Hoja de repaso: Introduction aux Neurosciences Affectives

Plan du Cours

  1. Cerveau émotionnel et fonctions mentales
  2. Cognition, émotion et action
  3. Composantes sociales psychologiques biologiques
  4. Neurosciences affectives et apports cliniques
  5. Intensité et caractère transitoire des émotions
  6. Stimulation signifiante et classification des émotions
  7. Vision centrale et vision périphérique
  8. Protocole RSVP et clignement attentionnel
  9. Cécité à la répétition dans RSVP
  10. Protocoles subliminaux et supraliminaux
  11. Emotional Stroop et temps de réaction
  12. Emotional oddball et mesure des émotions

1. Cerveau émotionnel et fonctions mentales

Notions clés & Définitions

  • Cerveau émotionnel : Ensemble des mécanismes cérébraux qui traitent les émotions et les relient aux réponses corporelles, via des boucles de régulation.
  • Brain space : Espace mental associé à la production de signaux spécifiques permettant de coder l’activité mentale.
  • Cognition : Fonction mentale orientée vers la planification du comportement et la prise de décision.
  • Émotion : Fonction mentale qui module et oriente le comportement grâce à l’affect.
  • Action : Fonction mentale qui exprime ce que la cognition et l’émotion déclenchent chez l’individu.

Points essentiels

  • Le cerveau est décrit comme un espace mental à plusieurs fonctions (attention, conscience, mémoire, émotions) divisible en trois composantes : cognition, émotion, action.
  • La cognition sert à planifier le comportement et à décider, tandis que l’émotion agit comme un affect qui module et oriente ce comportement.
  • L’action permet l’expression conjointe de la cognition et de l’émotion.
  • Les émotions sont présentées sous forme de signatures avec une composante sociale, une composante psychologique et une composante biologique (génétique, nerveuse, musculaire).
  • L’émotion implique toujours une interaction cerveau–corps : le cerveau déclenche le ressenti puis influence le corps via des mécanismes hormonaux et physiologiques.
  • Le couplage cerveau↔corps fonctionne aussi en feedback : il modifie la façon dont le cerveau donne et reçoit les émotions, et cela demande un entraînement (pas acquis).

Astuce mémo

C-A-E : Cognition planifie, Émotion module, Action exprime; puis Cerveau↔Corps en boucle (feedback).

2. Cognition, émotion et action

Notions clés & Définitions

  • Neurosciences affectives : Domaine qui étudie les émotions en reliant données subjectives, physiologiques et comportementales, et en cherchant leurs mécanismes cérébraux.
  • Panksepp : Chercheur associé à la naissance des neurosciences affectives, ayant synthétisé des résultats obtenus chez l’animal.
  • Davidson : Chercheur à l’origine de travaux sur les humains dans le cadre des neurosciences affectives.
  • Stimulation magnétique transcrânienne répétitive : Technique de stimulation non invasive appliquée au cerveau, utilisée comme traitement extérieur dans certains troubles comme la dépression et la schizophrénie.
  • Géographie cérébrale des émotions : Cartographie des émotions à partir de corrélations entre activité cérébrale et comportements, utile pour guider de nouveaux traitements.

Points essentiels

  • Des traitements comme les anxiolytiques agissent sur des circuits nerveux impliqués dans la production de l’anxiété.
  • Des antidépresseurs peuvent modifier des circuits liés aux ressentis, même si leur efficacité est décrite comme moins forte dans le texte.
  • L’apport clinique (notamment neurochirurgie et neuropsychologie) a été majeur vers les années 40 pour comprendre les bases cérébrales des émotions.
  • Des techniques non invasives comme l’imagerie cérébrale servent à relier ce qui se passe dans le cerveau à des manifestations comportementales.
  • La RTRS est présentée comme une stimulation répétitive utile chez des personnes dépressives ou schizophrènes souffrant d’hallucinations.
  • Les neurosciences affectives visent à repérer et atténuer des troubles affectifs en identifiant des zones ou mécanismes impliqués dans les émotions.

