Scheda di revisione: Introduction à la consommation et à l'investissement

📋 Plan du Cours

  1. Consommation : définition et rôle macroéconomique
  2. Formes de consommation des ménages
  3. Consommation effective et comptabilité nationale
  4. Types de biens selon la durabilité
  5. Mesure des dépenses de consommation
  6. Évolution de la structure de consommation
  7. Déterminants microéconomiques de la consommation
  8. Déterminants macroéconomiques chez Keynes
  9. Épargne des ménages : formes et définitions
  10. Investissement : capital fixe et capital immatériel
  11. Déterminants de l’investissement et rentabilité
  12. Effets de l’investissement sur la demande

📖 1. Consommation : définition et rôle macroéconomique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Consommation : La consommation est une opération économique consistant à acquérir des biens et des services pour les détruire immédiatement ou progressivement via leur utilisation.
  • Demande globale : La demande globale regroupe les composantes de la demande adressée à l’économie, dont la consommation constitue la partie principale.
  • Consommation effective des ménages : La consommation effective des ménages regroupe les biens et services acquis pour la satisfaction directe des besoins humains, individuels et collectifs.
  • Consommation finale individualisable : La consommation finale individualisable correspond aux dépenses supportées par un agent (ménages ou administrations/ISBL) et rattachables à des individus ou groupes.
  • Coefficient budgétaire : Le coefficient budgétaire mesure le poids d’un poste de consommation dans la dépense totale des ménages.

📝 Points essentiels

  • La consommation est une composante principale de la demande et une variable macroéconomique essentielle.
  • La consommation et l’épargne sont deux formes d’utilisation du revenu qui déterminent les niveaux d’investissement et de croissance.
  • Pour mesurer la consommation globale des ménages, la comptabilité nationale additionne des consommations individuelles et des consommations collectives non marchandes individualisables.
  • La consommation des ménages inclut la consommation finale individualisable des ménages et celle des administrations publiques et des institutions sans but lucratif.
  • La consommation des ménages se décompose aussi selon la nature des biens et services : biens matériels, produits non matériels et services.
  • En 2024, la dépense de consommation individuelle des ménages représente plus de 53% du PIB.

💡 Astuce mémo

Demande = Consommation (principal) ; Revenu = Consommation + Épargne ; puis Épargne → Investissement → Croissance.

📖 2. Formes de consommation des ménages

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coefficients budgétaires Insee : Les coefficients budgétaires Insee sont des indicateurs publiés chaque année qui suivent la part de chaque poste dans la consommation des ménages.
  • Loi d’Engel : La loi d’Engel décrit que, quand le revenu augmente, la part du budget consacrée aux besoins alimentaires diminue.
  • Élasticité-prix : L’élasticité-prix mesure la sensibilité de la demande à la variation des prix relatifs des biens et services.
  • Consommations collectives non marchandes : Les consommations collectives non marchandes regroupent des services pris en charge collectivement, notamment via la santé et l’éducation.
  • Dépenses contraintes ou pré engagées : Les dépenses contraintes ou pré engagées sont des dépenses peu ajustables à court terme (loyer, énergie, assurance, etc.).

📝 Points essentiels

  • La part des dépenses d’habillement varie peu tandis que la part de l’habitation reste invariable quel que soit le revenu.
  • La part des dépenses d’éducation, de santé et de loisirs augmente avec le revenu.
  • Les prix relatifs peuvent modifier les comportements d’achat, ce qui justifie l’usage de l’élasticité-prix pour étudier la consommation.
  • En 50 ans, la dépense de consommation par habitant a presque triplé en monnaie constante, mais la structure des postes a fortement changé.
  • Les coefficients budgétaires Insee permettent de suivre l’évolution de la composition de la consommation au fil du temps.
  • La part de l’alimentation baisse fortement : environ 60% du budget en 1900, 26,1% en 1960, puis 13,3% en 2014, ce qui vérifie la loi d’Engel pour l’alimentation.

💡 Astuce mémo

Engel = « l’aliment recule quand le revenu monte » : plus de revenu → part alimentaire ↓.

