Hoja de repaso: Introduction à la théorie de l'esprit et de l'attachement

📋 Plan du Cours

  1. Définition de la théorie de l'esprit
  2. Premières études sur les animaux
  3. Paradigme de fausse croyance
  4. Langage et fonctions exécutives
  5. Théorie de l'attachement de Bowlby
  6. Situation étrange et styles d'attachement
  7. Évaluation et effets de l'attachement
  8. Tempérament de l'enfant
  9. Mesures du tempérament
  10. Ajustement familial et susceptibilité différentielle
  11. Tâche Sally-Anne et résultats

📖 1. Définition de la théorie de l'esprit

🔑 Notions clés & Définitions

  • Théorie de l’esprit : La théorie de l’esprit désigne la capacité à attribuer des états mentaux à autrui pour prédire ou expliquer son comportement.

📝 Points essentiels

  • Comprendre les intentions derrière le message permet d’anticiper ce que l’autre cherche à obtenir et d’ajuster sa réponse.
  • La théorie de l’esprit est un processus complexe, qui devient efficace lorsqu’elle fonctionne de façon automatique.

💡 Astuce mémo

Intention → anticipation : attribuer des états mentaux pour prédire le comportement.

📖 2. Premières études sur les animaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Question de théorie de l’esprit chez les animaux : Problème de recherche portant sur la capacité d’un animal à attribuer des états mentaux pour expliquer ou prédire le comportement.
  • Does the chimpanzee have a theory of mind ? : Titre d’étude sur la capacité supposée des chimpanzés à comprendre ce qu’un humain va faire après une action instrumentale.
  • Beliefs about beliefs : Commentaire de Dennett qui remet en question l’interprétation en théorie de l’esprit à partir de résultats fondés sur des régularités.
  • Tâche Deviner–Knower : Tâche d’inférence basée sur les indices fournis par des informateurs indiquant où la nourriture est disponible.

📝 Points essentiels

  • Dans l’étude sur les chimpanzés, les vidéos combinaient des actions humaines nécessitant un accès à une clé, à un support ou à un appareil non branché, et les chimpanzés réussissaient plusieurs essais en complétant la…
  • L’interprétation de l’étude a été contestée par Dennett : les chimpanzés pourraient choisir la bonne option à partir de régularités comportementales sans attribuer d’états mentaux.
  • La stratégie expérimentale proposée est de créer une situation où la réponse fondée sur les états mentaux devient différente de celle fondée sur la régularité du comportement.
  • Chez les chevaux, avec deux humains et un seau inaccessible seul, les chevaux montrent plus d’intérêt pour l’humain qui a vu la nourriture cachée, ce qui suggère une sensibilité à l’attention de l’humain.
  • Chez les chiens domestiques (N=16), dans la tâche Deviner–Knower, ils préfèrent l’emplacement indiqué par le connaisseur quand l’accès perceptif des informateurs diffère, mais ne montrent plus de préférence quand les…
  • Chez les chimpanzés et d’autres espèces, des résultats indiquent une sensibilité à ce que les autres voient/entendent ou à la perspective visuelle/auditive, tout en montrant des limites pour réussir les fausses…

💡 Astuce mémo

Comparaison clé->esprit: si l’animal choisit selon l’accès perceptif (qui a vu) il “comprend la perspective”, mais pour conclure à la théorie de l’esprit il faut une condition où la régularité ne suffit plus.

📖 3. Paradigme de fausse croyance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tâches de fausse croyance : Les tâches de fausse croyance testent si l’enfant peut utiliser une représentation mentale qui ne correspond pas à la réalité actuelle.
  • Désirs différents : La tâche des désirs différents demande à l’enfant de choisir ce qu’une personne va préférer, malgré un conflit entre désir exprimé et préférence réelle.

