Hoja de repaso: Introduction à l'agroforesterie durable

Plan du Cours

  1. Définition agroforesterie
  2. Composantes systèmes
  3. Interactions écologiques
  4. Types de systèmes
  5. Classification espèces
  6. Rôles des arbres
  7. Systèmes agroforestiers
  8. Agroforesterie et changement climatique
  9. Utilisations des espèces
  10. Impact sur la résilience

1. Définition agroforesterie

Notions clés & Définitions

  • Agroforesterie (ICRAF) : « un système de gestion des ressources naturelles dynamique et écologiquement rationnel qui, grâce à l’intégration d’arbres dans les exploitations agricoles et dans le paysage rural, permet ainsi de diversifier et maintenir la production, afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre ».
  • Hypothèse fondatrice de l’agroforesterie : il doit exister des interactions d’ordre écologique et économique entre les composantes (arbres, cultures, animaux) qui rendent le système supérieur à la somme de ses parties (Torquebiau, 2007).

Points essentiels

  • L’agroforesterie est un système de gestion intégrée des ressources naturelles, combinant délibérément arbres, cultures et animaux sur une même unité d’aménagement.
  • Elle vise la diversification et la pérennité de la production, tout en améliorant les conditions sociales, économiques et environnementales.
  • La gestion repose sur la détection et l’accentuation des interactions positives, et la minimisation des interactions négatives entre composantes.
  • Un système agroforestier comporte généralement trois composantes : agricole (cultures vivrières ou de rente), forestière (arbres, arbustes, fruitiers) et pastorale (animaux, espèces fourragères).
  • La présence de la composante forestière est essentielle pour conférer la nature agroforestière au système et pour répondre à des problématiques spécifiques (protection du sol, fertilité, contrôle de l’érosion, production de bois ou fourrage).
  • La définition implique que même le système le plus simple doit durer au moins deux ans, fournir au moins deux extrants, et être plus complexe qu’une culture pure.

À retenir

L’agroforesterie est un système écologique et économique intégré, basé sur des interactions positives entre arbres, cultures et animaux, visant la diversification, la durabilité et l’amélioration des conditions sociales, économiques et environnementales.

2. Composantes systèmes

Notions clés & Définitions

  • Composante agricole : Partie du système comprenant les cultures vivrières saisonnières ou annuelles (maïs, haricot, riz, etc.) et les cultures pérennes de rente (caféier, cacaoyer, etc.) (source : JIOFACK, 2024).
  • Composante forestière : Élément du système constitué d’arbres, arbustes, arbrisseaux ou espèces végétales arborescentes (palmiers, bambou, fruitiers rudéraux) (source : JIOFACK, 2024).
  • Composante pastorale : Partie du système comprenant les espèces fourragères herbacées ou ligneuses (Pennisetum, Brachiaria, etc.) et les animaux domestiques ou sauvages (bovins, ovins, oiseaux, insectes) (source : JIOFACK, 2024).
  • Interaction écologique : Influence réciproque entre les composantes du système, permettant de modifier ou d’optimiser la production et la gestion des ressources naturelles (source : JIOFACK, 2024).
  • Interaction économique : Relations d’échange ou de complémentarité entre les composantes, visant à maximiser les extrants et la rentabilité globale du système (source : JIOFACK, 2024).
  • Systèmes agroforestiers : Associations ou intégrations délibérées de deux ou trois composantes principales (agricole, forestière, pastorale) dans un même espace, avec gestion des interactions pour optimiser la production, la diversification et la durabilité (source : JIOFACK, 2024).

Points essentiels

  • La composante forestière est omniprésente dans tout système agroforestier, conférant sa nature à l’association.
  • Les systèmes peuvent comporter deux ou trois composantes, toujours en interaction écologique et économique.
  • La gestion des interactions vise à renforcer les effets positifs et à réduire ou éliminer les effets négatifs.
  • La présence de trois composantes (agricole, forestière, pastorale) constitue la configuration la plus complète, permettant une diversification optimale des extrants.
  • La composante forestière sert à résoudre des problèmes précis comme l’assainissement du sol, la protection biologique, la fertilité, la lutte contre l’érosion, la production de bois ou de fourrage.
  • La définition implique que le système doit durer au moins deux ans, fournir au moins deux extrants, et être plus complexe qu’une culture pure.

