode d’emploi ou aux précautions d’emploi.
  • Effet indésirable grave : Un effet indésirable grave est une réaction répondant à des critères précis de gravité, définis par le Code de la santé publique.

📝 Points essentiels

  • La cosmétovigilance s’exerce sur l’ensemble des produits cosmétiques après leur mise sur le marché.
  • La cosmétovigilance couvre la déclaration et le recueil des informations sur tous les effets indésirables.
  • La cosmétovigilance inclut l’enregistrement, l’évaluation et l’exploitation des informations pour prévenir les risques.
  • La cosmétovigilance comprend la réalisation d’études et de travaux sur la sécurité d’emploi des produits cosmétiques.
  • La cosmétovigilance prévoit la mise en œuvre et le suivi d’actions correctives si nécessaire.
  • Un effet indésirable grave inclut notamment une incapacité fonctionnelle (permanente ou temporaire), une invalidité, une hospitalisation, une mise en jeu du pronostic vital immédiat, un décès, ou une anomalie/malform at

💡 Astuce mémo

CV = Déclarer → Évaluer → Prévenir → Corriger.

📖 3. Définition des effets indésirables et mésusage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cosmétovigilance : La cosmétovigilance est le dispositif qui surveille les problèmes liés aux produits cosmétiques après leur mise sur le marché.
  • Produit cosmétique : Un produit cosmétique est une substance ou préparation destinée à être mise en contact avec des parties superficielles du corps pour nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger, maintenir en bon état ou corriger les​
  • Effet indésirable : Un effet indésirable correspond à un dommage ou problème de santé survenant chez une personne après l’utilisation d’un produit cosmétique.
  • Mésusage : Le mésusage désigne une utilisation non conforme d’un produit cosmétique (conditions ou finalité différentes de celles prévues) pouvant conduire à des effets indésirables.

📝 Points essentiels

  • La cosmétovigilance s’appuie sur un cadre réglementaire (décret de septembre 2004) et sur des obligations de déclaration des effets indésirables.
  • Les effets indésirables doivent être déclarés à l’agence compétente (AFSSAPS) dans le cadre de la surveillance.
  • Le traitement d’un effet indésirable peut nécessiter l’intervention d’un médecin et/ou des médicaments, ce qui renforce l’intérêt de la déclaration.
  • La définition des cosmétiques (CSP, article L.5131-1) vise des actions comme nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger, maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles.
  • Les catégories de produits cosmétiques incluent notamment soins, maquillage, solaires, hygiène corporelle, capillaires et parfums, ce qui conditionne le champ de la surveillance.
  • La surveillance sert à faire évoluer la réglementation en fonction des risques observés, notamment pour les produits à enjeux de santé publique comme les solaires.

💡 Astuce mémo

EI = « après application » : si ça nuit (santé) → déclaration ; mésusage = « pas comme prévu » → risque accru.

📖 4. Effet indésirable grave et critères de gravité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet indésirable grave : Un effet indésirable grave correspond à une atteinte dont la gravité justifie une déclaration rapide dans le cadre de la cosmétovigilance.
  • Cosmetovigilance : La cosmétovigilance est le dispositif qui surveille les effets indésirables liés aux cosmétiques et alimente les décisions réglementaires.
  • Déclaration sans délai : La déclaration sans délai impose aux professionnels de signaler rapidement certains effets indésirables répondant à des critères de gravité.
  • Caractère de gravité : Le caractère de gravité désigne l’évaluation qui permet de décider si un effet indésirable, même sans définition stricte de gravité, doit être déclaré.

📝 Points essentiels

  • Les professionnels de santé doivent déclarer sans délai les effets indésirables graves au directeur général de l’Afssaps.
  • Même si l’effet ne correspond pas strictement à la définition de l’effet indésirable grave, il doit être déclaré s’il paraît suffisamment grave pour justifier cette déclaration.
  • La cosmétovigilance sert à faire évoluer la réglementation à partir des signaux de sécurité issus des déclarations.
  • Les vigilances sanitaires s’organisent avec des agences nationales et des centres régionaux, ce qui structure la remontée des informations de gravité.
  • Les enquêtes et évolutions réglementaires peuvent être déclenchées par des observations issues de la surveillance des effets indésirables.

