Hoja de repaso: Introduction aux relations internationales

Plan du Cours

  1. Relations internationales : objet et méthodes
  2. Souveraineté pré-westphalienne et indépendance
  3. Traités de Westphalie et équilibre des puissances
  4. Conséquences de Westphalie : système westphalien
  5. Europe des congrès et conférences diplomatiques
  6. Reconnaissance internationale de l’individu
  7. Protection universelle des droits de l’homme à l’ONU
  8. Protection régionale des droits de l’homme
  9. Droits des minorités et risques humanitaires
  10. ONG : acteurs de la société civile internationale
  11. Entreprises transnationales et responsabilité
  12. Jus ad bellum et jus in bello

1. Relations internationales : objet et méthodes

Notions clés & Définitions

  • Relations internationales : Discipline universitaire étudiant les interactions politiques au-delà des frontières, afin d’en donner du sens et d’analyser la complexité du monde.
  • Droit international : Ensemble de règles qui encadrent et régulent les relations entre entités étatiques, notamment pour organiser la coexistence et limiter les violences.
  • État d’anarchie : Situation d’absence d’autorité supérieure aux États, qui implique qu’aucun pouvoir central ne garantit directement l’ordre international.
  • Contrat social : Idée selon laquelle la société politique naît d’un accord entre individus, utilisée pour penser aussi l’organisation ou l’absence d’organisation entre États.
  • Équilibre des puissances : Mécanisme de régulation où la paix dépend du fait que les États ajustent leurs forces pour éviter que la guerre ne devienne avantageuse.

Points essentiels

  • Les relations internationales visent à construire des outils d’analyse pour comprendre les phénomènes internationaux et interpréter l’actualité mondiale.
  • La discipline s’est développée comme champ universitaire récent, avec une création liée à 1919 et une accélération après la Seconde Guerre mondiale.
  • Pour parler de relations internationales, il faut des relations horizontales et régulières entre groupes installés sur des territoires politiquement distincts, aujourd’hui principalement sous forme d’États.
  • La conception large inclut toute interaction au-delà des frontières, même si les États restent les acteurs centraux depuis environ 50 ans.
  • La guerre et la paix constituent une question centrale, et la guerre est aussi analysée comme un échec des relations diplomatiques.
  • Thucydide traite la guerre comme une expression des relations entre cités, pas seulement comme un phénomène militaire isolé.

Astuce mémo

Anarchie sans juge → guerre latente (Hobbes) ; paix par calcul des forces (équilibre des puissances).

2. Souveraineté pré-westphalienne et indépendance

Notions clés & Définitions

  • Occident chrétien médiéval : Période où l’Église influence fortement la définition des principes de paix et des règles de la guerre.
  • États souverains : Entités politiques qui renforcent leur autonomie et cherchent à se soustraire à l’Empire et à la Papauté.
  • Roi empereur en son royaume : Formule illustrant l’idée que chaque souverain exerce une autorité indépendante sur son territoire.
  • Droit naturel : Courant qui présente des règles de droit comme supérieures à la volonté des États.
  • Traités de Westphalie : Accords signés en 1648 qui mettent fin aux conflits religieux et fondent un ordre interétatique basé sur la souveraineté et l’équilibre des puissances.

Points essentiels

  • Au Moyen Âge, l’Église délègue et encadre la paix et la guerre via une théorie de la guerre juste et le développement du droit naturel.
  • À partir du XIe siècle, le renouveau européen renforce aussi les institutions juridiques et favorise l’affirmation d’États souverains.
  • La souveraineté se manifeste par la capacité des États à évaluer eux-mêmes les violations de droits qu’ils subissent, sans se soumettre à une autorité extérieure.
  • Au XVIe siècle, trois évolutions structurent le tournant : affaiblissement du pape, fragmentation politique en entités souveraines, et coexistence d’un droit naturel avec un droit fondé sur la volonté étatique.
  • Les traités de Westphalie (1648) instaurent des relations interétatiques fondées sur la souveraineté et l’équilibre des puissances, après la guerre de Trente Ans.
  • Dans l’espace germanique, l’affaiblissement de l’autorité impériale conduit à la reconnaissance de 355 petits États disposant d’une large indépendance.