📝 Points essentiels

  • Le paradigme de fausse croyance sert à distinguer la capacité de mise en œuvre de la théorie de l’esprit d’une simple réponse guidée par une régularité du comportement.
  • Les tâches de fausse croyance impliquent d’autres compétences que la théorie de l’esprit, notamment le langage et la mémoire.
  • Une difficulté de langage peut retarder la réussite aux fausses croyances, et deux explications proposées sont une consigne trop complexe (variable confondue) ou la nécessité d’un niveau de langage pour représenter les…
  • La fonction exécutive d’inhibition aide à éviter d’utiliser automatiquement la réalité quand on doit suivre la croyance de l’autre.
  • La théorie de l’esprit ne se réduit pas à l’attribution de fausses croyances.
  • Pour “désirs différents”, l’enfant doit décider entre une carotte ou un biscuit quand le personnage a une préférence réelle pour les biscuits mais qu’on n’informe pas directement ce choix dans l’étape de résolution.

💡 Astuce mémo

Inhibition = freiner la réalité ; alors la croyance de l’autre pilote la réponse.

📖 4. Langage et fonctions exécutives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Théorie de l’esprit verbale : Une forme de théorie de l’esprit s’appuyant sur des narrations et nécessitant une réponse verbale pour manifester la compréhension.
  • Théorie de l’esprit non verbale : Une forme de théorie de l’esprit qui peut être évaluée sans narration basée sur le langage et sans réponse verbale.
  • Théorie de l’esprit explicite : Une forme de théorie de l’esprit où une consigne guide la tâche, afin que l’enfant produise une réponse sur le raisonnement demandé.
  • Théorie de l’esprit implicite : Une forme de théorie de l’esprit évaluée sans consigne, à travers des indices comportementaux reflétant un traitement plus automatique.

📝 Points essentiels

  • Les tâches explicites mettent en jeu des contraintes de performance comme comprendre les consignes, inhiber l’état de la réalité et produire une réponse verbale.
  • Le contraste cognitif versus affectif sépare une compréhension dite « froide » (ex. fausse croyance) d’une compréhension « chaude » centrée sur les émotions.
  • Le contraste verbale versus non verbale distingue les évaluations qui reposent sur des récits et réponses parlées de celles qui reposent sur des réponses non verbales.
  • Le contraste explicite versus implicite oppose des tâches avec consigne à des tâches sans consigne, où la réussite peut refléter un traitement plus précoce.
  • L’interprétation constructiviste propose deux systèmes : un système implicite, automatique et précoce, et un système explicite, contrôlé et plus lent à acquérir.

📖 5. Théorie de l'attachement de Bowlby

🔑 Notions clés & Définitions

  • Théorie de l'attachement : La théorie de l’attachement décrit comment l’enfant construit des conduites pour rester proche d’une figure qui lui procure soins et sécurité, afin de s’adapter à son environnement.
  • Modèle de fonctionnement interne : Le modèle de fonctionnement interne correspond aux attentes de l’enfant sur la disponibilité et la réactivité des personnes qui répondent à ses besoins, et qui guide ses relations futures.
  • Système d’attachement : Le système d’attachement regroupe les réactions de recherche et de proximité déclenchées quand la séparation menace la sécurité de l’enfant.

📝 Points essentiels

  • Bowlby fonde sa théorie sur la convergence de la psychanalyse (Spitz) et de l’éthologie (Harlow et l’imprinting via Lorenz).
  • Chez Bowlby, la dépendance physique et l’attachement sont deux besoins primaires, contrairement à Freud où la mère procure du plaisir via la satisfaction d’un besoin vital.
  • Les conduites d’attachement visent le maintien de la proximité avec l’adulte soignant (succion, pleurs/cris, sourire, étreinte, contact visuel et suivi du regard).
  • Le développement du lien se fait en 3 phases : 0–3 mois orientation vers toute personne qui donne les soins ; 2–18 mois attachement focalisé (avec ou sans angoisse de séparation selon la période 2–6/9 mois vs 6–18/24…
  • La trilogie de Bowlby (attachement et perte) décrit : séparation (anxiété et colère) puis perte (tristesse et dépression), et la réaction de détachement/évitement quand le parent revient après une séparation prolongée.
  • En cas de séparation prolongée ou de perte permanente : activation intense (T1), désespoir/anxiété/colère ou apathie/dépression/tristesse (T2), puis détachement/évitement pouvant aller jusqu’à une personnalité « sans…

💡 Astuce mémo

Attachement = Proximité → Sécurité → Monde ; Perte = T1 recherche, T2 désarroi, T3 évitement, T4 sans affection si rien ne remplace.