Astuce mémo

RTRS = Répéter pour Réduire : stimulation non invasive pour calmer certains symptômes (dépression/schizophrénie).

3. Composantes sociales psychologiques biologiques

Notions clés & Définitions

  • Champ affectif : Le champ affectif regroupe l’ensemble des expériences émotionnelles et apparentées, caractérisées par des dimensions comme la durée, l’intensité et leurs effets.
  • Émotion : L’émotion est un état affectif déclenché par un stimulus et exprimé à plusieurs niveaux, pas seulement par des réponses motrices.
  • Sentiment : Le sentiment désigne une composante du vécu affectif, distincte de l’émotion immédiate, inscrite dans l’expérience subjective.
  • Humeur : L’humeur correspond à un état affectif plus diffus et durable, qui colore le vécu sans être forcément lié à un événement précis.
  • Style affectif : Le style affectif renvoie à une manière relativement stable de ressentir et d’être affectivement disposé, souvent rattachée aux émotions d’arrière-plan.

Points essentiels

  • Une émotion se décrit par plusieurs niveaux d’expression et de mécanismes, formant une réponse multi-composantes plutôt qu’un simple réflexe moteur.
  • La triade subjective comprend conscience émotionnelle, ressenti émotionnel et évaluation cognitive liée à l’émotion.
  • Le niveau physiologique correspond aux activations du système nerveux visibles par des signes comme rougissement et transpiration.
  • Le niveau comportemental regroupe les expressions faciales, la modulation de la voix, la posture et la prosodie affective.
  • Trois paramètres caractérisent une émotion : intensité (activation), caractère transitoire (quelques minutes), et déclenchement par des stimulations signifiantes pour l’individu.
  • Les émotions primaires sont considérées comme universelles et regroupent 5 émotions fondamentales : joie, peur, dégoût, tristesse, colère.

Astuce mémo

Triade subjective = Conscience + Ressenti + Évaluation ; puis corps = Physiologie ; puis visage/voix = Comportement.

4. Neurosciences affectives et apports cliniques

Notions clés & Définitions

  • Théorie évolutionniste des émotions : Approche évolutionniste où les émotions sont considérées comme des réponses adaptatives issues de l’histoire évolutive.
  • Émotions de base : Catégorie d’émotions primaires supposées correspondre à des patrons relativement spécifiques et reconnaissables.
  • Approche de Panksepp : Approche neurobiologique des émotions fondée sur l’étude chez l’animal de circuits cérébraux impliqués dans des réactions émotionnelles.
  • Circuits transhypothalamiques : Réseaux cérébraux décrits comme traversant des zones hypothalamiques et mobilisant des types de réactions émotionnelles.
  • Approche de Lang : Modèle psychologique reliant les émotions à des tendances d’approche et d’évitement, complété par des variables physiologiques.

Points essentiels

  • Darwin intègre les émotions dans un cadre évolutif et propose une base pour les émotions spécifiques dites primaires.
  • Ekman renouvelle l’étude des émotions de base à partir d’une exploration approfondie des émotions primaires.
  • Panksepp identifie chez l’animal quatre circuits mobilisant des réactions émotionnelles distinctes : peur, rage/colère, exploration du territoire, panique.
  • L’approche de Panksepp est jugée limitée pour l’humain car elle repose surtout sur des données animales, d’où une question de transposition.
  • Lang décrit les émotions via un continuum lié aux comportements d’approche et d’évitement selon le contexte ou l’objet, en ajoutant une dimension physiologique.
  • Approche neurocomportementale : les émotions sont reliées à des tendances comportementales observables (approche/évitement) et à des marqueurs physiologiques.

Astuce mémo

Darwin/Ekman = émotions primaires (évolution + reconnaissance) ; Panksepp = 4 circuits (peur/rage/territoire/panique) ; Lang = approche/évitement + physiologie.

