Scheda di revisione: Introduction à la critique littéraire et narration

📋 Plan du Cours

  1. Entrer dans l’écriture et l’autonomie
  2. Contraintes de l’écriture et surcharge cognitive
  3. Processus rédactionnels : planification
  4. Prolepse et analepse en narration
  5. Point de vue narratif et focalisation
  6. Jeux narratifs et métanarration
  7. Paratexte et supports de la littérature jeunesse
  8. Lecture littéraire : plaisir et distance critique
  9. Postures de lecture : jeu de rôles et jeu de règles
  10. Notion de genre littéraire et horizon d’attente
  11. Perspective historique des genres : Aristote et poétiques

📖 1. Entrer dans l’écriture et l’autonomie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Œuvre ouverte : Notion d’Umberto Eco où le texte n’impose pas un sens unique et demande une coopération du lecteur pour produire des interprétations.
  • Œuvre fermée : Notion d’Umberto Eco où le texte oriente vers une seule interprétation dominante, comme dans des usages pratiques ou techniques.
  • Lectant : Instance de lecture critique qui prend de la distance, analyse les formes et le fond, et développe un esprit d’interprétation raisonnée.
  • Carnet de lecture : Support de traces où le lecteur note impressions, jugements, liens et hypothèses pour garder une mémoire de sa lecture et guider l’interprétation.
  • Cahier de littérature : Cahier de travail recueillant des traces de lecture souvent construites collectivement pour accueillir les impressions, problématiser et confronter les interprétations.

📝 Points essentiels

  • La littérature peut se lire en distinguant forme et fond, par exemple en observant rimes, enjambements et procédés pour comprendre des thèmes.
  • Dans l’œuvre, le sens n’est pas fixé une fois pour toutes : le lecteur construit un sens final à partir de sa lecture.
  • Eco oppose œuvre fermée et œuvre ouverte : la première vise une interprétation unique, la seconde autorise plusieurs lectures et points de vue.
  • Le lecteur modèle est un concept qui distingue le lecteur physique, le lecteur « lu » par le texte et le lectant critique qui met le texte à distance.
  • À l’école primaire, la posture « lu » domine pour développer l’imaginaire et le plaisir, tandis que le lectant soutient une lecture plus critique.
  • Les postures de lecture peuvent être combinées : playing (jeu de rôles), game (jeu de règles), texte action, texte signe, texte tremplin, texte objet.

💡 Astuce mémo

Œuvre ouverte = « plusieurs clés » ; lectant = « recul + analyse » ; carnet/cahier = « traces pour interpréter ».

📖 2. Contraintes de l’écriture et surcharge cognitive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espace ouvert d’écriture : Espace ouvert d’écriture : zone de travail où l’élève peut écrire librement sans viser immédiatement un texte final, pour soutenir la compréhension et la créativité.
  • Carnet d’expériences : Carnet d’expériences : support personnel où l’élève note, rature, reprend et illustre pour garder trace de son cheminement de lecture et d’écriture.
  • Lecture à haute voix : Lecture à haute voix : pratique qui fait entendre à la fois la voix du texte et la sensibilité du lecteur, en proposant une interprétation.
  • Débat interprétatif : Débat interprétatif : échange collectif où l’on confronte des interprétations d’un texte afin de construire une compréhension commune.
  • Surcharge cognitive : Surcharge cognitive : état où trop d’informations ou d’exigences simultanées dépassent les capacités de traitement, ce qui freine la compréhension et la production.

📝 Points essentiels

  • Un espace ouvert d’écriture sert de lieu de plaisir et de progression, plutôt que d’étape obligatoire après chaque lecture.
  • Le carnet d’expériences peut accueillir des prises de notes, ratures, reprises, dessins et schémas pour stabiliser la pensée.
  • L’écriture peut aussi prendre des formes évaluatives ou de travail (texte à trou, QCM, outil d’évaluation) en plus des productions rédigées.
  • La lecture à haute voix permet de faire goûter sons et rythme tout en faisant émerger une proposition d’interprétation.
  • Un débat interprétatif exige une question controversée avec des opinions différentes et vise une réponse commune.
  • Le débat s’organise avec participation et décentration (par exemple une demi-classe débat pendant que l’autre observe avec une fiche).

