Scheda di revisione: Comprendre le marché du travail et le chômage

📋 Plan du Cours

  1. Définitions du chômage et du sous-emploi
  2. Indicateurs chômage et taux d’emploi
  3. Chômage conjoncturel et fluctuations économiques
  4. Chômage structurel et rôle des institutions
  5. Salaire minimum et règles de protection de l’emploi
  6. Problèmes d’appariement sur le marché du travail
  7. Asymétrie d’information et salaire d’efficience
  8. Politiques macroéconomiques de soutien de la demande
  9. Allègement du coût du travail et cotisations sociales
  10. Politiques de formation et adéquation des compétences
  11. Flexibilisation du marché du travail et précarité

📖 1. Définitions du chômage et du sous-emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Population active : La population active regroupe les personnes qui ont un emploi et celles qui sont au chômage.
  • Chômage (BIT) : Le chômage, au sens du BIT, concerne une personne sans emploi, disponible rapidement et qui recherche activement un travail.
  • Sous-emploi : Le sous-emploi désigne une situation intermédiaire entre emploi et chômage, quand on travaille moins que ce que l’on souhaiterait.
  • Taux de chômage : Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active.
  • Taux d’emploi : Le taux d’emploi mesure la part des personnes en âge de travailler qui occupent effectivement un emploi.

📝 Points essentiels

  • Un chômeur (BIT) n’a pas d’emploi.
  • Un chômeur (BIT) est disponible pour travailler sous 15 jours.
  • Un chômeur (BIT) cherche activement un emploi.
  • Le sous-emploi concerne notamment le temps partiel subi, c’est-à-dire un temps de travail inférieur à ce que la personne voudrait.
  • En France, le taux de chômage est de 7,3% en 2022, ce qui correspond à 7,3% de la population active.
  • En France, le taux d’emploi est de 70% en 2022, donc 30% des 15-64 ans sont soit chômeurs soit inactifs.

💡 Astuce mémo

BIT = Sans emploi + Disponible ≤15 jours + Recherche active.

📖 2. Indicateurs chômage et taux d’emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fluctuations conjoncturelles : Les fluctuations conjoncturelles sont les variations à court terme de la situation économique (comme le PIB, les prix et le chômage).
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel est la partie du chômage qui provient des variations de la conjoncture économique.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel est la partie du chômage liée à la structure du marché du travail, indépendamment des variations conjoncturelles.
  • Salaire minimum : Le salaire minimum est un salaire plancher légal en dessous duquel aucun salaire ne peut être fixé.
  • Protection de l’emploi : La protection de l’emploi regroupe les règles qui encadrent le licenciement et rendent l’ajustement des effectifs plus coûteux ou plus contraint.

📝 Points essentiels

  • Les entreprises anticipent la demande en se basant surtout sur la conjoncture : bonne croissance et peu de chômage → demande anticipée élevée, crise → demande anticipée faible.
  • Quand la conjoncture se dégrade, le chômage augmente car les entreprises réduisent ou reportent leurs embauches.
  • Le chômage conjoncturel correspond à la fraction du chômage expliquée par les fluctuations à court terme de l’économie.
  • Même en période de bonne conjoncture, le chômage n’est jamais nul : une partie reste structurelle.
  • Le salaire minimum est un plancher légal ; en France, le SMIC est d’environ 1400 €/mois.
  • Si une activité est peu rentable, les entreprises peuvent renoncer à embaucher car elles ne peuvent pas proposer un salaire inférieur au minimum légal.

💡 Astuce mémo

Conjoncture = cycle court (PIB/prix/chômage) → conjoncturel ; Structure = règles du marché → structurel.

📖 3. Chômage conjoncturel et fluctuations économiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Protection de l’emploi : Ensemble de règles qui encadrent les licenciements et rendent les ruptures de contrat plus coûteuses et moins immédiates pour l’employeur.
  • Chômage structurel : Chômage durable lié aux mécanismes du marché du travail qui freinent l’embauche, même quand la conjoncture s’améliore.
  • Monopole employeur : Situation où une entreprise est le seul employeur d’un secteur, ce qui lui donne un pouvoir de marché sur les salaires.
  • Problème d’appariement : Inadéquation entre les emplois offerts et les emplois recherchés, qui laisse des postes vacants faute de candidats adaptés.
  • Inadéquation spatiale : Type d’appariement défaillant où les chômeurs et les postes disponibles ne sont pas situés au même endroit.