5. Intensité et caractère transitoire des émotions

Notions clés & Définitions

  • Approche composantielle : Approche cognitive qui explique l’émotion par l’évaluation et la contribution de plusieurs processus mentaux (attention, mémoire, motivation, raison, soi).
  • Évaluation cognitive : Processus par lequel l’individu juge la pertinence d’un stimulus, ce jugement déclenchant ensuite la dynamique émotionnelle.
  • Réponses périphériques : Manifestations corporelles et configurations de réponses qui accompagnent l’émotion et participent à la caractérisation de son type.
  • Émotion comme épisode synchronisé : Vision selon laquelle l’émotion correspond à un épisode coordonné, avec des changements simultanés au niveau central et dans la périphérie.
  • Approche spécifique : Approche visant à individualiser les émotions, combinant des éléments cognitifs et des apports issus des théories évolutives et de la génétique.

Points essentiels

  • L’approche composantielle (Scherer) relie cognition et émotion via un concept d’évaluation, en analysant la part de chaque processus cognitif dans le ressenti.
  • L’émotion est décrite comme un épisode synchronisé, associé à des modifications périphériques et à l’activation de cinq systèmes physiologiques.
  • Le déroulement proposé suit une séquence : évaluation d’un stimulus externe ou interne jugé pertinent, puis ressenti central, puis manifestations périphériques.
  • Les réponses périphériques contribuent à distinguer des configurations associées à des émotions (ex. peur, joie) à partir de patterns de réponse.
  • Le lien théorique relie trois niveaux : processus cognitifs façonnant l’émotion, circuits cérébraux et expressions périphériques correspondantes.
  • L’approche spécifique cherche à individualiser les émotions en mobilisant des arguments cognitifs et des apports évolutifs, avec des idées de génétique et d’expression génétique dans l’expression émotionnelle.

Astuce mémo

Évaluation d’abord → ressenti central → périphérie : l’émotion est un épisode synchronisé (cognition + cerveau + patterns corporels).

6. Stimulation signifiante et classification des émotions

Notions clés & Définitions

  • Approche spécifique : Approche qui cherche à individualiser les émotions à partir de leur analyse, en mobilisant des éléments cognitifs et évolutifs.
  • Programmation génétique des émotions : Idée selon laquelle l’expression des émotions fondamentales dépendrait d’une mise en place génétique de schémas innés.
  • Expression faciale universelle : Thèse selon laquelle les expressions faciales liées aux émotions seraient innées et partagées par tous les humains.
  • Circuits neuronaux spécifiques : Hypothèse selon laquelle chaque émotion reposerait sur des circuits neuronaux distincts et dédiés.
  • Approche dimensionnelle : Approche qui décrit les émotions à partir de dimensions quantitatives, notamment la valence et l’activation.

Points essentiels

  • La pertinence du stimulus influence à la fois l’action et le ressenti, ce qui soutient une vision « signifiante » du déclenchement émotionnel.
  • L’approche spécifique vise à isoler des émotions en s’appuyant sur des arguments évolutifs et génétiques.
  • SHALAMEL (années 90) a observé chez des bébés des mimiques faciales pendant le sommeil paradoxal, compatibles avec des manifestations émotionnelles, ce qui alimente l’hypothèse d’activation de schémas innés.
  • EKMAN défend l’idée que l’expression faciale des émotions est innée et universelle.
  • PANKSEPP propose l’existence de circuits neuronaux différents et spécifiques pour chaque émotion.
  • Selon DARWIN, la programmation émotionnelle serait utile à l’adaptation et donc conservée dans le patrimoine génétique, avec une continuité des composantes faciales (invariants musculaires) entre humains et animaux étudi

Astuce mémo

Spécifique = « gènes + visage + neurones » ; Dimensionnelle = « valence + activation ».

