Scheda di revisione: Les enjeux de l'humanité et de la création

📋 Plan du Cours

  1. Humanité : sens descriptif et normatif
  2. Création et rupture : création ex nihilo
  3. Imitation de la nature et art classique
  4. Modernité : non finito et écriture fragmentaire
  5. Moi et altérité : définition et socialisation
  6. Création artistique et devenir autre
  7. Histoire : passé humain, mémoire et sources
  8. Histoire, rupture et progrès
  9. Pensées du progrès : critique morale et politique
  10. Guerre : continuité avec la paix et la politique
  11. Violence et doux commerce libéral
  12. Guerre contemporaine : technologie, imprévisibilité

📖 1. Humanité : sens descriptif et normatif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Humanité : Humanité désigne à la fois l’espèce humaine et l’ensemble des traits qui font qu’on se comporte comme un être humain.
  • Dimension normative de l’humanité : Dimension normative de l’humanité : l’humanité sert de norme, c’est-à-dire de critère de ce qu’on doit posséder et montrer.
  • Disposition à la sensibilité : Disposition à être sensible au sort des autres : l’humanité se manifeste par la prise en compte du sort d’autrui.
  • Inhumain : Inhumain qualifie une personne ou un traitement qui ignore totalement les autres êtres humains.
  • Création ex nihilo : Création ex nihilo : création du monde conçue comme passage du non-être à l’être, sans matériau préalable.

📝 Points essentiels

  • Humanité au sens descriptif renvoie à l’ensemble des hommes et à ce qui caractérise le fait d’être humain.
  • Humanité au sens normatif fonctionne comme une norme : elle indique ce qu’on doit avoir et pratiquer pour être « humain ».
  • Être humain implique une sensibilité au sort des autres ; un traitement inhumain ne tient aucun compte d’autrui.
  • L’interrogation sur l’humanité devient explicite au XIXe siècle avec des histoires universelles sur la destination de l’histoire humaine.
  • Au XXe siècle, guerres mondiales et génocides posent la question : que peut-on espérer d’une humanité capable du pire ?
  • La création divine est pensée comme création ex nihilo, c’est-à-dire une rupture absolue du non-être vers l’être.

💡 Astuce mémo

Humanité = Sensibilité + Norme : « humain » = je compte autrui ; « inhumain » = je l’efface.

📖 2. Création et rupture : création ex nihilo

🔑 Notions clés & Définitions

  • Finalité aristotélicienne : Principe selon lequel on explique un phénomène naturel par le but qu’il accomplit dans un ensemble vivant.
  • Continuité narrative : Principe de cohérence d’un récit où chaque événement est motivé par ce qui précède et conduit vers la fin.
  • Non finito : Tendance artistique où la sculpture semble inachevée, la rupture du processus étant assumée comme partie de l’œuvre.
  • Écriture fragmentaire : Forme d’écriture qui procède par morceaux, sans déroulement continu garantissant une progression linéaire.
  • Écriture non linéaire : Forme d’écriture où l’ordre des événements ne suit pas une progression unique et chronologique.

📝 Points essentiels

  • Chez Aristote, expliquer un phénomène revient à montrer en quoi il est « bien » qu’il soit ainsi, via la finalité.
  • Dans une œuvre réussie, l’unité recherchée implique une harmonie entre début, milieu et fin, sans rupture interne du récit.
  • Une rupture non motivée par la trame produit un effet de discontinuité (exemple typique : événement imposé par des contraintes de production).
  • Chez Julien Gracq, l’écriture donne le sentiment d’une nécessité interne : plus on avance, moins les options semblent possibles.
  • Le romantisme rompt avec cette conception de la nature fondée sur la finalité et l’harmonie.
  • Le non finito (Rodin) valorise le processus : la sculpture met en scène une création qui « sort de la pierre », au lieu de viser la perfection classique.

💡 Astuce mémo

Finalité → but ; Récit → continuité ; Rodin → non finito = processus visible.

📖 3. Imitation de la nature et art classique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Perte de soi : La perte de soi désigne l’aliénation où le sujet ne se reconnaît plus comme agent humain, au point de perdre ce qui définit son humanité.
  • Aliéné : L’aliéné est celui qui a perdu la raison, donc l’aptitude qui fonde l’humanité du sujet.
  • Conformisme : Le conformisme est l’alignement sur les attentes du groupe, qui peut empêcher le sujet d’assumer ce qu’il est.
  • Hypocrisie : L’hypocrisie consiste à ne pas assumer son être et à paraître autrement que ce qu’on est réellement.
  • Avant-garde : Une avant-garde est un courant artistique qui se définit par la nouveauté et par un rejet d’une tradition donnée.