📝 Points essentiels

  • En France, le préavis de licenciement impose à l’employeur de prévenir deux mois avant le licenciement d’un salarié.
  • Les règles de protection de l’emploi incluent aussi des indemnités de licenciement et la possibilité d’un recours juridique du salarié.
  • Ces contraintes limitent les licenciements « sans coût » et « du jour au lendemain », ce qui rend l’embauche plus prudente.
  • La prudence accrue des entreprises face au risque de licenciement contribue au chômage structurel.
  • Dans un secteur en monopole, l’employeur peut fixer des salaires bas faute de concurrence, ce qui peut pousser certains à préférer rester au chômage.
  • Un salaire minimum peut réduire le chômage dans ce cas en relevant les salaires et en incitant davantage de chômeurs à accepter un emploi.

💡 Astuce mémo

Protection de l’emploi = licenciement moins facile → embauche plus prudente → chômage structurel ; Monopole = salaires trop bas → salaire minimum = chômage ↓.

📖 4. Chômage structurel et rôle des institutions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inadéquation des qualifications : Situation de chômage où les compétences des chômeurs ne correspondent pas aux qualifications exigées par les postes disponibles.
  • Frictions sur le marché du travail : Délai et coûts de recherche nécessaires pour qu’un travailleur retrouve un emploi après une perte d’emploi.
  • Asymétrie d’information : Écart d’informations entre travailleurs et entreprises sur des éléments clés comme la productivité ou l’effort.
  • Sélection adverse : Problème d’asymétrie d’information avant l’embauche où l’entreprise ne peut pas distinguer les candidats productifs des moins productifs.
  • Aléa moral : Problème d’asymétrie d’information après l’embauche où l’employeur observe mal l’effort réel du salarié.

📝 Points essentiels

  • Le chômage structurel peut venir d’une inadéquation des qualifications quand les postes offerts exigent des compétences différentes de celles des chômeurs.
  • Les frictions augmentent la durée de recherche d’emploi car le travailleur doit notamment consacrer du temps aux candidatures, à la sélection des offres et aux entretiens.
  • Avant le contrat, la sélection adverse pousse l’entreprise à proposer un salaire plutôt moyen car elle n’est pas certaine de la productivité du candidat.
  • En sélection adverse, un candidat efficace refuse une offre jugée trop faible tandis qu’un candidat peu efficace l’accepte, ce qui réduit la qualité moyenne des embauches.
  • Après le contrat, l’aléa moral apparaît car l’employeur détecte difficilement les comportements de « tir au flanc » et ne peut pas facilement sanctionner.
  • Une solution est le salaire d’efficience : un salaire élevé vise à augmenter la productivité et à réduire le « tir au flanc » en rendant la perte d’emploi plus coûteuse.

💡 Astuce mémo

Sélection adverse = avant contrat (mauvais tri), Aléa moral = après contrat (effort caché) ; Salaire d’efficience = payer plus pour trier et discipliner.

📖 5. Salaire minimum et règles de protection de l’emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Salaire d’efficience : Un salaire d’efficience est une rémunération fixée au-dessus du niveau d’équilibre pour inciter les travailleurs à ne pas « tirer au flanc ».
  • Chômage structurel : Le chômage structurel correspond à un niveau durable de chômage lié à un désajustement entre l’offre et la demande de travail.
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel est causé par une conjoncture économique défavorable qui réduit la demande de biens et services.
  • Politique monétaire expansionniste : Une politique monétaire expansionniste consiste à baisser les taux directeurs pour faciliter l’accès au crédit et soutenir la demande.
  • Politique budgétaire expansionniste : Une politique budgétaire expansionniste correspond à une relance par hausse des dépenses publiques et baisse des recettes quand la conjoncture est défavorable.