7. Vision centrale et vision périphérique

Notions clés & Définitions

  • Valence émotionnelle : La valence est la dimension affective qui oppose un pôle plaisant à un pôle extrême déplaisant, orientant l’approche ou le retrait.
  • Activation émotionnelle : L’activation est la dimension d’énergie qui varie de faible à forte et détermine l’intensité de la réaction du sujet.
  • Espace émotionnel bidimensionnel : L’espace émotionnel bidimensionnel décrit chaque émotion comme un point défini par sa valence et son niveau d’activation.
  • Approche et évitement : L’approche et l’évitement sont les tendances comportementales associées respectivement à une coloration appétitive ou aversive du stimulus.
  • Induction de l’état émotionnel : L’induction de l’état émotionnel correspond au passage d’un stimulus à une étiquette affective qui produit à la fois ressenti et modulation de l’énergie.

Points essentiels

  • Un stimulus active des mémoires individuelles puis reçoit une valeur qui devient une étiquette affective appétitive ou aversive.
  • Une fois l’étiquette posée, elle génère le ressenti du sujet et des systèmes associés, avec une intensité modulée par le niveau d’énergie engagé.
  • La valence varie entre plaisant et déplaisant et guide des comportements d’approche ou de retrait.
  • L’activation varie entre faible et forte et détermine une réaction plus ou moins énergique et soutenue.
  • L’émotion est décrite comme une réponse généralement adaptative orientée vers une nature appétitive ou aversive.
  • Les émotions peuvent être induites soit comme variable indépendante (état émotionnel utilisé pour prédire attention/mémoire), soit comme variable dépendante (stimulus présenté puis conséquences observées).

Astuce mémo

Valence = direction (plaisir→approche, déplaisir→retrait) ; Activation = carburant (faible→peu d’énergie, forte→beaucoup).

8. Protocole RSVP et clignement attentionnel

Notions clés & Définitions

  • RSVP : RSVP est un protocole de présentation rapide d’informations visuelles, utilisé pour étudier le traitement attentionnel et la perception sous contrainte temporelle.
  • Clignement attentionnel : Le clignement attentionnel désigne des périodes où l’efficacité de traitement perceptif chute, entraînant des ratés malgré une stimulation continue.
  • Stimulus standardisé : Un stimulus standardisé est un matériel contrôlé (images, sons, scènes, visages) dont on maîtrise les caractéristiques pour induire des émotions ou états précis.
  • Valence émotionnelle : La valence émotionnelle correspond au caractère plaisant ou déplaisant d’un stimulus, et sert à classer l’émotion qu’il évoque.
  • Valeur d’activation : La valeur d’activation mesure l’intensité d’activation émotionnelle associée à un stimulus, indépendamment de sa valence.

Points essentiels

  • Le protocole RSVP repose sur une présentation en rafale via le canal visuel pour tester la perception et l’attention sous forte contrainte temporelle.
  • Le clignement attentionnel explique pourquoi des informations peuvent être manquées pendant certaines fenêtres temporelles, même si le stimulus est présent.
  • Les modèles d’émotions plus marquées (ex. anxiété) nécessitent des techniques plus spécifiques et un contrôle fin de l’intensité des stimuli.
  • Les stimuli visuels peuvent être construits pour induire des émotions précises, avec modulation possible via des visages exprimant des émotions (colère, joie).
  • Chaque image peut être décrite par deux dimensions : la valence et la valeur d’activation, qui structurent l’analyse émotionnelle.
  • Les visages peuvent être présentés soit en expressions statiques simples, soit dans des contextes (culture, religion) pour influencer la réponse émotionnelle.

Astuce mémo

RSVP = « rafale visuelle » ; Clignement = « trous de perception » ; Émotion = Valence (plaisant/déplaisant) + Activation (intensité).

9. Cécité à la répétition dans RSVP

Notions clés & Définitions

  • Valence émotionnelle : La valence émotionnelle décrit si un stimulus est perçu comme agréable, désagréable ou neutre.
  • Valeur d’activation : La valeur d’activation quantifie l’intensité d’activation émotionnelle associée à un stimulus.
  • Morphing de visages : Le morphing de visages est une technique qui transforme progressivement un visage neutre vers une expression émotionnelle avec des étapes contrôlées.
  • Expressions faciales dynamiques : Les expressions faciales dynamiques sont des visages dont les traits évoluent au cours du temps pour passer d’une émotion à une autre.
  • Modèles schématiques de visages : Les modèles schématiques combinent un visage cible (menaçant ou souriant) avec un environnement de visages neutres pour tester la détection.