💡 Astuce mémo

Écris sans pression : carnet = brouillon utile ; voix = interprétation ; débat = opinions → réponse commune.

📖 3. Processus rédactionnels : planification

🔑 Notions clés & Définitions

  • Planification rédactionnelle : En rédaction, la planification regroupe les actions qui préparent le texte avant d’écrire, en organisant idées et organisation selon un but.
  • Opérations de conception : Les opérations de conception sont les actions qui servent à trouver et rassembler les idées nécessaires au texte.
  • Opérations d’organisation : Les opérations d’organisation consistent à hiérarchiser et ordonner les informations pour construire une structure adaptée au projet.
  • Opérations de recadrage : Les opérations de recadrage réajustent l’organisation des idées pour mieux correspondre au destinataire et au but visé.
  • Destinataire : Le destinataire est la personne ou le groupe à qui le texte est adressé, et qui influence le choix et l’organisation des contenus.

📝 Points essentiels

  • La planification vise la recherche d’idées et la préparation du texte, souvent en temps collectif, via des questions comme à qui et pour quoi faire.
  • La planification structure le texte en lien avec le but à atteindre, avant la mise en texte.
  • Trois sous-ensembles composent la planification : conception (trouver), organisation (hiérarchiser), recadrage (réajuster).
  • Le recadrage adapte l’organisation en fonction du destinataire, pour améliorer la pertinence du texte.
  • Les opérations de planification peuvent être répétées et ajustées, car la tâche d’écriture évolue pendant la production.

💡 Astuce mémo

Concevoir = trouver, Organiser = trier, Recadrer = ajuster au destinataire (COR).

📖 4. Prolepse et analepse en narration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prolepse : Procédé narratif qui anticipe des événements à venir en les racontant avant qu’ils ne surviennent dans l’histoire.
  • Analepse : Procédé narratif qui ramène vers le passé en racontant un événement antérieur à celui du moment présent du récit.
  • Ellipse : Procédé narratif qui passe sous silence un moment de l’histoire pour accélérer ou condenser la narration.
  • Scène narrative : Modalité de narration où le temps de l’événement et le temps consacré à le raconter sont proches, ce qui ralentit le récit.
  • Sommaire narratif : Modalité de narration qui résume une période longue en quelques phrases, ce qui accélère fortement le récit.

📝 Points essentiels

  • Prolepse = anticipation (récit sur le futur) et analepse = retour en arrière (récit sur le passé).
  • Le « trou dans le temps » peut être traité par l’ellipse, qui saute un moment sans le raconter.
  • La temporalité se décrit par le lien entre temps de l’histoire (temps raconté) et temps du récit (temps mis à raconter).
  • Quatre modalités de gestion du temps : scène, sommaire, pause, ellipse.
  • Pause : on arrête la fiction pour décrire, tandis que la scène et le sommaire modifient la vitesse de narration.
  • Dans beaucoup de récits, les modalités alternent, et l’ordre chronologique n’est pas toujours respecté (notamment au cycle 3).

💡 Astuce mémo

Prolepse = « avant » (futur raconté tôt) ; Analepse = « arrière » (passé raconté après).

📖 5. Point de vue narratif et focalisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Focalisation : La focalisation désigne le point de vue adopté par le récit pour guider ce que le lecteur sait et ressent.
  • Narrateur verbal : Le narrateur verbal est la voix du texte qui relie les événements et nomme les personnages et leurs relations.
  • Narrateur visuel : Le narrateur visuel est la voix portée par l’image qui met en scène décors, personnages, actions et états d’âme.
  • Littérature jeunesse : La littérature jeunesse regroupe des textes adaptés aux enfants, porteurs de valeurs, d’émotions et d’évasion, avec une vision subjective du monde.
  • Lecture littéraire : La lecture littéraire est une lecture d’œuvres de fiction qui construit du sens culturel et identitaire plutôt qu’un usage pratique.