📝 Points essentiels

  • Le salaire d’efficience vise deux effets : attirer avant le contrat des travailleurs productifs et, après le contrat, réduire l’incitation à tricher en augmentant le coût du risque de perte d’emploi.
  • L’application d’un salaire d’efficience peut accroître le chômage structurel car les entreprises embauchent moins lorsque le coût salarial augmente.
  • Pour lutter contre le chômage conjoncturel, les pouvoirs publics cherchent à relancer la demande globale afin d’inciter les entreprises à embaucher.
  • Une politique monétaire expansionniste repose sur la baisse des taux d’intérêt directeurs, ce qui rend les crédits moins coûteux et encourage les banques à prêter davantage.
  • La hausse de la demande induite par le crédit entraîne une augmentation de la production et donc des embauches, ce qui réduit le chômage conjoncturel.
  • Une politique budgétaire expansionniste consiste à augmenter les dépenses publiques et à diminuer les recettes (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA) pour soutenir la demande sur l’ensemble des marchés, avec,

💡 Astuce mémo

Salaire d’efficience = inciter à bosser, mais coût salarial ↑ ⇒ embauches ↓ ⇒ chômage structurel ↑.

📖 6. Problèmes d’appariement sur le marché du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel correspond aux pertes d’emploi liées aux fluctuations de l’activité économique, qui s’améliorent quand la demande augmente.
  • Politiques budgétaires expansionnistes : Les politiques budgétaires expansionnistes sont des mesures qui stimulent la demande globale via une hausse des dépenses publiques, au prix d’un déficit plus élevé.
  • Coût du travail : Le coût du travail est le montant total supporté par l’entreprise, égal au salaire net plus les cotisations sociales liées à ce salaire.
  • Politiques d’allègement du coût du travail : Les politiques d’allègement du coût du travail visent à réduire le coût total d’un salarié pour encourager l’embauche et limiter les délocalisations.
  • Politiques de formation : Les politiques de formation regroupent les actions qui améliorent l’adéquation entre compétences des travailleurs et besoins des entreprises, réduisant le chômage structurel.

📝 Points essentiels

  • Une hausse de la demande de biens et services entraîne une hausse de la production et des embauches, ce qui réduit le chômage conjoncturel.
  • Les politiques budgétaires expansionnistes augmentent le déficit public.
  • Quand le coût du travail augmente, les entreprises sont incitées à embaucher moins et à investir davantage dans des machines pour produire avec moins de travailleurs.
  • Quand le coût du travail augmente, les entreprises peuvent aussi délocaliser la production vers des pays où le coût du travail est plus faible, ce qui crée du chômage.
  • Les politiques d’allègement du coût du travail consistent très majoritairement à diminuer les cotisations sociales.
  • Les politiques de formation améliorent l’appariement entre travailleurs et emplois, ce qui réduit le chômage structurel.

💡 Astuce mémo

Demande↑ → production↑ → embauches↑ (conjoncturel↓) ; Coût du travail↑ → machines↑/délocalisation↑ (chômage↑) ; Formation↑ → adéquation↑ (structurel↓).

📖 7. Asymétrie d’information et salaire d’efficience

🔑 Notions clés & Définitions

  • Asymétrie d’information : Situation où une partie connaît mieux que l’autre la qualité ou la productivité d’un travailleur, ce qui fausse les décisions d’embauche et de rémunération.
  • Salaire d’efficience : Rémunération fixée au-dessus du niveau concurrentiel pour inciter les salariés à mieux travailler et réduire les comportements opportunistes.
  • Chômage structurel : Chômage durable lié à un mauvais appariement entre offres et demandes de travail, même quand le marché s’ajuste.
  • Politiques de formation : Ensemble de mesures publiques visant à rapprocher les compétences des travailleurs des besoins des entreprises afin d’améliorer l’adéquation emploi-compétences.

