Les équations de la dynamique, adaptées par diverses approximations, permettent de modéliser efficacement la circulation géophysique en tenant compte de la rotation, de la stratification et de la faible épaisseur des fluides, essentiels pour comprendre les grands mouvements terrestres.
Approximation simplifiée : Ensemble de méthodes visant à réduire la complexité des équations de la mécanique des fluides géophysiques en utilisant des hypothèses telles que la faible profondeur, la stratification, et la rotation terrestre, pour obtenir des modèles plus maniables.
Modèles adimensionnels : Formulations des équations du mouvement où les grandeurs physiques sont rendues sans dimension en utilisant des échelles caractéristiques, permettant d’identifier les paramètres clés qui contrôlent la dynamique (ex : nombre de Rossby).
Couche mince : Hypothèse selon laquelle la profondeur du fluide (H) est faible par rapport à la longueur horizontale (L), ce qui permet de simplifier les équations en négligeant certains termes liés à la verticalité.
Approximation du plan tangent : Technique consistant à considérer une petite zone d’un fluide sur une sphère comme étant plane, en utilisant un système de coordonnées locales (x, y) aligné avec la surface tangentielle, pour simplifier la dynamique.
Systèmes de coordonnées locales : Coordonnées cartésiennes (x, y) utilisées dans l’approximation du plan tangent, adaptées à une zone réduite pour décrire la dynamique horizontale du fluide en évitant la complexité des coordonnées sphériques.
Équations du mouvement sur une coque mince : Formulation des équations de Navier-Stokes adaptées à une couche fluide dont l’épaisseur est faible, en coordonnées cartésiennes locales ou sphériques, intégrant notamment la force de Coriolis et l’équilibre hydrostatique.
Les approximations simplifiées en géosciences permettent de réduire la complexité des équations de la mécanique des fluides en se concentrant sur les phénomènes principaux, notamment en utilisant la couche mince, l’approximation du plan tangent, et la modélisation adimensionnelle, pour mieux comprendre la circulation océanique et atmosphérique.
Conservation de la masse : Principe selon lequel la masse totale d’un fluide dans un système isolé reste constante au cours du temps, exprimé par l’équation 𝛿𝛿𝛿𝛿 + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝛿𝛿𝜌) = 0, où 𝛿 est la densité et 𝜌 la masse volumique.
Conservation de la masse pour un traceur : Règle indiquant que la quantité de matière d’un traceur (chimique, aérosol, gaz, etc.) est conservée sauf si un terme source ou de puits 𝑆𝑆𝜏 est présent. Elle s’écrit : 𝛿𝛿(𝛿𝛿 𝜏𝜏) + 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑(𝛿𝛿 𝜏𝜏 𝜌𝜌) = 𝛿𝛿 𝑆𝑆𝜏.
Équations d’état : Relations reliant la densité (𝛿), la pression (p), la température (T), et éventuellement d’autres paramètres, qui décrivent l’état thermodynamique du fluide. Pour l’atmosphère, c’est l’équation des gaz parfaits : 𝑃𝑃 𝜚𝜚 = 𝑅𝑅 𝑇𝑇.
Densité (𝛿) : Quantité physique représentant la masse par unité de volume du fluide, dépendant de la température, de la pression, et d’autres paramètres selon le contexte (atmosphère ou océan).
Pression (p) : Force exercée par unité de surface dans le fluide, liée à la densité et à la température via les équations d’état.
Température (T) : Grandeur thermodynamique caractérisant l’état thermique du fluide, influencée par l’équation d’état et les échanges énergétiques.
La conservation de la masse, qu’elle concerne le fluide ou un traceur, repose sur une équation fondamentale qui relie la variation locale de la densité ou de la concentration à la divergence du flux, avec ou sans termes sources ou puits.
Équations d’état : Relations reliant la densité, la température, la pression et éventuellement d’autres paramètres du fluide, permettant de décrire l’état thermodynamique du système. Dans le contexte géophysique, elles sont essentielles pour modéliser la densité en fonction de la température, de la pression et de la composition (voir section 4).
