Scheda di revisione: L'évolution du ballet romantique et ses innovations

📋 Plan du Cours

  1. Académie Royale de musique
  2. Salle du Palais Royal
  3. Salle Peletier
  4. Corps de ballet
  5. Evolution scène théâtrale
  6. Qualités danse romantique
  7. Changements costumes ballet
  8. Changements politique Opéra
  9. Ballet romantique Sylphide
  10. Chorégraphie La Sylphide
  11. Costumes La Sylphide

📖 1. Académie Royale de musique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Académie Royale de musique (1669) : institution créée à l’initiative de Jean-Baptiste Colbert, sous le nom d’Académie Royale de Musique, qui a pour mission la représentation des œuvres de théâtre en musique. Elle bénéficie d’un monopole sur ces représentations en France, octroyé par le pouvoir royal, valable durant tout l’Ancien Régime. Elle n’a pas de subventions à son origine et fonctionne avec ses recettes propres jusqu’à la Révolution Française.

  • Double vocation : l’Académie a pour missions la sauvegarde et la transmission des œuvres du passé (fonction de musée du spectacle) ainsi que la création de nouvelles œuvres.

  • Corps de ballet : institution de la danse classique en France, issue de l’Académie royale de danse, qui a établi ses principes de base et codes techniques dès le XVIIe siècle. Initialement exclusivement masculin, il inclut des femmes dès 1681. Il constitue le berceau de la danse classique française.

📝 Points essentiels

  • La création de l’Académie Royale de musique remonte à 1669, sous l’impulsion de Colbert, pour centraliser la production musicale et théâtrale en France.
  • Elle détient un monopole sur la représentation des œuvres de théâtre en musique, privilège qui dure tout l’Ancien Régime.
  • Son emplacement change à plusieurs reprises en raison d’incendies et déménagements, avec douze salles de spectacle différentes jusqu’au Palais Garnier en 1875.
  • La double vocation de l’Académie consiste à préserver le patrimoine musical et chorégraphique tout en créant de nouvelles œuvres.
  • Le corps de ballet, qui en est issu, a permis le développement de la danse classique en France, avec des principes techniques encore en vigueur aujourd’hui.
  • La première salle du Palais Royal, utilisée de 1673 à 1763, fut la première à accueillir des représentations, avec une architecture à l’italienne et une scène conçue pour une perspective frontale.

💡 À retenir

L’Académie Royale de musique, créée en 1669, a été le pilier central de la musique et du théâtre en France, combinant transmission patrimoniale et création artistique, tout en étant à l’origine du corps de ballet qui a façonné la danse classique française.

📖 2. Salle du Palais Royal

🔑 Notions clés & Définitions

Structure de la salle : La première salle du Palais Royal, inaugurée en 1673, mesure 35 mètres de long sur 17 mètres de large. Elle possède un arc de proscenium selon la mode des théâtres à l’italienne, permettant une vue frontale du spectacle. La scène est surélevée avec un plancher en pente inclinée vers le public, équipée d’une toile pointe et de châssis déplaçables pour la perspective.

Capacité : La salle pouvait accueillir environ 1 270 spectateurs, répartis entre un parterre de 600 places debout, un amphithéâtre de 120 sièges, et des loges avec balcon pouvant contenir 550 fauteuils.

Architecture à l’italienne : La salle possède un arc de proscenium, une perspective frontale, et une disposition symétrique pour satisfaire « l’œil du prince », favorisant la perception de profondeur et la symétrie dans la mise en scène.

Perspective et mise en scène frontale : La conception de la salle privilégie une vision frontale du spectacle, avec une scène surélevée et une disposition symétrique pour optimiser la perception de la profondeur et la perspective, afin de satisfaire le regard du spectateur placé face à la scène.

Genres de spectacle : La salle accueillait principalement des comédie ballet, opéra-ballet, et parfois la tragédie lyrique. La danse y était intégrée comme intermède ou divertissement dans ces genres mixtes, contribuant à leur succès.

Qualités de la « Belle danse » : Style émergeant en France au XVIIe siècle, basé sur les principes du classicisme — harmonie, clarté, ordre, symétrie — et s’appuyant sur des principes de la danse de salon de la Renaissance : frontalité, verticalité, légèreté.

