Hoja de repaso: Introduction à la déviance et délinquance

Plan du Cours

  1. Différence déviance/delinquance
  2. Normes transgressées
  3. Infractions pénales
  4. Classification infractions
  5. Mesure délinquance
  6. Chiffre noir
  7. Enquêtes victimisation
  8. Limitations statistiques
  9. Capacité de financement
  10. Besoin de financement
  11. Agents macroéconomiques

1. Différence déviance/delinquance

Notions clés & Définitions

  • Déviance : Transgression d’une norme sociale ou juridique, sans nécessairement entraîner une sanction. Selon Durkheim (1895), la déviance désigne toute violation des normes sociales, qu’elle soit sanctionnée ou non. Elle peut inclure des actes considérés comme socialement inacceptables mais pas pénalement répréhensibles, comme l’avortement en France aujourd’hui.

  • Délinquance : Transgression d’une norme pénale, c’est-à-dire une infraction qui fait l’objet d’une sanction pénale. La délinquance constitue un sous-ensemble de la déviance, se concentrant uniquement sur les actes punis par la loi, comme le vol ou la consommation de cannabis (selon la classification juridique).

  • Exemple d’acte déviant non délinquant : L’avortement en France, qui n’est pas prohibé judiciairement, mais reste considéré comme déviant par certains groupes sociaux.

  • Exemple d’acte délinquant : La consommation de cannabis, qui constitue une infraction pénale en France, passible de sanctions.

  • Relation entre déviance et délinquance : La délinquance est un sous-ensemble de la déviance, puisqu’elle concerne uniquement les transgressions des normes pénales, tandis que la déviance englobe un spectre plus large de comportements transgressifs, qu’ils soient ou non sanctionnés.

Points essentiels

  • La distinction principale repose sur le type de norme transgressée : la déviance concerne toute norme sociale ou juridique, alors que la délinquance se limite aux normes pénales, avec sanctions prévues par la loi.

  • Certains actes déviants ne sont pas délinquants, comme l’avortement en France, qui n’est pas pénalement réprimé, mais peut rester considéré comme déviant par certains groupes sociaux.

  • La consommation de cannabis, bien qu’elle soit une infraction pénale, tend à perdre sa stigmatisation sociale, ce qui peut faire évoluer sa perception en tant que comportement déviant.

  • La délinquance est souvent considérée comme un sous-ensemble de la déviance, puisqu’elle ne concerne qu’un aspect spécifique des transgressions normatives, celles qui sont sanctionnées pénalement.

  • La différenciation permet de mieux comprendre la nature des comportements sociaux et leur traitement juridique ou social.

À retenir

La déviance englobe tous les comportements transgressifs, qu’ils soient ou non punis par la loi, tandis que la délinquance désigne uniquement les actes transgressifs des normes pénales, soumis à une sanction.

2. Normes transgressées

Notions clés & Définitions

  • Normes sociales : Règles implicites ou explicites qui régissent le comportement attendu dans une société ou un groupe social. Elles sont souvent informelles et leur transgression peut entraîner des sanctions sociales telles que le rejet ou la stigmatisation.
  • Normes juridiques : Règles codifiées et obligatoires établies par une autorité compétente (État) pour organiser la vie en société. Leur transgression constitue une infraction sanctionnée par la loi.
  • Normes pénales : Catégorie spécifique de normes juridiques qui définissent les comportements considérés comme les plus graves (crimes, délits, contraventions) et fixent les sanctions pénales correspondantes. Selon PERROUX (date), elles ont une force coercitive particulière.
  • Transgression des normes sociales vs juridiques : La transgression des normes sociales concerne des comportements qui dévient des attentes sociales sans nécessairement être punis par la loi, tandis que la transgression des normes juridiques implique une violation d’une règle codifiée pouvant entraîner une sanction pénale.
  • Normes transgressées dans la déviance et la délinquance : La déviance correspond à la transgression des normes sociales sans sanction légale, alors que la délinquance désigne la transgression des normes juridiques avec sanctions pénales (voir section 1).