Gaz parfait (voir section 4) : Modèle thermodynamique où la relation entre pression , densité , et température est donnée par , avec la constante spécifique du gaz. Pour l’atmosphère, cette loi est appliquée sous forme massique, notamment pour l’air sec avec .
Humidité spécifique : Quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air par unité de masse d’air sec, notée . Elle peut être intégrée dans l’équation d’état par une modification de la loi des gaz parfaits, en tenant compte de la vapeur d’eau en l’absence de changement de phase (voir section 4).
Équation de l’énergie interne (voir section 4) : Relation thermodynamique exprimant la conservation de l’énergie dans le fluide, liée à la température , la chaleur latente, et les sources ou puits de chaleur. Elle est nécessaire pour décrire l’évolution thermique du système, notamment en présence de changements de phase ou de chauffage diabatique.
Chaleur latente : Énergie absorbée ou libérée lors d’un changement de phase sans variation de température, apparaissant dans l’équation de la chaleur lorsque des changements de phase (ex. évaporation, condensation) ont lieu (voir section 4).
Équation de la chaleur : Forme spécifique de l’équation de l’énergie interne, intégrant la conduction thermique, le chauffage diabatique, et la chaleur latente en cas de changement de phase. Elle relie la variation de température à la dissipation ou à l’apport de chaleur dans le fluide.
Les équations d’état relient la densité, la température, la pression et la composition du fluide, constituant la base pour modéliser thermiquement et mécaniquement les fluides géophysiques, notamment en intégrant la chaleur latente et l’humidité spécifique.
Premier principe de la thermodynamique : principe fondamental stipulant que la variation d’énergie interne d’un système est égale à la chaleur échangée avec l’extérieur moins le travail effectué par le système. Dans le contexte des fluides géophysiques, il s’écrit sous forme d’équation de conservation de l’énergie, intégrant les effets de chauffage diabatique et de variations de pression (voir section 2).
Chaleur diabatique : terme désignant le taux de chauffage ou de refroidissement d’un fluide par des sources ou puits de chaleur qui ne sont pas liés à un processus adiabatique. Noté 𝑞̇ dans l’équation de la thermodynamique, il représente un apport ou une perte d’énergie thermique (voir section 2).
Température potentielle : température qu’aurait un fluide si on le déplaçait adiabatiquement jusqu’à une pression de référence 𝑝₀. Elle est définie par 𝜃 = 𝑇 (𝑝/𝑝₀)^{(-R/Cp)} et permet de comparer des états thermodynamiques en éliminant l’effet de la pression (voir section 2).
Compressibilité : capacité d’un fluide à changer de volume sous l’effet d’une variation de pression. Elle est caractérisée par un coefficient de compressibilité 𝛽, dépendant de la température 𝑇, de la salinité 𝑆, et d’autres paramètres, et intervient dans la relation entre densité, pression et température (voir section 2).
Vitesse du son : vitesse à laquelle se propagent les ondes acoustiques dans un fluide. Elle dépend des propriétés thermodynamiques du fluide, notamment de la compressibilité, et est utilisée pour caractériser la stabilité et la propagation des perturbations dans le fluide (voir section 2).
Les équations thermodynamiques appliquées aux fluides géophysiques combinent la conservation de l’énergie avec les relations d’état spécifiques à l’atmosphère et à l’océan, permettant de modéliser l’évolution thermique et dynamique du système en tenant compte des effets de chauffage, compression et variations de phase.
Modèles adimensionnels : Représentations simplifiées des équations de la dynamique des fluides où toutes les grandeurs sont exprimées en unités sans dimension, permettant de comparer différents écoulements en mettant en évidence les paramètres clés (voir aussi modèles adimensionnels en approximation simplifiée).
Effet de la rotation : Influence de la rotation terrestre sur l’écoulement des fluides géophysiques, introduite par la force de Coriolis, qui modifie la trajectoire et la structure des écoulements.
Effet de la stratification : Organisation verticale du fluide en couches en raison de variations de densité (due à la température, salinité ou composition), qui influence la stabilité et la propagation des ondes internes.