Points essentiels

  • Chaque image est caractérisée par deux dimensions : valence et activation, utilisées pour comparer des effets émotionnels.
  • Dans les bases de visages, on peut utiliser des expressions statiques ou des visages placés dans des contextes (culture, religion) pour tester l’influence du contexte.
  • NimStim, KDEF et des jeux comme ceux associés à Ekman sont des bases standardisées pour contrôler la diversité et/ou l’effet noir et blanc vs couleur.
  • Avec le morphing, on part d’un visage neutre et on ajoute progressivement des composantes d’une émotion (par paliers) pour étudier la sensibilité émotionnelle.
  • Les expressions dynamiques peuvent être codées sur une échelle de valence (ex. de visage fermé à souriant) et les mouvements des traits font évoluer la perception.
  • Dans les modèles schématiques, un visage menaçant entouré de neutres est identifié plus vite qu’un visage souriant entouré de neutres, cohérent avec une logique de protection.

Astuce mémo

Valence = agréable/désagréable ; Activation = intensité : V-A comme “direction” et “force” de l’émotion.

10. Protocoles subliminaux et supraliminaux

Notions clés & Définitions

  • Vision centrale : La vision centrale correspond à la vision de la fovéa, utilisée pour l’acuité et la détection fine des signaux.
  • Vision périphérique : La vision périphérique correspond à la détection en dehors de la fovéa, utile pour capter des informations avec moins d’acuité.
  • RSVP : Le protocole RSVP (Rapid Serial Visual Presentation) présente rapidement une série de stimuli visuels pour étudier le traitement attentionnel.
  • Clignement attentionnel : Le clignement attentionnel est un phénomène où la seconde cible (T2) devient difficile à détecter quand l’intervalle temporel est trop court.
  • Cécité à la répétition : La cécité à la répétition est une difficulté à distinguer une cible répétée quand deux cibles se ressemblent et sont trop proches temporellement.

Points essentiels

  • La vision centrale est associée à la fovéa, et la question posée est de savoir si, à très faible acuité, le sujet détecte quand même l’émotion.
  • Le RSVP utilise plusieurs stimuli, un même focus spatial et un taux de présentation rapide de 8 à 10 items par seconde.
  • Le clignement attentionnel (AB) apparaît quand T1 et T2 sont séparées par moins de 500 ms : T1 est détectée clairement mais T2 non.
  • Quand l’intervalle entre T1 et T2 dépasse 500 ms, T2 peut être repérée efficacement, car les ressources attentionnelles sont suffisantes.
  • Le lien avec les émotions se teste en remplaçant T1 et T2 par des mots à valeur émotionnelle afin d’anticiper les conditions où T2 est mieux traité.
  • La cécité à la répétition (RB) survient quand T1 et T2 sont de même nature et séparées par moins de 500 ms, ce qui réduit les indices de discrimination entre elles.

Astuce mémo

AB = intervalle trop court (T2 saute) ; RB = même cible répétée (discrimination perdue).

11. Emotional Stroop et temps de réaction

Notions clés & Définitions

  • Emotional Stroop : Tâche de Stroop où un mot ou un visage émotionnel interfère avec la réponse demandée, ce qui modifie le temps de réaction.
  • Temps de réaction : Mesure chronométrique du délai entre le stimulus et la réponse du participant, utilisée pour quantifier l’effet émotionnel.
  • Mots émotionnels : Stimuli porteurs d’une valence affective (ex. anxieux, neutre) dont le traitement peut ralentir ou faciliter la réponse.
  • Visages émotionnels : Stimuli visuels exprimant une émotion (ex. colère ou neutre) utilisés dans une variante du Stroop pour tester l’interférence émotionnelle.
  • Emotional oddball protocol : Protocole où le sujet voit des stimuli rares et fréquents, avec une réponse attendue plus forte pour le stimulus rare.