📝 Points essentiels

  • La littérature jeunesse utilise un vocabulaire et une syntaxe simples pour rester accessible tout en ouvrant à des émotions et à l’universel.
  • La lecture littéraire est non fonctionnelle : elle vise la fiction et la construction de sens, pas une information utilitaire.
  • Le sens se construit progressivement avec une participation active du lecteur, qui comble les blancs et reconstruit l’ensemble.
  • Dans l’album, la narration peut être portée par deux voix : le narrateur verbal et le narrateur visuel.
  • Le narrateur visuel présente décors, personnages et actions, et peut aussi traduire leurs sentiments.
  • Le narrateur verbal assure les liaisons causales et temporelles et précise la dénomination des protagonistes et leurs liens, en interne ou en externe au récit.

💡 Astuce mémo

Deux voix, deux rôles : Verbal relie et nomme, Visuel montre et ressent.

📖 6. Jeux narratifs et métanarration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tomi Ungerer : Artiste et auteur de livres pour enfants, connu pour un univers absurde et subversif mêlant humour, provocation et messages sociaux.
  • Animaux mal aimés : Série d’albums mettant en scène des animaux rejetés pour montrer que chacun a sa place, comme les humains.
  • Histoire pressée : Forme de récit très court pensée pour être accessible aux enfants, avec une lecture récompensée rapidement.
  • Niveaux de langue : Façons de parler qui varient selon les situations et qui peuvent être exploitées dans l’écriture et la lecture d’une nouvelle.
  • Texte résistant : Texte où le sens n’est pas entièrement explicité, obligeant le lecteur à inférer et interpréter.

📝 Points essentiels

  • L’œuvre de Tomi Ungerer vise à amuser l’enfant tout en faisant sauter des tabous, en renversant les normes et en réhabilitant des figures jugées “contestables”.
  • Son univers est à la fois tendre et subversif : il délivre des messages (égalité, tolérance, critique sociale) sans se prendre au sérieux.
  • Les albums “animaux mal aimés” servent de miroir social : animaux et humains sont traités comme ayant droit à une place dans le monde.
  • Les albums marqués par des contes (ex. Zéralda, apprenti sorcier, 3 brigands, allumettes) portent l’idée que chacun peut changer et évoluer.
  • Les histoires de jeunesse d’Ungerer fonctionnent comme des récits porteurs de valeurs mais sans morale explicite.
  • Chez Bernard Friot, la “chute” de la nouvelle force une réinterprétation du texte, avec peu de personnages et une seule action centrée sur les émotions.

💡 Astuce mémo

Chute = relecture : peu de personnages, une action, émotions d’abord.

📖 7. Paratexte et supports de la littérature jeunesse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paratexte : Ensemble des éléments autour du texte (titre, couverture, illustrations, quatrième de couverture) qui orientent la lecture et les attentes du lecteur.
  • Niveaux de langue : Ensemble des façons de parler (registre, vocabulaire, tournures) qui varient selon les personnages, les situations et l’effet recherché.
  • Texte résistant : Texte qui se prête à plusieurs lectures et qui garde une part d’implicite, ce qui oblige à relire et interpréter.
  • Humour désamorçant : Procédé qui atténue la peur en créant une distance émotionnelle, notamment par le rire face à l’inquiétant.
  • Littérature jeunesse fantastique : Littérature pour enfants où le quotidien peut basculer dans l’étrange ou le merveilleux, tout en restant accessible.

📝 Points essentiels

  • En classe, on exploite une nouvelle en travaillant lecture, compréhension, puis dégagement du sens et analyse des caractéristiques du genre.
  • Les niveaux de langue servent de matière d’écriture : on réutilise des “façons de parler” pour produire une nouvelle cohérente.
  • Une réécriture en BD impose de montrer ce qui est implicite par l’image et la mise en scène, car tout n’est pas dit clairement.
  • Le texte “lisse” donne tout au lecteur, tandis que le texte résistant laisse des zones à interpréter lors des relectures.
  • Philippe Delerm écrit des textes courts et poétiques, et inclut le lecteur dans le ressenti via l’usage de “on” ou d’une proximité vécue.
  • Roald Dahl est associé à un univers fantastique et humoristique, mais ses œuvres mettent aussi en scène des adultes inquiétants et des situations effrayantes.