📝 Points essentiels

  • L’asymétrie d’information peut empêcher les entreprises d’évaluer correctement la productivité, ce qui dégrade l’appariement et peut entretenir le chômage structurel.
  • Le salaire d’efficience sert d’incitation : un salaire plus élevé rend le coût d’un mauvais comportement plus important pour le salarié.
  • Les politiques de formation réduisent les problèmes d’appariement en alignant les compétences acquises avec les attentes des entreprises.
  • Les politiques de formation peuvent passer par la création ou suppression de filières universitaires selon les besoins des entreprises.
  • Les politiques de formation peuvent aussi reposer sur stages et alternance pour développer des compétences directement liées aux emplois visés.
  • La formation continue (ex. CPF) permet aux travailleurs de monter en compétences ou de se reconvertir tout au long de la carrière.

💡 Astuce mémo

Asymétrie → entreprise ne voit pas tout ; salaire d’efficience = payer plus pour obtenir plus d’effort.

📖 8. Politiques macroéconomiques de soutien de la demande

🔑 Notions clés & Définitions

  • Demande globale : La demande globale regroupe l’ensemble des dépenses qui soutiennent l’activité économique à court terme.
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel correspond à la part du chômage qui varie avec les fluctuations de l’activité économique.
  • Fluctuations conjoncturelles : Les fluctuations conjoncturelles sont des variations économiques de court terme qui touchent notamment le PIB, les prix et le chômage.
  • Effets sur la qualité des emplois : Les politiques de soutien de la demande peuvent améliorer l’emploi mais aussi rendre certains emplois plus précaires.

📝 Points essentiels

  • Les politiques macroéconomiques de soutien de la demande visent à réduire le chômage en stimulant l’activité économique à court terme.
  • Le chômage conjoncturel augmente quand la conjoncture se dégrade et diminue quand l’activité repart.
  • Les fluctuations conjoncturelles se lisent via des indicateurs comme le PIB, les prix et le chômage.
  • Même si ces politiques réduisent le chômage, elles peuvent dégrader la qualité des emplois en augmentant la précarité.
  • La précarité accroît l’incertitude des travailleurs : licenciements plus faciles et heures supplémentaires imposables ou non selon les semaines, ce qui fait varier le salaire.

💡 Astuce mémo

Conjoncture = court terme : quand la demande repart, le chômage conjoncturel baisse, mais la précarité peut augmenter.

📖 9. Allègement du coût du travail et cotisations sociales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel est la part du chômage liée aux variations à court terme de l’économie (activité, prix, etc.).
  • Chômage structurel : Le chômage structurel est la part du chômage due aux caractéristiques durables du marché du travail, indépendantes des fluctuations économiques.
  • Institutions : Les institutions sont l’ensemble des règles et croyances qui orientent les comportements, y compris sur le marché du travail.
  • Salaire minimum : Le salaire minimum est un plancher légal en dessous duquel aucun salaire ne peut être fixé.
  • Règles de protection de l’emploi : Les règles de protection de l’emploi encadrent les conditions de licenciement et les droits des salariés concernés.

📝 Points essentiels

  • Le chômage total s’explique par la somme du chômage conjoncturel et du chômage structurel.
  • Les fluctuations conjoncturelles correspondent à des variations de court terme de la situation économique (PIB, prix, chômage).
  • Le chômage conjoncturel augmente quand la conjoncture se dégrade et diminue quand elle s’améliore.
  • Le chômage structurel dépend notamment des institutions, de l’appariement entre travailleurs et besoins des entreprises, et des asymétries d’information.
  • Les institutions sur le marché du travail visent à protéger travailleurs et chômeurs via des règles comme le SMIC, les indemnités chômage et la durée du travail.
  • En France, le SMIC est d’environ 1400€/mois, soit environ 10€ par heure de travail (ordre de grandeur donné).

💡 Astuce mémo

Conjoncture = court terme (cycle) ; Structure = règles + appariement + infos (durable).