📖 6. Situation étrange et styles d'attachement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Situation étrange : La situation étrange est un protocole de laboratoire qui observe les conduites d’un enfant lors de la présence d’un parent, de son départ et du retour, en présence d’un étranger.
  • Attachement sécure : L’attachement sécure décrit un enfant qui proteste lors du départ puis recherche ou accepte chaleureusement le contact au retour du parent.
  • Attachement évitant : L’attachement évitant correspond à un enfant qui montre peu ou pas de détresse au départ ni de recherche au retour, apprenant à éviter le contact.
  • Attachement ambivalent-résistant : L’attachement ambivalent-résistant décrit un enfant très perturbé par le départ, cherchant du réconfort au retour tout en restant incertain et parfois refusant le contact.
  • Attachement désorganisé : L’attachement désorganisé correspond à un enfant qui manifeste de la peur au retour du parent et ne parvient pas à concilier réconfort et effroi.

📝 Points essentiels

  • Vers 2 à 6/9 mois, la différenciation se fait sans angoisse de séparation, puis vers 6 à 18/24 mois elle s’accompagne d’une angoisse de séparation.
  • Le paradigme de la situation étrange comprend 7 épisodes d’environ 3 minutes, avec un étranger, des départs du parent et des retrouvailles.
  • Les conduites observées incluent recherche de proximité, maintien du contact, évitement, résistance et pleurs selon les phases.
  • Type A (sécure) : protestation au départ et accueil chaleureux au retour, avec l’enfant utilisant le parent comme base de sécurité quand il est présent (≈65% des mères).
  • Type B (évitant/insécure) : absence de manifestations au départ et au retour, avec des mères peu sensibles aux besoins de l’enfant (≈20% en société occidentale).
  • Type C (ambivalent-résistant/insécure) : perturbation au départ et recherche de réconfort au retour avec incertitude et refus possible, lié à des réponses parentales peu sensibles ou inconsistantes (≈15% en société…

💡 Astuce mémo

A sécure = Apaisé au retour, B évitant = Bref intérêt, C ambivalent = Cherche puis Casse le contact, D désorganisé = Douleur/peur au retour.

📖 7. Évaluation et effets de l'attachement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Attachment Q-Sort : Outil d’évaluation du jeune enfant qui estime la qualité de l’attachement en observant l’enfant dans son quotidien et en comparant ses comportements à des items décrivant un profil sécurisé.
  • Story Stem Assessment Profile : Procédure d’évaluation par histoires à compléter qui explore les représentations internes d’attachement en analysant la suite inventée par l’enfant et ses thèmes relationnels.
  • Cartes pour le codage de l’attachement et de la mentalisation : Système de codage du discours de l’enfant qui permet d’évaluer à la fois le style d’attachement et la capacité à comprendre émotions et intentions.
  • Attachment Multiple Model Interview : Entretien semi-structuré qui examine, chez l’adolescent ou l’adulte, les modèles d’attachement activés dans différentes relations à partir de la cohérence et de la régulation émotionnelle du récit.

📝 Points essentiels

  • L’attachement est globalement stable dans le temps et le niveau de sécurité dans la petite enfance prédit des issues socio-émotionnelles et relationnelles plus favorables plus tard.
  • Un meilleur attachement est associé à une meilleure adaptation avec les pairs, une autorégulation accrue (moins d’anxiété), moins de symptômes anxieux/dépressifs et moins d’isolement social.
  • Un attachement plus sécure est associé à de meilleures relations amicales et amoureuses, ainsi qu’à un meilleur bien-être émotionnel.
  • La sécurité de l’attachement prédit aussi une moindre agressivité et moins de comportements délinquants par rapport aux profils insécures (évitant) et désorganisés.
  • Attachment Q-Sort : 90 items classés après observation dans le milieu naturel, avec un score continu reflétant la proximité au profil sécure plutôt qu’une catégorie stricte.

📖 8. Tempérament de l'enfant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tempérament : Le tempérament correspond aux différences individuelles de réactivité émotionnelle, de niveau d’activité motrice et d’attention, influencées en partie par la constitution biologique.
  • Bébés faciles : Le type de tempérament décrit par Thomas et Chess concerne des nourrissons qui s’adaptent rapidement, établissent vite des routines et sont généralement faciles à apaiser.
  • Goodness of fit : La qualité d’ajustement désigne la compatibilité entre le tempérament de l’enfant et les attentes/demandes de son environnement social.
  • Susceptibilité différentielle : La susceptibilité différentielle décrit le fait que certains individus sont plus impactés par l’environnement, pouvant aussi bien en profiter que souffrir selon la qualité des conditions.