📝 Points essentiels

  • La salle du Palais Royal a été conçue pour une visibilité optimale, avec une scène en pente, un arc de proscenium, et une disposition symétrique.
  • Elle a permis la présentation de divers genres, notamment comédie ballet, opéra-ballet, et tragédie lyrique, où la danse jouait un rôle secondaire ou intermédiaire.
  • La perspective frontale et la symétrie de la scène visaient à satisfaire « l’œil du prince » et à renforcer l’effet esthétique.
  • La « belle danse » se caractérise par un style classique, harmonieux, et frontal, basé sur des principes hérités de la Renaissance.

💡 À retenir

La salle du Palais Royal, avec sa structure à l’italienne et sa perspective frontale, a été conçue pour valoriser la mise en scène et la danse dans un cadre harmonieux, favorisant l’intégration de la danse dans les genres mixtes et la représentation théâtrale.

📖 3. Salle Peletier

🔑 Notions clés & Définitions

  • Âge d’or du ballet : période de prospérité et d’épanouissement du ballet à l’Opéra, notamment sous l’ère de la Salle Le Peletier, caractérisée par des avancées techniques et artistiques majeures.
  • Construction par François Debret : réalisation de la salle Le Peletier entre 1820 et 1821, conçue comme une structure provisoire mais utilisée plus d’un demi-siècle, avec une architecture légère et fonctionnelle.
  • Capacité : environ 1800 places, avec une disposition intérieure comprenant un parterre, une galerie, des loges, et une excellente acoustique grâce à la légèreté de la construction.
  • Caractéristiques techniques :
    • Structure légère réutilisant des matériaux de l’ancien opéra de Richelieu.
    • Éclairage au gaz (hydrogène) permettant des variations d’intensité et de couleurs, avec un système de gestion par un opérateur.
    • Machinerie avancée, notamment grâce à Pierre-Luc-Charles Ciceri, qui révolutionne les décors avec des paysages exotiques, des effets de suspension, et des disparitions par trappes.
  • Destruction par incendie en 1873 : l’incendie détruisit la machinerie, costumes, décors, instruments, et partitions, entraînant la fin de la salle et accélérant la construction du Palais Garnier.
  • Évolution scène théâtrale :
    • Avancées techniques en éclairage : introduction du gaz, permettant de créer atmosphères variées, couleurs, et effets lumineux.
    • Machinerie : perfectionnement des techniques de mise en scène avec des décors mobiles, paysages réalistes, et effets spéciaux.
    • Costumes : simplification, légèreté, et invention du tutu, qui symbolisent l’évolution vers le ballet romantique.
    • Impact sur la mise en scène : ces innovations permettent une expression plus libre et fluide du mouvement, renforçant la dimension expressive du ballet romantique.

📝 Points essentiels

  • La salle Le Peletier, construite par François Debret, fut le lieu emblématique de l’âge d’or du ballet à l’Opéra, grâce à ses innovations techniques et artistiques.
  • La structure légère, réutilisant des matériaux anciens, combinée à l’éclairage au gaz, permit de créer des atmosphères mystérieuses et spectaculaires.
  • Pierre-Luc-Charles Ciceri révolutionna la scénographie avec des décors exotiques et des techniques de machinerie sophistiquées, donnant une impression de vraisemblance et de magie.
  • La destruction en 1873 de cette salle par un incendie fut un tournant, menant à la construction du Palais Garnier, symbole du théâtre à l’italienne.
  • Les avancées techniques en éclairage, machinerie, et costumes influencèrent profondément la mise en scène et l’expression artistique du ballet romantique, notamment avec la création du tutu et la recherche de légèreté et de fluidité dans le mouvement.

💡 À retenir

La Salle Le Peletier, par ses innovations techniques et artistiques, a marqué l’âge d’or du ballet romantique, en permettant une mise en scène plus expressive et immersive, jusqu’à sa destruction en 1873.

📖 4. Corps de ballet

🔑 Notions clés & Définitions

Corps de ballet : Ensemble de danseurs formant la troupe officielle d’un théâtre ou d’une compagnie, dont les principes de la technique classique ont été établis par l’Académie royale de danse. Il constitue la base de la transmission de l’art de la danse classique (voir section 1).