Points essentiels

  • Dans la tâche Emotional Stroop avec mots, la condition neutre donne un temps de réaction plus long que la condition émotionnelle chez les participants neurotypiques contrôles.
  • Avec des mots émotionnels (ex. anxieux), le temps de réaction est plus long chez les anxieux que chez les contrôles, l’émotion ralentissant l’expression de la réponse.
  • Variante avec visages émotionnels : identifier la couleur à droite/gauche selon un visage (colère vs neutre) montre une meilleure identification de la colère.
  • Le temps de réaction sert d’indicateur direct de l’interférence émotionnelle : plus il augmente, plus l’émotion perturbe la réponse demandée.
  • Dans l’Emotional oddball protocol, le cerveau répond plus fortement au stimulus rare qu’au stimulus fréquent car l’habituation se fait rapidement au stimulus connu.

Astuce mémo

Stroop = l’émotion “gêne” la réponse : neutre ralentit chez contrôles, anxieux ralentit chez anxieux, et la colère “passe” plus vite dans la variante visages.

12. Emotional oddball et mesure des émotions

Notions clés & Définitions

  • STAI B : Échelle de mesure de l’anxiété séparant l’anxiété état (situation donnée) et l’anxiété trait (tendance de personnalité).
  • SAM : Self Assessment Manikin, outil d’auto-évaluation basé sur des dimensions comme valence, activation et fréquence associées aux stimuli.
  • IAPS : Jeu de stimuli visuels utilisé pour étudier le traitement émotionnel, souvent en lien avec des outils d’évaluation comme SAM.
  • fMRI : Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle qui localise l’activité cérébrale associée à des traitements émotionnels.
  • EEG : Électroencéphalographie qui enregistre des potentiels électriques pour étudier les réponses cérébrales, conscientes et non conscientes.

Points essentiels

  • Les outils d’évaluation des émotions sont multiples et doivent souvent être croisés pour comprendre le ressenti émotionnel.
  • L’évaluation cognitive appliquée à l’émotion utilise notamment SAM pour analyser valence, activation et fréquence des stimuli.
  • SAM s’appuie sur des dimensions qui peuvent être reliées à des stimuli de type IAPS, pour étudier les réactions émotionnelles.
  • Chez les hommes, les images plaisantes tendent à être davantage valorisées hédoniquement, tandis que les femmes retiennent davantage les images négatives.
  • En neuroimagerie, fMRI et PET servent à localiser des traitements, et l’imagerie optique permet aussi d’observer des réponses cérébrales.

Astuce mémo

STAI = État (ici-maintenant) vs Trait (profil) ; SAM = Valence + Activation + Fréquence.

Repères chronologiques

DateÉvénement
années 70décalage avec les neurosciences cognitives (comparées aux neurosciences affectives)
années 40apport majeur de la clinique (neurochirurgie et neuropsychologie)
années 90SHALAMEL observe des mimiques faciales pendant le sommeil paradoxal
depuis les années 2000naissance/constitution des neurosciences affectives

Tableaux de synthèse

Classification des émotions (selon le cours)

TypeOrigine/CaractèreExemple
Primairesuniversellesjoie, peur, dégout, tristesse, colère
Secondairesrésultent d’une ou deux primaires, sociales et moralesculpabilité
D’arrière-planconcept introduit par DAMASIO, difficile à définir précisémentstyle affectif

Deux approches majeures pour théoriser l’émotion

ApprocheIdée centraleComplémentarité
Évolutionniste (DARWIN/EKMAN)activation en étapes après présentation de stimulus, l’état global génère les comportementsse complète avec les théories cognitives
Cognitiveles stimuli activent d’emblée des composantes, la synthèse donne l’expérience et la conscience émotionnellese complète avec l’approche évolutionniste