Astuce mémo

Médiéval = Église cadre la guerre ; XIe→États s’affirment ; XVIe→pape recule + États fragmentés ; 1648→Westphalie = souveraineté + équilibre.

3. Traités de Westphalie et équilibre des puissances

Notions clés & Définitions

  • Système westphalien : Le système westphalien désigne l’organisation des relations internationales fondée sur la souveraineté des États et l’égalité juridique entre eux.
  • Société des Nations : La Société des Nations est une organisation internationale créée après la Première Guerre mondiale pour organiser la coopération et la sécurité collective.
  • Pacte de la Société des Nations : Le pacte est l’acte fondateur de la Société des Nations qui encadre les engagements des États membres pour la paix et le droit international.
  • Sécurité collective : La sécurité collective est un mécanisme où la paix est assurée par l’engagement commun des États à traiter pacifiquement les différends et à préserver l’ordre international.
  • ONU : L’ONU est l’organisation internationale créée après la Seconde Guerre mondiale pour maintenir la paix et prolonger l’idée de sécurité collective.

Points essentiels

  • La Première Guerre mondiale alimente une doctrine pacifiste : la guerre n’est pas une fatalité, mais un choix politique évitable.
  • Les internationalistes pacifistes placent le droit international au centre des relations entre États et attribuent un rôle clé aux chercheurs pour convaincre les États.
  • Le pacte de la Société des Nations impose le règlement pacifique des différends et l’abandon de la diplomatie secrète, avec réduction des armements et respect du droit international.
  • Le pacte engage aussi les États à reconnaître l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des membres, ce qui fonde un lien de solidarité.
  • Dans les années 1930, le système de sécurité collective est remis en cause par la montée de régimes non démocratiques et par la crise économique mondiale.
  • La Seconde Guerre mondiale s’accompagne d’un rejet du droit international par les idéologies soviétique et fasciste, ce qui déstabilise un ordre déjà fragile.

Astuce mémo

Westphalie = souveraineté ; sécurité collective = paix par solidarité ; Nations puis ONU = même logique, après l’échec.

4. Conséquences de Westphalie : système westphalien

Notions clés & Définitions

  • Système westphalien : Système international fondé sur la souveraineté des États, où les règles ne s’imposent qu’avec leur consentement.
  • Équilibre de la terreur : Mécanisme de dissuasion nucléaire qui empêche l’usage direct de l’arme atomique car il détruirait aussi les deux camps.
  • Deux blocs : Organisation du monde en deux ensembles dirigés par deux États, chacun structurant des alliances plus ou moins solides.
  • Pacte de Varsovie : Alliance militaire initiée par l’URSS regroupant des pays d’Europe de l’Est sous son égide.
  • Containtment : Politique américaine visant à contenir l’influence soviétique en construisant des centres de pouvoir régionaux capables de résister.

Points essentiels

  • La division du monde en deux blocs est maintenue par la dissuasion nucléaire, appelée équilibre de la terreur.
  • L’équilibre de la terreur repose sur la capacité de représailles des deux camps, ce qui rend l’attaque nucléaire trop coûteuse.
  • Les blocs s’étendent au-delà des États développés vers le tiers monde, où ils se traduisent par des conflits militaires périphériques.
  • La guerre froide n’est pas linéaire : 1947-1955 voit la formation des blocs avec blocus de Berlin et guerre de Corée.
  • En 1949, les États-Unis créent l’OTAN, tandis que l’URSS soutient des régimes communistes en Europe de l’Est.
  • En 1955, l’URSS rapproche la Chine maoïste et, après l’intégration de la RFA à l’OTAN, l’URSS initie le pacte de Varsovie pour regrouper les pays communistes.