Principes de la technique classique : Règles fondamentales de la danse classique, telles que la posture, l’alignement, la précision dans les mouvements, et l’utilisation des pointes. Ces principes ont été établis dès l’origine de l’Académie royale de danse et sont toujours en vigueur.

Évolution vers la danse féminine : Transition historique où la danse féminine, initialement limitée, devient centrale dans le corps de ballet, notamment à partir de 1681 avec l’intégration des femmes dans la troupe.

Influence européenne : La diffusion du corps de ballet et de ses principes par les danseurs et chorégraphes français à travers toute l’Europe, recevant en retour des influences étrangères, notamment d’Italie et de Russie.

Rôle dans la transmission de l’art de la danse : Le corps de ballet, par ses principes et ses codes, assure la sauvegarde, la transmission et l’évolution de la danse classique, tout en étant un vecteur d’influence et d’innovation.

📝 Points essentiels

  • Le corps de ballet de l’Opéra de Paris est le berceau de la danse classique en France, initialement exclusivement masculin, puis intégrant des femmes dès 1681.
  • Les principes de base et certains codes techniques de la technique classique ont été établis par l’Académie royale de danse, fondée en 1661.
  • La troupe a connu une influence majeure en Europe, avec des danseurs et chorégraphes français qui ont diffusé leur art à l’étranger, notamment en Italie et en Russie.
  • La structure et la technique du corps de ballet ont permis une évolution vers la danse féminine, avec notamment l’introduction des ballerines et la mise en valeur de la danse féminine dans les œuvres.
  • La transmission de l’art de la danse s’effectue à travers la formation, la pratique et la diffusion des principes techniques, qui restent en vigueur aujourd’hui.

💡 À retenir

Le corps de ballet, en tant qu’institution, a été essentiel pour établir et transmettre les principes de la technique classique, évoluant vers la danse féminine et influençant l’ensemble de la scène européenne.

📖 5. Evolution scène théâtrale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Innovations en éclairage (gaz) : Utilisation du gaz pour l’éclairage scénique, permettant de régler l’intensité, d’obtenir des couleurs différentes grâce à des filtres, et de créer des atmosphères variées (ex. brumeuses, mystérieuses). (1820, apparition du premier jeu d’orgue à gaz)

  • Machinerie : Techniques techniques permettant de manipuler les décors et les effets visuels, comme faire flotter des danseuses suspendues ou faire disparaître des personnages via des trappes. (Pierre-Luc-Charles Ciceri, révolution des décors à partir de 1822)

  • Costumes : Diminution de la complexité, légèreté et fluidité des tissus, symbolisme accru, et invention du tutu. Le tutu, porté par Marie Taglioni dans La Sylphide, devient l’uniforme emblématique de la ballerine, avec des jupons montés sur plusieurs jupons, en tarlatane, maintenus par une ceinture. (Années 1830, création du tutu par Eugène Lamy)

📝 Points essentiels

  • La scène théâtrale évolue grâce à l’introduction du gaz, qui permet un éclairage plus précis, coloré et atmosphérique, essentiel pour le ballet romantique et ses ambiances mystérieuses ou fantastiques.

  • La machinerie théâtrale se perfectionne, notamment sous l’impulsion de Ciceri, qui révolutionne la mise en scène avec des paysages exotiques, des effets de suspension, ou de disparition, renforçant la vraisemblance et l’impact visuel.

  • La simplification et la légèreté des costumes, notamment dans le ballet romantique, accompagnent l’évolution vers une danse plus fluide et expressive. Le tutu, symbole de cette période, incarne cette nouvelle esthétique, en particulier avec la contribution de Marie Taglioni.

  • La politique de l’Opéra de Paris, sous Louis Desiré Veron, favorise la danse et la production de ballet, avec un aménagement de la salle en rouge et or, et l’invitation des grandes ballerines européennes, renforçant la mise en valeur de la scène et des costumes.

  • La destruction de l’Opéra Le Peletier par incendie en 1873 et l’inauguration du Palais Garnier en 1875 marquent une étape majeure dans la modernisation et la flamboyance de la scène théâtrale.