📖 10. Politiques de formation et adéquation des compétences

🔑 Notions clés & Définitions

  • Problème d’appariement : Le problème d’appariement désigne l’écart entre les emplois offerts par les entreprises et les emplois recherchés par la population active.
  • Inadéquation spatiale : L’inadéquation spatiale correspond au fait que les candidats potentiels ne sont pas localisés au même endroit que les postes disponibles.
  • Inadéquation de qualification : L’inadéquation de qualification apparaît quand les postes disponibles exigent des compétences différentes de celles détenues par les chômeurs.
  • Frictions du marché du travail : Les frictions sont les délais et coûts de recherche qui empêchent un retour à l’emploi immédiat après une perte de poste.
  • Asymétrie d’information : L’asymétrie d’information survient quand une partie du contrat connaît mieux la « qualité » ou la productivité que l’autre, ce qui peut être utilisé à son avantage.

📝 Points essentiels

  • Les règles de licenciement (préavis, indemnités, possibilité de recours) réduisent la capacité des entreprises à licencier « du jour au lendemain » et sans coût immédiat.
  • Le problème d’appariement peut venir d’inadéquations spatiales, de qualifications ou de frictions liées au temps de recherche et de candidature.
  • Inadéquation spatiale : des postes disponibles dans une région peuvent coexister avec un chômage élevé ailleurs, ce qui limite la rencontre entre offres et demandes.
  • Inadéquation de qualification : des emplois (ex. informatique) peuvent rester vacants si les chômeurs n’ont pas les compétences requises.
  • Frictions : le temps nécessaire pour rédiger des lettres, trier des offres, passer des entretiens retarde la reprise d’emploi.
  • Asymétrie d’information : le travailleur connaît mieux sa productivité que l’employeur, ce qui crée un avantage informationnel dans le contrat.

💡 Astuce mémo

Appariement = Lieu (spatial) + Compétence (qualification) + Temps (frictions) ; Information = Qui sait quoi (travailleur vs employeur).

📖 11. Flexibilisation du marché du travail et précarité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Asymétries avant signature : Les asymétries d’information avant la signature du contrat créent un risque de sélection adverse.
  • Asymétries après signature : Les asymétries d’information après la signature du contrat créent un risque d’aléa moral.
  • Salaire d’efficience : Le salaire d’efficience est un salaire élevé versé pour inciter les salariés à accroître leur productivité et protéger les profits de l’entreprise.
  • Politique d’allègement du coût du travail : La politique d’allègement du coût du travail vise à réduire le coût supporté par l’entreprise pour employer un salarié, surtout via la baisse des cotisations sociales.
  • Politique de flexibilisation : La politique de flexibilisation permet aux entreprises d’ajuster rapidement le volume total d’heures travaillées selon l’évolution de la demande adressée par leurs clients.

📝 Points essentiels

  • Sélection adverse et aléa moral se distinguent par le moment où l’information est asymétrique : avant ou après la signature du contrat.
  • Sur le marché du travail, le « produit » échangé correspond au temps de travail offert par le salarié aux entreprises.
  • Le coût pour l’entreprise d’un salarié est égal au salaire versé plus les cotisations sociales.
  • Coût du travail = salaire + cotisations sociales, ce qui relie directement le niveau de salaire et les charges à l’emploi.
  • Les politiques d’allègement du coût du travail reposent essentiellement sur la baisse des cotisations sociales.
  • La flexibilisation dépend de la facilité à embaucher/licencier, à demander des heures supplémentaires, à changer de poste et à augmenter ou réduire les salaires.

💡 Astuce mémo

Avant signature → sélection adverse ; après signature → aléa moral.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1883-1946John Maynard Keynes (auteur mobilisé pour expliquer le chômage conjoncturel)
15jCritère BIT : disponibilité pour prendre un emploi sous 15 jours
7,3% en 2022Taux de chômage en France : 7,3% en 2022
70% en 2022Taux d’emploi en France : 70% en 2022
1400€/moisSMIC : 1400€/mois (ordre de grandeur donné)
deux moisProtection de l’emploi : préavis de licenciement de deux mois (en France)
2019Exemple : fermeture d’usine Ford près de Bordeaux en 2019