📝 Points essentiels

  • La question morale porte sur le degré auquel je dois devenir autre au contact d’autrui, sans tomber dans l’hypocrisie ou le conformisme.
  • Le « je n’est pas moi » renvoie à la perte de soi : l’aliéné a perdu la raison qui définit l’humanité.
  • Être « autre » peut signifier devenir différent de ce que j’étais : si je peux changer, je suis libre en n’étant pas enchaîné à mon état passé.
  • Le moi peut être compris comme constitué par son rapport aux autres, et non comme une entité indépendante de la socialisation.
  • Le conformisme consiste à ne pas assumer ce qu’on est, notamment en se calquant sur la majorité.
  • En création artistique, l’artiste doit savoir se métamorphoser : la création engage une transformation radicale du sujet.

💡 Astuce mémo

Perte de soi = perte de raison ; liberté = devenir autre sans être enchaîné au passé.

📖 4. Modernité : non finito et écriture fragmentaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Jugement esthétique : Jugement esthétique : appréciation du beau qui vise une valeur de l’œuvre sans s’appuyer sur un concept général de beauté.
  • Universalité sans concept : Universalité sans concept : caractère universel du jugement de goût qui ne repose pourtant sur aucune définition conceptuelle du beau.
  • Subjectivisme radical : Subjectivisme radical : thèse selon laquelle la beauté ne serait qu’une affaire de préférence individuelle, sans portée universelle.
  • Jugement réfléchissant : Jugement réfléchissant : capacité à juger esthétiquement des œuvres particulières sans partir d’un concept général, en cherchant un accord.

📝 Points essentiels

  • Kant refuse de traiter la beauté comme un concept définissable par des caractéristiques générales à appliquer aux œuvres.
  • Kant rejette l’idée que le jugement de goût serait arbitraire ou purement subjectif.
  • Le jugement esthétique n’est pas déterminé par des critères conceptuels, mais il vise un accord avec autrui.
  • Le jugement de goût est universel : ce qui est beau devrait l’être pour tout le monde, même sans concept.
  • On apprend à bien juger en se confrontant à des œuvres particulières plutôt qu’en possédant une règle générale.
  • Kant critique deux modèles du jugement de goût : le modèle du jugement de connaissance et celui de la simple préférence subjective.

💡 Astuce mémo

Accord sans formule : on cherche l’unanimité, mais sans “recette” conceptuelle.

📖 5. Moi et altérité : définition et socialisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Histoire : L’histoire est la suite d’événements humains que l’on cherche à rendre compréhensible et parfois à orienter vers une fin.
  • Rupture historique : Une rupture historique désigne un moment qui crée un avant et un après tout en laissant apparaître une continuité explicative.
  • Téléologie : La téléologie est une conception de l’histoire où la suite des événements est orientée vers un but, puis s’achève à son accomplissement.
  • Progrès : Le progrès est une amélioration nécessaire des conditions de vie, de l’épanouissement intellectuel ou de la liberté, qui donne un sens à l’histoire.
  • Ruse de la raison : La ruse de la raison est l’idée selon laquelle l’histoire réalise un résultat (ici la liberté) indépendamment des intentions des acteurs.

📝 Points essentiels

  • L’historien cherche à expliquer les liens entre événements pour rendre compréhensible leur succession.
  • Une histoire peut avoir un sens comme intelligibilité de la suite, puis aussi un sens comme orientation vers une fin.
  • Dans le judaïsme et le christianisme, l’histoire commence après la Chute et s’oriente vers l’avènement du messie ou du royaume de Dieu.
  • Dans le contexte gréco-romain, l’histoire éloigne de l’âge d’or et s’interprète comme une régression.
  • La conception moderne introduit la notion de progrès, amélioration nécessaire qui conduit à une fin marquant l’achèvement de l’histoire.
  • Les téléologies attribuent à l’histoire une orientation générale, une périodisation en parties conditionnées, et concernent l’histoire de toute l’humanité.

💡 Astuce mémo

Intelligibilité d’abord, orientation ensuite : comprendre la suite puis viser une fin (téléologie).