💡 À retenir

Les innovations techniques en éclairage, machinerie et costumes ont profondément transformé la scène théâtrale, permettant une mise en scène plus expressive, immersive et symbolique, illustrée par l’émergence du tutu et du ballet romantique.

📖 6. Qualités danse romantique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Recherche de fluidité : La danse romantique privilégie des gestes doux, continus, et harmonieux, évitant toute rigidité ou brusquerie dans les mouvements.
  • Liberté : La danse se caractérise par une grande liberté dans l'expression gestuelle, notamment dans la posture des bras et la mobilité du buste, permettant d’incarner des émotions et des idées.
  • Allongement : Les mouvements cherchent à étirer le corps, notamment par des gestes longs et gracieux, accentuant la légèreté et l’élan vers le haut.
  • Posture expressive : La posture du danseur est conçue pour exprimer l’émotion, avec un buste mobile, des épaules libres, et des mains souples, permettant une communication sensible avec le spectateur.
  • Contact réduit avec le sol : La danse romantique favorise une impression d’apesanteur, avec une réduction du contact avec le sol, accentuant la légèreté et la sensation d’envol.
  • Impression d’apesanteur : La sensation de légèreté et de flottement, renforcée par la technique des pointes et la posture aérienne, qui donne l’impression que le danseur ou la danseuse est suspendu dans l’espace.
  • Changements costumes ballet (voir section 10) : La costume de La Sylphide, créé par Eugène Lamy et porté par Marie Taglioni, est caractérisé par une jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant la légèreté et l’éthéréité. L’évolution vers le tutu, costume emblématique, marque la recherche de simplicité, légèreté et symbolisme dans le costume de ballet.

📝 Points essentiels

  • La danse romantique s’inscrit dans un mouvement qui valorise l’expression des émotions et l’idéal féminin, notamment à travers le ballet La Sylphide, où la légèreté et la fluidité sont centrales.
  • La posture de l’héroïne, notamment celle de Marie Taglioni, se distingue par un buste mobile, des épaules libres, et des bras en ligne délicate, permettant une expression sensible et poétique.
  • Les mouvements privilégient suspensions, élévations, glissades, et des figures qui donnent une impression de résistance à la gravité, renforçant l’impression d’apesanteur.
  • La technique des pointes, adoptée définitivement avec La Sylphide, participe à la création du personnage éthéré de la sylphide, accentuant la légèreté et la finesse du mouvement.
  • La costume de La Sylphide, avec sa jupe montée sur plusieurs jupons, devient un symbole du ballet romantique, incarnant la légèreté et l’évanescence.

💡 À retenir

La danse romantique se distingue par sa recherche de légèreté, de fluidité et d’expression émotionnelle, incarnée notamment par le costume de La Sylphide et la technique des pointes, qui créent une impression d’apesanteur et d’évasion.

📖 7. Changements costumes ballet

🔑 Notions clés & Définitions

  • Simplification des costumes : Réduction des éléments décoratifs et ornementaux pour privilégier la légèreté et la fluidité des mouvements (source : évolution vers le tutu, costumes plus légers et fluides).
  • Légèreté : Caractéristique essentielle des costumes de ballet romantique, permettant une liberté de mouvement accrue et une impression d’apesanteur (source : évolution des costumes, notamment avec le tutu).
  • Symbolisme : Utilisation de costumes pour incarner des idées ou des personnages idéalisés, comme la Sylphide, qui représente l’idéal féminin et l’éthéré (source : description de La Sylphide et de la danse romantique).
  • Invention du tutu : Costume emblématique du ballet, constitué d’une jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant la légèreté et l’éthéré, devenu l’uniforme de la ballerine (source : description du costume de La Sylphide, 1881).