💡 Astuce mémo

Gravité = Déclarer vite : grave d’emblée, et “pas grave” mais jugé grave → déclaration quand même.

📖 5. Obligations de notification des EIG en Europe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cosmétovigilance : La cosmétovigilance est le système de collecte, d’évaluation et de gestion des rapports d’événements indésirables liés à l’usage normal ou raisonnablement prévisible d’un produit cosmétique.
  • Toxicovigilance : La toxicovigilance regroupe la surveillance des effets indésirables liés à l’exposition à des produits, avec une organisation impliquant des autorités sanitaires et l’ANSES.
  • Cosmétovigilance publique : La cosmétovigilance publique correspond à la surveillance portée par les autorités de santé pour un objectif de santé publique, avec l’ANSM comme exemple.
  • Cosmétovigilance confraternelle : La cosmétovigilance confraternelle vise un objectif médical et s’appuie sur des réseaux ou structures professionnelles comme REVIDAL/GERDA.
  • Effet indésirable grave : Un effet indésirable grave est un événement entraînant une incapacité fonctionnelle, un handicap, une hospitalisation, des anomalies congénitales, un risque vital immédiat ou un décès.

📝 Points essentiels

  • Les industriels doivent déclarer à la DGCCRF tout effet contraire à l’obligation de sécurité d’un produit cosmétique (article L. 221-1-3 du Code de la consommation).
  • En pratique, les industriels répertorient pour chaque produit les effets indésirables et tiennent ces informations à disposition de l’ANSM.
  • Les industriels ne notifient que les EIG au titre de l’obligation de notification, mise en place avec le nouveau règlement (2013).
  • La cosmétovigilance s’organise avant et après commercialisation : évaluation de la sécurité des ingrédients et de la tolérance clinique du produit fini avant, puis collecte des événements après.
  • Dans la définition, grave ne signifie pas “sévérité” : un EIG est défini par des critères précis (incapacité, handicap, hospitalisation, anomalies congénitales, risque vital immédiat, décès).
  • Le cadre européen s’appuie sur le règlement (CE) n°1223/2009 et des lignes directrices de reporting de la Commission européenne, complétées par des guidelines de gestion des rapports d’événements indésirables (Cosmetics,

💡 Astuce mémo

EIG = “I H A R D” : Incapacité, Handicap, Hospitalisation, Anomalies congénitales, Risque vital immédiat, Décès.

📖 6. Score chronologique de causalité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet indésirable grave : Un effet indésirable grave est un effet nocif entraînant une incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente, un handicap, une hospitalisation, des anomalies congénitales, un risque vital immédiat ou un décès.
  • Effet indésirable : Un effet indésirable est une réaction nocive pour la santé humaine imputable à l’utilisation normale ou raisonnablement prévisible d’un produit cosmétique.
  • Mésusage : Le mésusage correspond à une utilisation non conforme à la destination du produit, à son usage habituel, à son mode d’emploi ou aux précautions particulières d’emploi.
  • Cosmétovigilance : La cosmétovigilance regroupe la détection, l’enregistrement, l’évaluation et le suivi des effets indésirables liés aux produits cosmétiques.