Points essentiels

  • La distinction entre normes sociales et juridiques est fondamentale pour comprendre la frontière entre déviance et délinquance. La transgression d’une norme sociale peut ne pas entraîner de sanctions légales, mais peut conduire à une stigmatisation ou à un rejet social. La transgression d’une norme juridique, en revanche, constitue une infraction punie par la loi.
  • La norme pénale, selon PERROUX (date), possède une force coercitive renforcée par l’État, ce qui justifie la sanction pénale en cas de transgression.
  • La transgression des normes sociales peut évoluer vers la déviance lorsque ces comportements deviennent socialement réprouvés, même sans infraction légale. La délinquance, quant à elle, est une transgression formelle, souvent considérée comme une déviance pénalement sanctionnée.
  • La différence entre transgression sociale et juridique dépend aussi du contexte culturel, historique et social, ce qui explique la variabilité des normes et leur application.

À retenir

Les normes sociales régissent les comportements attendus dans la vie quotidienne, tandis que les normes juridiques, notamment pénales, encadrent et sanctionnent les comportements déviants ou délinquants. La transgression de ces normes peut conduire à des formes de déviance ou de délinquance, selon leur nature et leur gravité.

3. Infractions pénales

Notions clés & Définitions

  • Infraction : Acte qui viole une norme pénale, constituant une violation de la loi pénale et susceptible d'entraîner une sanction pénale (voir définition générale).
  • Acte de délinquance : Comportement qui constitue une infraction, c’est-à-dire une transgression d’une norme pénale.
  • Contravention : Infractions de moindre gravité, jugées par le tribunal de police, généralement punies d’amendes ou de peines légères.
  • Délit : Infractions intermédiaires, jugées par le tribunal correctionnel, pouvant entraîner des peines d’emprisonnement ou des amendes plus importantes.
  • Crime : Infractions les plus graves, jugées par la cour d’assises, pouvant entraîner des peines de longue durée ou la réclusion à perpétuité.
  • Sanctions pénales : Peines ou mesures prévues par la loi pour punir une infraction, telles que l’amende, l’emprisonnement, ou des mesures éducatives.

Points essentiels

  • La définition d’infraction pénale désigne tout acte contraire à la loi pénale, pouvant faire l’objet d’une poursuite et d’une sanction.
  • Une infraction est un acte de délinquance, c’est-à-dire une transgression d’une norme pénale, qui peut relever de trois catégories selon leur gravité : contraventions, délits et crimes.
  • La classification des infractions repose sur leur gravité et la sévérité des sanctions encourues :
    • Contraventions : jugées par le tribunal de police, sanctions légères (amendes).
    • Délits : jugés par le tribunal correctionnel, sanctions plus sévères (emprisonnement, amendes).
    • Crimes : jugés par la cour d’assises, sanctions très lourdes (longues peines, réclusion).
  • Les sanctions pénales varient en fonction de la catégorie d’infraction, allant de simples amendes à la réclusion à perpétuité.
  • La compétence des tribunaux dépend de la gravité de l’infraction : tribunal de police pour contraventions, tribunal correctionnel pour délits, cour d’assises pour crimes.

À retenir

L’infraction pénale, acte de délinquance, se divise en contraventions, délits et crimes, classés selon leur gravité et punis par des sanctions spécifiques, avec des tribunaux compétents distincts pour chaque catégorie.

4. Classification infractions

Notions clés & Définitions

  • Contraventions : infractions de faible gravité, jugées par le tribunal de police, sanctionnées principalement par des amendes. Exemple : stationnement interdit, non-respect du code de la route.
  • Délits : infractions de gravité intermédiaire, jugées par le tribunal correctionnel, pouvant entraîner des peines d'emprisonnement ou des amendes. Exemple : vol simple, violences volontaires.
  • Crimes : infractions les plus graves, jugées par la cour d'assises, pouvant conduire à de longues peines d'emprisonnement ou à la réclusion criminelle. Exemple : meurtre, viol avec torture.
  • Infractions : actes délictueux constituant une violation d'une norme pénale, pouvant relever de contraventions, délits ou crimes selon leur gravité. La classification dépend de la gravité de l'acte et des sanctions encourues.
  • Classification selon gravité : système qui hiérarchise les infractions en contraventions, délits et crimes, permettant d'adapter la procédure judiciaire et la sévérité des sanctions.
  • Exemples d'infractions par catégorie :
    • Contraventions : excès de vitesse, non-respect du stationnement.
    • Délits : vol à l'étalage, agression simple.
    • Crimes : assassinat, viol aggravé.