📝 Points essentiels

  • La jupe de La Sylphide, créée par Eugène Lamy, est montée sur plusieurs jupons, avec une longueur de 50 à 60 cm, en tarlatane, maintenue par une ceinture.
  • Marie Taglioni, dans le rôle de La Sylphide, a popularisé le tutu, qui devient l’uniforme de la ballerine, incarnant la légèreté et l’éthéré.
  • La simplification des costumes, avec des tissus plus légers et fluides, s’inscrit dans le contexte de l’évolution du ballet romantique, favorisant la liberté gestuelle et l’expression.
  • La couleur blanche, le tissu léger, et la forme du tutu participent à l’image de la danse romantique, symbolisant la pureté, la légèreté, et l’idéal féminin.
  • La transformation du costume, notamment par Taglioni, marque une rupture avec les costumes plus lourds et ornementés du passé, intégrant la danse dans une esthétique de simplicité et de symbolisme.

💡 À retenir

L’évolution des costumes de ballet, notamment avec l’invention du tutu, a permis de renforcer la légèreté, la liberté de mouvement et le symbolisme, incarnant l’idéal romantique et la nouvelle esthétique de la danse.

📖 8. Changements politique Opéra

🔑 Notions clés & Définitions

Réformes de Louis Desiré Veron : Entre 1831 et 1835, Louis Desiré Veron, en tant que directeur de l’Opéra de Paris, modifie la politique de production en accordant une importance accrue à la danse et au ballet. Il re-amenage la salle en imposant le rouge et l’or, embauche les plus grandes ballerines d’Europe, et mise sur la publicité et la stratégie de lancement pour attirer le public, en s’inspirant des théâtres de boulevard.

Politique de production : Changement dans l’organisation et la stratégie de programmation de l’Opéra, avec une priorité renforcée à la danse et au ballet, pour s’adapter aux goûts et valeurs de la bourgeoisie triomphante.

Aménagement de la salle : Reconfiguration de la salle sous la direction de Veron, notamment avec l’introduction de couleurs telles que le rouge et l’or, pour moderniser et valoriser l’espace scénique et le rendre plus attractif.

Ballet romantique Sylphide : Créé en 1832, ce ballet marque une étape majeure dans l’histoire de la danse romantique. Sa structure repose sur une intrigue inspirée du romantisme, avec une chorégraphie caractérisée par la fluidité, la liberté de mouvement, la posture expressive, et une technique de danse qui privilégie l’impression d’apesanteur et l’allongement. Les costumes, notamment celui de Marie Taglioni, avec la jupe montée sur plusieurs jupons, deviennent emblématiques. La Sylphide incarne l’idéal féminin romantique, avec une posture et des qualités de mouvement qui s’éloignent des gestes codifiés du siècle précédent.

Définition du romantisme (dans la danse) : Style qui privilégie la fluidité, la liberté, l’allongement, la posture expressive, la réduction du contact avec le sol, et l’impression d’apesanteur, incarnant un idéal d’évasion et de rêve.

📝 Points essentiels

  • Louis Desiré Veron a transformé la politique de l’Opéra en valorisant la danse et le ballet, en modifiant la salle avec des couleurs riches, et en recrutant des ballerines de renom pour renforcer l’attractivité.
  • La stratégie de Veron s’inspire des théâtres de boulevard, avec une forte communication pour lancer les spectacles.
  • La Sylphide, ballet créé en 1832, est une œuvre emblématique du romantisme, avec une chorégraphie innovante qui privilégie la fluidité, la liberté gestuelle et la posture expressive.
  • La costume de Marie Taglioni, avec la jupe montée sur plusieurs jupons, devient un symbole du ballet romantique, et le tutu apparaît comme l’uniforme de la ballerine.
  • La technique de danse romantique privilégie l’impression d’apesanteur, l’allongement, et une posture expressive, marquant une rupture avec les gestes strictement codifiés du passé.
  • La destruction de l’Opéra Le Peletier en 1873 et l’inauguration du Palais Garnier en 1875 marquent la fin d’une ère et la modernisation du lieu de spectacle.

💡 À retenir

Les réformes de Louis Desiré Veron ont profondément modernisé la politique de l’Opéra de Paris, en mettant l’accent sur la danse romantique, qui privilégie la fluidité, la liberté et l’expression, incarnant l’idéal romantique et transformant le lieu en un monument emblématique.

📖 9. Ballet romantique Sylphide

🔑 Notions clés & Définitions

Création en 1832 : La Sylphide est un ballet emblématique du romantisme, créé en 1832, marquant une étape importante dans l’histoire de la danse romantique.