📖 3. Consommation effective et comptabilité nationale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Revenu permanent : Le revenu permanent est le revenu annuel moyen anticipé par un individu à partir de ses attentes, plutôt que son revenu courant observé.
  • Théorie du revenu permanent : La théorie du revenu permanent explique la consommation par le revenu moyen anticipé, fondé sur les anticipations et le patrimoine humain, et non par le seul revenu actuel.
  • Cycle de vie : Le cycle de vie est l’idée que la consommation et l’épargne dépendent des étapes professionnelles et familiales qui modifient revenus et besoins au fil des âges.
  • Rationalité limitée : La rationalité limitée désigne le fait que les agents ne sont pas toujours parfaitement rationnels, donc ne choisissent pas systématiquement l’option optimale.
  • Effet de démonstration : L’effet de démonstration est l’imitation de la consommation d’un groupe au revenu supérieur par un groupe qui s’identifie à lui pour afficher son statut.

📝 Points essentiels

  • Friedman relie la consommation à un revenu anticipé, le revenu permanent, estimé à partir des anticipations sur le patrimoine humain et le revenu futur.
  • La consommation s’ajuste progressivement aux variations de revenu, ce qui limite les à-coups de consommation lors des récessions.
  • En récession, la consommation se maintient tandis que l’épargne diminue, ce qui implique un taux d’épargne plus élevé en expansion et plus faible en récession.
  • Modigliani (1954) relie consommation et épargne au cycle de vie, avec un partage consommation/épargne différent selon l’âge.
  • Le profil temporel des ressources est faible ou nul au début de la vie active, croissant à l’âge adulte, puis décroissant jusqu’à devenir nul à la retraite.
  • La consommation de l’agent type est relativement constante sur l’ensemble de la vie, car l’emprunt jeunesse, l’épargne adulte et la désépargne fin de vie servent à adapter ressources et besoins dans le temps.

💡 Astuce mémo

Revenu permanent = consommation lissée : on consomme selon ce qu’on anticipe, pas selon ce qu’on touche aujourd’hui.

📖 4. Types de biens selon la durabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Épargne : L’épargne est la fraction non consommée du revenu, disponible pour acquérir des actifs physiques ou financiers.
  • Thésaurisation : La thésaurisation est la détention liquide de l’épargne, sous forme de monnaie.
  • Épargne financière : L’épargne financière regroupe les placements monétaires et les placements financiers rémunérés détenus par les ménages.
  • Épargne non-financière : L’épargne non-financière correspond, pour les ménages, à l’investissement immobilier et au remboursement de prêts liés.
  • Capital fixe : Le capital fixe désigne les moyens de production durables, utilisés sur plus d’un an et participant à plusieurs cycles.

📝 Points essentiels

  • L’épargne est une consommation décalée dans le temps, car elle renonce à consommer aujourd’hui pour consommer plus tard.
  • Le temps est central : l’épargne doit conserver sa valeur pour permettre une consommation future.
  • Le taux d’épargne des ménages se calcule par Taux d’épargne = (EB/RDB)×100.
  • L’épargne financière peut rester liquide (thésaurisation) ou être placée via dépôts à terme et livrets, ou via des placements financiers rémunérés.
  • L’épargne non-financière des ménages est liée à l’achat immobilier et au remboursement de prêts contractés pour cet investissement.
  • Le capital fixe regroupe des moyens de production durables (plus d’un an) participant à plusieurs cycles de production.

💡 Astuce mémo

Épargne = revenu non consommé → futur ; liquide = thésaurisation ; durable = capital fixe.

📖 5. Mesure des dépenses de consommation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux d’utilisation des capacités de production : Le taux d’utilisation mesure dans quelle mesure les capacités existantes sont employées pour produire.
  • Principe de l’accélérateur : Le principe de l’accélérateur décrit comment une variation de la demande finale provoque une variation plus que proportionnelle de l’investissement.
  • Rentabilité de l’investissement : La rentabilité mesure le rapport entre les revenus générés par le capital et le montant de capitaux engagés.
  • Coût de l’investissement : Le coût de l’investissement correspond à l’ensemble des dépenses nécessaires au projet, incluant notamment le coût du financement.
  • Multiplicateur d’investissement : Le multiplicateur d’investissement relie une hausse de l’investissement à une hausse plus que proportionnelle du revenu national.