📝 Points essentiels

  • GRAVE ≠ SÉRIEUX : un effet peut être jugé grave selon ses conséquences (ex. hospitalisation, risque vital) même si la perception initiale paraît limitée.
  • Un effet indésirable (EI) est généralement local et temporaire, sans intervention médicale, lorsqu’il survient dans le cadre d’une utilisation normale ou raisonnablement prévisible.
  • La définition de l’EIG inclut des critères cliniques précis : incapacité fonctionnelle (temporaire ou permanente), handicap, hospitalisation, anomalies congénitales, risque vital immédiat, décès.
  • Le mésusage n’est pas défini dans le règlement CE n°1223/2009 ; il est rattaché à une utilisation non conforme à la destination, au mode d’emploi ou aux précautions d’emploi (référence ANSM avant février 2014).
  • En cosmétovigilance, on observe désormais des effets indésirables potentiellement systémiques et mortels, pas seulement des irritations ou sensibilisations cutanées.
  • Exemples d’effets systémiques cités : ac glyoxylique avec toxicité rénale, et produits contenant du camphre avec vapeur toxique (ex. crème avec vapeur toxique).

💡 Astuce mémo

GRAVE = conséquences lourdes (hospitalisation, handicap, risque vital, décès) ; EI = réaction nocive liée à l’usage normal ; MÉSUSAGE = hors mode d’emploi/precautions.

📖 7. Procédure de notification et points d’entrée

🔑 Notions clés & Définitions

  • Utilisateur final : Personne chez qui la réaction s’est manifestée pendant ou après l’utilisation du produit.
  • Consommateur : Catégorie d’utilisateur final correspondant à l’utilisateur non professionnel du produit.
  • Professionnel : Personne comme coiffeur, esthéticien ou pharmacien d’officine pouvant rapporter un cas.
  • Proche de l’utilisateur final : Personne proche de l’utilisateur final pouvant transmettre une information de cosmétovigilance.

📝 Points essentiels

  • Utilisateur final ≠ Reporter : le reporter est celui qui transmet le signal, tandis que l’utilisateur final est celui chez qui la réaction apparaît.
  • Les reporters peuvent inclure des professionnels, des professionnels de santé et d’autres acteurs (ex. avocat, assureur) selon le cas.
  • Les canaux de transmission cités sont le téléphone, l’e-mail et le courrier.
  • Enregistrement : on documente tous les cas (y compris non confirmés) pour assurer le suivi et l’analyse des données.
  • On ne notifie que les effets indésirables graves (EIG) : l’enregistrement est plus large que la notification.
  • Deux règles d’or pour l’enregistrement : ne pas interpréter (analyser et définir l’imputabilité) et protéger la confidentialité des données.

💡 Astuce mémo

Utilisateur final = “où ça arrive”, reporter = “qui transmet”.

📖 8. Justificatifs pour incapacité et handicap

🔑 Notions clés & Définitions

  • Incapacité fonctionnelle : L’incapacité correspond à l’impossibilité, temporaire ou permanente, de travailler ou d’accomplir normalement les activités quotidiennes habituelles.
  • Handicap OMS : Le handicap est défini par l’OMS via trois dimensions qui relient atteinte médicale, limitation d’activité et conséquences sociales.
  • Déficience OMS : La déficience est une perte de substance ou une altération d’une fonction ou d’une structure (psychologique, physiologique ou anatomique) liée à la santé.
  • Incapacité OMS : L’incapacité est une réduction partielle ou totale de la capacité à réaliser une activité d’une façon normale, liée à une déficience.
  • Désavantage OMS : Le désavantage est le préjudice social résultant d’une déficience ou d’une incapacité, limitant ou empêchant un rôle attendu selon le contexte.

📝 Points essentiels

  • Gravité et importance médicale ne sont pas synonymes : grave ≠ sévère ≠ médicalement important, ce qui peut changer l’interprétation des dossiers.
  • Les critères de gravité varient selon les personnes et les contextes culturels, donc l’évaluation peut différer d’un évaluateur à l’autre.
  • Justificatifs possibles pour une incapacité : certificat médical, certificat d’arrêt de travail, ou certificat de l’employeur.
  • Une incapacité est évaluée sur des critères médicaux objectifs, par exemple un arrêt prescrit ou des troubles fonctionnels rendant une activité difficile.
  • Pour une incapacité fonctionnelle permanente, le justificatif attendu est un certificat médical indiquant le % d’invalidité.
  • Pour l’hospitalisation, on retient l’hospitalisation effective (entrée, enregistrement et admission comme patient hospitalisé) et non une simple consultation/prise en charge ambulatoire ou aux urgences sans admission.