Chorégraphie de Filippo Taglioni : Le chorégraphe italien Filippo Taglioni a conçu la chorégraphie de La Sylphide, introduisant un style de mouvement caractérisé par la fluidité, la liberté gestuelle, et une posture expressive.

Costumes d’Eugène Lamy : Eugène Lamy a conçu les costumes du ballet, notamment la jupe montée sur plusieurs jupons, symbolisant la légèreté et l’éthéré, et qui deviendra l’uniforme de la ballerine, le tutu.

Style de mouvement : La Sylphide se distingue par une recherche de fluidité, de légèreté, d’allongement, avec une posture où le buste est mobile, les épaules expressives, et une technique privilégiant suspensions, élévations, et contact réduit avec le sol pour donner une impression d’apesanteur.

Symbolisme de la sylphide : La sylphide représente une créature éthérée, symbole de l’idéal féminin romantique, incarnant la légèreté, la pureté, et l’évasion dans un monde imaginaire.

Chorégraphie La Sylphide : La chorégraphie privilégie un mouvement fluide, une liberté gestuelle, une posture expressive, avec une technique de danse qui accentue la légèreté et l’impression d’apesanteur.

📝 Points essentiels

  • La Sylphide, inspirée d’une œuvre littéraire romantique de Renée de Châteaubriant, a été créée par Filippo Taglioni en 1832, avec une musique de Jean-Madelaine Schneitzhoffer, décorée par Pierre Cicéri, et costumée par Eugène Lamy.
  • La danse dans ce ballet se démarque par la recherche de fluidité, la liberté dans les ports de bras, une posture où le buste est mobile, et une technique privilégiant suspensions, élévations, et contact réduit avec le sol.
  • La posture de l’héroïne met en valeur l’allongement, la souplesse, et une expressivité corporelle accentuée par la souplesse des mains et la position des bras.
  • La jupe montée sur plusieurs jupons, créée par Eugène Lamy, devient le symbole du costume de la ballerine, appelé plus tard tutu, avec une origine mystérieuse liée au mot « tulle ».
  • La Sylphide incarne l’idéal féminin romantique, représentant la légèreté, la liberté, et l’évasion dans un univers fantastique peuplé de créatures mystérieuses et de paysages romantiques.
  • La technique des pointes, adoptée par Marie Taglioni dans ce ballet, participe à l’incarnation du personnage éthéré de la sylphide, renforçant l’impression de légèreté et d’envol.

💡 À retenir

La Sylphide, par sa chorégraphie fluide et ses costumes légers, a introduit le romantisme dans la danse, incarnant l’idéal d’évasion et de légèreté propre au mouvement romantique.

📖 10. Chorégraphie La Sylphide

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chorégraphie La Sylphide : mouvement caractérisé par sa fluidité, sa liberté gestuelle, et sa posture spécifique. Elle marque une rupture avec les gestes strictement codifiés du siècle précédent, privilégiant la recherche d'une expressivité naturelle et d'une légèreté aérienne. La technique de danse met l’accent sur l’allongement, la légèreté et la réduction du contact avec le sol, créant une impression d’apesanteur.

  • Mouvement fluide : style de mouvement qui privilégie la douceur, la continuité et la légèreté, permettant une expression plus naturelle et éthérée, essentielle dans la représentation de la Sylphide.

  • Liberté gestuelle : liberté dans l’exécution des gestes, notamment dans la posture, les ports de bras, et la mobilité du buste, permettant d’incarner l’idéal romantique de la danse.

  • Posture : posture dynamique où le buste est mobile, avec une colonne vertébrale fluide, et des épaules qui expriment l’émotion. Les mains sont souples, et les bras forment une ligne délicate, souvent en seconde, laissant glisser une larme ou une perle de rosée, symbolisant la vulnérabilité et la légèreté.

  • Technique de danse : utilisation des pointes de pieds tournées vers l’extérieur, avec une ouverture naturelle, permettant des suspensions, élévations, et glissades qui donnent une impression de résistance à la gravité, renforçant la légèreté du mouvement.