📖 6. Création artistique et devenir autre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Liberté humaine : La liberté humaine désigne un état de possibilité pour tous, dont l’extension peut se produire sans dépendre des intentions individuelles.
  • Christianisme : Le christianisme est présenté comme un facteur historique ayant contribué, sans intention initiale, à l’avènement de sociétés plus libres.
  • Pensées du progrès : Les pensées du progrès sont des visions modernes qui interprètent l’histoire comme une marche orientée vers l’amélioration du monde.
  • Mal radical : Le mal radical désigne un type de mal qui ne peut pas être justifié comme un moyen conduisant à un bien.
  • Sociétés hétéronomes : Les sociétés hétéronomes sont celles qui se pensent comme non sources de leurs normes, donc comme indiscutables.

📝 Points essentiels

  • L’extension de la liberté peut se produire indépendamment des intentions des acteurs, ce qui renverse l’idée d’un dessein conscient de l’histoire.
  • Le christianisme est donné comme exemple : le regard sur soi attendu du chrétien favorise la conscience de soi et étend la liberté à tous.
  • La critique d’Eva refuse l’idée d’une histoire nécessairement orientée vers la réalisation du bien de l’humanité et insiste sur la contingence.
  • La critique morale vise l’indécence de traiter des catastrophes comme une étape obligée du progrès, notamment face aux horreurs du 20e siècle.
  • Hannah Arendt qualifie certaines horreurs de « mal radical », c’est-à-dire un mal qui ne peut pas être requalifié en instrument d’un bien.
  • La critique politique affirme que si l’histoire avait un sens, alors les options contraires à ce sens devraient être rejetées, ce qui nourrit l’intolérance.

💡 Astuce mémo

Contingence ≠ destin : progrès = justification du pire, donc risque d’intolérance.

📖 7. Histoire : passé humain, mémoire et sources

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guerre de masse : Forme de guerre où la population entière est mobilisée, ce qui rend la violence plus diffuse et durable dans la société.
  • Anéantissement de l’humanité : Risque extrême lié à certaines technologies de guerre, où la destruction totale devient envisageable.
  • Génocide : Crime visant l’extermination d’un groupe humain, présenté ici comme un exemple majeur de violence récurrente dans l’histoire.
  • Droit de la guerre : Ensemble minimal de règles partagées pour encadrer la conduite d’un conflit armé, notamment envers les non-combattants.
  • Adversaire : Opposant dont les intérêts s’excluent, mais qui accepte la victoire de l’autre et partage des règles dans l’affrontement.

📝 Points essentiels

  • La violence est décrite comme récurrente dans l’histoire, ce qui pose la question de savoir si elle est un accident ou le moteur même du devenir historique.
  • Le texte oppose l’espoir d’une histoire sans violence à l’idée que certaines violences pourraient être jugées inévitables ou justifiées dans le cours historique.
  • Fanon affirme que le colonialisme est une violence « naturelle » et qu’il ne cède que devant une violence plus grande.
  • Sartre, dans la préface de Fanon, justifie l’usage de la violence en liant la mort d’un oppresseur à la libération de l’opprimé.
  • Clausewitz (1832) décrit la guerre comme une montée aux extrêmes visant la destruction de l’ennemi ou la fin du conflit.
  • La montée aux extrêmes rend le « droit de la guerre » particulièrement problématique, malgré une règle souvent admise de ne pas attaquer les civiles.

💡 Astuce mémo

Montée aux extrêmes = droit fragilisé : plus on veut détruire, moins les règles tiennent.

📖 8. Histoire, rupture et progrès

🔑 Notions clés & Définitions

  • Adversaire : Adversaire : opposant dont les intérêts s’excluent mutuellement, mais qui accepte la victoire de l’autre et partage des règles de l’affrontement.
  • Ennemi : Ennemi : opposant prêt à se détruire, dont l’opposition peut dépasser l’intérêt et prendre une dimension passionnelle.
  • Communauté par l’ennemi : Communauté par l’ennemi : idée selon laquelle l’unité d’un groupe se forme en désignant un ennemi commun.
  • Doux commerce : Doux commerce : thèse selon laquelle le commerce pacifie les relations humaines en remplaçant la guerre par la concurrence.
  • Main invisible : Main invisible : mécanisme par lequel, malgré des intérêts divergents, chacun cherche son intérêt et contribue à satisfaire ceux de ses partenaires.