Astuce mémo

Dissuasion = « représailles assurées » : si l’un frappe, l’autre détruit aussi, donc personne ne déclenche.

5. Europe des congrès et conférences diplomatiques

Notions clés & Définitions

  • Espace aérien : Espace atmosphérique au-dessus des territoires et des zones maritimes d’un État, dont l’accès peut être autorisé, interdit ou réglementé par l’État.
  • Convention de Chicago : Traité adopté après la Seconde Guerre mondiale qui a conduit les États à encadrer l’usage de l’espace aérien.
  • Ordre souverain de Malte : Entité reconnue par plus de 100 États, sans territoire souverain, mais bénéficiant d’une reconnaissance internationale réelle.
  • Population (nationalité) : Acception de la population en droit international : ensemble des personnes liées à l’État par le lien de nationalité.
  • Souveraineté territoriale : Forme de souveraineté exercée sur le territoire, permettant à l’État d’y rattacher les personnes par la souveraineté du lieu.

Points essentiels

  • La limite maritime mentionnée correspond à une zone pouvant aller jusqu’à 200 milles marins, distincte de l’espace aérien.
  • L’État dispose d’une liberté d’autoriser, d’interdire ou de réglementer l’accès à son espace aérien, car les enjeux y diffèrent de ceux en mer.
  • Avant la Convention de Chicago, il n’existait pas de réglementation structurée de l’espace aérien.
  • La perte du territoire peut poser la question de la continuité de la reconnaissance, illustrée par le cas de Tuvalu composé de 9 atolls.
  • Une collectivité humaine ne suffit pas : elle doit former une population au sens international, ici principalement liée par la nationalité.
  • Aucun seuil chiffré minimum n’est exigé pour qu’une population réduite constitue une population d’État, comme pour le Vatican (800 habitants, 44 hectares).

Astuce mémo

Espace aérien = État décide (autoriser/interdire) ; Chicago = cadre après 2e GM.

6. Reconnaissance internationale de l’individu

Notions clés & Définitions

  • Sécession : La sécession est la séparation d’une partie d’un État pour former un nouvel État, ce qui met en tension intégrité territoriale et autodétermination.
  • Intégrité territoriale : L’intégrité territoriale est le principe selon lequel les frontières et l’unité d’un État doivent être respectées par les autres États.
  • Autodétermination : L’autodétermination est le droit d’un peuple de déterminer librement son statut politique, notamment par la séparation ou l’indépendance.
  • Territoire non autonome : Un territoire non autonome est un territoire dont la population ne s’administre pas encore totalement elle-même selon la qualification de l’ONU.
  • Sahara occidental : Le Sahara occidental est un territoire classé non autonome par l’ONU, faisant l’objet d’un conflit de souveraineté depuis le départ de l’Espagne en 1975.

Points essentiels

  • Le cas du Sud-Soudan illustre une sécession aboutissant à l’indépendance en 2011 après un accord de paix signé en 2005 et un référendum où plus de 98% votent pour l’indépendance.
  • Le Conseil de sécurité a adopté en 1961 une résolution qui affirme le maintien de l’intégrité de la République du Congo et réprouve les activités sécessionnistes.
  • L’ONU rattache la sécession à une atteinte directe au principe d’intégrité territoriale, ce qui explique la réticence des États à reconnaître ces situations.
  • L’ONU distingue la décolonisation des sécessions avec trois critères : géographique, humain et juridique, pour qualifier une décolonisation.
  • Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est proclamé par une résolution de l’Assemblée générale en 1960 et réaffirmé en 1970 comme droit à déterminer librement le statut politique.
  • La Cour internationale de justice a donné un caractère impératif à ce droit, ce qui en fait un véritable droit opposable à tous les États selon le cours.