À retenir

Les systèmes agroforestiers sont des associations délibérées de composantes agricoles, forestières et pastorales, dont la gestion des interactions écologiques et économiques permet d’optimiser la production, la durabilité et la diversification des extrants.

3. Interactions écologiques

Notions clés & Définitions

  • Interactions écologiques : Influences réciproques qui s’exercent entre les composantes d’un système agroforestier, telles que celles entre arbres, cultures et animaux, permettant d’optimiser la production et la gestion durable des ressources (source : JIOFACK, 2024).
  • Gestion des interactions : Processus de détection, d’accentuation des interactions positives et de minimisation ou d’annulation des interactions négatives entre composantes, afin d’optimiser le rendement global du système agroforestier (source : JIOFACK, 2024).
  • Zones agroforestières : Espaces délimités par la disposition spatiale des composantes, comprenant :
    • EF (Arbres et Animaux) : Zone où arbres et animaux cohabitent et interagissent.
    • AEF (Arbres, Cultures et Animaux) : Zone intégrant arbres, cultures agricoles et animaux, avec interactions écologiques et économiques.
    • AF (Arbres et Cultures) : Zone où arbres et cultures agricoles interagissent, sans présence animale ou avec une interaction limitée (source : JIOFACK, 2024).

Points essentiels

  • Les interactions écologiques concernent principalement les influences réciproques entre les composantes (arbres, cultures, animaux) dans un système agroforestier.
  • La gestion des interactions vise à renforcer celles qui sont bénéfiques (ex : fixation d’azote, protection contre l’érosion, ombrage) et à réduire ou éliminer celles qui sont nuisibles (ex : compétition pour l’eau ou la lumière).
  • La zone EF correspond à l’association arbres-animaux, la zone AF à l’association arbres-cultures, et la zone AEF à l’association des trois composantes. Ces zones sont schématiquement représentées par des cercles sécants, illustrant la coexistence et les interactions possibles.
  • La détection des interactions permet d’adapter la gestion pour améliorer la productivité, la durabilité et la résilience du système.
  • La gestion efficace des interactions écologiques contribue à la diversification des extrants, à la sécurité alimentaire, et à la réduction des impacts environnementaux.

À retenir

Les interactions écologiques entre composantes dans un système agroforestier, lorsqu’elles sont bien gérées, permettent d’optimiser la production tout en assurant la durabilité environnementale et économique du système.

4. Types de systèmes

Notions clés & Définitions

  • Systèmes agroforestiers : Association ou intégration de composantes agricoles, forestières et pastorales selon des conditions locales, visant une gestion durable des ressources (voir source).
  • Système agro-sylvicole : Association entre arbres et cultures agricoles ou entre cultures agricoles et arbres (voir source).
  • Système sylvopastoral : Association entre arbres et animaux ou cultures fourragères, ou les trois ensemble (voir source).
  • Système agro-sylvo-pastoral : Association séquentielle ou simultanée d’arbres, cultures agricoles et animaux (voir source).
  • Sous-systèmes : Variantes du système principal, selon la disposition spatiale ou la succession temporelle des éléments.
    • Linéaires : éléments de la composante forestière plantés en lignes (voir source).
    • En relais : installation successive des composantes, avec coexistence jusqu’à la fin du système (voir source).
    • Séquentiels : succession dans le temps des composantes ou de leurs éléments (voir source).
    • Interpolés : présence continue d’une composante avec ajout périodique d’autres éléments (voir source).
  • Disposition spatiale : Organisation des éléments dans l’espace, notamment :
    • Linéaire : éléments plantés en lignes ou bandes (voir source).
    • Interstitielle : éléments dispersés de façon ordonnée ou désordonnée dans le champ (voir source).
    • Mixte : combinaison de dispositions linéaires et dispersées, par exemple haies et arbres dispersés dans une exploitation clôturée (voir source).