💡 Astuce mémo

OMS = D-I-D : Déficience → Incapacité → Désavantage (médical puis activité puis social).

📖 9. Hospitalisation et anomalie congénitale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Problèmes perturbateurs endocriniens : Ensemble de risques liés à des substances pouvant perturber le système hormonal et donc influencer le développement.
  • Phtalates : Famille de substances chimiques souvent discutées comme perturbateurs endocriniens dans l’évaluation des risques liés aux produits.
  • Tests sur placenta humain : Analyses réalisées sur tissu placentaire humain pour rechercher une implication d’un produit ou d’une substance dans des effets observés.
  • Critères de gravité : Ensemble de situations définissant quand une réaction à un produit impose une prise en charge médicale urgente ou une déclaration renforcée.
  • Notification d’un effet indésirable grave : Démarche réglementaire visant à transmettre rapidement aux autorités compétentes les informations sur un effet indésirable grave.

📝 Points essentiels

  • Un lien de causalité entre l’usage d’un produit cosmétique et une anomalie est souvent jugé peu probable de façon générale, ce qui nécessite des éléments concrets.
  • Des tests sur placenta humain existent pour aider à vérifier l’implication d’un produit, notamment dans des travaux d’une équipe citée (Pr P. RAT).
  • Exemple grossesse : application d’un soin anti-vergetures sur toute la grossesse, puis à la naissance retard de croissance chez l’enfant.
  • Critère de gravité : risque vital immédiat, où le pronostic vital était engagé au moment de la réaction si aucune intervention médicale n’avait eu lieu.
  • Justificatif d’une prise en charge urgente : traces type SAMU, pompiers ou service des urgences, avec mention du caractère vital au moment de la prise en charge.
  • Critère de gravité : décès, si la réaction est la cause directe du décès, avec justificatif par certificat de décès.

💡 Astuce mémo

Placenta = preuve biologique; Gravité = Vital immédiat puis Décès (avec justificatifs).

📖 10. Risque vital immédiat et décès

🔑 Notions clés & Définitions

  • Risque vital immédiat : Notion de gravité correspondant à une situation où l’état du patient peut mettre sa vie en danger à court terme.
  • Décès : Issue la plus grave d’un effet indésirable, déclenchant des obligations de notification renforcées.
  • Hospitalisation : Critère de gravité utilisé pour qualifier un effet indésirable nécessitant une prise en charge en milieu hospitalier.
  • Arrêt maladie : Critère de gravité basé sur une incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente liée à l’effet indésirable.
  • Œdème de Quincke : Complication redoutée lors de réactions allergiques, pouvant motiver une hospitalisation en urgence.

📝 Points essentiels

  • La gravité d’un EIG peut être établie par l’hospitalisation du patient.
  • La gravité d’un EIG peut aussi être établie par un arrêt maladie correspondant à une incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente.
  • Dans le cas 1, l’arrêt maladie sert de critère de gravité et la notification est associée à une deadline au 28 avril 2014.
  • Dans le cas 2, l’hospitalisation sert de critère de gravité et la notification est associée à une deadline au 19 mars 2014.
  • Le cas 2 illustre la crainte d’une évolution vers un œdème de Quincke, ce qui a conduit à l’hospitalisation.
  • Le suivi d’un cas grave inclut des actions comme demander un justificatif médical, récupérer le produit pour analyse et organiser des tests épicutanés si pertinent.

💡 Astuce mémo

Hospitalisation ou arrêt maladie = gravité; urgence = penser œdème de Quincke.