  • Costumes La Sylphide : jupe montée sur plusieurs jupons, constituée de voiles, créée par Eugène Lamy. Elle devient l’uniforme de la ballerine, notamment Marie Taglioni, et incarne l’idéal de la danse romantique. La jupe, longue entre 50 et 60 cm, est en tarlatane, maintenue par une ceinture, et constitue la base du tutu.

  • Rôle de Marie Taglioni : danseuse qui a popularisé et incarné le costume de La Sylphide, symbolisant la légèreté et la grâce du ballet romantique.

  • Origine du tutu : le nom apparaît en 1881, probablement dérivé du mot « tulle ». La jupe montée sur plusieurs jupons, portée par Marie Taglioni, est considérée comme l’origine du tutu moderne.

📝 Points essentiels

  • La Sylphide, créée en 1832, est une œuvre emblématique du ballet romantique, marquant une rupture avec la danse classique stricte par sa recherche de fluidité et de liberté gestuelle.
  • La posture et le mouvement cherchent à exprimer l’éthéré, la légèreté et l’impression d’apesanteur, avec un buste mobile, des épaules expressives, et des bras délicats.
  • La technique de danse privilégie les en dehors naturels des pieds, sans nécessité de barre, avec des suspensions, élévations, et glissades pour accentuer la légèreté.
  • Le costume, avec sa jupe montée sur plusieurs voiles, devient un symbole de la danse romantique, permettant à la danseuse d’incarner la sylphide avec légèreté et grâce.
  • La pointe à pointe, adoptée par Marie Taglioni dans La Sylphide, participe à la création de l’image éthérée de la sylphide, renforçant la sensation de légèreté.

💡 À retenir

La Sylphide révolutionne la danse romantique par sa recherche de fluidité, de liberté gestuelle et d’allongement, incarnée par le costume de la jupe montée sur plusieurs vopons, qui devient l’emblème de la légèreté et de l’idéal féminin dans la danse.

📖 11. Costumes La Sylphide

🔑 Notions clés & Définitions

  • Costume de La Sylphide : Jupe montée sur plusieurs jupons, constituée de voiles, accrochée au bustier. Ce costume devient l’uniforme emblématique de la ballerine dans le ballet romantique, notamment porté par Marie Taglioni. La jupe est conçue pour évoquer l’éthéré et la légèreté de la sylphide, renforçant l’impression d’apesanteur et de fluidité dans le mouvement (voir section 9).

  • Rôle de Marie Taglioni : La danseuse qui a incarné le personnage de La Sylphide, popularisant le costume avec sa jupe montée sur plusieurs jupons. Elle a ainsi marqué l’histoire de la danse romantique par son style et son costume (voir section 9).

  • Origine du tutu : Le nom « tutu » apparaît en 1881, mais le costume lui-même, avec la jupe montée sur plusieurs voiles, a été créé par Eugène Lamy pour Marie Taglioni. À l’époque, les danseuses fournissaient elles-mêmes leur tutu, dont les jupons de 50 à 60 cm de hauteur, en tarlatane, maintenus par une large ceinture. Le tutu symbolise l’aboutissement de l’évolution vers la légèreté et la simplification des costumes de ballet (voir section 9).

📝 Points essentiels

  • La jupe montée sur plusieurs jupons, souvent en tarlatane, est conçue pour donner une apparence aérienne, accentuant la légèreté et la liberté gestuelle du mouvement romantique.
  • La création du costume par Eugène Lamy, porté par Marie Taglioni, a permis d’incarner visuellement l’idéal de la danse romantique : la fluidité, la légèreté et l’éthéré.
  • Le costume impose des jupons de dimensions strictes, entre 50 et 60 cm de hauteur, pour maintenir l’uniforme et l’image de la sylphide.
  • La silhouette du tutu, avec ses voiles superposés, est devenue un symbole du ballet romantique, incarnant la recherche d’allongement et d’apesanteur dans la posture et le mouvement.
  • La couleur blanche prédominante du costume participe à l’image de pureté et d’évanescence de la sylphide, renforçant l’aspect fantastique et irréel du personnage.