📝 Points essentiels

  • Une demande effective plus forte pousse les entreprises à produire davantage et à investir pour accroître les capacités de production.
  • L’investissement n’est nécessaire que si l’entreprise ne peut pas produire plus avec ses capacités actuelles, ce qui dépend du taux d’utilisation.
  • Plus le taux d’utilisation des capacités est élevé, plus l’investissement paraît nécessaire, et on observe une corrélation empirique forte avec l’investissement.
  • Le principe de l’accélérateur (Clark, 1917) affirme qu’une variation de la demande finale entraîne une variation plus que proportionnelle de l’investissement.
  • L’effet d’accélération exige des capacités saturées, une productivité du capital constante ou décroissante, et une demande non temporaire.
  • Si les capacités ne sont pas saturées, l’ajustement passe par le taux d’utilisation plutôt que par une hausse du stock de capital ; si la productivité augmente, l’investissement peut être moins que proportionnel ; si la

📖 6. Évolution de la structure de consommation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Demande globale : La demande globale regroupe les dépenses intérieures et les achats extérieurs, dont la consommation et la demande étrangère via les exportations.
  • Multiplicateur d'investissement : Le multiplicateur d'investissement décrit comment une hausse de l’investissement entraîne une hausse du revenu national plus que proportionnelle, selon la propension marginale à consommer.
  • Propension marginale à consommer : La propension marginale à consommer mesure la part d’un supplément de revenu consacrée à la consommation plutôt qu’à l’épargne.
  • Propension marginale à épargner : La propension marginale à épargner mesure la part d’un supplément de revenu consacrée à l’épargne plutôt qu’à la consommation.
  • Investissement de capacité : L’investissement de capacité augmente les moyens de production, ce qui permet une production plus élevée nécessitant en général de nouveaux emplois.

📝 Points essentiels

  • Au niveau macroéconomique, l’investissement est une composante de la demande globale avec la consommation et les exportations.
  • Dans l’analyse keynésienne, une hausse de l’investissement provoque une variation du revenu supérieure à la variation initiale.
  • Le multiplicateur fonctionne par enchaînement d’ondes de revenus et de dépenses, où chaque nouveau revenu alimente une nouvelle dépense.
  • Dans l’exemple, 80% des revenus sont dépensés puis 80% de ces dépenses deviennent un revenu pour d’autres, jusqu’à ce que le dernier effet devienne négligeable.
  • La progression géométrique illustre la multiplication: 100 + 80 + 64 + 51… avec une raison constante 0,8.
  • La somme des termes d’une progression géométrique de raison c<1 suit Somme = a×l/(1−c), ce qui conduit à DY = k×DI avec k = 1/(1−PmC).

💡 Astuce mémo

Investissement → revenu amplifié: plus PmC est forte, plus le multiplicateur est grand (et donc l’effet sur l’économie).

📖 7. Déterminants microéconomiques de la consommation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Monnaie fiduciaire : La monnaie fiduciaire est une monnaie papier dont la valeur repose sur la confiance dans l’échange contre de la monnaie métallique.
  • Monnaie scripturale : La monnaie scripturale est une monnaie créée par des écritures bancaires sur des comptes de dépôts à vue.
  • Monnaie divisionnaire : La monnaie divisionnaire désigne les pièces incluses dans la monnaie fiduciaire par convention.
  • Monopole d’émission : Le monopole d’émission est le pouvoir de la banque centrale d’émettre la monnaie fiduciaire.
  • Multiplicateur de crédit : Le multiplicateur de crédit est un mécanisme reliant les réserves liquides d’une banque à la quantité de crédit qu’elle peut accorder.

📝 Points essentiels

  • Les monnaies marchandises et les monnaies métalliques ne suffisent plus pour les besoins du commerce, ce qui ouvre la voie à des instruments de paiement plus pratiques.
  • Les lettres de change, ancêtres des billets, sont émises par des banquiers en contrepartie de dépôts de monnaie métallique.
  • La monnaie fiduciaire dépend de la confiance (fiducia) permettant l’échange du billet contre du métal chez le banquier.
  • La monnaie scripturale est créée par les banques via un jeu d’écritures qui crédite le compte du bénéficiaire lors d’un crédit.
  • Quand le crédit est totalement remboursé, la monnaie correspondante est détruite par un jeu d’écriture bancaire.
  • La banque centrale crée de la monnaie fiduciaire en augmentant les billets en circulation, tandis que l’essentiel de la création monétaire vient des crédits bancaires et de leurs écritures.

💡 Astuce mémo

Confiance → fiduciaire ; Écriture → scripturale ; Crédit → création ; Remboursement → destruction.