Points essentiels

  • Les trois principaux systèmes agroforestiers sont :
    • Agro sylvicole : associe arbres avec cultures agricoles ou entre cultures et arbres (voir source).
    • Sylvopastoral : associe arbres avec animaux ou cultures fourragères, ou les deux (voir source).
    • Agro-sylvo-pastoral : associe arbres, cultures et animaux, souvent en succession ou en association séquentielle (voir source).
  • Chaque système comporte des sous-systèmes selon la disposition spatiale ou la succession temporelle : linéaire, en relais, séquentielle ou interpolée.
  • La gestion de ces systèmes repose sur la détection et la gestion des interactions écologiques et économiques entre composantes.
  • La classification des systèmes agroforestiers dépend des conditions locales, telles que climat, sol, structuration sociale, et n’est pas universelle.

À retenir

Les systèmes agroforestiers se différencient par leur organisation spatiale et temporelle, permettant d’adapter la gestion durable des ressources selon le contexte local, tout en intégrant arbres, cultures et animaux pour optimiser la production et préserver l’environnement.

5. Classification espèces

Notions clés & Définitions

  • Classification basée sur la composition : Organisation des systèmes agroforestiers selon la présence et la combinaison de différentes composantes (agricole, forestière, pastorale).
  • Composante agricole : Partie du système comprenant des cultures vivrières saisonnières ou annuelles (maïs, haricot, riz, etc.) ou des cultures pérennes de rente (caféier, cacaoyer, théier, etc.).
  • Composante forestière : Élément du système constitué d’arbres, arbustes, arbrisseaux ou espèces végétales arborescentes (palmiers, bambou, papayer, etc.), pouvant être ligneux ou fruitiers rudéraux.
  • Composante pastorale : Partie du système comprenant des espèces fourragères herbacées ou ligneuses (Pennisetum, Brachiaria, etc.) et des animaux domestiques ou sauvages (bovins, ovins, oiseaux, insectes, etc.).
  • Espèces végétales ligneuses : Végétaux à croissance ligneuse, tels que arbres forestiers (Eucalyptus, Tectona grandis), arbustes (Leucaena leucocephala), ou arbustes et arbrisseaux (Calliandra, Gliricidia).
  • Espèces végétales arborescentes : Végétaux à croissance en forme d’arbre, comme palmiers, bambou, papayer.
  • Espèces fruitières rudérales : Espèces végétales produisant des fruits, souvent spontanées ou cultivées, telles que Dacryodes edulis, Mangifera indica, Citrus sp.

Points essentiels

  • La classification repose sur des critères d’analyse tels que la disposition spatiale (linéaire, interstitielle, mixte), la structure (stratification verticale), et le rôle principal de la composante forestière.
  • La composante forestière est omniprésente dans tout système agroforestier et peut consister en ligneux, arbustes, ou espèces végétales arborescentes.
  • La classification distingue principalement :
    • La composante agricole (cultures vivrières ou de rente).
    • La composante forestière (arbres, arbustes, espèces arborescentes, fruitiers).
    • La composante pastorale (espèces fourragères, animaux).
  • La disposition spatiale des éléments (linéaire, interstitielle, mixte) influence la typologie des systèmes.
  • La structure ou stratification verticale concerne la manière dont les éléments sont organisés en différentes couches dans l’espace.
  • Le rôle principal de la composante forestière peut être producteur de biens, facteur de production ou fournisseur de services environnementaux.

À retenir

La classification des espèces dans les systèmes agroforestiers repose sur leur composition (agricole, forestière, pastorale), leur disposition spatiale, leur structure, et leur rôle principal, permettant ainsi une typologie adaptée aux conditions locales.

6. Rôles des arbres

Notions clés & Définitions

  • Arbre comme production ou fournisseur de produits : Rôle de l’arbre dans la production de biens destinés à être exportés hors de la parcelle, tels que le bois d’œuvre, les fruits, ou les produits forestiers non ligneux (PFNL).
  • Arbre comme facteur de production : Rôle de l’arbre dans l’amélioration ou la facilitation de la production agricole ou pastorale, par exemple par la fixation de l’azote, la protection contre l’érosion ou l’assainissement du sol.
  • Arbre comme fournisseur de services environnementaux : Rôle de l’arbre dans la fourniture de services écologiques essentiels, tels que la protection contre le vent, la régulation du climat local, la conservation de la biodiversité ou la lutte contre l’effet de serre.