Astuce mémo

Intégrité d’abord, autodétermination ensuite : l’ONU hésite quand la sécession touche l’unité territoriale.

7. Protection universelle des droits de l’homme à l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Déclaration universelle des droits de l’homme : La Déclaration universelle des droits de l’homme est un texte de 1948 qui énonce des principes fondamentaux sur les droits et libertés individuels à atteindre partout.
  • Portée non contraignante : La portée non contraignante désigne le fait que la DUDH fixe un idéal de protection sans imposer d’obligation juridique directement sanctionnée.
  • Obstacles culturels et religieux : Les obstacles culturels et religieux sont des facteurs qui peuvent contester l’universalité des droits proclamés et compliquer leur application réelle.
  • Protection régionale des droits de l’homme : La protection régionale des droits de l’homme regroupe des mécanismes continentaux qui complètent la garantie universelle par des règles et procédures locales.
  • CEDH : La CEDH est le système européen de protection des droits de l’homme, adossé à un mécanisme de surveillance et de recours.

Points essentiels

  • La DUDH (1948) fonde la protection universelle des droits de l’homme à l’échelle internationale au sein de l’ONU.
  • La DUDH énonce des principes universels sans dérogations possibles dans l’esprit des Nations unies.
  • La DUDH est non contraignante, ce qui limite sa force juridique directe malgré son rôle normatif.
  • L’universalité des droits est mise en tension par des obstacles culturels et religieux qui rendent la garantie effective plus complexe.
  • En Europe, la CEDH permet à un individu de saisir la juridiction pour faire rectifier un non-respect par un État membre.
  • En Amérique, la charte de l’Organisation des États américains (35 membres) protège certains droits mais reste non contraignante.

Astuce mémo

DUDH = 1948 + universel, mais non contraignant : l’universalité se heurte parfois aux cultures.

8. Protection régionale des droits de l’homme

Notions clés & Définitions

  • Tribunal de Nuremberg : Tribunal militaire international créé après 1945 pour juger les grands criminels de guerre de la Seconde Guerre mondiale.
  • Responsabilité pénale internationale : Idée selon laquelle certains crimes engagent non seulement l’État, mais aussi la responsabilité personnelle des individus qui les commettent ou les ordonnent.
  • Crimes contre la paix : Catégorie de crimes relevant de la compétence du Tribunal de Nuremberg, visant des atteintes à la paix.
  • Crimes de guerre : Catégorie de crimes comprenant des actes inhumains commis contre des populations civiles avant et/ou pendant la guerre.
  • Crimes contre l’humanité : Catégorie de crimes visant des attaques systématiques ou généralisées contre des populations civiles pour des raisons ethniques, raciales ou religieuses.

Points essentiels

  • En 1945, la responsabilité pénale internationale naît avec l’idée que des actes d’une gravité extrême ne peuvent plus être imputés seulement à l’État.
  • Le Tribunal de Nuremberg juge des crimes définis par l’article 6 de son statut, dont les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
  • Le Tribunal de Nuremberg écarte la défense fondée sur l’« ordre supérieur » en considérant que la fonction officielle ne supprime pas la responsabilité individuelle.
  • Le Tribunal de Nuremberg fixe le contenu de trois catégories de crimes et fonde ainsi le droit pénal international et la compétence de la future Cour pénale internationale.
  • À l’issue des procès de Nuremberg, 12 accusés sont condamnés à mort, 3 à la prison à vie, 4 à des peines de prison et 3 sont acquittés.
  • Le génocide du Rwanda (avril-juillet 1994) est présenté comme une application majeure du crime de génocide, avec 800 000 à 1 000 000 de victimes et un déclencheur lié à l’assassinat du président rwandais dont l’avion est

Astuce mémo

Nuremberg = 3 crimes + fin de l’excuse « j’obéissais ».