Facteur de Coriolis : Paramètre sans dimension noté f ou f* (selon l’approche), représentant l’effet de la rotation terrestre dans les équations de mouvement. Il dépend de la latitude λ et de la vitesse angulaire Ω :
Approximation du plan f : Hypothèse selon laquelle le facteur de Coriolis f est constant dans la zone considérée, en le prenant à une valeur f₀ = 2Ω sinλ₀, ce qui simplifie la dynamique en négligeant la variation de la latitude.
Approximation du plan β : Hypothèse où le facteur de Coriolis f varie selon la latitude y, en développant f = f₀ + β y, avec β = 2Ω cosλ₀ / RT, permettant de modéliser l’effet de la sphéricité de la Terre sur la dynamique.
Les modèles adimensionnels, en utilisant notamment les approximations du plan f et β, permettent de simplifier la dynamique des fluides géophysiques en mettant en évidence l’impact relatif de la rotation et de la stratification, essentiels pour comprendre la circulation à grande échelle.
Effet de la rotation
Influence de la rotation terrestre sur la dynamique des fluides géophysiques, notamment par la force de Coriolis, qui modifie la trajectoire des écoulements en leur imposant une déviation selon la latitude.
Effet de la stratification
Organisation verticale d’un fluide en couches horizontales, où la densité varie avec la verticale, ce qui entraîne une laminarisation de l’écoulement et l’inhibition des mouvements verticaux.
Oscillations d’inertie
Mouvements oscillatoires liés à la rotation de la Terre, résultant de la conservation du moment angulaire dans un fluide en rotation, souvent associées à des mouvements périodiques dans le système.
Ondes de gravité internes
Ondes qui se propagent à l’intérieur du fluide stratifié, dues à la restauration gravitationnelle face à des discontinuités de densité, permettant la transmission d’énergie à travers la stratification.
Équilibre géostrophique
Balance entre la force de Coriolis et la force de pression, qui établit une vitesse géostrophique dans l’écoulement, caractéristique des grandes échelles de la circulation atmosphérique et océanique.
Les effets de la rotation et de la stratification transforment la dynamique des fluides géophysiques en favorisant des écoulements laminaire, bidimensionnels, et la propagation d’ondes internes, tout en imposant une balance géostrophique essentielle à la circulation à grande échelle.
Effet de la rotation : Influence de la rotation terrestre sur la dynamique des fluides géophysiques, notamment par la force de Coriolis, qui modifie la trajectoire des écoulements.
Facteur de Coriolis (f) : Paramètre sans dimension défini par , où est la vitesse angulaire de rotation de la planète et la latitude. Il mesure l’intensité de la force de Coriolis en fonction de la latitude.
Composantes de la force de Coriolis : Composantes du terme selon les directions Est, Nord et Vertical, qui dépendent de la latitude et de la vitesse du fluide.
Approximation du plan : Hypothèse où le facteur de Coriolis est considéré constant dans une zone donnée, en prenant , ce qui simplifie la dynamique en négligeant sa variation spatiale.
Approximation du plan : Hypothèse où varie selon la coordonnée y selon la relation , avec , permettant de prendre en compte la variation de la sphéricité de la Terre.
Vitesse verticale : Composante du champ de vitesse , généralement négligée dans l’analyse des effets de rotation en raison de la couche mince, mais essentielle pour certains phénomènes comme la colonne de Taylor.
L’effet de la rotation, modélisé par le facteur de Coriolis, est central pour comprendre la structuration et la stabilité des écoulements géophysiques, notamment par la formation de structures bidimensionnelles et la verticalisation des flux.
Effet de la stratification : Phénomène où la variation de densité en fonction de la verticale conduit à une organisation en couches horizontales fines, inhibant les mouvements verticaux et favorisant la propagation d’ondes internes.
Gradient de densité : Variation de la densité d’un fluide selon la verticale, qui peut être stable ou instable. La stratification stable correspond à une densité croissante avec la profondeur, favorisant la stabilité de l’écoulement.
Ondes internes : Ondes de propagation à l’intérieur du fluide, liées à la restauration par la force de gravité suite à une perturbation de la stratification. Elles se déplacent dans un milieu stratifié et sont responsables de la transmission d’énergie verticale.