💡 Astuce mémo

Paratexte = “boussole” ; Niveaux de langue = “voix” ; Texte résistant = “à relire” ; Humour désamorçant = “peur mise à distance”.

📖 8. Lecture littéraire : plaisir et distance critique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Humour : L’humour est un procédé qui transforme la peur ou le tragique en rire, créant une distance critique face aux événements.
  • Caricature : La caricature est une exagération des traits physiques ou des caractères pour rendre les personnages comiques et lisibles.
  • Parodie : La parodie est une imitation d’un texte ou d’un style, volontairement décalée, pour faire émerger le comique.
  • Lecture en réseau : La lecture en réseau consiste à relier des œuvres entre elles par des univers, thèmes, auteurs ou illustrations communs.
  • Genre littéraire : Le genre littéraire est une catégorie qui regroupe des textes selon des caractères communs, permettant de les reconnaître et de les classer.

📝 Points essentiels

  • L’humour désamorce l’horreur en permettant de rire malgré le danger, ce qui crée une distance entre le lecteur et la peur.
  • La distance critique se construit notamment par la caricature, les jeux de mots, les situations absurdes et la parodie.
  • La parodie fonctionne par imitation d’un texte initial, puis ajout d’éléments comiques qui dévient du modèle.
  • Roald Dahl associe souvent merveilleux et fantastique à un humour cru, tout en mêlant cruauté et tendresse pour équilibrer le choc.
  • Les conseils de Roald Dahl insistent sur l’imagination, l’écriture vivante dans l’esprit du lecteur, la réécriture et l’humour comme essentiel pour les enfants.
  • La réception critique de Roald Dahl varie : certains passages sont jugés choquants en Angleterre ou aux États-Unis, et des accusations (racisme, misogynie, antisémitisme) ont existé en débat public.

💡 Astuce mémo

Rire = distance : quand l’horreur devient caricature, jeux de mots et parodie, la peur recule.

📖 9. Postures de lecture : jeu de rôles et jeu de règles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poétique classique : En littérature, une poétique est un texte qui énonce des règles de composition pour viser la perfection d’un genre.
  • Jeu de règles : Une posture de lecture fondée sur le jeu de règles consiste à juger un texte à partir de critères attendus pour son genre.
  • Jeu de rôles : Une posture de lecture fondée sur le jeu de rôles consiste à entrer dans l’univers des personnages et à suivre l’histoire comme une fiction.
  • Critères génériques : Les critères génériques sont des indices (forme, longueur, personnages, vraisemblance, intention) qui permettent de définir un genre.
  • Double énonciation : La double énonciation est un mode de parole au théâtre où le personnage s’adresse à l’autre sur scène tout en parlant aussi aux spectateurs.

📝 Points essentiels

  • Au XVIIe siècle, les poétiques servent à formuler des règles à respecter pour se rapprocher de l’idéal d’un genre.
  • Plus on dispose de critères distinctifs, plus le genre d’un texte est défini avec précision.
  • Les textes narratifs se reconnaissent par la présence d’une histoire, de personnages et souvent par la prose, mais ils se distinguent par longueur, vraisemblance et nombre de personnages.
  • Le conte se caractérise notamment par un cadre spatio-temporel indéterminé et des personnages imaginaires, avec souvent une intention morale.
  • La fable se distingue par sa chute et par sa forme versifiée ou en prose, avec des animaux personnifiés et une intention morale.
  • Au théâtre, le texte est destiné à être joué : on repère des dialogues, des didascalies, un découpage en actes et scènes, et une double énonciation.

💡 Astuce mémo

Règles = critères du genre ; Rôles = suivre l’histoire et les personnages ; Théâtre = double voix (scène + salle).