📖 8. Déterminants macroéconomiques chez Keynes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux de variation du PIB : Le taux de variation du PIB mesure l’évolution du PIB d’une année à l’autre, en pourcentage.
  • PIB en valeur : Le PIB en valeur exprime la production mesurée avec les prix courants, donc sensible à l’inflation.
  • PIB en volume : Le PIB en volume exprime la production corrigée des variations de prix, pour refléter la croissance réelle.
  • Croissance extensive : La croissance extensive correspond à une hausse de la production obtenue surtout en augmentant la quantité de facteurs de production.
  • Croissance intensive : La croissance intensive correspond à une hausse de la production obtenue surtout grâce à une amélioration de la productivité des facteurs.

📝 Points essentiels

  • TV (valeur) se calcule par [(PIB 2023 − PIB 2022) / PIB 2022] × 100, ici (282,5 − 2655,4)/2655,4 × 100 = 6,3 % selon la formule fournie.
  • TV (volume) se calcule par [(PIB volume 2023 − PIB volume 2022) / PIB volume 2022] × 100, ici (2565 − 2541,5)/2541,5 × 100 = 0,9 % selon la formule fournie.
  • Les taux en valeur et en volume diffèrent car l’inflation modifie les prix, et seul le volume reflète la croissance réelle.
  • Entre 2022 et 2023, la croissance en volume passe de 2,6 % à 0,9 % mais reste positive, donc le PIB en volume ne diminue pas.
  • Une croissance positive en volume signifie une augmentation réelle de la production, même si le rythme ralentit.
  • Les ménages contribuent généralement le plus à la croissance, avec une part d’environ 55 % selon les tendances indiquées.

💡 Astuce mémo

Valeur = Prix (inflation) ; Volume = Réel (production).

📖 9. Épargne des ménages : formes et définitions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Épargne des ménages : L’épargne des ménages correspond à la partie du revenu qui n’est pas consommée et qui peut être mise de côté.
  • Revenu disponible brut : Le revenu disponible brut est la somme du revenu effectivement utilisé pour consommer et de la part mise en épargne.
  • Épargne financière : L’épargne financière regroupe la fraction du revenu placée sous forme d’actifs financiers plutôt que consommée.
  • Épargne non financière : L’épargne non financière correspond à la part du revenu consacrée à des investissements réels, notamment le logement.
  • Taux d’épargne : Le taux d’épargne mesure la part du revenu des ménages qui n’est pas consommée.

📝 Points essentiels

  • La croissance est orientée vers la consommation, soit immédiate soit différée via l’épargne, afin d’élever le niveau de vie matériel moyen.
  • La croissance et le développement ne se confondent pas : la croissance est surtout quantitative/qualitative de la richesse, tandis que le développement intègre des dimensions plus larges (inégalités, santé, éducation, éc
  • À PIB par habitant égal, le développement n’est pas forcément identique car il dépend aussi du chômage, du degré de démocratie et de la prise en compte de l’environnement.
  • Les indicateurs de développement visent à quantifier le bien-être des individus, de la santé jusqu’aux dimensions économiques et politiques.
  • Les indicateurs économiques cités sont l’IDH (espérance de vie, niveau d’instruction, PIB par habitant) et l’IPH (probabilité de décéder avant 60 ans, illettrisme, grande pauvreté, chômage de longue durée).
  • L’épargne est la part du revenu non consommé, et elle se décompose en épargne financière et épargne non financière.

💡 Astuce mémo

Épargne = Revenu − Consommation (financière + non financière).

📖 10. Investissement : capital fixe et capital immatériel

🔑 Notions clés & Définitions

  • FBCF : La FBCF mesure la formation brute de capital fixe, c’est-à-dire la valeur des nouveaux équipements acquis au cours de la période.
  • Investissements matériels : Les investissements matériels regroupent les achats de biens de production qui alimentent directement la FBCF.
  • Investissements immatériels : Les investissements immatériels sont des dépenses visant à augmenter le potentiel futur de l’entreprise, sans être comptabilisées comme investissements en comptabilité nationale.
  • Investissement de remplacement : L’investissement de remplacement sert à maintenir le capital existant en remplaçant le matériel usé ou devenu obsolète.
  • Investissement de capacité : L’investissement de capacité augmente le stock de capital existant pour accroître la capacité de production potentielle.