📝 Points essentiels

  • La politique est décrite comme un affrontement entre adversaires ou ennemis visant à l’emporter sur l’autre.
  • Les adversaires s’opposent avec des intérêts mutuellement exclusifs tout en acceptant la victoire de l’autre et des règles communes.
  • Les ennemis sont prêts à se détruire et leur opposition peut être passionnelle et dépasser la stricte opposition d’intérêts.
  • La perspective libérale remplace la guerre par la concurrence : le commerce crée une dépendance mutuelle qui rend le conflit moins rationnel.
  • La critique marxiste affirme que l’intérêt convergent du commerce ne se retrouve pas dans le travail et la production.
  • La relation d’exploitation est définie par un profit obtenu au détriment du travailleur, qui reçoit moins que la richesse produite par son travail.

💡 Astuce mémo

Adversaire = règles + victoire acceptée ; Ennemi = destruction ; Commerce = dépendance ; Marché = intérêt → ordre ; Marx = exploitation.

📖 9. Pensées du progrès : critique morale et politique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lutte de classe : La lutte de classe désigne un conflit social structurel entre groupes aux intérêts économiques opposés, parfois latent puis ouvert.
  • Guerre de classe : La guerre de classe est l’idée marxiste d’un affrontement économique et social permanent entre bourgeois et prolétaires, même sous des régimes déclarant l’égalité juridique.
  • Propriété privée des moyens de production : La propriété privée des moyens de production correspond au contrôle des ressources productives par une classe, que le marxisme veut supprimer.
  • Expropriation : L’expropriation est l’acte de retirer aux propriétaires les moyens de production, pouvant être présenté comme violent dans la stratégie révolutionnaire.
  • Arme atomique : L’arme atomique est une technologie militaire dont l’usage peut dépasser la simple victoire et conduire à une destruction à l’échelle de l’humanité.

📝 Points essentiels

  • Pour les marxistes, le conflit est inhérent à l’ordre social et la violence informe continûment la société.
  • La lutte de classe peut rester latente (non explicite) ou devenir ouverte (explicite).
  • Marx oppose bourgeois/capitalistes propriétaires des moyens de production et prolétaires qui vendent leur force de travail.
  • L’opposition est dite irréductible : satisfaire les intérêts d’un camp implique de ne pas satisfaire ceux de l’autre.
  • La solution marxiste vise l’abolition de la propriété privée des moyens de production au profit d’une propriété sociale (nationalisation).
  • La révolution marxiste peut recourir à une expropriation éventuellement violente, car la guerre de classe ne serait pas achevée autrement.

💡 Astuce mémo

Conflit→violence→révolution : si la société est en guerre, la sortie passe par la force (selon le marxisme).

📖 10. Guerre : continuité avec la paix et la politique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Limites du possible : Les limites du possible désignent ce qui est réalisable ou non par l’humain, selon ses capacités et les contraintes du réel.
  • Limites permises et interdites : Les limites permises et interdites regroupent ce que l’humain a le droit de faire ou doit s’abstenir de faire.
  • Rapport de l’homme à la technique : Le rapport de l’homme à la technique décrit la manière dont l’innovation modifie ses limites et l’oblige à repenser ce qu’il peut et doit faire.
  • Mythe de Prométhée : Le mythe de Prométhée présente l’idée que l’homme manque des qualités naturelles nécessaires à sa survie et reçoit des artifices (feu, savoir) pour compenser.
  • Animal sans qualité : L’expression renvoie à l’idée que l’homme serait le plus limité des animaux parce qu’il n’aurait pas de qualités spécifiques d’adaptation.

📝 Points essentiels

  • Les limites distinguent ce qui est faisable ou non, et ce qui est autorisé ou interdit, ce qui change la question morale et pas seulement la question de capacité.
  • Le sujet ne vise pas seulement à décrire les limites naturelles de l’humain, mais aussi les limites qu’il peut ou doit s’imposer.
  • Les innovations technologiques cherchent à repousser les limites du possible, en transformant l’impossible en possible.
  • Deux questions structurent l’analyse : jusqu’où peut-on repousser les limites du possible, et est-ce indéfini ou une illusion.
  • Une seconde question porte sur la légitimité : parmi ce qu’on peut faire, qu’est-ce qui est à faire ?
  • La critique du mythe affirme que l’erreur est de croire l’homme le plus limité : pour Aristote, l’animal est intrinsèquement plus limité car ses qualités déterminent un ensemble d’actions possibles.