📖 11. Double notification et formulaires SUE

🔑 Notions clés & Définitions

  • Quincke : Quincke correspond à un cas de cosmétovigilance avec hospitalisation et une procédure de notification associée.
  • SUE Form A initial : Le SUE Form A initial est le formulaire de départ utilisé pour notifier un cas et lancer le suivi du dossier.
  • COSMETOVIGILANCE : La cosmétovigilance regroupe l’ensemble des actions de surveillance et de notification des effets indésirables liés aux cosmétiques.
  • AFSSaPS : L’AFSSaPS est l’agence gouvernementale mentionnée comme destinataire de certaines déclarations d’effets indésirables.
  • ANSES : L’ANSES est citée comme agence recevant les transmissions d’effets indésirables graves (EIG) dans le cadre de la cosmétovigilance.

📝 Points essentiels

  • Critère de gravité du cas Quincke : l’hospitalisation déclenche une notification avec suivi renforcé.
  • Deadline de notification (Quincke cas n°2) : 19 mars, avec pays de notification France (ANSM).
  • SUE Form A initial (Quincke cas n°2) : demander l’accord pour contacter le médecin, obtenir un justificatif d’hospitalisation, puis récupérer le produit pour analyse.
  • Suivi du cas Quincke cas n°2 : proposer éventuellement des tests épicutanés avec le produit et des ingrédients séparés.
  • Tests épicutanés (Quincke cas n°2) : positifs à 48h et 96h au produit et à un conservateur, avec vigilance sur le MiT (Methyl Iso Thiozolinone).
  • Point d’alerte MiT : le remplacement des parabens par du MiT est associé à une augmentation des cas d’allergies graves (68).

💡 Astuce mémo

MiT = “parabens remplacés → allergies graves” (tests à 48h/96h).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
17/03/2025Début du module (DEUST 2, Module VIGILANCES PHARMACEUTIQUES)
18/03/2025Cours du module (VIGILANCE PHARMACEUTIQUE / autres enseignements)
19/03/2025Cours du module (VIGILANCE PHARMACEUTIQUE / autres enseignements)
11 juillet 2013Date repère avant le règlement (CE) n°1223/2009 (période « jusqu’au 11 juillet 2013 »)
1er janvier 2024Rattachement du secteur cosmétique à l’ANSES (dans l’organisation des vigilances)
sept 2004Décret de définition de la cosmétovigilance (mention « décret sept 2004 »)
2013Mise en place de l’obligation de notification des EIG (mention « nouveau règlement 2013 »)
28 avril 2014Deadline de notification (cas n°1, arrêt maladie)
19 mars 2014Deadline de notification (cas n°2, hospitalisation)
8/04/14Date de réception (cas n°1)

📊 Tableaux de synthèse

Différences EI vs EIG vs gravité

NotionDéfinition (idée clé)Gravité
Effet indésirable (EI)Réaction nocive imputable à l’utilisation normale ou raisonnablement prévisibleGénéralement local et temporaire, sans intervention médicale (souvent)
Effet indésirable grave (EIG)EI répondant à des critères précis (incapacité, handicap, hospitalisation, pronostic vital immédiat, décès, anomalies/malformations congénitales)Grave ≠ sévère ≠ médicalement important
Gravité en pratiquePeut nécessiter déclaration rapide même si pas strictement « grave »On déclare quand l’effet paraît suffisamment grave

Qui notifie quoi (et quand)