9. Droits des minorités et risques humanitaires

Notions clés & Définitions

  • Volontarisme : Le volontarisme est l’idée que le droit international s’applique surtout parce que les États l’ont choisi et accepté.
  • Jus cogens : Le jus cogens désigne des normes impératives qui s’imposent à tous les États, indépendamment de leur consentement.
  • Opinio juris : L’opinio juris est la conviction que la pratique d’un État correspond à une obligation juridique.
  • Responsabilité internationale de l’État : La responsabilité internationale de l’État est le mécanisme qui permet de sanctionner une violation d’une obligation internationale par un État.
  • Contre-mesures : Les contre-mesures sont des réponses politiques, économiques ou juridiques prises en réaction à un fait internationalement illicite, pour inciter au respect.

Points essentiels

  • Il n’existe pas de hiérarchie générale des normes en droit international, ce qui distingue notamment les sources du droit entre elles.
  • Exception au volontarisme : le droit impératif (jus cogens) s’impose à tous les États et peut neutraliser la validité d’un traité contraire.
  • Pour établir une coutume, il faut une pratique étatique constante et uniforme, plus l’opinio juris (conviction d’obéir à une obligation juridique).
  • Un acte unilatéral engage l’État s’il est imputable à une autorité compétente, s’il manifeste l’intention de produire des effets de droit et s’il est adressé à la communauté internationale.
  • Pour engager la responsabilité, il faut un acte illicite (violation d’un traité, d’une coutume ou d’une norme de jus cogens) et une imputabilité à l’État via ses organes (exécutif, législatif ou judiciaire).
  • La légitime défense écarte la responsabilité si l’acte illicite répond à une agression, notamment en cas de recours à la force armée autorisé uniquement dans ce cadre.

Astuce mémo

Volontarisme = « consentement », Jus cogens = « s’impose même sans consentir » ; Coutume = « pratique + opinio juris » ; Responsabilité = « illicite + imputable » ; Contre-mesures = « réponse sans armes ».

10. ONG : acteurs de la société civile internationale

Notions clés & Définitions

  • Diplomatie préventive : La diplomatie préventive est un maintien continu de relations entre États grâce à des moyens institutionnels reconnus, afin de réduire le risque de conflit.
  • Mission diplomatique : La mission diplomatique est une structure de représentation installée sur le territoire d’un autre État pour assurer des fonctions politiques et pratiques.
  • Immunités diplomatiques : Les immunités diplomatiques regroupent l’inviolabilité des locaux et l’immunité des représentants afin d’éviter toute ingérence du pays d’accueil.
  • Règlement pacifique des différends : Le règlement pacifique des différends désigne l’ensemble des mécanismes visant à résoudre les litiges sans recours à la force armée.
  • Négociation : La négociation est une procédure diplomatique où les États cherchent directement un accord, souvent comme étape initiale et privilégiée.

Points essentiels

  • L’entretien pacifique des relations est présenté comme un pilier de la stabilité internationale et comme un corollaire du recours limité à la force armée.
  • La diplomatie poursuit deux objectifs : défendre les intérêts nationaux et maintenir des relations interétatiques pacifiques.
  • Les relations diplomatiques se déclinent en bilatéral, multilatéral et universel, notamment dans le cadre de l’ONU, et passent par la mission diplomatique.
  • L’établissement d’une mission diplomatique repose sur le consentement mutuel : aucun État n’est obligé d’ouvrir une mission avec un autre.
  • La mission diplomatique remplit notamment des fonctions de représentation, de protection des intérêts et ressortissants, d’information par des moyens licites, et de promotion de relations amicales.
  • Les immunités diplomatiques comprennent l’inviolabilité des locaux et l’immunité des ambassadeurs, fondées sur la nécessité d’éviter l’ingérence du pays d’accueil.

Astuce mémo

Prévenir = Diplomatie ; Représenter = Mission ; Protéger = Immunités ; Résoudre = Pacifique ; Démarrer = Négociation.