Points essentiels

  • La distinction entre contraventions, délits et crimes repose sur la gravité de l'infraction et la nature des sanctions.
  • Les contraventions sont jugées par le tribunal de police, qui traite les infractions mineures avec des sanctions principalement financières.
  • Les délits, plus graves, relèvent du tribunal correctionnel, qui peut prononcer des peines d'emprisonnement, d'amendes ou d'autres mesures.
  • Les crimes, les infractions les plus graves, sont jugés par la cour d'assises, avec des procès publics et des jurys populaires.
  • La classification permet une organisation claire du système judiciaire et une réponse adaptée à chaque type d'infraction.
  • Exemples concrets : la consommation de cannabis, bien que considérée comme délinquance pénale, tend à évoluer dans la perception sociale, ce qui influence la classification et la répression.

À retenir

La classification des infractions selon gravité permet d'adapter la procédure judiciaire et les sanctions, en distinguant les contraventions, délits et crimes, en fonction de la gravité de l'acte.

5. Mesure délinquance

Notions clés & Définitions

  • Statistiques policières et judiciaires : Outils officiels qui recueillent et analysent les infractions constatées par la police, la gendarmerie et la justice, permettant d’évaluer la délinquance en France (voir documents 3 et 4).
  • Dépôt de plainte : Acte par lequel une victime ou un témoin informe les autorités de la commission d’une infraction, condition nécessaire pour que celle-ci soit comptabilisée dans les statistiques officielles (voir documents 3 et 4).
  • Chiffre noir de la délinquance : Ensemble des infractions non déclarées ou non enregistrées par les services de police ou de justice, représentant la part de délinquance non comptabilisée dans les statistiques officielles (voir documents 4 et 7).
  • Limites des statistiques officielles : Difficultés liées à la sous-déclaration par les victimes, à la minimisation ou à la surévaluation par les services de police, ainsi qu’à l’opacité de certains délits (ex : délinquance en col blanc), qui empêchent d’obtenir une image complète de la délinquance réelle (voir documents 4 et 7).
  • Rôle des services de police et gendarmerie : Institutions chargées de constater, enregistrer et traiter les infractions, dont leur politique peut influencer la perception de la délinquance par le biais de priorités ou de minimisations (voir documents 4 et 7).
  • Concept de chiffre noir de la délinquance : La différence entre la délinquance réelle, souvent sous-estimée, et la délinquance observée dans les statistiques officielles, causée par la non-déclaration ou la non-enregistrement des infractions (voir documents 4 et 7).

Points essentiels

  • La mesure officielle de la délinquance repose principalement sur les statistiques policières et judiciaires, qui enregistrent les infractions constatées ou déclarées par les victimes (voir documents 3 et 4).
  • Pour qu’une infraction soit comptabilisée, elle doit faire l’objet d’un constat par la police ou la gendarmerie, puis d’un dépôt de plainte par la victime ou un témoin (voir documents 3 et 4).
  • La comptabilisation effective intervient lorsque la plainte est prise en compte par les services, mais toutes les infractions ne donnent pas lieu à une plainte ou à un enregistrement, ce qui crée un décalage avec la réalité (voir documents 3 et 4).
  • La différence entre la délinquance réelle et celle mesurée par les statistiques constitue ce que l’on appelle le chiffre noir, qui peut être élevé notamment pour des infractions peu visibles ou socialement stigmatisées (voir documents 4 et 7).
  • Les limites des statistiques officielles sont dues à la sous-déclaration par les victimes, la difficulté pour les services de police d’enquêter sur certains délits, et à la tendance de certains acteurs à minimiser ou à dissimuler la délinquance (voir documents 4 et 7).
  • Les enquêtes de victimation complètent ces mesures en recueillant les témoignages de victimes qui n’ont pas porté plainte, permettant d’obtenir une estimation plus proche de la délinquance réelle, mais elles présentent aussi des limites subjectives et d’échantillonnage (voir documents 5, 6 et 7).