Points essentiels

  • La gestion des interactions entre ces rôles permet d’optimiser la production, la durabilité et la résilience des systèmes agroforestiers.
  • La composante forestière est omniprésente dans tout système agroforestier, conférant à l’arbre son rôle de fournisseur de produits, de facteur de production ou de service environnemental.
  • La distinction entre ces rôles repose sur la finalité principale de l’arbre dans le système : produire des biens, améliorer la production ou fournir des services écologiques.
  • La gestion des arbres doit accentuer les interactions positives et minimiser celles négatives pour maximiser leur contribution écologique et économique.

À retenir

Les arbres jouent un rôle multifonctionnel dans les systèmes agroforestiers, en étant à la fois source de produits, facteur de production et fournisseur de services environnementaux, ce qui nécessite une gestion adaptée pour optimiser leurs bénéfices.

7. Systèmes agroforestiers

Notions clés & Définitions

  • Systèmes principaux : Structures de gestion intégrée des ressources naturelles comprenant trois types :

    • Agro sylvicole : associe arbres aux cultures agricoles ou aux cultures agricoles et arbres.
    • Sylvopastoral : associe arbres aux animaux ou aux cultures fourragères, ou aux deux.
    • Agro-sylvo-pastoral : associe séquentiellement arbres, animaux et cultures agricoles, ou leurs combinaisons.
  • Sous-systèmes : Variantes de chaque système principal, définies par la disposition spatiale ou temporelle des éléments.

    • Linéaires : éléments de la composante forestière plantés en lignes (haies, cultures en couloirs, brise-vent).
    • En relais : installation successive ou différée des composantes, coexistence dans le temps.
    • Séquentiels : succession dans le temps des composantes ou de leurs éléments.
    • Interpolés : présence continue d’une composante avec l’ajout périodique d’autres éléments.
  • Variantes selon le rôle principal de l’élément ligneux :

    • Production : arbres comme source de biens (bois, fruits, fourrage).
    • Facteur de production : arbres contribuant à la fertilité, protection ou amélioration du sol.
    • Fournisseur de services environnementaux : arbres apportant des services écologiques (ombrage, protection contre l’érosion).

Points essentiels

  • La classification des systèmes agroforestiers repose sur la composition, la disposition spatiale et la structure verticale des éléments, ainsi que sur le rôle principal de la composante ligneuse.
  • Les trois principaux systèmes sont :
    • Agro sylvicole : associe arbres et cultures ou arbres et cultures + animaux.
    • Sylvopastoral : associe arbres et animaux ou cultures fourragères.
    • Agro-sylvo-pastoral : association séquentielle ou combinée de arbres, animaux et cultures.
  • Les sous-systèmes linéaires incluent haies vives, cultures en couloirs et brise-vent, chacun ayant des variantes selon leur rôle (ex : haies multifonctionnelles).
  • Les sous-systèmes en relais, séquentiels et interpolés se distinguent par la temporalité et la succession des composantes.
  • La gestion des interactions écologiques et économiques entre éléments permet d’optimiser la production et de minimiser les impacts négatifs.

À retenir

Les systèmes agroforestiers se caractérisent par leur diversité spatiale et temporelle, leur composition spécifique, et leur rôle principal, permettant une gestion intégrée adaptée aux conditions locales pour améliorer la durabilité.

8. Agroforesterie et changement climatique

Notions clés & Définitions

Impact du changement climatique sur l’agroforesterie
Il s’agit des effets directs et indirects du changement climatique, tels que l’augmentation des températures, la modification des précipitations, et l’intensification des événements extrêmes, qui influencent la durabilité, la productivité et la résilience des systèmes agroforestiers (source : cours de JIOFACK Maestro). Ces impacts peuvent entraîner des modifications dans la croissance des arbres, la disponibilité en eau, et la capacité des systèmes à fournir des extrants.

Rôle de l’agroforesterie dans la lutte contre le changement climatique
L’agroforesterie contribue à atténuer le changement climatique en séquestrant le carbone dans la biomasse végétale et dans le sol, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, et en améliorant la résilience des écosystèmes face aux variations climatiques (source : cours de JIOFACK Maestro). Elle permet également de diversifier les extrants, de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, et d’améliorer la gestion des ressources naturelles.