📖 10. Notion de genre littéraire et horizon d’attente

🔑 Notions clés & Définitions

  • Genre littéraire : Le genre littéraire est un ensemble de caractéristiques qui permet d’identifier la particularité d’un texte (esthétiques, formelles et thématiques).
  • Horizon d’attente : L’horizon d’attente désigne ce que le public anticipe en fonction des codes d’un genre, ce qui influence la réception d’une œuvre.
  • Tragédie : La tragédie est un sous-genre théâtral associé à des règles strictes et à un dénouement malheureux provoquant l’émotion du spectateur.
  • Comédie : La comédie est un sous-genre théâtral fondé sur des personnages de rang inférieur et un dénouement heureux, destiné à faire rire et corriger les mœurs.
  • Poésie : La poésie est un genre lié à la versification et à des règles prosodiques, visant notamment le rythme, l’harmonie et la force des images.

📝 Points essentiels

  • Au théâtre, l’énonciation du personnage vise à la fois l’interlocuteur sur scène et les spectateurs dans la salle.
  • Les répliques peuvent être portées par des personnages, tandis que les didascalies indiquent ton, gestes et autres éléments de jeu.
  • Le texte dramatique est organisé en actes et en scènes, ce qui structure la progression de l’action.
  • La Poétique d’Aristote distingue deux sous-genres théâtraux majeurs : tragédie et comédie, chacun soumis à des règles.
  • Les règles classiques de la tragédie et de la comédie incluent les 3 unités (temps, lieu, action), la vraisemblance et la bienséance.
  • La tragédie met en scène des personnages de rang noble, une fatalité à laquelle ils ne peuvent échapper et un dénouement malheureux, souvent associé à la catharsis (émotion du spectateur).

💡 Astuce mémo

Fatalité → mort → larmes (tragédie).

📖 11. Perspective historique des genres : Aristote et poétiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poétique d’Aristote : Œuvre fondatrice de la réflexion sur les genres littéraires, qui organise la compréhension de la création et de la représentation.
  • Inspiration poétique : Représentation ancienne de l’écriture comme jaillissement venu d’ailleurs, assimilé à un don plutôt qu’à un travail personnel.
  • Muse : Figure mythologique censée présider à l’écriture, comme si le texte était soufflé à l’auteur par une puissance extérieure.
  • Critique génétique : Démarche récente de critique littéraire qui étudie la genèse d’un texte en suivant le processus d’écriture plutôt que le produit fini.
  • Écriture comme travail : Idée selon laquelle écrire relève d’un labeur exigeant, fait de volonté, de réécritures et de transformation de l’auteur.

📝 Points essentiels

  • La perspective historique oppose souvent une vision de l’écriture comme don à une vision de l’écriture comme travail patient et transformateur.
  • La tradition de l’inspiration rattache l’écriture à une impulsion qui dépasse l’auteur, ce qui renvoie à la figure de la muse.
  • La critique génétique vise à passer de la structure du texte à son processus de fabrication, en reconstituant les étapes de la genèse.
  • La genèse d’une œuvre se déploie en phases pré-rédactionnelle, rédactionnelle puis éditoriale, avec des durées variables selon les auteurs.
  • La phase pré-rédactionnelle comprend choix du sujet, documentation, notes, puis ébauches et parfois un programme (fin et chemin) ou une écriture « à processus ».
  • La phase rédactionnelle correspond à la textualisation (rédaction, mise en phrase, brouillons), tandis que la phase éditoriale implique échanges auteur-éditeur (corrections, suppressions, additions).

💡 Astuce mémo

Don vs labeur : muse = souffle ; génétique = trace (brouillons → épreuves).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1697Charles Perrault, Le Petit Chaperon rouge
1668Jean de La Fontaine, « Le Loup et l’Agneau »
1762Rousseau, Émile (roman pédagogique)

📊 Tableaux de synthèse

Postures de lecture (jeu de rôles / jeu de règles)

PostureAttitude du lecteurBut
texte tâchelecture scolaire avec critèresréaliser l’exercice
texte actionidentification à un personnagesuivre l’histoire comme fiction
texte signechercher le message symboliquerepérer idées/morale
texte tremplinréflexion personnellealimenter les débats
texte objetanalyse des formes et effetsobjectiver et construire une interprétation