À retenir

La mesure de la délinquance repose principalement sur les statistiques policières et judiciaires, mais celles-ci sous-estiment souvent la réalité en raison du chiffre noir, qui est mieux approché par les enquêtes de victimation, bien que toutes deux présentent des limites.

6. Chiffre noir

Notions clés & Définitions

  • Chiffre noir de la délinquance : Ensemble des actes délinquants qui ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles, en raison notamment du non-dépôt de plainte ou de la minimisation policière (source : contenu source).
  • Délinquance réelle : La totalité des actes délinquants commis, qu'ils soient déclarés ou non, incluant ceux non enregistrés dans les statistiques officielles.
  • Délinquance observée : La délinquance comptabilisée par les statistiques policières et judiciaires, correspondant aux actes déclarés et enregistrés.
  • Facteurs contribuant au chiffre noir : Éléments tels que le non-dépôt de plainte par les victimes, la minimisation ou la dissimulation par les services de police, ou encore la difficulté à détecter certains infractions (ex : infractions peu visibles).
  • Infractions peu visibles dans les statistiques : Actes délinquants difficiles à détecter ou à prouver, comme la fraude fiscale, la corruption en col blanc, ou la criminalité économique, qui échappent souvent à la comptabilisation officielle (source : contenu source).

Points essentiels

  • La différence fondamentale entre délinquance réelle et délinquance observée réside dans la comptabilisation : la première inclut tous les actes, la seconde seulement ceux déclarés et enregistrés.
  • Le chiffre noir représente la part de la délinquance non comptabilisée, souvent sous-estimée par les statistiques officielles, en partie à cause du comportement des victimes (non-dépôt de plainte) ou des pratiques policières (minimisation).
  • La majorité des infractions peu visibles ou peu dénoncées, comme la fraude fiscale ou la criminalité en col blanc, contribuent fortement au chiffre noir.
  • La mesure de la délinquance par les statistiques policières et judiciaires est limitée, car elle ne reflète qu'une partie de la réalité, ce qui rend difficile l’évaluation précise du phénomène (source : contenu source).

À retenir

Le chiffre noir de la délinquance désigne la part des actes délinquants non enregistrés dans les statistiques officielles, en grande partie à cause du non-dépôt de plainte ou de la minimisation policière, notamment pour les infractions peu visibles ou complexes à détecter.

7. Enquêtes victimisation

Notions clés & Définitions

  • Recueil de témoignages de victimes directes : méthode consistant à interroger directement les personnes ayant subi une infraction pour recueillir leurs expériences et perceptions, permettant d’obtenir des données qualitatives et quantitatives sur la délinquance (voir aussi enquêtes de victimation).

  • Mesure de la délinquance autodéclarée : approche où les victimes déclarent elles-mêmes avoir été victimes d’actes délinquants, indépendamment des enregistrements officiels, afin d’estimer le « chiffre noir » et d’obtenir une vision plus proche de la réalité vécue (voir aussi enquêtes de victimation).

  • Avantages : prise en compte des infractions non portées plainte : principal atout des enquêtes de victimation, elles permettent de recenser des actes délinquants qui ne donnent pas lieu à dépôt de plainte, complétant ainsi les statistiques officielles.

  • Limites : exclusion de certaines infractions, subjectivité des réponses : inconvénients majeurs, ces enquêtes ne prennent pas en compte toutes les infractions (ex : crimes sans victime directe comme la fraude fiscale) et leur fiabilité peut être affectée par la subjectivité, la mémoire ou la perception des répondants.