📝 Points essentiels

  • Les investissements matériels correspondent aux achats de biens de production et donc à la FBCF.
  • Les investissements immatériels sont des dépenses qui renforcent le potentiel de vente futur (formation, R&D, publicité-marketing, investissements commerciaux à l’étranger) mais ne sont pas comptabilisés comme des “inves
  • Investissement de remplacement : remplacer à l’identique le matériel usé ou obsolète.
  • Investissement de capacité : s’ajoute au capital déjà existant pour accroître la capacité de production potentielle.
  • Investissement de productivité : remplacer un capital usé/obsolète par des moyens plus productifs pour augmenter la productivité des facteurs.
  • Investissement brut : investissement total effectivement réalisé, correspondant à la FBCF (valeur des nouveaux équipements).

💡 Astuce mémo

Matériel = FBCF ; Immatériel = futur sans compta nationale ; Remplacement = amortir l’usure ; Capacité = ajouter du stock ; Productivité = mieux produire avec moins.

📖 11. Déterminants de l’investissement et rentabilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accélérateur : L’accélérateur est un mécanisme reliant la variation de la demande à la variation de l’investissement, ce qui amplifie les mouvements conjoncturels.
  • Effets de capacité : Les effets de capacité désignent le fait que l’investissement sert à augmenter la capacité de production sur plusieurs années, pas seulement pour répondre à la demande immédiate.
  • Coût des équipements : Le coût des équipements correspond au caractère élevé et peu divisible des machines, ce qui rend l’investissement sensible aux variations de la demande.
  • Rentabilité réelle : La rentabilité réelle mesure le rendement d’un placement une fois corrigé de l’inflation, donc en tenant compte de la perte ou du gain de pouvoir d’achat.

📝 Points essentiels

  • En reprise, une hausse de la demande entraîne un besoin d’équipements dont le coût dépasse la valeur de la production supplémentaire nécessaire à satisfaire la demande additionnelle.
  • Les équipements étant indivisibles et durables, ils permettent de produire plusieurs années, ce qui implique que la hausse de l’investissement dépasse la hausse de la demande (ΔI+ > ΔD+).
  • En récession, les entreprises deviennent suréquipées et n’investissent pas avant un redémarrage fort de la demande, ce qui conduit à une baisse durable de l’investissement (ΔI- > ΔD-).
  • Le cycle de l’investissement amplifie le cycle de l’activité générale : il accélère la reprise quand la consommation augmente et il se contracte quand la consommation baisse.
  • Le taux d’intérêt réel se calcule en retranchant le taux d’inflation au taux d’intérêt nominal (exemples : 4% et 0% → 40 €, 4% et 1% → 30 €, 4% et 5% → -10 €).
  • Lorsque l’inflation dépasse le taux d’intérêt nominal, la rentabilité réelle devient négative : l’épargnant perd du pouvoir d’achat sur son placement.

💡 Astuce mémo

Accélérateur = demande → investissement amplifié : ΔI+ > ΔD+ en reprise et ΔI- > ΔD- en récession (équipements indivisibles et durables).

📖 12. Effets de l’investissement sur la demande

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux d’intérêt nominal : Le taux d’intérêt nominal est le rendement affiché d’un placement, sans tenir compte de l’inflation.
  • Taux d’intérêt réel : Le taux d’intérêt réel mesure le rendement après prise en compte de la hausse des prix (inflation), donc sur le pouvoir d’achat.
  • Inflation : L’inflation correspond à la hausse générale des prix qui réduit le pouvoir d’achat de la monnaie.
  • Compétitivité-prix : La compétitivité-prix désigne la capacité d’un pays à vendre ses produits à des prix relativement plus attractifs que ceux des concurrents.
  • Élasticité-prix de la demande : L’élasticité-prix de la demande mesure la variation relative de la quantité demandée quand le prix varie.

📝 Points essentiels

  • Intérêts réels : on compare le taux nominal au taux d’inflation, et le rendement réel devient inférieur au nominal quand l’inflation augmente.
  • Si l’inflation vaut 0%, un placement à 4% rapporte 4% en termes réels, soit 40 € pour 1 000 €.
  • Si l’inflation vaut 1%, le taux réel est 3% et les intérêts réels sont 30 € pour 1 000 €.
  • Si l’inflation vaut 5%, le taux réel devient négatif (4%−5% = −1%), donc l’épargnant perd 10 € de pouvoir d’achat.
  • Quand l’inflation dépasse le taux nominal, le taux d’intérêt réel peut devenir négatif et l’épargne perd de la valeur.
  • Pour les entreprises, l’inflation gêne l’investissement car les coûts futurs et les prix de vente sont difficiles à anticiper, ce qui perturbe le calcul économique.