Œuvre ouverte vs œuvre fermée

Type d’œuvreNombre d’interprétationsRôle du lecteur
œuvre ferméeune seule interprétationlecture orientée vers un sens dominant
œuvre ouverteplusieurs interprétations et points de vuecoopération interprétative du lecteur

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « lu » et « lectant » : le « lu » est la lecture portée par l’émotion/imagination, tandis que le « lectant » met le texte à distance pour analyser forme et fond.
  2. Croire que le carnet de lecture/cahier de littérature est un passage obligé après chaque lecture : le cours insiste que c’est un espace de plaisir et de traces, pas une étape systématique.
  3. Mélanger prolepse et analepse : la prolepse anticipe (futur raconté tôt) et l’analepse ramène vers le passé (retour en arrière).
  4. Réduire la lecture littéraire à une lecture « pour comprendre » comme un documentaire : elle est non fonctionnelle, fictionnelle, et vise la construction de sens culturel/identitaire.
  5. Penser que le débat interprétatif sert à trouver « la bonne réponse » : il nécessite une question controversée et vise une réponse commune construite par confrontation d’opinions.
  6. Confondre texte lisse et texte résistant : le texte lisse donne tout, le texte résistant laisse des zones à inférer lors des relectures.
  7. Oublier que l’écriture mobilise des contraintes simultanées : la surcharge cognitive vient du fait de gérer en même temps graphie, syntaxe, vocabulaire, cohérence et révision.

✅ Checklist Examen

  1. Distinguer forme et fond dans l’analyse d’un texte littéraire (ex. sonnet : rimes/vers/enjambement ; paragraphes descriptifs et thématiques).
  2. Expliquer pourquoi le sens n’est pas fixé : relier cette idée à la notion d’œuvre ouverte (coopération interprétative) et à la distinction œuvre fermée/ouverte.
  3. Définir lecteur modèle et distinguer lecteur (physique), « lu » (inconscient, émotions/imagination) et lectant (distance critique : analyse forme/fond).
  4. Citer les postures de lecture et leur logique : texte tâche, texte action, texte signe, texte tremplin, texte objet, et rappeler qu’on peut les mélanger.
  5. Expliquer le lien entre lecture littéraire et implication/distanciation : lecture investie (plaisir) puis objectivée (outils d’analyse).
  6. Décrire les activités du lecteur mentionnées : concrétion imageante/auditive, causalité/vraisemblance, activité fantasmatique (re)scénarisation, réaction axiologique (jugements).
  7. Présenter le carnet de lecture et le cahier de littérature : accueillir impressions, problématiser, confronter des interprétations, et préciser qu’ils ne sont pas un passage obligé après chaque lecture.
  8. Définir l’espace ouvert d’écriture et le carnet d’expériences : écrire librement pour soutenir compréhension/créativité, avec ratures/reprises/dessins/schémas.
  9. Expliquer la lecture à haute voix et le débat interprétatif : voix du texte + sensibilité du lecteur ; débat avec question controversée, opinions différentes, construction d’une réponse commune et observation par une dem
  10. Décrire les processus rédactionnels : planification (conception/organisation/recadrage), mise en texte (gestion locale/globale), révision (relecture critique et mise au point).
  11. Maîtriser la narration temporelle : prolepse, analepse, ellipse, et les modalités de gestion du temps (scène, sommaire, pause, ellipse) avec l’idée de lien temps de l’histoire/temps du récit.
  12. Identifier point de vue et focalisation : narrateur verbal vs narrateur visuel (album), et rappeler la fonction de chacun dans les liaisons causales/temporelles et la mise en scène des sentiments.

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1. Quelle notion désigne un texte qui n’impose pas un sens unique et demande la coopération du lecteur pour produire des interprétations ?

2. Quel support permet de conserver des traces de lecture comme des impressions, des jugements, des liens et des hypothèses pour guider l’interprétation ?

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Œuvre ouverte — définition ?

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Œuvre fermée — rôle ?

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Lectant — rôle ?

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