📝 Points essentiels

  • Le tempérament se manifeste par l’émotivité, le niveau d’activité et l’attention, avec une base génétique et des influences environnementales.
  • Thomas et Chess (1977) distinguent trois profils : bébés faciles (40%), bébés lents à démarrer (15%) et bébés difficiles (10%).
  • La méthode de Thomas et Chess repose sur des entretiens longitudinaux répétés avec les parents (bébé 2 à 6 mois) en demandant des descriptions spécifiques plutôt qu’une interprétation.
  • Rothbart identifie 5 dimensions précoces : rire/sourire, niveau d’activité, crainte, colère/frustration, orientation attentionnelle, puis ajoute plus tard le contrôle volontaire (inhiber une réponse dominante).
  • Le tempérament est globalement assez stable et relativement constant entre situations, avec une plus grande stabilité de 3 à 6 ans que de 0 à 3 ans.
  • Les effets du tempérament dépendent de la « qualité d’ajustement » et de la « susceptibilité différentielle » : des profils plus craintifs ou plus impulsifs réagissent différemment selon chaleur vs sévérité, et les «…

💡 Astuce mémo

Orchidées = épanouissement si conditions favorables, pissenlits = moins de sensibilité aux conditions.

📖 9. Mesures du tempérament

🔑 Notions clés & Définitions

  • Revised Infant Behavior Questionnaire : Questionnaire évaluant des dimensions du tempérament chez les bébés de 0 à 12 mois à partir de la fréquence des comportements observés.
  • Child Behavior Questionnaire : Questionnaire mesurant des dimensions du tempérament chez l’enfant de 3 à 7 ans à partir de la fréquence des comportements.
  • Observations naturalistes : Méthode d’évaluation qui consiste à observer le comportement de l’enfant dans la vie quotidienne (maison ou école) dans plusieurs situations.
  • Variabilité du rythme cardiaque : Mesure physiologique qui reflète en partie la façon dont le système nerveux réagit aux nouveautés et la capacité de régulation émotionnelle.

📝 Points essentiels

  • Les mesures du tempérament peuvent être fondées sur des entretiens/évaluations des caractéristiques, puis regroupées en dimensions, mais les chercheurs ne s’accordent pas toujours sur leur nombre.
  • Rothbart a proposé des mesures par questionnaires : l’Infant Behavior Questionnaire révisé pour 0–12 mois (Garstein & Rothbart, 2003) et le Child Behavior Questionnaire pour 3–7 ans (Rothbart et al., 2001).
  • Les questionnaires parentaux sont utiles car ils couvrent de nombreuses situations, mais ils souffrent d’un manque d’objectivité, de comparaisons limitées entre enfants et d’un biais de désirabilité.
  • Les observations en laboratoire réduisent les biais grâce au contrôle de l’environnement, mais elles ne portent que sur un nombre restreint de situations et reflètent parfois davantage l’humeur du moment que le…
  • Les observations naturalistes donnent aussi moins de biais, mais elles sont coûteuses en temps, d’où l’intérêt de combiner plusieurs méthodes.
  • Aucune mesure n’est parfaite : un tempérament robuste s’évalue prudemment via plusieurs méthodes (questionnaires, observations et mesures physiologiques).

📖 10. Ajustement familial et susceptibilité différentielle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Orchidées et pissenlits : Modèle contrastant deux profils : orchidées très sensibles aux conditions, pissenlits peu sensibles et relativement favorisés quel que soit l’environnement.