11. Entreprises transnationales et responsabilité

Notions clés & Définitions

  • Tribunal international du droit de la mer : Juridiction spécialisée et permanente chargée de connaître des litiges liés à la Convention de Montego Bay.
  • Convention de Montego Bay : Traité sur le droit de la mer réunissant 168 États et servant de base à la compétence du tribunal international du droit de la mer.
  • Jus ad bellum : Branche du droit des conflits armés qui encadre les conditions légales de recours à la force avant et pour déclencher une guerre.
  • Jus in bello : Branche du droit des conflits armés qui s’applique pendant les hostilités et relève du droit humanitaire.
  • Article 2 § 4 Charte des Nations unies : Disposition qui interdit aux États de recourir à la menace ou à l’emploi de la force dans leurs relations internationales.

Points essentiels

  • Le tribunal international du droit de la mer a une compétence restreinte au droit de la mer, notamment pour les frontières maritimes, l’usage de la force en mer et les conflits de pêche.
  • Le tribunal international du droit de la mer connaît aussi des questions d’environnement dans leur dimension maritime.
  • Le tribunal international du droit de la mer peut être concurrencé par la Cour internationale de justice dans certains contentieux.
  • Le droit des conflits armés encadre à la fois les conditions de recours à la force et les règles applicables pendant les hostilités.
  • Le jus ad bellum autorise le recours à la force uniquement en cas de légitime défense ou avec une autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU.
  • Le jus in bello vise la protection des civils et des non-combattants et encadre les armes et les principes de protection des populations pendant le conflit.

12. Jus ad bellum et jus in bello

Notions clés & Définitions

  • Jus ad bellum : En droit international, le jus ad bellum encadre les conditions qui rendent licite le recours à la force armée par un État.
  • Jus in bello : En droit international, le jus in bello encadre la conduite des hostilités et vise à limiter les souffrances pendant un conflit.
  • Intervention humanitaire non autorisée : Principe discuté en pratique, il désigne une intervention armée menée sans autorisation préalable du Conseil de sécurité, justifiée par des impératifs humanitaires.
  • Droit humanitaire : Le droit humanitaire est l’ensemble des règles du jus in bello qui protègent les personnes ne participant pas ou plus aux combats et limitent les méthodes de guerre.
  • Armes aveugles : Catégorie d’armes, elles sont dites aveugles car elles ne permettent pas de distinguer efficacement civils et combattants.

Points essentiels

  • Au Kosovo (1999), l’OTAN lance une campagne sans attendre une résolution du Conseil de sécurité, puis sollicite ensuite l’appui du Conseil pour définir les conditions de paix.
  • L’OTAN justifie l’intervention par un risque génocidaire imminent, et la résolution adoptée après coup est interprétée comme une validation a posteriori.
  • En Irak, après 1991, le Conseil de sécurité adopte une résolution de maintien de la paix avec conditions de désarmement et mécanismes de surveillance.
  • En 2003, une coalition conduite par les États-Unis et le Royaume-Uni intervient en invoquant des violations, mais sans aval explicite du Conseil de sécurité.
  • Le Conseil de sécurité répond que l’argument tiré de la résolution antérieure ne suffit pas et qu’une autre résolution autorisant explicitement l’usage de la force était nécessaire.
  • Malgré des démarches proches dans les deux cas, la réception internationale diffère, et la procédure obligatoire reste la demande préalable d’autorisation au Conseil de sécurité.