💡 Astuce mémo

Technique = “dépasser le possible”, mais morale = “choisir le permis”. Prométhée : compenser le manque ; critique : l’animal est limité par ses qualités, l’homme par la raison et les outils.

📖 11. Violence et doux commerce libéral

🔑 Notions clés & Définitions

  • Perfectibilité : La perfectibilité est la faculté propre à l’homme de se transformer et d’améliorer ses capacités, ce qui fonde sa différence avec l’animal.
  • Perfection animale : La perfection animale désigne une réalisation complète des capacités propres à l’espèce, sans possibilité de produire autre chose ou de mieux faire.
  • Raison humaine : La raison est la capacité qui permet à l’homme de réaliser les potentialités offertes par la main et de développer des outils et des techniques.
  • Limites humaines : Les limites humaines sont des bornes difficiles à identifier chez l’homme, mais qui existent et structurent notre condition.
  • Condition absurde : La condition absurde est l’écart entre nos désirs (connaître et vivre) et nos limites réelles (mortalité et capacités bornées), tel que décrit par Camus.

📝 Points essentiels

  • Chez Rousseau, la différence homme/animal tient à la perfectibilité, qui explique aussi la raison et l’usage d’outils.
  • L’animal est dit « parfait » au sens où sa nature est pleinement réalisée, mais cette perfection limite ce qu’il peut faire.
  • La perfectibilité concerne l’individu et l’espèce, et implique une histoire parce que les capacités peuvent évoluer dans le temps.
  • La perfectibilité n’est pas une progression morale : en développant la raison, on peut étouffer la pitié plutôt que devenir plus disposé au bien.
  • Les limites humaines sont difficiles à connaître comme des bornes infranchissables, sans pour autant signifier qu’elles n’existent pas.
  • Parmi les limites présentées comme quasi absolues figurent la maladie, la mortalité, une limitation des connaissances et le fait d’être attaché à un corps.

💡 Astuce mémo

Perfectibilité = « devenir autre » ; perfection animale = « faire seulement ce qui est prévu » ; Camus : désirs infinis vs condition mortelle = absurde.

📖 12. Guerre contemporaine : technologie, imprévisibilité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Guerre contemporaine : La guerre contemporaine désigne les conflits actuels où les moyens modernes et l’incertitude pèsent sur les décisions et les résultats.
  • Imprévisibilité : L’imprévisibilité est la difficulté à anticiper l’évolution d’un conflit, même avec des plans, à cause des réactions et des aléas.
  • Technologie militaire : La technologie militaire regroupe les outils et systèmes utilisés pour agir sur le champ de bataille et modifier les rapports de force.
  • Résistance pacifique : La résistance pacifique est une action collective qui refuse la violence armée tout en cherchant à faire céder un pouvoir.

📝 Points essentiels

  • La rupture révolutionnaire entraîne souvent un affrontement car l’ordre établi est renversé et les pouvoirs en place résistent.
  • La violence est présentée comme un moteur du changement radical dans l’idée que la force seule peut renverser un système injuste.
  • Marx relie la révolution au conflit social, notamment via la lutte des classes.
  • Des révolutions non violentes sont possibles grâce à la désobéissance civile et au refus de coopérer, comme chez Gandhi et Martin Luther King Jr.
  • La non-violence peut gagner en efficacité politique et morale via la légitimité et le soutien populaire, avec moins de destructions et une transition plus stable.
  • Une révolution sans violence reste conditionnelle : elle exige un pouvoir ouvert à la négociation, une mobilisation massive et des institutions capables d’évoluer.

💡 Astuce mémo

Imprévisibilité = plans + réactions + aléas → résultat incertain.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
19eL’humanité devient un objet explicite de pensée (interrogation sur la destination de l’histoire humaine)
20eHorreurs du 20e siècle : guerres mondiales et génocides, question de ce qu’on peut espérer de l’humanité
15 mai 1871Lettre de Rimbaud à Paul Demeny : « Je est un autre »
1832Clausewitz, De la guerre : montée aux extrêmes
1822-1830Hegel, La raison dans l’histoire : ruse de la raison
1969Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, « Sur la violence »