Points essentiels

  • Le changement climatique modifie les conditions environnementales des systèmes agroforestiers, affectant leur croissance, leur productivité et leur stabilité (impact direct).
  • La gestion des interactions écologiques et économiques dans l’agroforesterie peut aider à réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques.
  • La présence d’arbres dans les systèmes agroforestiers favorise la séquestration du carbone, contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique (rôle environnemental).
  • La diversification des extrants et la restauration des sols par la gestion des émonde (feuilles, branches, fruits) renforcent la capacité des systèmes à s’adapter aux changements climatiques (rôle socio-économique).
  • La capacité de l’agroforesterie à atténuer les effets du changement climatique dépend de la gestion des interactions entre composantes, notamment la gestion des espèces végétales et animales, la disposition spatiale, et la succession temporelle des éléments (classification et gestion).
  • La vulnérabilité des systèmes agroforestiers est accrue dans des contextes de faibles précipitations (moins de 1000 mm), de faible accès aux intrants, et de petites exploitations agricoles, nécessitant une adaptation spécifique.

À retenir

L’agroforesterie joue un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique en séquestrant le carbone et en renforçant la résilience des écosystèmes, mais ses bénéfices dépendent d’une gestion adaptée face aux impacts environnementaux liés au changement climatique.

9. Utilisations des espèces

Notions clés & Définitions

  • Utilisation des espèces (production de biens) : L’exploitation des espèces végétales ou animales pour obtenir des produits commercialisables ou consommables, tels que le bois, les fruits, les noix, ou la viande, afin de répondre aux besoins humains (source : JIOFACK, 2024).
  • Utilisation des espèces (services) : La contribution des espèces à des fonctions écologiques ou socio-économiques, comme la protection contre l’érosion, la fixation de l’azote, ou la fourniture d’ombre et de microclimat favorable (source : JIOFACK, 2024).
  • Diversification des extrants : La production variée de biens et services issus d’un système agroforestier, permettant d’obtenir plusieurs types de produits ou services à partir d’un même système, tels que la nourriture, le bois, le fourrage, ou la protection environnementale (source : JIOFACK, 2024).

Points essentiels

  • Les espèces sont utilisées pour produire des biens tels que le bois (d’œuvre, de feu, de service), les fruits, les noix, ou la viande, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire, aux revenus et à l’économie locale.
  • Elles fournissent aussi des services environnementaux essentiels : protection contre l’érosion, amélioration de la fertilité du sol, fixation de l’azote, protection contre le vent, et régulation du microclimat.
  • La diversification des extrants est une préoccupation majeure, permettant d’augmenter la résilience des systèmes agroforestiers, de réduire les risques d’échec et d’optimiser la production globale.
  • La gestion des interactions entre les composantes (arbres, cultures, animaux) vise à maximiser ces utilisations et à assurer une exploitation durable des ressources.

À retenir

Les espèces dans les systèmes agroforestiers sont exploitées pour produire à la fois des biens (bois, fruits, viande) et des services (protection, fertilité, microclimat), permettant une diversification des extrants et une gestion durable des ressources naturelles.

10. Impact sur la résilience

Notions clés & Définitions

  • Résilience écologique : Capacité d’un système à résister, à s’adapter ou à se remettre face aux perturbations environnementales, telles que le changement climatique ou la dégradation des sols, grâce notamment à la diversification et à la gestion durable des ressources (source implicite dans la gestion des interactions écologiques).
  • Résilience économique : Aptitude d’un système à maintenir ou à retrouver ses fonctions économiques face aux chocs ou aux changements, notamment par la diversification des extrants et la gestion intégrée des composantes (source : impact de la diversification et de la gestion des extrants).
  • Résilience sociale : Capacité des communautés à faire face aux perturbations sociales ou économiques, à maintenir leur cohésion et à s’adapter aux changements, notamment par la coexistence pacifique et la diversification des activités (source : mention de la coexistence pacifique et diversification).
  • Capacité d’adaptation des systèmes agroforestiers : Aptitude des systèmes à évoluer face aux changements environnementaux, sociaux ou économiques, en ajustant la gestion des composantes, en renforçant les interactions positives et en minimisant les impacts négatifs (source : gestion des interactions, adaptation aux changements).