📝 Points essentiels

  • La famille constitue le contexte le plus important pour l’ajustement entre tempérament et environnement.
  • Quand le tempérament est difficile (impulsivité ou régulation émotionnelle faible) et que la famille est hostile et punitive, l’enfant tend à montrer plus de problèmes émotionnels et comportementaux.
  • Quand un enfant craintif bénéficie d’un environnement chaleureux et d’une discipline douce plutôt que sévère, il développe moins de problèmes émotionnels et comportementaux.
  • Dans la susceptibilité différentielle, les orchidées s’épanouissent fortement quand les conditions sont favorables et déclinent quand elles sont défavorables.
  • Dans la susceptibilité différentielle, les pissenlits sont moins réactifs au contexte et présentent un développement plutôt bon quelle que soit la valence environnementale.
  • La susceptibilité différentielle est supposée enracinée dans un système nerveux très malléable et plastique.

💡 Astuce mémo

Orchidées = soleil qui fait pousser (bon milieu = mieux, mauvais = pire) ; Pissenlits = tiennent partout (peu sensibles au milieu).

📖 11. Tâche Sally-Anne et résultats

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tâche Sally-Anne : Une tâche expérimentale utilisée pour évaluer la capacité à répondre correctement à une situation où autrui peut avoir une fausse croyance.
  • Question test : Question portant sur l’endroit où Sally ira chercher sa balle après son retour, utilisé pour juger la réussite à la tâche.
  • Question de réalité : Question portant sur l’endroit réel de la balle, servant à vérifier la compréhension de la situation.
  • Question de mémoire : Question portant sur l’endroit où Sally avait laissé la balle avant de partir, utilisée pour contrôler l’encodage de la scène.

📝 Points essentiels

  • Dans l’étude de Baron-Cohen, Leslie et Frith (1985), la tâche Sally-Anne est administrée à 20 enfants autistes, 14 enfants avec trisomie 21 et 27 enfants du groupe contrôle.
  • Les enfants du groupe contrôle réussissent, car la théorie de l’esprit apparaît vers 4-5 ans.
  • Les enfants avec trisomie 21 sont attendus comme réussissant, compte tenu d’un âge mental non verbal d’environ 5-6 ans.
  • Les enfants autistes ne réussissent pas le volet « théorie de l’esprit », malgré une bonne compréhension et une bonne mémoire de la scène.
  • Les résultats montrent que les autistes échouent à attribuer une fausse croyance, alors que la réalité et la mémoire de localisation sont globalement maîtrisées.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1978Dennett, commentaire sur Premack & Woodruff (Beliefs about beliefs)
1985Tâche Sally-Anne (Baron-Cohen, Leslie & Frith) pour la théorie de l’esprit
1990Sulloway : théorie de la niche familiale (dans le TD)
2000Bloom & German : raisons d’abandonner la tâche de fausse croyance comme test unique de ToM
2004Wellman & Liu : scaling of Theory-of-Mind tasks (décours, désirs différents)
2005Onishi & Baillargeon : preuves de fausse croyance dès 15 mois
2018Burnel et al. : version peu verbale de tâches de théorie de l’esprit
2019Trosch et al. : état attentionnel chez les chevaux; Krupenye & Call : limites/fausses croyances chez singes/corvidés

📊 Tableaux de synthèse

Formes de théorie de l’esprit

AxePôle 1Pôle 2Ce que ça implique
Ordre1er ordre2ème ordreporter sur l’état mental d’autrui vs sur l’état mental d’une personne qui a un état mental
Naturecognitiveaffectivefroide (ex. fausse croyance) vs chaude (émotions)
Modalitéverbalenon verbalenarrations et réponse verbale vs pas de narration basée sur le langage et pas de réponse verbale
Contrôleexpliciteimpliciteprésence d’une consigne vs absence de consigne

Styles d’attachement (situation étrange)

TypeDépart du parentRetour du parentIndice central
A (sécure)protestationaccueil chaleureuxbase de sécurité utilisée quand le parent est présent
B (évitant/insécure)peu ou pas de manifestationspeu ou pas de manifestationsapprentissage d’éviter le contact
C (ambivalent-résistant/insécure)fortement perturbérecherche de réconfort avec incertitude/refus possibleréponses parentales peu sensibles ou inconsistantes
D (désorganisé/désorienté)peur et difficulté à concilier réconfort/effroiappréhension au retour du parent