ActeurCe qu’il faitCadre/objectif
Professionnels de santéDéclarent sans délai les EIG (et aussi certains EI « paraissant graves »)Notification à l’agence gouvernementale (Afssaps/ANSM selon période du cours)
Industriels (fabricants/distributeurs)Notifient sans délai les EIG (double notification possible)Obligation de notification des EIG à l’autorité compétente de l’État membre où l’EIG est constaté
Enregistrement (entreprise)Enregistre tous les cas (y compris non confirmés)Rendre les données accessibles et gérer le risque (imputabilité, suivi des signaux)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « grave » et « sévère » : en cosmétovigilance, un EIG est défini par des critères (incapacité, hospitalisation, etc.), pas par la perception initiale.
  2. Croire que seuls les EIG doivent être enregistrés : le cours insiste que l’enregistrement est plus large (tous les cas), alors que la notification ne concerne que les EIG.
  3. Inverser utilisateur final et reporter : l’utilisateur final est celui chez qui la réaction apparaît, le reporter est celui qui transmet le signal.
  4. Penser que l’imputabilité doit être interprétée avant d’enregistrer : règle d’or = ne pas interpréter, analyser et définir l’imputabilité ensuite.
  5. Oublier que le produit cosmétique n’a pas d’autorisation de mise sur le marché : cela renforce l’intérêt du suivi post-usage.
  6. Déclarer « seulement » une irritation/sensibilisation cutanée : le cours avertit qu’on observe désormais des effets systémiques potentiellement mortels.
  7. Se tromper sur l’hospitalisation : le cours distingue hospitalisation effective (entrée/admission) d’une simple consultation/prise en charge ambulatoire ou aux urgences sans admission.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la cosmétovigilance comme dispositif de surveillance des effets indésirables liés aux produits cosmétiques après mise sur le marché.
  2. Citer les finalités de la vigilance : identifier EI et mésusages, améliorer formulation/emballage/étiquetage, et aider à exclure l’imputabilité quand plusieurs produits sont possibles.
  3. Définir un produit cosmétique selon la formulation du cours (nettoyer/parfumer/modifier l’aspect/protéger/maintenir en bon état/corriger les odeurs corporelles).
  4. Définir EI et mésusage : EI = réaction nocive non recherchée dans conditions normales ou mésusage ; mésusage = utilisation non conforme à destination/usage/mode d’emploi/précautions.
  5. Définir l’EIG et ses critères (incapacité fonctionnelle temporaire ou permanente, invalidité, hospitalisation, pronostic vital immédiat, décès, anomalies/malformations congénitales).
  6. Expliquer « Grave ≠ sévère ≠ médicalement important » et la logique de déclaration rapide même si l’effet ne correspond pas strictement à la définition mais paraît suffisamment grave.
  7. Décrire les étapes du système de cosmétovigilance côté entreprise : réception, documentation, enregistrement, évaluation, clôture/archivage, analyse des données et veille.
  8. Maîtriser les points d’entrée et rôles : utilisateur final vs reporter, catégories (consommateur, professionnel, proche), et canaux (téléphone, e-mail, courrier).
  9. Expliquer les règles d’or de l’enregistrement : ne pas interpréter (imputabilité), protéger la confidentialité, et enregistrer tous les cas même non confirmés.
  10. Expliquer la méthode standard européenne d’imputabilité citée : score sémiologique et score chronologique à 5 degrés de causalité.
  11. Décrire le cadre européen et les obligations : règlement (CE) n°1223/2009, notification obligatoire des EIG (sans délai) et délai indicatif de 20 jours civils à partir du 1er contact (SUE reporting).
  12. Savoir traiter les critères de gravité avec justificatifs : incapacité (arrêt maladie/certificats), handicap OMS (D-I-D), hospitalisation effective, risque vital immédiat (SAMU/pompiers/urgences avec vital engagé), décès
  13. Rappeler la logique « double notification » et les formulaires SUE (Form A initial/follow-up/final) ainsi que l’exemple Quincke (hospitalisation, tests épicutanés 48h/96h, attention MiT).

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Pon a prueba tus conocimientos sobre Introduction à la cosmétovigilance con 10 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Quel est l’objectif principal de la cosmétovigilance ?

2. Quelle est la principale finalité de la cosmétovigilance ?

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Vigilances pharmaceutiques — définition ?

Surveillance de la sécurité des produits de santé.

Vigilances pharmaceutiques

Surveillance des effets indésirables liés aux produits de santé.

Cosmétovigilance — rôle ?

Surveiller les effets indésirables liés aux cosmétiques.

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