📊 Tableaux de synthèse

Adversaire vs ennemi

TermeRapport à la victoireRapport aux règles
AdversaireAccepte la victoire de l’autrePartage des règles dans l’affrontement
EnnemiEst prêt à se détruireL’opposition peut dépasser l’intérêt et devenir passionnelle

Jugement de goût chez Kant

NotionCe qu’elle refuseCe qu’elle vise
Jugement de goûtUn concept général de beauté ; l’arbitraire/pure préférence subjectiveUn accord universel sans concept (jugement réfléchissant)
Jugement réfléchissantJugement déterminant par des caractéristiques généralesApprendre à bien juger en se confrontant à des œuvres particulières

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre humanité au sens descriptif (ensemble des hommes et traits) et au sens normatif (ce qu’on doit posséder et montrer).
  2. Croire que « inhumain » signifie seulement être cruel, alors que le cours insiste sur l’absence de prise en compte d’autrui.
  3. Penser que la création implique toujours une rupture totale : le cours distingue continuité (imitation de la nature) et rupture (non finito, fragmentaire).
  4. Mélanger écriture fragmentaire et écriture non linéaire : la première procède par morceaux, la seconde ne suit pas une progression chronologique unique.
  5. Réduire « je est un autre » à un trouble psychologique : le cours distingue les pathologies (schizophrénie, bipolarité) de la question esthétique/morale du moi.
  6. Croire que les pensées du progrès affirment une nécessité morale du bien : le cours insiste sur la contingence (critique d’Eva) et sur l’indécence face aux horreurs du 20e.
  7. Confondre adversaire et ennemi : l’adversaire accepte la victoire de l’autre et partage des règles, l’ennemi vise la destruction et peut dépasser l’intérêt.

✅ Checklist Examen

  1. Définir l’humanité comme espèce et comme ensemble de caractéristiques, puis expliquer sa dimension normative et la disposition à la sensibilité au sort d’autrui.
  2. Expliquer pourquoi l’interrogation sur l’humanité devient explicite au 19e siècle et ce que posent les horreurs du 20e siècle.
  3. Définir la création comme production d’une nouveauté et distinguer continuité et rupture dans la création (ex. création divine/création ex nihilo).
  4. Expliquer l’art classique : imitation de la nature comme imitation de sa perfection (harmonie, finalité) et unité du récit (début/milieu/fin sans rupture).
  5. Présenter la modernité : non finito (Rodin) et l’idée que le processus de création devient visible, puis relier à l’écriture fragmentaire et non linéaire.
  6. Traiter la question du moi et de l’altérité : « je est un autre », perte de soi/aliéné, conformisme et hypocrisie, et la question morale de l’altération au contact d’autrui.
  7. Expliquer la notion de classique et le rôle du génie chez Kant : rejet du subjectivisme radical et du jugement de connaissance, puis définir jugement esthétique universel sans concept et jugement réfléchissant.
  8. Définir l’histoire (passé humain puis étude du passé) et distinguer histoire et mémoire, puis expliquer la rupture comme avant/après avec continuité explicative.
  9. Exposer les téléologies : sens comme orientation, exemples (judaïsme/christianisme, âge d’or grec, progrès moderne), et la ruse de la raison (liberté réalisée indépendamment des intentions).
  10. Présenter les critiques des pensées du progrès : critique d’Eva (contingence), critique morale (indécence face aux horreurs) et critique politique (intolérance, hétéronomie vs autonomie).
  11. Expliquer le lien histoire/violence : violence récurrente (guerre de masse, risque d’anéantissement, génocides) et les deux questions (violence évitable ? violence légitime ?).
  12. Comparer Clausewitz et Foucault sur la relation guerre/politique, puis distinguer adversaire/ennemi et exposer la perspective libérale (doux commerce, main invisible) et la critique marxiste (exploitation, lutte de class
  13. Expliquer la guerre contemporaine : levée en masse, technologie dépassant ses fins (arme atomique), imprévisibilité totale et nouvelles limites imposées par la technique.
  14. Définir les limites (possible/impossible vs permis/interdit) et le rapport de l’homme à la technique, puis traiter Prométhée, la critique aristotélicienne et la différence animal/homme par la raison et les outils.

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Humanité — sens descriptif ?

Ensemble des êtres humains et leurs traits caractéristiques

Humanité : sens descriptif

Espèce humaine; traits qui définissent l'humain.

Création ex nihilo — définition ?

Création du monde sans matériau préalable, passage du non-être à l’être

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