8. Limitations statistiques

Notions clés & Définitions

  • Chiffre noir de la délinquance : Ensemble des actes délinquants non enregistrés par les statistiques officielles, en raison du non-dépôt de plainte ou de la minimisation par les services de police (voir "La mesure de la délinquance" et "Les limites des statistiques policières et judiciaires").
  • Limites des statistiques policières et judiciaires : Difficultés liées à la sous-déclaration, à la minimisation ou à la sur-valorisation des infractions par les services de police, ainsi qu’au comportement des victimes (voir "La comptabilisation officielle de la délinquance").
  • Limites des enquêtes de victimation : Incertitudes liées à la subjectivité des déclarations, à l’exclusion de certaines infractions non déclarées ou non détectables, et à la difficulté d’obtenir une image complète de la délinquance réelle (voir "Les enquêtes de victimation").
  • Influence des comportements des victimes et services de police : La propension des victimes à porter plainte dépend de leur confiance dans la justice, de la peur ou de la stigmatisation, tandis que la politique policière peut orienter la comptabilisation des infractions (voir "Les limites des statistiques policières et judiciaires").
  • Effets des pressions psychologiques et sociales sur dépôt de plainte : La crainte de ne pas être crue, la honte ou la loyauté familiale peuvent dissuader les victimes de déposer plainte, ce qui contribue à sous-estimer la délinquance réelle (voir "Les limites des enquêtes de victimation").
  • Difficultés à obtenir une mesure globale de la délinquance : La complexité de recouper différentes sources (statistiques officielles, enquêtes de victimation, perceptions sociales) rend difficile l’établissement d’un bilan précis et exhaustif de la délinquance (voir "La mesure de la délinquance" et "Les limites des statistiques policières et judiciaires").

Points essentiels

  • Les statistiques policières et judiciaires ne reflètent qu’une partie de la délinquance réelle, car elles dépendent du dépôt de plainte, qui est influencé par des facteurs psychologiques, sociaux et institutionnels.
  • La notion de chiffre noir désigne la différence entre la délinquance réelle et celle enregistrée, souvent sous-estimée en raison de la sous-déclaration volontaire ou involontaire.
  • La fiabilité des chiffres officiels est affectée par la politique policière, la capacité des victimes à porter plainte, et la technicité des dossiers, notamment dans la criminalité en col blanc.
  • Les enquêtes de victimation complètent les statistiques officielles en recueillant des témoignages autodéclarés, mais elles présentent aussi des limites liées à la subjectivité et à l’échantillonnage.
  • La difficulté à obtenir une mesure globale de la délinquance réside dans la diversité des sources, la complexité des comportements et la nature souvent invisible de certains actes délinquants.

À retenir

Les statistiques policières et judiciaires offrent une vision partielle de la délinquance, fortement influencée par les comportements des victimes et des services, ce qui rend difficile l’obtention d’une mesure globale et fiable de la délinquance réelle.

9. Capacité de financement

Notions clés & Définitions

  • Capacité de financement : Situation où un agent économique dispose d’épargne brute supérieure à ses investissements, lui permettant de prêter ou d’épargner. Selon Document 2 (2023), cela correspond à un solde positif dans ses ressources financières, facilitant le financement d’autres agents en besoin.
  • Ressources financières suffisantes vs insuffisantes : Les agents avec ressources financières suffisantes ont une épargne ou un revenu supérieur à leurs dépenses, leur permettant d’investir ou de prêter. À l’inverse, ceux en ressources insuffisantes doivent emprunter pour couvrir leurs dépenses ou investissements (voir Document 2).
  • Financement des investissements par les agents économiques : Processus par lequel un agent mobilise des fonds pour réaliser un investissement, soit par utilisation de ses ressources propres (épargne), soit par emprunt. Pour un ménage, cela peut correspondre à l’achat d’un bien immobilier ; pour une entreprise, à l’acquisition de machines (voir Chapitre 7).
  • Exemples d'investissements pour ménages et entreprises :
    • Ménages : achat d’un logement, rénovation, véhicule (voir Chapitre 7).
    • Entreprises : achat de machines, construction d’usines, développement de nouveaux produits (voir Chapitre 7).
  • AUTEUR (Document 2, 2023) : La notion de besoin de financement désigne la situation où un agent doit emprunter pour couvrir ses dépenses ou investissements, lorsque ses ressources sont insuffisantes.