Points essentiels

  • La gestion des interactions écologiques et économiques dans les systèmes agroforestiers influence directement leur capacité à résister et à s’adapter aux perturbations.
  • La diversification des extrants (biens et services) permet de réduire la vulnérabilité face aux fluctuations de marché ou aux aléas climatiques, renforçant ainsi la résilience économique.
  • La présence de composantes forestières, agricoles et pastorales intégrées favorise la résilience écologique en améliorant la stabilité des sols, la protection contre l’érosion, et la conservation de la biodiversité.
  • La coexistence pacifique entre agriculteurs, éleveurs et forestiers contribue à la résilience sociale en renforçant la cohésion communautaire et la gestion partagée des ressources.
  • La capacité d’adaptation des systèmes agroforestiers repose sur la détection des interactions positives à accentuer et la minimisation des interactions négatives, permettant une réponse flexible face aux changements.
  • La gestion durable, la diversification et la structuration spatiale adaptée sont des leviers clés pour renforcer la résilience globale des systèmes agroforestiers face aux changements.

À retenir

Les systèmes agroforestiers, par leur diversification et leur gestion intégrée des interactions, renforcent la résilience écologique, économique et sociale face aux perturbations, assurant ainsi leur durabilité à long terme.

Repères chronologiques

Aucune date significative explicitement mentionnée dans le contenu fourni, donc cette section est omise.

Tableaux de Synthèse

CritèreDéfinitionComposantesInteractionsTypes de systèmesAuteur / Source
AgroforesterieSystème de gestion intégrée combinant arbres, cultures, animaux pour diversification et durabilitéAgricole, forestière, pastoraleEcologiques (influence réciproque), économiques (échanges, complémentarité)Agro-sylvicole, sylvopastoral, agro-sylvo-pastoralICRAF, JIOFACK (2024)
ComposantesParties du système : cultures, arbres, animauxCultures vivrières/rente, arbres/arbustes, animauxInteractions écologiques et économiquesDeux ou trois composantes intégréesJIOFACK (2024)
InteractionsInfluences réciproques entre composantesFavorables (fixation d’azote, ombrage), nuisibles (compétition)Zones EF, AEF, AFGestion pour renforcer positives, réduire négativesJIOFACK (2024)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre agroforesterie avec simple culture d’arbres ou monoculture forestière.
  2. Penser que la présence d’arbres suffit pour qualifier un système d’agroforestier ; il faut aussi des interactions positives.
  3. Confondre systèmes agro-sylvicoles, sylvopastoraux et agro-sylvo-pastoraux ; leur distinction réside dans la composition et la gestion.
  4. Croire que la gestion des interactions écologiques est automatique ; elle nécessite une détection et une gestion active.
  5. Confusion entre zones EF, AEF, et AF : ne pas mélanger leur composition ou leur rôle.
  6. Supposer que la présence de trois composantes est toujours optimale ; cela dépend du contexte.
  7. Négliger l’importance de la durée (au moins deux ans) pour qu’un système soit considéré comme agroforestier.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’agroforesterie selon l’ICRAF.
  2. Savoir que l’agroforesterie repose sur des interactions écologiques et économiques.
  3. Identifier les trois composantes principales d’un système agroforestier : agricole, forestière, pastorale.
  4. Comprendre la gestion des interactions écologiques : renforcer positives, réduire négatives.
  5. Définir ce qu’est une zone EF, AEF, et AF dans un système agroforestier.
  6. Connaître les différents types de systèmes : agro-sylvicole, sylvopastoral, agro-sylvo-pastoral.
  7. Savoir que la composante forestière est essentielle dans tout système agroforestier.
  8. Maîtriser la notion de durabilité et de diversification dans l’agroforesterie.
  9. Identifier les objectifs principaux : diversification, durabilité, amélioration des conditions sociales, économiques et environnementales.
  10. Connaître la gestion des interactions pour optimiser la production et la résilience.
  11. Savoir que la gestion des interactions doit minimiser les effets négatifs comme la compétition pour l’eau ou la lumière.
  12. Connaître la source principale : JIOFACK (2024) pour les composantes et interactions.

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1. Quelle est la définition de l'agroforesterie selon l'ICRAF ?

2. Quelle composante d’un système agroforestier contribue principalement à renforcer la durabilité face à l’érosion et aux chocs environnementaux ?

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Agroforesterie — définition ?

Système intégrant arbres, cultures et animaux pour durabilité.

Composantes du système

Agricole, forestière, pastorale.

Interactions écologiques — rôle ?

Optimiser la production et la gestion durable.

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