💡 Astuce mémo

Nominal − Inflation = Réel : si l’inflation dépasse, le réel passe sous zéro.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1857Publication de l’étude « budget des familles » d’Ernst Engel à l’origine de la loi d’Engel
1821-1896Ernst Engel, économiste et statisticien allemand
1954Modigliani développe l’analyse du cycle de vie (consommation et épargne selon les âges)

📊 Tableaux de synthèse

Lois d’Engel et évolution des postes

PosteEffet quand le revenu augmenteSource
AlimentationLa part diminueLoi d’Engel (première loi)
HabillementLa part varie peuDeuxième loi d’Engel
HabitationLa part est invariableTroisième loi d’Engel
Éducation/Santé/LoisirsLa part s’accroîtAutres lois d’Engel

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre consommation et épargne : l’épargne est la fraction non consommée du revenu, tandis que la consommation est l’acquisition de biens et services détruits immédiatement ou progressivement.
  2. Inverser les taux valeur/volume : le PIB en valeur est sensible à l’inflation, le PIB en volume reflète la croissance réelle (production corrigée des prix).
  3. Se tromper sur l’élasticité : une élasticité-prix est en général négative (prix ↑, demande ↓), et on raisonne en variation relative de quantité sur variation relative de prix.
  4. Mélanger propension moyenne et propension marginale à consommer : la PMC (C/R) est la part moyenne du revenu consommée, la PmC mesure l’impact d’une variation de revenu sur la consommation.
  5. Croire que la consommation baisse en récession dans la théorie du revenu permanent : au contraire, elle se maintient et l’épargne diminue (taux d’épargne ↑ en expansion).
  6. Confondre investissement brut/net : la FBCF mesure l’investissement brut, et l’investissement net se déduit en retranchant l’usure du capital (consommation de capital fixe).
  7. Se tromper sur l’accélérateur : il exige des capacités saturées et une demande non temporaire ; sinon l’ajustement passe par le taux d’utilisation ou par les prix.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la consommation comme opération d’acquisition de biens et services destinés à être détruits immédiatement ou progressivement via leur utilisation.
  2. Expliquer ce que recouvre la consommation effective des ménages et distinguer consommations individuelles vs collectives non marchandes individualisables.
  3. Savoir décomposer la consommation des ménages : consommation finale individualisable des ménages et des administrations publiques/ISBL.
  4. Classer les biens selon leur durabilité : durables, semi-durables, non durables/fongibles.
  5. Calculer et interpréter un coefficient budgétaire (poids d’un poste dans la dépense totale) et relier l’Insee à la répartition par fonctions.
  6. Utiliser la loi d’Engel : part alimentaire ↓ quand le revenu ↑, habillement ~ stable, habitation invariable, éducation/santé/loisirs ↑.
  7. Définir et distinguer propension moyenne à consommer (PMC) et propension marginale à consommer (PmC) chez Keynes, avec l’idée de consommation qui augmente moins vite que le revenu.
  8. Expliquer la théorie du revenu permanent (Friedman) : revenu permanent anticipé, consommation lissée, récession vs expansion sur consommation/épargne.
  9. Expliquer le cycle de vie (Modigliani) : profil temporel des ressources (jeune faible/nul, adulte croissant, retraite nul) et consommation relativement constante.
  10. Décrire la rationalité limitée et les déterminants psychologiques/sociologiques : rationalité limitée, effet de démonstration (Duesenberry), filière inversée (Galbraith).
  11. Définir l’épargne comme fraction non consommée du revenu, distinguer épargne financière (thésaurisation/placements) et épargne non financière (logement/prêts).
  12. Calculer le taux d’épargne : (EB/RDB)×100 et relier revenu disponible brut à consommation + épargne.
  13. Définir capital et distinguer capital fixe (moyens de production durables) vs capital immatériel (actifs immatériels).
  14. Distinguer investissement matériel vs immatériel, et les types : remplacement, capacité, productivité ; relier investissement brut/net à la FBCF et à l’usure du capital (consommation de capital fixe).

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Consommation — définition ?

Acquisition de biens et services pour détruire ou utiliser.

Rôle macroéconomique de la consommation ?

Principal composant de la demande globale.

Formes de consommation ménages ?

Individuelle, collective, marchande, non marchande.

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