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « émotion » et « sentiment » : le cours distingue l’émotion (état déclenché et exprimé à plusieurs niveaux) du sentiment (composante du vécu affectif, plus subjective).
  2. Croire que l’émotion est un simple réflexe moteur : le cours insiste sur une collection de réponses multi-niveaux (subjectif, physiologique, comportemental).
  3. Mélanger valence et activation : valence = plaisant/déplaisant (approche/retrait) ; activation = niveau d’énergie (faible→fort).
  4. Inverser AB et RB dans RSVP : AB = T1/T2 trop proches temporellement (<500 ms) ; RB = T1/T2 de même nature et trop proches, rendant la discrimination difficile.
  5. Penser que les émotions ne sont « ressenties » que si le stimulus est conscient : le cours indique que l’activité électrodermale peut révéler un impact même après stimulation non consciente.
  6. Oublier le rôle de l’évaluation cognitive dans l’approche composantielle : l’évaluation précède le ressenti central puis les manifestations périphériques.
  7. Confondre induction « facteur » et « résultat » : émotion comme variable indépendante (attention/mémoire) vs émotion comme variable dépendante (stimulus→conséquences).

Checklist Examen

  1. Définir « brain space » et expliquer en quoi le cerveau est présenté comme un espace mental à trois composantes : cognition, émotion, action.
  2. Expliquer la triade des signatures émotionnelles (composante sociale, psychologique, biologique) et donner le rôle du cerveau et du corps dans l’interaction (feedback + entraînement).
  3. Citer les objectifs des neurosciences affectives : composantes subjective/physiologique/comportementale, contrôle génétique/nerveux/hormonal, et retentissements (psychiatrie, neurologie, santé physique/psychosomatique).
  4. Décrire le champ affectif et distinguer émotion, sentiment, humeur et style affectif selon le cours.
  5. Donner les 3 paramètres d’une émotion (intensité/activation, caractère transitoire, déclenchement par stimulations signifiantes) et les 5 émotions primaires.
  6. Comparer les approches théoriques : Darwin/Ekman (évolutionniste), Panksepp (circuits transhypothalamiques : peur/rage-colère/exploration du territoire/panique), Lang (approche/évitement + physiologie).
  7. Expliquer l’approche composantielle (Scherer) : évaluation cognitive, épisode synchronisé, séquence évaluation→ressenti central→périphérie et lien entre cognition, circuits cérébraux, réponses périphériques.
  8. Expliquer l’approche spécifique : programmation génétique, SHALAMEL (sommeil paradoxal + mimiques), EKMAN (expression faciale innée/universelle), Panksepp (circuits spécifiques) et continuité faciale (invariants musculai
  9. Expliquer l’approche dimensionnelle : valence et activation (direction/intensité), et le mécanisme d’induction par stimulus→étiquette affective→ressenti + modulation de l’énergie.
  10. Décrire comment induire l’émotion : émotion comme facteur vs comme résultat, et les modes de stimulation (naturelles vs apprentissage/learning) selon DAMASIO.
  11. Maîtriser les protocoles visuels : RSVP (8-10 items/s, même focus spatial) et distinguer clignement attentionnel AB (<500 ms entre T1 et T2) vs cécité à la répétition RB (T1/T2 de même nature).
  12. Expliquer les protocoles d’induction et de mesure : subliminal vs supraliminal (masked vs unmasked, seuil 29.4–47.1 ms), Emotional Stroop (mots/visages) et Emotional oddball (rare vs fréquent + habituation).
  13. Décrire les outils de mesure des émotions : STAI (A/B), SAM (valence/activation/fréquence) et les techniques neuro (fMRI, PET, imagerie optique, EEG/ERPs, MEG, enregistrement intracérébral/MMN) avec l’idée de processus (
  14. Conclure sur la logique expérimentale du cours : contrôler les stimuli (valence/activation, bases IAPS/NimStim/KDEF, morphing/dynamiques/schematic models) et relier les effets à l’attention, la mémoire, le temps de Réac.

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Cerveau émotionnel — définition ?

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Brain space — rôle ?

Espace mental codant l’activité mentale.

Cognition — fonction ?

Planification et prise de décision.

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