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’attribution d’états mentaux avec la simple détection de régularités comportementales (Dennett : l’animal peut choisir sans “esprit”).
  2. Croire que la tâche de fausse croyance mesure uniquement la théorie de l’esprit alors qu’elle dépend aussi du langage, de la mémoire et des fonctions exécutives (inhibition, mémoire de travail, flexibilité).
  3. Penser que “réussir Sally-Anne” signifie que les fausses croyances sont maîtrisées dès le même âge chronologique : le cours insiste sur l’émergence autour de 4-5 ans et les limites liées au format explicite.
  4. Mélanger 1er et 2ème ordre : le 2ème ordre implique un état mental sur l’état mental d’autrui, pas seulement une croyance “au sujet de”.
  5. Interpréter “explicite/implicite” comme “verbal/non verbal” : ce sont deux axes différents (consigne vs absence de consigne, et narration/réponse verbale vs non verbale).
  6. Oublier que dans la situation étrange la différenciation A vs C/B dépend aussi de la période développementale (2–6/9 mois vs 6–18/24 mois) et pas uniquement de “l’émotion” au retour.
  7. Réduire l’attachement au parent “qui fait plaisir” : chez Bowlby, dépendance physique et attachement sont des besoins primaires, et l’attachement vise la sécurité/base de sécurité.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la théorie de l’esprit comme capacité à attribuer des états mentaux pour prédire/expliquer le comportement, et donner l’idée “intention → anticipation”.
  2. Expliquer pourquoi l’étude “Does the chimpanzee have a theory of mind ?” suggère une ToM et pourquoi Dennett conteste via “Beliefs about beliefs” (régularités sans états mentaux).
  3. Présenter le principe du test de fausse croyance : créer une situation où la réponse fondée sur la régularité diffère de celle fondée sur la croyance (et interpréter “échec vs réussite”).
  4. Donner ce que montre le cours sur l’âge d’émergence chez l’humain (réponses selon régularité en 3-4 ans puis proportion nettement plus élevée de réponses “ToM” autour de 5-6 ans et 7-9 ans).
  5. Lister au moins 3 compétences nécessaires en plus de la ToM pour réussir les tâches de fausse croyance (langage, mémoire, inhibition; mentionner mémoire de travail si nécessaire).
  6. Décrire comment sont modélisées les “formes” de ToM selon les axes du cours : 1er/2ème ordre, cognitive/affective, verbale/non verbale, explicite/implicite.
  7. Expliquer les interprétations des résultats bébé (Onishi & Baillargeon) : nativiste (compétence précoce + échec de performance) vs constructiviste (systèmes implicite précoce et explicite lent).
  8. Résumer l’idée générale chez les animaux non humains d’après le cours (chevaux/chiens/singes/corvidés : sensibilité perspective/attention ou limites sur fausses croyances).
  9. Présenter la théorie de l’attachement (Bowlby) : conduites de maintien de proximité, modèle de fonctionnement interne, et la trilogie “attachement et perte” (T1/T2/T3/T4).
  10. Décrire le protocole de la situation étrange (7 épisodes ~3 minutes) et relier A/B/C/D à départ/retour du parent et l’idée de base de sécurité/évitement/incertitude/peur.
  11. Connaître les outils d’évaluation par âge : Attachment Q-Sort (score continu) / Story Stem Assessment Profile / cartes de codage (attachement + mentalisation) / Attachment Multiple Model Interview.
  12. Définir le tempérament, distinguer goodness of fit et susceptibilité différentielle (orchidées/pissenlits), et citer au moins deux méthodes de mesure (questionnaires, observations naturalistes, mesures physiologiques).

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Introduction à la théorie de l'esprit et de l'attachement con 11 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Quelle formulation décrit le mieux la théorie de l’esprit ?

2. Quelle est la définition de la théorie de l'esprit ?

Realiza el cuestionario →

Repasa con tarjetas de memoria

Memoriza los conceptos clave de Introduction à la théorie de l'esprit et de l'attachement con 9 tarjetas de memoria interactivas.

Théorie de l'esprit — définition ?

Capacité à attribuer des états mentaux à autrui.

Théorie de l'esprit : définition

Capacité à attribuer des états mentaux à autrui.

Premières études animales — question clé ?

Capacité des animaux à comprendre ou attribuer des états mentaux.

Ver tarjetas de memoria →

Similar courses

Crea tus propias hojas de repaso

Importa tu curso y la IA genera hojas, cuestionarios y tarjetas de memoria en 30 segundos.

Generador de hojas