Oscillations de Brunt-Väisälä : Oscillations naturelles d’un fluide stratifié autour de son état d’équilibre, dues à la force de restauration exercée par la variation de densité. Leur fréquence caractéristique est appelée fréquence de Brunt-Väisälä.
Stabilité stratifiée : Condition où la stratification empêche la convection ou le mélange vertical, en maintenant la densité croissante avec la profondeur. Elle favorise la laminarisation de l’écoulement et la propagation d’ondes internes.
Densité potentielle : Densité d’un fluide ajustée pour tenir compte des variations de pression, permettant de comparer la stabilité de différentes couches stratifiées indépendamment des variations de pression.
La stratification stable organise le fluide en couches fines, inhibe les mouvements verticaux et permet la propagation d’ondes internes, jouant un rôle central dans la dynamique des fluides géophysiques.
Formes limites et approximations : Simplifications des équations de la dynamique des fluides en tenant compte de conditions particulières ou de limites géométriques, permettant d’étudier plus facilement certains phénomènes (Comic Science).
Approximation de couche mince : Hypothèse selon laquelle la profondeur ou l’épaisseur du fluide (H) est très petite par rapport à une longueur caractéristique horizontale (L), permettant de développer r en r = RT + z avec z << RT, et de remplacer les ∂r par ∂z (Comic Science).
Systèmes de coordonnées sphériques : Coordonnées (r, φ, λ) utilisées pour décrire la géométrie de la surface terrestre, où r est la distance au centre, φ la longitude, et λ la latitude. Localement, un plan tangent est introduit avec un système cartésien (x, y, z) pour simplifier les calculs (Comic Science).
Approximation du plan tangent : Hypothèse selon laquelle, à l’échelle locale, la surface sphérique peut être remplacée par un plan parallèle, ce qui permet d’utiliser un système de coordonnées cartésiennes pour décrire la dynamique (Comic Science).
Conditions aux limites : Conditions imposées sur le comportement du fluide à la frontière du domaine d’étude, essentielles pour résoudre les équations de mouvement. La nature de ces conditions diffère entre océan et atmosphère, notamment en raison de la présence de couches limites (Comic Science).
Couches limites d’Ekman : Zones proches des frontières où la viscosité et la force de Coriolis influencent fortement l’écoulement, entraînant des phénomènes comme la remontée ou la descente d’eau. Elles apparaissent en raison de la non-application de l’équilibre géostrophique près des frontières (Comic Science).
Les formes limites et approximations, telles que la couche mince et l’approximation du plan tangent, simplifient considérablement l’étude des écoulements géophysiques en tenant compte des particularités géométriques et physiques du système, notamment la rotation terrestre et la stratification.
L’équilibre géostrophique, basé sur la balance entre la force de Coriolis et la pression, explique la majorité des grands mouvements horizontaux dans l’atmosphère et l’océan, mais il est modifié ou interrompu par des phénomènes en couches limites ou par des oscillations de Rossby.
| Thème | Notions clés | Formules / Concepts | Approximations / Modèles | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|---|
| Équations de la dynamique | Conservation de la masse, quantité de mouvement, équations d’état | Approximation de couche mince, modèle de Navier-Stokes adapté | - | |
| Approximation simplifiée | Modèles adimensionnels, couche mince, plan tangent | Nombre de Rossby, approximation f et β | Modèles à échelle réduite, coordonnées locales | - |
| Conservation de la masse | Principe fondamental, équation différentielle | Traceurs, termes sources/puits | - |
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1. Quand la compréhension formelle de la stratification comme phénomène de stabilité et de propagation d’ondes internes dans les fluides géophysiques a-t-elle été principalement établie ?
2. Qui est crédité d'avoir formalisé ou proposé l'usage de l'approximation simplifiée en dynamique des fluides géophysiques ?
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Équations de la dynamique — définition ?
Ensemble d'équations décrivant le mouvement des fluides géophysiques.
Approximation simplifiée — rôle ?
Réduire la complexité des équations pour modéliser plus facilement.
Conservation de la masse — formule ?
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