Astuce mémo

Ad bellum = autorisation avant; In bello = conduite pendant.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1919Création de la discipline des relations internationales à l’université du Pays de Galles
1648Traités de Westphalie mettant fin aux conflits religieux et fondant un ordre interétatique
1945Création officielle de l’ONU lors de la conférence de San Francisco

Tableaux de synthèse

Courants en droit international (logiques et régulation)

CourantVision de l’anarchieMécanisme de paix
RéalismeL’état de nature/anarchie persiste entre États, sans autorité centraleÉquilibre des puissances (régulation principale)
LibéralismeL’anarchie n’empêche pas des relations pacifiques via droit, normes et institutionsCoopération, normes et institutions pour construire une société internationale
Néo-marxismeLes États ne sont pas égaux : asymétries liées au développementRésoudre les inégalités internationales avant un équilibre mondial

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre relations internationales et droit international : les RI analysent les interactions et l’actualité, le DI fixe des règles (et leur application).
  2. Croire que Westphalie signifie un ordre juridique complet : le cours insiste sur des bases (souveraineté/consentement), pas un système achevé.
  3. Mélanger jus ad bellum et jus in bello : le premier encadre l’usage licite de la force, le second la conduite pendant le conflit (droit humanitaire).
  4. Penser que la sécurité collective de la SDN/ONU supprime automatiquement la guerre : le cours montre des remises en cause (années 1930) et des ordres fragiles.
  5. Inverser reconnaissance et existence : l’État existe « par les faits » (territoire/population/gouvernement effectif), la reconnaissance des autres États a des effets déclaratifs.
  6. Croire que l’ONU a une armée propre : les opérations de maintien de la paix reposent sur des contingents fournis par les États membres, à but défensif.
  7. Confondre légitime défense et contre-mesures : la première répond à une agression armée, les secondes sont des réponses politiques/économiques/juridiques pour inciter au respect.

Checklist Examen

  1. Définir les relations internationales, leur objectif (outils d’analyse) et leur lien avec la guerre/la paix et le droit international.
  2. Expliquer l’idée d’État d’anarchie chez Hobbes et la conséquence sur la violence latente et la « veille d’armes ».
  3. Comparer Hobbes/Rousseau/Locke-Grotius sur l’état de nature : guerre permanente ou périodes de guerre et de paix, et rôle du droit.
  4. Expliquer le passage à l’ordre westphalien : souveraineté, égalité juridique, équilibre des puissances, et ce que Westphalie change (fin des conflits religieux).
  5. Présenter la logique de sécurité collective (SDN puis ONU) : règlement pacifique, abandon de la diplomatie secrète, intégrité territoriale/indépendance, et limites dans les années 1930.
  6. Décrire la guerre froide comme système bipolaire maintenu par la dissuasion nucléaire (« équilibre de la terreur ») et citer les étapes/acteurs (OTAN, pacte de Varsovie).
  7. Expliquer l’Europe des congrès puis le monde des conférences : différences de portée (européenne vs mondiale) et objectifs (paix/équilibre vs commerce/institutions).
  8. Expliquer la création de l’ONU et son architecture générale (conseil de sécurité, veto, assemblée générale) ainsi que l’interdiction du recours à la force dans la Charte.
  9. Décrire les éléments constitutifs de l’État (territoire, population, gouvernement politique effectif et indépendant) et distinguer existence de l’État vs reconnaissance.
  10. Expliquer la reconnaissance internationale : déclarative vs constitutive, et pourquoi l’absence de reconnaissance complique l’accès aux organisations (ex. Kosovo/Palestine).
  11. Expliquer la création de nouveaux États : décolonisation vs sécession, et la réticence de l’ONU à reconnaître les sécessions (intégrité territoriale).
  12. Maîtriser la protection des droits de l’homme : DUDH (1948) et portée non contraignante, puis protection régionale (CEDH, OEA) et logique de recours.
  13. Expliquer la responsabilité pénale internationale : Nuremberg (3 catégories de crimes), rejet de l’« ordre supérieur », et rôle de la CPI (compétence et limites).
  14. Présenter les acteurs non étatiques : ONG (rôle société civile) et entreprises transnationales (poids économique, responsabilité et encadrement).

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Relations internationales — objet ?

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Relations internationales : objectif

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Souveraineté pré-westphalienne — définition ?

Autonomie des États face à l’Église et à l’Empire, affirmation au XVIe siècle.

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