Points essentiels

  • La capacité de financement se manifeste lorsque l’épargne brute d’un agent est supérieure à ses investissements, permettant de financer d’autres agents en besoin.
  • Les agents économiques qui disposent de ressources financières suffisantes sont généralement les ménages, tandis que ceux en besoin de financement sont souvent les entreprises et les administrations publiques (APU).
  • La différence entre ressources et besoins financiers peut être quantifiée par le solde global : en 2023, par exemple, les ménages ont une capacité de financement de 117,4 milliards d’euros, alors que les APU ont un besoin de 153,9 milliards (voir Document 2).
  • Le système financier joue un rôle clé en permettant l’ajustement entre agents en capacité et en besoin de financement, facilitant la circulation des fonds dans l’économie.
  • La distinction macroéconomique entre agents en capacité et en besoin de financement est essentielle pour comprendre la dynamique globale de financement de l’économie, même si, à l’échelle microéconomique, la situation peut être hétérogène (voir Chapitre 7).
  • La capacité de financement des ménages leur permet d’épargner ou d’investir, tandis que les besoins de financement des entreprises et des APU nécessitent souvent des emprunts pour réaliser leurs projets ou couvrir leurs déficits (voir Document 2).

À retenir

La capacité de financement désigne la faculté d’un agent économique à épargner ou prêter, tandis que le besoin de financement correspond à la nécessité d’emprunter pour couvrir des dépenses ou investissements lorsque ses ressources sont insuffisantes. Le système financier assure l’équilibre entre ces deux situations à l’échelle macroéconomique.

10. Besoin de financement

Notions clés & Définitions

  • Besoin de financement : Situation où un agent économique doit emprunter pour couvrir une dépense, car ses ressources (revenus ou épargne) sont inférieures à ses investissements ou dépenses (Document 1A, 2).
  • Recherche de fonds complémentaires : Processus par lequel un agent économique en besoin de financement sollicite des ressources externes, comme des emprunts ou des crédits, pour réaliser ses investissements ou couvrir ses dépenses (Document 2).
  • Différences entre agents selon ressources financières : Les ménages disposent généralement d'une capacité de financement (épargne > investissements), tandis que les entreprises ou les administrations publiques ont souvent un besoin de financement (investissements > épargne) (Document 2).
  • Capacité de financement : Situation où un agent économique a une épargne brute supérieure à ses investissements, lui permettant de prêter ou d’épargner (Document 2).
  • Importance du financement pour investissements : Le financement permet aux agents économiques d’accéder aux ressources nécessaires pour réaliser des investissements, essentiels à la croissance économique et à la modernisation des agents (Introduction).

Points essentiels

  • La capacité ou le besoin de financement dépendent de la différence entre les ressources (revenus, épargne) et les investissements ou dépenses.
  • La majorité des ménages en France en 2023 disposent d’une capacité de financement, avec +117,4 milliards d’euros, tandis que les administrations publiques ont un besoin de financement de -153,9 milliards d’euros (Document 2).
  • La distinction macroéconomique montre que certains secteurs (ménages, sociétés financières) sont en capacité de financement, alors que d’autres (sociétés non financières, APU) ont un besoin de financement (Synthèse).
  • Le système financier joue un rôle clé en permettant l’ajustement entre agents en capacité et agents en besoin de financement, en facilitant la recherche de fonds complémentaires (Introduction, Document 1A).
  • La différence entre microéconomie et macroéconomie est essentielle : la microéconomie étudie le comportement individuel, tandis que la macroéconomie analyse les flux globaux (Document 2).

À retenir

Le besoin ou la capacité de financement d’un agent économique dépendent de la différence entre ses ressources et ses investissements, et le système financier assure l’équilibre entre ces deux notions pour soutenir la croissance.