📊 Tableaux de synthèse

Chômage conjoncturel vs structurel

TypeCauseQuand ça varie
ConjoncturelFluctuations conjoncturelles (variation à court terme : PIB, prix, chômage)Augmente quand la conjoncture se dégrade et diminue quand l’activité repart
StructurelStructure du marché du travail (institutions, appariement, asymétries d’information)Même quand la conjoncture est bonne : le chômage n’est jamais nul

Asymétries d’information : sélection adverse vs aléa moral

MomentProblèmeEffet
Avant la signatureSélection adverseL’entreprise propose un salaire moyen car elle n’est pas sûre de la productivité ; les candidats efficaces refusent, seuls les moins efficaces acceptent
Après la signatureAléa moralL’employeur observe difficilement l’effort (« tir au flanc ») ; le salarié réduit son effort car il a peu à perdre

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chômage (BIT) et inscription à Pôle emploi : Pôle emploi inclut aussi des personnes qui ne recherchent pas activement ou qui veulent travailler plus après quelques heures.
  2. Croire que le sous-emploi est du chômage : le sous-emploi concerne des personnes en emploi mais qui ne travaillent pas à temps plein alors qu’elles le souhaiteraient.
  3. Dire que le chômage conjoncturel vient d’un problème d’appariement : l’appariement (spatial, qualifications, frictions) explique surtout le chômage structurel.
  4. Penser que les institutions n’ont qu’un effet négatif : elles peuvent aussi réduire le chômage si un monopole impose des salaires trop bas et qu’un salaire minimum les relève.
  5. Inverser sélection adverse et aléa moral : la sélection adverse est avant la signature (tri des candidats), l’aléa moral est après (effort caché).
  6. Oublier que le chômage structurel peut augmenter avec le salaire d’efficience : payer plus incite à mieux travailler mais réduit les embauches.
  7. Mélanger politiques de soutien de la demande et politiques d’allègement du coût du travail : la première relance la demande globale, la seconde agit surtout via la baisse des cotisations sociales.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la population active et distinguer emploi, chômage (BIT) et sous-emploi.
  2. Donner les 3 critères BIT du chômage : pas d’emploi, disponible sous 15 jours, recherche active.
  3. Expliquer ce que mesure le taux de chômage et ce que mesure le taux d’emploi, avec les ordres de grandeur donnés (7,3% en 2022 ; 70% en 2022).
  4. Relier les fluctuations conjoncturelles (PIB, prix, chômage) au chômage conjoncturel via l’anticipation de la demande par les entreprises.
  5. Expliquer pourquoi le chômage n’est jamais nul même en bonne conjoncture (chômage structurel).
  6. Citer au moins deux institutions responsables du chômage structurel : salaire minimum et règles de protection de l’emploi (préavis, indemnités, recours).
  7. Décrire le mécanisme du monopole employeur et le rôle possible du salaire minimum pour convaincre des chômeurs d’accepter un emploi.
  8. Définir le problème d’appariement et distinguer inadéquation spatiale, inadéquation de qualifications et frictions.
  9. Expliquer la sélection adverse (avant signature) et l’aléa moral (après signature) à partir de l’asymétrie d’information.
  10. Définir le salaire d’efficience et montrer ses deux effets (avant : attirer les productifs ; après : réduire le tir au flanc) et son effet sur le chômage structurel.
  11. Présenter les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale : politique monétaire expansionniste et politique budgétaire expansionniste, et leur effet sur le chômage conjoncturel.
  12. Expliquer les politiques d’allègement du coût du travail : coût du travail = salaire net + cotisations sociales, et pourquoi elles consistent surtout à baisser les cotisations sociales.
  13. Expliquer comment les politiques de formation réduisent les problèmes d’appariement (filières, stages/alternance, formation continue/CPF).
  14. Définir la flexibilisation du marché du travail (flexibilité externe et interne) et donner des exemples de mesures ; relier ces politiques à la baisse du chômage structurel et à la hausse de la précarité.

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Chômage — définition ?

Personne sans emploi, disponible, recherchant activement.

Population active: définition

Personnes en emploi ou au chômage.

Sous-emploi — définition ?

Travail inférieur à ce que l’on souhaite, souvent à temps partiel subi.

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