💡 À retenir

Le costume de La Sylphide, avec sa jupe montée sur plusieurs voiles, est un symbole emblématique du ballet romantique, incarnant la légèreté, la fluidité et l’éthéré, et a marqué l’histoire de la danse par son innovation esthétique et technique.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreSalle du Palais RoyalSalle Peletier
Année de création16731820-1821
Capacité1 270 spectateurs1 800 spectateurs
ArchitectureMode italien, perspective frontale, symétrieStructure légère, machinerie avancée, décors mobiles
Principaux usagesComédie ballet, opéra-ballet, tragédie lyriqueBallet romantique, innovations techniques, effets spéciaux
Particularités techniquesPerspective frontale, scène en pente, mise en valeur de la danseÉclairage au gaz, machinerie sophistiquée, costumes légers
ImpactValorisation de la mise en scène et de la danse classiqueRévolution dans la scénographie et la mise en scène du ballet romantique
CritèreAcadémie Royale de musiqueCorps de ballet
Date de création1669N/A
ObjectifsMonopole, sauvegarde patrimoniale, création artistiqueFormation de la danse classique, principes techniques
OrigineInstitution centrale, issue de la monarchieInstitution issue de l’Académie, berceau de la danse classique
Rôle principalReprésentation musicale et théâtraleFormation et pratique de la danse classique
InfluenceDéveloppement de la danse et de la musique en FranceTransmission des principes techniques et esthétiques

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la salle du Palais Royal avec la Salle Peletier : la première est du XVIIe siècle, la seconde du XIXe siècle, avec des techniques et usages très différents.
  2. Assimiler la « belle danse » uniquement à la danse romantique : elle repose sur des principes classiques hérités du XVIIe siècle.
  3. Confondre la construction de la Salle Peletier avec la modernité technique : elle est surtout célèbre pour ses innovations en machinerie et éclairage, pas pour sa structure.
  4. Confondre l’origine du corps de ballet avec celle de l’Académie Royale de danse : le corps de ballet est issu de cette dernière, mais ses principes évoluent avec le temps.
  5. Confondre la fonction de l’Académie Royale de musique avec celle de la Salle du Palais Royal : la première est une institution, la seconde une salle spécifique.
  6. Confondre la destruction de la Salle Peletier en 1873 avec la fin de l’âge d’or du ballet romantique : la destruction marque la fin d’une étape, mais pas la fin du ballet romantique.
  7. Confondre la scénographie de la Salle Peletier avec celle du Palais Garnier : la première est innovante pour son époque, la seconde est emblématique de l’opéra à l’italienne.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la date de création de l’Académie Royale de musique et ses missions principales.
  2. Identifier les caractéristiques architecturales de la salle du Palais Royal, notamment la perspective frontale et l’arc de proscenium.
  3. Expliquer l’impact des innovations techniques de la Salle Peletier sur la mise en scène du ballet romantique.
  4. Savoir décrire la structure et la capacité de la salle du Palais Royal.
  5. Connaître les principes du style « belle danse » et leur origine.
  6. Identifier les principales caractéristiques techniques de la Salle Peletier, notamment l’éclairage au gaz et la machinerie.
  7. Connaître l’origine et le rôle du corps de ballet dans la danse classique française.
  8. Savoir situer la destruction de la Salle Peletier dans le contexte de l’histoire du ballet.
  9. Connaître la double vocation de l’Académie Royale de musique : patrimoine et création.
  10. Maîtriser la différence entre la salle du Palais Royal et la Salle Peletier en termes d’époque, architecture et usages.
  11. Connaître l’impact de la machinerie de Ciceri sur la scénographie du ballet romantique.
  12. Connaître la contribution de Jean-Baptiste Colbert à la création de l’Académie Royale de musique.

Metti alla prova le tue conoscenze

Metti alla prova le tue conoscenze su L'évolution du ballet romantique et ses innovations con 11 domande a scelta multipla con correzioni dettagliate.

1. Quelle est la conséquence principale de la création de l'Académie Royale de musique en 1669 ?

2. Quand la première salle du Palais Royal a-t-elle été inaugurée ?

Fai il quiz →

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Académie Royale de musique — année ?

Créée en 1669 par Colbert.

Académie Royale de musique — mission ?

Représenter théâtre en musique, monopole en France.

Corps de ballet — origine ?

Issue de l’Académie royale de danse.

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