11. Agents macroéconomiques

Notions clés & Définitions

  • Agents macroéconomiques : Ensemble des unités économiques (ménages, entreprises, administrations publiques, institutions financières) dont l’activité influence la production, la consommation, l’épargne et l’investissement à l’échelle nationale ou régionale. (approche macroéconomique)

  • Rôle des agents dans l'économie : Participer à la formation du revenu national, effectuer des investissements, consommer, épargner ou emprunter, permettant ainsi l’ajustement entre capacité et besoin de financement, et assurant la circulation des fonds dans le système économique.

  • Interactions financières entre agents : Mécanismes par lesquels les agents en capacité de financement prêtent ou investissent auprès de ceux en besoin de financement, via le système financier (banques, marchés financiers), pour équilibrer leurs ressources et leurs besoins.

  • Classification des agents économiques : Distinction entre agents en capacité de financement (ménages, sociétés financières) et agents en besoin de financement (sociétés non financières, administrations publiques), selon leur situation d’épargne ou d’emprunt.

  • AUTEUR (approche macroéconomique) : La distinction entre agents en capacité et en besoin de financement permet d’analyser la circulation des fonds et la stabilité économique globale.

Tableaux de Synthèse

CritèreDévianceDélinquanceAuteur / Référence
DéfinitionTransgression d’une norme sociale ou juridique, sans nécessairement sanctionTransgression d’une norme pénale, punie par la loiDurkheim (1895)
Normes concernéesNormes sociales ou juridiquesNormes pénalesPERROUX (date)
ExempleL’avortement (non pénalement réprimé)La consommation de cannabis (infraction pénale)
RelationLa déviance inclut actes non punis, la délinquance est une sous-catégorieLa délinquance est une forme spécifique de déviance
ObjectifComprendre comportements transgressifs en généralIdentifier actes punis par la loi
CritèreNormes socialesNormes juridiques (dont pénales)Auteur / Référence
DéfinitionRègles implicites ou explicites, attentes socialesRègles codifiées par l’État, obligatoiresPERROUX (date)
TransgressionPeut entraîner rejet ou stigmatisationPeut entraîner sanctions légales
Force coercitiveFaible, socialeForte, légalePERROUX (date)
ÉvolutionPeut devenir déviance si socialement réprouvéSanctionne la délinquance

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre déviance et délinquance : la déviance n’est pas toujours punie, la délinquance est toujours une transgression pénale.
  2. Confondre normes sociales et normes juridiques : les premières sont implicites, les secondes codifiées.
  3. Croire que toute transgression sociale est une infraction pénale : ce n’est pas le cas.
  4. Confondre contravention, délit et crime : classement selon gravité, pas synonymes.
  5. Oublier que la délinquance est un sous-ensemble de la déviance.
  6. Confondre infractions et sanctions : toutes infractions ne donnent pas lieu à une sanction immédiate ou identique.
  7. Négliger la distinction entre transgression d’une norme sociale et d’une norme juridique dans l’analyse comportementale.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de Durkheim sur la déviance et la différence avec la délinquance.
  2. Savoir que la déviance englobe tous comportements transgressifs, qu’ils soient ou non punis par la loi.
  3. Identifier les normes sociales, juridiques et pénales, et leur rôle dans la régulation des comportements.
  4. Comprendre la classification des infractions : contraventions, délits, crimes, avec exemples.
  5. Maîtriser la distinction entre transgression sociale et transgression juridique, en citant PERROUX.
  6. Connaître la relation entre déviance et délinquance, et leur hiérarchie conceptuelle.
  7. Savoir définir une infraction pénale et ses différentes catégories.
  8. Connaître les acteurs et tribunaux compétents pour chaque catégorie d’infraction.
  9. Comprendre la notion de chiffre noir et ses implications pour la mesure de la délinquance.
  10. Être capable d’expliquer la différence entre infractions et mesures de délinquance.
  11. Connaître la notion de norme transgressée dans le contexte de la déviance et de la délinquance.
  12. Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : déviance, délinquance, infraction, norme sociale, norme juridique, contravention, délit, crime.

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Déviance — définition ?

Transgression d’une norme sociale ou juridique sans sanction nécessaire.

Délinquance — définition ?

Transgression d’une norme pénale, punie par la loi.

Normes sociales — rôle ?

Régissent comportements attendus, sanctions sociales possibles.

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